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Médias
Fait partie de Périgueux illustré
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-
N° 2. — Deuxième
Le N° : 10 centimes.
Année
15 janvier 1888.
BUREAUX ET ADMINISTRATION :
ABONNEMENTS :
Pérígueux
:
2f40
24 N09...
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S, Rue de la Nouvelle-Hallé, 5.
Directeur
:
Marc ESPINOUSE
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5 fr. la Case pour
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BIGRE ! Si on allait m'en faire autant.
BIBIIOÍHLOUE ]
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LE LA VILLE
.
ANNONCE SPECI2LEHíHTRECOMMANDEE A LA A-PAGE
.
I
PÉfílGUEUX !
12 numéros.
Le Caporal BRUT, de Périgueux, porté
à Tordre du jour de l'armée par le géné¬
ral Musnier, commandant le corps d'oc¬
cupation du Tonkin, décoré de la
daille militaire pour sa
mé¬
belle conduite
pendant la campagne.
LAGARDERE
Voyez Terrasse |'
La Cour, chapeau bas
M.
CASTANET,
dompteur et aéronaute
( Meunerie Pezo» j
M'le Jeanne DUCIÍLE
dans (Fais ce que dois)
de Coppée
Mademoiselle PEZON (Mme; CASTANET)
l'intrépide dompteuse de lions.
BRANTOME
De tous les sites charmants dont la nature s'est plu à embellir
Brantôme et son abbaye constituent certainement le plus délicieux.
notre cher Périgord,
La ville (i) qui paraît s'être établie sous la
protection de l'abbaye, — close au moyen-âge et
siège d'une châtellenie s'étendant sur trois paroisses (Brantôme, Cantillac et Saint-Pardoux-deFeix), — aujourd'hui chef-lieu de canton, est située un peu à l'aval du confluent de la Drône et
de la Côle et à 24 kil. de lan tique Vésone. — Bâtie dans une île qu'entourent les eaux vives et
limpides de la Drône, l'espace qu'elle occupe présente à l'œil le plus ravissant aspect (2).
Quatre ponts jetés sur cette rivière pour donner accès dans la ville ajoutent encore à l'effet si
pittoresque du tableau.
L'abbaye, dont les bâtiments, l'antique clocher et l'église sont situés en face, sur la rive droite,
presque au pied des rochers caverneux qui dominent les rives de la Drône, appartenait aux
bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur et fut, dit-on, fondée par Charlemagne. — Si cette
origine est contestée, il est cependant certain que cet établissement existait en 817, comme le
prouve.it les actes du Concile d'Aix, où il est cité sous le nom de Monastenum Brantosmii apud.
Petroccrios.
La grotte qu'habitèrent les premiers religieux existe encore ; — sur ses parois sont grossièrement
sculptés d'énormes bas-reliefs représentant : l'un une scène du jugement dernier, l'autre un calvaire.
Ces sculptures, toutefois, ne paraissent pas remonter au-delà du XVIe siècle.
Le monastère et l'église, détruits par les Normands vers le milieu du IX0 siècle, suivant la Gallia
Christiana, ne furent rebâtis qu'à la fin du x° siècle.
Le clocher, — tour isolée encore intacte et dont la construction paraît latine, — fut élevé vers
du XIe siècle. II repose sur un rocher coupé
le milieu
à pic, situé à côté de l'église, dont il n'est séparé que par
espace de 2raoo ; sa hau¬
un
teur est de 3omoo.
,
,
_
La ville de Brantôme
ne
paraît pas, jusqu'au XIIIe siè¬
cle, avoir eu de vie propre ; mais
à cette époque d'évolution so¬
ciale, elle ne tarda pas à suivre
l'exemple de villes voisines en
demandant son affranchissement.
Des privilèges lui
furent accordés,
Edouard I,r,
le 29 décembre 1271, par
roi d'Angleterre.
Son état de ville fortifiée lui attira les
de toute nature que les guerres an¬
glaises causèrent, pendant trois siècles, à la
province de Guyenne. L'abbaye fut plusieurs fois
maux
dévastée.
le seigneur de Mussidan, qui suivait le parti anglais et qui
déjà, en 1379, vrai écumeur de routes, pillait et rançonnait les populations de la
vallée de la Dordogne, s'empara de la ville de Brantôme, dévasta le couvent et
détruisit une partie de l'église. La ville, pour recouvrer sa liberté, dut prendre
rengagement d'entretenir sept forteresses anglaises ; — les religieux payèrent une
En 1382, notamment,
rançon.
Le 31 août 1400, Charles VI, roi
de France, confirma les privilèges de Brantôme
la représentation que les habitants de la communauté avaient payé et
payaient encore à sept forteresses anglaises, qui en avaient eu plus de 3>000
livres, « et que d'autant les pauvres habitants estoient affaiblis et en estât
indeffansable », — leur accorda 1,000 livres pour être employées aux réparations de
et,
sur
—
la ville.
les Anglais s'emparèrent de nouveau de Brantôme et y commirent
quatre ans d'occupation, contraints par les troupes
françaises d'abandonner la ville, ils renversèrent les
murailles, ruinèrent les fortifications et bouleversèrent
En 1404,
toutes sortes d'excès. — Après
l'abbaye. — Tant de malheurs ne purent être de sitôt
réparés, la ville étant épuisée et le couvent sans ressources. — Aussi l'église ne fut-elle réparée qu'en 1465.
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Le 4 février 1469, Charles duc de Guyenne, frère de Louis XI, à la requête de l'abbé Pierre de Piédieu, donna l'autorisation
de faire rétablir les murailles et fortifications qui avaient été démolies et ruinées par les guerres.
En conséquence, le 19 mars suivant, Messire Louis Bourbier, sénéchal du Périgord, fut député pour surveiller ladite fortification
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Les guerres religieuses, qui, dans d'autres parties de la province, amoncelèrent tant de ruines et firent couler tant de sang,
n'eurent aucune conséquence désastreuse pour l'abbaye de Brantôme, qui se maintint prospère jusqu'en 1793.
C'est pendant la période la plus tourmentée de ces guerres que Pierre IX de Bourdeille, célèbre sous le nom de Brantôme,
fut abbé commendataire de l'abbaye de Brantôme, dont il prit possession le 15 juillet 1558. — II mourut dans le château abbatial
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et restauration des « murailles, ponts, porteaux et balouards. »
Ce fut en 1480 que furent construits les cloîtres, — dont il ne reste plus aujourd'hui qu'une seule galerie, — par le même abbé
de Piédieu, qui restaura l'église en 1465.
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en 1614 et fut inhumé dans son château de Richemont.
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1793 ec
pendant un
demi-siècle, l'abbaye fut abandonnée ;
mais, classés comme
monuments historiques, l'église et le clocher ont été récemment restaurés ; les bâtiments du monastère
°nt été convertis en une école communale, et le présent, tendant ainsi la main au passé, a renoué la
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chaîne des temps.
CH. D.
M
(1) Les armes de la ville de Brantôme sont : d'azur à une f asce d'argent, chargée de 3 lions de
gnée de 3 fleurs de lys d'or, deux en chef et tene en pointe.
sable, accompa¬
(2) Cette partie de la vallée de la Drône fut habitée dès une haute antiquité, ainsi que l'attestent un dolmen
Peyre-Levade, près de Brantôme, et de nombreux débris romains trouvés dans les environs de cette
situé à
ville.
ANNONCES SPÉCIALEMENT RECOMMANDÉES
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otoGttp1^
Au moment des réceptions officielles du jour de l'An, il a été perdu, dans le péristyle
du palais de justice huit juges titulaires ou suppléants du tribunal de commerce, ainsi
qu'un plan de réformes. Le président de ce tribunal est très inquiet sur le sort de ces
malheureux, qui n'ont pas pu recevoir les félicitations du maire et du préfet. — (II y
aura bonne
CoutVì louauv
récompense.)
L'hôtel Matag'uerre, désirant savoir où en était la question des eaux à Périgueux,
brûle son 2m étage. Après cette expérience qui a duré deux heures et devant l'absence
Près h Préfecture.
du liquide si cher aux grenouilles et aux marchands
de vins, l'hòtel Mataguerre n'a
pas jugé à propos de continuer plus loin son étude en brûlant le lor étage ; il s'est dé¬
PfRl&UHUX
claré satisfait.
Dorénavant, les pompiers, en attendant que l'eau arrive, pourront tricoter des
chaussettes
pendant les incendies.
PETiTE CORRESPONDANCE
M. B.,
banquier à Périgueux. — Vous me demandez pourquoi Barodet ne mange
pas de canard ?
Peut pas vous répondre à ce sujet.
Mademoiselle C..., à Périgueux. — L'Amour Mouillé, allez y voir, c'est superbe.
Rebon est décidé à rentrer dans la cage
successeur
aux lions !>
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