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Médias

Fait partie de La vie Périgourdine

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Numéro 13

Le numéro

| Oc

Périgueux, le 29 Juillet 1894

La Vie Périgourdine
JOURNAL

PRIX DE L'ABONNEMEMT

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d'indurlè! i'annoncè la mort de sa bello-mai et payo mémo pas

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^

LA

VIE

PÉRIGOURDINE

DÉCALOGUE MUNICIPAL.

PÉRIGÛRD

BIOGRAPHIE DES GRANDS HOMMES DU

Lq loi comme PEglise a ses commandements ;
Póur un Maire apprenez quels sont les règlements

RANCONNET

A la maison commune être journellement ;
1497-1SS9

Lire tous les placets très attentivement ;
Y répondre en bon style et surtout promptement.

Ranconnet (i) (Aimar de), naquit

à Périgueux en 1497. Fils d'un avocat
distingué, il se livra dès sa jeunesse à l'étude de la jurisprudence, et devint
bientôt célèbre par sa science dans le droit romain. 11 ne fut d'abord que
conseiller au parlement de Bordeaux ; mais un si beau talent méritait de
briller sur un
Bhéâtre. Le roi l'appela à Paris, et il exerça avec
distinction
ísident de la quatrième chambre des enquêtesSon élévati
Victime de l'envie. il se vit réduit presqu'à la
détresse. C
ínt les épreuves de Charles Étienne qu'il gagna,
de quoi se nourrir, lui et sa famille. Ainsi, la
pendant plus"
science profita de ses malheurs ; il travailla avec succès à épurer les textes
grecs et latins, car il était très versé dans les langues anciennes. Tant de
savoir, tant de résignation, ne le préservèrent pas de la plus grande des in¬
fortunes. II eut le malheur de déplaire au cardinal de Lorraine, en s'opposant
au supplice des protestants ; dès lors,
sa perte fut jurée; on l'accusa des
crimes les plus honteux, et il alla mourir à la Bastille, en 1559. La fin de
tous ceux qui lui étaient chers fut plus horrible encore ; pendant qu'il était
dans les cachots, sa femme fut écrasée par la foudre, son fils fut Supplicié,
et sa

A Monsieur le Préfet écrire exactement ;

Avec le Sous-Préfet procéder mêmement;

Recevoir le public toujours courtoisement,
Même alors qu'il se plaint du maire injustement.
Puis surveiller l'école et paternellement

Parler à chaque enfant qui le trouve assommant

Chose plus grave encore, unir des cœurs aimants,
Qui bientôt maudiront le Maire et leurs serments ;
Au chef-lieu de canton, mener une fois l'an
Les conscrits que l'Etat tient à voir comme Adam.
Agir aux élections impartialement,
Car c'est ce qu'avant tout veut le gouvernement.
Présider le Conseil, en subir bravement
Les stériles débats sans découragement.
Ne recevoir jamais le moindre traitement
Et souvent du pays aucun remercîment ;
Tel est le sort d'un Maire habituellement.

fille mourut sur un fumier.

On a de Ranconnet le
moderne.

Parfois il peut avofc du dédommagement ;

Trésor de la langue française, tant

ancienne que
Traité des formules, de

II

Mais il faut pour cela mourir subitement !

paraît aussi qu'il avait travaillé au
Brissot, et Pithou lui attribue le Dictionnaire de Charles Étienne. C'est à
Ranconnet que sont dédiées les Notes de Cujas sur les cinq livres des

Le peuple alors ému dit trop tardivement :
II fut un Maire habile et d'un grand dévouement ;

Accompagnons le corps avec recueillement.
Le beau jour de sa vie est son enterrement.

Maximes du droit de Julius Paulus.

SUE




LE

BOULEVAED

TOUT BOIT

Et votre procès ?

Je l'ai gagné.

La terre les eaux va buvant ;

Facilement ?
Mais assez. J'avais comme président le plus honnête homme du monde.
La veille du jugement, je lui ai écrit quelques mots, en le priant d'accepter
un billet de
cinq cents francs que j'avais glissé dans l'enveloppc.
Eh bien ! mais il me semble que cela pouvait au contraire vous faire

Et le soleil boit la marine,

perdre votre affaire.

Le soleil est bu de la lune ;



L'arbre la boit



par

la racine ;

La mer salée boit le vent ;



Parfaitement ! seulement j'avais eu soin de signer du nom de mon ad¬
versaire.


Tout boit soit en haut ou en bas,
Suivant cette règle commune,

(1) Tarmi les savants contemporains do Ranconnet, nous citerons Arnaud-François
Laboric, traducteur du traité des Anges et des Démons, de Moldonat, ouvrage rare et
curieux, dont l'original est resté manuscrit. Laboric avait aussi composé les Antiquités
de Périgueux, dont on ne trouve plus aucun exemplaire.
II était né dans cette ville, vers Fan 1525, et y mourut dans un âge fort avancé.
Périgueux a vu naître plusieurs autres jurisconsultes distingués. 11 ne faut pas oublier
surtout le savant avocat Laplaee, auteur des Maximes du droit française de ïlntrodiiction aux droits seigneuriaux, et du Dictionnaire des fiefs, Laplaee mourut en 1703.

'Souvenir

Historique. — 1790-1835)

C'est une simple histoire de village recueillie
dans une veillée, à la campagne, que je veux
vous

raconter aujourd'hui.

Et d'abord , quelques explications prélimi¬
naires.
Parmi les routes peu fréquentées qui sillon¬
nent malheureusement encore de toutes parts
notre hon et vieux Périgord,

il n'en est peut-être
pas de plus pittoresque que celle de Périgueux
a Cahors, en passant par Belvès et Villefranche. Au printemps, époque à laquelle je la sui¬
vis pour la première l'ois, ce ne sont que belles
vallées s'allongeant en tapis de verdure, puis des
bois immenses de chênes

de

châtaigniers,
s'étageant les uns au-dessus des autres jusqu'à
ou

la cime des montagnes ; puis

des rochers avec
leurs buissons, surmontés de ruines féodales qui
presque toutes ont un souvenir.
Mais toutes ces ruines sont effacées par les

Pourquoi donc ne boirions-nous pas ?

Porte mont chat pot eau shat pellier thon four nid sœur. « — Ile haie porc
thé deux puits cime oie. »

ruines du château de Sineuil, au milieu dela
forêt du Grand-Camp.
Du château on ne. voit plus que deux tours
rondes à moitié renversées, et les restes d'une

chapelle gothique dont Tes murs faisaient jadis
sans doute partie d'une
abbaye bien plus ancienne,
qui aujourd'hui a tout à fait disparu et sur ies
fondations de laquelle avaient été établies par les
Anglais, au temps de leur occupation de laGuienne. les

constructions aujourd'hui démantelées du
château de Sineuil. Ce sont ainsi ruines sur rui¬

nes, et dans les bois on trouve à tout moment
des amas de pierres et des pans de fortifications

antiques.

Dans la figue qu'ils embrassent, justement
à l'embrnnehemenl. de la route,de Belvòs à Sauveterre

avec

ìa route de Périgueux à Cahors,

remarque la base dégradée d'une ancienne
croix en pierre, qui a conservé le nom de Croix on

du-Mort, et qui,

solitaire, s'élevait tristement,
iniiieu des bois

il n'y a pas trente ans encore, au
du Grand-Camp.

On Pavait appelée Croix-Mu-Mort, parce qu'un

des prieurs de l'abbaye qui, dit-on, s'était vendu
au

diable, avait été, il y a. bien des siècles, frappé

par le feu du ciel à l'endroit
on avait érigé la croix.

même en, depuis,

La forêt porte le nom de Bois du Grand-Camp,
parce qu'après la bataille de Contras, un des ca¬
pitaines d'Hqnri IV y campa avec Sully, avant

d'attaquer Viliefranche-du-Périgord.
Une veillée

en

Périgord.

Je me retrouvai dans ses environs, il y a peu
de temps, mais à une saison bien différente,

lorsqu'à l'entrée de la nuit, je fus surpris par
pluie si pénétrante, que force me fut bien de
rn'arrêter dans une auberge isolée, située sur la
grand'route, à une faible distance du Fresquet,
petit hameau à une heure de Villefranche.
Après avoir fait un souper meilleur que je ne
l'aurais. supposé, dans une auberge perdue au
milieu des bois, je voulus m'assurer par moimême si je ne pouvais espérer de voir le temps

une

se remettre au beau.

J'ouvris la fenêtre, et je jetai un

regard

au

dehors,

mais je rentrai promptement, car le
vent donnait tout justement de face, et en moins
d'une seconde, j'eus la figure et les mains cou¬
vertes de cette pluie fine et pressée qui mouille

plus complètement parfois qu'une ondée violente.
N" 1

(.A suivre).

LA

VIE

PÉRIGOURDINE

As aoubit, Jasémin, lou brut de l'assembladô,
o'

Lous trunquoments dé mos d'uno foulô encantado,
Quand del fù dé tous els, tous lous cos àlucats
Sé sention per tous beis jusqu'al found boulégats !
A cos plus un plozeï ! mas a cos un déliré !
Ca d'un émerveilla aurio pougût té dire :
Aounous à l'homé 'de génio !
Aounous al noublé routurier,

Que dé flous dé lo poësio
A floucat son humblé mestier!
Atal, al temps passat din un poulit castel,
Como tu fils del puplé et como tu troubayre,
Lou rival de Bertrand, notr' Arnal de Maruel,
Per cado pensomen troubabo un nouvel ayre,
Et de sous beis rabis, damas et grands seignours

Credaben, en admirent sons Planhs (2) encatadours :

Mas noir' Arnal, enfin, oublidet so neissenço ;

De sa glorio espoumpat, se foguêt grand moussu !
Elou puplé d'Arnal perdiguet souvenenco.
Tu per puplé cantas ! se souvendro dé tu !
Lou puplé ! dins mil ans per tous beis annoubido,
La Gascougno, la Franço ! entend la commo crédo :

Aounous..., etc....

J. JASMIN
Le poète Jacques Jasmin naquit à Agen en 1798 ; il y- mourut en 1864.
Son père était un petit tailleur à clientèle fort restreinte qui, quoique illet¬
tré et ne sachant même pas lire, composait pour les fêtes, les noces et sur¬

des couplets burlesques fort appréciés de ses con¬
citoyens.
A peine Jasmin sut-il marcher, qu'il suivit son père dans ses expéditions ;
ce furent ses premiers éléments d'instruction. On parvint cependant à le
faire entrer gratuitement à l'école. •
Son premier ouvrage en vers est intitulé le Charivari (1825).
Plus tard, il réunit sous le titre de Paf illotes toutes ses compositions et
ceci en souvenir de son premier métier. Car, garçon coiffeur à Agen, il avait
un peu plus tard ouvert pour son compte un salon de coiffure bien acha¬
tout pour les charivaris,

,

landé.
Le patois des Paf illotes, ce patois aujourd'hui si méprisé, n'est autfe que
cette antique langue romane,

la première langue cultivée de l'Europe mo¬

derne. C'est dans cette langue qu'ont chanté Bertrand
Mareuil et tant d'autres.
La première édition des Paf illotes, parue en 1835,

de Born, Arnauld de

fut révélée au public

français par Charles Nodier.
Malgré de pressantes sollicitations, Jasmin refusa toujours de venir se fixer
à Paris : « II faut, dit-il, que mes vers partent d'Agen comme nos prunes. »
II fit pourtant un voyage à Paris en 1842 et lut YAblugo chez M. Augus¬
tin Thierry. L'élite_de la Société s'était donné rendez-vous dans les salons
de l'éminent historien. Quand le poète arriva à ce vers de VAbuglo, parlant

THEI-VIEKS



à son fiancé

Lecteur, connaissez-vous une petite ville
Où l'on mange, où l'on boit, où l'on trafique et dort ;
Où la femme est coquette, arrogante et fragile ;
Ou l'homme est orgueilleux, prosaïque et butor"?

:

Que fay negre, len d'el !
Une vive agitation anima le visage d'Augustin Thierry et un frémissement
involontaire parcourut l'assemblée ; tous les regards se portèrent sur lui.
On.savait que dans ses moment de tristesse, j'illustre aveugle disait quel-,

quefois : « Je vois plus noir !» — « Eh ! quoi, Jasmin, lui dit-il, auriezvous donc été aveugle, vous aussi, que vous peignez si bien les horribles
tortures de ceux qui ne voient plus ! »
(1) Celle pièoo de vers, composée en patois agenais, en l'honneur de Jasmin, lors d'une
visite que fit ce dernier à l'ancien collège de Périgueux, fut récitée par l'élève Cailliac,
qui en avait eu la première idée. La composition même est de Sauveroche. Elle valut au
jeune rhétoricien cette gracieuse.réponse du poète :
Muso jouoyn' et stiperbo
Tous coumplîmëns me fan aounour !.
Né ses pas un poët' en lierbo,
Mas tu ses tin poët' en Lotir !

M. François Cailliac, né à Excideuil, devenu plus tard
toire du collège Chaplal, est aujourd'hui bibliothécaire de

(boutade.)

le distingué professeur d'his¬
la ville de Périgueux.

(2) Planlis, tel est le titre du recueil d'une partie des sirventes d'Arnau'lt do Mareuil.

Une ville ou l'esprit ne trouve point asile ;
Où jamais le savoir n'aura droit de cité,
Où ie jeu, les cafés et l'ardeur mercantile
Donnent seuls le bonheur et la félicité ?
Une ville où l'honneur, le talent, le mérite
Se cotent à l'audace, au costume, à l'argent ;
Où la haine vous mord sous un masque hypocrite,
Où chacun voudrait voir son voisin indigent?

Cette ville, lecteur, qui n'a ni no.m, ni gloire,
Est-.il Si malaisé que vous la retrouviez?
Allons ! je vais aider votre courte mémoire :

C'est, je crois... Comment donc?... Bah! j'y suis! c'est : (Thiviers !)
A. Debonnière

L'écho des Bruyères.

LA

VIE

PÉRIGOURDINE

BRIFFAULT LE SORCIER

Mais il

arrivait souvent que la vache crevait
rôtissement de son petit. Alors Briffault disait

assez

tout

que le

conjuré parce qu'il n'avait pas reçu une somme

Un spectateur, un ami de Fauteur.
Lc spectateur. — Oui, Monsieur, c'est mon
nez.

--

Et moi j'applaudirai sur votre

TUHEUPÏNADES
Définition de la fourrure : une

sort

Lorsqu'on

n'avait pas été

condamner, par le tribunal, à trois mois de prison, ce qui ne
l'empêcha
pas de recommencer à exploiter les naïfs
Perigords dès qu'il fut mis en li¬
berté.

giflìe :
figure.

Cromwel faisant son entrée
triomphale à Londres, on lui fit remarquer
l'affiuence du peuple qui accourait de toutes
parts pour le voir.
« 11
y en aurait autant, dit-il, si l'on me conduisait à l'échafaud, »

II y a des gens de peu et des

lendemain qu'on crut qu'elle allait
passer. Cette histoire eut son écho à Sarlat, et le parquet avisé, envoyât les
gendarmes avec un mandat d'amener
contre Briffault. Se
voyant entre les mains de la justice, le sorcier ne se
sentit pas brave et
essaya de se sauver en se jetant à la rivière ; mais les
gen¬
darmes le repêchèrent et le ramenèrent sain
et sauf.
Le pauvre
sorcier, qui avait assurément un sort contre lui, s'entendit'

peau qui change de bête.

gens de guerre.
a fortement envie de manger des marrons



TERRIBLES

Appelé en duel par un écrivain peu lettré, RoChefort libelle ainsi ses con¬

ditions :


Je le veux bien... mais nous nous battrons à l'orthographe.

L'ESPRIT

D'AUTREFOIS

M. de

Prémonville, lieutenant au chasseurs d'Afrique, commandait, à
l'expédition des « Portes de fer », le peloton d'escorte du duc d'Or¬
léans.

Depuis deux jours, la troupe était privée d'eau potable ; lorsque la co¬
lonne, enfin,-parvient près d'une fontaine abondante.
de

son

peloton, quand le

duc d'Orléans venant à passer lui dit :

Maman, dis ?... pourquoi as-tu des cheveux gris ?

—■

Parce que tu es une méchante
petite-fille...
Petite Jeanne reste un moment
abasourdie ; puis reprenant
son-aplomb :
Alors, toi, tu as donc été bien diable ?
Pourquoi ça, Mademoiselle ?
Tiens !... puisque grand mère a les cheveux
tout blancs !!!


rôtis, on en grille.

NOUVELLES A LA MAIN

L'officier s'occupait à faire boire les chevaux

ETVIfALTVTS

droit..; je sifflerai à votre

L'ami de iauteur, lui envoyant une

de même, malgré le

d'argent suffisante; et
les paysans crédules n'osaient
protester, de crainte de mécontenter le sor¬
cier et de s'en faire un ennemi...
Un jour, une fille, très malade de la
fièvre, le demanda à son chevet.
Briffault llexamiria, lui dit des
paroles mystiques, et, se tournant vers les
parents assemblés :
« Je vais la
guérir! Ça sera vingt francs. Donnez-moi ce que vous avez
de plus fort comme
liqueur. »
On administra à la malade un
plein verre d'eau-de-vie, pendant que le
sorcier faisait des invocations,
« A
présent, attention ! il faut danser en rond autour d'elle ! »
Et les crétins de danser
jusqu'à complet épuisement, ne doutant pas que
la malade ne fût bientôt sur
pied.
Mais, malgré toutes les grimaces du sorcier, la jeune fille fut si malade le

THÉÂTRE

■AU

Les paysans Férigourdins sont
superstitieux et les sorciers ont toujours
eu une grande
vogue dans le Périgord. Briff'ault, cultivateur
près de Jayac,
le savait, et quoique
Périgourdin lui-même, il avait assez de malice pour
penser à exploiter la bêtise de ses concitoyens. Aussi un
jour se déclarat-il sorcier, ce que
personne ne songea à nier, au contraire.
Donc voilà Briffault
soignant bêtes et gens en se faisant payer grasse¬
ment, car il faut toujours quelques pièces d'or
pour chasser le malin es¬
prit et conjurer le mauvais sort. Si une vache vêlait, on allait chercher
Briffault.
« Venez vite, notre
veau est mort et la vache est bien
malade ! »
Le sorcier partait
gravement, arrivait chez le paysan, et faisait allumer
un
grand feu dans la cheminée et couchait le veau mort en travers. A me¬
sure que la bête se
racornissait, Briffault assurait que les entrailles de l1 in¬
dividu qui avait « jeté un sort » sur la vache
devenaient dans le même état
que celles du veau, tandis que la vache
malade,
au contraire, revenait peu
à peu à la santé. Cette
expérience coûtait douze francs, et c'était bien pour
rien !



L'eau est-elle bonne, lieutenant ?

Je n'en sais rien, Monseigneur.











La cuisinière






De Paris, madame.

A la table d'hôte :
Un monsieur à son voisin




qui paraît très agité :



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BUISSON I RÏALS
(Concessionnaires)

PÉBIGUETJX

Prémonville, dit le colonel, je le reconnais

M. de Prémonville devint, dans la

suite,

un

des plus brillants généraux

de cavalerie de l'armée.

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DOMÈGE

ET

Oh ! c'est cet original de

répondu de la sorte.

bien là.

Ah ! parfaitement...
Je voyais bien aussi que vous n'étiez pas dans vo¬
tre assiette !...

Place

Mais vóus, comment la trouvez-vous ?

Moi, l'eau, je ne m'en sers jamais que pour me faire la barbe !
Or, Prémonville, n'avait pas un poil de rasé.
Le duc d'Orléans, pouffant de rire, va raconter au colonel cette conver¬


sation et lui demande le nom de l'officier qui lui a

Vous cherchez quelque chose ?
Oui, un cornichon....

.

je crois qu'ils ne s'en p lai

gnent pas.


Virginie rentre après 2 heures d'absence.
Je demande pardon à Madame,
dit-elle, mais j'ai rencontré des pays.
Des pays ? Vous en avez donc
beaucoup
!
D'où êtes-vous ?

Vos chevaux, comment la trouvent-ils ?
Ils ne me F ont pas dit, Monseigneur, mais

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