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Médias

Fait partie de La vie Périgourdine

extracted text
Numéro 10

Le

numéro

| 0°

Périgueux, le 8 Juillet 1894

La Vie Périgourdine
JOURNAL

HEBDOMADAIRE

ILLUSTRÉ

2vftr>or,í',--;

Quantè ma fenno m'apelle grosso bêtio, l'y reïpoundè rè doou tout....
la fai enragea.
d'aillours si ly reipoundio beleu me toucario
!

qua

LA

VIE

PÉRIGOURDINE

vu

lorsqu on remballa dans le coche avec du foin fi), nous pleurions tous que

les larmes nous tombaient le long des

joues

Et lui y larmoyait comme un véritable veau,

la main à tous les habitants et qu'il

prononça ces fameuses paroles :
Jc m'en vas ! Ne me suivez pas, mes chers petits ; je ne le souffrirai point ! »

serra
«

grasses comme tout enfin.
quoi I C'est alors qu'il nous

N'y avait pas de risque, que nous étions tous au coin de no.t' feu, que nous
étions suffoqués par sa piteuse face (en parlant par respect.)
L'intention de la présente, Sire, c'est aussi pour la chose de vous deman¬
der que si nous étions encore dans la saiso n des croix vous seriez bien

gentil d'en repasser une, quand elle ne serait pas très grosse, c'est égal, à
qu'est un vrai farceur naturel, un bon Français, quoi !
Avec ça, qu'il a fameusement de lecture, puisque le bruit court dans la
contrée qu'il fait des livres tout comme un maître d'école. Justement qu'on
dit qu'il a fait un placard contre un nommé Guizot, qu'a une bonne place
dans votre Tuilerie, et qui, à ce que disent les gazettes, est un cosaque du
Gond en Russie. Enfin, c'est peut-être une avance qu'a inventée le maître
des gazettes. C'est ça un fameux lapin que ce sous-préfet ! Comme ça vous
gouverne un arrondissement ! On dirait qu'il n'y touche pas, avec ses favo¬
ris noirs comme tout, et des gaudrioles plein les poches, quand il rencon¬
tre un citoyen vertueux à qui causer. Et puis, c'est un crâne, celui-là et
un soigné encore ! Pas peur
qu'une mouche aille commettre des ordures sur
le ruban en question ; faudrait voir comme il lui tordrait le col, comme à
un véritable poulet ! C'est un gaillard qui n'a peur de rien (excepté de per¬
dre sa place). On a bien glosé que deux individus voulaient le mécaniser
pour à cause d'un rapport en forme de dénonciation qu'on l'accusait. C'é¬
taient des mauvaises langues ! Comme s'il était capable de faire de sembla¬
notre sous-préfet,

.

Jeacques-Nompar de CAUMONT, duc de LAFORCE
Maréchal

de

France.

au

xie siècle ; elle a

bles trivialités. Ah bien oui ! il fit danser une fameuse contredanse aux par¬
La Maison de CAUMONT remonte

fourni plusieurs

branches, parmi lesquelles il faut citer celle des comtes de Lauzun. La bran¬
che aînée était représentée dans la seconde

moitié du xvi° siècle par Fran¬

çois de Caumont, seigneur de Castelnau, égorgé en 1572, lors de la Saint-

Barthélemy.

main à
la plume, et là, sans
broncher, sans rien du tout, ça vous écrivit complètement à son administra¬
tion pour demander un quart d'heure de permission autorisée. Et dire

ticuliers en question ; il mit de suite la

qu'un gaillard de cette trempe n'est pas décoré ! Ça ne se voit plus ! Là,
franchement, Majesté, en avez-vous beaucoup de ces constitutions robus¬
tes ?

II avait épousé en 1554 une

demoiselle de Beaupoil, qui lui apporta la

seigneurie de La Force en Périgord. De ses deux fils, l'un fut tué aussi à la

Saint-Barthélemy ; l'autre, Jeacques-Norqpar de Caumont, gouverneur du

Majesté, lâchez donc un petit bout de ruban à ce chéri ; qué que ça fait !
Ça vous gênera-t-il pour prospérer? Avec lecjuel en attendant la susdite,
nous avons l'honneur dç yous saluer.

Béarn, fut fait maréchal de France et obtint, en 1637, de Louis XIII des íetres

Les habitants de la vitle de Sarlai,

patentes érigeant en duché-pairie (a seigneurie de La Force

P. S. — Excusez, Majesté ! Si vous avez

occasion d'écrire à M. le pape,

demandez-lui donc de notre part si c'est vrai ce que nous dit not' sous-pré¬
fet. II dit comme ça à Babet, beau brin de fille, pardieu ! qui est

cham¬
brière, de lui gratter le ventre (historique) ou bien de l'embrasser ; que M. le
curé lui a promis que c'était pas un péché (historique).

A SA MAJESTÉ,

sa

(C. L.)

Sire de tous les Français quelconques présents et à venir

(12 mars i8q$).
Un jeune Russe passe l'examen

thérapeutique.

Le docteur Boucherate. très méticuleux, l'interroge

sur les sodorifiques.

II les lui énumère tous.

Sire,

Le docteur Boucherate :

' j



Mais encore, Monsieur !

Le jeune Russe, essuyant sont

Les habitants de votre bonne ville de Sarlat, en Périgord (qu'est la patrie
des châtaignes

et des fameuses truffes), vous souhaitent une bonne année,



front qui ruisselle :

Si mon malade ne sue pas avec

cela, je renverrai devant vous subir un

examen.

accompagnée de plusieurs autres, et veufent yous conter une chose qui les
vexe.

Sire, on nous a volé celui qu'était votré régisseur dans le pays !... C'est
des bêtises, c'est une farce qu'on a voulu nous faire...

n'est-ce pas? Sire,
aviez

faites-nous rendre not' père !... Ce pauvre cher homme ! Ah ! si vous

(1) La voiture qui emmenait notre facétieux
l.es chevaux qui traînaient.

sous-préfet renfermait quelques bot¬

tes de foin pour

(Note de l'auteur).

LA

VIE

PERÍGOURDINÈ

Mà W H

WM«M
L'EîLAMPìâBO t
Pendent la sèmano sainto, lou suret de Saint-Lèounard,
qu'éro nouvéou vengut dins la parofio, coufessavo las
jvfennas per lur fa fa lonrs Pâqueïs.
t"í<£

ÍV-:
La.,

silhas

l'y sount eïcarabilhadas et la meichantas
que dins lou païs ont l'habitudo de

ionguas prétendent

K^Áfflëïtiva en herbo.
La prumiéro drolo qu'entro dins lou coufessiounaou
s'accuso de quauquas viorlas que nè tiren pas à counsèxj: ,'quenso et coumo vaï réçobei l'absoluciou, prengudo d'un
h rémord decoucinço: « Moun péro, dévè dire portant que
'.;'ya quanqueis meis, coumo ero an ad o dansa, eilampii sur
y
;;:la péluso em' moun dansaïrè ». —Mo filho, disset lou eu-

L

,

.

è ' ret, valio de 'na dansa, vaurio mieï yèni à las vêpras,mas
per ǰ qu'ei de l'eilampiado, co n'ei pas un péchât ».
à

Mas veiqui qu'à
troisième

la ségoundo filho, mémo chaouso ; à la

enquéro un' eilampiado. — Per lou cop lu cu-

^Mret domando dèlas explicacious, et drubent la porto doou
'"^coufessiounaou: « Hé! dija dounc, empéroqui, toutas las
v'^qu'an eilampia ! — La pénitenço que vai balha, per uno
í f 'talo glissado,
'

<

-

qu'ei ' noumas 'no fouto, vous retiré moun
de mè fa prènci
pèteïrolo per 'no lanterno.

' absoluciou èt
uno

mmá

WMêî

n'autrè coq n'eissayeis pas

(1) Eilampiado, glissade,

(2) Pèteirolo, vessie.

LA

VIE

PÉRIGOURDINE

LES IMPRUDENTS!

MON

Six beaux cochons vaguaient

Le silence du soir régnait sur l'horizon ;

ça et là et sans penser à mal dans les envi¬
de la ligne du chemin de fer de
Laqueille, quand ils eurent
dence de traverser un passage à niveau
juste au moment où un train de
marchandises arrivait à toute vapeur. Aucun d'eux n'eut le
temps.de se sau¬

rons

ver

La lune à son lever, argentait le gazon,

impru¬

et tous périrent littéralement

A 1 occasion de cet

RÊVE

Et le ciel était sans nuages.

Parmi de belles fleurs folâtrait un vent frais ;

L'heure allait lentement, moi, rêveur, j'attendais,

broyés par le train.

Assis sur un charmant rivage.

accident, le chef du train dût faire un rapport àd'ins¬

Je tressaillis ! c'était l'heure du rendez-vous!

pecteur général. Ce document est vraiment trop précieux
pour que nous ne
lui fassions pas les honneurs de la

Une-robe dans l'ombre effleura mes genoux ;

reproduction ;

Mon cœur fut saisi de délire.

Je soulevai ma tête, un enfant gracieux

Rapport du chef de train X..., à l'inspecteur principal à Limoges.

Sur moi penchait un front serein, mystérieux
En me saluant d'un sourire !

Au passage à niveau k.

43,500, six cochons ont été victimes de leur im¬

Elle me prit la main : son blanc corset soyeux

prudence, en franchissant la barrière, dont la petite porte n'était qu'ent'rou-

Livrait au frais zéphir un sein délicieux,

verte,. et se sont répandus sur la voie, malgré ïinsistance de la
garde-bar¬
rière, même qu'elle agitait son drapeau pour les faire évacuer.

Brillant de fraîcheur et de vie !


Malgré les avertissements du mécanicien, qui n'a cessé de siffler, ces
(sic) à rester sur la voie. Le train, lancé à toute
vapeur, en a fait un cafouillement général, et j'ai fait prévenir
par le garde les
autorités de la commune voisine
que ce n'était que des cochons, ainsi que
te .chef de
gare et le commissaire de surveillance, auquel jel'aiditmême
en arrivant en
gare à Largnac, afin qu'ils aillent sur les lieux pourqu'on les
sacrifie de suite si l'on veut en tirer
quelque profit, vu qu'ils sont très gras
»

«

.animaux se sont ostinés

«

Adieu, dit-elle, adieu ! sa voix, émut mon'cœur.

Oh ! pour te plaire, Alfred, pour sourire au bonheur,
«

Je suis venue à la prairie ! »

Vierge au maintien décent, comme un enfant de Dieu
Qui prie avec amour sur l'hôtel du saint-lieu,
Son front respirait l'innocence,
Et dans ses yeux d'azur brillait la chasteté,
Séduisanre vertu, parfum de pureté,

et à point. »

Bel apanage de.l'enfance!

Heureux, je caressais ses blonds cheveux flottans,
Et l'ange abandonnnait à mes baisers brûlants
Sa douce main, son front candide,

Tel qu'un jeune bouton, angélique, vermeil,

PROCÈS-VERBAL.

Qui livre innocemment aux baisers du soleil
La fleur de son calice humide.

Marsanneix, le

Son sein voluptueux palpitait sur mon sein,

1844.

Son front touchait mon front, sa main pressait ma main,

Nous soussigné, maire de la commune de

L^mour enlaçait nos deux âmes !

Marsanneix, certifions que le

nommé Michel, cultivateur et
professeur à la destruction des.bêtes
et habitant ce village, nous a déclaré avoir tué une

louve

bois, dont il avait rencontré les pattes. Nous nous

sommes

sur

L'ombre nous entourait. Délicieux moment!

puantes,

Sur mon cœur plein de feu j'étreignis cette enfant,

la lisière du

Mes yeux se remplirent de flammes !

transporté gur
lesdites pattes, accompagné de notre
adjoint, qui a de suite reconnu la
bête assommée, non pas d'un coup de fusil, mais bien avec un brin de fa¬
got. Venant à constater exactement le sexe de l'animal, nous avons reconnu

Puis plus rien ! ... Le sommeil abandonna mes yeux!

Je ne vis plus les ris de Pensant gracieux...

Je n'étais plus sur le rivage...

que ladite louve était un loup ; pour laquelle raison nous n'avons pas ex¬
trait les louveteaux de son
corps, ni accordé la prime que pour un loup

Hélas ! ce rêve heureux disparut de mon sein !
Avec lui tout s'enfuit, il ne me laissa rien

seulement, toujours avec notre adjoint auquel nous avons coupé les oreil¬
les pour être annexées au présent certificat et servir M. le
préfet pour
prime, et avons signé avec l'adjoint.

.

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1

La Vie Périgourdine
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Le numéro \ O

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