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Médias

Fait partie de L'Entr'acte périgourdin

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Première Année.

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LITTÉRATURE, ARTS, THÉA
ABONNEMENTS
Un an.

Six mois.

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COMMERCE, INDUSTRIE

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L'ENTR'ACTE PÉRIGOURDIN.
venu chez

Du côté de votre père, qui est
nous il y a quatre ou
cinq
Laurent.
Mon père! il est mort depuis


Périgueux, 29 Août 1886.

mois, à Saint-



Alors,



dix ans !
vous n'êtes pas Victor ? clama

tristement la malheureuse fille interloquée.
Mais si, je suis Victor, affirme

l'autre, qui





Veuil¬
de¬

vous,

Tériyourdin des plus connus.

poète :

esl-elle allée ?
perdus?

Je ne l'ai plus revue... Où s'en
Où vont les songes d'or, les doux songes
Où va l'illusion, cette chimère ailée '!
Où vont tous les bonheurs qui prennent leur
Un soir, et ne reviennent plus !

D'aimable et généreux (Mécène,

Que notre journal met en scène,
Est un savant collectionneur

Tenant le livre en yrand honneur,

Tout le monde sait que , dès qu'il y a de

homi¬

rouge... comme l'aiguillon de l'insecte
cide, qui ne se retire jamais que teint de sang.
Hélas ! quelle funeste prédilection ont donc
ces buveurs de sang pour tout ce qui rayonne !



Gavarni.

amis

Duis un financier fort habile.

plaisir.

puis¬

rendre quelqu'un bien heureux. Dam !
qu'ils ne sont mariés ni l'un ni l'autre...
et

Vu ouvraye écrit à loisir

Quoi ! il n'y aura pas un lustre tremblant dans
ses girandoles de cristal, et versant ses rayons
brisés sur nos têtes sans qu'ils accourent, ces
maudits ! et nous fassent frissonner sous leur
piqûre aiguë ?

Paul LEBRETON.

Sur les Provinces de la France,

jusqu'à l'évidence
(Leyéographe et l'historien
«A montré

Voyez-les passer et repasser, brillants et
bruyants ; tantôt phalènes radieuses aux ailes
diaprées et lumineuses; tantôt minces, noi¬
râtres, exigus, mais effrayants d'audace ; volti¬
geant et plongeant soudain , comme un froid
stylet sur une épaule nue.

V/us en lui d'un me me lien.

-Ayant noble fierté dans l'àme
G'est un vrai friand de la lame.

Entendez-les

cdux Tériyourdins il a fat t
(Et j'aime à consacrer ma rime

LA MORT

Mu président de notre (Escrime.

Je viens de

&*§■

dérobant par leur infinie petitesse à votre cour¬

DU BOM BLEU

de chênes.

petit village de la

Haute-Bretagne appelé Plédéliac.
II y avait, une fois,
brave femme.
Celte brave femme

HISTOIRES ET COITES PÉRMRUS

dans cet endroit, une

avait un fils, nommé

Chéo. A Plédéliac, Chéo est

Voyez-les courant de femme en femme, et
dardant sur toutes une lance envenimée !
Aïe !... Quoi ? Oh ! c'est une rougeur fugi¬
,

légende

tions populaires, une amusante
que
raconte M. Paul Séhillot, un poète breton qui,
émule de Brizeux, passe ses heures de loisir à
chanter :

La chose se passe dans un

le surnom de tous

qui s'appellent François.
Or, Chéo était un grand gars de douze ans.
Tu deviens grandelet, lui dit un jour sa
mère. II est temps que tu ailles au catéchisme
et'que tu fasses ta première communion.
Et pendant une année, Chéo s'en fut, tous les

tive, un frisson, une piqûre!

ces

d'une

jours derniers,

juger, — n'a rien de commun que le titre avec

jeudis, au presbytère, où M. le curé expliquait
aux galopins des environs les beautés du mys¬
tère de la Sainte-Trinité.
Quelques jours avant la première commu¬
nion, le curé'fit passer aux néophytes un exa¬

la farce abracadabrante d'Henri Monnier.

Mercredi

matin

,

une

jeune

et accorte

paysanne se présente chez la concierge de l'iinprimerie Laporte, à Périgueux, et demande si,
parmi les employés, il ne se trouve pas un
nommé Victor, qui, dit-elle, est son cousin. Sur
une réponse affirmative, la visiteuse ajoute :
Ce cher cousin !... je ne l'aj pas vu depuis
ma plus tendre enfance!... Me trouvant de pas¬
sage ici, je serais heureuse de lui dire bonjour



la petite



fusil.

payer un hon
Mais lu en as un, celui de fan dernier.


Celui que j'ai est un fusil d'amateur, un
moineaux. Je veux tine arme sérieuse, pour


Chéo resta bouche béante.
11 se gratta la tête d'un air profondément médi¬
tatif, puis, il dit en balbutiant :
Mais, monsieur le curé, comment se faitil qu'il soit mort, le bon Dieu? Je n'ai pas entendu dire qu'il était malade.
A ces mots, l'e curé fronça los sourcils et dit

fusil ù

le gibier

à poil, pour la grosse
•—-

bêle.

C'est ca, pour te blesser

!...



voilà qui

à Chéo :
Mon ami, tu peux


t'en aller; tu ne feras

!

pas ta première communion
Je vous laisse à penser si le pauvre

je suis heureuse de te voir, dit

Gomme

grand. Es-tu marié ?







Chéo, —

Les galanteries de Boireau :
Ah ! comtesse, si j'avais reçu

autant de coups
pied dans le derrière que vous avez du inspirer de
passions, il y a beau temps que je ne pourrais plus


de

m'nsseoir !

**#

interlope :
m'a l'air de vivoter tout

Noté dans un inonde peut-être
La grande Nana


qui entrevoyait son premier complet de drap juste ?
noir et son brassard — était triste en retour¬
Dame, elle n'a guère comme ressources que la
nant chez sa mère. Tout était perdu : plus de
vente des peaux de lapins qu'on lui pose.
H.
vêtements en beau drap noir tout neuf, plus de
# #
brassard dont les franges luisent au soleil
L'autre jour, Mlle N..., du Théâlrc-Conccrl, ,a
comme des paillettes d'or. Et tout le long du
cherché querelle à l'ami Zanzibar.
chemin, il pleurait en bégayant :
Dites-donc, vous, le grand sec, vous avez pré¬
Pauvre moi, le bon Dieu est mort et je
tendu, dans un dîner, que je vous avais accordé mes




les bras l'un de

l'autre, se becquetant de plus belle, sous les

regards attendris de la concierge, qui, poli¬
ment, les prie de s'asseoir, pour causer plus à
l'aise.
Vos parents vont bien? demande Victor
la jeune fille.

Merci, répond celle-ci,

Dieu est-il

A cette question,





quel jour, Chéo, le bon

mort ?

et rebondies de l'aimable campagnarde.

Non !
Ni moi non plus...
Ce cher cousin !...
Cette chère cousine !...
Et les voilà de nouveau dans

Et



dévore
de baisers ; mais lorsqu'elle s'est enfin calmée,
celui-ci éprouve le besoin de rendre une aussi
douce politesse, et, à son tour, il se met à em¬
brasser àboucbe que veux-lu les joues fraîches



?

curé.

Monsieur à madame : — 11 m'est venu, ce matin,
idée.
Madame á monsieur : — Bah !
Voici venir l'ouverture de la chasse ; je vais me

une

Oui, le Saint-Esprit est Dieu, monsieur le



paysanne ne se sent-plus de joie, et la
saute au cou de notre imprimeur et le

tu es devenu

Le Fils est-il Dieu ?
Oui. le Fils est Dieu, monsieur le curé.
Le Saint-Esprit est-il Dieu



la distingue, la concierge
s'empressa d'aller quérir M. Victor, un brave
et excellent garçon, qui, en apprenant qu'une
jeune cousine l'attendait dans la loge, se fit un
devoir d'accourir, non sans avoir pris soin de
relever coquettement les crocs de sa fine mous¬

Ah ! que

Oh! peu de chose, en vérité : un coup de
langue aiguisée de calomnie, une morsure de
cette phalène de nuit qui blesse de son dard en
se jouant sous les lustres..., une piqûre de mous¬
tique, enfin !
ANDRÉA.

Oui, le Père est Dieu, monsieur le curé.



avant mon départ.
Avec le zèle qui



elle tombe!...

Qu'est-ce donc ?

Le Père est-il Dieu? demanda-t-il à Chéo.





la visiteuse d'une voix pleine d'émotion.

pâlit, celle que

men :



tache.
En apercevant son « cher cousin, »

dites-vous! mais regardez de

C'est peu ! mais voyez-la qui
l'insecte a touchée; elle s'étiole,



piquante aventure, qui, — vous allez en

C'est peu,



près, bien près; l'aiguillon a laissé une trace
ineffaçable.
Oh ! plus près encore, voyez, c'est une plaie,
une plaie qui saigne, et la langue venimeuse
qui a fait cette morsure y plongera demain
encore son scalpel aigu.

ceux

Portière»

à votre vengeance !

roux,

lire, dans la Revue des tradi¬

La terre de granit recouverte

voix

qui bourdonnent d'une

sinistre, ces vampires des nuits lumineuses, et
qui bravent vos menaces et vos coups, en se

Cultiver ce sport si parfait

J'ai été témoin,

la

quelque part, les moustiques accou¬
rent, et gare aux épidémies délicats! Gare au
tissu fragile d'un front lisse et pur, il deviendra

lumière

volée

«
Ah ! l'amour, ça fait souffrir !...» comme
dit certaine légende humoristique de
Si vous connaissiez la petite paysanne,
lecteurs, dites-lui qu'elle pourrait être heureuse

Vn érudit bibliophile,

assez

FANTASIO.

naux.
Voilà tout.
La jeune fille partit confuse et en s'excusant
de son mieux. Nous n'avons pas pu savoir si
elle avait, regretté le quiproquo... Quant au
jeune homme, il avoue ne s'être jamais trouvé
à pareille fête, et il a conservé de cette entrevue
une tristesse mélancolique qui rappelle celle du



Le Roman chez la

aussi au courant des nouvelles que
qui habitez le bourg et lisez les jour¬

sommes pas

lui et moi le même prénom.

faisant la plus larye das parts,
íEn ce jour, aux Amis des Arts,
íZ/Entr'Actk, à sa première paye,
<fm i lecteur. t'offre l'imaye
(De (Monsieur fclland de Demis,

Tour lui, l'étude est un

femme, je



s'aperçoit enfin de la méprise; mais je ne suis
pas le Victor que vous cherchez. Nous portons

AZAKZ.

Mm (Rolland de

je n'en

Ma foi, s'écria la bonne femme,
savais moi-même rien.
Et vite et vite, elle s'en fut au presbytère.
Ni moi non plus, dit la bonne
ne savais pas que le bon Dieu était mort.
lez nous excuser, monsieur le curé, nous
meurons très loin, dans les terres, et nous ne

à

ils sont eu bonne

santé, et les vôtres '!
Ma mère est bien fatiguée par l'àge; mais,


pardon, de quel côté m'êtes-vous donc parente ?



n'en savais rien !

faveurs !...
C'est vrai, ma

Lorsqu'il arriva chez lui, sa mère lui dit :


Qu'as-tu donc, mon gars ?



Tu as les yeux

tout rouges d'avoir pleuré.

Maman, dit piteusement Chéo, M. le curé
m'a renvoyé du catéchisme ; il ne veut pas que


je fasse la première communion.


Et pourquoi donc ?

chère ; nous élions entre hom¬
quatorze ou quinze... Tous les convives, l'un

après l'autre, ont vanté votre complaisance... Je n'ai
nus voulu me faire remarquer !...
ZAG.

Le Gérant, SPA.

bon

Parce que je ne savais pas que le
Dieu était mort. Pourquoi ne me l'as-tu pas dit?


mes...

Périgueux, imp. LAPORTE, anc. Dupont et