FRB243226101_P2-801_1886_012.pdf
Médias
Fait partie de L'Entr'acte périgourdin
- extracted text
-
Prix
Première Année
LITTERATURE, ARTS,
ABONNEMENTS
Six mois.
THÉATf
:
Numéro 12
10 centimes
'COMMERCE
INDUSTRIE
INSERTIONS
Annonces,
Réclames,
L'ENTR'ACTE PÉR1G0URDIN.
Péri gueux,
1er Août 1886.
HMHFFF.
M.
idateur de scu berceau murent le visiter
íLe Qoât sévère et pur, /'aimable fantaisie,
Qui, voulant tous les deux amplement le doter,
.Lefirent prosateur empreint de poésie,
oyi insi gratifié de ces dons précieux,
(lì n r ou r il traversa la Qfédilerrance,
XI scu talè'nl mûrit sous les splendides cieux
fui couvrent des émirs la terre fortunée !
d) u pays africain, Taubige a
rapporté
pas faites sans peine. Je suis en habit, sans
gants, et pour cause, mes mains déchirées
sont trop enflées pour que j'aie pu les mettre.
De ci, de là, quelques gouttes de sang ont
taché les fleurettes.
Voilà mon bouquet, à moi, dis-je en
m'inclinant devant ma marraine ; ce sont
les giroflées de Saint-Front que vous aviez
—
remarquées ces jours-ci. Elles sont aujour¬
d'hui à vos pieds comme un témoignage de
ce que peut faire pour vous l'aífection de
votre filleul.
*
A ces mots, ma marraine devina tout.
Elle m'embrassa en me blâmant très fort.
Mais plus elle accentuait ses reproches, plus
sa voix s'attendrissait, si bien qu'il arriva
un moment oh elle ne put plus parler, et
que des larmes mouillèrent ses paupières
dtes souvenirs charmants, d'adorables légendes...
et je pleurai aussi.
XI sa plume élégante a parfois raconté
en
—
Pour vous, belle lectrice aux lèvres si gourmandes!—
Quelque histoire d'amour, quelque trait glorieux,
'J(écits étincelants dont ilfit la conquête
Sous les palmiers, i l'heure où J'hébus radieux
i'ait cherché r l'ombre épaisse aux en fants du Prophète!
OAussi put-il bientôt, sans se montrer pressant,
Séduire leur à tour Joule- le redoutable,
*
-
Ces baisers, j'en sens encore l'impression,
dépit de mes cheveux blancs. Chaque
armée, à un anniversaire que je fête dans
la solitude de mon cœur, je me remémore
ce tendre souvenir qui date déjà de si loin.
Jlévoque l'iniagë de celle qui fut ma mar¬
raine, et, oubliant le présent, perdu dans le
passé, je ferme les yeux pour mieux la voir
dans le rêve de mes vingt ans.
PEÏITPAGE.
Quand elle sortit, elle s'aperçut avec effroi
son collier s'était détaché. Elle chercha
longtemps, lit chercher par ses femmes, ce fut
eii vain. Elle rentra chez elle, affligée et sou¬
cieuse, se promettant de faire souiller, au jour,
que
la rivière et de mettre tout en œuvre pour
retrouver le cher objet auquel elle tenait plus
qu'à sa vie.
Son espoir fut déçu. Une tempête effroyable
s'éleva pendant la nuit. Les vents soufflèrent
avec rage, brisant les arbres, saccageant les
massifs, soulevant les îlots de la rivière, déjà
grossie par une pluie torrentielle qui dura toute
la journée suivante.
A la lin de la tourmente, lorsque les éléments
mis en fureur s'apaisèrent, Claudia íìt faire les
recherches qu'elle avail projetées avant la tem¬
pête. Le fond de sable qui s'étendait devant la
pelite anse avait disparu. Des pierres mêlées à
la vase, des débris de branches brisées enche¬
vêtrées dans des lianes rompues, encombraient,
à cet endroit, le lit de la rivière.Malgré ces obs¬
tacles, tous les plongeurs du pays explorèrent
le fond des eaux. Us ne trouvèrent pas le collier
perdu.
Parfois, de nos jours, quelque pêcheur hem
ramène, dit-ou, une perle clans son éper¬
reux
vier. C'est une de celles échappées au joyau
précieux dont la perte lit pleurer les yeux de
Claudia, la belle mortelle.
LUCIUS.
X t l'habile barbier nommé Xillemessaut.
Revue et Figaro,
rien
n'est inabordable
Tour-lui qui, du francaisfgardant lentes les lois,
HISTOIRES Eï CONTES PÉMMS
pl transformé sa plume en baguette magique.
c-Ju Constitutionnel on le vit maintes f ois
Signer un feuilleton qui bravait la critique.
Vestes rouges, qu'on rit affronter le trépas,
Près
héroïquement dans les champs dû Mexique,
J l conta votre histoire an milieu oies
pampas,
Q-uérilïerosfameux et grands comme /'antique !
(Somme peur vous, raillants, dent ilfixa les traits,
Sa villa dominait la rivière. C'était une riche
construction avec un péristyle soutenu par huit
colonnêttes aux chapiteaux finement fouillés".
Des jardins où s'épanouissaient les fleurs les
plus rares et qu'arrosaient les eaux d'une fon¬
taine fameuse, encadraient cette belle résidence.
L'été, pendant les chaudes nuits, alors que
921 dont tl a dépeint /'immense grandeur d'âme.
la lune brillait au ciel, la Vésonienne, suivie de
.Les armes ent peur hu les
ses
plus puissants attraits;
Test un hardi champion, un friand de la lame !...
ZIG.
LE BOUQUET DE IÁ MARRAINE
Evocation de la vingtième année'
C'est sa fête ! "A cette femme charmante,
qui va recevoir le tribut méì'ité de tant
û hommages,
je veux, moi son tilleul, lui
oií'rir un bouquet comme je l'ai rêvé.
Oh ! ce bouquet est bien
modeste, une
toulìe dè giroflées, pas
davantage. Mais les
giroflées qui fleurissent sur les corniches
inaccessibles de l'antique édifice où je veux
los atteindre, tentent la poésie de ma
jeu¬
nesse et 1 énergie de mes
premières au¬
daces.
Je risquerai dix fois ma vie pour Tes avoir,
les giroflées qui s'épanouissent là-haut, en
plein soleil, à l'air libre, sur le vieux clo¬
cher de Saint-Front où résonnèrent jadis les
sonneries joyeuses de mon baptême. Oui,
je les veux et je les aurai, malgré le péril,
malgré les pierres disjointes qui crouleront
sous mes pas, maigre le vide
qui s'ouvrira
devant moi lorsque je me pencherai
pour
les cueillir... et je les eus, en effet.-les fleurs
du clocher, malgré le péril,
malgré les
pierres disjointes qui croulèrent sous més
pas, malgré le vide qui s'ouvrit devant moi
lorsque je me penchai pour les cueillir.
*
*•
*
•
Elle est
jolie, ma marraine, très jolie,
avec ses grands yeux, sa
pâle figure et ses
cheveux noirs qui descendent en bandeaux
ondulés sur son front.
Los bouquets
abondent chez elle. II y en
de toutes les formes, de toutes les cou
leurs, de-tous les pays. Ici, les aristocrati¬
ques camélias émergent des corbeilles de
a
vieux cuivre, là
d'étranges orchidées bai¬
gnent dans des potiches japonaises, partout
des roses superbes s'étagent sur les tables,
s amoncellent sur les
consoles, encombrent
les cheminées. Le salon est
plein de leurs
parfums.
*
H-
•I arrive encore fout ému.
L'àscensioii du
clocher, la conquête des giroflées ne se sont
femmes, descendait vers la rivière.
Une allée de roses de Tbrace, de celles qui
exhalent des senteurs puissantes, conduisait
aux fraîches rives où Claudia avait coutume'de
baigner, aux heures chères à Ph'cebé.
La Vésonienne était une raffinée. Issue d'une
mère née à Cuide où régna Vénus, elle avait
se
gardé de son origine asiatique l'am on r dos vo¬
luptés élégantes. Elle tenait, en outre, de son
père, Gaulois et fils de Vésone, cet esprit char¬
mant et cette grâce de langage qui distinguaient
les enfants de la ville municipe.
Quand elle recevait chez elle les gens de
marque de la cité et qu'elle leur donnait des
fêtes, ses invités s'en retournaient les yeux
éblouis et les oreilles enchantées. Elle avait
mimé la pvrrhique mieux que les plus célèbres
danseuses de Rome, elle avait récité une ode
ardente d'Horace avec autant de passion com¬
municative qu'en ent mis à la dire le plus ému
des poètes et, fermant les yeux devant cette
vision troublante, tandis que s'éteignaient les
flambeaux de la villa, Ions, en s'en allant, sen¬
taient qu'ils laissaient derrière eux un peu de
leur âme et beaucoup de leur cœur.
Ce soir-là, Claudia était seule avec ses sui¬
vantes. L'endroit où elle se baignait était une
sorte de petite anse cachée nu fond d'un abîme
de verdure. Des degrés de marbre descen¬
daient jusqu'à la rivière. D'industrie des hom¬
avait ménagé, sur une bonne partie de sa
largeur, un fond de sable sur lequel l'eau pasmes
sait constamment limpide.
Claudia, aidée -par ses femmes, ôla sa stole
de íine laine, au bas de laquelle de vives bro¬
deries tranchaient, par leur éclat, sur la blan¬
cheur immaculée du vêtement. Le mainiìlare
qui enserrait sa gorge de déesse tomba égale¬
ment. II ne lui resta plus qu'une sorte de che¬
misette, fendue sur les flancs et retenue á peine
aux
épaules, laissant entièrement libres des
bras qu'eût enviés Laïs. Le tissu moulait ses
formes et dessinait amoureusement les lignes
superbes de son corps. Sur son cou d'albâtre,
elle avait gardé un merveilleux collier de perles
qui lui rappelait de royaux hommages et dont
elle ne se séparait jamais. Chaque perle, arra¬
chée aux abîmes des iners lointaines, valait bien
cher, et c'était toute une fortune que cette fille
des Grâces portait sur elle. Mais la valeur et la
magnificence du joyau n'étaient rien à côté des
souvenirs qui s'y rattachaient.
Lorsqu'elle parut sur les marches de marbre,
toute blanche, sous l'éclatanle lumière de la
lune, les brises jalouses déposèrent de tièdes
baisers sur ses pieds nus.. Elle frissonna à ces
caresses, regarda, un instant, l'eau muette et
tranquille qui l'atrtendait. et, lentement, comme
si elle eût pénétre clans un sanctuaire, Claudia
s'enfonça dans l'onde qui la reçut doucement...
LES LARMES ÎE CQCQ.
J'étais hier à dîner chez mon ami H..., qui, à
l'occásion de l'anniversaire de son mariage,
avait réuni à sa table une assistance pas trop
nombreuse, mais vraiment choisie.
Vers la lin du repas, l'amphitryon, qui no dé¬
teste pas la plaisanterie, demanda
senter un membré de sa famille.
«
à nous pré 11 aimé beau¬
coup les friandises, dit-il, et vous le verrez
faire honneur au dessert. »
C'est son cousin le notaire, murmura un
de mes voisins.
—
Non, ce doit être son oncle le chanoine,
—
reprit un autre.
Jugez de notre étonnement, lorsque nous vî¬
mes reparaître B.... après quelques minutes
d'absence, portant dans ses bras un ouistiti à la
mine l'utée, qui s'empressa de sauter sur la
table et se mit sans façon à croquer uue poire
que je venais de lui offrir.
Coco ! saluez la société! commanda B...
M. Coco — c'était sans doute sa façon de sa¬
luer — envoya le trognon de son fruit dans la
—
figure d'une vieille dame assise à nies côtés, et,
adroite gambade, grimpant lestement
sur m un épaule, il se mit en devoir de fourrer
par une
mains dans mes cheveux.
Oh ! monsieur, if va vous dépeigner, s'é¬
cria la femme de mon ami.
ses...
—
Qu'importe! il est si gentil, ìnurmurai-je,
malgré un secret dépit contre la maligne frète,
qui détruisait les belles frisures que mon coif¬
—
feur avait mis une bonne demi-heure à édilìor.
J'allais, pour m'en débarrasser, envoyer sour¬
noisement quelque chiquenaude au singe, lors¬
que B... íìt entendre un
—
sifflement significatif.
Coco, dit-il, va chercher Ion histoire : je
vais la lire á mes invités.
Nous vîmes alors l'intelligent animal prendre
une bougie au candélabre et se
diriger vers la
pièce à côté, servant, je crois, de bibliothèque;
lin instant après, il revint portant un vieux
journal, qu'il ouvrit avec soin et remit grave¬
ment à son maître.
B... cligna de l'oeil en nous montrant le ouis¬
titi qui venait de s'installer sur la table et se
disposait gravement à écouter; puis il
com¬
mença en ces termes :
«
Beaucoup de personnes qui ont vu jouer le Tour
ílu Monde à Paris, â Bordeaux ou ailleurs, et qui l'ont
jours-ci á Péri gueux, se sont étonnées, non
raison, Je ne pas apercevoir, sur la scène péri-
revu ces
sans
gourdine, l'éléphant qui devait faire partie du cortège,
aux pompeuses funérailles du rajah. Nous avons voulu
savoir pourquoi, en effet, le fameux pachyderme dont
il est question dans îa pièce de Jules Verne, et que le
flegmatique Philéas Fogg et le policier Fix se dispu¬
tent chaleureusement á coups de banknotes, ne nous
avait pas été présenté. A ce sujet, nous avons recueilli
une
bien triste histoire. Nous ne saurions rions porter
garants de ce récit ; mais nos lecteurs pourront re¬
connaître, avec nous, que se non é vero é benc trovnto.
»
A son départ de Paris, .Mme ha vigne, propriétaire
d n matériel du Tour du Monde, possédait un superbe
éléphant, qu'elle avait acquis á chers deniers, au
Koyal-Muséum amphithéâtre de Londres. Le doux
animal, aimé et choyé de tous, s'acquittait docilement
de son rôle et, chaque soir, recevait, en récompense
L'ENTR'ACTE PERIGOURDIN.
de
sa bonne volonté, des caresses et des friandises,
(|uc lui distribuaient avec prodigalité les héros Me la
pièce et les dames du corps de ballet.
Tom
c'était le nom de l'éléphant — avait reçu
pour compagnon un jeune et intelligent petit singe,
appelé Coco, qu'il avait tout de suite pris en affection,
et avec lequel il ne cessait de jouer
depuis le matin
jusqu'à l'héure de la représentation. 11 arrivait mémo
»
—
souvent que, pour ne pas séparer les deux amis, on
mettait le singe à cheval sur la trompe du pachyderme,
et alors,
l'un portant l'autre, ils entraient gravement
scène, sans jamais laisser paraître la moindre
émotion. Cet équipage burlesque manquait rarement
de soulever l'hilarité générale et provoquait d'unani¬
mes bravos, dont nos deux
compagnons, vrais modè¬
les de modestie, paraissaient se moquer comme d'une
guigne avariée. Jlélas ! cette quiétude ne devait pas
en
Je me levai en toute hâte pour laisser passer
l'averse.
Fais pas attention ! me dit malicieusement
—
B..., ce sont les larmes de Coco !
Les larmes de Coco ! répéta l'assistance
d'un ton incrédule, et chacun, pour s'assurer
du fait, vint passer la main sur mon pantalon
—
humide.
C'est égal, je
n'aurais jamais cru que les
glandes lacrymales d'un tout petit singe fussent
approvisionnées d'une telle façon.
Paul LEBRETON.
II
se
rendit chez Mgr Boufíard
avoir l'àme bien brillante.
II accueillit Baptislo comme un ami, lui
tasse de café,
une
deux ou trois petits verres de fine Champagne,
finalement lui demanda ce qui l'amenail à
Ouvouvoudrez.
Monseigneur, commença Baptiste, je viens
prier d'avoir pitié de moi ; vous savez que
la grêle a ravagé nos blés, de si beaux blés,
—
vous
Dieu !
—
Oui, de si beaux blés! grommela
» Le matériel du
Tour du Monde avait fait son tour
de France et figuré sur la scène de nos
principales
complètement cîétruil
—
villes, lorsqu'un soir, soir fatal ! l'éléphant, —jus¬
qu'alors Creste s'était contenté de regarder Pvlade et
de lui sourire
porta les yeux, par hasard, sur
le piano qui se trouvait à l'orchestre. Lin tressaille¬
{Javs béni des cieux, où l'Islc au doux murmure
Spanche son Ilot pur par les vallons fleuris,
—
JJien ne le manque, á toi. Les donà de la nature
général agita le mastodonte, et son cornac
plus tard, qu'il avait aperçu à ce moment-là
«ci je les vois tous,.oui, tous sont réunis !
avoua,
deux grosses larmes rouler silencieuses sous les sour¬
cils alourdis du tranquille animal.
fiais enfants du pays, votre bonheur m'enivre,
Oh ! je connais vos cœurs, votre fraternité !
Depuis cet instant, le naturel de Tom se modifia
sensiblement : Tom devint sombre, Tom resta rêveur,
et c'est à peine si les
gentillesses que lui prodiguait
maintenant le singe Coco réussissaient, par interval¬
les, à le distraire de ses idées noires. Chaque soir, à
l'heure du défilé, 011 voyait le pachyderme s'arrêter,
devant le chef d'orchestre
un pianiste de talent —
qui, croyant que Tom, devenu dilettante, prenait goût
JJecevez-moi chez vous, c'est là que je veux vivre :
{Jans vos champs on respire en paix, en liberté !
»
LE TROUBADOUR.
Oui, de si bon vin ! larmoya Io prélat.
Eh! bien, Monseigneur, je viens vous sup¬
plier de me faire grâce de mes redevances pour
cette année... Je sais
gambades, le pau¬
Imaginez-vous que je me demande depuis
les candidats à la dépulation, au conseil général, nu conseil d'arron¬
dissement, voire même au conseil municipal,
bien longtemps pourquoi
font individuellement à leurs électeurs tant de
belles promesses qu'ils s'empressent de ne pas
tenir dès qu'ils se trouvent réunis en assem¬
blées délibcratives. 1 lier, ce pçoblème, passé à
besogne quotidienne.
II y a environ un
mois, Tom s'éteignit
en cares¬
trompe son bon camarade Coco, et les
yeux tendrement fixés sur son cornac, qui, en ce mo¬
ment solennel, eut comme le
pressentiment du mal
qui emportait la bêle confiée à ses soins.
de
sa
ï'état d'idée fixe, me poursuivait plus «pie de
coutume; mais j'avais beau exciter, creuser mes
lobes cervicaux, je n'arrivais pas à une solulion satisfaisante. Tonnerre ! il y avait de quoi
devenir anarchiste!... C'est ce que je ne lis pas,
Depuis le changement survenu dans le carac¬
mon
éléphant, nous racontait hier soir ce
brave homme, j'observais les moindres détails de ses
faits et gestes. Or, ce
qui m'avait surtout frappé, c'est
la repulsion caractérisée
qu'il,éprouvait, depuis quel»
—
tère de
cependant.
Ahuri, le front lourd, les yeux caves, la lèvre
relevée par un « embêtement » formidable, je
me rendis citez un vieux bonhomme qui passe
que temps, á entrer en scène et la fixité fiévreuse avec
laquelle il épiait les doigts agiles du chef d'orchestre
courant sur les touches d'ivoire du
piano. Ah ! mon¬
sieur, a ajouté en larmoyant le cornac, aujourd'hui ce
n'est plus un secret pour les amis du
pauvre Tom :
dans ces touches d'ivoire,
qu'il regardait avec tant de
pour tout savoir, parce qu'il observe tout avec
attention. Jc lut posai la question qui m'obsédait sur un ton si solennel qu'il me regarda
attentivement et se mit à rire à petit bruit.
Vous ne savez pas? demandai-je avec
mélancolie, l'infortuné avait cru reconnaître les rlents
de sa mère, et c'est la honte, autant
que le chagrin,
qui ont abrégé les jours de mon malheureux compa¬
gnon !
—
anxiété.
Olt ! que si, monsieur,
—
inùme petit rire.
Eh bien ?...
Je vais vous
Pauvre Tom !... sa triste tin causa bien des re¬
grets. Son camarade Coco en fit une maladie, dont il
■>
—
Allez ! dis-je.
Et le petit bonhomme commença ainsi ;
—
—
pour venir donner une série de représentations à Périgueux, il fallait donc, — cette fois sans éléphant, —
tenir ses engagements. On partit la mort dans l'àme
;
mais nous avons appris
que, depuis leur arrivée dans
notre ville, les ballerines et les artistes
qui ont connu
l'éléphant Tom se refusent à faire la moindre caresse
au
singe Coco, dont le seul tort est de leur rappeler
ville d'Ouyòuvoudrez un chapilre très riche en
propriétés foncières. Ah ! les chanoines étaient
à leur aise à cette époque, monsieur, tandis «pie
do nos jours.
hélas !...
Ce chapilre avait comme fermier un certain
Baptiste, grand rougeaud de Normand mâtiné
dé Picard, ce qui ne l'empêchait pas d'èlre très
honnête et d'avoir beaucoup d'enfants. Son fer¬
mage se composait de trente métairies très pro¬
ductives ; il payait une redevance de mille
francs par propriété, ce qui élevait son dû an¬
nuel au chapitre à la somme de trente mille
A VENDRE
Un pentil petit singe ai'hicain, tout
jeune et habitué à
jouer avec les enfants.
S'adresser à Mine Lavigne, maison Gilbert, en face la
»
francs. Tout le monde était fort satisfait du bail
>
Noire amphitryon avait fini sa lecture ; il
journal, en disant :
passé, Baptiste parce qu'il le trouvait avanta¬
geux, les chanoines parce que ledit Baptiste
avait versé une somme de cinquante mille
francs comme cautionnement, et qu'il payait un
tiers de plus que son prédécesseur. Tout mar¬
cha bien ainsi pendant deux ou trois ans; après
posa
Vous l'avez entendu : Coco étais en
vente,
et c'est moi qui on devins
l'acquéreur... Tel fut
le dénouement do la triste histoire' racontée
—
jadis par un ingénieux chroniqueur de VEcho
de ln IJordogue, pour expliquer l'absence de
l'éléphant aux représentations du Tour du
cela vint une année terrible : la grêle bâcha
d'abord les moissons prêtes à mettre en grange,
et, quelques mois après, un
.1 tonde...
—
Pardon, dis-je en coupant la parole à mon
il ine semble que ton singe se
ami B...; mais
trouve mal.
Etaienl-ce les tristes souvenirs que venait de
réveiller la lecture faite par son maître? Etaitce la chaleur ou la fumée du
champagne? Tou¬
jours est-il «pie Coco baissait la tète en gardant
une immobilité qui me parut très
inquiétante.
M"10 B.
élait sans doute de mou avis, car elle
souleva le ouistiti par la taille et l'embrassa sur
.
son museau rose.
Ah ! mon Dieu, s'écria tQut à coup la
femme de R..., mon singe a pleuré !
A C' moment, je sentis sur mes jambes une
humidité tiède, produite par un liquide inconnu,
—•
qui découlait de la lahle, en lilant traîtreusement
sous
la nappe.
d'après nos
.
lieu de verser 30,000
francs, j'en verserai 45,000, et ainsi j'aurai
soldé mon débit en deux ans, tandis que, cette
année, si vous exigez vos 30,000 francs, c'est
gneur, l'an prochain, au
ruine !
brave
Baptiste, je
juste, et s'il ne
dépend que de moi, votre demande est agréée ;
mais, vous le savez, je ne suis pas seul mailrc,
quoique doyen. Voyez les autres membres du
vénéré chapitre et espérez. Dans huit jours
Comment donc !
mon
nous nous réunissons pour délibérer sur les
intérêts de noire compagnie, et j'espère pouvoir vous transmettre une réponse favorable.
Baptiste, exultant de joie, visita tous les cha¬
noines; chez tous il trouva la même réponse :
«Ali! mon cher Bapti ;te, je compatis à votée
malheur, et, .s';/ ne tient qu'à moi, tout
bien, mais je ne suis pas seul maître. »
»
»
•
second orage cre¬
do vin sous
ira
Quand Baptiste revint chez lui, sa femme eut
peine à maîtriser sa joie : il renversait les
chaises, bousculait les marmots et alla même
jusqu'à déposer un gros baiser sur le nez d'un
vieil âne aveugle qui prenait la cuisine de
M"10 Baptiste pour son étable.
Une semaine s'écoula ainsi, dans le bonheur
et ('espoir... Mêlas !
Le samedi, le facteur apporta au fermier une
lettre serinée d'un large scel rouge aux armes
du chapilre d'Ouvouvoudrez. Baptiste brisa le
cachet avec un joyeux empressement; mais à
peine cut-il jeté les yeux sur le contenu de la
inissixe, qu'il poussa un cri et tomba dans les '
bras de sa femme éperdue. Voici ce que disait
a
lettre :
dans le lieu ordinaire de ses
lumières divines, a re¬
jeté, à Tunanimité, la demande de son fermier BapLe chapitre, réuni
séances, après invocation des
lisle.
» En
conséquence, ledit Baptiste paiera, comme les
années précédentes, les trente mille francs, montant
de son fermage.
Par mandement de Mar Pouffard et par
délégation du chapitre,
l.e Secrétaire, Ruffixot, ch.
.
annonce ainsi conçue :
sou
plus d'un siè¬
inoins, il y avait en la
II y a longtemps, peut-être
cle, peut-être beaucoup
trop vivement le regretté pachyderme Aussi, depuis
hier, on peut lire dans les journaux de la localité une
caserne de la Cité
expliquer ça sous forme
d'apologue. Vous comprendrez très bien.
fut sur le point d'abandonner sa tournée en
province
et de
réintégrer son matériel à Paris ; mais un con¬
trat étant signé entre elle et MM.
Claudius et Jeanrov
>
répondiI-i 1 avec le
—
put se relever qu'à force de soins ; le corps de bal¬
let tout entier faillit prendre le
deuil, et .Mme Lavigne
ne
•
bien que,
conventions, vous pouvez refuser; mais je sais
aussi que le chapitre est bon : il aura pitié de
moi et de mes enfants!.
D'ailleurs, Monsei¬
trouve votre réclamation très
—
"
Vendanges, qui fai¬
nos
—
—
éléphant devenait de plus en plus taciturne.
C'est une maladie
nostalgique ; il soupire après
son
pays natal ! » disait l'eutourage de Ton:, qui le
voyait avec désespoir dépérir de jour en jour. Enfin,
il vint un moment où la
sympathique bête refusa toute
nourriture, et on dut renoncer à lui faire accomplir sa
sant
Et, la semaine dernière, un autre orage a
—
ma
à la musique de
Deoillemont, exécutait avec tout 1 art
dont il était capable la belle Marche du Bûcher.
»
Coco avait beau multiplier ses
Pouf-
saient de si bon vin !
—-
«
offrit
et
fard.
vre
le
lui versa d'un air charmant
durer !
ment
et trouva
prélat en train de prendre son café ; sa face
resplendissait, et s'il est vrai que la physiono¬
mie est le miroir de l'àme, Monseigneur devait
l'.-S.
On rappelle à M. Baptiste que la date du
banquet annuel qu'il doit donner au chapitre est fixée
—
au
mardi 14 octobre.
»
Jc ne vous narrerai pas l'abattement de Bap¬
tiste, plongeant ainsi, soudain, du faîte de l'es-
péranee au fond du plus affreux désespoir.
Le malheureux resta fou durant quelques
jours ; enfin, pour payer, il fut obligé de re¬
courir à son cautionnement, qui fut largement
écorné.
Cependant, une fois quitte envers ses maîtres,
il litl plus tranquille. Ue 14 octobre
il fallait songer au banquet annuel
approchait,
et obliga¬
toire.
Dès la veille, tout était en branle à la ferme !
Mme Baptiste lirait des armoires du linge da¬
massé d'une blancheur éblouissante ; M.
Bap¬
vait et égrenait les raisins gonflés
les pampres jaunis.
tiste allait et venait, faisant découper les vian¬
Ce fut l'abomination de la désolation !... Bendant huit jours, le malheureux Baptiste se roula
des, tuer les volailles grasses, les beaux jeunes
agneaux, tandis que d'habiles pâtissières con¬
fectionnaient une foule de friandises.
de désespoir dans un pré dont il brouta ('herbe
rageusement. Une nuit, cependant, sa femme
lui donna un conseil. (On le dit du moins, moi
je sais bien que la nuit porte conseil, mais les
Vers le soir, à la grande stupéfaction de tous,
Baptiste fit allumer du feu sous une gigantes¬
que chaudière, puis il ordonna de jeter dans
cette chaudière tous
femmes... hum!)
Tu comprends, mon cher Baptiste, lui dit—
elle, que nous n'avons pas à faire à des sauva¬
ges de maîtres, niais à de bons chanoines, bien
gras, bien à leur aise, ils ne seront pas impi¬
toyables pour nous. Va trouver le doyen,
MgT Bouffant, c'est un excellent homme.
A partir de ce moment, Baptiste cessa de
brouter l'herbe de son pré, et le surlendemain
il parlait pour Ouvouvoudrez.
les inôts préparés... Tout
le monde le crut fou, mais il fallut obéir ;
puis,
lorsque dindes, canards, oies, poules, quartiers
de mouton et de porc rissolèrent bruyamment
dans la chaudière, Baptiste arrosa le tout avec
trente
pintes de lait, six pintes de vinaigre,
cinq pots de moutarde jaune, quatorze bouteilles
de hon rhum, etc. ; puis il ordonna à un dômes-
tique de brasser cette mixture durant toute la
nuit avec une énorme spatule en bois. L'odeur
qui s'exhalait de la chaudière était mille Ibis
l;entr'acte périgourdin.
plus épouvantable que les émanations de Fantique Erèbe.
Le lendemain, les chanoines furent tous fidè¬
les au reridez-vous. Le
couvert était mis dans
vaste salle, avec un goût parfait.
On voyait
aux regards lancés vers les cuisines
que les
convives avaient bon appétit.
Ah ! vous savez, mon cher, dit le doyen à
Baptiste, jo suis désolé que le conseil ait refusé
d'accéder à votre demande ; moi, personnelle¬
une
—
ment, vous savez, je...
C'est hon 1
—
c'est bon !
Monseigneur, dit
Baptiste, j'ai payé 1
Chaque ch'anouíe vint débiter la même phrase
au
-
fermier.
A tahle ! A table ! cria celui-ci.
Au centre de la table s'élevait un immense
—
trépied ; chacun se demandait ce qu'il devait
soutenir; on ne resta pas longtemps perplexe.
Deux domestiques apparurent,portant à grand
peine une énorme bassine en cuivre rouge,
soigneusement couverte ; ils la déposèrent sur
le trépied.
Enlevez le couvercle ! cria M. Baptiste.
—
Mais, fit M. Billanbois, quinze jours, c'est
bien long !
Le médecin ne céda pas, et notre pauvre ma¬
lade se relira.
Au bout du temps fixé, la cervelle, remise
parlait état, attendait son propriétaire. Celui-
en
ci ne parut pas. Un mois, deux mois se
passè¬
rent et il ne parut pas davantage. Le cerveau
resta sous cloche.
Le matin du 14 juillet, notre
chirurgien as¬
sistait, sur Tourny, à la revue du 50e, lorsqu'il
aperçut M. Billanbois descendant de F estrade,
où avaient pris place les autorités de F endroit.
Celui-ci était fort gai, et no le reconnut pas
d'abord.
Mais, lui dit le docteur, vous ne vous
rappelez donc pas que vous avez laissé votre
—
cervelle chez moi ?
—
—-
—
Monistrol, très pressé, manque de renverser quel¬
qu'un en courant dans la rue Magne.
Triple brute ! s'écrie le passant qu'il vient de
—
bousculer.
Monsieur, répond Monistrol
—
Echo du recensement :
Le recenseur, s'adressant à un monsieur :
Votre profession ?
—
Homme public.
—
Le recenseur, tout troublé :
Et madame ?
—
#*#
Cabinet de consultation :
Ce que je ressens n'est pas très douloureux, mais
extrêmement agaçant... J'ai continuellement des dé¬
—
mangeaisons dans les jambes...
Si, si, parfaitement !
Vons êtes caissier ?
—
Eh bien ! alors, venez la chercher !
Oh ! non, fit M, Billanbois avec bonhomie,
je n'en ai plus besoin maintenant : je suis con¬
seiller municipal !
ZÁN-ZIBAR.
*
*
épaisse, graisseuse, nauséabonde, se répandit
dans la salle ;
les chanoines
se
levèrent
Nos Ajmusettes
avec
colère, et M®r Boudard,''parlant au nom du cha¬
pitre, apostropha ainsi son fermier :
Malheureux ! c'est pour te venger de notre
délibération que lu as voulu nous empoisonner!
Moi ! Monseigneur, fit Baptiste gouailleur.
Oh! quelle mauvaise pensée! Je vous sers tout
ce que j'ai pu trouver de meilleur. En effet,
quoi de meilleur qu'une oie farcie et rôtie, une
dinde rôtie, des quartiers do mouton et de
bœuf rôtis? Quoi de meilleur, dites-moi. que
de bonnes crèmes bien réussies, de bons bei¬
gnets aux pommes, de bon lait bien beurré ?
Enfin, quoi de meilleur que de bon cognac, de
bon vinaigre, de bonne moutarde ?...
Oui !, interrompit M»1' Pouffard, mais...
Mais, Monseigneur, reprit Baptiste, je n'ai
rien nommé que je ne puisse vous servir à
MOT
—
est mêlé ;
vous
c'est affreux !
IJne très agréable
ceux de nos abonnés
PRIME A NOS LECTEURS.
vies avec eux.
Elle consiste
en une
magnifique montre en
argent; portant le poinçon du bureau de garan¬
tie de l'Etat établie à Besançon. Cette montre
surprise est réservée'á
qui nous feront parve¬
nir la solution de ce problème, accompa¬
gnée de la bande de l'Entr'acte qui justifiera
leur titre d'abonné.
viandes et
vous...
En effet, chacun de
en particulier est excellent,
charitable,
compatissant ; réunis en assemblée, vous ne
valez rien ! Et maintenant, puisque mon dîner
110 vous plaît pas, allez
manger clicz vous.
vous
Le petit vieux cessa son
apologue et me re¬
garda d'un œil gris de fer.
Comprenez-vous ?
—
Oui !...
Ah !
J'avais parfaitement
—
—
compris... 'mais si
pensez que je suis satisfait de cette expli¬
cation relativement à nos députés et à nos con¬
seillers généraux, ah ! mes amis, vous prenez
—
vous
une
douche formidable sous le robinet de Fer-
reur !
richement
d'une
grande solidité, réglée d'après l'Observatoire,
prèle à mettre en poche, et garantie cinq ans.
décorée ,
d'une
forme très élégante
vent en recevoir une ou plusieurs
Smm ê Msëss.
l'orlhographe du mot : ermite.
Les uns prétendent qu'il faut un /t, les antres sou¬
tiennent mordicus qu'il n'en faut point.
sur
Pour trancher le différend, on a recours à un Dic¬
F Académie (nouvelle édition), lequel
tionnaire de
constate que si
le inot ermite s'écrivait autrefois avec
h, il n'en prend plus du tout depuis quelque temps.
Parbleu, conclut philosophiquement un vieux
capitaine, c'était forcé : Quand on retire leur hache
aux sapeurs, comment voulez-vous
qu'on la laisse aux
un
—
ermites ?
Modèle pour hommes (18 lignes),
id.
dames
(18 lignes),
Les d'eux modèles à remontoir, avec mise à
l'heure mécanique, cadran à secondes, coûtent
10 fr. de plus.
Si l'on désire en même temps une fort belle
chaîne en argent fin contrôlé, ajouter 12 fr.
Adresser les demandes, avec mandat-poste,
à Mme Marie Maîrillier, rue du Clos, n° 17, à
Besançon (Doubs). Ne pas oublier de joindre la
N. B.
On peut
bureaux du journal.
—
rectionnelle, accusé d'avoir chipé je ne sais quoi.
Le président l'examine avec un sentiment d'admi¬
ration et lui demande où il est né.
A Paris, répond le superbe noir.
Cours Tourny, à Périgueux.
Oui... rue Montmartre.
Pourtant, votre couleur...
vous
voir les échantillons aux
PHOTOGRAPHIE SERENî
Comment, á Paris ?
—
m'élonnez
en
»
vérité ?
—
Que voúlez-vous que j'y fasse? Je suis né á
LA CERVELLE DE BILLANBOIS-
Paris.
serait difficile de vous garantir Fanthentieité de l'anecdol-e suivante, qui m'a été
contée par un bavard sans crédit ; mais elle est
de droite : Jc lavais pris pour un nègre.
me
amusante pour que j'e la réédite ici.
11 y a quelques mois, M. Billanbois, griève¬
ment blessé à la tête-, se vit obligé d'appeler la
Le président ne cesse de marmotter.
C'est drôle ! dit-il en se penchant vers son voisin
—
assez
chirurgie à son secours. On lui indiqua un ha¬
praticien de notre ville, qui n'á pas son
pareil pour les opérations de chirurgie.
bile
M. Billanbois se fendit immédiatement chez
lui, et, au bout de quelques minutes d'examen,
Physiologie conjugale (nouvelle édition).
Entre jeunes mariés, après quelques moiá de ma-
liage.
Qn cause des joies et des peines do la vie couju-
gale.
Eh bien! chérie, demande le mari, que penses-tu
du mariage ? Es-tu contente de ce que tu as fait '!
Mais oui, je suis toute prêle á recommencer.
—
—
le médecin déclara être dans la nécessité de lui
faire subir l'opération du trépan.
Malgré
vra sa
.
ses répugnances, M. Billanbois li¬
tête. Au bout d'un instant, l'opérateur
avait pratiqué une incision circulaire, lui avait
enlevé le dessus du crâne, comme le couvercle
d'un pâté, en avait extrait soigneusement la
cervelle et F avait déposée sur une sorte de plat,
qu'il avait immédiatement recouvert d'une clo¬
che en cristal ; au bouton do cette cloche, il
avait attache une étiquette portant le nom et
l'adresse de M. Billanbois.
Monsieur, lui dit après
l'opération le chi¬
rurgien, avec une exquise politesse, vous voyez
dans quel mauvais état est votre cerveau : reve¬
nez dans quinze jours, et vous lu retrouverez
scrupuleusement nettoyé et remis à neuf.
—
Bébé à son
—
père, qui travaille :
Papa, comment on dit quand on met un homme
dans la terre ?
—
—
2í fr.
30 fr.
bande de l'Entracte périgourdin.
Un noir du plus beau teint comparait en police cor¬
—
franco à do¬
micile, par la poste, aux prix suivants :
Dans nn groupe d'officiers, une discussion s'engage
—
II
,
Les montres semblables coûtent de 60 à 70
—
A.-B. BRIDAINE.
est à cylindre, avec huit rubis, plate,
francs, suivant les localités. Nos lecteurs.peu¬
—
ces
cela n'est pas exact.
Cette prime leur est offerte par l'Intermédiaire catholique
de Besançon et de
Genève, qui désire se mettre en relations sui¬
—
tre
entourent si
ZAG.
Le six est sur maint monument,
Si vous avez de la 'mémoire
Vous faites mon sept aisément.
—
ne savent pas
Jusqu'à 40 ans on vit par plaisir.
De 40 á 60 ans par curiosité.
De 60 à 70 ass par indifférence.
Ensuite par habitude. Demandez aux vieillards qui
Quelque défaut d'identité.
Le cinq une célébrité,
Fut un grand Sultan dans F histoire ;
abominable... Vous êtes un monstre !
Monseigneur, Messieurs les chanoines, dit
Baptiste, vous avez raison : toutes ces choses,
prises à part, font des mets excellents ; réunies
dans un mémo récipient, subissant la même
cuisson, c'est une mixture digne des damnés.
Eh bien donc, tu en conviens, misérable !
rugirent les chanoines.
Messieurs, c'est pour vous faire compren¬
dre pratiquement qu'il y a un grand rapport en¬
observer :
Entre deux objets il implique
l'instant.
Oui, niais tout
CARRE.
Lo quatre est un simple adjectif,
—
n
Philosophie à l'usagè des gens qui
S'appliquant aux foins récoltés,
Le trois (il faut que je F explique)
Est imparfait du subjonctif;
—
—
*
*
Des sèpt mots qu'il faut assortir
Le premier, c'est : frotter ensemble
Diamants qu'on veut débrutir.
Par le deux le pauvre rassemble
Dans les champs les épis restés.
—
de lire
On dit que de la République
Nous viennent la fraternité,
La liberté, Légalité,
Mais le blé vient de l'Amérique.
fumée noire,
une
#
lléilexions d'un agriculteur poète qui vient
la circulaire d'un candidat opportuniste :
—
Cela fut lait !... Aussitôt,
avec un ton de re¬
proche, si vous aviez simplement l'inlentión de m'ètre
désagréable, « double brute » était plus que suffisant.
Mon enfant, on dit qu'il est enterré.
Ah !... Et quand c'est dans la mer ?
Le père simplement :
Eh bien ! on dit qu'il est...
Puis s'arretant brusquement ;
Tu m'émbêtes !
—
—
..
M. 13. Horsène, successeur de M. Sereni, appelle tout particulièrement l'attention
les nombreux perfectionnements qu'il vient
d'apporter à ses Ateliers et à ses Appareils pho¬
tographiques. On sait que la plupart des pho¬
sur
tographies pâlissent peu à peu et même s'effa¬
cent avec le temps et que les physionomies
qu'elles représentent ont souvent un aspect de
raideur et d'ennui, résultat d'une immobilité
trop prolongée. Ces graves inconvénients sont
évités par les nouveaux procédés inaugurés par
la Maison Doesène. Aujourd'hui, cette Mai¬
son, .réalise, avec une instantanéité toute vi¬
vante, des portraits aussi inaltérables que les
meilleures gravures.
REPRODUCTION ET AGRANDISSEMENT
d'anciennes photographies.
Les Salons de M. DORSÈNE, sur Tourny,
sont ouverts de huit heures du matin à»six heu¬
du soir, et il est bon de rappeler que les
temps sombres sont aussi favorables que les
res
jours de soleil.
philosophie de la
villégiature aux environs de Périgueux durant Forage
La pluie
à la
campagne, — ou
d'hier soir :
Quelle horrible averse ?
Oui, mais il y a une consolation, c'est que
forage empêchera nos amis de venir nous demander
Grand choix de Cadres riches et de tous formats
A DES PRIX
MODÉRÉS.
—
—
á dîner.
Le Gérant, SPA.
Périgueux, imp. LAPOUTE, anc. Dupont et Ce.
