FRB243226101_P2-794_1904_009.pdf
Médias
Fait partie de Printemps-Combat
- extracted text
-
Printemps-Combat
'REVUE TRIMESTRIELLE ■
1 fr. par an
-d
LITTÉRAIRE
.
(Devise
:
d- ^ARTISTIQUE.
.
Ense, Musica et Petrolo.»
*"
»"
3tAnnée'
2
Printemps-Combat
détoiDe
A NOS ABONNES
bre, ne compte que trois mois. C'est tout et même plus
que ne dure un caprice.
Je garde de vous le meilleur des souvenirs.
Marcelle.
D'Etoile est un astre d'amour :
Nions ne ferons pas présenter de reçu à nos abonnés
et vis, en effet, que sur les douze
D'amoureux, éconduit, le jour,
Sait faire entendre sa prière :
sommé si minime. Nous prions donc nos abonnés en
retard et ceux qui veulent continuer à recevoir notre
feuillets, neuf en avaient
été détachés.
Je descendis aussitôt, Marcelle était partie avec un boyard
D'Etoile est un astre d'amour.
russe.
D'Etoile est un rayon
d'espoir :
Une sourde colère gronda en
A ceux qui passent et qui meurent,
Elle montre dans le ciel noir
Des clartés qui toujours demeurent.
D'Etoile est un rayon d'espoir.
Illustré pendant l'annce 1904 de nous envoyer le mon¬
tant en timbres-poste.
fUAriant* n "V
îáMlmwau>«
Immédiatement, je m'emparai du cadeau de l'aimée,
Quand paraît sa fauve lumière,
par la poste, ce moyen étant trop onéreux pour une
me sont revenus en retrouvant ce
de notre première entrevue.
D'étoile est une larme d'or !
De la voûte obscure elle tombe
Comme un pleur sur l'être qui dort
Et qu'on regrette !... Pour la tombe,
D'Etoile est une larme d'or.
ïïïï
POR TRAITS-ACTUALITE
moi, puis des larmes
me
vinrent, je pleurai...
II y a quatre ans ce soir ! Le souvenir de celte
première
liaison est toujours vivace en moi, ses moindres détails
matin Tobjet offert, lors
Brûle !... Brûle ô petit calendrier qui me fut donné par
main bien chère... Consume-toi lentement sur la
bûche embrasée... chaque étincelle qui jaillit est pour
moi le rappel de douces heures envolées !... Les caresses
de la flamme me remémorent les tendresses troublantes et
les baisers de feu qu'elle me prodiguait... Brûle!... Brûle
lentement... Je souffre, pourtant j'éprouve encore une
certaine joie, puisque avec moi, ce soir, sont d'heureux
et de doux souvenirs !...
Albert.
une
D'Etoile est un astre divin.
Amour, espoir ou tristes larmes,
Elle vous montre le chemin
Où s'arrêteront nos alarmes...
D'Etoile est un astre divin.
D. Simon.
Fernand GUIRALOU.
LE CALENDRIER
st-ce besoin ou manie de collectionneur
qui
^Voir en 8e page le Carnet de Madame, de notre
collaboratrice (Blanche CJ'**.
me
fit
iL acheter ce petit secrétaire placé en un coin de ma
f?/ chambre et que je contemple assis près de mon
foyer ?...
Vrai, je ne saurais le dire, pourtant je ne regrette pas
mon acquisition, car ce meuble m'a dévoilé une confession
I
intime cachée dans un des tiroirs aux vieilles ferrures.
Gomment fut-il oublié ce billet douloureux?... Quel
départ fortuit le fit abandonner?.. Les nécessités de la
Notre distinguée compatriote Madame Georges de
PeYrebrune a été nommée présidente du groupe littérature,
au Concours de la jeune fille
organisé par notre confrère
Femina.
t
t
t
t
vie sont parfois si bizarres !...
Tel je l ai trouvé, il est encore là dans son enveloppe
mauve que parfument deux feuilles de menthe
sauvage.
II est là, tracé d'une main
tremblante, ce roman de quel¬
peine, plein de tristesse dans sa simplicité
pour l'homme de sentiment, dans toute sa banalité pour
ques jours à
les blasés.
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t
rTTÏÏTI
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1
!
n
Aujourd'hui, je livre ce secret.
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*
*
CHANSONS D'AUTREFOIS
Au moment où le gaz va faire place à f électricité pour
l'éclairage du notre ville, il nous paraît bon de mettre sous
les yeux de nos lecteurs cette charmante chanson de notre
concitoyen Auguste Nadaud, l'homonyme du grand chan¬
sonnier :
Le Gaz à Périgueux.
(Ain du Grenier).
Me pénétrant de sa plainte touchante,
Aux bords de l'Isle, une voix a chanté :
«
»
Bientôt du gaz la flamme éblouissante,
Dans nos vieux murs répandra la clarté.
»
II étincelle,
»
De
et la foule est heureuse
parcourir des lieux où tout reluit.
»
Mieux vous valait une lueur douteuse.
»
Pleurez, amours, on supprime la nuit.
»
Des rendez-vous quand f huile était complice,
»
Un tête-à-tête, en nos sombres quartiers,
Bravait les yeux de l'austère police :
»
»
«
»
Qu'avez-vous fait, imprudents conseillers ?
Ah ! les premiers puissiez-vous vous y prendre !
Vous oubliez, tant l'éclat vous séduit,
»
Que parmi vous il est plus d'un cœur tendre.
»
Pleurez, amours, on supprime la nuit.
»
»
»
»
»
Sur vos ébats, comme un rideau d'alcôve,
Elle étendait son voile protecteur.
Pourquoi faut-il que sans cesse on innove ?
Fi du progrès qui coûte le bonheur !
D'essaim léger des nymphes du mystère
«
N'osera plus déserter son réduit :
»
Ces papillons redoutent la lumière.
»
Pleurez, amours, on supprime la nuit.
»
Dans notre ciel s'éteindront les planètes.
»
A cette éclipse on
»
aurait dû songer.
Ah ! si du moins au-dessus de nos têtes
*
31 décembre 18...
J'ai couru tout le jour sous la bise glacée, au milieu de
cette foule d'un 31 décembre encombrant bazars-et
maga¬
sins pour achats d'étrennes. J'avais besoin de
fatigue, je
voulais occuper mon esprit, lasser mon corps, c'est à
peine
si j'y suis parvenu et ce soir, dernier jour de l'an, je viens
de m'installer près de la cheminée où flambent deux
grosses bûches de chêne.
Au dehors le vent souffle, les pas
attardés résonnent sur la terre gelée.
pressés des gens
Seul, je porte maintenant ma pensée vers les douze
mois venant de s'écouler et regarde se consumer lente¬
ment le calendrier que je viens de jeter sur le brasier.
Le ruban de satin rose qui bornait si gentiment crie
•sous la caresse de la flamme
une légère odeur de brûlé
s'en échappe.
Cher petit calendrier ! tu me remémores trois mois de
bonheur et ce soir avec Tannée qui s'enfuit, voulant étein¬
dre mes souvenirs, je les ai ravivés.
Je n'étais pas riche alors, encore... J'avais Tesprit, il est
vrai, garni de vastes rêves, le cœur plein d'amour !... Ne
pas là du reste les plus précieux trésors de la
jeunesse?... J'habitais une soupente lorsqu'il y a quatre
ans, heure pour heure, Marcelle des Glaïeuls, la belle
courtisane que j'avais maintes fois entrevue dans l'escalier,
frappait à ma porte.
Allez, monsieur, laissez tout cela, fermez ces livres,
posez cette plume, prenez mon bras.
Interdit, je me laissai faire et descendis au premier étage
sont-ce
—
Frêle Rameau
Le eœur d'un homme vierge esl un vase profond.
Musset.
«
—
Oh ! crois-en le poète et tóute créature
En qui le vice affreux a laissé sa souillure.
Oh ! crois-en une femme à qui tu dis : « Ma sœur. »
Bien ne vaut ici-bas l'innocence du cœur.
Si ton front quelque jour devenait moins candide,
Si le mal qui te guette y traçait une ride,
Mon cœur, ami du bien, ne pourrait plus
t'aimer,
Sans candeur ton regard ne saurait me charmer.
Bien plus que ton génie et plus que ta science,
Bien plus que ton amour me plaît ton innocence.
Je voudrais te voir pur comme un ange des Cieux.
Iîeste innocent, mon frère, et tu seras heureux.
Le monde, je le sais, avec des ris
sceptiques
Begardera fleurir nos amours platoniques.
Pour croire au bien le monde est
trop pervers, vois-tu ;
Mais qu'importe si Dieu connaît notre vertu ?... »
Ainsi je lui disais; et son âme naïve
Prêtait à mes discours une oreille attentive.
Mais ces jours ne sont plus ! ce beau
temps a passe !...
Son front s'est assombri ; son amour s'est lassé
Des plaisirs innocents qui plaisaient à son âme !...
Un jour vint où pour lui jë ne fus
que la femme,
II ne m'appelait plus sa muse ni sa sœur.
Hélas ! l'esprit du mal avait changé son cœur
Et moi dans son regard je ne voulais
plus lire,
Alors qu'il me parlait jc craignais son délire...
L'innocence avait fui qui le rendait si beau !
Mon cœur s'était fermé devant l'homme
nouveau,
Et lorsque je blâmais son étrange
langage
II me disait : « C'est que je t'aime
davantage
Si mon cœur aujourd'hui parle plus tendrement :
Ne sais-tu pas qu'un frère aime moins
qu'un amant?»
O mes illusions ! O mes ailes brisées!...
Sur quel frêle rameau vous étiez-vous
posées ?
Jean de D...
LOS TZIBOULADOS
(Dialecte Sarladais).
dans son appartement.
Là, devant un foyer d'où partait une douce chaleur, je
pris place sur un magnifique fauteuil, tout à côté d'elle,
charmeuse dans son peignoir de flanelle blanche aux pare¬
ments de velours bleu pâle.
Nous causâmes de choses et autres, de poésie, de musi¬
que... d'amour !...
L'amour !... Oh! Télernel, toujours beau sujet. Je lui
dis tel que je le comprenais, me laissai aller, emporté
que j'étais par les sentiments éprouvés à cet égard. Je
parlais... Je parlais... que dis-je ?...
Je l'ai totalement oublié. Ce que je me souviens c'est
qu'au sixième coup de minuit tintant à la petite pendule
de marbre placée sur la cheminée, ses lèvres se posaient
sur les miennes, que dans ce baiser, pauvre
fou, j'aban¬
donnais le plus pur de moi-même.
Doucement elle se détacha de mes bras et m'offrit alors
un
petit calendrier qu'agrémentait un ruban de salin rose.
Tiens, dit-elle, nous compterons dessus nos jours de
0 moun biel ami lou coumondan L..
Es toumbado oquestré moti,
Oqui, sul pa dé rno porto ;
Lo poourélo, presqué
morto,
Ocobabo d'ogoni !
Dé soun el, moytat cluca,
Uno grumitlo s'escopado ;
Pensabo'l niou qu'obio doyssa
Per mouri tzu los tizboulados.
Lou cat nègre et soun oouséléto,
01 coin del boy, près del toli,
Obion siés io prest'ospeli.
S'éroun solbat dé lo béleto,
Qu'es to nrissanto péous oousels.
Lo fomilleto èro porado
Quand tout d'un co tombo d'ol cel
Uno terri.blo tziboulado !
—
»
Brillait encor Fétoile du berger !
»
Pour raconter leur profonde infortune,
»
Tous ces rêveurs que le chagrin poursuit
»
Ne pourront plus s'adresser à la lune...
»
Pleurez, amours, on supprime la nuit. »
Que ces accents d'une grisette émue,
Qui se souvient combien l'ombre a de prix,
O Périgueux ! vibrant dans chaque rue,
Aillent troubler tes échos attendris !
Pour le plaisir l'obscurité conspire.
II se défie et du jour et du
bonheur !
Dés cette minute trois mois se passèrent dans les plus
folles ivresses.
Oh ! ces promenades, dans son petit coupé capitonné de
satin blanc, à travers les bois dépouillés de leur parure !...
Ces échappées de la grande ville pour courir dans la ban¬
lieue, le nez rouge de froid, serrés l'un contre l'autre !...
Oh ! ces longues soirées d'amour, ces nuits de volupté !...
Je ne vivais plus que dans un rêve, lorsqu'un matin une
lettre glissa d'un paquet de journaux venant de mon cher
Midi. Elle n'était pas longue, le contenu m'est toujours
présent à Tesprit :
bruit,
Et bien des cœurs avec moi vont redire :
Pleurez, amours, on supprime la nuit
.Auguste Nadaue.
vous apercevrez probablement
Lus grans bios éroun ol lobour
Pcr esquissa lo terro duro.
Quand bistomen, uno niboul,
Qué lou grand ben corretzabo
En possan toursio lus
piboul,
Tzu ressort dé lo tziboulado !
To plo ol début dé lo bito,
Lou soulel esclayr'on bel tzour,
Nostros tzoyo, nostros ornours.
Coutzen né
tout nous embito
Per qué l'oouratzé bay béni,
Lou missan ten en los onnado ;
Et lou cat bay sé dégorni
Tzu lo néou et los tziboulado !
—
Bien cher ami,
Vous ne
Tout sourizio din lo noturo :
Lus albr'éroun couota dé
flour,
qu'aujourd'hui,
que le calendrier offert par moi, dans la nuit du 31 déeem-
—
Léon Grenaille,
evar»
Voilà í ierrr Croi??syè? I ierrr Brioche? í
4
Printemps-Combat
Nos
musiciens
truire pour recevoir plus librement et plus souvent les gais
compagnons que vous venez de voir et
il y a longtemps, me conta l'aventure.
dont l'un d'eux,
$A imm DIS lin
i.
Albéric de Bêler.
Tes yeux pensifs, tes yeux si doux.
Où semblent se mirer ton âme,
Tes yeux brillant d'étrange flamme
L'ECHEYEAU
Lorsque ton corps lascif se pâme,
Que pensent-ils, ah pauvres fous,
Tes yeux pensifs, tes yeux si doux ?
II.
Beau cavalier, de noble mine,
Pour dévider ma laine fine
Je veux
vos
bras.
Un vieux rouet est trop morose ;
Moustache blonde et lèvre rose
Ont plus
d'appâts.
Tes yeux qui rient à ton miroir
Quand, fredonnant une ariette,
Tu contemples, belle coquette,
Les frisons de ta blonde tête,
Que chantent-ils matin et soir
Tes yeux qui rient à ton miroir ?
N'ayez souci, la double chaîne
Mise à vos mains, ma blanche laine,
Tôt va finir.
Seul restera de l'esclavage,
Vite passé, frêle servage,
Le souvenir.
III.
Tes yeux qui versent de gros pleurs
Pour quelque chagrin illusoire,
Perles d'amour qu'en un ciboire
Pieusement on voudrait boire,
Que pleurent-ils dans leurs douleurs
Tes yeux qui versent de gros pleurs ?
Le Cavalier.
IV.
II est des fers que l'on regrette,
Et qu'on voudrait, douceur secrète,
Porter toujours.
De mots d'amour berçant mon être
Pour retenir cœur qui s'envole
§ÍN fnÉFET SANS FAÇON
Souvent un fil, fût-il frivole,
Dure longs jours.
F. Ladevi-Rociie.
époque à son type d'originalité. De nos
jours, c'est le Bon Juge ; jadis, c'était le Bon
Préfet.
Son nom est resté légendaire, il ne faudrait
pas beaucoup chercher pour le retrouver dans Balzac; j'ai
dit: Auguste Romieu, nommé préfet de la Dordogne par
ordonnance du 12 juillet 1833. Son souvenir est resté popu¬
laire dans notre déparlement qu'il administra pendant près
haqde
de dix années.
Ses arrêtés préfectoraux, notamment
truction des hannetons, firent la joie
celui cur la des¬
des journaux de
l'époque.
Ce jeune préfet de trentre-lrois ans, entré dans l'administration grâce à l'amilié du ministre Montalivet, fut un
homme de lettres apprécié, ses œuvres ne sont pas tombées
dans l'oubli. Homme d'esprit, et de beaucoup d'esprit, le
tour plaisant dominait chez lui, ses -mystifications bavaient
déjà rendu célèbre lorsqu'il vint à Périgueux.
On lui fit dans notre ville un accueil plutôt froid. Restées
fidèles à la branche aînée des Bourbons, les vieilles famil¬
les du pays boudaient carrément le nouveau préfet.
La glace fut vite rompue. Comment ? La chose vaut la
peine d'être contée.
Un soir d'hiver, quelques jeunes hommes très élégants
et très viveurs (c'était de bon ton alors), soupaient à l'hôtel
du Marquis de La Douze, rue du Calvaire, là où se trouve
aujourd'hui l'école des Frères, dans un petit salon qui
domine la rue Aubergerie et dont une des portes vitrées
est encore visible. L'amphitryon était le gendre de la
maison, M. Briffault (1) un Lion, ancien attaché d'ambas¬
sade de beaucoup de verve et dont les œuvres littéraires ne
sont pas sans mérite.
Le souper fut gai, très gai I En sortant quelques convives
passèrent devant la Préfecture, située alors tout auprès, à
l'endroit où est aujourd'hui l'Ecole normale des filles. Un
reverbère fumeux éclairait l'enlrée de ce monument.
- Si
nous cassions le reverbère du Préfet de Louis-
Philippe », dit l'un des soupeurs.
Aussitôt fait, aussitôt dit, mais le reverbère bombardé
n'est pas atteint.
Tout à coup, un personnage, bien vêtu et de bonne
allure, sort de l'ombre de la rue Milord et s'esclafïanl leur
crie :
«
un
»
Tas de maladroits » !
Monsieur, répondent les tapageurs, nous ne sommes ni
tas, ni des maladroits, du reste voici une pierre,
montrez-nous votre adresse ».
- Bien volontiers
-, dit l'inconnu, et prenant la pierre,
du premier coup il fait voler en éclats la lanterne préfecto¬
rale, puis saluant : « Messieurs, voilà comment on fait ».
» Bravo ! Bravo ! crient les
jeunes gens, Monsieur, vous '
êtes un grand homme », et l'un d'eux grave, le chapeau à
la main, s'avance vers le héros. - Monsieur, lui dit-il, nous
rendons justice à
de Monsieur le Préfet
fumerait encore ; vous mettriez le comble à vos bontés et à
notre joie, si vous vouliez bien nous accompagner dans
une maison voisine où le couvert est encore mis ; notre ami
M. Briffault a la louable habitude de ne se coucher qu'aux
aurores, vous serez le bienvenu et nous aussi » I
Je vous suis très obligé, Messieurs, dit l'inconnu, je ne
le peux pas, je suis... le Préfet » I
On l'entraîna, le souper recommença, Romieu ne fut plus
boudé ; il fut de toutes les fêtes et de tous les dîners, chose
importante surtout à celte époque et en Périgord.
N'oublions pas que l'orateur de la troupe s'appelait le
vicomte Albert de Galvimont, que son nom fut connu dans
les lettres et que comme Romieu, sept ans plus tard, il lut
lui aussi préfet de la Dordogne.
Sur le quai du Gravier, à l'angle du mur qui clôture le
jardin de l'ancienne Préfecture, on voit encore un petit
pavillon tronqué qui regarde la rivière, c'est une salle de
billard que M. Romieu, à la suite de cet incident, fit consne
sommes
que des
maladroits,
nous
votre adresse ; sans vous la lanterne
»
(1) 11 ne faut pas le conlondre avec l'aeadémicien Eugène BriSaut,
avec
lequel il n'avait que la similitude de nom.
Tes yeux pensifs, tes yeux si doux,
Dans leur langage trois fois traître
...
Ont dû mentir, je veux l'admettre,
Mais, bah, je les aime, jaloux,
Tes yeux pensifs, tes yeux si doux !
Saint-Pol.
5
Printemps-Combat
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—
—
îÀb NELSBUBUC5K-
t*í .BUVEZ
Mais pourquoi tic voulez-vous pas me vendre vos œujs ?
—
Modamo, foria re! Lun mo dit que prenes lo marchondio doù paùbre mounde, e qu'enquero faù vous poya !
—
LA DI.y IN AL
Mais une cloche résonne au loin; il est tard; elle
quitte le banc. Dans ses yeux secs luit une flamme, flamme
d'amour et d'espoir, et ses lèvres roses murmurent en un
....
Mais sur la fin de la huitaine,
Le pauvre pâtre
(Strophes à la Mode ancienne).
Carmello
sourire : Peut-être!
Eut une croix parmi la plaine,
Muguet Rose.
Une croix noire à son tombeau ;
La Divinal était assise,
Car l'étreintc de la chanteuse
de là,
Sur un banc vert de la marquise
Brisa le corps du jouvencel ;
Qui fait le tour de sa villa.
Pour cet enfant devint mortel.
Les yeux errant de ci,
Tout
en
caressant
sa
CRÉPUSCULE
Car son baiser de femme heureuse,
Le soir, par les sentiers que fleurit le printemps,
perruche,
A l'heure calme et douce où le soleil
La Divinal faisait danser,
Depuis, la Divinal assise,
Les yeux errant, de ci, de là,
Chante gaiment sous la marquise
Ses garnitures de peluche...
Et Carmello vint à passer.
tandis que sur les champs
S'agrandit lentement sombre de la colline.
Qui fait le tour de sa villa.
Carmcllo frisait la quinzaine ;
Louis MIRAULT.
C'était un bel adolescent,
Et les fillettes de la plaine
Lui disaient bonsoir en passant.
chapeau,
Un large front couleur d'albâtre
Et des cheveux noir-de-corbeau.
Et la Divinal lui fit signe ;
Carmello vint et s'inclina.
.—
—
Comment vas-tu, mon petit cygne!
Tout à fait bien,
prima donna.
J'ai pris mon repas sous les branches
D'un orme qui se fait bien vieux.
Mes agnelles sont
toujours blanches
joyeux.
Et mon cœur est toujours
Et ton corps est toujours superbe...
Et ton regard toujours brûlant...
—
—
Prima, si je n'étais imberbe,
Je voudrais vous en dire autant.
voudrais-tu, fit la chanteuse,
Sous l'aiguillon d'un fou désir,
—
Et
Voudrais-tu bien me rendre heureuse
Et pour maîtresse me choisir?
Ils échangèrent deux sourires.
ne répondit pas ;
II eût donné tous les empires,
Carmello
Quand Divinal fut dans ses bras,
Je regarde passer les filles deux par deux...
Leur rire aux belles dents, la note fraîche et claire
De leurs refrains d'amour s'envolant vers les cieux,
Viennent parfois troubler mon rêve solitaire.
Un parfum de terroir monte des foins
coupés
profonds sillons fraîchement labourés,
Enivrant mon esprit de leurs senteurs
exquises ;
SOUVENIRS
Et des
II n'était cependant que pâtre,
II avait, sous son gros
s'incline,
J'aime errer au hasard,
Pour M. F. L*".
/3§ïjpEDF heures viennent de sonner. Le temps est pluh\^ vieux et froid; aussi, peu de promeneurs dans les
JjvVí rue de la petite ville de P...
Et la nuit
déjà noire a d'étranges reflets
sait d'où, bleuâtres et violets,
Qui donnent aux objets des teintes indécises.
Venus
on
ne
Jean Boudier.
Dans une habitation d'un
f-tubourg, près d'une
table à ouvrage, une jeune fille est íissise, plongée dans
une rêverie profonde. Tout à coup, posant d'un
geste
brusque son ouvrage, elle se lève et, couvrant sa tôle d'une
mantille, elle sort sans bruit de sa chambre.
Elle marche, légère, à travers les rues désertes; elle va,
rasant les maisons, de peur d'être suivie. Où va-t-elle?
La voici sur une grande route que la lune éclaire de sa
lueur blafarde. Ah ! cette route, elle la connait pour l avoir
parcourue bien des fois il y a un an de cela!
Que d'événements se sont passés depuis cette époque 1 Et
à ces souvenirs, les larmes restées rebelles glissent lente¬
ment sur ses joues enfiévrées.
Elle était avec 1 aimé, elle, la blonde et frêle enfant. Ils
s'aimaient, et le destin cruel les a séparés.
Non, non, cela ne pouvait être, il n'était pas possible
qu'il l'eût ainsi oubliée!
Oui, il passerait l'éponge sur toutes ces bouderies d'autrefois; ce serait pour eux deux un renouveau d'amour, ô
si
doux, et
la bouche mutine de la
tant
aimée
lui
égrènerait encore, dans un baiser long, bien long, les
paroles naïves qui savaient le faire sourire, et le désarmer.
Et ses pas la conduisent vers le banc rustique où
jadis tous deux se sont assis, où tous deux se sont dit les
secrets de leur cœur, et là, la tête levée vers le ciel comme
pour implorer le maître des destinées, elle revoitson passé
en un rêve
angoissé.
LA
PASSANTE
Elle est passée, et,
dans son deuil
Drapée en antique vestale
On l'eût dit très près du cercueil
Tant son doux visage était pâle.
Elle est passée, et ses yeux bleus
Ont rencontré mes yeux
Et, sur ses traits, pour un empire
J'eusse voulu voir un sourire.
Elle est passée, et, sous ses
pas'
Elle a laissé la trace
Qu'un rêve qui naît et s'efface
Toujours ne laisse pas.
Car, dans mon âme où ce doux rêve
Achève de mourir,
Vacillante brûle, sans trêve,
La veilleuse du souvenir.
Roger Laiig]
d'£\vril
Derrçière? Ipopdatioi)?
Marquofavo vient de déclarer à la police un poisson qu'il a trouvé sur la voie publique.
L' Agent (facétieux). —
_____
C'est très bien, mon brave; dans un an, si personne ne l'a réclamé
il vous appartiendra... !
—
t-i* kv( -
Papa, pourquoi Saint-Georges est'-il représenté à cheval
Tour se sauver plus vite en cas d'inondation !
Ur) habitué de fa Gare
Printemps-Combat
la'OUliHETO
La bourgéso touto cmpreissado,
Sôno, visant la boutelhoto,
Après un tourin bien goussat,
Servi, cubert de persilhado,
Un quartié d'aucho sricassat.
(Dialecte Périgourdin).
Quante lou Segoun aguet l'age
De prene fenno, sous
Li balheron en
7
L'outesso e dit : « Quei pas lou tout,
Coumo voules que ma fennoto
Se serve de quou carletou ?
Balhet lou case, la rinceto
parents
Fino coumo un rat de tirèto
L'outesso li reipound : « Entau !... »
D'aigo de vito de prunous
E, per lur adouci l'eiseto,
Un boun veire d'aigo de nous.
maridage
Un pie bissac d'eicus lusents.
Oussi l'endoumo de la noço
E pei vous li paro uno oulheto
Cachado jous soun davantau.
Robert Benoit.
E quand se levèron de taulo
Ourias pougut veire parti
Après quèu sabourous repas
Lous novicis per prene 'no bosse
Pode vous balhâ ma paraulo
De plaseis e se deiverti
POR TRAITS-ACTUALITE
Que la tripo japavo pas.
Lou novie disio :
U ou
Sias tranquilo
t'assegurè que vom nâ
«
Mas coumo un chapelet
gento vilo :
A Perigucux vau te monâ. »
Lou viei reloge, uno per uno,
Sonnet nau ouras doucetament.
Mas veiqui,
Segoun, que restavo
Bien en lai dou cliami de
Leidounc lou novie disset : « Fouro
fer,
Coumtet sans lou que lous menavo
Ma pito n à leù nous
couejà
Pessoque fout, doumo dabouro
D'eici, zou sabei, deiloujâ. »
Qu'eiversset tout clins t'un traver.
Diou marce noumas la eharreto
Quante fugueron dins lur chambro
Vouguèron un bri s'eizinà
Aguet clou mau ; mas souguet be
Per la net chercha 'no coucheto
E lou novie, fì coumo l'ambro
Que bien lèu lou courriè troubet.
Boutevo un pau pertout soun nas.
Qu'ero, sur un viei roc pincado,
Près dou liet placet 'no chadièro,
Uno oubergéto, em sou n brandon
De pinié vert coumo
Per poudei se deisabilhà,
pourado,
Après vise si dins l'eidiòro
Y'avio per se deibarboulhâ.
Servant d'cnsegno a la meijou,
Que resoubet tout notre mounde.
Mas quand drubi la pito porto
Minjéron de boun appétit
E doù retard, vous n'en
reipounde,
N'em prenguèron lou leur
parti.
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qu'eigruno
Uno de veto piousament,
Tout dret veire 'no
De la taulo dou toupinou,
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