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Médias

Fait partie de Automne-Combat

extracted text
Automne-Combat
1 fr. par an
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-9

-9

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Le Numéro

15 centimes -9-9-9-9

"REVUE TRIMESTRIELLE LITTERAIRE & ^ARTISTIQUE.

«-

PlaTSCE 1DU PTSlaTSlS, S. PÉRIGUEUX

fl. FOUGEYffOIiIisiS, MIhE DE PÉfllGlJEUX

S

e-

e-

fr-

c-

3° Année.

1er Novembre 1904 -9 -9
s-

e-

fr-

e-

Numéro 11.

Automne-Combat

2

NOTES

PETITES

indépendantes de notre volonté,
paraît en relard; nous prions nos lecteurs de

Par suite de circonstances
notre Illustré
nous excuser.



L'abondance des matières

oblige à remettre au
prochain numéro de nombreux dessins, contes et poésies.
ATos abonnés sont priés de nous envoyer sans retard le
montant de leur abonnement, s'ils veulent que le service du
journal leur soit continué.
Dans notre prochain numéro, nous organiserons plu¬
sieurs concours ; l'un d'eux sera particulièrement agréable à
nos

femme — très convenablement éclairées. Détail piquant :
la plupart d'entre elles sont pourvues de vases de nuit
ornés d'un œil au fond. Tous ces vases sont en porcelaine.
J'aurais bien voulu m'enquérir du caractère et de l'humeur des personnes auxquelles
appartiennent lesdites
chambres
il est toujours bon de savoir à qui l'on a
affaire —mais le temps m'a manqué pour me livrer à ce

nous

annonciers.

genre d'investigations. Cependant si vous l'exigez...
Voilà... j'ai quatre-vingt trois chambres garnies à vous
offrir.
Hâtez-vous donc de quitter le vert cottage où vous vivez
en ermite depuis cinq grands mois, accourez faire votre
choix et, ce choix fait, daignez, Madame, me permettre
d'aller déposer chaque soir à vos pieds, vos adorables petits

pieds, mes plus tendres hommages.
Peur

F.

de

ment un papillon.

Mais la fleur ne se remet point. Au contraire, son teint
pâlit de plus en plus et sur sa tige flexible, elle se courbe,

courbe, comme si elle allait mourir.
Ce misérable Faura tuée, s'écrie le vieux merle au paro¬
xysme de la fureur.
Et, parlant ainsi, imitant le corbeau de la fable, l'oiseau,
ouvrant le bec, laisse tomber sa proie qui se précipite aussitôt
vers la fleur
agonisante.
se



Alors... ô spectacle inoubliable, on vit la rose tressaillir
de bonheur et tous ses pétales à la fois tombèrent faisant
au condamné à mort un linceul embaumé.
Cette fois on avait la clé du mystère.
Cette rose incomparable, si veloutée, si odorante ; cette

dédaigneuse qui avait repoussé tant de flatteurs hom¬
qui n'avait pu aimer le roi des papillons, cette fleur
idéale, cette fleur adorée aimait... ô surprise ! ô honte ! ô mys¬
tère ! aimait un être obscur, un affreux limaçon.
rose

F. D'HURTELLE.

PORTRAIT-ACTUALITÉ

Mais quoi !... Loin d'accueillir cette preuve d'amour avec
gratitude, la rose se trouble et pâlit.
On va vous venger, chère belle, remettez-vous lui dit vive¬

mages,

copie conforme :
SAINT-SAUVEUR.

Jean de DAYES.

lies Amours d'une hose

HieeoRDO
Dans ces jours endeuillis par la brume d'automne,
Je parcours à pas lents et, les larmes aux yeux,
Les endroits chéris où, t'en souvient-il, mignonne,
Par les beaux soirs d'été, nous marchions tous les deux.

Elle s'épanouit un matin avec une grâce incomparable.
L'élégance de sa forme, la fraîcheur de ses pétales, l'éclat de
son teint en faisaient une rose
vraiment merveilleuse, à tel
point que, parmi los fleurs du jardin, celles qu'on avait jus¬
qu'alors réputées les plus belles dépérissaient de jalousie.
Le fait est qu'on les dédaignait toutes pour la rose qui

Nous nous laissions bercer par le bruit monotone
D'un ruisseau gazouillant près d'un sentier ombreux;

venait de naître.
II fallait voir comme elle était entourée, courtisée, admirée
des êtres charmants qui butinent les fleurs !
II fallait entendre les hymnes ravissants qu'improvisaient en
son honneur les bardes emplumés !
De la voir si jolie, ce petit monde ailé en perdait la tête.

Et, cueillant tour à tour la rose et l'anémone,
Nous aimions à rêver, et nous étions heureux
Hélas ! pourquoi faut-il qu'ici-bas tout finisse !!

Pourquoi faut-il, hélas ! que l'amour se flétrisse
Comme la tendre fleur que fauchent les frimas !

Qui le croira '? Les vieux arbres eux-mêmes se troublaient
en

la regardant.
Plantés en dehors du jardin, ils se penchaient par dessus le

O souvenirs d'antan, vous êtes comme un rêve,
Comme une vision aussi douce que brève

pour la voir tout à leur aise et leurs branches s'agitaient
de plaisir tandis qu'ils s'absorbaient dans cette contemplation.
Et les nuages donc ? Oui, les nuages étaient, eux aussi,
amoureux
de la fleurette ; la preuve qu'en passant au dessus
du jardin, ils ralentissaient leur marche, exprès pour la

mur

v POZZI, qui a été fait
récemment Commandeur de la Légion d'Honneur.

Notre éminent compatriote le

«

ami.

C'était,

Vole

vers

en

un

mot,

une

rose

Et quel hochement moqueur de sa corolle lorsqu'elle voyait
les arbres dépérir d'amour !
Elle n'avait donc pas de cœur, la petite rose ? Oh ! non, pas
du tout. Elle avait vu mourir, sans verser une larme, celui

Puis tout s'efface,
La nuit, beffroi.

que,

faut-il donc faire pour lui plaire ? Sans doute,

Changeant toujours, parmi les blondes treilles,
Vont les abeilles
De fleurs en fleurs.

dans le jardin, on appelait le roi des papillons.

Et c'étaient ses dédains qui avaient tué l'insecte royal !
Ses amoureux infortunés se disaient avec mélancolie : Que

Aux verts jardins, je sais qu'il est des roses
Lèvres mi-closes
Sous l'aube en pleurs.

nous

Et

pourtant, quels soins de son petit être chacun prenait

Et moi j'ai répondu : vers qui m'appelle
Vole mon aile

devant elle.
Mais tout cela ne leur servait de rien ; ils

Malgré le vent.
Au monde il n'est qu'une richesse,

pas la moindre faveur.
Un matin, ô surprise !... un des pétales de la rose a disparu.
On chuchote, on s'étonne, on se demande quel heureux a
obtenu ou, plutôt, volé la tendre feuillette.

C'est la caresse
D'un cœur aimant.

F.

LADEVI-ROCHE.
a

Seule, la fleur ne montre aucun émoi de
faite.
Cette attitude provoque des soupçons...
Quoi !... Une

Madame,

occupé de vous pendant quatre
jours : pendant quatre jours j'ai battu la ville dans tous

garnie de
force de
droit de
m'écrier triomphalement comme Archiméde : eurêka I
Oui, j'ai trouvé. J'ai trouvé non pas une chambre, ni
coins et recoins pour découvrir la. chambre

rêves, et, ainsi que cela devait arriver, à
chercher, j'ai fini par trouver. Aussi ai-je le

vos

deux chambres,mais trois cent trente-sept chambres à louer,
pas une de moins.
J'en ai dressé la liste sur une

pas une

la perte qu'elle

si parcimonieuse de ses faveurs, qu'on

larcin qui lui a été fait ?
Elus de doute, elle aime en secret...

Je me suis activement



recueillaient

peut approcher ni effleurer sans encourir sa colère, une
rose qui n'aime personne demeure
pourtant indifférente au

Lettre à ìllme Louise D...

compter un torticolis. — 337 I

rose

ne

ne

33^ (^ambres à J^ouer

sans

ne

des heures entières à lisser leurs
plumes, et les papillons, après avoir fait leur toilette, se
regardaient vingt fois au ruisseau avant de se présenter

Le Cavalier.

ses

elle

trouve pas assez beaux.

pour la charmer.
Les oiseaux passaient

>

de plus,

gigantesque feuille de

papier, et, en habile statisticien que je suis, je les ai
divisées en trois catégories. La première comprend quatrevingt-trois chambres, la deuxième cent neuf, et la troi¬
sième cent quarante-cinq.
Les chambres de la première catégorie, les seules qui
vous conviennent, qui soient dignes de vous, sont toutes
meublées convenablement, quelques-unes même luxueu¬
sement : tapis, glaces, cabinets de toilette et. autres,
armoires à glace, etc. Rien n'y manque. Leur loyer varie
de 23 á 45 francs. Cinq d'entre elles vous seraient aban¬
données à vingt francs. Mais, outre qu'elles sont situées
dans des quartiers fort peu aristocratiques, elles n'ont pas
de tapis et ne possèdent pas d'armoires à glace. De plus
elles passent pour être de véritables nids à punaises et sont
décorées de tableaux représentant des sujets ultra grave¬
leux. Ce qui m'a engagé à les classer dans la première
catégorie c'est qu'elles sont voisines de messieurs vêtus
d'habillements d'une coupe spéciale et où domine le rouge.
Pour compléter ces utiles et précieux renseignements,
j'ajoute que dix-sept de ces chambres sont au rez-dechaussée, cinquante-six au premier étage et dix au second.
Toutes sont spacieuses et — point essentiel pour une jolie

» ■.-» ■■ x

x ■» -

n

i,

.

*

o-

très dédaigneuse, et ses

compagnes délaissées éprouvaient un plaisir secret à la voir
reculer vivement lorsqu'un insecte trop hardi s'avisait de
baiser sa corolle.
Et cet air indifférent qu'elle prenait lorsque les oiseaux se
desséchaient le gosier â lui dire : jè t'aimo, je t'aime, je
t'aime !...

moi.

»

pouvait vanter d'être

se

Mes yeux s'en vont la suivant dans l'espace,

«

Mais ce qu'il y avait de plus singulier c'est que cette petite
fleur tant aimée... n'aimait personne, oh ! mais personne !
Pas un papillon, pas un oiseau ne se

La Dame.

L'Ermite du Mairet.

regarder.

son

Qui me dira pourquoi, blanche nuée,
Votre pensée

Qui fuit à mes regards et qui ne revient pas !!!

Mais, quel est donc l'heureux ?
Un papillon bleu, dont toutes les fleurs raffolent, est
fortement soupçonné.
Mais rien sur son visage ne trahit l'émoi du bonheur ; il
est triste, au contraire, comme un amant malheureux.
Le rossignol qui chante le mieux est, à son tour, accusé.
A grands ramages et grands coups de bec, les oiseaux ses
rivaux font aussitôt éclater leur colère.
En dépit de ses protestations, le pauvre petit rossignol est,
en un clin d'oeil, déplumé comme si on le voulait mettre à la
broche.
Mais la rose voit cette scène sans se troubler ; on en conclut
que l'oiseau martyr n'est pas l'aimé.

Qu'est-ce donc? Quelque inconnu, d'une beauté idéale, doit

visiter la rose en secret.

Après une courte délibération, on convient de faire le guet
toute la nuit.
Et voici que le lendemain, encore un pétale a

disparu

C'est trop fort !...
Les guetteurs n'ont rien vu ou se sont endormis.
La nuit suivante personne ne ferme l'ceil.

Chaque oiseau, le cou penché hors de sa retraite, se tient

observation.
Mais la rose demeure solitaire.
Pourtant dès que le jour paraît, on constate
faction que, encore, un pétale a disparu.
en

avec

stupé¬

Quel est donc ce mystère ?

Une jeune fleur ne s'effeuille pas ainsi d'elle-même. Et
pourtant ses pétales ne se détachent pas par magie.
Comme on s'épuisait en conjectures sur cet événement,
tout à coup, un vieux merle rusé qui rôdait autour de la rose

crie à plein gosier : « J'ai trouvé le voleur ! J'ai trouvé le
voleur !... »
A cette nouvelle, l'émotion est à son comble : des frémis¬
sements d'ailes,

des cris de vengeance, des accents

nades retentissent de toute part.

de me-

Dans son bec, le merle victorieux tient l'auteur du larcin
qui cachait sa retraite auprès de la rose outragée.
La mort du coupable est aussitôt votée et chacun déclare

à la fleur qu'elle va être vengée sur l'heure.

Certes elle était jolie... mais d'une beauté fatiguée par
les nuits passées dans les cabarets à la mode.
Un soir, au sortir de l'atelier,elle fit la connaissance d'un

jeune homme. Elle l'aima. Des rendez-vous furent fixés.
On lui promettait le bonheur dans un mariage prochain.
Naïve et ignorante de toutes les bassesses, elle crut... et
céda.
Et c'est ainsi que nous la retrouvons, demi-mondaine,
menant grande vie. adorée de tous les vieux qui la vou¬
laient pour maîtresse.
L'avocat Robert de Cliarmeuille, fort renommé pour
jeune talent, fut louché des charmes de Rosette et en
devint amoureux. II essaya de lutter contre sa passion,
lit de nombreux voyages qui ne lui servirent qu'à dépenser
beaucoup d'argent. II ne put oublier.
Rosette avait bien remarqué qu'elle n'était pas in¬
différente au jeune avocat. Elle avait lu dans ses yeux son
amour, si ses lèvres n'avaient point encore parlé. Elle
en devint très triste, car elle comprenait que c'était un
amour véritable et que déchue elle ne pouvait aimer ni
être aimée par ce garçon doux, loyal, honnête.
son

Cependant les jours s'écoulaient.

Robert de Char-

meuille avait avoué sa passion et Rosette n'avait pas eu
le courage de le rendre malheureux.


»

Oubliez-moi, fuyez-moi, » disail-elle souvent, mais
II voulait de Rosette faire sa

le jeune avocat n'écoulait pas,
femme.

Sourd aux conseils de ses amis, aux observations de son
père, foulant aux pieds tous les préjugés, il s'écriait : « Ce
sera une bonne épouse, douce et dévouée, je yeux la réha¬
biliter aux yeux du monde. »
Le père de Charmeuille, ancien colonel en retraite,
refusait toujours son consentement. Un jour que Robert
devenait plus pressant il s'emperta : » Tu peux te marier,

je te le permets, mais ne reparais jamais devant mes yeux.
Je te chasse, je te lenie. Maudit soit le fils qui fait rougir
ma

sa

vieillesse. »

Tout en parcourant l'espace qui le séparait du logis de
bien aimée, Roger pensait ; » Mon père est bon, il chan¬

gera d'avis, quand il connaîtra ma chère Rosette. Tout joyeux, il frappe à la porte
de réponse : - Serait-elle sortie ? Mais il ne peut s'empêcher de

de l'appartement. Pas

tressaillir, un frisson
parcourt tout son être, il pressent un malheur.
Aidé d'un serrurier qu'on est allé quérir en toute hâle,

il enfonce la porte.
Rosette est sur le lit, le front couvert de sang. Ses longs
cheveux blonds sont épars sur ses épaules et sa main

crispée tient un revolver. Elle est morte.
« Rosette.... Rosette », crie Robert
éperdu
II court vers le ht, mais il ne trouve qu'un corps rigide
et froid. II pleure et doucement dépose un pieux baiser
les lèvres décolorées de la morte.
Sur une table, bien en vue, il aperçoit une lettre :

sur

-

Cher Robert,

Je ne pouvais devenir votre

épouse. Femme déchue,
je ne pouvais prétendre à un bonheur si grand. Par1
donnez-moi le mal que je vous fais. Soyez heureux.
»

11

»

Rosette. »

E. Mil LACOMBE.

Automne-Combat

~yri
0

^

p Wlf'ti tu <-

/

A

QUOI SONGES-TU ?...

Pour Bébé
A quoi

songes-tu, gentil bébé rose ?

Est-ce au papillon du beau ciel d'été ?
Vois-le ; sur los fleurs, léger il se pose

S'enivrant d'amour et de liberté.
A quoi songes-tu, gentil bébé

rose,

Est-ce au papillon du beau ciel d'été ?

A quoi songes-tu

dans ta blonde tête,

Est-ce aifgai pinson qui vole là-bas ?
Dans le jardin

clos, avec la sauvette
Tu peux les ouïr gazouiller tout bas...
A

quoi songes-tu dans ta blonde tête,
Est-ce au gai pinson qui vole là-bas ?

A quoi songes-tu, dis-moi,

petit homme,

Des politiciens tu n'as nul souci ?

chose,

Tu songes aux jours qui vont s'envoler.

Que Chose ou Machin soient élus, en somme
Tu te moques certe et c'est

Mon mignon rêveur je comprends la

sage ainsi.

A quoi songes-tu,

dis-moi, petit homme,
Des politiciens n'ayant nul souci ?

Bientôt c'est pour toi l'école morose,
Fini de jouer et de batailler !
Mon mignon rêveur, je

comprends la chose,

Mais en grand garçon tu vas travailler.

Lkopold CIIAUMONT.

A Black Bird.

CROQUIS PÉR1GOURDIN

L'esprit en proie aux noires idées et aux mortelles déses¬
pérances, j'errais, seul, en pessimiste, par les sentiers en
fleurs, m'enfonçant sous les ombrages qu'égayait le chant

de mille oiseaux blottis dans les branches feuillues.

J'allais,

que le parfum des violettes, le murmure du torrent,
les voix de la forêt parvinssent à chasser les sombres idées
sans

qui me hantaient.
La Société faisait l'ohjet de ma
répulsion et je la
Tous les visages humains ne m'apparaissaient

fuyais.

que sous

le

masque hideux de l'hypocrisie et de la duplicité et je me
demandais pourquoi cette station sur une terre
inhospita¬
lière où l'on n'éprouve qu'ennuis et que douleurs, sur une
terre où chacun n'a d'autre ambition
que celle de supplan¬

ter son voisin, d'autre distraction
que la souffrance d'autrui.
En vain, je cherchais la cause de nos tortures morales et
physiques, je me sentais devenir méchant et le paysage,
dans toute sa splendeur, était impuissant à me
flxer, le
chant de l'oiselet ne me captivait plus, l'éternel
hymne de
la nature n'élevait plus mon âme.

Le suicide m'apparut un instant comme la seule éven¬
tualité possible, la mort comme l'unique et
suprême déli¬
vrance, comme l'éternel et inévitable anéantissement.

C'est avec ces sombres pensées, dans celte
disposition
d'esprit que j'arrivais toujours errant à la lisière du bois.
Mes yeux découvrirent alors une vieille
chapelle dont les
vitraux avaient disparu depuis longtemps sans

qu'un lierre magnifique enlaçait de

sants comme pour en retenir les

s'écrouler.

doute, mais

ses

rameaux

puis¬

pans de mur bien près de

Les hirondelles voletaient et bâtissaient leurs nids sous
l'avant-toit fleuri de boutons d'or, les lézards se cachaient

dans les crevasses et à mon approche
s'enfuyaient des mul¬
titudes d'oiseaux effarouchés.

Allons, Mesdames, les cholis pains au lait !
C'est tout chaud les cholis torrr... tillons !

Que se passa-l-il en moi?... A la suite de quelle étrange
tion me trouvai-je tout à coup rajeuni de nom'années?... Je ne sais, mais je me revis priant avec
ma ferveur
enfantine; je revécus la minute suprême
m'unis d'amour, de foi et d'enthousiasme avec ce
ue j'aime et
que j'aimais I...
activement je fis tourner sur ses gonds la vieille
vermoulue; pénétrant dans ce sanctuaire abandonné
résonnèrent sur les dalles inégales. Je tombai à
x et des larmes me vinrent aux
yeux, des lambeaux
e prières montèrent de mon cœur à mes
lèvres, et moi,
blasé, le désespéré, moi 1 impie, l'athée, comme autre¬
fois sous les regards
maternels, je traçai d'une main trem¬
blante le signe du Pardon t...
Fernand GUIRALOU.

jv(0S P'¥IiFS SOLDATS
(Aux Camarades de la 8e)
Sous leur képi beaucoup trop

Mais aussi quand, pour la défense,
11 nous faut affronter le feu,

large.

Avec leurs pantalons trop courts,

11s ont des mines de balourds,

C'est alors qu'il grandit,

De don Quichotte de la

D'ennemi connaît sa vaillance.

charge.
Dans leur capote d'apparats
Ils font rire nos

le bleu !

Lorsqu'ils s'élancent aux combats
11s font trembler nos p'tits soldats.

p'tits soldats.
Hélas ! la guerre a ses alarmes.
Combien de héros ignorés,
Combien de braves sont couchés

Qu'attendent des amis en larmes !
Quand on songe aux morts de là-bas,
Ils font pleurer nos p'tits soldats.

St-Pol.

OCn Cs>énor 3?érigourdin :

M. DRÍI^VÍ0JSÍ

6

Automne-Combat

ami L

Cloches blanches.

Ecoulez bêler les douces agnelles,
Les cloches blanches du matin,
Aux voix plus douces que les vielles :
Ecoulez les douces agnelles,
Les cloches blanches du matin.

L'ange des nuits a déployé ses ailes closes ;
Un peu de jour tremble aux lèvres des horizons ;
L'aube perle d'éclats le sein tendre des roses,
Plus vermeilles dans le concert des floraisons.
Comme des lys, ouvrant leur âme mordorée
Vers le ciel, des vapeurs lourdes de sommeil
Accrochent aux buissons leur corolle éthérée;
Toutes les fleurs sont des calices de soleil.
Elles ouvrent, en balbutiant, leurs paupières,

Que l'Astre a diapré d'une larme d'azur.
Et la forêt sonore, où paissent des lumières,
Boit leur parfum, plus frais que sombre du vieux mur.

Sur les poulains fougueux, les brises caracolent,
Par la naissance des renouveaux triomphants

Angélus I Angélus I comme des coeurs d'enfants
Aériens, les cloches battent et s'envolent.
(D'après photo. Gcichied.)

Les rieuses, les cloches blanches du matin,
Lasses des nefs et des statues édifiantes,

Dégringolent de la Tourelle dans le thym.

M. Raymond
Le distingué Président

Oh ! les cloches I — Les premières communiantes!

M â R O T

Par le chemin fluide et tiède des cieux clairs,
Elles courent, en robes pâles d'épousées,
Glaner aux champs des escarboucles de rosées
Pour leurs fronts purs, dont les cheveux sont des éclairs.

d'honneur de notre SOCIÉTÉ THÉÂTRALE, dans le rôle de Seapin.

Voici quelques notes biographiques sur M. Raymond Marot, le distingué président

d'honneur de notre jeune Société Théâtrale

Périgourdine :
Issu d'une famille périgourdine,

né en Vendée, fit ses études au lycée de Rayonne, d'où il sortit bachelier ès-lettres philosophie,

puis étudiant aux facultés de droit de Bordeaux et de Paris ; abandonne bientôt ses études de droit pour se consacrer entièrement
au

théâtre. Suit alors les cours de M. Depay, ex-directeur du Théâtre des Arts ; lauréat du Conservatoire

concours

de déclamation aux

de 1890 et 1898.

où il se fait remarquer dans de nombreux concerts de charité, il va
à Paris. Là, il est successivement engagé dans divers théâtres, fait plusieurs créations, entre autres Le Grognard de La Surprise,
de Castelglorieux ; joue à Troyes sous la direction de M. Delorme, puis revient à Paris et organise une tournée avec Les Fourberies
de Scapin et Le Dépit amoureux, où il joue Seapin et Gros René. De retour à Paris, il fait repartir sa troupe avec Les vivacités
du capitaine Tic, L'article 330 et La Surprise, où il joue Tic et la Brige. Dans ces deux tournées, il passe à Périgueux où il
obtient un succès dont on n'a pas perdu le souvenir. Enfin, il vient d'être engagé pour cette saison d'hiver 1904-1905, en qualité
de 1er comique, au Théâtre Français de Toulouse. Nous sommes persuadés que MM. Itrac et Bertrand auront trouvé en lui un
Son

service militaire terminé au 57° de ligne, à Libourne,

Angélus! Angélus I Les anges maraudeurs
Bousculent les graves échos de l'ermitage.
Angélus! sur les toits et les nids clabaudeurs
Et le long des sentiers qui mènent au village.
Au berger qui dort dans la cabane, Angélus!
Nous sommes bs cloches blanches de l'aurore,
Les vierges blondes... Dis au bon Dieu ton oremus

Quotidien, et nous aide à cueillir encore
Les nacres du ruisseau, les pourpres du taillis,
Des couronnes de rayons tressés, de l'innocence;
Eveille le troupeau de nos soeurs, les brebis :
Les venelles ont du gazon en abondance.

Prends nos doigts plus légers que des essaims d'abeilles.
Nous allons dénicher les rêves nouveaux nés,
Et nous en remplirons nos âmes, ces corbeilles
Neuves de moisissure et de pampres fanés.

Vagabondons loin de l'abside et du vitrail;
Mais Angélus ! — Montent les gloires lumineuses.

excellent pensionnaire.

Voici les durs travaux et les heures fiévreuses.
Les cloches blanches doivent rentrer au bercail.

Ecoute-les, mon cœur, elles sont ta jeunesse,
Ce hardi chemineau, qui chantait son ivresse

{{EVlJE G 0 JVIIQ U E TílIflESTRlELLE

A fardent floréal ;

Ecoute-les, mon cœur, car c'est ta prime vie,
Que sèment sur des pics d'inaccessible envie
Le Départ de la

,

Les sanglots de cristal.

Arrêté préfectoral du 2 octobre,

Félibrée d'Excideuil.

classe.

Ecoule-les aussi, ma douce bien-aimée,
Souris à leur chanson caressante et pâmée
Dans les cieux irisés ;
Les mille trilles d'or, qui roulent dans leurs gorges,
f lus clairs que le marteau sur l'enclume des forges,
Sont nos premiers baisers.

>

Ecoutons-les ensemble à la claire fenêtre
En regardant passer le pâtre menant paître
Son troupeau sur les monts ;
Ses brebis sont l'espoir, qui monte sous les cloches,
Et l'astre, qui se lève et saigne sur les roches,
L'idéal de nos fronts.

Car, plus tard, quand le soir, tourmenté de rafales,
Assiégera nos cœurs défaillants sur les dalles
Froides du souvenir ;
Leurs radieux Noëls résonneront encore
En nous, — et chanteront à nouveau, — dans l'aurore
D'un nouvel avenir.
Pilou.
Je pars dans huit jours et
je reviendrai en rapportant mes papiers


pour notre mariage.

l'a déjà faite





La bonne. — Je la connais
on me

Lous felibreis, co qu'ei quèu beitiaù, Jontou ?

celle-là,

Co deù esse

coumo

gnats, ni orne ni fenno !

!

IiUNETTERIE-OPTIOUE
tJu i I JLl^AJL. vl
li^UL

lous

Ouvar-



Vous chassez le faisan

en

Dor-

dogne, mais il n'y en a pas ?


M'en fiche ! Aujourd'hui, par arrêté

préfectoral, la chasse au faisan est
permise ; je fais l'ouverture !

E- Ordonnances
PE Y ROT
F.LS,
des Docteurs Oculistes.



Ecoulez bêler les douces agnelles;
Les cloches blanches du matin,
Aux voix plus douces que des vielles :
Ecoutez les douces agnelles,
Les cloches blanches du matin.

Examen de la vue.

PÉftlGUEUX
JU ly 1U U L U A

*

Automne-Combat
Cloches
o
«
»

»
«



Impalpable et léger comme un voile de rêve,
L'âme tremblante des veilleuses ajourées,

rouges.

! puis, loin du faîte où nous sommes,
Dans l'ombre, tout au fond de i'abîme,— les hommes.
Les hommes I
c'est à dire une foule, une mer,
Un grand bruit, pleurs et cris, parfois un rire amer,
Plainte qui,
: »

Aux seuils mouvants et clairs des océans sonores,
Le temple du Veau d'or, qu'adoraient les Hébreux,
Se dresse inaccessible ; et la vague au sein bleu
Lèche ses pieds de granit rouge qu'elle abhorre.

Vers lui, rampent les toits plus humbles des serviles,

Que ploie au sol l'orgueil de sa masse d'airain ;
El vers les horizons fermés, tels des écrins,

Fuyez sur les vaisseaux endormis dans les rades :
La révolution vous suit, le glaive au poing.
Fuyez à travers les troupeaux en débandades,
Et prenez garde de trébucher... — La mort poind I —

Baigne d'une clarté de lune qui se lève
Le triomphe d'amour de son corps adoré.



(Y. IIugo, Ilernani, acte IV, scène II.)

7

Fraîche comme une grappe blanche de raisin.
Les velours noirs, dont les extases la caressent
Closent jalousement à l'aube sa beauté,
Son souffle est un baiser aux parfums qui la bercent
D'une harmonie ravie aux sources du Lettré.

Ou, comme un monstre légendaire, qui détale
Par le tombeau horriflìé des firmaments,
Et traîne sur les toits ses grelots de crotale
Plus sonores que ses ailes de diamants.

Plus doux aux soies brochées que le miel de la rose,
Le songe qui s'émeut aux ondes de ses seins
Exalte aux voluptés sa chair de marbre rose,

Esclaffant son ivresse aux myrrhes qu'il renâcle,
Tel un fauve, les mains rouges du sang des dieux,
Au seuil inviolé du sacré tabernacle.
Le barbare se dresse, infiniment hideux :

Elle dort, telle les colombes et les biches
En la splendeur de son refuge impérial,
La descendante des satrapes et des riches,
Le fruit d'orgueil du patricien seigneurial.

Moutonnantes à l'infìni courent les villes ;

Villes de désespoir brûlants et de déserts
Aux rues chargées d'éclairs et fumantes de larmes,

<r

Elle dort,... et là-bas les villes se réveillent

Villes, qui sombreront dans les appels aux armes
De bouvier, qui passe en chantant de vieux airs ;

«

Villes esclaves, où fleurissent des moissons
De râles corrompus et de haines grinçantes.
Comme de vies d'usine, et d'affres impuissantes,
Des mines affamées de jeunes floraisons ;

u

Ah ! Ie peuple



°

->

!

»

Vague qui broie un trône et qui berce un tombeau!
(V. Hugo, Hernani, acte IV, scène II.)

»

et n'entend pas gronder au fond des nuits
L'Angelus menaçant des plèbes qui s'éveillent

Aux seuils mouvants et clairs des océans sonores,
Le temple du Veau d'Or léve son front d'aurore,
Et darde vers le ciel sa lance de vermeil.

°
°

»
»

°
2

«

»

Accroupis, et muets, fixent leurs yeux d'onvx
Sur les horizons lourds d'étoiles frissonnantes.

Fuyez tout ce qui fut la force et le puissant.

Idéale en la nuit qui la rêve, Elle dort,
Sous le regard des séraphins qui la contemplent,
La fille des César, la déesse du temple,

Fuyez 1 Ecrasez-vous aux portes trop étroites :
Les dogues aveulis ont brisé leurs colliers.
Fuyez et comprimez en vos poitrines moites
Les cris d'effrois : Voici les rouges sangliers.

Que reflète le clair miroir des plafonds d'or.

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Son stupre de délire et sa soif de plaisirs.


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L'épave fracassée aux roches des rivages,
Après le vol des naufrageurs aventuriers.

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Les villes brûlent I —Fuyez 1— Les villes brûlent! —
Pluie de sousl Pluie de feuI Pluie d'astres I Pluie de sang!
Comme des louves affamées, les cloches hurlent ! —

Les valets ont roulé les portes résonnantes.
Sur les perrons blafards ; les sphinx et les phénix

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Elle cuve l'encens de l'aumône et des vices,
Et ne voit pas l'immense incendie, que le vent
Lève, comme un manteau de pourpre impératrice,
Vers le temple, sur l'horizon fauve et mouvant.

Et, tel un Jupiter cuirassé de soleils,

LA GAULOISE, liq. hygiéniq. par

»

Et marchent à pas pesants vers les lambris.

Que surveillent les yeux noirs et hantés d'effrois
D'un peuple, qui s'ignore au cœur de la nature.

MAISONS

»
j

Elle dort,...

Villes aussi de mâle-mort et de torture,
Où l'air s'empuantie aux remous des courroies,

....

Les cloches I Dans la nuit ! Les cloches !! C'est très loin,
Comme une mer de vibrations, qui déferle,
Sur des plages d'azur et des brisants de perles,
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