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Médias

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AU PUBLIC
Les dictons sont utiles et celui-ci

:

«

A bon vin

pas d'enseigne » pourrait, à la rigueur, s'il n'était un
tantinet prétentieux, nous dispenser de faire la révé¬

la première page de cet album. Mais il
nous agrée fort de saluer le.public qui, .seul, avec son
aimable indulgence ou son âpre sévérité, appréciera
si, dans les coups de plume et de crayon que nous
lui offrons, le jeu'vaut la chandelle. II est donc bien
rence, dès

naturel que, sollicitant sa juste
tirions d'abord notre chapeau. '

critique, nous lui

Cette idée

qui serait,venue à l'Homme à la Côte,
moins pressé de punir le péché
mignon — avait donné le temps à l'Ancêtre de lan¬
cer un Album, à l'ombre de l'arbre du Mal,. — cette
idée nous incite à présenter, rapidement, notre
si le Créateur



Férigueux qui passe.

Périgueux qui passe ?... C'est vous, c'est moi ; ce
sont tous ceux qui battent l'asphalte de nos trottoirs,
le macadam de nos rues, et qui, paf quelque côté
que ce soit, provoquent l'encre de 1'hum.oriste. Ce

sont tous ceux qui dans l'Amour, les Arts, la Littéra¬

ture, la

Politique, offrent l'occasion d'une athé¬

nienne satire, d'un trait piquant, nullement incisif.

Certes, sans le renom littéraire et ' artistique de
collaborateurs, notre tâche eut été lourde. Mais
si, de l'absence de génie — le talent fait, couramment,

nos

le bitume — notre plume,
volontiers, s'endeuille, comme si elle avait à verser.
de noirs pleurs sur ce qu'elle n'a jamais eu, rien ne
nous
empêche,-toutefois, d'essayer d'amuser les
gens, de distraire ceux qúi passent...
Simples « chausseurs » du crayon et de l'écriture,
nous n'avons point visé plus haut que la botte. La
tige suffisait aux piqûres anodines, aux astragales,
aux festons dont voulions l'enjoliver. Les dessins de
cet Album sont au miel, les légendes au cold-cream.
C'est le triomphe de 1 edulcoré !
Donc, nous n'avons voulu froisser personne, pas
même
le prêtre vit dé l'autel — les fumistes poli¬
tiques, ces opiniâtres raseurs qui, cependant, nous
appartiennent.
§ol lucet... le soleil, en effet, luit pour tout le
son

petit canler

sur



monde !...
LA DIRECTION.

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famille du Périgord possédait, depuis plusieurs siècles, une
les principes actifs appartiennent au régne végétal. Elle
—Hérissait sûrement et rapidement : brûlures, blessures de toute nature, contusions,
engelures, gerçures, plaies vraies et ulcérées ; elle était d'une efficacité souvent

Cette composition, qui n'est pas un
secret, préparée au meilleur vin de Malaga
remplace avantageusement l'huile de foie de morue pour une foule de cas oìi cette
dernière est recommandée. N'en ayant ni le
goût, ni l'odeur désagréables, les enfants
prennent cet élixir sans répugnance, même avec plaisir.
11 convient
particulièrement aux enfants chétifs ou racbitiques, aux jeunes person¬
nes
faibles, aux nourrices, aux convalescents, à tous ceux qui ont le sang vicié et

d'un philanthrope. Toutefois, mesurant les progrès considérables accomplis dans ces
dernières années par le» récentes découvertes, trois frères prêtres essayèrent de
modifier la vieille formule de leurs ancêtres dans les cas indiqués par la science

II combat, en outre, les humeurs
froides, les affections nerveuses, les mauvaises,
digestions, la faiblesse générale, les affections de l'estomac, des reins, du cœur, les

Une très ancienne

recette médicale dont tons

conirôlée dans les dermatoses en général (eczémas, psoriasis, prurigo, lichen,
ecthyma, iniertrigo, impétigo, herpés, etc.) et aidait puissamment l'ouverlure des abcès.
Le* champ d'expérience devait paraître assez vasle pour satisfaire l'ambition légitime

contemporaine.

......

.

malades s'attache moins á l'amen¬
possible

d'hui, grâce à la théorie microbienne, que la plupart des maladies, loin de constituer
par leurs manifestations extérieures des entités morbides,, c'est-à-dire des affections

d'une affection générale constitu¬
tionnelle, prenant leur siège de prédilection dans un organisme d'abord taré et plus
isolées, ne sont que des localisations particulières

qui varient évidemment
logique s'impose,

la thérapeutique, c est-à-dire la médication, doit être complexe et satisfaire à cette
double indication pathologique : le tempérament en premier lieu, la localisation mor¬
bide ensuite. Tel se trouve atteint d'un abcès froid, comme exemple.. L'instrumeut
que

le topique ou les pommades plus souvent videront le contenu
purulent, t.e n'est pas tout. 1. abcès se reproduira fatalement si le praticien n'a pas le
soin d'en prévenir la répétition dans le même lieu ou ailleurs, en émondant te sang de
ce qu'il peut contenir d'impur.
On Toit, en un mol, l'aire de ia thérapeutique quelquefois. On doit toujours faire de
tranchant quelquefois,

Tbygiène.
Nous regrettons que le cadre de celte notice ne nous permette pas de donner un
développement plus considérable à ces réflexions, fondamentales basées sur les plus
récentes données des sociétés savantes. Notre but est de montrer a nos lecteurs et à
ceux qui souffrent, le bien fondé de nos aspirations humanitaires. Nous sommes heu •
reux de pouvoir dire à ces désespérés par la durée des maladies cl 1 impuissance des
remèdes employés'jusqu'ici, quelquefois à grands frais, que le. dernier mol n'était pas
encore dit, et, avec une fierté bien légitimée par les succès acquis, nous venons mettre

à leur disposition une méthode de traitement à la portée de ioules les bourses et qui
résume dans sa simplicité la double indication qui nous est fournie par les applications

nouvelles.
En premier lieu, on doit songer à calmer ce qui d'abord effraie et fatigue le plus tes
malades, le signo- extérieur de ['affection.
Nous disposons pour cela de cinq formules appropriées à cinq catégories dé maladies
que nous tenons à indiquer et qu'il ne faut pas confondre :
«
N» 1. Contre brûlures, blessures, engelures, gerçures, varices crevées, phlegmons,

panaris, anthrax, boutons,
plaies diverses.

dartres, eczémas, lupus, gale, pelade, teigne, syphilis,

sortes, courbatures, torticolis, foulures, gas¬
tralgies, gastrites, douleurs diverse».
N" 3. Co.itre hydarlroso, tumeurs, glandes, goitre, laryngite, angine, croup, rhume,
rougeole, influenza, bronchite, pneumonie, péritonite, néphrites, affections cardiaques.
>i..*N° 4. Contre inflammations des yeux, paralysie des paupières, taches, opacités,
ulcères de la cornée, larmoiement.
u
N* 5. Contre migraines, névralgies de toute nature, rhumatismes invétérés, sciatiques rebelles, coxalgies, paralysies, fluxions à la ligure, maux d'oreilles, de dents, etc. »
Cela fait, nous tendons à empêcher le retour de ces manifestations, et, dans ce sens,
nous ne saurions trop conseiller remploi de noire Elixir qui, par sa composition, peut
répondre à tous les cas, et ils sont nombreux, où le globule aff libli et anémié n'apporte
plus aux tissus qu'il doit régénérer que malaise et délabrement.
A ceux qui seraient tentés de crier contre le nombre considérable d'affections où
■'application de nos produits peut se faire d'une façon efficace, nous répondons qu'ils
sont nombreux, aussi les cas où
i emploi de résolutifs et de révulsifs surannés et
quelquefois nocifs se trouvent magi-lralement indiqué par un diplôme dans rembarras.
L'aclioíi résolutive et révulsive de nos pommades est, selon les formules, indénia¬
ble ; elle n'a aucun des inconvénients et des retentissements fâcheux parfois de l'huile
de Croton-Tiglium, du Tarlre-Stibic, du tapsia, de la canlaride, des pointes de feu.
Elle est douce, profonde, persévérante.
Nos pommades ne renferment ni mercure, ni belladone, ni élément nuisible, ainsi
du reste que l'a établi le rapport du Chimiste-Expert commis par la Cour de Bor¬
deaux. Elles peuvent être employées sans danger dans les cas propres à chaque
»

N° 2. Contre rhumatismes de toutes

»

formule.

Elimir Dépuratif-Tonique, Reconstituant.
Cetle

préparation, au glyeéro-phosphate de chaux, au quinquina, aux iodures, au
jus très concentré de cresson et au suc des meilleures plantes aromatiques et antiscorbuliques est éminemment tonique, dépurative, digestive, reconstituante et anlirliiunalismale.Elle agit sur la masse du sang en
l'anémie.

lui redonnant les globules

rouges

enlevées par

Après avoir dépuré le sang par ^élimination d'une foule de principes morbides
engendrés et entretenus soit par un organis ne taré , soit par de mauvaises digeslions,
la privation d'air, le manque d'exercices corporels, elle l'enrichit et le tortille.



retours

d'âge.

Mères de famille, n'hésitez pas à en faire
prendre à vos enfants.

-,

L'élude des infiniments petits a oblige le monde médical a concevoir et a traiter
d'une tout autre façon les maladies prises dans un sens général : et à l'heurè actuelle
le praticien digue de ce nom et ayant soin de ses
dement toujours limité des symptômes qu'à la guérison aussi complète que
de la cause qui les engendre. En d'autres termes, i! est universellement acquis aujour-

tard ébranlé par des circonstances occasionnelles, circonstances
selon les familles, les milieux, «'éducation, les gens, le's climats.
On arrive ainsi á déduire d'une manière toute naturelle et dont la

pauvre.

ATTESTATION S
AN. NICOLAS, Angoulême. —
Déposition
Nontron.
Victime d'un affreux accident


donnée à

la barre du tribunal

de

à

l'âge d'un an, je fus
prive.! de I'usage de mon bras gauche. Mes doigts s'étaient repliés dans ma
main. Après
quelques ,|Ours de traitement suivant la méthode et avec I'usagè de
la
ommnde des Trois-Curés, j'éprouvai une très
grande amélioration, qui depuis
s'est accentuée, et,
aujourd'hui, je mp sers de mon bras inerte depuis quarante ans.
Voyez ma main, voyez mon bras! C'est un miracle ! (Mouvements prolongés!)
EPOUSE BOURGEIX (Dordogne). — Malade de la
poitrine, sans soulagement et
sans espérance du côté des
médecins, j'ai eu recours à la Pommade des Trois-Curés.
Doct. A. JULIA,
médecin-chirurgien, Barcelonne (Espagne). — J'ai expérimenté
la Pommade des Trois-Curés dans tous les cas
exposés au Prospectus ; je suis
heureux d'attester que partout et
toujours j'ai constaté les résultats les plus magnifi¬
survenu

.

ques. Mon sentiment est que le traitement des Trois-Curés est excellent.
Doct. E. MATHIEU à Watrelos

(Belgique). — Je suis toujours très satisfait de

1 emploi

de la Pommade des Trois-Curés.
Doct. DELSOULIÈR (de la Faculté de
Paris) à Montignac
M.Paul Kéquier, contrôleur, d'-ur.e douleur

(Dordogne). — J'ai guéri

scialique du côlé gauche.qui datait de 1886,
peu de jours, par remploi de la Pommade des Trois-Curés. Cetle névralgie
avait résiste à tous les
moyens ordinaires.
Doct. FLORENTIN (de la Faculté de Paris). — Je fis
pratiquer des frictions éner¬
giques avec la Pommade des Trois-Curés, au siège d'une névralgie sciatique dont
était atteinte une
jeune femme, et qui avait résisté à la médication ordinaire. Au bout
de quelques jours, la douleur avait
complètement disparu.
Un malade gémissait sur son lit
depuis trois mois. Son genou énorme me fit
diagnostiquer un rhumatisme articulaire de nature goutteuse. A titre d'essai, je pres¬
crivis les frictions avec la Pommade des Trois-Curés N" 3, et au bout de
quinze
jours, j'ai pu assister à une cure complète de ce phénomène goutteux.
Comte OBROUTCHEFF, Chef d'Etat-majordes armes Russes, à
Saint-Pétersbourg.
Grâce à la Pommade et à ia médication des Trois-Curés, j'ai été
guéri en pei de
temps d'un rhumatisme que rien n'avait pu soulager.
L. de LENTILLAC, Président de la Société d'Agriculture du Périgord, à SaintJean-d'Ataux (Dordogne).— Atteint depuis cinq mots d'une douleur rhumatismale dans
la hanche gauche, j'ai été guéri après la troisième friction avec la Pommade des Troiset

en





Curés No i. Je me fais un devoir de reconnaître l'eftìcacité
remercie du service que vous m'avez rendu.

de votre remède et

vojs

Alexandre DUMAS, Paris (Louvre). — 50 employés du Louvre ont été
guéris par

votre Pommade.

Vous pouvez, Monsieur le Curé, publier la
présente attestation.
Permettez-moi, Monsieur, de vous donner des nouvelles de mes malades, car elles
sonlde nature à vous réjouir. Après
quelques jours d'emploi de votre merveilleuse
pommade, le maçon a élé complète nenl, guéri, le brave homme travaille maintenant et
vous bénit du fond de son coeur, car il avait en vain
essayé de tous les remèdes. J'ai
aussi traité une femme qui avait un abcès cancireux, à
qui ou allait faire l'opéralion,
et qui semble être parfaitement
guérie. Elite autre femme, dans le même cas, s'est
présentée il y a trois semaines ; je lui ai donné de la pommade qui a produit d'excelieuts résultats. Ma fille, elle-même, va très bien et ne boite plus. Merci de tout coeur.

Marquise de TINGJJY, Vendée.
Monsieur, atteint du rhumatisme articulaire aigu, ne dormant ni nuit ni jour,
obligé aux béquilles, j'ai etó'gueri en huit jours par votre admirable Pommade des
Trois-Curés.

REDON, Commandant en retraite, à Javerlhac {Dordogne).

II y a longtemps que j'aurais

dû vous remercier de votre envoi de Pommade des
Trois-Curés, qui a obtenu ici de si beaux résultats. Merci bien des fois.
Mme de CROZEFOND, R. du
Sacré-Cœur, á Pau (Basses-Pyrénées).
C'est par milliers que nous pourrions produire des attestations semblables à celles

qui précèdent. Mais la Pommade des Trois-Curés étant universellement connue, sa
réputation sérieusement etablie, nous estimons qu'il suffit de la rappeler au publie
pour qu'il en fasse usage.
N'est-ce pas là, en effet, rendre service à l'humanité ?
Aux ecclésiastiques, aux communautés
religieuses et pensionnats, aux hospices et
maisons de santé, aux orphelinats et oeuvres de charité, aux usines et
corporations
ouvrières, sont accordées des remises de saveur en rapport avec l'imporlance des
commandes.
La méthode curative des Trois-Curés

et les attestations des malades
guéris, est
toujours jointe gratuitement aux commandes quelle qu'en soit l'imporlance.
Nous prions les personnes guéries par notre traitement de nous envoyer leur
attestation signée et légalisée.
Nous faisons rem,.rquer que le produit des ventes réalisées est destiné à la création
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subtile était récem¬
posée devant moi. dans un salon pari¬

Une question assez
ment

sien, relativement à 1intimité des époux et
quoique cette question pré¬

des amants, et

difficulté pratique à être réso¬
lue, je veux tenter d'y répondre aussi nette¬
ment que possible.
Les impressions que l'on cherche à
faire éprouver à la personne que l'on aime,

sente quelque

«

Pâme — comme dans son tressaillement in¬
time
cettfe exaltation de la chair — ten¬
tent de Ja rendre heureuse, non point, uni¬


quement, parce que la

manifestation qu'ils

les contente, mais
aussi, mais surtout, parce qu ils sont euxmêmes heureux de cette manifestation, en

font naître, alors, en elle,

dehors de leur propre personnalité, comme
1 artiste se satisfait à .la vue d'une belle œu¬
vre,

d'une admirable statue, d'un impecca¬

ble dessin.

doi¬

témoi¬

Les impressions qu'ils font éprouver
vent donc être comprises comme de sincères

gnage certain de sincère tendresse ou ne sontelles que l'une des formes de l'égoïsme? »

témoignages de tendresse.
Ce sont, là. les intellectuels de 1 amour,

Tel qu'il est ainsi énoncé, Je problème
semble devoir être suivi d'une solution rapide
et aisée. Si l'on veut se donner la peine de

du mariage.

demandait-on, ronstituent-elles

l'étudier,

on

un

reconnaîtra qu'il es! bien fait

embarrasser.

pour

Examinons-le, pourtant.
Tout d'abord, la démonstration qui nous

sollicite doit-elle concerner l'hom me ou la
femme?— Mettons qu'elle s'applique à l'un
et à l'autre et, ainsi.nous contenterons, comme
dit le fabuliste, tout le monde et notre père.
En ce qui louche l'homme, la pensée qui
le domine, lorsqu'il aime une femme à la¬

quelle il veut communiquer ses sentiments,
peut être considérée comme empreinte d'une
infinie tendresse ou d'un profond égoïsme,
selon la nature des instincts passionnels qui
le caractérisent.

pensée qui dirige un époux ou un
amant, en effet, dans ses asl'ections, dans l'expression matérielle de ses affections, plutôt,
et- dans les satisfactions multiples qui
en
résultent, est étroitement liée à la qualité du
désir qui, habituellement, s'émeut, et, suivant
que ce désir est fait de sensations intérieures
ou extérieures, la pensée de l'époux ou de
l'amant devient personnelle ou impersonnelle,
c'est-à-dire demeure toute à celui qu'elle
anime ou se reporte sur celle qui la pro¬
La

voque.

doute, là de la philosophie
passionnelle un peu compliquée et, quoique
C'est.,

sans

je sache que les lecteurs modernes aiment à
suivre ce genre de discussion, je me hâte de
l'abandonner pour simplifier le problème qui
nous

occupe.

Parlant, donc, plus absolument, je dirai
que les chercheurs de sensations, que ceux,
par conséquent, qui aiment la femme pour
elle-même et non pas seulement pour les
joies qu'ils en retirent, que ceux qui aiment
lá femme dans

son

sourire



ce

reflet de

Tous

les hommes, hélas, ne

sauraient

leur ressembler.

11 en est, en effet, qui s'efforcent à procu¬
rer à leurs compagnes un plaisir, un émoi.

Mais, dans la non compréhension des subtilités
affectueuses, ils restent étrangers à la com¬
munion de Uesprit ainsi qu'à celle du corps
et leur être ne frissonne, devant le trouble
et la sainte ivresse de la femme, que dans
révolution, si je puis ainsi m'exprimer. d'un
désir abstrait, d'une joie qui ne sort pas
d'eux-mêmes.
Ces hommes

souhaitent la femme, non

point pour en contempler la radieuse et hu¬
maine figure, mais pour lui dérober, au profit
dè leurs seules impressions, toute la somme
des félicités convoitées. Ce sont des égoïstes,
et le sourire et les mots qui passent sur leurs
lèvres, ont la sécheresse et la rudesse stériles
des pierres des chemins.
En ce qui concerne la femme, dans ses affec¬
tions, j'écrirais volontiers; k— exceptant, bien
entendu, de cette discussion, les courtisanes
de bas et haut étage — qu'elle est plus sou¬
vent sincère que f homme dans la préoccupa¬
tion à donner de la joie. Qu'elle soit nerveuse
ou réservée, en effet, dès lors qu'elle offre son
cœur volontairement, dans tout le désintéres¬
sement de sa pensée, et dès lors qu'elle se sent
aimée, elle s'oublie pour ne songer qu'à celui
qui lui ouvre ses bras, pour ne songer qu'à
rendre heureux f homme qu elle a choisi et
qui fa voulue.
Cette appréciation pourra paraître bien opti¬
miste aux détracteurs de la femme. Je la leur
dédie, cependant, sûr de n'être point trop par¬
tial en mon jugement, sur de n'être que juste/
enverè un sexe si souvent, en notre époque,
calomnié.

PIERRE DE LANO,

I

Où avait-elle donc

3 ter,

RUE

LIMOGEANNE.



avait parlé de ce petit apparte¬
ment, rue Limogeanne, où « ses amies » venaient parfois le
voir, c'était à Royan. Ils étaient tous deux dans la mer, sous
.e ciel bleu étincelant de soleil ardent, nageant au milieu

vu

jadis qu'il fût chauve ? A peine

ramenait-il.
Rue Limogeanne, dit-elle pensive, où ça se

La première fois qu'il lui

d'autres baigneurs.
Elle avait tellement ri qu'elle avait enfoncé, avalé une
grande gorgée d'eau salée, et, quand, suffoquée, elle s'était
couchée sur le dos, faisant la planche pour se remettre, il
avait encore vu sa gorge saillante palpiter d'un fou rire,
tandis qu'elle s'écriait :


Tout près d'elle, nageant à petits coups, il ne la quittait pas

Pourquoi pas ?
Mais, sans répondre, elle se dirigea vers la rive et reprit


bientôt pied. II la suivait à peu de distance. Sur le sable, elle

Elle était grande,

blonde et blanche, assez
grasse ; le modelage des seins haut placés apparaissant net¬
tement sous le maillot bleu foncé. Des gouttelettes d'eau
brillante rayaient son visage rieur aux lèvres rouges un
peu fortes, aux larges yeux gris ombrés de cils foncés. Elle
se

retourna.

le toisa.

Grand, lui aussi, mince, dégingandé, le crâne chauve, le
un maillot verdâtre qui découvrait ses
affreux bras d'homme poilus, pâles, aux jointures noueuses.
torse voûté dans

X

Pendant l'entr'acte, dans la solitude sombre de la

bai¬

gnoire, il lui parle tout bas, en se hâtant :
3 ter, rue Limogeanne... quand ?
Sans se retourner, avec un léger frisson des épaules, elle
suit d'un air distrait les rangs des fauteuils rouges vides, le
désordre de s'orchestre abandonné, où, seule, une flûte étudie
en sourdine un passage difficile.


Enfin, elle murmure :
Demain, à quatre heures.


*

Ah, ça, croyez-vous que, moi, j'irais chez vous?

des yeux.

trouve-il?

*
*

* *

Justement,

comme

elle descendait du fiacre, rue Limo¬

geanne, elle l'aperçut qui entrait sous la porte cochère. Elle
était un peu en avance, s'étant imaginé que cette rue Limo¬
geanne était au bout du monde. Elle passa rapidement
devant la loge du concierge, soulagée de la voir vide.
II s'attendait dans l'escalier.


Enfin, murmura-t-il exultant.

Et tous deux montèrent les marches au

bourgeois tapis

rouge. II s'arrêta au premier.
C'est ici.


Tandis qu'il engageait une clef dans la serrure, elle exa¬
minait le lieu, satisfaite : une maison convenable, mais où,

certainement, elle ne rencontrerait jamais une personne de
connaissance.

Un binocle ne cachait pas assez ses yeux clairs, sans expres¬

Cependant, il s'impatientait, tirait, poussait la clef, la

sion ; sa moustache jaune pendait piteusement sur des lèvres

secouait de droite à gauche, de haut en bas, sa haute taille

violettes de froid.

courbée, le chapeau rejeté un peu en arrière.
Je n'y comprends rien, fit-il vexé, ordinairement, elle

Pourquoi? répéta-t-elle dédaigneusement. Mais, parce
qu'il ne me tente pas du tout à voir... votre appartement !


*
»

*

La secondefois, c'était dans les bois de la Double. Les autres

chasseurs étaient loin; tous deux cheminaient solitairement
dans la brousse,

qu'assombrissait la voûte des immenses



s'ouvre toute seule.
II

enleva

gant et recommença ses efforts. Par la
fenêtre, elle aperçut à une croisée en face une cage à serin,
derrière laquelle une figure de femme s'examinait curieuse¬
ment ; elle se détourna, mécontente :
son

Mais, ouvrez donc !
Justement, il venait de retirer la clef et la regardait, sur¬


chênes
Elle

aux branches

tortueuses.

était délicieuse ; la taille libre dans une

blouse de

soie verte, crânement culottée et guêtréededrap. II contem¬

pris.


plait amoureusement ses hanches rondes, ses jambes cam¬
brées, son adorable visage aux yeux profonds.
3 ter, rue Limogeanne, balbutiait-il, si vous saviez
comme c'est gentil chez moi... vous ne vous ennuieriez pas,
je vous le promets !
Elle l'examina attentivement. II avait toujours son grand
nez de mouton mérinos, son éternel binocle ; mais il portait


bien son costume de chasse en velours marron,

et sa mous¬

Je crois bien que ce

n'est pas elle, balbutia-t-il décon¬

tenancé.
Et il se fouilla, retirant tout de ses poches, avec une hâte
imbécile, sentant une sueur froide le gagner sous les regards
clairs, peu à peu irrités, de la jeune femme.
Ah ça, cria-t-elle enfin, avez-vous la clef, ou ne l'avezvous pas?


11 laissa tomber ses bras.
Je ne l'ai pas !
Elle eut un geste violent.



blonde, décidément.
Vraiment ? fìt-elle, moqueuse.
Et, là-bas, dans le chemin étroit, tapissé de bruyère rase,
■des lapins passaient rapidement, par bonds silencieux, sans
tache était


Ah, bien !
Mais il se précipita dans l'escalier.


Le concierge a le double... Je reviens à l'instant !...
Seule, elle fit quelques pas sur le palier, se mettant à l'abri



que les deux promeneurs les aperçussent.
*

*

*

Dans le salon étincelant de lumière, ils tournaient, heurtés

parfois par d'autres couples, tandis que la valse finissait.
Elle était vêtue de satin blanc, sa gorge rose saillait de
-dentelles pâles et de fourrures sombres ; elle s'abandonnait
mollement au bras qui l'enserrait.
Rue Limogeanne, murmurait-il, n'y viendrez-vous
jamais?
Les derniers accords s'accéléraient; et, dans le tapage
íìnal, il s'arrêta brusquement, afin de sentir la taille mince
de la jeune femme ployer et se raidir un instant sous sa main.




Je vous adore, fit-il tout bas.

des regards indiscrets; son pied impatient battait le tapis :
elle s'en souviendrait de la rue Limogeanne !
II remontait, essoufflé, défait, le binocle tombé. Ils se dévi¬
sagèrent un instant. Elle parla la première :
Eh bien, cette clef? fìt-elle, les dents serrées.
Effondré, lamentable, il murmura :
II n'y a personne... Je cours chez moi... dans dix minu¬
tes je serai revenu.
Et il disparut de nouveau.
Mais, déjà, elle dégringolait l'escalier, rouge, exaspérée,
répétant rageusement, follement :
Oh ! l'imbécile, l'imbécile, fimbécile !






La tête

peu renversée,

les yeux mi-clos, la poitrine
palpitante, elle le regarda. II y avait vraiment une élégance
dans son torse souple, élancé, bien pris dans l'habit rouge.
un

Camille Pert.

li-A-

GAULOISE, liqueur hygiénique.

"

L'HOROSCOPE
Monologue dit par M. Georges SAUIYIANDE, dans les salons périgourdins.

VIEILLES AFFICHES
A ADJUGER

Un jour, un jeune homme ambitieux
S'en fut trouver, d'un pas rapide,

PREMIÈRE ENCHÈRE, FAUTE D'EMPLOI, APRÈS FAILLITE COMPLÈTE.

SUR

Et par devant M"

Un' somnambule extra-lucide

du Suffrage

Pour correspondre avec les dieux.

»

-—

Dit

Je veux savoir pourquoi f suis fait !

SOUS

CARACTÉRITISQUE DE :

qui amincit les flancs
Vésone, la célèbre vache à lait périgourdine, tant
sucée par M. Saumande, la vente se fera au
comptant, plus
10 p. °/o de promesses illusoires de cet
éloquent législateur.

J' s'rai député, »

Pour visiter, s'adresser, sur les lieux, au

Enfin, jeune et noble étranger,
»
T'auras, dans un' èpoqu' future,
» Des
laquais derrière ta voiture
»
Et, sur le siège, un beau cocher !


maison

Et puis... ô dieux !... le reste échappe

»

A mon esprit... je ne peux plus !...

y>

Donne-moi, seul'ment, trent' sous d'plus!...

»

Je vois... (J'prends pas les pièc's du pape !)

»

Mais, à présent, 1' pouvoir des dieux

»

Dans mon âme commence à naître!!

Concierge de la

de Tille.

PEINTS

»

PAR

EUX-MÊMES

La direction de cet Album a reçu

beaucoup de lettres. Nous en

livrons quelques-unes — le surchoix — a la publicité :
De M. le sénateur Pozzi :
Plus que personne, je suis partisan de la liberté de la
presse,
de la plume et du crayon. Je vous
appartiens donc : disséquez-

moi, en pensant que, seuls, les imbéciles sont capables de brairesous

(II fait pas chaud!... Ferm'donc la f'nêtre !)
»
J' suis inspirée ! J'lis dans tes yeux

les piqûres du caricaturiste.

...

»

Qu'un jour tu deviendras un sage,

»

T'auras l' respect des p'tits, des grands !

»

Et l'on verra tous les passants

»

Te saluer à ton passage ! »

De M. le député Saumande :

On me dit que vous vous disposez à enfoncer
quelques clousdans ma tête — de turc politique. Je vous défends de toucher à
un seul

La seule concession

Des régions éthérêes où mon âme palpite, mon ouïe

perçoit un-

Je vous avertis donc,

obligeamment, Monsieur, qu'on ne doit
point mettre le nez dans les choses du cœur... du cuœur, vous,
entendez, (j'écris comme je parle)... ça ne sent pas toujours bon,
et il pourrait vous en cuire.
f-; Pourquoi, d'ailleurs, de nouveaux scandales ? L'alimentation dela place n'est-elle pas assurée, quant à ce suggestif
produit ?

Ce jour où pékins et soldats
D'vaient pour lui s'incliner bien bas
Et saluer sur son passage !

De M. Georges Lagrange :

II vint ce bienheureux moment !

La nouvelle vient jusqu'à

moi de la publication prochaine de
Périgueux qui passe, et comme je sais que tous les grands hom¬
mes d'ici doivent figurer dans cet album,
je pose ma candi¬

Elle avait dit vrai, la sorcière.

Mais, d'sa gloire, il n' se soucia guèr
Ce fut V jour de son... enterrement!

:

dature.

Tourne-Bride.

N'oubliez pas, surtout, de proclamer

urbi et orbi que je suis,
perspective, le futur architecte départemental.
Pensez donc : (et voilà qui va vous en boucher un coin), j'ai
l'appui de la préfecture !
en

de

solide, ce¬

bruit qui inquiète ma sensibilité cardiaque.

II attendit, avec courage,

verre



De M. Mascle :

Ah ! J' suis un homme prédestiné !... »

un

qui soit compatible avec mon caractère,,

lui-là — dans la patte, par un bon... Maréchal !

J' s'rai Président d'la République.

Amis, buvons

poils de ma pelure et, au besoin, vous requiers de

c'est de vous autoriser à me faire enfoncer un clou

S' disait : — « Je f'r ai de la politique,

...

des

remiser votre idiote étrille.

Le jeune liomm', d'un air étonné,

...

TITRE

de la vieille

Quand elle ajouta d'un' voix creuse :

»

LE

Vu la disette des fonds publics et la famine

Gloire, honneur et prospérité.

«

SÈGARD,

Grand Administrateur »,

Immatriculé, sur les Registres de l'Inventaire de VHôtel-de- Ville,.

Ell' lui promit un' vie heureuse,
«

»

(Système « Tonneau des Danaïdes »

Alors, elle se mit à gémir,
En faisant des gestes magiques,
Puis, en louchant d'un air tragique,
Ell' commença d' prèdir' l'av'nir.



le

IR [OFFRE-FORT MIME

Préparez vot' marc de café. »

Puis, il lui remit trois francs soixante.

II se disait :

Universel,

Assisté de M.

II lui dit, la mine impatiente :
«

Georges SAUMANDE,

Ancien avoué, ex-maire de Périgueux et futur black-boulé

ÏH)0SC!0~V.A_

I iniiHema «.

III
Et moi donc I

LARMES.

Amédée de Lacrousille.

Je me souviens, c'était un soir,

J'ai l'âme vagabonde, je dois être né
explorateur, et, natu¬
rellement, j'adore les voyages aux frais de la Princesse, — c'està-dire de l'Union des Sociétés de
Gymnastique de France.

Vous en rappelez-vous, mignonne?
Nous étions dans votre boudoir,

Paradol.

Le jour mourait dans un ciel
jaune ;

Je me souviens, c'était un soir,

Les Finances d'une ville souffrent

Vous en rappelez-vous, mignonne ?...

ceux

toujours des sottises de

qui les administrent.

Georges Saumande.

Vous me contiez de jolis riens,

On ne se représente pas bien un magistrat sans
qu'il soit distin
gué — ne fut-ce que par son faux-col.

Et moi, qui buvais vos paroles,

Je répondais, je me souviens,

Alfred Boissarie.

En embrassant vos mèches folles.

La main droite peut ignorer ce
que

Tout à coup, je ne sais pourquoi,



Feu Villotte.

(Oh ! le chatouilleux caractère !)
Votre cœur se mit en émoi,

Heureux les gens qui ont une écrevisse dans l'escarcelle I

Et vous avez pleuré, ma chère.

Aubier.

Mes baisers fous ont retenu
Ces pleurs baignant votre

L'esprit de tolérance, la modestie — sinon l'érudition

vraient être les qualités d'un serviteur de Dieu, d'un bon

visage,

Et depuis ce moment
j'ai vu
Que je vous aimais davantage.
...

donne la main gauche,

surtout quand celle-ci ne donne rien.

Gadaud fut grand et je suis demeuré son

prophète.
Peynaud.

jaune ;

Quand la Patrie est en danger, les
dévouent et accomplissent, loin de la

Je me souviens, c'était un soir,
Vous

en

de¬

Abbé Brugière.

Nous étions dans votre boudoir,

Le jour mourait dans un ciel



prêtre.

rappelez-vous, mignonne?...

citoyens courageux se
frontière, un devoir civi¬

que.

Chavoix.
Léopold CHAUMONT.

Les hommes de valeur ne sont pas ceux

tapage.

qui font le plus de

Dujarric-Descombes.

SUR LE POUCE

Mon verre est petit, mais je bois dans mon verre. Traduction
libre : ma palette est modeste, mais il en sort, tout de

Un bon mot de M. le sénateur
Denoix, entendu à la dernière
■session du Conseil général.
Comme le si distingué préfet de la
Dordogne pénétrait dans la
salle des séances, M. Denoix se
pencha à 1 oreille d'un de ses

même, des

portraits de quelque valeur.

G. Pasquet.
Aux notaires qui veulent être décorés,

je conseille de se faire
capitaines de pompiers, — n'eussent-ils vu, en fait de

collègues :

nommer

Vous savez, mon cher, je vais le prier de venir chez
moi un
de ces jours...
Le préfet !...

pompe, que celle de leur écritoire.



F. Lagrange.





Parfaitement.

Je vous croyais plutôt en froid ?...
Laissez-donc... J'ai une cheminée
qui ne fonctionne plus...
et... c'est un si rude fumiste !...




II est plus facile d'offrir de beaux enfants à
bons dessins à ses amis.

sa

Patrie que

de

A. Bertoletti.
Heureux les poètes — qui peuvent raser leurs auditeurs !

Tout le monde a intérêt, avant d'acheter des
vêtements tout
'faits ou sur mesure, soit pour hommes ou
enfants, à visiter la
naison AU PONT

NEUF, nAWHtm,

André Chadourne.
La femme est certainement la
plus belle œuvre du Créateur.
Mais qu'importe le... flacon,
pourvu qu'on ait l'ivresse !

Desmaisons.

LEURS

PENSÉES

Instantanés obtenus par l'emploi des
Rayons

Sous rude enveloppe, cœur d'or.
Dr Armand de Lacrousille.

Rœntgen.
En art, on fait ce

qu'on peut ; on n'est pas des bœufs !
Auché.

Marianne me panse, — donc, je suis.

Georges Saumande.
Une chaumière et son cœur. C'est

là, mon vœu le plus cher.
Frédéric.

La liberté de l'Amour devrait être
gravée dans les fondements
«d'une République.

Baconnet

II appartenait à la troisième
que bien des Monarchies.

De Thomasson de Saint-Pierre.

La modestie est une h elle chose, —

quand on sait s'en servir.

Georges Lagrange.

.

Si la Musique adoucit les
mœurs, le Chant est bien ce qui nous
divise le plus.

Roger Buisson

L'amabilité et l'obligeance doivent être
l'apanage d'un parfait
archiviste.

.

Les bons coqs ne sont jamais

gras.

Guillier.
L'homme qui, dans la vie, ne change pas

est un imbécile.

République d'être moins tolérante

d'opinions politiques
ségard.

Eugène Roux.

Le Cíicheur.

En ai-je vu tourner de ces girouettes !

Dominique Joucla.

XjA.

G-A/CJIjOISJE, liqueur hygiénique.

IV

Tarnet. — La nature est douce !

MARTYRS DU GRAND ART

Napare.
Sur Toumy.
Les hauts platanes — ces tristes
riculture — mettent des bourgeons,



mutilés de l'arbosous l'haleine du
renouveau, et, dans l'éclosion des premiers beaux jours,
la sève les tourmente. Des bambins jouent, labourent le
sable de leurs ongles roses, ce pendant que trois hommes
graves passent, sans un regard pour les jolies femmes
qui égaient la vieille promenade de papotages printaniers.
Loin, sous une sorte de buée céleste, les coteaux accu¬
sent des ondulations vagues — décor très flou en lequel
semblent s''agiter, pour les rêveurs, des images imprécises.
Puis, dans la vallée, c'est le panorama de 'Saint-Geor¬
ges et des Barris, la plaine du Petit-Change ; ce sont
les maisons égrenées dans la verdure, le ruban de l'Isle
qu'indiquent de légères vapeurs...
Et, toujours, les trois hommes graves s'avancent, silenlencieux, simplement troublés, sans doute, dans leur
intimité, par des songes hâtifs, des visions fugitives, —
genèses d'art— de grand art — car, (l'ai-je dit?) ce
sont des artistes.

Cependant, ils s'arrêtent et, dans l'instinctif besoin,
peut-être, de donner l'essor aux pensées qui les inquiètent,
ils ont

un

commun

frisson...

comme une

gestes... ils vont parler, sans doute... ils
Ecoutons-les...

ébauche de
parlent...



II était huit heures

onze...

Parfaitement... Taniel

travaillait, et mon âme — l'âme sœur, vous savez — était de com¬
munion artistique avec la sienne... Soudain, une mouche vint se
poser sur la trente-troisième feuille de la vingt-septième branche,
en allant vers la
gauche, du cent douzième arbre... Or, en cette
minute suprême, en cet instant solennel, j'eus l'intuition qu'un
grand bonheur visitait notre camarade... La mouche — ô joie...
ô délire !



ce

»,

- caca

la mouche faisait « caca »

oui, Messieurs — et,
Taniel, interprète scrupuleux du soulagement de


cette infime

bestiole... « ce caca», Taniel, magistralement, le
surprenait, le fixait sur sa toile, à l'endroit précis que je vous si¬
gnale.

Tarnet.



La nature est douce !

Fasquet.—Hum...

hum... c'est discutable...

n'est qu'imparfaitement

représenté sur le tableau

Le

« caca

a

en question...

Je m'en suis rendu compte...
Napare.

Voyons... voyons... vous auriez peut-être voulu
que la mouche en laissât une tonne...


Tarnet. — La nature eat douce !...

Fasquet. — Puis, la couleur est un

peu

pâle... le relief man¬

que... D'ailleurs, j'ai fait plus fort que cela, moi... quand je bar¬
bouillais ma fameuse toile
conception peu banale — Saint—

Tarnet. — La nature est douce !
Napare. — C'est une joie, pour nous, d'en

violer les secrets !
Fasquet. — C'est commettre un crime que de truquer une
chose si suave... (Extatique.) Ah, quelle douce harmonie, quelle
symphonie le printemps éveille en moi !... Des gammes de cou¬
leurs chantent en mon âme !...

Tarnet. — Oh ! les grands maîtres !

Fasquet. — Pardon, cher ami, je vous arrête... Ne nous rasez
pas trop avec vos

grands maîtres... On les connaît... tous les
ils ne

Sous prétexte de reproduire ce qu'ils voient,
mettent dans leurs toiles que ce qui leur plaît...
mêmes...

Tarnet.



La nature est douce !

Napare. — A la condition de la représenter telle qu'on la sur¬

prend... Ainsi, notre ami TanieL...
Fasquet. — Un roublard
II idéalise !... (Poursuivant sa pre¬
mière idée.) Les grands maîtres, les réputations consacrées ne fe¬
..

ront rien contre cette immuable formule...

Tarnet.



La nature est douce !...

Fasquet. — Je dis bien contre cette immuable formule : L'artiste consciencieux ne doit rien

changer à ce qu'il a devant les

yeux...

Napare, reprenant. — Ainsi, notre ami TanieL..
Fasquet. — II truque, je vous le dis, moi... il truque!... C'est
un

Imaginatif...
Napare.
Voyons, voyons... il truque ?... Pas tant que ça...


Vous connaissez sa dernière toile, vous savez bien, ce sous-bois
où les arbres ressemblent tellement à des poteaux soumis, parles

pieds, à des procédés d'injections dans une mare que M. de Selves
a

demandé à s'en rendre acquéreur...

Tarnet. — La nature est douce !
Napare. — Eh bien, là, dans ce tableau...

Front, vu des quais...
Napare.
Ah, oui, cette peinture géométrique, que vous avez
dû exécuter au goniomètre, avec une chaîne
d'arpenteur, un
niveau de maçon, un cordeau et une truelle ?...
Fasquet, désireux de ne pas s'arrêter à Vobservation plutôt
affligeante de son ami. — Eh bien, j'aperçus, tout à coup, une
puce qui levait la cuisse sur le clocher de Saint-Front...
Napare, ironique. — Et vous l'y avez mise ?...
Fasquet. — La puce... non... c'eut été trop facile... mais son
«
pipi. »


Tarnet.



La nature est douce !...

Fasquet. — Même, après expérience, je suis parvenu à consi¬
gner jusqu'à l'odeur...
Tarnet.



La nature est douce !

Napare.
Ça, mon vieux, c'est d'une jolie force...
Fasquet. — Pas vrai, hein?... fAprès un silence.) Ah, tenez,
je-vous le confie, à vous deux, parce que vous êtes mes amis


sincères...

fidèles... qui applaudissez, sans fati¬
gue apparente, à mes constants efforts vers le Beau... J'ai connu
des maîtres, moi... je les ai fréquentés, moi !... Eh
mes camarades

bien, ils ne

peignaient jamais en public... ils se cachaient... ils ne laissaient
même pas traîner leurs palettes... (Très
digne.) Ah, si j'avais pa¬
ies voir travailler seulement pendant une heure !...
Napare. —Vous auriez garanti vos toiles sur... facture...

Fasquet, dans une napoléonienne attitude. — Sûr !...
Tarnet. — La nature est douce !

Perçant la grisaille des buées, le soleil, à l'horiqon,.
jaune prunelle et, dévêtue, presque, de son voile
de vapeurs, la nappe de l'Isle a, maintenant, comme des

ouvre sa

reflets de métal.

Les trois hommes graves

s'en retournent, silencieux

encore, et leur muette et sombre déambulation attriste le
radieux ensoleillement de la promenade, où,

Fasquet. — Où il ne manque aux arbres que des isolateurs
et une portée de Sis pour qu'on ait l'illusion d'une installation té¬

toujours, les
gentils bambins jouent sous l'œil distrait des « bobonnes »

légraphique...

indolentes.

Napare. — Parfaitement... Eh bien, là, Taniel a mis toute sa

Cependant, l'un des artistes a un geste — un beau
ses yeux se lève une lueur mystique. II

geste — et dans

science...

balbutie :

Fasquet. — II idéalise; je vous le redis !
Napare.
Pardon, il a peint tout ce qu'il a vu... J'y étais, et
je le jure. (Le geste sobre, mais la voix creuse). Ainsi, un matin,



La nature est douce !



je me le rappelle comme si c'était hier, ma toquante marquait huit
heures onze minutes deux ou trois secondes, à peu près...
Fasquet. — A peu près ... à peu près !... Alors, ce n'est pas
rigoureusement exact...
Napare, gravement.— Ab, mais, dites-donc... vous êtes exi¬
geant, vous, par exemple...

Alors, ses compagnons le regardent avec compassion.
Puis, comme s'ils se devinaient, leurs lèvres laissent fuir

ce murmure :


Hein ?... quel raseur !...

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dans les meilleurs crus de
maine

RESTAURANT DU

1§97.

camarades
l'armée le CMA.MLI*AQJMí-E « Comte de TVancolini », mem¬

Nous avions

NE SE VEND QU'EN BIDONS PLOMBÉS

DE

L'ARMÉE COLONIALE

DE

L'ANNUAIRE

BENZO-MOTEUR
DE

MILITAIRE

FRANCE

Pétrole de sûreté extra-blanc déodorisé

de France, propriétaire de vignobles situés

l'arrondissement d'Epernay et du magnifique Do¬

agricole de Pleurs. Mais, en y réfléchissant, nous pensons que ce n'est

apprécié entre tous, n'a nullement

pas nécessaire ; en effet, ce Champagne,
besoin d'être mis en évidence, les vrais amateurs le

chapon fin

quant à nous, nous le buvons depuis dix ans.

Rue Eguillerie et Coin des Boulevards


Etablissement

restauré entièrement

à

connaissent de longue date ;

neuf.

G. BERTRAND

Lorsque nous aurons dit qu'on boit ce Champagne à bord de tous les trans¬
ports maritimes, que les docteurs le recommandent dans les colonies comme
excellent et cordial, nous aimons à croire que dans toutes les familles de l'ar¬
mée on songera un peu à nos sages réflexions à ce sujet. Notre plus cher désir
est donc que tout le monde s'adresse, pour ses Vius de Champagne, à

PROPRIETAIRE

Repas
SERVICE

Clist.mlDX'es

depuis
A

M. le comte de FRANCOLINI

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ctepixis M.

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Propriétaire au château de Pleurs, arrondissement d'Epernay,

par jour.
ou

CHOIX

à

ses

fÇepréseiitaats à PARIS, LYON,

MARSEILLE, etc.

58 Récompenses aux Diverses Expositions

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DATENT DE 1838

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Dépôt à PÉRIGUEUX :

PHARMACIE NORMALE. 12.

ai

x-

Le tonique végétal par excellence, le ChiiiH|iiiiis9. est
la basé organique de ce règne qui convient le

fortifiant rare, en ce sens

.qu'il réunit les qualités d'un vin
parfait, à des reconstituants digestifs, unis dans des
pro¬
portions absolument heureuses, puisqu'elles
correspondent
aux éléments du
corps humain.
Les malades
par faiblesse, consomption. épuise¬
ment nerveux ou
musculaire, manague «lappétît,
trouver ont dans le Vin
'B'oub—fortifiant un précieux
aliment pour enrichir leur
organisme qui se débilite, et re¬
venir à la santé
primitive, en donnant au sang sá vive
couleur et par suite, au
malade, la force de résister aux ru¬
des assauts des ennemis si
petits mais si innombrables qui
vivent de
notre'pauvre humanité, et'qdi n'ont de prise que
sur les

mieux, d'a¬

près une longue expérience, pour relever les forces affai¬
blies et tonifier les tissus humains.

A cet élément organique se joint un
composé minéral qui.
forme la charpente de l'être.animé supérieur. Ce
composé
est formé de la réunion des phosphates

qu'on appelle les
Phosplmtes iles os. Non seulement ils forment la
charpente du corps humain, mais ils en imprègnent tous
les organes. Si .ces phosphates des os viennent à diminuer
de quantité, pou» cause de, maladie, de.ralentissement dans
la nutrition intime de la cellule organisée, la santé s'affai¬
blit et la vie ârrive à s'éteindre par
manque d'aliment à

faibles,.

Les lin saisis débiles ou croissant

activité. 11s sont nécessaires à la transformation du tissu
humain ancien, malade ou usé, en tissu nouveau viable.
II est, en effet, connu de'tous que toutes les
son

parties de notre

corps se renouvellent petit à petit et d'une façon continuelle.
Les phosphates des os sont des éléments qui sont
indispen¬
sables à cette reconstitution lente'et incessante.
L'analyse
des tissus humains et des liquidés qui les
imprègnent le
démontre su r ab o n d a m m e n t.

.

L'action de ces-phosphatés, portant sur les échangés in¬
times qui se font dans la cellule organisée, n'est pas spécia¬
lisée dans cette seule fonction. Ils fortifient le système os¬

seux, ce fait ést connu de tous; mais, de plus, ils favorisent

et aident l'action digestive
mesure très

n'espérait plus.
donne également aux vieillards débiles: les éléments
de cettte vie qui
s'échappe, et prolonge, dans de bonnes con¬
ditions,^ une existence heureuse.
on

des sucs de l'estomac dans une

II

grande.

La Viaiule mise sous forme concentrée estl'aliment le

plus substantiel que l'on puisse offrir au corps affaibli.
Connue de tout le monde, nous ne nous étendrons pas sur
ses

propriétés nutritives.

Le Vin

Toni-fortifiant, préparé avec un vin abso¬
peut donc être garanti comme un

lument pur et naturel,

Le Flacon
<

-r—



Le Vin Toni-fortifiant ne

constipe pasq il n'est
jamais nuisible, il est-agréable a prendre, il rend
toujours service
La notice accompagnant
chaque flacon explique avec dé¬
tail la manière de

3 francs

Franco Gare

au.

lieu

de

l'employer.
S

francs.

destin a. taire- le flacon
7




trop rapide¬

ment, que ITige de piiberté fatigue,, auront dans le
précieux médicamént l'auxiliaire le plus
énergique pou s
traverser
l'époque pénible de leur vie.
II ést nécessaire pendant la
grossesse, et indispensabip-áux noiirriees qui allaitent leurs enfants.
Les surmenés, les victimes du travail
trouveront
en lui le soutien
précieux qui permet àl'activité vitale de re¬
prendre sa vigueur et de remettre l'organisme en équilibre.
Tous les convalescents
prenant d'u Vin ïoni-fortifiailt, sentiront en peu de jours les bons effets dé son ac¬
tion reconstituante, en
reprenant une vigueur que souvent

3r

©O

12

80

2 flacons

4 flacons

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^J&luùò^œòb ccuíçxlò^ e4o/ÌoíiLÌ^ajoó
woò

des£ûu' u^o^ocvvue/.
/Le& Journaux 'ì
,

V
sa mine souriante de chanoine gras,

succédaient des pâleurs
caractéristiques et des jeux de physionomie expressifs, il ap¬
parut nettement à tous que de la nouvelle de l'union future
d'Achille Dessaire était résulté pour M. Falandard, jusqu'a¬
lors auréolé d'un bonheur immuable, une très pénible méta¬
morphose.

2
Un vidangeur perché sur sa grosse voiture
S'en allait, certain jour, au trot de ses chevaux.
Le malheureux, plié dans une couverture,

Recevait une averse à torrent sur le dos.

Gavroche l'aperçoit et crie au vidangeur :
«

Le chef de service de la Société des Sangsues hygiéniques-

Eh ! t'as donc pas six sous pour prendre Vintérieur ?

était marié.
Un jour, — il y a de cela bien des années — de

Sur le passage d'un enterrement.
Sais-tu, disait Polyte à son ami Vincent,
Pourquoi les deux chevaux qui traînent la voiture
Ous qu'est le machabé, ont une telle allure
Et jamais de la vie n'ont pris le mors aux dents ?
Vincent le regarda et, d'un air convaincu,
Répondit : « Peuvent pas, ils ont le mort au... »

qui couvrait, depuis ses justes noces, les doux yeux de M.
Nestor Falandard d'une taie opaque et l'enrégimentait, ipso

A la Dame mûre qui jette, volontiers,

facto, dans l'armée des aveugles du mariage. Homme de bon
sens avant tout
la première minute d'émotion écoulée —
il s'arrêta à une résolution simple et logique. Très absorbé,
en dehors de ses officielles fonctions, par de délicats et substils travaux, il savait, par expérience, qu'au jeu de l'amour
un muletier vaut deux archéologues et, se reconnaissant in¬
capable de subvenir, seul, à l'extinction de la juvénile ar¬
deur de Mme Falandard, il préféra — jaloux de la paix de sa
maison» inquiet de l'avenir de ses enfants et conscient es¬
clave d'hypocrites et mondaines convenances — localiser
révolution de la généreuse nature de sa femme, aider, intramuros, à l'épanouissement de ses joies et veiller, aussi, à ce
que sous son toit, fécond et prospère, sa casanière tranquil¬

des pierres aux passants, —

lité ne subit aucune atteinte.



G. D.

Tout le monde a intérêt, avant d'acheter des vêtements tout
faits ou sur mesure, soit pour hommes ou enfants, à visiter la

Maison AU

fâcheuses

tendances de sa femme à quêter des satisfactions en dehors
du foyer commun avaient déchiré la virginale membrane-

POHT HEUF,

DOUCE PHILOSOPHIE.

quoique

habitant une maison de verre.

Discrètement, alors, M. Nestor Falandard introduisit à son

Quand Achille Dessaire annonça son mariage à M. Nestor
Falandard, chef de service à la Société des Sangsues hygié¬
niques, le visage de ce fonctionnaire trahit un mécontente¬
ment fort vif. Gomme s'il était, soudain, paralysé de Ja lan¬

foyer ceux de ses agents qui paraissaient les plus aptes à
recueillir les épanchements de son incandescente épouse,
consentit à clore les paupières sur ce que le partage du tra¬
versin conjugal avait d'outrageant pour son front. Une ère

gue, le bonhomme ne se dépensa en aucune des amabilités
banales qui, en pareille circonstance, servent au moins à il¬

de calme retraversa sa vie, et il s'en dégagea comme un re¬
nouveau de bonheur, comme une paix
rassérénante et

lusionner les gens sur les sentiments

égoïste dont il jouit secrètement. Pendant de longue.s an¬
nées, sa quiétude fut parfaite. Mme Falandard bornait ses dé¬
sirs aux hommages des jeunes hommes sains et vigoureux
qui — par déférence pour leur chef, sans aucun doute

qu'ils vous inspirent.
Simplement, il souligna la communication d'Achille Des¬
saire d'un grognement significatif, signe indéniablè qu'une
tempête couvait, à l'abri de rares cheveux, sous son crâne.
De ce jour, la vie administrative d'Achille Dessaire,—une
vie calme et naguère sans nuages — changea d'aspect, se
modifia totalement. Entre son chef et lui, un Spitzberg s'é¬
leva, ramenant, d'un choc violent et brusque, le thermomè¬
tre de leurs relations à une température de Laponie. A tout
instant, Dessaire, autrefois choyé par le haut fonctionnaire
de la Société des Sangsues hygiéniques, avait à supporter ses
moindres manifestations de mauvaise humeur. Sec et

ro-

gue, M.Nestor Falandard, doux et mielleux d'habitude, com¬
blait maintenant son subordonné de rebuffades. II trouvait à

redire à tout, à critiquer sans mesure, et, le plus souvent, ses
observations se corsaient



s'attardaient, volontiers, dans son intimité satisfaite et ra¬
dieuse. Ayant à proximité de ses réquisitions, sous la main
presque, les félicités utiles à sa volcanique exubérance, au¬
cun besoin d'échapper à la ponctuelle et délicieuse
régularité
de ses émois ne hantait l'excellente femme. Aussi, jamais
l'ombre d'une discorde ne s'élevait entre

les

deux

époux.

Prévenants vis-à-vis l'un de l'autre, ont eut dit que, d'un
consentement tacite, ils avaient décidé que nul scandale les
concernant ne naîtrait de leur fait, que nulle querelle ne
viendrait troubler leurs heures heureuses.

Désormais, donc, M. Nestor Falandard, délivré de tout
souci, ne vécut, en dehors de rares désirs égrillards, de quel¬

d'impatiences et de colères qui
troublaient Thabituelle et sereine tranquillité de son bureau.
Naturellement, en bons petits camarades, les collègues
d'Achille Dessaire se réjouissaient de l'attitudedu « patron ».

ques impérieux besoins de nature, que pour ses fonctions à
la Société des Sangsues hygiéniques et ses travaux d'archéo¬

L'arbre tombé, tout le monde tirait sur les branches. Car,

pourvu à la suprême et charnelle nourriture de sa femme?

indépendamment des tracas que suscitait au disgracié
de l'heure présente, l'irascibilité du chef, de méchants
bruits emplissaient la ruche administrative — racontars ma¬
licieux, égrenés par les couloirs, chuchotés de porte en
porte, colportés ou amplifiés à dessein, dans le but inavoué,
mais visible, de réunir M. Nestor

Falandard et son agent

jadis préféré dans le même ridicule. Personne ne se gênait.
Le nombreux personnel de la Société des Sangsues hygiéni¬
ques glosait, à mots à peine couverts, de l'étrange situation
faite à Achille Dessaire par l'annonce de son prochain ma¬
riage. Chacun y allait de sa pointe, décochait au vaincu
d'hier sa petite flèche du Parthe. Et, comme des change¬
ments survenaient chaque jour dans l'état physique et moral
de M. Nestor Falandard, comme à son teint rose et frais, à

logue. N'avait-il pas, en effet, avec un tact exquis, largement
L'été, le soleil haut, un des subordonnés de Monsieur,
choisi par Madame, conduisait la famille à la campagne,
l'y
installait à l'ombre des grands arbres, dans la poétique des
clairs ruisseaux, en i'attenle du séjour annuel à la
mer, où un autre agent présidait à la quotidienne trempette
des petits et des petites Falandard. Le chef accordait tous les
congés, autorisait toutes les absences que nécessitaient ces
déplacements, sans se préoccuper des malicieuses remarques
qui découlaient de cet état de choses. D'ailleurs, si, par
hasard, on parlait, devant lui, d'un drame intime, d'une
brouille de ménage, d'une séparation due, uniquement, à un
flagrant délit constaté par un mari trop curieux, il avait, de
suite, la philosophie de la situation au bout des lèvres :
purs et

«



En matière d'amour



formulait-il



le sage

qui

VI
tierit cïïla marche normale de

son

existence et au bonheur

PAS

des siens, doit savoir fermer les yeux

à propos et ne point
troubler inutilement sa vie pour des vétilles. »



DE

CHANCE!

Mais, avec le temps—cet impitoyable faucheur de charmes

Cette nuit j'ai rêvé de vous, ■petite Blanche,

Mmo Nestor Falandard

Et je veux vous conter mon rêve : « Ecoutez-moi.

vieillit, l'harmonie de ses chairs

•connut la brutale secousse des années, sa bouche se fana et
un râtelier — on

Ensetnble nous étions allés, l'autre dimanche,

trouve de ces coups de Jarnac de la denti¬

tion dans les maternités successives — prit la place de dents

Bras dessus, bras dessous, errer au

superbes. Ce fut la débâcle des adorateurs. Peu à peu, les
bergers de l'Amour, les Cupidons de son Temple, posèrent,
là, carquois et houlettes, disparurent, se désintéressèrent de
la vie familiale qu'un chef paternel avait su leur créer, au
détriment de sa tête. Seul, Achille Dessaire demeura lìdèle à
ses affections et montra, dans le vide
qui se faisait autour du
-canapé de Mm° Falandard, une solide reconnaissance.

Nous étions garantis par un discret feuillage
Et reposions assis sur un épais gazon

Qui tapissait gaiement notre riant bocage :
Sur nous une mésange égrenait sa chanson.
Un ruisseau près de là, caché dans la verdure,
Nous berçait doucement avec un doux murmure,

Devant le délaissement que subissait sa femme, une crainte

lancinante

fond d'un bois.

Des insectes ailés aux changeantes couleurs

reprit le vieux fonctionnaire de la Société des

Voletaient près de nous, allant de fleurs en fleurs.

Sangsues hygiéniques.Inquiet, il dressa i'oreille. Si Dessaire,
à son tour, désertait? Si, en l'été de la St-Martin que traver¬
sait, à cette heure de détresse, sa replète compagne, de nou¬
velles fugues de cette Eve inassouvie allaient mettre en
danger la paix de la maison ? Dans l'épeurement qui le visi¬
tait, M. Nestor Falandard savait gré à Dessaire de son amou¬
reux servage et, pour ne pas troubler la robustesse de ce
précieux garçon, il chargeait, facilement, d'un surcroît de
besogne ses camarades de chaîne bureaucratique.
La minute vint, cependant, où, sollicité parle mariage, las
peut-être, aussi, d'appas qui ne se bonifiaient point avec les
ans, Achille Dessaire résolut de briser ses liens, de s'évader

Je vous pris dans mes bras, ma charmante Blanchette,
Et sentis votre corps plier comme un roseau.

Nous allions commencer un charmant tête à tête

Quand mon réveil-matin a sonné...! Le bourreau ! »
G. D.

JLììV

OìIlTJJIiOISE, liqueur hygiénique:

de l'étreinte. En une lente mais sûre retraite, il se déshabi¬
tua des régulières faveurs de la femme du « patron », et —

conséquence inéluctable — sous le toit de M. Nestor Falan¬
dard, un courant orageux passa, semant la tempête. Des ma¬
nifestations de tendresses exagérées, des crises réagitaient
l'inlassable épouse dont le vieux rond-de-cuir s'était désin¬
téressé complètement, s'en remettantàceux qui l'entouraient
du soin de se distinguer, avec elle, en de suggestives escar¬
mouches. Aussi, lorsque Dessaire l'informa de ses légitimes
visées matrimoniales, ne put-il s'empêcher de témoigner
un courroux que le regain charnel de sa femme suffisait am¬
plement àjustifìer.
Des semaines s'écoulèrent tristes et pénibles. Puis, le doux
Dessaire réapparut, soudain, auprès de Mme Falandard. Son
mariage était rompu et il revenait, volontairement, désireux
de renouer des relations susceptibles de mettre un terme
à la dure existence de bureau qu'un chef hargneux lui im¬
posait. L'effet fut prodigieux. Dès le lendemain du retour de
l'ami prodigue, la mauvaise humeur de M. Falandard s'éva¬
nouit, fit place à de la joie saine, persistante. La présence
d'Achille Dessaire à son foyer lui ramenait, déjà, un peu de
cette tranquillité acquise et, tout à coup, disparue.
Alors, sous le sourire béat de son chef, Achille Dessaire
redevint un employé estimé et modèle. Puis, marque évi¬
dente d'une réconciliation sincère et irréfutable, un soir, M.
Nestor Falandard l'entraîna dans son cabinet, et là, la porte
close aux importuns,

il s'exprima ainsi, la face rose et ré¬

jouie :

«—Jusqu'au jour de ma retraite, je veux être pour vous
chef, et je vous propose, aujourd'hui même, pour
une gratification, en
récompense de vos excellents ser¬
un bon

vices. »

Et, plus bas, la voix muée, il ajouta, les yeux voilés :
«
Ah 1 croyez-moi, mon cher enfant, ce qu'il y a de
mieux dans la vie, pour un garçon sérieux, c'est encore de res¬


ter célibataire et de se servir de l'oreiller des autres. »

PREMIER

BONHEUR

Au fond du jardin d'hiver, Suzanne deGyverol, abandonnant le
bras de son compagnon, se dirigea vers un siège en bambou, pen¬
dant que, près djelle, sous les festons déchiquetés des fougères,

Jean de Nusseuil demeurait discrètement debout, accoudé à une
colonne, en l'immobilité d'une vigoureuse cariatide.
De la verte symphonie des plantes, des globes électriques sur¬
gissaient ainsi que des boules de neige lumineuses ; du cœur des
bananiers, des gaines s'élançaient, hautaines, vers le plafond lo¬
sange d'or et bruni du velours des capucines ; en tapisserie sur
les murs, des grenadiers se fleurissaient de petites gourdes roses
et la polychrome magnificence des orchidées évoquait de resplen¬

dissantes théories de papillons symboliques.

On dansait dans les salons de l'hôtel et des murmures de valse,

passant par la baie vitrée, chuchotaient des phrases lascives par
la serre qu'emplissait un religieux recueillement.

Lentement, Suzanne de Gyverol leva la tête. Sur l'émail hu¬
voilées d'un arc de longs cils
roux, apparurent comme découpées en un bleu lambeau de ciel
pâle. Les traits vifs des lèvres s'écartèrent et la voix monta, douce
et infiniment charmeuse, tandis que la gorge se soulevait, imper¬
mide de ses yeux, les prunelles,

ceptiblement.
Je vous connais à peine, M. de Nusseuil, confessait M1Ie de
Gyverol ; vous êtes un nouveau venu dans notre maison, et, pour¬
tant, loin du bruit des salons, à l'écart des joies mondaines qui
m'entourent, j'éprouve, en votre société, une sorte de paix bien¬


faisante.

Jean de Nusseuil réprima un frisson. Sous l'ébène des mousta¬
ches qui le sabraient, son visage mat, aux traits énergiques, de¬
vint plus pâle. II essaya de sourire :


Prenez-garde, Mademoiselle, c'est presque une provocation

que vous m'adressez là.
Suzanne fixa son interlocuteur, et en ses grandes prunelles clai¬
res se leva comme une soudaine tristesse.

Pardonnez-moi, Mademoiselle, balbutia le jeune homme,
s'inclinant, troublé... pardonnez-moi, si ma remarque a pu



en

vous causer une

peine involontaire.

Je n'ai rien à vous pardonner, répliqua Suzanne. Je vous ai
parlé librement, franchement, sans la réserve que comporte,


peut-être, ma situation de jeune fille, car il me semble que vous
traitez autrement que les autres hommes... que les hommes

me

André Four as.

qui fréquentent, habituellement, chez ma mère. Je vous sais gré

VII
de votre attitude et. par une phrase aimable, j'ai voulu vous re¬
mercier... vous témoigner un peu de cette sympathie dont on
s'accorde à trouver que je ne suis point prodigue. Mes senti¬

Dans la fraîcheur exquise des verdures planait comme une solitude-

ments — et je ne le regrette pas — ont été
plus forts que ma vo¬

invisibles.

lonté...


Votre jugementm'est précieux, Mademoiselle...

Et Jean de Nusseuil

ajouta, non sans une

nuance

d'amer¬

je ne vaux pas mieux

qu'un autre.

Si ! prononça, nettement, Suzanne, nerveuse.
Un silence suivit. Les jeunes gens restaient
muets, mainte¬
nant, comme abîmés dans l'éveil de communes pensées. Encore,
des mesures de valse leur parvenaient, étouffées et
timides, arra¬


chées, par des blessures d'archets, aux chants humains des vio¬
loncelles.

de Nusseuil

se

compagne et, presque avec crainte, il insinua :
Les invités de Mme de Gyverol vous


rapprocha de

sa

manqueraient-ils d'é¬

gards ?

Les yeux de Suzanne s'animèrent.

Ouvertement, non, répondit-elle ; je ne le permettrai pas.
Mais ignorez-vous donc que la plupart des
gens qui viennent ici
professent un respect tout spécial à l'usage des jeunes filles de
ma condition ? Par
snobisme, ils affectent de ne voir en elles que
l'extériorité conventionnelle qu'elles revêtent ; ils les considèrent
comme des bibelots
mondains, comme des poupées vivantes, de
petites bêtes à plaisir, sortes de jouets très suggestifs dont ils
ne s'attardent pas à étudier le curieux
mécanisme, à analyser la
très subtile et très moderne
psychologie... Un homme ne peut
me
complimenter, m'offrir son hommage, sans que j'aie à subir,
aussitôt, un flirt qui me gêne. Vous seul, Monsieur de Nusseuil,


avez su

m'éviter ce supplice... me préserver de cette offense.

J'y ai peu démérité, Mademoiselle, assura Jean, la voix légè¬
rement teintée d'ironie. Je suis, en effet, un
explorateur, une ma¬
nière de sauvage. J'arrive des Antipodes et,
nécessairement, je
retarde. Au cours de mes
voyages, par l'Afrique ensoleillée, j'ai
oublié le boulevard et la marque de l'esprit
qu'il frappe...
Je vous en félicite, conclut M"' de Gyverol.
Un nouveau silence s'établit. L'orchestre des salons
n'égrenait
plus le doux enivrement de ses notes et des couples passaient


devant la serre.

Mademoiselle Suzanne... Voulez-vous me

exprimer toute ma pensée?

permettre de vous

Certainement, Monsieur de Nusseuil.

Le jeune homme parut se recueillir.
Eh bien? interrogea M"e de Gyverol.

Jean s'enhardit, les lèvres blanches :

II se tut, soudain, très pâle, inquiet presque des paroles qu'il
avait failli prononcer.
Oh ! ne vous gênez pas, s'écria Suzanne, âprement et les


yeux animés de fugitives étincelles... dites le mot qui brûle vos
lèvres... ma mère a des amants et mon père des maîtresses...
Nous vivons sur un pied de trois cents mille francs de rentes et
il nous manque quelquefois quinze louis pour acquitter une note

pressante... Dans les salons où l'on me conduit, à nos soirées,

tout le monde me croit heureuse

quand, en réalité, je cache un
auxquels il m'est impossible:

vrai chagrin, une douleur profonde
de me soustraire...
En êtes-vous bien sûre ?




Que voulez-vous dire ? demanda la jeune fille.

Si un mariage...

Ironique, Suzanne vibra :
On n'épouse pas Suzanne de Gyverol, Monsieur de Nus¬



seuil ! On flirte seulement avec elle...

Cependant, risqua Jean, avec une émotion mal contenue...
si un homme... dans l'espoir d'être agréé, osait prétendre à votre
main...
Cet homme n'existe pas...






Qui sait ?

siège. Mais Jean, dressé devant
elle, poursuivait :
Si un homme, pourtant, caressait le rêve de vous arracher à
l'existence que vous déplorez... Si, même, avant votre confession
ingénue, un homme vous avait devinée...
Votre bras... votre bras, Monsieur de Nusseuil, réclama,
tout à coup, MUe de Gyverol, chancelante... On
peut s'étonner de


notre absence...

Si les hommes, Mademoiselle... si certains hommes sont

tels
que vous les représentez, ne doit-on pas, en partie, attribuer cette
façon d'agir au maintien, aux paroles de certaines jeunes filles ?
N'y a-t-il pas, de leur côté, comme un encouragement, une auto¬
risation, un consentement tacites...

Je vous entends, Monsieur de Nusseuil, interrompit, doulou¬
reusement, Suzanne. Ainsi, moi, n'est-ce pas ?...












Je vous plains, Mademoiselle, fit Jean, sincère... car vous
êtes innocente... car vos parents... car Mme de Gyverol...

Suzanne pâlit et quitta son

Emu, Jean osa :



France, si votre regard cherche à l'horizon la trace d'un souvenir,
pensez à moi et., plaignez-moi. Dans la superficialité du bonheur
que l'existence mondaine m'apporte, dans la trompeuse félicité
qui m'environne, j'ai la pénible sensation d'une déchéance morale
à laquelle je ne puis me soustraire; j'ai, seule, en l'isolementdou¬
loureux de ma pensée, l'effrayante intuition que ma vie, à peinecommencée, est déjà détruite, et que ce serait folie, de ma part,
de tenter, désormais, de la rebâtir...
Elle s'arrêta, la poitrine irrégulièrement agitée.







Afrique — je ne veux pas que vous me jugiez mal, je ne veux
pas que, dans un rappel de votre mémoire, vous m'appréciiez sur
des apparences. Si, alors, votre esprit, parfois, chemine vers la
en

Mais vous vous trompez, sans doute,

Hésitant une seconde, Jean

Bientôt, un peu oppressée, Suzanne, encore, parla :
Ecoutez-moi, Monsieur de Nusseuil. Je vous sens bon et
j'ai, à votre endroit, un besoin de confidences. Lorsque vous serez
loin— car vous repartez prochainement, dit-on... vous retournez


tume :


d'église, comme une quiétude de temple où les âmes blessées
peuvent s'élever vers Dieu et panser, ainsi, moralement, des plaies

Oh ! je ne crée aucune personnalité.

Jean, plus maître de lui, continua, comme s'il n'avait pas
entendu cette requête :
Si cet homme. Mademoiselle Suzanne, vous assurait de la


joie qu'il éprouverait à vous donner le bonheur, refuseriez-vous
donc de placer votre main dans la sienne ?
La jeune fille parut sortir d'un songe et vouloir échapper à une
obsession, réagir contre son visible émoi. Elle répéta encore :
Cet homme... cet homme n'existe pas...
Cet homme est devant vous,
répondit Jean, très grave.
Mlle de Gyverol eut une secousse nerveuse et un mouvement derecul.
Vous !




Mais votre insinuation me touche et
je la relève.
Jean, dans un effort, fit avec calme:
Alors, s'il en est ainsi, oserai-je vous prier de me répon¬
dre?
F
Volontiers, accorda Suzanne, dans un léger tremblement de
la voix qui accusait son émotion.
Et, après une légère pause :










Pour les mondains qui font profession de

désœuvrement, je

suis ce qu'on nomme une demi-vierge,
depuis'qu'un écrivain, plus
«réclamiste » qu'observateur consciencieux, a mis ce
qualificatif à
la mode, par le théâtre et le livre. Rien n'est
plus inexact. Dans
le tourbillonnement des fêtes, dans le frôlement
quotidien des

plai¬

sirs, dans la joie qui semble me faire cortège, je passe, saine
d'âme et de cœur, comme désemparée de mes rêves
d'enfant, se¬
vrée de mes illusions de jeune fille. Dans la
gaieté factice qui
m'anime, je mens à tous, je me mens à moi-même et je m'efforce
à dissimuler le regret impuissant de ne
pouvoir m'évader des con¬
tacts de ma vie.


Vous souffrez donc ? questionna Jean, remué

naïve.


par cette plainte

Plus que je ne le parais... plus que je ne

l'exprime, affirma,
simplement, Suzanne.
Spontanément, Jean, penché vers la jeune fille, murmura, en un
désir de consolation :


Oui, moi... moi, appuya M. de Nusseuil avec passion, moi
qui serais fier d'être votre ami et de guider vos pas dans la vie...
Suzanne, charmée, baissait le front et, de ses lèvres, des phra¬
ses prenaient difficilement leur vol :
Mais... vous allez partir... Monsieur... Puis, vous ne me
connaissez pas... non... je vous assure...
Doucement, Jean de Nusseuil attira à lui sa compagne anéan¬
tie et, dans une chaste étreinte, à son oreille, il murmura ces
mots magiques :
Suzanne... je vous aime !
Brusquement, la jeune fille se dégagea et, les yeux clos, les
cils frangés de larmes blondes, la poitrine soulevée, demeura
pen¬






sive.

Jean vit qu'elle pleurait. Frémissant, il reprit, dans un souffle:

Vous me repoussez ?
M11" de Gyverol, pâle comme une
entendre.

cire, semblait

Je rêve... balbutiait-elle...

non...





non...

impossible...

mon

plus rien

Dieu, c'est

Mais, soudain, elle s'affaissa sur un siège et Jean de Nusseuil
eut un choc délicieux au cœur, en entendant ces paroles :
Ah ! restez... restez... C'est mon premier bonheur et je suis


bien heureuse !

Claire d'Argy.

Mademoiselle !

A nouveau, la serre s'était faite déserte

ne

et, par les salons, sous
valser.

ue ruissellement de lumière, des couples s'étaient remis à

HiA. VÉSONE,

liqueur hygiénique.

VIII

BROUTILLES

*

*

Un puits de

Entendu dans une soirée :
Un brillant officier, connu par ses mots un peu cruels, sa verve

légèrement ironique, pénétrait en un cercle de jolies femmes qui,
corbeille de fleurs

mondaines caqueteuses, faisaient comme une

L'offìcier s'inclina devant le bel administrateur qui — tel un coq,
dans une basse-cour, parade devant des volailles de luxe

— s'in¬
géniait à charmer ses auditrices par des papotages spirituels.

Et vos poules, monsieur,

demanda l'offìcier, comment vont-

elles?...
Un bruissement de sourires s'éleva à l'ombre des





animées à un très haut et bien séduisant fonctionnaire.



science :
M. Georges Saumande n'est pas seulement un grand homme
politique, c'est aussi un citoyen qui aime à faire étalage de con¬
naissances scientifiques profondes. II passe, volontiers — et avec
le même succès
du plaisant au grave, de Futile à l'aimable.
N'étant qu'un tout petit officier ministériel, M. Saumande reve¬
nait, un jour, de Saint-Orse àThenon, dans la voiture de M. Demay,
nous précisons, — en compagnie d'un notaire. De soleil était
haut, chauffait dur et ferme. A un détour très accentué de la
route, le compagnon de voyage de M. Saumande — brave homme
à face joviale de tabellion d'opérette —remarqua, négligeamment,

éventails,

pendant que notre sémillant Don Juan mettait un peu de fard à
pommettes, comme s'il voulait ainsi avouer, dans un trouble
ingénu, la réputation qu'on lui accorde d'être un fort distingué

en

abaissant son ombrelle :

—Tiens, le soleil tourne. II faut que je change mon fusil d'épaule.
Et, tranquillement, il fit passer, de gauche à droite, son parasol.
De soleil tourne... le soleil tourne, ricana M. Saumande.
Non, c'est la terre qui tourne.




ses

amateur d'a...viculture.

*

répliqua paisiblement

*

chronique des salons, la gazette locale. Et, au-dessus de tous ces
cancans, plane la malicieuse envie — oh, la charité humaine ! —

gentille bambine, blonde comme un

chaud rayon de soleil — c'est-à-dire un peu rutilante.

De soleil tourne,...

femme qui fait chu¬
choter d'elle, comme si, douée de capiteux attraits par un Créateur
prodigue — autant de trésors pour l'heureux scaphandrier qui a
su découvrir la perle à côté de l'huître — elle entendait subir
envers et contre tous, et à son gré, la loi de nature.

Or, en jouant de la guitare astronomique aux dépens de
compagnon, M. Saumande commettait, sans le vouloir,
quelques petites erreurs scientifiques ; une entre autres : De
soleil tourne, en effet, ne lui en déplaise, — tourne autour
de... lui-même, en une période de... que je n'ai point le temps
de rechercher.
Cela, pendant ses loisirs, le candidat-député
flammarion... nette peut s'en rendre compte en observant Phébus
son

et ses taches. II n'a

qu'à acheter, d'occasion, un télescope chez

feu le citoyen Mourgoux, son ex-collègue de la rue Neuve. Préci¬

sément, le vieux peillaro en a laissé un à céder : celui dont se
servait Josué, au passage de la mer Rouge

D'enfant est drôle, assure-t-on, quand,

dans sa candeur angé¬
lique, elle parle de sa tante, de son oncle, de son grand-oncle
même.

Et, déjà, une de ces dames à qui on l'a confiée,
essaie de l'amener à prononcer le mot du jour.

s'interroge,

Tu dois aimer beaucoup ce Monsieur, ma

chérie... Ce beau
Monsieur qui va souvent chez ta tante et qui te gave de friandises,

jeune autruche ?

D'enfant eut une lueur radieuse dans ses yeux pâles.








Oh, oui !
Comment l'appelles-tu ?

Monsieur l'Ad-mi-nis-tra-teur !

Mais la dame généreuse qui,
elle-même, avait peut-être aussi déposé son... cœur sur quelques
sommiers, continuait son interrogatoire :


Et tonton, comment dit-il ?

gâteau, saillit s'étrangler et le

expira sur ses lèvres.

Discrètement, ces dames gloussèrent. Puis, encore, celle qui
faisait, ainsi, office de juge d'instruction, demanda :
Et tante, comment l'appelle-t-elle, ce monsieur ?...

II se fit
savourer

un

religieux silence et chacun s'avança pour mieux

les paroles de l'enfant.

Oh, tante, répondit la jolie fillette, dans un sourire délicieux
qui élargit sa figure mignonne et poupine... tante?... Elle dit


«

mène avec un de ses amis. Et à le voir de dos, on

dirait un petit

vieillard frileux, flottant dans une pelisse.
On le regarde, on l'observe, car il est presque

célèbre — il y a

d'obliger la célébrité à vous faire risette — et on
l'envie peut-être, on jalouse, sans doute, son sort. On n'a d'en¬
nemis, d'ailleurs, que dans la réussite. Et il a réussi, celui-là —à
être ce qu'il est — au-delà, même, de ses désirs.
Soudain, échappant à la torpeur qui lui est habituelle, il s'agite
tant de moyens

C'est très beau, c'est très joli, mon

cher, d'avoir des rela¬

tions, et ça vous pose, certes... Mais la médaille a son revers...
Ainsi, moi, depuis qu'on sait que je suis au mieux avec... avec..
Atchim !... tchim !...
II éternue mélodieusement, et le nom qui, en cet instant, fuyait
ses

lèvres, est emporté — et c'est bien dommage — dans la sono¬

rité de ses fosses nasales.

Mais, courageux, il reprend, ayant la confidence tenace :
Eh bien, depuis cet heureux jour...
Son compagnon l'interrompt avec un indéfinissable

Da bambine, qui mangeait un



Devant le café de la Comédie :



Monsieur...

nom — un nom propre —

*

D'un des « fils à papa » du cru — pas celui de Panari — se pro¬



Ah!... Et grand-tonton, comment l'appelle-t-il, lui ?

On riait déjà dans l'entourage.



*

*

et sa voix module :

Bon ami...

Da voix de l'enfant se fit grave :


le soleil tourne !... Ah, elle est bien

bonne !... C'est la terre qui a tourné !



Cette enfant rose est la nièce d'une jolie

comme une

interlocuteur. C'est

Mais, en passe de verve scientifique, le futur député de Péri-



Un groupe de mamans. On cause, on potine, on persifle aima¬
blement les gens dont les petites histoires ont cours, défrayant la



son

gueux poursuivit, de nouveau, son infortuné compagnon de voyage
de ses railleries spirituelles et tenaces. Et, poussant tout à coup :

Au jardin des Arènes :

de rire des propos d'une

Je le sais,

entendu. Je vous l'accorde.

Médéric », tout court...
Cette fois, sans retenue aucune, ces dames
s'esclafèrent, et le

gardien du square en fut presque scandalisé.



Es-tu bien certain que ce soit arrivé le jour?...

sourire :
C'est peut-

être la nuit, mon bon...

Mais, tout à sa lumineuse pensée, notre homme célèbre reprend,
à cette judicieuse remarque :
Eh bien, je suis assailli, par tout le monde, de demandes
de recommandations... Et, dame, cette gloire que j'ai, évidemment,
un peu recherchée, m'apporte, dans son auréole de félicités, un
poids lourd, trop lourd pour ma tête... Et, dans les soucis que
garde, èn soi, mon bonheur même, j'ai le cerveau brisé... on di¬
rait que quelque chose y pousse ; — j'ai toujours été très intelli¬
gent, tu le sais, — et, à mes heures de lassitude, il me semble
bien que j'ai le front orné d'une... ride.
D'une seule !... fit l'ami, tristement presque... tu es mo¬
sans s'arrêter




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CONCOURS

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LA COMPLAINTE DO PRÉSIDENT MORFONDU
8» IBS SEB3C «®K»MÏS,

(.4ïr connu du Vieux Sergent).
PREMIER

COMPLOT,

(Toas' du Préfet de la Dordogne).
«

Mes chers amis, je lève ici mon verre

»

A la santé du président Zonzon.

»

II

»

(Dût Cotinaud s'arracher le cresson).

»

La Société des Beaux-Arts de la ville

»

A fait beaucoup, mais fera plus encór.

»

Au fond, Zonzon est loin

»

Et sans en avoir l'air, il est très fort

ne

l'est pas :

il le sera, j'espère,

Ainsi parla l'éminent fonctionnaire

Qui, pour les.hommes, s'appell' Monsieur I' préfet
Et, pour les dam's, Frédéric, — voui, ma chère...
Ce soir-là, chez Zonzon, 1' préfet bouffait :
L'amphitryon, achhant la sympathie,
Par les ventres voulant gagner les cœurs,
Afin de pouvoir fonder sa dynastie, '
bis.

1



d'être un.fossile,
!... »

bis.

F'sait concurrence à nos restaurateurs.

«

Permettez-moi de relever mon verre

y

Pour ajouter qu'il est artiste, et qu'en

»

Outre des six enfants dont il est père;

Mais Cotinaud qu'avait une ophtalmie,

»

II est sculpteur sur bois — détaii piquant.

Se dit :

il a beaucoup d'foin dans la grange.
Son gendre est beau, spirituel, érudit ;
Bon orateur, il parle comme il mange
bis.
Et tout lui réussit (à c' qu'on m'a dit...)

A l'œil il m'soign'ra (voir économie.)

»

»
»

DEUXIÈME

Très riche,

«

Donc Zonzon est grand favori — bell'r'ace

»

Très en forme pour être président...

t>

Monsieur Roland se retire : A sa place

»

Nommons Zonzon...

*
»

et

Ce soit Peyrot qui boulott' le gigot...

Le jour de l'élection présidentielle,

l'art est un sacerdoce
Mais faut s'méfier... J'ai surpris l'nom de Pevrot!

Sur l'air de la Marseillaise, levant sa coupe,

V'ià Cotn.aud qui mijote un complot
Tendant à c' qu' Zonzon fournissant l'beurre,

A Périgueux,

Horreur!... Pour sùr, ce chirurgien

Zonzon n' me fraitrien d'transcendant

Donc viv' Peyrot, conspuez Zonzon ! »• Sur l'heure

W-»»' r

buvons son vin blanc !...

féroce
/Coup'rait les cuiss's à Vénus de-Milo !...»
»

II m' faut Peyrot comm' président :

Tandis qu'



»

«

COMPLOT.

bis.

Le candidat Zonzon dit : t

Ça va bien :

»

Du sieur Peyrot l'on n'a pas de nouvelle ;

»

Je ne crains plus ce lointain chirurgien

! »

Lagrange alors, montant à la tribune,
Prit la parole et, dans un grand discours,
II déversa tout le miel de

sa

lune...

Chacun r'gretta qu'il ne soit pas plus court.

dans un grand

bis.

geste d'enthousiasme lyrique.
«
»

Aux urnes, citoyens,
Et pas d'abstentions,

Votons, votons,
*. Et
qu'un vin pur, abreuve ce gueul'ton ! »

«

Messieurs, dit-il, que voulons-nous, en somme?"

»

Un président! Nous l'avons sous la main.

»

Pourquoi chercher ailleurs ? Est-ce qu'à Rome

»

On eut manqué d'élire un vrai Romain ?

»

Monsieur 1' préfet préfère mon beau-père,

»

Cyrano de périgueux

,

.

»

Préférez-le comme le préfet fait ;

»

Un président que le préfet préfère

»

Est préférable (et même au plus parfait !)

bis.

Bref, pour finir, on dépouilla le vote,
Et la majorité nomma,PEvaor !
C'est plus qu'un'veste, ça, c'est un'redingote L ..
Trahi par ceux qui mangèrent mon rot,
Gémit Zonzon. je rentre.chez ma mère
Pòur sculpter 1' bois que je brûlerai c't' hiver,
»
Quant au préfet, il fut mou dans c't affaire, j
Décidément, c' n'est pas l'Mascle de fer !... » j
«

»

»

»

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