FRB243226101_P2-800_1888_015.pdf

FRB243226101_P2-800_1888_015.pdf

Médias

Fait partie de Périgueux illustré

extracted text
-

Le N°

Deuxième année

29 Juillet1888.

PUBLICATION BI-MENSUELLE
ABONNEMENTS :
PÉRIGUEUX

:

24 N0»...

ANNONCES :

2*40

?7, Cours Fènelon,

Pèrigueux.

10 fr. la Case pour 12 numéros

Envoyer le montant
un

en

Mandat ou Bon postal.

Annonces illustrées : 20 fr.

Directeur



MMM

KàWWW

v
,-^W

f'

W

à » 'fï '

Eèêâmjiê '



MM

M!
MU
WSfúí

LE

LENDEMAIN

DES

ELECTIONS

bè, moun paûbré Piorou, Clerjouni ey botu.
Viodazè I notré roousur. Vodryo miey què co fuguè

Eh

notré bla!...

:

10 Centimes

/

UN DUEL SUR LES BORDS DE LA DORDOGNE
Et dire

qu'on n'en a rien su ì

Nul ne veut la payer,

de tous l'avis est tel.
Sur ce grave sujet, qu'avec fqrce on discute,

Le chef lassé finit par fléchir sous le poids

Messieurs, cessons toute dispute,
Le Règlement, ce soir, reconnaît tous vos droits.
On prend les instruments, chacun souffle, prélude,
C'est un bruit discordant à rendre un sage fou
Grosse caisse et tambour font aussi leur étude.
Dans ce flot musical on entre jusqu'au cou,
Le chef frappe des pieds et crie à perdre haleine,

Tout ce bruit le rend sourd, il n'entend plus sa voix.
Les instruments,

enfin, après beaucoup de peine,
Cessent de déchirer les tympans aux abois.
Le chef annonce haut : le numéro quarante !

Dans

une

petite localité.

Non, non, dit un piston, le numéro vingt-sept.
Non, quinze, dit un antre ; onze! dix! seize ! trente !
Chacun choisit le sien pour faire un tout complet.
Encor


nouveaux

débats et nouvelles chicanes :

Jouez chacun le vôtre et qu'il soit fait ainsi,

Dit le chef en fureur...

L'heure vient de sonner. La salle de musique
Attend les amateurs plus ou moins en retard ;
Sur quatorze qu'ils sont, aucun d'eux ne se pique
De se rendre à l'appel à huit heures et quart.
L'un n'avait pas

soupé, l'autre vient de voyage ;

Celui-ci tout le jour a souffert d'une dent,

vous

êtes tous des ânes.

En ton de mi bémol, en ré, tout comme en si.


Laissez donc tous les droits à celui qui gouverne,

S'écrie en nasillant le


quatrième alto.
Tais-toi, lui dit la basse, et souffle ta lanterne,

Cache ton instrument sous ton vieux paletot.


Au fait, dit lé trombone, ici chacun est libre

Celui-là n'avait pas sa femme en son ménage,

De choisir à son gré le morceau qui lui plaît.

Un autre avait perdu le ton de l'instrument

—Quand tufaís des solos, tiens mieux ton équilibre,

ils ont tous des motifs qui leur servent d'excuse,
Pour u'ètre pas présents au moment de l'appel ;

Lui dit le baryton d'une voix en fausset.
Et toi, souffle moins fort, tu me romps les

Pour s'amende chacun hautement se récuse,

Depuis que j'ai l'honneur de t'avoir pour voisin



Cuver mon vin !... veux-tu que sur ta maigre face
J'applique mes cinq doigts?—Sont-ils propres? maraud1
Tu peux t'en assurer, et s'ils ont de la crasse,
C'est qu'ils en auront pris sur ton sale museau.
Au moment où sa main se lève pour s'abattre,
Une basse aux aguets la saisit vivement ;
Un bugle et deux cornets vite accourent, puis quatre,


En leur disant :

UNE RÉPÉTITION DE MUSIQUE

Crois-t u donc, vieux soiffeur, faire ici des merveilles "
Va, tu ferais mieux d'aller cuver ton vin.



oreilles,



Pour calmer des héros le courroux discordant.


Messieurs, numéro vingt ! dit le chef en colère ;

Y sommes-nous ?... un, deux ! J'ai perdu mes cartons,
Dit le Mà solo, cherchant partout à terre.

Mais je le sais par cœur, de moi je vous réponds.
Le premier bugle en si n'a plus son embouchure,
Mais il prétend qu'il peut jouer sans son secours.
—Dix heures ! dit le chef, messieurs, c'est la clôture ;

Je suis content de vous... Revenez dans trois jours.

Après ces quelques mots d'une rare éloquence,
Chacun quitte la salle à peu près satisfait ;
Mais en gagnant son lit il se promet d'avance
De faire une autre fois ce qu'il a déjà fait.
Élèves, amateurs, chez qui l'orgueil pénètre,
Veulent un règlement qu'ils ne suivent jamais ;
Le plus sot veut donner des leçons à son maître,
Et payer par l'oubli ses soins et ses bienfaits.
Gioyaxni.

PAUL SEGONZAC
auteur dramatique

LES GANTS

Des rubans, des faveurs, hélas ! un univers
De bonheurs envolés, d'espérances éteintes
II jeta tout au feu : La flamme avait des

plaintes

D'enfant que l'on torture en dévorant cela.


Allons ! ditdl, c'est fait !


On était bien brouillés, brouillés depuis trois mois.
On pouvait maintenant se revoir sans émois,
Et parler l'un de l'autre avec indifférence.

Mais non, sa main trembla.

Pourtant, ce n'était rien, rien ou si peu de chose,
Des gants qu'avait un soir déchirés
l'ongle rose,
Des gants blancs, chers débris de quelque bal
joyeux.

On avait épuisé la première souffrance,

L'infidèle sentit une larmes en ses yeux.
Ce qu'il retrouvait là, c'était cette main blanche

Peut-être rêvait-on déjà d'un autre nid :
Tout était bien éteint, tout était bien fini...

Qu'il avait tant pressée à l'heure où le front penche
Sous les enivrements de la valse d'amour ;

Les tendresses d'hier, une simple faiblesse,

Cette petite main, si petite-qu'un jour

Moments d'égarement dont le souvenir blesse.

II avait essayé de l'emplir d'une larme...

On croyait se connaître et s'adorer aussi :

II souffrait et riait, trouvant un âpre charme

Rêve d'enfant malade, envolé,

A remuer en lui les cendres du

Dieu merci !
Or, l'hiver vint ; un soir, il resta dans sa chambre,
Seul, écoutant pleurer la bise de décembre
Dans la rue, et les doux souvenirs dans son cœur.

passé.

Et du fond de son cœur, dans ce rire insensé,
Les pleurs montaient, criant les regrets de l'ivresse
Et soudain, comme un fou que l'obsession presse,

C'est vrai : depuis trois mois il s'était cru vainqueur ;

Sans souci de la nuit et dédaigneux du froid,

Plus rien ne tressaillait en son être infidèle :

11 s'élança dehors...

Le jour où reviendrait l'amoureuse hirondelle,
II espérait pouvoir, jetant l'habit dè veuf,

Saluer le printemps avec un cœur tout neuf.
Mais l'hiver était long et sa jeunesse tendre...
En amour on est mort dès que l'on peut attendre ;

Celui-là seul sait bien ce qu'on goûte en aimant

Qui, cent fois déchiré, cherche un nouveau tourment.
II cherchait, il cherchait ! — II trouverait sans doute,
Car il était encore de ceux que l'on écoute,
Ayant au fond des yeux l'hymne jeune, pressant,
Auquel deux autres yeux répondent en passant
Et, dans ce rêve, il eut un mouvement honnête :
Pour celle de demain faire la place nette,
Ecarter .tout te qui de l'autre parlerait !
Et, très sûr de lui-même, il ouvrit un coffret
Meublé de souvenirs : lettres par cœur apprises,
Bouquets qu'on fit ensemble, aux beaux jours où les brises
Emportaient leurs baisers dans les grands arbres verts.

11 sonna :



Tout frissonnant d'effroi,
Si quelqu'un avait pris là sa place !

S'il n'allait retrouver qu'un visage de
Au seuil du nid jadis ruisselant de

glace
gaîté!...

II entra, lentement, honteux, comme hébété...
Elle le reconnut, et laissant son ouvrage,


Elle attendit... Alors, ramenant son courage,
II essaya d'offrir les gants qu'il rapportait ;
II dit que c'était là tout ce qui lui restait,

Car la flamme n'avait pas voulu les détruire !...

Elle, l'interrompant, clémente, d'un sourire :
Oui, fit-elle, on est mal tout seul par les chemins !
Et, repoussant les gants, elle donna ses mains.



Paul

Segonzac,

UN NOUVEAU JOURNAL ILLUSTRÉ

LoebIìoh de Fmmilms de Table

Notre compatriote Emile Goudeau, le char¬
mant poète et le journaliste plein de verve bien
connu

une

e_T5

U—J
C_D

PORCELAINES,

jolie petite feuille illustrée, le Pierrot,

où lé dessinateur Willette donne libre cours à
sa

Û2

de tous nos lecteurs, vient de publier

fantaisie.

Le Pierrot en est à son troisième

numéro.

/Y sa première page figure M. Floquet,
dans une toge romaine, et essuyant

Dépôt ? 24, Place Franche ville,
S'adresser au BAZAR PARISIEN

drapé

l'épée

laquelle il vient de pourfendre un gla¬
diateur empanaché. Cachée derrière ses ri¬
avec

BROUSSE

txí
W

>
O
A
ce
2:

A

l'étonnement,

PIHCH ILOVIS
LIQUORISTE A VILLAMBLARD (Dordogne)

F ils

Bvigeavid, 21

Place

deaux et montrant seulement sa tête coiffée du
bonnet phrygien, une pelite Pierrette, les
yeux agrandis par la terreur et
contemple ce spectacle.

TEMERÏTÏIÌTELLERIE, COUVERTS

pour Dîners, Soirées, Banquets, Lunchs, Fêtes, etc.

DANS TOUS LES CAFÉS

PÉR1GUEUX

(WsJ«l-)1oata£

HôteS de France et Café du Commerce

Nous recommandons le Pierrot à nos lec¬
teurs. Si jamais la banalité disparaît de la

TENU

terre, c'est qu'Emile Goudeau l'en aura chassée
à force de verve et d'esprit

PAR

BOIIS-FORTftltl

LE PIERROT

•PÉRIGUÉUX,- §

TRIPES A LA ME DE CAEN jeudis & dimanches

-c-O-»-

SOMMIERS ÉLASTIQUES PERFECTIONNÉS

O

Depuis 55S- francs

A. "VIKilsriDIRE
Propriétés de divers prix, Maisons, Empla¬
cements, Jardins, plaine du Petit-Changb et
sur tous les points de la ville et des environs.
S'adresser à M. DELCOMBEL, café de Plai¬
sance, aux Barris, Péri gueux.
M. Delcombel se charge également de la

cr
L_

Léon TEILLET
a, 1, Rue fli Calvaire, Pêripeai.

location de divers immeubles.

Pose de Rideaux et de

Réparations

Tapis.

de vieux fauteuils.

L'Hôtel S9 recommande à MM. les Voyageurs
par son confortable et sa bonne tenue.

BROU DE NOIX DES FAMILLES
DAOEAT

Fils

(Férigìievix).
AU PARADIS DES FUMEURS

F TEYSSOU

ce

Cours Michel-Montaigne, i 8, Périgueux.

ui

Adnainietratéur et dépositaire

UJ

TOUS LES JOURNAUX
De

<

la

localité, région et

Paris.

O

Tabletterie

EOUIER

k"

fine, Blagues, Porte-Cigares. et PorteCigarettes, Pipes, Fume-Cigares et Cigarettes.
Ecume, Bruyère et Ambre, Articles de priseurs.

Cigare»® de luxe.

î

PÏRIGUEUX^—^

La maison se

DIPLÔME D'HONNEUFlT"EXPOSITION NATIONALE, PERIGUEUX 1880

<
o

PÉRIGUEUX

Ou

o

charge de toutes les réparations

ooncernant

les

articles de fumeurs.

ûû
UJ
<L3

HORS CONCOURS (Membro dU Jury), EXPOSITION INTERNATIONALE OE BORDEAUX 4682

<

CAFÉ DU THÉÂTRE

L'ÉLIXIR TONI NUTRITIF

T.
GLACES ET SORBETS
aL
TVÂ&AS l M A

LOUEí^

PUCE BUCEAUD

et re¬
cons¬

tituant au chlore-peptonate do fer, préparé par
M. MASSIEU, pharmacien-chimiste , à

Mussidan (Dordogne), est aujourd'hui

très re¬
commandé par les médecins contre l'anémie,
les pâles couleurs, les digestions difficiles, les
névralgies, les maladies des femmes, du cœur
et du sang, et tontes les maladies qui ont pour

Chiruwen Dentiste
RUEGAMBETTA PERIGUEUX.


fiJUl

cause une faiblesse ou nue altération du sang.

LE FLACON

;

3f 25

Envoi franco contre mandat de 3' 75e.

S ìii> esse r <j

Louis HOITIGUT PÉRIGUEUX

t\"mm,Riie iqu,lient

i

PHOTOGRAPHIE IMtmolHE

Grand Entrepôt des Houilles
CHARBONS k COKES FRANÇAIS k ÉTRANGERS

N. SCHETTINO
Ex-opérateur de ta Maison SERENt
A.

O
<

Rue

£

PRIME,

RÉDUCTION SENSIBLE DES PRIX.

Pas de payements
ON

OPÈRE

PAR

d'avance.

TOUS

LES

àîGMHTMD

TEMPS

PÉRIGUEUX

Appareils perfectionnés pour le chauffage domestique
GROS ET

DÉTAIL.
On porte

IM"

DELACES, JOUCLA

USSANOREÂU
RUE DE LA ÒirÉ 4-PÉRIGUEUX

32, rue du Port, et cours Fèneton, 17

BORDEAUX

Fournier-Lacharmie, PERIGUEUX.

Agrandissements inaltérables.
COMME

Gros, Moyens, Mexiixs et Brique ttes

VINS ENGROS



PRIX

MODÉRÉS

à Domicile.

CERART. APS

oo