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Fait partie de Tramways à vapeur et électriques.
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Charles Durand
I
TRAMWAYS A VAPEUR ET ÉLECTRIQUES
Au moment où la question du rachat des Chemins de
fer du Périgord, par la Compagnie des Tramways de la
Dordogne, est à l’étude ;
Et au moment aussi où l’établissement de tramways
électriques urbains est sur le point d’aboutir ;
Ne paraîtra-t-il pas opportun :
1° De rechercher, — pour en faire une des conditions
du rachat, — le moyen de supprimer la voie formant
double traversée de Périgueux qui, partant de la place
Francheville, serpente sur nos boulevards et emprunte
la rue Victor-Hugo jusqu’à son raccordement avec la
ligne principale (Périgueux-Brantôme) à l’entrée de la
rue Louis-Blanc ?
2° De réclamer le déplacement de la ligne principale
(Périgueux-Brantôme) dans la partie de la rue Chanzy,
comprise entre les rues de Strasbourg et de Bordeaux,
ou, tout au moins, jusqu’à l’aiguille située au droit de la
rue des Forgerons ?
La solution favorable de ces desiderata aurait pour
heureuses conséquences :
Pz
1° En ce qui concerne la suppression de la double traversée
de Pèriguenx :
a) De faire disparaître une voie (dont l’utilité est très
contestable) qui, établie et maintenue sans contre-rails
— comme dans une traverse de campagne, malgré les
vœux réitérés du Conseil municipal — déshonore nos
boulevards et nos rues, en déforme grossièrement le
profil, contrairement aux prescriptions formelles de
l’article 6 du cahier des charges de la concession (I) et
par son entretien généralement défectueux, cause les
accidents nombreux (ruptures d'essieux et de brancards
de véhicules, crevaisons de pneus, chutes, etc.), dont
les voituriers, les automobilistes et les bicyclistes se
plaignent si amèrement et à si juste titre.
b)
De permettre à la voie électrique urbaine, à son
débouché de la rue de Bordeaux sur les boulevards, de
longer en ligne droite jusqu’à l’Avenue de Paris, le
trottoir de droite au lieu de serpenter, entre le Théâtre
et le Paradis des Fumeurs, pour se juxtaposer à la voie
des Chemins de fer du Périgord.
Dans cette hypothèse, les poteaux porteurs du fil de
travail — d’ailleurs de forme élégante — et ce fil luimême, se profileraient rectilignement sur toute cette
étendue — ce qui ne pourrait être réalisé si l'état actuel
des choses était maintenu — et ainsi la belle perspective
(i) Cet article est ainsi conçu :
« Article 6. — Dans les sections où le tramway sera établi dans la
chaussée avec rails noyés, les voies de fer seront posées au niveau du
sol, sans saillie ni dépression, suivant le profil normal de la voie publique
et sans aucune altération de ce profil, soit dans le sens transversal,
soit dans le sens longitudinal, à moins d’une autorisation spéciale du
Préfet..... (qui, dans notre cas, n'existe pas.) »
de nos boulevards n’aurait pas trop à souffrir de la
nouvelle installation.
Le même inconvénient, en ce qui a trait à la juxta
position des voies, se produirait également entre l’Avenue
de Paris et l’entrée de la rue Limogeanne ; et, dans ces
conditions, ne serait-il pas à craindre que ces deux
tronçons de nos boulevards, les jours degrande affluence,
ne devinssent, en raison de la succession rapide des
trains électriques, de vrais Passages des Écrasés ?
2° En ce qui est relatif au déplacement de la voie du
Périgord dans la rue Chanzy :
De réaliser une amélioration importante dans la partie
de cette rue — la plus fréquentée par le roulage —
comprise entre les rues de Strasbourg et de Bordeaux.
Sur cette longueur, en effet, d’environ 200 mètres, la
voie du Périgord a été placée de telle façon qu’elle ne
laisse sur la gauche, entre le gabarit et le trottoir, qu’une
trop étroite bande de chaussée (2m11, caniveau compris)
pour permettre aux véhicules d’y circuler en toute sécurité
et si, d’autre part, on ajoute à cet inconvénient celui
plus grave encore d’une voie non munie de contre-rails,
médiocrement entretenue et, par suite, de difficile accès
dans tous les sens, il ne reste aux voituriers que la
ressource de s’engager sur la droite de la rue où il existe
entre le gabarit et le trottoir une largeur libre de chaussée
de 3m29 (caniveau compris). Et comme cette largeur est
insuffisante pour assurer aux véhicules un croisement
normal, ceux-ci forment des frayés, les suivent sans
dévier, coupent la chaussée, la désagrègent et par le
moindre temps pluvieux la transforment en un affreux
purbier que le service municipal de voirie, malgré tous
ses soins, est impuissant à conjurer.
Il suffirait, pour mettre dans la mesure du possible un
terme à cet état de choses, très regrettable au double
point de vue de la circulation et d’un entretien anormal
de la chaussée résultant du fait d’un tiers qui ne participe
pas à cette dépense exceptionnelle , bénévolement
supportée jusqu'à ce jour par la Ville, de riper la voie
de 1m81 sur la gauche (côté du Pensionnat Saint-Jean),
ce qui placerait son axe à la distance règlementaire de
1 m35 de la face externe du trottoir.
L’intervalle libre de chaussée sur la droite, entre le
gabarit et le trottoir, deviendrait alors 5 m. 10 et
permettrait une circulation normale — avec croisements
assurés — et un entretien correspondant dans cette
partie de la rue Chanzy.
Nous croyons devoir appeler l’attention de nos édiles
sur ces deux questions de grand intérêt — semble-t-il —
pour la généralité de nos concitoyens.
Ch. DURAND,
Sous-Ingénieur des Ponts et Chaussées en retraite.
Février 1914.
BIBLlOTHEQUE
DE LA ViLLE
DE PERIGUEUX.
Périgueux. — Imprimerie Joucla, rue Lafayette.
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