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Médias

Fait partie de La vie Périgourdine

extracted text
Numéro 7

Le numéro

| Oc

Périgueux, le, 17 Juin 1894

La Vie Périgourdine
HEBDOMADAIRE

JOURNAL

PRIX DE L'MÛNNEMT

direction - rédaction

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PRIX DES ANNONCES

Bugeaud, 6

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PÉRIGUEUX
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DOMÈGE, libraire,, place Bugeaud, 6, à Périgueux.

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NOS FUTURS DÉPUTÉS
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LA

VIE

PÉRIGOURDINE

II y avait, en

1782, au collège de Brienne, un jeune écolier de
quinze ans, qui faisait des vers, et il faut l'avouer, des vers fort
médiocres. Voici une fable inédite de ce jeune homme, fable que
possède en manuscrit M. le comte de Veïmars, qui la regarde à
juste titre comme une des pièces les plus précieuses de son pré¬
cieux cabinet ; il est vrai que cet écolier, auteur de la fable : le
Chien, le Lapin et le Chasseur, était né en Corse, dans la ville d'Ajaccio, et qu'il se nommait Napoléon Bonaparte.

LE €HíEN, LE LAPIN ET LE UHAS3EUR,
César, chien d'arrêt énorme,
Mais trop enflé de son mérite,
Tenait arrêté dans son gite
Un malheureux lapin de peur inanimé.
Rends-toi, lui cçia-t-il d'une voie de tonnerre,
Qui fit au loin trembler les peuplades des bois.
Je suis César, connu par ses exploits,
Et dont le nom remplit toute la terre.
A ce grand nom, Jeannot lapin,
Recommandant à Dieu son âme pénitente,
Demande d'une voix tremblante :

Très sérénissime mâtin,
Tu mourras.



Et si je fuis?



Je mourrai, dit la bête innocente,

temps que d'ajoin, certifions ce qui est sincere en même temps que véri¬
table, savoir :
Le dix-huit courant,
n'est située dans
vantes

le sieur Couzinet n'est venu dans

la présente ville de M..., et m'a

ma

maison, qui

dit les soses sui¬

:

Hier, à onze heures du matin, le sieur Joffre n'est passé devant ché moi,
accompagné d'un fusil et d'un habrésa et d'un
sien, lequel susdit sien est dit de sasse. Le sien de Couzinet, qui se trouvait
par hazard assis sur le bastel de la porte, né voyant passer son semblable
dans le sémin, n'a couru promptement et s'est mis en position de lui flairer
lec... L'orgul du sien parut sé fassé de cette habitude naturelle et conti¬
nuelle à la famille des siens. L'autre, blessé jusque dans l'endroit le plus
sensible, c'est-à-dire dans l'amour-propre, cé sien s'est réviré, né grignant
lé dents, et prend cé modit sien pour n'oreille. Le sieur Delmas, -qui se
trouvait par hasard dans lé sémin, occupé à passer, né voit la rice, n'ac¬
court promptement pour séparer les combattants, n'empésser l'effusion du
sang de couler. Joffre alors, franchissant toute borne et limite de la modestie
et de la pudeur, sort furieux son fusil de sa bandouillère et se met à crier :
Delmas, Delmas, retiré-toi, Delmas, zé va tuer le sien dé Couzinet. Aussitôt,
venant de la sasse au zibié,

promptement sur sa porte et le fu passa si près que le moussoir de la fem¬
Couzinet n'enverénait (sentait, puait) à la poudre. En conséquence de
quoi le sieur Couzinet m'est venu mé trouver promptement et m'a sommé
dé mé rendre sur les lieux pour voir, vérifier et constater les faits. En effet,
en faisant la réservue des
ojé, avons trouvé un sien ayant un colier au cou
de cuir poil gris. A céeffé, avons ordonné au sieur Couzinet dé sortir lé co¬
lier du cou et de le jeter à la rivière, cé qui a fait. Ensuite, Couzinet nous a
raconté cé qui suit : Que le sien de Joffre est si tellement méchant et
grogneur qu'il mort tout bus, porc, cosson, bette cornue et autre et même per¬
sonne, car il sauta lé fils de la veuve Faget, qui lui déssira la figure et dont
il n'a pu sé soustraire aux poursuites qu'au moyen dél'argent; et
puis, què
lé sien du sieur Couzinet est si tellement doux, né dit
jamais rien à personne,
soit pauvre, soit risse, soit passant, soit restant. Dé fé dé
quoi avons dressé
lé présent verbal pour servir en tant que dé bésoin,
qué ordonnons être remis
à M. le procureur du roi ou autre officier dé cé zenre, léquel voulons sur¬
tout qui est fait promptement justice.
me

Ton trépas est certain.
Quoi ! répond ranimai qqj se pourrit de thym,
Des deux côtés je dois perdre la vie!
Que votre illustre seigneurie


Veuille me pardonner, puisqu'il îhe faut mourir,
Si j'ose tenter de m'enfuir.
II dit et fuit en héros de garenne.

Caton l'aurait blâmé : je dis qu'il n'eut pas tort;

Car le chasseur le voit à peine
Qu'il l'ajuste et le tire...:, et le chien tombe mort..

Que dirait de ceci notre bon Lafontaine ?
Aide-toi, le ciel fardera.
J'approuve fort cette morale-là.

Par devant nous, propriétaire à la résidence de la susdite et présente
ville de Mouleydier, lésant les fonctions de commissaire de police en même

il banda son fusil et tira son coup. La femme de Couzinet,
qui se trouvait
la par hazard dans la cosine a né faire un torrin, n'entend du bruit, né sort

Si je me rends, quel sera mon destin?


PROCÈS-VERBAL DRESSÉ AD SÏZÍ D'UNE RIDE DE CMS

Bonaparte.

D. L.
:

L'OMOUR PIQUA PER UN' OBEILLO
Din f un partéro orna dè flours
Loti puisson Deû de las amours

Vésu une roso vermeillo,
Vaíi la culli :

mas uno

>5=2©=íSsœK3=aB==«

——

RENSEIGNEMENTS SUR UNE FEMME.
Nous, maire de (Sainte-Marie), certifions que le nommé désigné ci-dessus
(une femme) est un vaurien, de mauvaise vie ; il n'a rien, ne possède rien
et ne figure sur aucun

obeillo

Qu'en brudon s'accrocho o son dé,
Dé soun dard lou fissou redde,

rôle que sur celui de mauvaise vie et des mauvais
exemples, qui devrait être renfermé toute sa vie et lui faire gagner son
pain.

E din l'air prénon lo voulado,

Eylo sé saíivo en fumentado.
Lou deii

D'UN

piqua, lous œis en plours

O Vénus porté.sas douleurs.

PRÉFET

Ladret, de ladre est un diminutif,

Lou douille", d'un air dé tristesse,

Suivant les lois de la grammaire ;
Mais il devient superlatif

Motro oso may, que lou coresso,
Lou mail qué l'ou fay tant gémi.

Quand il précède Lacharrière.

Hélas ! dit-eù, din lou partèro,

Qu'on lo roso ay vougu culli,
Uno obeillo qu'ère en coulèro,

PÉTITION A I/EMPEREUR NAPOLÉON III

D'oqueii fait, m'o vougu puni.
O ! momâ, què mè fay suffri.

à

Venus, 0 Cupidon, tont eynuiado,
Dit-eù lou comblon de poutous,
Si quello mouche si ménudo
Té fay ten coëyré lous ménous.

Jugé dau mau qu'o romassa
Lou cœur què lô flèche o blessa.

Morteyrol.

son.

passage à

*

Sire,
J'espérais avoir le plaisir de vous voir moi-même
sage ici mais vous y rentrites et vous en

à

votre

pas¬

incontinent.
C'est pourquoi je vous pétitionne pour
que vous veuillez éponger
sur nous la
coupe de vos bontés. Le jour ou votre fils naqui, notre
reparlâtes

fille naqua.

Votre hon sujet,

A. X,

LA

VIE

PÊRIGOURDINE

LES SIX SENS. - HISTOIRE D'UNE BOMBE

Le sens de' Toiue ; — J'entends du bruit !-

Le sens de l'odorat : — Tiens ! j'ai déjà senti cette odeur !

Le sens du goût : — Pouah!,., c'en est !...

Le sens de la vue : —

.

Une bombe !...

Le sens du toucher : — C'est mou !... on dirait de la mélasse !

Le sens dessus dessous.

LA

VIE

PÉRÌGOURDINE

Dé même si y vaux purï din lo prèysou,
Mo fenno, sans sécours, mourro din so mèyjou,
» E si, din moun molhur,
dégun prend so défenso,
» Mous
droleïx, olïomas, ciéboront dè suffrenço.
»

»

Messurs, si n'ovais pas lou cœur dur coummo fer,
Vaùtreix me layssorais toujour joauvi dè l'air.
» Tout moun molhur mé vè d'ovai
gu lo faiblesso
» De
crèyré qué poudions coumptà sur lo proumesso
a

Lous Rats de

cavo

e

lous Commis dé l'Octroi dé lo ville dé

Périgueux,

en

»

l'onnado 1814

Qué d'émpëy may d'un mëy, nous font dé tous coûtas,
Au noum daii rëy qué vé gouverna sous eytats.
» Lou curé
qué so prou légï, may même eyeriré,
» O
vi din lous popiés ce qué veni dé diré (3).
» Messurs, vous
m'opprénais, bien fort ô mous dèypends,
»
Que disions tout oco per enjâûlà lo gens.
» Helas!
you ne siray jamay pu si crèdulè,
» O mens
que por molhur ne dévènio imbécilé.
»
Auro'qu'ay débita dé si bounas rosoux,
»
Messurs, né suffrais pas que you sio mulhuroux. »
»

■Poêmé

en

patois Périgourdi,

»

Composa fer J'.-B" MORTEYROL, qu'éro alors sécrétarì en chef de lo
Sous-Prèfecturo dé Périgueux.

(Suite.)

Ségound tobleii,

Lou prefet, o lo fi de rno bello défenso,
En d'un air pau joâuvent counfirmo so sentenço.
Lous archiés qu'éront qui m'empougnieront d'obord,
E lou mairo dissé qu'oyo grondoment tort.

You crésio m'eychoppà, quand you véguis poreytre
Lou mairo', lou préfet, nimay quâúqu'autré mqytré;
Car n'en monquo jomay, per désoulà lo gent,
Surtout qu'ont' eu s'ogi d'ottroppa notrè argent.

Quond is m'oguèrent bien gorrouta.de ficello,
Vité, lou coummondont dé lo troupo fidélo,
D'uno voix dè drogou, may d'un air dé César,

To'us qui m'essurs éront, commmo poudais bé creyrc
Escoutà daiix archiés, é, per mieix sé fà veyré,

Ordouno qué you sio counduit à Jocomard :

Oyont prëy lous hobis que marquent lour poudëy,
E que l'or et l'argent font lusis au soulëy.
Ouond l'escorto orribé près dé lo populaço,
Lous archiés, empreyssàs, s'emparent dé lo plaço,
E, d'obord, lou préfet, en s'ovonçont vers you,
Mé fay lou compliment que faiit qu'armé en preyjou ;
Que moun boueix ey saisi, de mémo que mon âgé,
Par repoudré daiix dreïx é punï moun eourâgé.
O péno lou préfet finissio soun discour,
Que lous archiés courent per mé juguà lou tour.
Déjà lou coummondont, qu'ey sons miséeicordo,
Oyo per m'eytochà, surti soun oro cordo.
O forço dé gemï, de parlà douloment,
Eu mé laysso pertont poussa qu'eu compliment :
'(
Messurs, opprénais tous lo tristo destinado
» Daii
pâiibré Martelout, qu'o soum âmo offligeado.

(4)

Meyjou dé las doulours, oûn vesens, sur lo paillo,,
De brâvo gens couëygeas tout près dè lo muraillo,
Meprésàs daii joaillier, dévoras per lous purs,
E, per dessur oco, trotas coummo daiix Turcs.
Lou peuplé, quey cureux, qué jomay nè sè lâsso,
Mé seguio din las ruas efeourio sur lo plaço.
Per mé veyré possâ, tous lous gronds daii quartié
Teniont las fénétras qu'eyelayrent lou prumié.
Et daiix droleix noumbroux lo troupo bobiilardo
Dé l'escorto en marchont fourmâvo l'ovont-gardo.
Lo joyo din lou cœur, announçavo pertout :
«

Messurs, remarquas bien lou paubre Martelout,

Que lous rats, sur lou pount, ont troubà si terriblé,
>ì Qué d'un commun occord, l'ont noumma l'invinciblé,
»
Mas qué notré préfet, malgré qu'ayo rosou,
»
Lou fay, sons remisseu, charria din lo prçïjou. »
»

Sur lou récit fidel dé soun molhuroux sort,
Vaùtreix déciderais o qui faiit boilla tort» Dé
poaii que créguessas qué you broudaïs ma caiiso,
» You vaux lout
simploment vous rocounta lo chauso.
» Res
pëctas lous molhurs d'un oncien servitour,
» E
p reytas tous lâûreilhó o son humblé discour.
» Si
quâûqu'un, per hosard, blamâvo moun topagé,
» Dé
grâcio n'onnais pas vous riré dé moun âgé,
d

»

(3) Le clergé, devenu favorable au parti de la Restauration-, ne négligeait alprs au¬
des moyens qui pouvaient disposer le peuple à accepter, comme un bienfait ines¬
péré, le rétablissement de la famille des Bourbons sur le trône de ses ancêtres. Avec
la Restauration, plus de conscription, plus de droits réunis, plus d'impôts vexatoires, la paix partout, etc. Le peuple, toujours crédule, lorsqu'on lui fait espérer des
améliorations qu'il désire, conçut alors de grandes espérances; mais elles furent de
çourte durée. A peine deux mois s'étaient-ils écoulés, qu'on lui apprit
cun

Oqueii pâiibré eynoucent ey tout roumpu dé cos,
E pertont you n'ay pas dé meillour gàgnio-pô.
a
Messurs, ô qu'ey to vray, coummo lou soulëy ràyo,
«
Que moun corps ëy cubert dé may qué d'uno playo,
» Daiix cos
qu'ay reçaubùs per défendré moun fay,
» Dès las
poâiitas dâiix rats, qué sé tènent otay (i).
» You me troubi
(2) roumpu; moun corps, en defaillenço,
» Toumbero de
longour si ni 0 pas d'ossistenço ;

»

»

Qu'il était, comme avant,
Maître Gros-Jean.

Au surplus, avec un peu de réflexion, il était facile de s'apercevoir que le nouveau
gouvernement, héritier des lourdes charges de l'Etat, ayant à récompenser l'émigration armée, des subsides à donner aux armées de la coalition, ne pouvait tenir aucune

des promesses que ses

(1) Martelout, avec un geste qui peint l'indignation, désigne les employés de l'octroi, qui se contiennent alors devant la porte de leur bureau.

(2) Le verbe trouver, en patois, se conjugue ainsi : Yqu me troubi, tu
eu: se

trôbo.

LIBRAIRIE.

O

te troubas

Place

(4) Nom d'un automate qui frappait les heures sur la cloche de la tour de la

Bugeaud, PÉRIGUEUX

tecte distingué, auteur des

plans de construction du palais de justice.

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Le numéro M O c.

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La Vie Périgourdine

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criminelle qui a été entièrement démolie, en 1830, pour faire place, sur le Coderc, au
marché :ouvert que la commune y a fait édifier sur les plans de M. Gatoire, archi¬

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