FRB243226101_P2-1029_1879_001.pdf
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Ntníiéro
R.
Prix
:
10 Centtmes
Toulouse, 4 mai 1879
BIEN-QUI-VAILLE
«T ounial
fantaisiste
VENTE
Abonnements :
Toulouse : Six mois
Départements : Six mois.
2 fr. 50
.
3 fr. 50
.
ANNONCES, la ligne
0 fr. 40
TOULOUSE
MONTPELLIER..
MARSEILLE
LYON
....
BORDEAUX
Abonnements et Annonces payables d'avance.
LA
EN
Illustré
GROS
Rédaction 4:
rtfé du Lycée, 9.
rue Leenhardt, 5.
rue
PAR
20
Bureaux ouverts de dix heures à midi.
Cheverus, 11.
SEMAINE
RUE SAINT-ANTOINE-DU-T,
20,
quai du Canal, 12.
rue des Quatre-Chapeaux, 11.
,
SEM
Tombe aux pieds de ce sexe auquel tu dois Loyal
AU THÉÂTRE OU
—
—
—
SKATING-NATIONAt
CIRQUE
Après le Skating,
me ferez-vous
l'honneur de venir souper'>
Oui, mais tu sais je prends maman avec nous.
Comment trouvez-vous la lettre de cachet V
Hélas ! ma chère il n'y a plus de duc de Richelieu aujourd'hui
A qui le dites-vous ! I
AU SKAT1NG MARTY
—
AUX COURSES DE LA
CËPIÊRE
Tu cherches un titre pour ton journal? donne lui donc
mon
Le contrôleur. — Si vous vous
nom.
—
Une culbute de plus ou de moins.
—
Dam! après tant d'autres.
—
—
Et tu te nommes mignonne?
Rien qui vaille.
avisez d'arriver seule, une autre
fois, il faudra payer.
—
Mais M'sieu je n'ai pas d'homme !
Eh, que diable, on en cherche ! ! !
Lilko. CASSAN
-r r
I »>
"jírÉ,
Ah
FILS, Toulouse.
Le Rien-qui-yaille
LE
RIEN-aUL-YAILLE.._„
oí
SES
LECTEURS
Je me présente à toi sous un
n'a rjen de séduisant; mais
nom
qui
j'espère bien
quô tu ne me jugeras pas sur l'apparence,
et que tu voudras faìrè plus ample con¬
naissance avèé moi. D'àillèurs, la modes»
tié est une vertu si'rare de rios jòurs qúe
tu sauras peut-être
gré à mes parents de
et cependant tu n'ignores
pas que
les
grâces de l'enfancé, puisque j'entre
peine dans la vie.
A propos, ne trouves-tu pas étrange, ami
lecteur, qu'à un âge où d'ordinaire les en¬
fants poussent à peine quelques cris inarti¬
culés, je te parle comme un homme pourraitle faire? Si... n'est-ce pas? Je conçois ta
surprise et je vais la faire cesser.
S'il faut en croire la tradition, il y a quel¬
ques mille ans, une certaine Minerve, en qui
la bêtise humaine personnifia la sagesse,
sortit un jour,
cerveaux
Mais
six pères ! »
De grâce,
ami lecteur ! je sais bien qu'il
y eu a tant qui n'ont pas de père, qu'il est
bon, pour que la compensation s'établisse,
que quelques-uns en aient pour les autres;
mais, vraiment, trente-six! c'est un peu
beaucoup dire ! Sans doute, tu vas faire des
pieds et des mains pour pénétrer le secret
de ma naissance, pour avoir sur ma fa¬
mille des renseignements circonstanciés ;
—
Mais vous oubliez les honneurs
c
.
Dont je veux Vous combler sáns cesse.
A vous blason à blanches fleurs,
Avec couronne de duchesse 1
Colliers d'or, châles sur les bras,
Robes de velours et dentelle,
A vous les plus beaux falbalas 1
—
Vous n'êtes pas si mal! dit-elle.
En outre, j'ai vingt sacs d'argent
Qui ne doivent rien à personne,
Et d'un très-riche et vieux parent
»
Trois beaux châteaux sur la Garonne. »
A ces mots elle prit mon bras.
Tout cela pour toi, chère belle.
Et soudain elle m'embrassa.
—
—
RIO-SANTO
RIEN-QUI-VAILLE.
Messieurs les auteurs ou éditeurs qui
raient qu'il soit donné, dans un article
désire¬
spécial
de bibliographie, un compte-rendu de leurs ou¬
vrages récemment parus, n'auront qu'à les adres¬
ser franco au bureau du journal.
(Note de la Rédaction).
Que vous êtes beau ! me dit-elle.
Fréd. Barbemuche
ERNESTINE LOUVOT
Une véritable artiste!
Tête d'artiste!
Mains d'artiste !
Souvenir de
Venise
qu'une fille du
peuple qu'on retire du Grand-Canal !
Une fille du peuple ! corpo di Diana !
C'est vrai, Messieurs, Luigia n'était qu'une
fille du peuple; mais cette enfant-là, voyezvous, est digne de votre pitié...
coquettement gracieux, de plus finement ex¬
pressifs 1
Elle avait le nez retroussé,
Ernestine Louvot I
Et pour traverser un fossé
Mlle Reggiani !
Montrait une jambe, divine.
Loggetta, tendait sa main tremblante aux
on
Elle était
la donnait comme modèle de
service... et comme nous étions amplement
récompensés par son sourire si jeune, si
gracieux.
des lagu¬
nes, pour des gens grossiers, sans éduca¬
tion ; eh bien ! messieurs, je vous le jure,
personne n'eût osé lui manquer de respect,
et, sur un signe d'elle, il ne se fût pas
trouvé un seul d'entre nous qui eût hésité
la venger d'une in¬
un
Anglais !
II vit Luigia, elle lui parut belle, il avait
le temps... il en fit sa maîtresse.
Vous avez, vous, lorsque vous voulez sé¬
duire une femme, de ces finesses de langage,
de ces mois sans signification, de ces je ne
sais quoi
qui vous font bien supérieurs á
nous autres.
L'Anglais possédait au suprême degré
des yeux
l'art de dire : Je vous aime, avec
languissants de désir et la glace dans le
cœur.
Pour lui, comme pour la plupart d'entre
sulte.
Elle était aimée,
temps. Un jour, jour maudit, il se trouva
un de vos beaux messieurs,
sur son passage
c'était à qui pourrait lui rendre un
à tout risquer pour
encore
lever leurs applaudissements :
Le pied mince et la taille fíne,
vertu...
cependant,
Je ne connais que deux femmes qui sachent à
—
était la fille de ce grand
vieillard que vous connaissez bien, de ce
mendiant qui, hier encore, aux pieds de la
Pour les gestes, on ne saurait en avoir de plus
la fois incendier les cœurs des auditeurs et sou¬
Nous passons, nous, pêcheurs
n'est
vif, mobile, singulièrement atta¬
chant.
chanteuse,
meilleure comédienne !
SÉDUCTION
sage,
POVERA GlOVANEII!
Le jeu :
Excellente
Elle était heureuse, povera !
Luigia est
Nous pourrons être bien heureux
Pour la Rédaction,
JV. B. Nous recevrons avec la plus vive
sympathie toute communication artistique,
littéraire ou autre que l'on voudra bien
nous adresser, et nous nous engageons à
la publier telle qu'elle, pourvu qu'elle ne
blesse ni le boa goût ni la morale.
J'ai pourtant encor de bons yeux,
.Si vous voulez faire un seul geste
Et vous jeter entre mes bras.
Venez-y... viens, ma toute belle I »
Non, non, monsieur, je ne veux pas :
Vous êtes trop-gros, me dit-elle.
tous mes confrères, qui,
j'ose l'espérer, ne me refuseront pas une
petite place au soleil.
Puisse-t-on s'apercevoir bientôt que le
Rien-qui-Vaille vaut quelque chose !
riches promeneurs.
ce
—
La voix : fraîche et sympathique I
«
alors, malheureux! tu es le fils de trente-
Peuh !
*
Des reins solides... et le reste ;
le plus amical à
à la fois.
Je te vois d'ici ricaner et dire :
—
—
gramme.
J'adresse en venant au monde mon salut
armée de toutes pièces, du
FEUILLETON DU
—
politique ; d'abord, parce que cela
n'aurait rien de bien original, puisque au¬
jourd'hui tout le monde en fait, surtout
ceux qui n'y entendent rien, ensuite parce
la politique étant, comme dit la chanson,
la bouteille à l'encre, je craindrais d'y
tremper les doigts. Moi, comme dit l'un des
héros de Mùrger, je ferai tout ce qu'on
voudra: du gai, du triste, du plaisant, du
sévère; je ferai du sentiment à jeun et de
la gaudriole après dîner: voilà mon pro¬
d'un certain Jupiter qu'on décorait
du nom de « Maître des dieux, » à une
époque où, comme on l'a dit spirituelle¬
« tout était dieu, excepté Dieu luimême». Eh bien! moi, j'ai sur la susdite
Minerve, n'en déplaise à Sa Sagesse, cet
avantage, à savoir que je suis sorti, armé
comme elle de toutes pièces, de plusieurs
Vous saurez combien je vous aime. »
Pleurant, je lui tendais les bras.
«4* Acceptez, par pitié, ma bWe.
Non, non, monsieur, je ne veux pas :
Vous êtes trop vieux, me diï-else!
moi !) une modeste aisance, voïià tout.
cerveau
ment,
Yoyet moiïdéseSpoìr extrême.
Allons, 'de grâce.un rendez-vous,
Que veuìent-íls ? pas grand'chose, pres¬
que rien : assurer à lêur fils (á ce fils, c'est
de la
à
VíÊisëpè tombe à vos genoùi,:
globe.
que tu ne seras du moins jamais trompé
dans ton attente ; au contraire, si tu viens
—
Non, «en, monsieur, je ne veux pas :
Vous êtes trop laid, me dit-elle.
—
et déjà, c'est que mes parents sont des gens
Ans grande ambitiòn, parce qu'ils troiivèrit
que cette qualité, oíí plutôt ce défaut, ést'
assez Iargèmetìt'répàhdù sur îá'surfacè du
Mais, me diras-tu, que viens-tu faire?
Oh ! sois tranquille, je né viens pas faire
sur l'attrait de la curiosité pour te faire
entrer en relations avec moi ; et puis, à dé¬
faut d'aptre chose, j'ai, pour te plaire,
-Avec-mon cœur, » dis-je, ma belle.
cherche' cbr+a paternité- est rigoureusement
interdite. Tout ce que je puis te dire d'ores
m'avoir baptisé « le Rien-qui-Vaille, » car
mon nom est si peu plein de promesses,
à t'apercevoir que je vaux quelque chose,
tu seras étonné et ravi. Je compte beaucoup
Je l'accosíai : « — Prenez mon bras
la re¬
elle était honorée, elle
était heureuse.
Mais ce bonheur ne devait pas durer long-
vous, une femme était une...
femme, lien
de moins, rien de plus.
La pauvre enfant fut
longue à succom-
I_je
La première excelle dans l'opéra-comique,
*
* ♦
Mlle Louvot I Mlle Louvot !
Quelque chose me pà sur le cœur I
Ce n'est pas que j'aie quelque petite vengeance
à exercer contre vous.
on
dit... Savez-vous ce que l'on
prenne
une indiscrétion !
garde 1 Si j'allais commettre
dit... S
Que je
Bah! je me risque!
Vous avez un amant qui vous aime à la folie,
qui vient tous les soirs à cause de vous à votre
théâtre, qui manquerait plutôt à ses amis, à ses
affaires, à ses plus chères petites habitudes, que
de se passer de venir vous, voir, vous entendre
et vous admirer.
Cet amant qui se meurt d'amour pour vous,
ce n'est ni...
Oscar, ni... Joseph... c'est :
Vous rougissez !
Je vais le dire malgré tout...
Cet amant... c'est le public.
Nos
remerciements
et
nos
félicitations
à
M." Commìnges pour avoir su vous décider à
venir ; notre plus vive reconnaissance s'il peut
faire que vous nous
Les noms seuls garantissaient le sucaès et il
n'a pas"Lait défaut.
*
'
Gn a souvent apprécié le talent incontestable
et incontesté de M. Richard. Jamais cependant
il ne s'est élevé plus haut ; jamais Le chanteur
n'a été plus égal, lè comédien plus vrai. Admira¬
blement doué par la nature, perfectionné par le
AU
.
La seconde dans le grand opéra.
Non, mais
Hien-qui-vaill©
restiez !
G. Nemo.
travail, il a comnie toujours vocalisé avec bëducoup de puissance et d'habileté. A chaque pas¬
sage il a donné, en même temps que là noie
juste, le sentiment vrai. II a compris le caractère
de son personnage, il nous a montré la lutté
douloureuse de l'honneur et de la passion, il nous
a fait
sentir le coeur de I'amant battant sous la
robe du moine.
Mlle Reggiani est une Léonor sinon très-pas¬
sionnée, du moins fort séduisante. En l'enten-
dant chanter comme en la voyant, on comprend
la passion de Férnând.
Quant k M. Frédéric Boyer, il suffit, pour
faire son éloge, de constater qu'il. né s'est pas
montré au-dessous de lui-même.
Mme Duquesne est une suivante soft accorte
et d'une voix trè§-agréable ; que ne peut-on en
dire autant du confident d'Alphonse?
Madame Favart va, parait-il, céder la place à
Madame l'Archiduc. Cette opérette est montée
spécialement pour Mlle Louvot, qui l'a chantée â
Rio-Janeiro et à Marseille. Douter qu'elle y ob¬
tiendra un grand succès, c'est-n'avoir pas vu
avec quelle admirable facilité elle sait s'incarner
dans les personnages les plus différents.
II semblerait, d'après cela, que M. Omér doit
être jaloux. Point du tout. II tient lui aussi son
succès: Jean d'Acier, joué par M. Duquesne. Un
excellent interprète pour une œuvre excellence,
cela ne promet-il pas ?
Constatons le succès d'Une lettre de cachet, de
MM. L. Jalabert et Haring. Dans notre prochaine
chronique, nous en parlerons plus longuement.
Carolus Bakbemuche
LE PETIT MENDIANT
HASARD
DE LA
PLUME
Mme P... a prié son mari de raccompagner à
un bal donné chez Mme D...
Le mari
esfjalpux, mais jalqux comme un
' '
"
II danse avec sa femme une ou deux polkas,
puis il refusé tout tiet â sa femme de continuer,*
Celle-ci veut danser. Le mari le lui défend.
Uh viëúx monsieur, láid' comme lé pròpríëtaire-gérant du Rien-qui-vaille, se trouve k
tigre.
côté.
•
Mais avec ce monsieur, tu ne craindras
rien,minaude la femme. Le mari se laisse tenter.
La jeune femme fiivite le viéux monsieur pour
un quadrille.Celui-ci manifeste son étonnement.
Que voulez-vous, répond Mme P..i, mon
mari est si jaloux, qiré je suis obligée dé choisir
un partner qui ne puisse lui tìoriner aucun om¬
—
—
brage.
•
-
•
•••
-
m
Le-directeur de l'un de nòs petits théâtres
passe sur le boulevard.
Son costume, du couvre-chef aux bottes, res-
pirela plus vénérable antiquité.
Vois-tu ce monsieur ? me fait M...
—
Oui, parbleu 1... Eh bien?
—
Alors, M..., avec emphase:
Eh bien, c'est l'Halanzier du Théâtre—
Orientât.!
Madame C..., une étoilé du théâtre des Varié¬
tés, a une petite flìle de cinq à six ans, jolie k
■croquer, et qui promet d'avoir tout l'esprit de
_
mère.
Elle venait de répondre à mon ami B...,
iui avait dit : bonsoir, marquise ; bonsoir, c
tesse: bonSoir, marquis; bonsoir, comte.
Alors B...: —Bonsoir, Mademoiselle la du¬
sa
chesse.
Bonsoir, monsieur le duché, repartit la
petite fille, à qui, cette fois, la grammaire-fit dé¬
—
Le-vent souffle, il fait froid:.la nuit étend ses voiles,
Que percent çà et là quelques rares étoiles.
Au seuil d'une maison, au pied d'un vieux mur gris,
Un petit Savoyard, les traits pâles, flétris,
En haillons, les pieds nus, dans la neige grelotte,
Réchauffant dans ses bras sa fidèle marmotte
Dont l'œil intelligent semble dire : « Merci ! »
L'enfant, l'estomac vide, et de froid tout transi,
Sanglote amèrement; il est seul en ce monde !
Nul ne vient soulager sa misère profonde. ■
C'est en vain qu'humblement au riche il tend la main,
Et murmure en pleurant : « Un petit son, j'ai faim ! »
CASINO
faut.
La gaieté, le rire et la chanson
Viennent de nous árriver à Toulouse,
Avec Mlles Saint-Ange, Luciani, Genève :
De fort jolies femmes et d'excellentes artistes!
MM. Chailler et Ouvrard, les deux fameux
comiques, ont commencé Vendredi leurs débuts.
Nul doute qu'avec eux le Casino ne fasse long¬
temps salle comble.
Déposant sa corbeille, il vint au petit être
mantes
Que ses bras tendrement retenaient sur son sein.
On eût dit qu'ils dormaient ; mais la mort d'un coup
Les avait emportés; ils étaient morts de faim ! [d'aile
Rio-Santo.
Chronique Théâtrale
Le plus grand attrait de la semaine a été sans
contredit la représentation de la Favorite par
Mlle Reggiani et MM. Richard et Boyer.
ber, mais de quel charme, de quel attrait,
de quel enivrement furent pour elle ces
premiers mots d'amour, que jusqu'alors
personne n'avait- osé murmurer à ses oreil¬
les ; son inexpérience, dut être son excuse,
elle s'abandonna toute entière à son amour,
elle oublia tout... tout! même
son
vieux
père.
à la nuit noire, j'ai
conduit, dans ma gondole, Luigia se ren¬
dant au palais Griíío, où l'attendait son
Et plus d'une fois,
première fois, ce fut d'une voix à
peine sensible qu'elle me donna l'adresse;
elle m'avait
merveille !
Mlles Aymard, Angèle, Octavie, Pernot, char¬
artistes, remarquables d'entrain et de
brio, lèvent tour à tour la jambe à qui miéux
mieux, et... ma foi, une fort belle jambe 1
Mlles de Rougemont et Clodoung chantent
avec beaucoup de justesse et de goût.
On ne danse pas mieux que M. Nogent, et M.
Chevalier est inimitable de naturel.
Le Skating-Rink national et l'installation de
l'éclairage à la lumière électrique prouvent que
M. Curnier ne recule devant aucune espèce de
difficulté pour satisfaire le public toulousain.
Et certes le public serait bien difficile s'il n'é¬
tait pas pleinement satisfait.
G. Nemo.
Tous les soirs, séance
Skating-Rink Marty.
de patinage.
reconnu
à la lueur du fanal
d'avant, mais il était trop tard, je poussais
au large.
Je voulus lui [reprocher sa conduite ; elle
m t ses petites mains sur mes
lèvres:
Pauvres gens !...
Dernier coup du Rien-qui-vaille :
II y a huit jours de cela.
Une jeune dame se présente à la
librairie
Brun, et demande :
Les Femmes honnêtes, par Henri de Kock ?
L'employé fouille dans les rayons.
Puis, se retournant :
Les Femmes honnêtes, madame, il n'y en st
plus !
Elle ne se décourage pas pour cela.
Et elle va à la librairie Joly.
—
—
Même demande.
Les Femmes honnêtes,
—
a
jamais eu
Tais-toi, je t'en conjure... je sais ce
Tu me parleras de
mon père, de son désespoir,
peut-être de
mon abandon; que m'importe tout cela;
ce que je veux, c'est lui; pardonne-moi,
je blasphème, j'oublie tout.... Oh! mais
si tu savais combien je l'aime...
—
que lu vas me dire...
Et, comme nous abordions, Luigia s'é¬
lança légère et folle sur les degrés du palais
Le Propriétaire-Gérant, PRESSEQ-ROLLAND-
Que vous dirai-je de plus,
celte histoire
Toulouse, imp; Vialelle et Ce, rue du Lycée, 9-
tin, désespérée, Luigia s'est noyée sous les
balcons du palais Grillo.
Elle n'avait pas seize ans!
Àh ! tenez, vous qui avez les femmes de
voire monde, les
vos
amis...
a
celles-ià
Messieurs,
fini comme finissent toutes
L'Ànglais est parti. Luigia
elle ne pouvait plus cacher
sa faute à son vieux père; la misère entra
chez eux et y régna en despoîe; et ce ma¬
tomba malade,
femmes et les sœurs de
respectez les filles du peu¬
ple.
Les mêmes vices existent dans celte classe
comme
nous
de marbre...
madame, il n'y en
dans la librairie.
Gustave NEMO.
•
de son amour.
La
Quelques gens vous rencontrent dans la rue,
voient votre chapeau, votre habit, vos hottes» et
car elle fait
Depuis cette nuit, je ne lui parlai plus
amant.
création
qui portent des robes : l'avòcat, le
prêtre et la femme, et l'on dit que c'est lâcheté
de les attaquer.
ceux
vous jugent.
PRÉ-CATEEAN
sympathique famille Cadas est tous les
soirs vigoureusement applaudie ; et c'est justice,
Dit le brave homme ému. L'enfant, de ses grands yeux,
Qui semblaient refléter le bel azur des cieux,
Contemplait son trésor, sa marmotte fidèle,
Les êtres les plus redoutables de la
sont
La
Le lendemain au jour, à l'heure où tout s'éveille,
Un maraîcher passait, chargé d'une corbeille.
II vit le pauvre enfant, dans la neige couché,
Tout bleui par le froid ; son cœur en fut touché.
Qui ne respirait plus : « II n'est pas mort peut-être! »
v
dans l'autre, c'est vrai ; mais, quand
séduisons une fille de notre monde â
le
désespoir au cœur et son bâtard sur les
bras ; nous en faisons notre femme... tandis
que vous
Peuh ! ce n'est qu'une fille da
peuple !!!
Servilore umilisimo signori
nous, nous ne l'abandonnons
pas avec
íl dit, et, rajustant sa cape, Thomme
s'éloigna, et son ombre s'effaça bientôt dans
l'ombre du Campanille,
SEM,
Le
Cabinet Médical
Hien-qui-vaille.
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