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Médias

Fait partie de La vie Périgourdine

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Périgueux, le 1er Juillet 4894

Le numéro | 0e

Numéro 9

La Vie Périgourdine
JOURNAL

HEBDOMADAIRE

PRIX DES ANNONCES

DIRECTION-RÉDACTION

PRIX DE L'ABONNEIVIENT :

Place

5 fr.

Un An

ILLUSTRÉ

Bugcaud, 6

PÉRIGUEUX

On s'abonne ehez tous

les Libraires de la



Ville et du
'



.

La Case....

5 fr.

La double rase

8 —

Département.
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Comment ! vous cueillez vos cerises là dedans ?.... mais c'est dégoûtant !
II gna pas de quoi être crantiou, Madame, ça leur donne de la sabour

pour les vider, c'est bien commode : il suffit de lâcher un bouton.

:

et què

R

LA

VIE

PÉRIGOURDINE

ment, car ma maison est juchée sur un tertre, comme dit son nom, et n'a
point de pièce plus éventée que celle-ci. C'est là mon siège, j'essaie à m'en
rendre la domination pure, et à soustraire ce seul coin à la communauté

conjugale et filliale et civile. Partout ailleurs, je n'ai qu'une autorité ver¬

bale en essence confuse. Misérable à mon gré, qui n'a.chez soy où être à
soy, où se faire particulièrement sa cour où se cacher. J'ay l'esprit
tendre et facile à prendre l'essor; quand il est empêché à part soy, le moin¬
dre bourdonnement de mouche l'assassine.
»
J'ay vécu en trois sortes de conditions, depuis être sorti de l'enfance ; le
premier temps, qui a duré près de vingt années, je le passay, n'ayant d'autres
moyens que fortuits, et dépendant de l'ordonnance d'autruy. Ma dépense se
faisait avec d'autant moins de soin qu'elle estait toute en la témérité de ma

fortune ; je ne fus jamais mieux. — Ma seconde forme, ça

esté d'avoir de

l'argent. A quoi m'estant pris, j'en fis bientost des réserves notables; car,
disois-je, si j'estois surpris d'un tel ou d'un tel accident! Allais-je en
voyage? il me sembloit jamais être suffisamment pourvu; et plus je m'estais
chargé de monnoye, plus je m'estois chargé de crainte ; tantost de la sû¬
reté des chemins, tantost de la fidélité de ceux qui conduisoient mon ba¬
gage : laissoy-je ma boyte chez moy? combien de soupçons et pansemens
épineux ; tout compté, il y a plus de peine à garder l'argent qu'à l'aquérir.
» Pour avoir
plus de moyen pour dépenser, la dépense ne m'en coútoit pas
moins, car, comme disait Bion, autant se fasche le chevelu comme le chauve
qu'on lui arrache le poil. Je fus quelques années en ce poinct; je ne scoy
quel bon démon m'en jeta hors très utilement. Par où je suis retombé à une
tierce sorte de vie, certes plus plaisante et beaucoup plus réglée. C'est que
ie fais courir ma dépense quant et quant ma recepte, tantost l'une d'evance,
tantost l'autre ; mais c'est du peu qu'elles s'abandonnent. Je vis du jour à la
journée et me contente d'avoir de quoy suffire aux besoins présents et ordi¬
naires : aux extraordinaires toutes les provisions du monde n'y scauraient
suffire. Si j'amasse, c'es pour achepter du plaisir et non des terres, de quoi
MICHEL MONTAIGNE.
je n'ai que faire.
Education de Montaigne. — » C'est un bel et grand agencement sans doute
Michel, seigneur de Montaigne, en Périgord, naquit le 28 février 15-53 ' que le grec et le latin, mais on l'accepte trop cher ; je diray ici une façon
il fut envoyé en nourrice dans un des plus misérables
villages de la dépen¬ d'en avoir meilleur marché que de coustume, qui a été essayée en moydance de son père, et tenu sur les fonts baptismaux par des
mesme : s'en servira qui voudra. L'expedient que mon père trouva, ce fut
personnes de
la plus humble condition, afin qu'il se formât à la frugalité et à 1 austérité.
qu'en nourrice, et avant le premier desnouement de ma langue, il me donna
en charge à un Allemand, qui depuis est mort fameux médecin
Vers 1554, il fut pourvu à Bordeaux d'une charge de conseiller, et, durant
en France,
cette fonction, il se rendit plusieurs fois à la cour, où il
reçut d'Henri II le. ignorant de notre langue, et très bien versé en la latine; cet Allemand m'acordon de Saint-Michel, II a beaucoup voyagé en France et en Italie. On dit
vait continuellement sur les bras. En outre, deux autres, moindres en sçaqu'il a servi de secrétaire à Catherine de Médicis dictant ses instructions à voir étoient pour me suivre et soulager le premier : ceux-ci m'entretenaient
d'autre langue que latine. Quant au reste de la maison de mon père, c'étoit
son fils, èt que Marguerite de France a souvent philosophé avec lui. A
une règle inviolable, que ny lui-mesme, ny ma mère,
Rome, il reçut des lettres de bourgeoisie romaine, et y apprit que » les
ny valet, ny chambrière
ne parloient en ma
Messieurs de Bordeaux » l'avaient élu maire de leur ville. A l'époque des
compagnie qu'autant de mots latins que chacun avait ap¬
divisions de la ligue, vers 1585, la Guienne devint le foyer des guerres
pris pour jargonner avec moi. C'est merveille du fruict que chacun y prist
civiles, et le château du moraliste ne fut pas toujours respecté : Montaigne, mon père et ma mère y apprindrent assez de latin pour l'entendre, et en ac
dont la conduite était guidée par une pensée de modération, et
qui. ne tenant quirent à suffisance pour s'en servir à la nécessité, comme firent aussi les
autres domestiques qui cstoient plus attachez à mon service. Somme, nous
exclusivement à aucun parti, s'était jusqu'alors bien trouvé de cet état de
nous latinizâmes tant, qu'il en regorgea
milieu, devint par cela même en butte à toutes les factions.
jusques à nos villages tout autour,
II mourut le 13 septembre 1592 : son tombeau est à
Bordeaux, dans la où il y a encore et ont pris pied par l'usage, plusieurs appellations latines
d'artisans et d'outils. Quant à moi, j'avois plus de six ans avant que j'en¬
chapelle du Lycée.
Aujourd'hui, nous extrairons de ses ouvrages certains passages où Mon¬ tendisse non plus de françois ou de périgourdin, que d'arabesque ; et sanstaigne décrit sa personne, quelques-unes de ses habitudes matérielles et art, sans livre, sans grammaire, ou précepte, sans fouet et sans larmes, j'a¬
son éducation :
vais appris du latin, tout aussi pur que mon maître d'école le sçavait, car
je
ne le pouvois avoir meslé ny altéré.
« Je suis d'une taille un
peu au-dessus de la moyenne, forte et ramassée
»
Quand au grec, duquel je n'ay qu'asì du tout point d'intelligence, mon
le visage non pas gros, mais plein ; la complexion entre le
jovial et le
mélanch'olique, moyennement sanguine et chaude, La santé forte et allègre. père desseigna de me le faire apprendre par art, mais d'une voye nouvelle,
par forme d'esbat et d'exercice. Nous pelotions nos déclinaisons à la ma¬
D'adresse et de dispositions, je n'en ay point eu. De la
musique, ny pour nière de ceux
qui, par certains jeux de tablier,
la voix, que j'ay très inepte, ny pour les instruments on ne
l'arithmétique et
m'y a jamais la géométrie. Car, entre autres choses, il avait apprennent
esté conseillé de me faire
sceu rien apprendre. A la danse, à la paulme, à la
lutte, je n'y ay pu acqué¬
gouster la science et le devoir, par une volonté non forcée, et de mon propre
rir qu'une vulgaire suffisance. A nager, à escrimer, à voltiger et à
sauter,
désir et d'élever mon âme en toute douceur et liberté, sans rigueur et con¬
nulle du tout. Les mains, je les ay si gourdes que je ne scay
pas seulement
trainte.
Parce qu'aucuns tiennent que cela trouble la cervelle tendredes en¬
escrire pour moi : de façon que ce que j'ay barbouillé, j'ayme mieux le re¬
fants, de les esveiller le matin en sursaut et de les arracher du sommeil,
faire que de me donner la peine de le desmêler, et ne lis guère mieux.
Je ne
tout à coup et par violence, mon père me faisoit esveiller par le son de
scais pas clore à droict une lettre, ny ne sçues jamais tailler une
plume, ny
quelques instruments. Cet exemple suffira pour juger du reste et pour re¬
trancher à table qui vaille, ny équipper un cheval de son harnois, ny porter
commander aussi la prudence et l'affcction d'un si bon père.
à poinct un oyseau et le lascher ; n'y parler aux chiens, aux
oyseaux, aux
» Comme ceux
que presse un furieux désir de guérison se laissent aller, à
chevaux. J'aymais à me parer quand j'étais cadet, et me séoit bien ; il
y en
toute sorte de conseil, semblablement le bon homme ayant extrême
a sur qui les belles robes
peur de
pleurent.
faillir en chose qu'il avait tant à cœur se laissa enfin emporter à l'opinlon
»
Je m'esbranle difficilement, et suis tardif partout, à me lever, à me concher, à mes repas. C'est matin pour moy que sept heures : et où je gou¬ commune, qui suit toujours ceux qui vont devant, comme les grues : et se
rangea à la coustume, n'ayant plus autour de luy ceux qui lu-y r.voient
verne je ne dîne ny avant onze, ny ne
soupe après six heures. Le dormir a
donné ces premières institutions ; il m'envoya, environ mes six ans, au col¬
occupé une grande partie de ma vie, et le continue encore en la vieillesse
lège de Guienne, très llorissant pour lors, et le meilleur de France, et là, il
huit ou neuf heures d'une haleine. Je ne choisis guères à table ;
je me con¬ n'est pas possible de rien
adjouter au soin qu'il eust, et à me choisir des
tente aisément de peu de mets, et hoy ['opinion de
Favorinus, qu'en un
précepteurs de chambres suffisans, et à toutes les autres circonstances de
festin il faut qu'on nous dérobe la viande où nous prenons appétit. Je suis
ma nourriture, en laquelle il réserva
plusieurs façons particulières, contre
friand du poisson et fais mes jours gras de maigres, et mes festes des
jours l'usage des collèges ; mais tant y a que c'était
toujours collège. Mon latin
de jeûne.
s'abastardist.
» je ne
voyage sans livres, ni en paix, ni en guerre. Toutefois il se passera
»
J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre qu'on dresse
plusieurs jours et des mois sans que je les employé : ce sera tantost, dis-je,
pour
['honneur et la liberté. On m'a ainsi élevé ; ils disent qu'en tout mon
ou demain, ou
quand il me plaira : le temps court et s'en va sans me bles¬
premier âge je n'ay tasté des verges qu'à deux coups, et bien mollement.
ser. Chez moi, je me destourne un peu plus souvent à ma
librairie, d'où
J'ay dû la pareille aux enfants que j'ay eus : ils me meurent tous en
tout d'une main je commande à mon mesnage. Là,
je feuillette à cette nourrisse, mais Léonor, une seule fille
qui est eschappée à cette infortune,
heure un livre, à cette heure un autre, sans ordre et sans dessein, à
pièces
a atteint six ans et
plus sans qu'on ait employé à sa conduite, et pour le
descousues : tantost je rêve, tantost j'enregistre, et dite mes
songes. Ma
châtiment de ses fautes puériles, autre chose que paroles et bien douces. »
librairie est au troisième étage d'une tour ; le premier, c'est ma
chapelle ; au
second une chambre et sa suite, où je me couche souvent
pour être seul.
C'était, au temps passé, le lieu le plus inutile de ma maison ; je passe là et
la plupart des jours de ma
vie, et la plupart des heures du'jour; je n'y
VIEILLE ÉPIGRAMME PÉRIGOURDINE
suis jamais la nuit. Si je ne
craignais non plus le soin que la dépense, j'y
pourray facilement coudre, à chaqué côté, une galerie de cent pas de long
La Clautre sentant un malaise,
à plein pied,
ayant trouvé tous les murs montez pour un autre usage à la
Trois médecins connus manda.
hauteur qu'il-me faut. Tout lieu requiert d'un
pourmenoir. Mes pensées
Gallus doctement fit la thèse,
dorment si je les assieds. Ma librairie a trois veues de riche et libre
Nabotus les derniers palpa.
pros¬
pectes seize pas de vide en diamètre. En hyver, j'y suis moins continuelle¬
Ce fut Plancus qui lé tua.
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VIE

PÉRIGOURDINE

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Ount eres-tu la neyt passado ?
Morblu, corblu, samblu, Marioun,
Ount'.eres-tu la neyt passado ?
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lin lou

casaoti

cun

En lou

casaou

culî salado.

salado,
Hélas! moun ,Diou, moun doux ami,
Aro ne y o pu de

ÌWW

solado,

Morblu,' corblu, samblu, Marioun,
Aro né y'o pu

de salado,

Lomdzardinié l'obio gardado (i)
Hélas ! moun Diou, moun doux ami,
Lou dzardinié l'obio gardado.

Qui éro em' tu que té parlabo ?
Morblu, corblu, samblu, Marioun,
Qui éro em' tu que té parlabo ?
Qu'éro Jeanno, mo sor l'eynado,
Hélas ! moun

Diou, moun áoux ami,

Qu'éro Jeanno, ma sor l'eynado.
Las ! to sor porto pas culotto.
Corblu, morblu, samblu, Marioun,
Las ! to sor porto pas culotto.

Qu'éro sa raoubo rétroussado.
Hélas ! moun Dioun, moun doux ami,
Qu'éro sa raoubo rétroussado.
Las lìlhas portent pas

capel,
Corblu, morblu, samblu, Marioun,
pbrtent pas capel.

Las lìlhas

Qu'éro so panto rétroussado,
Hélas! moun Diou, moun doux ami,
so panto rétroussado.

Qu'éro

Las lìlhas

portent pas espado
Corblu, morblu, samblu, Marioun,
Las lìlhas portent pas espado.

«KiGêD


Qu'éro l'oumbro de so fusado,

Hélas! moun Diou, moun doux ami,

MMW

Qu'éro l'oumbro de so fusado.
Me semblé

qu'habio bé moustácho,

Corblu, morblu, samblu,
Mè semblé

à'' ' '

êWRêK

Marioun,

qu'habio bé moustácho.

Qu'éro las moures què mintzabo,
Hélas! moun Diou, moun doux ami,
Qu'éro las moures què mintzabo.
N'y habcbè pas d'aquestè annodo,
Corblu, morblu, samblu, Marioun,
N'y habcbè pas d'aquestè annado.
Prend de l'annado possado,
Hélas ! moun Diou, moun doux ami,
Prend dé l'annado passado.

(I) Gordado, conservée pendant, l'hiver.

(wïf»«isíwr?:

LA

PÉRIGOURDINE

VIE

SUR PONTARD

CHANSON

Tu s'es uno íìno rusado,

Corblu, morblu, samblu, Marioun

Tu s'es uno fino rusado.

Pierre Pontard, malgré les 668
Crédot, membre de la Société historique et archéo¬
logique du Périgord, a consacrées à l'évêque constitutionnel de la
Tout n'a pas été dit encore sur

tè couporay lo testo,
Corblu, morblu, samblu, Marioun,
E you tè couporay lo testo.
E you

pages que M.

Dordogne.
Beaucoup de documents restent encore à compulser
divers événements auxquels fut mêlé Pontard, qui ne put

?

E que n'haras dè l'autre reslo
Hélas ! moun Diou, moun doux ami,
E que n'haras dè l'autre resto

touchant les
réussira
faire accepter les innovations de la Constitution civile du cierge
édictée par l'assemblée constituante.
M. Crédot n'a pas eu de peine à montrer quelle fâcheuse im¬
pression l'apparition de ce prélat du nouveau régime produisit
chez
pères. « Puisse-t-il être au fond de son diocèse ! » disaient*
ils malicieusement en parlant de l'évêque de la Dordogne.
Nous
connaissons que le baron de Montureux, préfet à Périgueux pendant la Terreur blanche, qui ait été depuis autant chansonné et conspué que Pontard. U s'est toujours rencontré, en Pé¬
rigord, une plume disposée à dénoncer le ridicule ou l'arbitrairei
La chanson inédite que nous publions ci-après, et dont l'original
à la bibliothèque de Périgueux, ajoutera une page intéres¬
à l'histoire de la campagne satirique menée contre le triste

?

You lou foutray par

lo fénestro,

Corblu, morblu, samblu, Marioun,
You lou foutray per lo fénestro.

nos

ne

LOU MULET Sí TARGOPÍ DE SO NEÏSSESÇO.
fables.

VERSEU

PERIGOURDINO.

est

sante

Lou mulet d'un prélat, se piquon de noublesso,

remplaçant de Msr de Flamarens.

Oyo per so neyssenço uno talo feblésso,
Que ne parlove jomay
Que de so may.
Lo jumen d'oùn racountavo
Qu'o tous perpaux eu broudavo.
O fay ko ! o fay lay ! disio queú vonitoux;
E per de si bèeux traits d'oun bien tiravo glorio ;
Eu crésio què devion lou bouta din l'historio.
Soun esprit ero tout de prézugeas farci,

La triste aventure, hélas !

D'un instrus ou d'un larron,
Voilà son beau titre ;

Baladin, agioteur,

Pour avoir des auditeurs,

Sacrilège, usurpateur :

Son orgueil s'empresse ;
II rassemble des jureurs
Au bruit de la caisse ;

La triste aventure, hélas !

Oué même n'ogait pas servi per médéci :

L'orgueil li fosio enfin perdro lo trémontado.
Eton dévengu vieix, envers se maíi poli,
Soun mezdrè lou prélat, vous l'envoyo au mouli.
Soun pay l'ané per lors sé motro a sa pensado,
È li fay senti que lo soto vonita
Ey toujours mail plaçado,
Sertout din lou cerveù d'un animati

Sans remords, en vrai Judas,
Livrer son Dieu au trépas :

Pontard n'est qu'un fanfaron,
Singe sous la mitre ;

Millo faits merveilloux,



NOUVELLE

CHANSON

Prédicateur imprudent,

II ravit l'épiscopat

II veut s'enivrer d'encens i

Par un faux civisme,
S'il le peut, fier apostat,
Par le pur déisme

La triste aventure, hélás !

La tiare il achètera,

Son costume violet,

Son crime il couronnera :

bata.

Qu'on lou molhur ne servirio
Qu'o rendré un sot pûs rosounablé,
Lo vérita toujours sirio
Qué nous ey souven proufìtablé.

Etrange plumage,

La triste aventure, hélas !

Ne pare qu'un sot

Son début impertinent
Enllé d'ignorance,
Des électeurs à l'instant

Qu'importe ? il se croit loué :
La triste aventure, hélas!

Trompa l'espérance.

Chacun rte voyait qu'un fat
Dans le curé de Sarlat :

Aourigino dé lo Truffo en Périgord.
Quant lou boun Diou aguet fai lo terro et las plantas faguet chausï à
chaque païs ço que li convenio lou miei. Prengueront tout. . Lou paubre
Périgord que lous vouleurs aviant arrêta entre Prentegardo et Barrocouqui
pouguet pas arriba a temps per trapa quauquore. Coumo eu s'eimajavo,
lou boun Diou li disset : Eicouto, vaou damanda a chacun dau autreis païs

balheront de
ça qu'aviont de trop, mais qu'ero preque noumas lou retrun ; n'aubluderont
pas surtout de se deibarrassa de la meichaintas herbas : chaussidas, treinasso, virajou, lassobiou, pertanejas et raphaneus. Et commo lou paubre se
plagno d'avei nouma quello misero, lou boun Diou li disset : vene de trouba
aco au found de lo poche de
ma levito, j'y avio oubluda, jou te balhe.
Qu'ero negre couma no crotto de chabro : qu'ero la truffo.

de me balha quauquo gazinario per tu. Entau faguet, et tous li

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(Concessionnaires)
IP Éiex GS-TT JETDX:

Le sacre à ce chien courant

Triplé lé courage.
II part, il vole, il paraît

Hypocrite, charlatan,
Fourbe, chattemite,

Noirci d'un nouveau forfait :
La triste aventure, hélas !

Comme d'un cruel satan,

Craignez sa visite ;

On le vit pompeusement
Traverser la Clôtre,

Son souffle est empoisonneur.

Fuyez, pénétrés d'horreur.

Aller militairement

La triste aventure, hélas !

En nouvel apôtre,

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la mortelle rage.
II vous prépare des fers.
Et veut peupler les enfers

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O

de l'antéchrist
J'aperçois l'image,
II en a le cœur, l'esprit,
Sur son front,

La triste aventure, hélas !
Du peuple, ce chien

baudet,

Qu'un geai de village.
Dans le fait, il est hué ;

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