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Médias

Fait partie de La vie Périgourdine

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Le numéro

Numéro 4

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Périgueux, le 27 Mai 4894

La Vie Périgourdine
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R —

LA

VIE

PÉRIGOURDINE

ROMIEU
Din lou printemps

Sur l'aubrissou,

Que fay beu temps,

Din lou bouyssou,

Tous Lus motis

Lous auselous

M'en vau senti

Bien amouroux

Las flours de may

Pausen lours nids

Lou loun dous plays

Per lours pitits.

Per notreis p rats,

Tendre pastour,

May notreis blads,

Brulont d'amour,

.

Romieu, l'ancien préfet de la Dordogne, qui s'intitulait luiplus gai de France » et qui est resté un far¬
ceur, on dirait aujourd'hui un fumiste légendaire, finit, après avoir
tant ri des autres, à prêter à rire à son tour. II y eut d'abord la
complainte sur la fin lamentable de Romieu, sous-préfet de Louhans,
dévoré par les hannetons. Cette
charge, sortie des bureaux du
Charivari, eut cours dans le monde, où l'on apprit ainsi que Ro¬
mieu avait usé de son pouvoir administratif contre les hannetons.
Ceux-ci n'ayant pu réclamer contre l'acte de mauvais goût qu'on
leur prêtait, Romieu eut tous les honneurs de la campagne et fut
envoyé comme préfet à Périgueux.
C'est pendant qu'il administrait joyeusement nos pères que, de
nouveau, le Charivari, par la plume d'Altaroche, lui décocha la
pièce « les Souvenirs d'un viveur » sur l'air de : Dis-moi. soldat,
dis-moi, t'en souviejis-tu P
Cette pièce eut une grande vogue et íìt-la joie des Périgourdins.
Mais peu à peu a disparu la génération qui l'avait chantée. Ceux
d'aujourd'hui ne la connaissent pas : c'est ce qui nous a engagé à la
publier. C'est toujours l'histoire du vieux-neuf.
même « l'homme le

O so Nilloun,

odora¬

Sur lou gazoun,
nts

Fay lous eys doux,
Prend dous poutous

Quond din lou boueis

Entau se fay
Que tras lous plays

Auvi lou eIront

Din lou printemps,

Qu'ey tot charmont
Dau roussignou
May dau lauriou.

Que fay beu temps,
Chaqu'un soun tour
Filo l'omour.

LES SOUVENIRS D'UN VIVEUR

X.

Air : Dis-moi, soldat, dis-moi, l'en souviens-tu '/

ÇYL ET

Tá !

Te souviens-tu de ces temps de folie,

EXTRAIT D'UNE LETTRE DE BALZAC A M. DE NEUVIC(li
Le périgourdin que vous me débitez est du plus raffiné
français qui coure à Paris. II faut sans doute que le peuple de votre village
soit une colonie venue du quartier du
Louvre, et

qu'elle ait conservé la
première pureté de sa langue parmi la corruption de ses voisins. II ne s'est
jamais écrit de si belles choses sur le rivage de la Dordogne, pour le moins
depuis la mort de feu M. de Montaigne. Toutefois, je ne les estime pas d'a¬
vantage comme belles que comme venant de vous
sionnément, Monsieur, très humble

,

de qui je suis pas¬

A Balzac, le 25 janvier

Voici ce qu'écrit Joseph de Maistre à
«

i663.

propos des lettres de Balzac :

Comme elles contenaient

toujours des choses très flatteuses pour les
quelque prix à se les commu¬
niquer; on en faisait même des copies. Balzac avait compté sur la vanité
de ses correspondants, et il ne s'était
pas trompé dans ses calculs. Les
louanges qu il prodiguait aux autres devaient servir de véhicule à sa propre
réputation
»
personnes à qui il les adressait, on mettait

(1) Philippe de Mellet, seigneur de

Neuvic, Saint-Pardoux

,

Lenclave et Saint-

Martial.

INTRODUCTION DU xAÍAÏS EN PÉRIOORD.
Le maïs
xvii"

n'a été

cultivé

en

Périgord

que

que

ce

fut

Bigorre, qui en propagea la culture

Te souviens-tu des repas délectables

Que tu faisais au café Périgord?
Lorsque, le soir, tu roulais sous la table,
On t'emportait, le matin, ivre-mort.
Convive alors des meilleures cuisines,
De tout bon mets tu savais la vertu.
Mais aujourd'hui que chez le roi tu dînes,

Dis-moi, Romieu, dis-moi, t'en souviens-tu?
S'il t'arrivait, certains jours de ripailles, •
De marcher seul et sans les pieds d'autrui,
Avec amour tu rasais les murailles,
Dans chaque borne implorant un appui.
Mais aujourd'hui ce n'est qu'en politique

Que l'on te voit suivre un chemin tortu.
J'aime encore mieux ton ancien pas oblique
Dis-moi, Romieux, dis-moi, t'en souviens-tu?
Rôdant le soir en bruyantes cohortes,
Vous éveilliez par vos cris vingt quartiers ;
A tour de bras vous frappiez sur les portes,
Et quelquefois même sur les portiers.
Mais aujourd'hui que la gendarmerie
Prend au collet tout tapageur têtu,
Des vieilles nuits de polissonnerie,

Dis-moi, Romieu, dis-moi, t'en souviens-tu?

dans la secopde moitié du

siècle.

La tradition rapporte

Où, gai viveur, la nuit comme le jour,
Tu cultivais dans une longue orgie
Et le champagne et la truffe et l'amour?
Mais aujourd'hui que, loin des vieux scandales.
Tu sais régir, d'un titre revêtu,
Gardes ruraux et routes vicinales,
Dis-moi. Romieu, dis-moi,t'en souviens-tu?

un

évêque de Périgueux, venant du

en

envoyant du maïs aux curés de son

diocèse.
C'est probablement pour cette raison
que cette céréale est désignée
le pays sous le nom
patois de Bigorroueï. L'évêque en question est

dans
vrai¬
semblablement Guillaume Le Roux,
évêque de Dax en 1658 et de Périgueux de 1666 à 1693. Le maïs est cité en 1684 pour la première fois dans
la mercuriale des grains et valait alors 21 sous le boisseau.

SOLUTION DE LA DEVINETTE
Un gland. — Un cochon.

Te souviens-tu des danses égrillardes,
Des bals masqués où tu nous enseignais
L'art d'accoster Bergères et Poissardes,

Joyeux Pierrot ou Jocrisse niais?
Mais aujourd'hui d'un habit de parade,
Triste préfet, te voilà revêtu.
C'est seulement changer de mascarade
Dis-moi, Romieu, dis-moi, t'en souviens-tu?
Quand ta moustache, inocemment frisée,.
Sur ton cuiller prélevait son butin,
On vit souvent ta poitrine arrosée
Des vins mousseux et des jus du festin.
Mais aujourd'hui que tu vis sans moustaches,
Sur ton habit, plus fraîchement battu,
La croix d'honneur couvre les autres taches....

Dis-moi, Romieu, dis-moi, t'en souviens-tu?
En ce

PX^OUYE^BÈ Dfî MAX.
Aïgo de maï
Ne nuit jamaï.

temps-là, de francs et gais compères

Tu te voyais environné, fêté.
Mais aujourd'hui, valet des ministères,
Aux grands du jour tu vends ta liberté.

Fuis, ces tyrans, toi qui toujours trébuches !
Mieux vaut encor, c'est un point rebattu,
Avoir affaire aux bouteilles qu'aux cruches,....
Dis-moi. Romieu. dis. t'en souvieùdras-tu ?

LA

VIE

PÉRÍGOURDINE

GLACES ET SORBETS

Tènés ! paras-nous d'aquello bèsougno que
moussur. —Co n'a pas l'air meichant

Lou diable t'eicrasé,

prend

qu'ei jalat ; qu'ei un tro de ziou ?

quei.

...

Nè venen pas trop souvent en villo, pouden bè nous paya
quaouquorè de boun, pas vrai, Jandoulet ?

Dijâ, bougre d'tndunlé ! v'apprendrai à vous foutei de naoutreis !
quante quei per doous messurs, jou fasès saouffa
mas
per nous, qu'ei prou boun en ta u ?

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