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Médias

Fait partie de Paraître

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Suzanne NUNTE

Dés ses débuts, la presse s’accordait a voir en elle une future étoile. M'° Suzanne Munte a donné raison a ses admirateurs de la

premiere heure.

Aujourd@’hui, en France, ainsi que dans VEurope entiére, M'° Suzanne Munte est fétée comme une grande comédienne quelle est.
Par la valeur ar tistique, la g grace, la beauté, M"° Suzanne Munte est et restera longtemps la grande etoile parisienne.

Elle est trop connue pour qu'il soit longuement parlé delle, il est seulement nécessaire de rappeler ses derniers succeés.

Me Suzanne Munte a joué sur toutes les scénes parisiennes, a VAmbigu, au Gymnase, au Thédtre Antoine, a la Gaité, a VAthénée
et toujours avec un égal succes dans toutes ses créations, dont les moindres sont : laFamille Martial, Gigolette, la Fille du Garde-

Chasse, le Vertige, la Petite Paroisse, la Patte die, etc., etc.

Réclamée par le Thédtre Impérial de Saint- Pétersbourg, Me Suzanne Munte quitte le boulevard pour aller jouer en Russie les

meilleures euvres de la littérature francaise.

Elle remporte de véritables triomphes dans la Dame aux Camélias, Zaza, Sapho, Adrienne Lecouvreur, Autre Danger, Heureuse,

Notre Jeunesse, efc., etc.

Aprés une ample moisson de lauriers, Me Suzanne Munte nous revient pour créer cette saison derniére, Sacha au Gymnase et

la Grande Famille, le trés gros succes de TAmbigu.

M. Moncharmont, Vimpresario des grandes étoiles parisiennes, a enfin décidé M"? Suzanne Munte 4 interpreter le réle écrasant de 3h

Christiane Margés dans ‘‘ Paraitre’’, la belle euvre de M. Maurice Donnay.
Nulle mieux qu’elle ne pouvait surmonter les difficultés de ce rdle qu’elle joue en veritable artiste.

ae

“«*PARAITRE” est un des plus gros succes qui aient été
représentés a la Comedie rangales:

OPINION DE LA PRESSE PARISIENNE

Le Journal :

« Au moment ott je prends la plume, j'ai les oreilles
encore pleines d'un bruit d’applaudissements et d’acclama-
tions. L’ceuvre « parait » originale Jusqu’a Vexcés, témé-
raire jusqu’é Voutrecuidance, jusqu’au défi ! et cela,
parce qu'elle est tout imprégnée, tout enveloppée de la
plus vivante modernité, modernité qui-va jusqu’a l’actua-
lité, et qui, de souvenirs récents, dillusions méme, de
personnalités presque reconnaissables, dune morbidité
spéciale dans les sentiments les plus simples, de rareté
dans le détail des aventures pas du tout bizarres en soi,
agrémente, tourmente, pimente, en un mot rénove une
donnée de piéce qui, de Sedaine, serait ingénuement émou-
vante, de Scribe, ingénieusement niaise, et de M. Pailleron;
démodée. Si j’ajoute que les personnages de M. Maurice
Donnay parlent, selon leur coutume, le plus joli, le plus
vif, le plus imagé, et parfois — ce qui n’est pas pour me
déplaire — le plus farce des langages (Beaumarchais a fait
bien d’autres calembours!), vous ne douterez plus du tout
du beau succes de cette comédie.» Catytle Mendés.

Echo de Paris =:

« L’enchanteur quest M. Maurice Donnay avait, comme
en une féerie, assemblé les difficultés, élevé les obstacles,»
suscité les périls pour les conjurer par ses prestiges; il y_
a réussi, et sa victoire n’est pas douteuse. Mais quel art,
quel esprit ne faut-il pas pour conduire une action, en>
somme assez fragile, 4 travers cing ou six autres qui se
pressent sur la route, l’encombrent, s’y croisent, sans.

-cependant qu'un moment l’intérét se disperse, ou le plaisir

s’atténue? Le maitre du quadrige a la main stire, la ries |

de son fouet étincelle, le tournant qu'il sait prendre en-
rasant la borne est exactement caleulé;

2 ieny.
"avons: eu l'émotion sans angoisse, Pinguiétade ‘sans |
peur. Je ne conveillerais pas. cependant be

tres ce Jene »

il parcourt. sa |
earriére & travers les applaudissements et eueille le lau-9)
Nous savions. bien qu'il arriverait au but, et nous*|

Gil Blas =:

« La piéce est humaine, sincére, généreuse ; parce
qu’elle est riche de mots heureux, mais aussi de nobles
idées; parce qu’elle est vivante, parce qu’elle porte sur
la scéne non seulement le trio habituel — le mari, la
femme et.Vamant.—--mais-towte-une-société » parce quelle
va du rire aux larmes, de l’ironie a la terreur; parce qu'elle
est l’ceuvre d’un esprit puissant et gracieux, d’un écrivain
harmonieux et souple; parce qu’elle nous repose des dra-
mes sommaires et du langage mauvais et prétentieux...
Jamais M. Maurice Donnay ne nous a offert. une ceuvre
aussi forte, aussi large que celle que nous venons d’ap-
plaudir. » Noziére.

Le Temps :

« L’auteur de Paraitre ne s'est pas contenté de nouer

fortement, selon les procédés de l’art racinien, une étude

de passion et de ecaractére; il l’a diluée, si Von peut dire, a) fe

dans un vaste « ensemble i

Sa piéce est brillante, variée, pittoresque; elle est a.

vante, palpitante comme la vie. Ceci explique le ravisse-
ment mélé dinguiétude du public devant un ouvrage qui,
est charmant. L’euvre a été trés applaudie. »
Adolphe Brisson.
WEclair :

« La trés belle, trés spirituelle et trés emounante comé-
die de M. Maurice Donnay est de celles qui s’analysent
difficilement. I] est 4 peu prés impossible d’en rendre le
charme, qui tient a Von ne sait quelle finesse d’atmosphére,
a l'on ne sait quel frémissement de vie. Il faut se borner a
affirmer la puissance de séduction de Vouvrage et a engager
le public 4 l’aller voir. Le succés a été tres grand, tres

‘légitime, et se prolongera sans doute pendant longtemps. »

oul Souday.

New-York Herald : _ re

« Crest une des cuvres de M. nea Donnay que je

«@ préfere ». oe que e’est la. iée et aussi la plus.
sie

séduisante; ¢
j re une eee de.

ue, mais c'est aussi