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Médias

Fait partie de La vie Périgourdine

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Numéro 11

Le numéro

| 0°

Périgueux, le 15 Juillet 1894

La Vie Périgourdine
JOURNAL HEBDOMADAIRE

PRIX DE L'ABONNEMENT

DIRECTION-RÉDACTION

:

Place

Un An

5 fr.

ANES

PRIX DES ANNONCES

Bu.gea.ud,'6

La Case

PÉKIGUEITX

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M

ILLUSTRÉ

&

cle la

Ville et

La double
du

Département.

BOURRIQUE

It'Ú'T ' --.r

é

Té ! dirion que quello bougro de ehaoumo ei à soun

espèço 1

Ço que zou mè faï dirè qu'ei què vènio vous caressa !

:

5 fr.
case

8



LA

LES FONTAINES DE LA CLAUTRE

VIE

'

Foucaud de Bonneval, évêque de Périgueux en

1531, fit son entrée solen-L
nelle le Ier janvier 1532. En 1533, il proposa aux maire et consuls de faire
venir à ses dépens l'eau de la source des
Jameaux, et d'établir une fontaine

place de la Clautre, dans l'endroit même où il y en avait eu une autrefois.
II n'exigeait rien de la commune ; il demandait seulement
qu'on lui prêtât
main-forte contre les particuliers

qui pourraient entraver son dessein. On
accepta avec joie la proposition de l'évêque, et, de crainte qu'il ne s'en dé¬
goûtât, l'autorité l'aida de tout son pouvoir. Par ce moyen, les travaux furent
poussés avec activité, et, en peu de temps, l'eau vint en effet jusqu'en la
Clautre de

làiâ^ìàent ville, et près le lieu communément appelé la Fon-

taine-de-laQ^autrfcoN
Les

turapx de. cefmpremière conduite étaient en bois; seulement, on

ceiwJqui traversaient la rivière, et les avait arrêtés dans
daj^au aveg»d/s madriers.

avait faitifá fJÏs&ùî)
le fond

Au mois cMm5ì'i«i^4, on s'occupa du bassin de la

fontaine; mais comme

l'évêque voulait que l'eau jaillit de la gueule d'un lion, sans doute parce que
cet animal était la
principale pièce de ses armes, la ville crut qu'il prétendait
comprendre la Clautre dans son fief, et elle fit des protestations à cet égard.
On dressa un acte authentique de ces
protestations, et l'évêque répondit
aux consuls
qu'il n'entendait en rien leur préjudicier.
Cependant un ouvrage de ce genre ne pouvait être de longue durée : une
conduite en tuyaux de bois ne
peut être employée dans un terrain sec et
pour une grande ventrée. L'expérience venait de démontrer cette vérité, et,
en
conséquence, Foucaud de Bonneval propose à la ville de remplacer le
bois par des tuyaux de plomb,
depuis la rivière jusqu'à la Clautre, pourvu
qu on lui fournit la somme de 500 livres ; et, en effet, la ville s'y engagè'à;
elle paya même quelques autres sommes à
l'acquit de l'évêque, et fit clore,
à ses frais, la source d'où
partaient.les eaux 3 en un mot, elle fit beaucoup
plus qu'il n'était convenu ; mais il paraît que l'évêque ne put tenir sa
promesse.
II paraît que,

estait accomplie, il ne scaroit faire plus grand bien

à lad. ville, et chouse
publicque d'icelle, et que à jamais les habitans d'icelle ville seroyent tenus
prier Dieu pour lui ; et avec ce s'en allèrent lesd. consulz de la companihe
dud. sr révérend.
Et certain temps après, led. sr evesque commença à mectre son voloir à
exécution ; et pour ce faire, fist faire plusieurs préparations comme cors de

boys chatainhiers, des cors de plomb pour mettre dans la revière seulement; et tant fust procédé que moyanant l'ayde et secours que lesd. mere
et consulz firent pour led. affaire, mesmement quant au fornissement des
maneuvres et gens qui estoyent tenus à l'euvre de la présent ville, cphe
aussi l'ouvrier d'icelle et aultres officiers de lad. ville led. sr evesque fist
tant que, par certains jours et intervalles de temps, l'eau de lad. fontaine
vint jusques en la Clautre de lad. présent ville et près le lieu appelé la
Fontaine-de-la-Clautre. Et avant ce que lad. eaue fut à lad. fontaine de la
Clautre, couta grand somme et deniers à lad. ville, tantpour raison de ce que
dict est, outre ce que ledit sr evesque feroit fere, que aultres chouses ; car
incontinent qu'il avait à fere aulcune chouse pour led. affaire fournir ou
payer, oultre la facture desd. cors, tant de boys que de plumb, dessus
comme dict

est, et poyerles maistres qui fesoyent lesd. cors, lad. ville for-

nissoit et payot, afin de mieulx en mieulx tenir et entretenir le bon
dud. sr reverend, et qu'il heust meilleur courage eje

Quoi qu'il en soit, il abandonna son dessein après ce premier essai, et ce
fut qu'en 1535, sous la mairie de Jean
Bordes, seigneur de la Crozes,
que le projet fut repris et reçut son entière exécution, aux frais de la com¬
munauté. Pour cet effet, on fit venir deux
fontainiers; on s'entendit avec eux ;
ne

leur confia la direction de

l'ouvrage ; on les chargea des travaux essen¬
tiels, et le reste fut fait à la journée.
La conduite des eaux fut faite en
tuyaux de pierre. En 1836, on en dé¬
couvrait encore quelques-uns dans le fond de la rivière où ils étaient conso¬
lidés par d'énormes quartiers, beaucoup d'autres étaient restés en
place,
tant au delà de l'Isle
que de ce côté ; d'autres ont été déplacés et employés

mectre à exécution son vouloir et intencion et promesse.

Item et certain temps après, led. sr reverend vouloist faire

«

mectre aud.

griffon où l'eaue viendroict et
lieu led.
griffon, estans advertis de ce, lesd. mere et consulz, pour la conservation
lieu appelé de la Font-de-la-Clautre, certain

descendroict ; et avant mectre et faire pouser ou faire pouser aud.

du droict et autorité de lad. vjlle, et le vingt-troysiesme jour du moy

de ma.

dernier passé; lesd. mere et consulz mesmement led. mere accompainivé desdi

Lacoste, Roche et Chouchier, consulz de lad. ville, et maistre RoubbertBesse, leur procureur et saindic, pour sçavoir de quelle autorité led. sT resrend vouloit faire mectre et pouser aud. lieu appelé la Fontaine-de-la-Clau-

griffon, allarent à la maison épiscopale du sr reverend, assise en la
leur vouloir et intencion, sommarent
requirent led. sr reverend leur faire déclaration, le sr reverend leur

ité ; où illex estant, lui remontreront
et

fist

Tout le reste des détails est relaté in-extenso dans la

Ce que nous venons de'citer résulte de la traduction
presque littérale,
mais
abrégée, des vieilles pièces existant à la mairie dans l'ancien livre

Jaune du Consulat.

rigoureuse exactitude; aussi bien que leurs noms, le lieu de leur
domicile, d'où on les fit venir, et les devis estimatifs du travail qui leur fu

avec une

confié.

et dëmi de
long, fut trouvé dans le déblaiement opéré pour niveler le pavé autour de la
nouvelle fontaine de la Clautre. Cè tuyau, fortement oxidé dans presque
toute sa longueur, a été reconnu pour appartenir à l'ancienne conduite des
Le 20 avril 1836, un tuyau en plomb, d'environ quatre pieds

de la source des Jameaux.

eaux

NOUVELLES A. LA MAIN.
Verplumot neveu est tout frais émoulu du collège.
Et son oncle lui dit :
Surtout pas de liaisons, tu sais !



Voici en quels termes, dans le style et avec

l'orthographe du temps, l'inifiative de M. de Bonneval, au sujet de la fontaine, est consignée dans le
Livre Jaune, f° 196 et suivants ?
« Et certain
temps après que les susditz mere et consulz de lad. présent
ville furent créés et institués, révérend
pere en Dieu, levesque de Péri¬
gueux, les manda quérir pour aller diner en sa companihe, en sa maison
episcopale, assise en la Cité ; ce que lesdicts mere et consultz firent; et
âpres diner, led. reverend leur dict et déclara la cause pour quoy

les avoit
envoyés quérir et diner en sa companihe, questait pour ce que en la présent
ville de Périgueux n'avait aulcune fontaine, et
qu'il avait intepcion de en
faire venir une en lad. ville, et au lieu appelé de la Clautre, où d'ancienneté
et ce de certaine fontaine estant

lieu

appelé de
Gimeaulx, dela la rivière appelée de l'Isle, paroisse de Colonhés, à ses
dépens, sans ce que la présent ville de Périgueux fust tenue fornir ou payer
aulcune chose ; sauf seullement que quant ce viendroict à faire
avecques
aulcuns particuliers, pour faire les passages de lad. fontaine, de les rendre
taisans, faire avecques eulx, et lui tenir la main forte. A laquelle remonstrance bon vouloir, œuffre et déclaration
par led. sieur reverand ausd. mere
et consulz faicte, iceux mere et consulz
acceptarent et remerciarent ledit sr
reverand, en lui disant que si son voloir, comme il avoit dict et déclaré,
au

pièce authentique.

II n'est pas jusqu'aux marchés faits avec les fontainiers qui n'y soient écrits

dans des murs de clôture.

et aultrefois était venue,

vouloir

tenir et entretenir et

e, led*

précédemment, il y avait eu une ancienne fontaine sur la
place de la Clautre de Périgueux ; le nom s'en était conservé, et ce fut sans
doute ce qui donna l'idée à Foucaud de Bonneval
d'y en établir une nou¬
velle. Peut-être même un des motifs de ce
prélat était-il d'avoir de l'eau
dans son palais épiscopal de la Cité.

on

PÉRIGOURDINE

Toutes les liaisons sont dangereuses.

Cependant



Ellles



sont

moins

dangereuses quand la femme ést très be Ile,

parce qu'alors elles ne durent pas.
Tiens ! pourquoi ça, mon oncle?




II se trouve toujours un ami pour vous en débarrasser.

Aux sous-officiers d'un escadron du train
ment d'artillerie pour les obsèques

boit à la santé du défunt. De

s'étaient joints ceux d'un régi¬

d'un maréchal-des-logis. Au retour, on

chope en chope, un maréchal-des-logis du

train finit par monter sur la table pour prononcer une allocution :

je viens vous remercier de votre
réception ; et comme nous avons à l'hôpital un pau¬
vre èollègue qui n'ira pas loin, nous espérons bientôt vous rendre la poli¬
«

Au nom des camarades de l'escadron,

bonne et cordiale

tesse.

»
(

A L'EXAMEN DE GÉOMÉTRIE AU LYCÉE.


Voulez-vous

qu'un cercle ?


m'expliquer,

mon

ami, dit le professeur, ce que c'est

Parfaitement, monsieur : c'est un endroit où papa va se faire nettoyer

tous les soirs.

DVC.

CASIMIR-PÉBIEE,
Président de Ja

République.

LA

VIE

PÉRÍGOURDINE

Mas q'uauqué méchant

LE MARIAGE D'UN CURE.
Amis, il faut faire une lin,

delezey,
Envoyo au mero per moliço,

Fuyant le vulgaire profane!
Si noble origine me plait.
Je veux épouser dame Jeanne,

Le célibat pèse à mon âme !

Afin (i'embellir mon destin,

Au lieu d'un busté un saumitrou.

Tocho tou ané, mon Loulou.

Aujourd'hui même je prends femme.



Je sais que mon hymen sera

Dame Jeanne aime la gaîté,

L'objet de plus d'un coq à l'âne !
Que m'importe ce qu'on dira,
Je veux épouser dame Jeanne!

Les doux propos, l'amitié franche (

Que lo estanpo representavo

Dans le sein de l'intimité,

Loulou lou pay en sou saumeu,

Avec bçjnheur

Loulou lou fils que dorey marchavo,

elle s'épanche!

dissipe les chagrins
Du pauvre assis dans sa cabane,
Elle

Dame Jeanne a beaucqup d'attraits,
Sa

grâce est vraiment sans pareille !

S'endort au bruit

Q'ueu l'explication d'au tobléu
Que chaqu'un troubavo fort beù,

^e? gais refrains.

Exeptà Loulou, que puravo.

Son port est noble, son teint frais,
Sa taille arrondie à merveille.

Je veux épouser dame Jeanne.

Jamais aucun des Mahomets

Dame Jeanne a reçu ma foi !

Tocho ton ané, mon Loulou.

N'étreignit si belle sultane !

Dame Jeanne,

hélas! ma douce amie,
Dame Jeanne je suis à toi !
A toi mon cœur, à toi ma vie !
Puissé-je à l'heure du trépas,
Le gozier, vierge de tisane,

De mouey per ovey lo plaço,

De deypie gagnent so meyzou

Des sots bravant les quolibets,

Je veux épouser dame Jeanne,
Dame Jeanne porte un beau nom;

Ses aïeules furent célèbres !

Au dessert d'un joyeux repas

L'une, à la mort d'Anacréon,

N'endormir près de dame Jeanne!

5e
Loulou ovio plo cobola.
Ma lou chivolier que l'épiavo,
Noblemen lo suplanta.

Nou, nou, tu ne jujoras pas

Se voilà de

crêpes funèbres !
Prés d'une outre, Horace chantait,

Léonce Sauverochr.

Lous que ton pay o modura.
Ys te diran tous coumo you,

Tocho ton ané, mon Loulou.

TOCHO TON ANÉ MOON COULOU



Q'ualo siro donc to surprezo,
Quand tu veira qué lo chanson.

Ior COUPLET.

Tu sautoras coumo une bezo

Goulou se creiì donc jentilhomé.
Oun Diablé vaï so vonita ;

De sentendré nomma Loulou

Vaudrio maï que fuyez brovomé

Per qu'auquo diablé d'encherizou.

Et que touchez son pecata.

Tu pouria bé êtré gentilhomé:

Hélas, moùdieu, din Tourtouira,

To maï frequentavo be un borou.

Si son pay loti mounier tournavo,

Tocho ton ané, mon Loulou.

Credorio, maï nourio rozou.

T

Tocho ton ane, mon Loulou.

Béyoteu de coulous en Franço,
Quaub sendens lours premiers métiers
Et que n'en pas men d'orogance
Quoqu'eu ygnoblé chivolier.
You juri coumo un choretier,
Q'uand you vezi loù peuple de Franço,
Vexa sey rimo, ny rosou,
Per un si grand nombre de Coulous.

Peto degin lou bravé eymagé ;
Lou diantre sio de lo poueyzou,

Per être mero de village,
Poteun se creyré lou perou,
Lou Tourtouyra nauran rozou.

Morteyrol.

Si jomay y jou poden veyré,
De diré un jour tout coumo you,

Tocho ton ané, mon Loulou.

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Lou s poroufìens maï lo banleguo

.Attendiant lou busté d'au rey ;
Las clochas sauviant d'uno leguo,
Ys tréssolissium de plozey.

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du Périgord.