FRB243226101_P2-801_1886_003.pdf
Médias
Fait partie de L'Entr'acte périgourdin
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Première Année
Prix : 10 centimes
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Numéro 3
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LITTERATURE, ARTS, THEATRE
COMMERCE, INDUSTRIE
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Réclames.
j
:
i.
BIBLIOTHEQUE
}'s & vCL'E
01 GUEUX
L'ENTR'ACTE
Périgueux, le 28 mars 1886.
IvX f§NPANTS DE LA ,§0l-{D0G^E
Société de
Gymnastique, de Tir et de Marches.
Elle a sonné, l'heure de
Tespérance !
Nos jeunes gens, fiers et pleins de vaillance,
'Plus tard seront des soldats triomphants.
cette théorie non moins
fantaisiste que paradoxale, à savoir que
les Allemands nous avaient battus en
relle , en
1870 uniquement parce .qu'ils savaient
mieux valser que nous, et qu'ils possé¬
besoin de s'arrêter dans une cle ces ves¬
qu'avec de
semblables dispositions,
Philémon Chanterelle s'était livré, corps
et âme, à l'étude de la fugue et du con¬
tre-point. Dès qu'il avait pu arracher
Ils s'en iront, redoutable avalanche,
Aux bords du Rhin, pour la conquête armés !
Nous leur devrons l'honneur de la revanche...
Saluons ceux qui les auront formés !
son 'secret à un instrument, il se met¬
tait aussitôt à en étudier un nouveau, et
c'est ainsi qu'il jouait également du
violon, du cor de chasse, de la clari¬
Ceux-là, ce sont les hommes qui, sans phrases,
Savent dresser la jeunesse aux combats,
Aux champs de tir, comme dans les gymnases.
Et préparer le prochain branle-bas !
Nos fils, un jour, sauront venger leurs pères ;
Ou les verra battre T envahisseur ;
nette et de la grosse, caisse. Le piano
lui-même n'avait pas échappé à ses
investigations, et pendant longtemps
Philémon fit la fortune de l'industriel
dans les magasins duquel il avait choisi
son armoire à
musique, grâce au nom¬
bre incommensurable de cordes qu'il fit
doigté de fer et qu'il fal¬
casser sous son
prospères,
L'Alsace aussi chassera Voppresseur !
Courage donc. Enfants de la Dordogne !
Continue- vos louables efforts ;
Ne cesses pas l'héroïque besogne
Qui, chaque jour, doit vous rendre plus forts.
Par les marches, le tir, la
gymnastique
T'nusprépare7 de nerveux combattants
Qui te vaincront, colosse germanique,
Lorsque la L rance aura dit : « II est temps! »
,
Voilà pourquoi, délaissant la
satire,
plus sérieux;
Car aujourd hui le
sujet qui m'inspire,
C est notre honneur, dont
je suis soucieux !
Mes vers ont pris un tour
ZIG.
franchissant cle son pied le
plus léger l'espace qui séparait son do¬
micile cle celui du docteur, sentit le
verve, ma foi !
daient à un degré supérieur le sens
musical.
Je ne surprendrai personne en disant
La France peut compta' sur ses enfants ;
Pour Met\ luiront des destins plus
PÉRIG0URD1N.
lait remplacer.
Passé maître dans la musique instru¬
mentale, ou du moins se considérant
tel, Philémon Chanterelle se
comme
réveilla un beau matin avec la convic¬
tion que la musique vocale devait éga¬
lement faire partie de son bagage ar¬
tistique. Deux ou trois sons proférés â
plein gosier, c'en fut assez pour qu'il
se considérât comme le premier chan¬
pasiennes dont 1 accès est interdit aux
dames, et d'y épancher le trop-plein
de sa poche vésicale. C'est une de ces
obligations fort communes clans la vie
des hommes et que la plupart cl'entre
nous
accomplissent sans la moindre
conséquence fâcheuse. Mais je l ai déjà
dit : Chanterelle ne ressemblait pas à
tout le monde ; il était musicien et
amoureux, deux motifs péremptoires
pour le faire perpétuellement voyager
dans un monde idéal et fantastique dont
les esprits terre-à-terre ne pourront
jamais sonder les infinies profondeurs.
Son
était constamment hanté
cerveau
par ces deux choses également ado¬
rées : la musique et sa belle !
avait il souvent des distractions étran¬
aussi
ges, et notamment le soir dont je parle,
après Popération aquatique à laquelle
il venait de
se
livrer, négligea-t-il
de
s'assurer que tout était bien remis clans
son état primitif, et ne s'aperçut-il pas
que, dans sa précipitation, clans
désir d'arriver plus vite chez le
son
bon
docteur, il avait oublié de réintégrer
clans sa culotte 1 intégralité cle ce vête¬
ment cle toile que la vertueuse Albion
nomme en rougissant un « inexpressible, » et que nous appelons tout bon¬
teur de
nement la chemise. Un léger pli de
toile blanche s'étalait sur le. fond noir
profond d'une forte basse ou le léger
fausset d'un trial ? C'est ce que Chan¬
terelle ne se demanda pas un seul ins¬
tant. 11 était chanteur, sans qualificatif,
et cela suffisait à sa gloire.
Personne ici-bas n'est parfait, et, pas
plus qu'un autre, Philémon n'avait pu
échapper aux misères humaines. C'est
vous dire que,
quoique ou parce que
du pantalon, et y produisait
d'une larme argentée brodée au
France et de Navarre. Etait-il
ténor ou baryton ; possédait-il le creux
l'effet
beau
milieu d'un drap mortuaire.
La chose passa d'abord inaperçue,
il n'est pas d'usage, dans le monde
car
il faut, cle contempler d'abord
les souliers d'une personne qui entre
dans un salon, pour ensuite élever pro¬
comme
gressivement les yeux jusqu'à son
visage. Et puis, notre ami Philémon
avait, ce soir-là, un air si conquérant,
la joie irradiait tellement son visage,
rigueux le moindre bal, la plus petite qu'il n'était venu à la pensée de qui
sauterie, sans que Chanterelle ne cher¬ que ce fùt cle détailler le nouvel arri¬
chât à figurer au premier rang des in¬
vant, et cle passer en revue les diverses
vités. Disons tout cle suite que ce
parties du personnage.
Sollicité par la maîtresse du logis de
n'était pas pour le futile orgueil de
faire valoir les charmes de sa personne,
soupirer une cle ces délicates romances
ou
d'esquisser devant un cercle de dans lesquelles il excellait, et au cours
douairières ahuries, des ailes de pigeon
desquelles, à certains passages spécia¬
ou des
jetés-battus ; ce qu'il recher¬ lement langoureux ou larmoyants, il
musicien, ilétait amoureux. Eiant amou¬
reux, il s'était lancé â corps perdu dans
le monde, et il ne se donnait pas à Pé¬
L'HIRONDSLLE MORTE.
Tout le monde, à/
Périgueux, a plus
moins connu, voilà bientôt dix
ans,
Philémon Chanterelle, un artiste con¬
vaincu doublé d'un
original à tous crins,
ou
que les hasards
de la vie claquemurè¬
rent
longtemps entre les dossiers pou¬
dreux cl une étude d officier ministériel..
Ce que le pauvre
garçon souffrait, au
contact aussi malsain
que journalier du
Code de procédure, pas n'est besoin de
le dire, et bien souvent, à la barre du
tribunal, entre deux appels de causes,
le
d une
on
surprit griffonnant
en
marge
cédule, ou au bas d un état de
frais, des signes cabalistiques se rap¬
prochant a s y méprendre de ces petits
points noirs agrémentés d'une queue,
dont se servent les compositeurs de
musique pour transmettre à la posté¬
rité les inspirations d'un
génie la plu¬
part du temps incompris. Pourquoi,
d'ailleurs, ne pas l'avouer? Chanterelle
vivait
uniquement pour la musique ; il
en elle Y alpha et Y oméga de
toutes choses, et rien de ce
qui se
passe, s est passé ou se passera sur cette
minuscule planète qu'on
appelle la
Ierre, n avait, d après lui, sa raison
d être ou ne trouvait son
explication
sans la
musique. Moi qui vous parle,
ami lecteur, je 1 ai entendu un
jour soutenii et
développer, avec beaucoup de
voyait
réunions mondaines,
chait, dans les
c'était la présence de sa bieri-aimée,
c'était l'éclat de ses beaux yeux, l'en-
cburagement de son sourire, l'espoir
depuis longtemps caressé d'une union
aussi légitime que mal assortie. Rien
ne le rebutait
pour essayer de plaire â
sa cruelle
Dulcinée ; c'est pourquoi,
n'ayant pu réussir à la convaincre, soit
par un solo de clarinette, soit par l'exécution sur la grosse caisse des Varia¬
,
le Carnaval de Venise, il se
donna tout entier au chant, et, plus spé¬
tions
sur
cialement, à la culture de la
romance
plaintive et sentimentale. C'est, comme
l'allez voir, ce qui le perdit dans
l'esprit de sa belle.
Un soir de l'hiver de 187..., l'aima-
vous
ble
docteur K...
réunissait dans
son
hospitalière demeure tout ce que l'antique Vésone pouvait contenir à cette
époque cle gentes damoiselles, d'honnestes dames et de poisseux accomplis.
Philémon avait, cela va sans dire, reçu
des premiers une invitation ; le pro¬
gramme de la soirée comportait un con¬
cert, suivi d'une sauterie.
Pour être musicien,
chanteur de
on
romances
n'en est pas
voire môme
sentimentales,
moins homme. Chante¬
roulait sur P assistance ébahie des yeux
de carpe frite et des
regards de chèvre
Chanterelle ne se fit pas prier
et chanta Y Hirondelle morte. C'était
morte,
un
de
triomphes. Nul, mieux que
ses
Philémon
malheurs
ne
,
de
savait s'associer aux
l'infortunée hirondelle ;
dépeignait la morne tris¬
qui 1 envahissait au souvenir du
sort cruel cle cette pauvre victime, le
geste, le regard, la voix; ce n'étaient
plus des sons qui sortaient de son go¬
sier, mais bien de véritables sanglots.
Ah ! Philémon était un grand artiste !
11 allait donc, égrenant douloureuse¬
ment la plaintive mélodie, et se déta¬
chant cle plus en plus de la réalité des
choses, quand tout à coup une cle ses
aimables auditrices aperçut le bout
tout, en lui,
tesse
fatal de toile blanche dont la teinte im¬
maculée venait si singulièrement faire
apparition au milieu de cette so¬
ciété very select. Un rire à peine étouffé
son
souligna aussitôt la constatation cle la
présence intempestive de cet étendard
d'un nouveau genre. La clame a beau
dissimuler derrière son éventail 1 accès
cle folle gaie te auquel elle ne peut résis¬
ter. Vains efforts ! Ses regards, d'ail¬
leurs, la trahissent;
car
plus elle veut
L'ENTR'ACTJE
détacher ses yeux
de dessus le malen¬
contreux bout de toile, plus la blan¬
cheur étincelante de hobjet la fascine
et
redouble
hilarité.
son
Chacun suit
alors des yeux le regard de la clame, et
c'est immédiatement comme autant de
narquois et rieurs que le pauvre
Chanterelle voit braqués vers le milieu
de sa personne. Lui, cependant, ne
s'aperçoit de rien ; plus les rires redou¬
blent, plus ses sanglots deviennent fré¬
missants, et hinfortuné Philémo'n noie
la fin de sa romance dans un déluge de
larmes, que sa chemise entière aurait
été impuissante à sécher.
canons
Chanterelle s'attendait à recueillir
les bravos enthousiastes auxquels il
était habitué. Un immense éclat de rire,
longtemps contenu, souligna seul
d'orgue final, et Philémon n'y
comprit rien. Mais quelques minutes
après, conduit par le docteur dans une
pièce voisine, et mis devant une glace
en
présence du petit bout de toile révé¬
lateur, Chanterelle s'expliqua la gaieté
trop
le point
inusitée de
son
auditoire. Prendre son
PÉRIG.OURDIN.
»
A demain !... II y a encore de l'ombrage
l'herbe verte dans les grands bois de Glamart.
»
et de
Jacques.
P.-S. — Aie soin de me. rapporter ce billet ;
car s'il tombait entre les mains cle ton mari, nos peti¬
tes combinaisons se trouveraient compromises. »
»
Hélas ! cette lettre renfermait tout le secret de
l'ami Jacques.
Mais où sont les neiges d'antan ?
Aujourd'hui, 1 étudiant est un homme arrivé
Marié,
père de famille, membre de ceci et de cela, il ne
désespère pas d'être un jour député. 11 a été
jeune !... et voilà tout.
Si j'avais l'espril: inventif, j'aurais essayé de
tirer un roman réaliste de F étrange situation de
ce Rodolphe d'occasion
et de cette Mimi dé
contrebande, exploitant le vice de Coupeau, au
profit de leurs coupables amours. Murger, en
effet, n'avait pas connu les égouts fouillés par
et vous le connaissez tous, à Périgueux.
Zola !
Quoi qu'il en soit, celte lettre, à mon evis,
méritait d'être publiée. II y a un grand ensei ¬
gnement dans ces quelques lignes; mais le
temps et le courage me manquent pour commen¬
ter
ce
petit chapitre de la vie parisienne, et
d'ailleurs mes lecteurs'sauront aussi bien que
moi en tirer la moralité qui en découle.
La moralité ! diront quelques-uns; mais
il n'y en a pas !
—
—
Cherchez bien !
Paul LEBRETON.
chapeau et s'enfuir, fut pour lui l'affaire
d'un instant. MUe M..., sa Dulcinée,
n'entendit plus jamais parler cle lui !
stupides. II me faut une compensation,mon
gentil seigneur, ou. foi de coquille! je ne te
lâche plus. »
L'Amour se pencha tout rageur, et deux
grosses larmes tombèrent ; I'huìtre s'ouvrit:
elle avait les
perles !
Depuis ce jour, I'huìtre domine dans les
jeux de l'Amour : c'est l'ócrin do la beauté...
c'est le mets préféré des folles soúpeuses ;
mais le dieu de Cythère garde un secret
ressentiment contre le charmant tribut qu'il
a
du lui payer. II a, paraît-il, horreur des
perles, et dès qu'il va chez une jolie femme...
d'esprit, il fait dire à tout le inonde que ce
n'est pas pour... en eniìler!
RACHILDE.
LE
QUIPROQUO DU CAPITAINE
Vous savez que la troupe de Piélro Bono
rie; viendra pas cette année à Périgueux. II
pàrait que la municipalité n'a pas voulu lui
accorder l'autorisation de s'installer sur la
place Michel-Montaigne, et, pour ma part,
je le regrette, car j'aurais eu beaucoup de
plaisir à voir et à entendre Ange le et Mar¬
celine Bono, deux divas foraines dont on
m'a beaucoup parlé, mais que je ne con¬
nais pas. Un de mes amis, qui habite
Brive, où la troupe Bono se trouvait récem¬
ment, m'a raconté, à propos
Messieurs les musiciens amoureux,
songez à la triste équipée du pauvre
Philémon Chanterelle,, et lorsque vous
D..., possède depuis peu deux belles ju¬
ments, Satinette et Wanda, dont il parle
à tout propos et mênie hors de propos, au
irez en
soirée, prenez bien toutes vos
précautions avant de franchir le seuil
Chacun de nous hausse la voix,
Va,... vient,... s'agite,... se démène...
Mais, dans la comédie humaine,
cle votre chambre !
Jehan des BARRIS.
It faut des Entr'actes, parfois,:
grand désespoir de ses amis. Plusieurs de
ees derniers étaient réunis, il y a quelques
jours, chez M"1" M... et causaient de l'adua¬
lité corrézicnne du moment, c'est-à-dire des
deux étoiles du théâtre Piétro Bono.
Le candidat, — bavard hors ligne, —
D'un long discours nous .fait cadeau,
Et... boit... pendant que son œil cligne:
C'est l'Entr'acte du verre d'eau ! —
—
La prude, — en très habile artiste, —
Une minute avant de... choir,
Se voile... et rit dans sa batiste :
Voilà l'Entr'acte du mouchoir ! —
—
Avez-vous la tète obsédée
D'un travail qu'on vous imposa?
Elornuez !!..
Viendra l'idée :
C'est Y Entr'acte du coryza !...
|E jpGRET M l'ÂIÏ fáCPES
—
Lui, le íils, — que j'appellerai Jacques, car
je ne puis vous dire son vrai nom, ■— avait
vingt-deux ans et faisait son droit à Paris.
L'heure des vacances ayant sonné, le jeune
cruelle qu'elle lût.
Quelques jours avant le départ de sou fils, la
aussi
mère était en train de vérifier et de mettre en
bon état la garde-robe du futur disciple de Cu-
jas, lorsque, à sa grande surprise, elle décou¬
vrit la lettre suivante, dans une poche de ves¬
ton
«
»
Paris, lc 29 juillet 18...
Clièrc belle,
1! est .domain dimanche et je l'aime
moment, le capitaine D...
pénétrait
—
ZAN-ZIBAB.
larde !
Une huître bâillait au soleil... l'Arnòur
voletait le long des vagues. Vénus, laissant
là le bambin, était à se baigner avec ses
nymphes. Mais il n'est pas bon d'abandon¬
ner
son
enfant quand céjûLci est aveugle!
L'Amour, en voletant, se sentit soudain
pris par le pied; il lit de grands cris, se
secoua...
Peine inutile
:
ï'huìtre
tenait
L'Ainour, se croyant en puissance d'un
ennemi formidable, parlait d'appeler la
foudre de Jupiter, l'épée de Mars ou le tri¬
dent de Neptune. II agitait frénétiquement
ses ailes, resserrant de plus en plus l'étau
qui broyait son pied rose; en lin, il com¬
posa. ce que doit toujours faire l'Amour aux
abois.
-
—
en voici nue, cueillie ce malin dans une
grande feuille de Paris :
AVIS.
—
Une demoiselle désire céder
un
divan,
la somme de 60 ír. Consentirait
môme à perdre quelque chose dessus.
presque neuf, pour
*
* *
Dialogue :
Que pensez-vous de la femme en général ?
je ne l'aime qu'en particulier.
—
mollusque répondit d'une voix ironi¬
On causait viol l'autre jour au loyer des artistes.
que :
«
Les annonces de certains journaux sont parfois bien
amusantes ;
—
Que veux-tu ? » demanda-t-il en tâ¬
tonnant, pour atteindre son bourreau.
«
II y a assez
longtemps, petit vaurien,
toujours. S'il
le plaisait cle m'accorder ta journée, je l'attendrais au
petit restaurant que lu connais. Je t'envoie les dix
francs réglementaires. Tu auras soin, comme par le.
passé, de les oublier sur un c.oin de la cheminée. Ton
ogre (lisez: mari !) ne peut manquer de s'en empa¬
rer pour aller sé distraire an cabaret. Le soir, â ton
retour, il sera ivre, et, comme d'habitude, tu auras le
que je te "guette, et puisque je te tiens, fai¬
sons nos conditions. Tu animes et réjouis
droit de le fâcher.
tu me destines à être Femblême des femmes
»
ce
Voyons, laquelle des deux préi'òres-tu 1Oh ! moi, voyez-voùs, cela m'est égal.
Si j'étais montésurl'une.je- n'en descendrais
pas pour enfourcher l'autre.
Le malheureux s'était mépris : il avait cru
que l'aréopage discutait sur les qualités de
ses deux juments, Satinette et Wanda.
Vous pensez si on a ri, à Brive-la-Gai.l-
Le
:
A
—
ferme !
Enfin, il fallut se résoudre à la séparation,
j'étais
dans le salon.
Tu arrives à propos pour nous mettre
d'accord ! lui cria P... à brûle-pourpoint...
—
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu...
aviez à choisir
à moins de l'abandonner aux...
Ed. NAHERG.,
joie.
vers :
vous
appelé à me prononcer à ce sujet, je don¬
nerais probablement ma langue au chat...
homme s'était fait un devoir d'accourir pour
embrasser sa vieille mère, dont il était l'unique
quement sa mère. Son œil d'homme avait tou¬
jours les refiels de tendresse qui autrefois ani¬
maient ses yeux d'enfant ; mais son esprit était
ailleurs. U étudiant songeait... II songeait à
quoi ? Je l'ignore... Peut-être au sonnet d'Ar-
messieurs, dit malicieuse¬
Avouez,
—
La question de cabinet !!...
était tout de suite alarmé.
de talents! s'exclamait P..., un petit
qui est proche parent du capi¬
lieutenant
taine D...
aussi embarrassés que votre ancêtre Pàris.
Ma foi ! reprit P..., j'avoue que si
A son rôle, au moment suprême,
L'Entr'acte, enfin, se reconnaît :
II sauve..., allège... et résout même
appétit, avec des regards tristes, des dis¬
tractions étranges, et son cœur en éveil s'en
que
entre les deuxdivettes, vous seriez presque
—
sans
Marceline, reprenait l'autre, est l'ingé-
--
—
.
...
—
nuité et la poésie personnifiées !
Toutes les deux ont autant de charmes
ment Mme M..., que si
—
Pauvre inère ! Elle avait vu son lìls soucieux,
Auge le est charmante ! disait l'un, et
elle remplit ses maillots encore mieux que
ses rôles,
—
Arrivé depuis quinze jours a peine, Jacques
parlait déjà de repartir : il avait comine la nos¬
talgie du quartier Latin !
Tu as dû laisser là-bas quelque affection
bien chère, disait la vieille femme en essuyant
une larme
Ah ! tiens, pardonne-moi, reprenait-ello ; niais, sans les connaître, j'en veux à
ceux qui te rappellent là-bas et me privent sitôt
de ta présence !
Sans répondre, Jacques regardait mélancoli¬
cle ces char¬
mantes artistes, une anecdote assez amu¬
sante. que je vais vous répéter tout bas.
Un des meilleurs et des plus braves sol¬
dats de la garnison briviste, le capitaine
chaque être de la création par tes plaisirs :
seule, je suis oubliée, attachée à ce rocher,
privée de grève, insensible... je suis con¬
damnée au malheur de ne pas connaître tes
douces voluptés, et je sais que, dans F avenir,
Une choriste, réputée pour sa naïveté, se met à
dire :
Vous me croirez si vous voulez, mais la première
fois... j'ai été prise d'assaut.
lit tu n'as pas crié ?
Oh ! si... j'ai crié comme une malheureuse...
neuf mois après.
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de ce
nom, place Saint-Silain, 1. à Périgueux, un Hôtel meublé, où se trou vent réunis le luxe et le confort
que recherchent d'ordinaire les touris tes et les voyageurs. L'Hôtel Brachet est situé
près les boulevards, a u
centre de la ville et des affaires.
MODÉRÉS.
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PÉPJGUEUX
et
jpxxlblicaLtioxis illxxstrées.
BILLARDS.
Consommation Se Premier Choir.
