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Médias
Fait partie de Chocolats d' Aiguebelle et cacao en poudre
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E Monaftére d’Aiguebelle
\teges} fondé en lan 1045 par la
famille des Adhémar de Monteil, fut
transféré en 1134 fur les terres du
seigneur de Rochefort.
Il eft situé dans une charmante et
pittorefque vallée solitaire du canton
de Grignan (Dréme)
Sous le gouvernement de ses
39 abbés réguliers, Aiguebelle n’avait
ceffé d’exercer autour d’elle son
influence salutaire, mais pendant les
guerres inteftines qui enfanglantérent
le Dauphiné a la fin du XVI"* siécle,
le monaftére fut incendié et les
religieux difpersés dans les bourgs
voifins.
Grace pourtant a leur solidité monu-
mentale, quelques pieces principales
réfifterent, une pariie de Végiife et le
réfectoire demeurerent debout.
{ae la France permit aux survi-
vants de rentrer a Abbaye, mais
Pefprit public, tourmenté par des
calamités de tout genre, ne se tournait
plus vers le cloitre, et le nombre des
religieux alla en diminuant, jufqu’au
jour out la Révolution les obligea de
s’expatrier.
En 1815, ie vieux monaftére vit reparaitre dans son
enceinte profanée les survivants de l’exil, décidés 4 en
entreprendre la reftauration. L’Abbaye compte aujourd’hui -
180 religieux environ.
La vie dela Trappe eft affez connue:
la célébration de loffice divin, le travail
des mains et Pétude se partagent la
_ journée du trappifte.
Le travail eft plus qu’un point de régle
pour les religieux de la Trappe, 1 EST
D’UNE NECESSITE. ABSOLVE ; ils ne peuvent
vivre sans travailler.
iguebelle pofféde un terrain pierreux
et peu fertile; aufli l’induftrie a du,
conformément a la regle de Saint-Benoit (1)
venir en aide a l'agriculture.
La régle s’exprime ainsi: « S’1l y a dans le
monaltére des artifans, qu'ils exercent leur métier; et si
Von doit vendre le produit de leur travail, a ceux par
les mains defquels i] paffera se gardent bien de la moindre
fraude. »
Frappés des FALSIFICATIONS dont cer-
tains Cuocotats sont lobjet, les reli-
gieux d’AIGUEBELLE ont pensé que les
consommateurs, soucieux de leur santé,
accueilleraient volontiers un produit
dont la marque offrirait des garanties
de loyale fabrication.
La Chocolaterie attenante au monaf-
tére eft inftallée depuis 1869.
Des succés inespérés ont couronné les pre-
miers efforts, et la supériorité du CHOCOLAT
D’AIGUEBELLE a désormais acquis a cette
marque une clientéle de choix. Le local primitif
devenu insuffisant a regu en 1884 un vaste
développement. L’usine dispose aujourd'hui
d'une force hydraulique et & vapeur de 120 che-
vaux et pourrait fournir 7 & 8000 kilos de
Chocolat par jour.
(1) Institua B. R. 4°, Abb. Cist., C. 5.
