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Médias

Fait partie de Armorial de la noblesse du Périgord.01

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l
MEMORIAL
DU

"

LA NOBLESSE
DU PÉRIGORD
[>AH

A. DE FROIDEFOND DE BOULAZAC,
Vicc-Prcsidcnl honoraire de la Sociélé histofiqúé el archéologique du Pêrigora".

TOME I.
í STâTÏÔTH? ';UE "

1 Dt PCRítUEUX

PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE

DE

LA DORDOGNE

189I.

(ANC.

,
DUPONT

e
ET C ).

C ífSW

AVANT-PROPOS

L' ouvrage de M. Matagrin, ayant pour litre : LA NOBLESSE DU
PÉRIGORD EN 1789, était déjà sous presse, en 1857, lorsque grand
nombre de mes amis et compatriotes , et M. Matagrin lui-même,
me demandèrent d'y joindre /ARMORIAL des familles auquel, depuis
plusieurs années, je consacrais mes loisirs, sans songer qu' un jour
on voudrait bien lui faire les honneurs de l' impression. Ce ne fut
pas sans regrets que je cédais à leurs pressantes instances, car le
temps qui m'était laissé était insuffisant pour coordonner mes
notes héraldiques, historiques et généalogiques; et je prévoyais
de plus que, forcé de me ren/ermer dans les limites étroites du
format adopté, j'aurais, non-seulement à réduire la description
des armoiries, mais même à retrancher entièrement des explications dont j'aurais désiré accompagner bon nombre de noms
et armes.
Mes prévisions ne me trompèrent pas, et, malgré i'écoulement
rapide des deux ouvrages réunis en un seul, /'ARMORIAL DE LA
NOBLESSE DU PÉRIGORD , publié dans ces conditions , ne me parut
pas mériter l' accueil qui lui fut fait; comprenant toutes ses imperfections, je me suis donc décidé à en faire paraître une nouvelle
édition.
Le cadre que j'ai adopté étant plus large, il me sera permis,
non-seulement de réparer bien des omissions et de redresser cè
qu'il peut y avoir d'incorrect, soit dans les noms , soit dans les
armes, mais encore de compléter, par des notices plus ou moins
longues, un travail qui n'a été, à proprement dit, qu'une sèche
nomenclature, un simple recueil de blasons.
Quoi qu'il en soit, cependant , de ces modifications, de ce remaniement complet de Ì'ARMORIAL, je n'ai point changé les bases
sur lesquelles j'avais fondé mon œuvre, œuvre, je ne crains pas
de le dire, éminemment consciencieuse et où toute pensée de lucre
fut et est encore complètement étrangère.
Les pages dont j'avais fait précéder /'ARMORIAL serviront donc
encore d INTRODUCTION à sa réimpression; c'est dire assez que le

même esprit de justice et d'impartialité qui me dirigea en 1858,
sera encore mon guide. J'ai cru en cela nie montrer digne de la
confiance dont mes compatriotes ní honorèrent alors et dont ils
continuent a me donner, encore aujourd'hui, des preuves non
équivoques, les uns par leur empressement à souscrire à la nouvelle édition, les autres en me donnant leur adhésion sans réserve.
Qu'ils me permettent de leur adresser ici, collectivement,
f expression de ma plus vive gratitude.
Je croirais également manquer au sentiment de la reconnaissance, si je ne remerciais d'une façon toute spéciale mon ami le
baron J. de Verncilh-Puyraseau, dont le talent et f obligeance sont
inépuisables, qui, sur un simple désir de ma part, a bien voulu me
gratifier d'un charmant dessin que je suis heureux de faire
figurer en tête de /ARMORIAL.
Ce frontispice, à la fois artistique, héraldique et historique (]),
meparaît être d'un bon augure pour la diffusion d'une œuvre placée sous le patronage précieux de la Société historique et archéologique du Périgord, et soutenue par la bienveillance flatteuse de
mes compatriotes.

(1) On voit d'abord une porte de ville ou apparaissent les blasons de Périgueux, de Bergerac, de Sai'lat, de Ribérac et de Nontron; un héraut' d'armes
sort, à cheval, de cette porte, tenant la bannière des comtes de Périgord;
deux, chevaliers le suivent, à cheval, comme lui ; une foule de notables, prêtres,
magistrats et bourgeois font la haie sur son passage ; èn avant , quatre chevaliers, de diverses époques, portent sur leurs boucliers les armes des quatre
premiers barons de Périgord : Bourdeillc , Biron, Beynac. et MareuiJ, et, au
dernier plan, Saint-Front et Vésone complètenl le tableau.

INTRODUCTION

Bien que Y Armorial de la noblesse du- Périgord, piùìlïè
en 1858, ait été reproduit, avec quelques additions et
corrections, dans le Héraut d'Armes, revue illustrée de
la noblesse, fondée à Paris en 1861 ^ sous la direction du
comte Alfred de Bizemont et de M. Victor Bouton, gérant , il est devenu aujourd'hui fort rare et presque
introuvable, et une nouvelle édition est généralement
demandée.
Pour répondre aux désirs de mes compatriotes et, en
même temps , pour satisfaire à celui que j'ai de leur
offrir une œuvre moins imparfaite qu'un simple Armorial, j'ai dû me livrer à de nouvelles recherches et,
adoptant un cadre plus large que celui dans lequel j'avais été contraint de me renfermer — ainsi que je viens
de l'expliquer dans Y Avant-propos — j'ai tenté de faire
une œuvre à la fois héraldique et généalogique , œuvre
bien difficile et surtout bien délicate quand on veut
rester dans la vérité historique.
Je ne me dissimule pas, en effet, qu'en accompagnant
de notices chaque armoirie de famille — car je n'ai point
la prétention de faire ici des généalogies complètes —
c'est néanmoins m'exposer à froisser des amours-propres,
à détruire, peut-être, des prétentions mal fondées, ou à
élever de fâcheuses contestations.
Quoi qu'il en soit, je ne faillirai pas à la tâche que je
me suis imposée, et, de même que dans le plan primitif,
je continuerai, guidé par la bonne foi et l'impartialité, à
f BIBLIOTHEQUE I

prendre pour base de mon travail des titres authentiques, des titres sérieux , puisés a des sources que je me
ferai toujours un devoir de faire connaître.
Et, d'abord, pour les familles dont les représentants
dans Tordre de la noblesse en 1789 , ont été admis au
vote des députés aux Etats- Généraux — et ils ne l'ont
été qu'après vérification de leurs titres (1) — les procèsverbaux sont là pour justifier de leur qualité à cette
date (2), leur droit de prendre place dans Y Armorial de
la noblesse du Périgord n'est donc point douteux.
Ce droit n'est pas moins légitimement acquis aux
familles dont la noblesse, à l'époque du vote, et bien
avant était parfaitement avérée ; si elles ne figurent pas
dans les procès-verbaux, c'estque leurs membres, absents
oa dans les armées, ont négligé de se faire représenter,

(1) Des commissaires spéciaux ayant été chargés de vérifier les pouvoirs de chacun, on ne peut pas douter que, dans cette circonstance
solennelle , cette vérification n'ait été faite avec le soin le plus rigoureux ; nulle opposition de Tordre de la Noblesse, jaloux de ses prérogatives, nulle réclamation de l'Administration qui avait à sauvegarder
des intérêts fiscaux, nulle protestation de Popinion publique, si bon
juge en matière de noblesse, n'en contestèrent la validité.
(2) Ces procès-verbaux se compléteront, dans l'édition nouvelle,
des extraits d'environ trois cent cinquante procurations notariées
relatives : à la nomination des Députés aux Etats-Généraux de 1789 ;
à la rédaction des cahiers de l'ordre de la Noblesse ; en un mot , à
toutes les opérations, qui eurent lieu à cette époque mémorable ,
pièces d'une importance réelle, ne fût-ce qu'au point de vue de la
rectification des noms, lesquels ont été reproduits, jusqu'à ce jour,
avec toutes leurs défectuosités, soit par M. Amédée Matagrin, dans
la Noblesse da Périgord en 1 789 ; soit par MM. Louis de La Roque
et Edouard Barthélemy, dans lc Catalogne des Gentilshommes du Périgord ; soit par moi-même, dans VArmorial de la noblesse du Périgord, en 1858; la publication de ces documents inédits, conservés
dans nos Archives départementales, est, en outre, au point de vue des
litres el des qualifications, d'un grand intérêt pour les familles.

ou qu'ils habitaient, soit momentanément, soit sans
esprit de retour, dans une autre province, ou bien qu'ils
avaient cessé d'exister ; et parmi ces derniers se trouvent quelques noms dont la noblesse du Périgord et la
province s'honorent à juste titre — tels que Beynac,
Bertrand de Born , Montaigne, Ranconnet, Salis, Souillac, Vivans, etc.
11 va sans dire que les familles qui, bien avant 89,
avaient été maintenues dans leur noblesse (1), soit par
des arrêts du Conseil d'Etat, soit par les Commissaires
généraux du Conseil, soit par les Cours des Aides, soit
par jugements des Commissaires départis dans les généralités du royaume pour la recherche des usurpateurs de
noblesse <2), — celles dont les noms figurent dans les

(1) Les déclarations du Roi du 16 mars 1066,-30 décembre 1650, —
8 février 1001, — 2 mai 1004, et 22 mai 1000 ; les arrêts du Conseil
d'Etat du 19 mars, 3 octobre 1007 et 20 mai 1097, exigeaient, pour être
maintenus , des titres justificatifs de noblesse et filiation noble depuis
1500. Une autre ordonnance du Roi, du lô janvier 1714, limita la preuve
à cent ans, à compter du 30 janvier 1014.
(2) En ce qui concerne les familles maintenues dans leur noblesse, il
n'a pas dépendu de moi d'en publier, comme pour les votants en 89, le
registre complot ; moins heureuse que certaines provinces , la nôtre,
dans ses archives, ne possède rien, ou peu de choses, à ce sujet. Toutefois, si mes recherches, dans les dépôts publics en Périgord, ont été
à peu près infruclueuses , il n'en a pas été de même dans les archives
particulières : là, j'ai trouvé des renseignements précieux, des listes
de* maintenue , parlielles, il est vrai, mais qui m'ont permis, à l'aide
des constatations faites par des généalogistes accrédités , c'est-à-dire
ayant un caractère officiel, et, à l'aide surlout d'autres listes que possèdent los archivés de Bordeaux — toute la période de 1097 à 1718 — de
donner, à quelques exceptions près, le nom de toutes les familles
maintenues. Pour l'élection de Sarlat, j'ai' eu heureusement VÉtat
général des Gentilshommes maintenus dans leur noblesse, par M. Pellot, intendant de Guienne, tiré des archives de M. le vicomte de Gérard
et imprimé à Sarlat en 1873.

catalogues des gentilshommes, à diverses époques de
notre histoire, dans les rôles du ban et arrière-ban, dans
les actes de foi et hommage ; celles qui ont fait leurs
preuves dans les Chapitres, les Ordres de Chevalerie, les
honneurs de la Cour, les Pages de la grande et de la
petite écurie, les Etats provinciaux, les Maisons Royales,
le service militaire ; — celles qui possèdent des lettres
d'anoblissement, de confirmation , de réhabilitation,
de reconnaissance et de titres constitutifs de charges
attributives de noblesse transmissible, ont incontestablement leur place dans le nobiliaire de la province.
II en est de même de celles qui, à une époque plus
rapprochée de nous, ont payé leur tribut de gloire au
pays, soit dans les affaires de l'Etat, soit sur les champs
de bataille et à qui la Restauration et les gouvernements
qui. lui ont succédé ont décerné, pour services rendus,
des titres ou lettres de noblesse.
J'ai voulu enfin que toutes les familles en possession
de la noblesse fussent mentionnées dans ce Recueil ;
mais, à l'exemple de nos pères, qui, en S9, enjoignirent
à leurs députés de maintenir YJSgalilé essentielle de la
noblesse française, je n'ai point divisé le corps en plusieurs classes ; que les noms aient traversé les siècles et
soient arrivés jusqu'à nous, entourés d'un éclat héréditaire, ou qu'ils aient surgi glorieux, dans ces derniers
temps, tous ont leur place, au même titre, dans VArmorial. Chacun y est inscrit, dans son ordre alphabétique,
et l'ancienne et la nouvelle noblesse, ainsi confondues,
ne font qu'une seule et même famille, ayant également
droit aux hommages et à la reconnaissance du pays. Je
n'ai pas besoin de dire que l'égalité dans les droits de la

— 11 —

noblesse, égalité écrite dans les cahiers de 89 et proclamée par le gouvernement de Louis XVI11, n'est pas, dans
ma pensée, exclusive du prestige qui s'attache aux noms
historiques, aux grandes familles, dont l'origine se perd
dans la nuit des temps et qui ont illustré la France de
générations en générations.
J'ai cru aussi pouvoir introduire dans Y Armorial quelques familles, non originaires du Périgord, mais qui,
par des alliances, des possessions de terres, des emplois,
des dignités, ont acquis, depuis plus on moins longtemps,
le droit de cité dans notre province. J'y fais figurer,
ainsi, ceux de nos évêques de Périgueux et de Sarlat,
dont j'ai pu me procurer les blasons ; leur qualité seule
me dispense de toute autre indication de noblesse. II est
incontestable , du reste, qu'au point de vue historique
et archéologique , les armoiries épiscopales ont une très
grande importance.
On remarquera que les armoiries que je donne ne sont
point timbrées de casques, couronnes ou autres marques
distinctives de noblesses), c'est que ces marques préjugent le titre, et l'on sait que le titre ne constitue pas la
noblesse. Cette observation est de dogme héraldique ; il
suffit de se rappeler cette antique devise : Je ne suis ni
Roy, ni prince, ni comte aussy,je suis le Sire de Coucy

(1) On distinguait autrefois les degrés de noblesse ou de dignités des
gentilshommes par la différence dans les couronnes, le métal, la forme
et la position des casques sur les écus. Aujourd'hui — et c'est un abus
déjà ancien — les casques ne sont plus guère en usage, les couronnes
les ont généralement remplacés. Ces marques ne pouvant donc que
surcharger mon travail , sans indiquer d'une façon assez sure la
qualité de chacun, j'ai dù m'abstenir d'en surmonter les écussons.

— et cette autre non moins significative : Soi ne puis,
Prince ne daigne, Rohanje suis (1).
J'ajouterai, de plus, que la vérification des titres exi-

(1) On se tromperait étrangement, en effet, on attribuant à tous les
possesseurs de Titres la noblesse d'extraction ; on commettrait également une erreur non moins grande si l'on considérait comme nobles
toutes les familles dont les noms sont précédés d'une particule.
Quelques mots suffiront pour démontrer combien sont fausses ces
dernières interprétations .
Tout d'abord je dirai que, si la particule appartient généralemenl à
la noblesse, elle n'en est point le cachet ; elle ne l'a jamais été, et
l'importance que le vulgaire y attache est relativement récente. Elle
indiquait anciennement, et jusqu'à la fin du dernier siècle : ou la possession d'un fief, d'une seigneurie noble ou non noble, ou même tout
simplement que Ton était de tel ou tel endroit.
On trouve la particule dans la traduction française du génitif ou de
Tablatif employé par les Latins pour indiquer Torigine ou le lieu d'extraction. Ainsi, au génitif, Petrus Podii et Petras Asterii font Pierre
du Puy et Pierre de Saint-Astier, et à Tablatif Joannes Bosqueto et
Joannes Sioruco font Jean de Bousquet et Jean de Siorac.
Personne n'ignore que les noms primitifs ne comportaient point de
particules ; ils étaient accompagnés de qualifications qui caractérisaient suffisamment la qualité de chacun ; la simple noblesse était
désignée par celles de : Noble, Varlet, Damoiseau, Ecuyer, Messire,
Chevalier et autres ; et la noblesse titrée par celles de : Baron, Vicomte, Comte, Marquis, etc.
Peu importait, dès lors , que les noms fussent précédés ou suivis de
particule.
Mais aux noms primitifs s'ajoutèrent ceux des fiefs, des seigneuries,
on disait : N... écuyer, ou chevalier, ou comte, ou seigneur de... De
là le grand nombre de particules , lesquelles passèrent souvent, dans
beaucoup de familles, devant les noms primitifs, et plus particulièrement depuis que les seigneuries cessèrent d'exister et que la noblesse
non titrée — et c'était la majeure partie — no porta plus les qualifications de Noble, d'Écuyer, de Chevalier, etc.
Cet usage de joindre aux noms patronymiques des noms de terre ou
de ne prendre que ces derniers seulement — ce qui avait lieu autrefois
sans y être autorisé parce que ces adjonctions ne faisaient point présumer un changement d'état, rie donnaient aucun droit aux privilèges
nobiliaires, mais servaient uniquement dans les familles à faire reconnaître les branches entre elles, — cet usage, dis-je, contre lequel

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gérait un travail dont l'accomplissement m'eût été des
plus difficiles. — Le but principal de Y Armorial n'est

aucune loi n'était édictée, s'étant propagé et perpétué dans toutes les
familles en possession de fiefs, de domaines, ou de terres quelconques,
il devait en résulter, au préjudice de la noblesse privée de ses ancien
nés qualifications, une confusion que la loi de 1858, contre les usurpations de titres et qualifications, est impuissante à faire cesser.
Quand Louis XVIII inscrivit dans la Charte de 1814 : « L'âncienne
noblesse reprend ses titres, » il entendait par l'âncienne noblesse colle
d'avant 1789 , et dans le terme générique de Titres il comprenait également toutes les qualifications nobiliaires.
Néanmoins, les titres seuls furent relevés ; quant aux quai ifical ions,
qui voyons-nous, de nos jours, se qualifier de damoiseau, de messire,
de noble, d'écuyer, de chevalier, etc. ? Personne, et cependant il résulte de l'absence de ces marques distinctives, que les noms, ainsi
dépouillés, n'ont plus rien qui rappelle aux enfants le passé do leurs
pères, rien qui perpétue le souvenir de leurs vertus, de leur talent, de
leur courage, de leur service à la patrie.
Déshérités de leur patrimoine d'honneur, faudra-t-il donc que ces
familles, pour la plupart plus anciennes que celles à qui la fortune a
permis de posséder terres titrées, soient confondues avec ces faux
nobles qui, à l'aide d'une particule souvent usurpée — mais, ne le fûtelle pas, est du moins, je le répète, sans portée nobiliaire — se sont
glissés frauduleusement dans les rangs de la noblesse et osent aujourd'hui se poser en gens de qualité !
Assurément, la noblesse ne réclame ni les seigneuries, ni les privilèges d'autrefois ; ce que ses pères ont sacrifié au bien public, elle ne
]é redemande pas, elle se sent assez de force morale, pour se passer
de ce qui a pu être la récompense do ses services — mais n'en a pas
été le mobile ; ce qu'elle désire, c'est do rester elle-même, ce que le
temps, les services et les éprouves l'ont faite, heureuse de se recruter
de tous les dévoûments, mais se comptant, et fermant ses rangs aux
vanités mensongères.
Je viens de rappeler que les droits de la simple noblesse aux qualifications honorifiques étaient les mêmes que ceux de la noblesse titrée.
— La Charte de 1814 les a, en effet, solennellement proclamés.
Mais, dit-on, les qualifications de damoiseau, de chevalier, d'écuyer,
de messire, etc., sont surannées, et il serait ridicule de les faire revivre. Si cela est vrai — et l'absence de ces qualifications dans tous
actes privés et publics autorise à le croire — une nouvelle qualification, quelle qu'elle fût, donnée exclusivement à la simple noblesse,
aurait été un acte de toute équité, car en réparant un oubli immérité,

— 14 —

pas du reste d'établir les Titres, mais bien la Noblesse —
leur prix n'est pas moins grand à mes yeux, qu'on ne

une injustice commise par les gouvernements qui se sont succédé
depuis la première moitié de ce siècle jusqu'à nos jours, cette mesure
aurait eu ce double résultat, et do faire cesser toute confusion entre la
noblesse qualifiée avant 1789 et cette aristocratie interlope à qui la
particule seule tient lieu de parchemins , et de détruire ce préjugé enraciné dans l'esprit du vulgaire abusé: Que la particule est le cachet,
le signe distinctif de la noblesse.
— Après avoir dit que le Titre ne faisait pas le gentilhomme et que
la particule n'était pas davantage le signe distinctif de noblesse , je
crois qu'il importe d'ajouter à ces deux vérités incontestables que
Varmoirie sans le timbre , c'est-à-dire non surmontée de casque ou
couronne, n'était pas non plus la marque caractéristique de la noblesse.
Toute personne, en effet, pouvait porter des armoiries, mais à la noblesse seule appartenait le droit de timbre héraldique.
Cependant on serait porté tout d'abord à croire nobles, bien qu'aucun
timbre ne les surmonte, tous les blasons enregistrés dans VArmorial
général de France ordonné par Louis XIV et exécuté sous la direction
de d'Hozicr ; mais il suffit de parcourir cet immense Recueil où sont
réunis : Sceaux de villes et de communautés, armes de gentilshommes d'épée et de robe, et où figurent également celles de grands et
de simples bourgeois, de gros et de petits marchands — cette dernière
catégorie, pour la province seule du Périgord, compte environ soixante
noms — pour être bientôt désabusé.
Pourrait-on croire, en effet, que ces soixanle marchands, parce
qu'ils avaient reçu de d'Hozier ou de ses commis des armoiries moyennant vingt francs, — c'élait le tarif fixé pour les personnes , il était
plus élevé pour les villes et communautés (i), — eussent le droit, par
le seul fait de leur enregistrement dans le grand Armorial, de timbrer
leur écu de casque, couronne ou autre marque distinclive de noblesse
■et de se confondre ainsi avec les gens de qualité ? Non, évidemment.
— Leurs armoiries, si elles étaient des marques d'honneur , n'étaient
point considérées — et ne peuvent l'ètre davantage aujourd'hui —
comme preuve de noblesse ; et cela est si vrai, que pas un des noms
inscrits avec les qualifications de marchands, — je pourrais faire la
nième observation pour celle de simple bourgeois, — ne se retrouve

(1) Pour le simple blason, 20 fr. ; pour celui qui comportait une fleur de lis
d'or au champ d'azur, 25 fr. ; pour celui des couvents et corporations, etc.,
5)0 fr. ; et pour celui dos villes, fiO fr.

s'y méprenne pas ! Je ne prétends les ôter à personne,
pas plus que je ne me crois le droit de les accorder à la

parmi ceux des votants dans l'ordre de la noblesse en 1789. Qu'on se
rappelle, du reste, l'Edit Royal de 1696, il ne laisse aucun doute à eet
égard.
— Après avoir dit que les brevets d'enregistrement vaudront lettres
d'armoiries, le Roi ajoute : « Dispensons d'en obtenir d'autres sans
cependant que ces brevets puissent en aucun cas être tirés à conséquence comme preuves de noblesse. »
— Je crois que celte double note suffit pour établir que la noblesse
était indépendante des titres, que la particule n'était pas la marque
dislinctive de la noblesse, pas plus que l'absence de ce signe devant
les noms n'entraînait l'idée de roture, et que l'armoirie sans le tixqbre
héraldique ne constituait pas la noblesse. Mais il me reste encore à
constater que le grand Armorial de d'Hozier, malgré son titre d"Armorial général de France, est loin de contenir toutes les familles
composant l'ordre de la noblesse.
11 est facile, en effet, de dresser dans chaque province une liste de
noms qui n'y figurent pas, bien qu'ils fussent incontestablement qualifiés antérieurement à la confection du dit Armorial, bien qu'ils sussent
inscrits, pour la plupart, parmi ceux des familles maintenues, bien
qu'ils se retrouvent, plus tard, dans la liste des votants en 89 ; je ne
crains pas d'exagérer en portant à plus de cent, dans la province seule
du Périgord , les familles omises, omissions regrettables , mais qui
s'expliquent suffisamment , quand on sait que le grand Armorial fut
livré aux soins — je pourrais dire à l'arbitraire — de traitants qui
firent une véritable spéculation, une oeuvre purement fiscale d'une
mesure qui cependant, d'après l'Edit de Louis XIV, devait retrancher
les abus qui s'étaient glissés dans le port des armoiries et prévenir
ceux qui pourraient s'y introduire dans la suite, et quand on sait, en
outre, l'opposition que rencontra dans le corps de la noblesse cetle
mesure dont l'exécution en dénaturait complètement, à ses yeux, la
portée morale.
On sait que l'entreprise produisit au fisc, déduction faite de lous les
frais et bénéfices accordés aux traitants et aux officiers commis au
recouvrement, une somme ronde de sept millions.
Parmi les familles qui refusèrent de soumettre leur blason à une
révision faite dans ces conditions, il est important de fare remarquer
que plusieurs furent inscrites d'office, parfois avec leurs noms inexactement écrits et souvent avec des armes tronquées — quand elles
n'étaient pas toutes nouvelles et parfois grotesques. — Et cependant
ces familles n'en furent pas moins poursuivies pour le droit d'inscrip-

— 10 -

légère (1} ; c'est la plus grande preuve de respect que je
puisse manifester pour les familles vraiment qualifiées.
Elles n'ont pas besoin de mon Armorial, la notoriété
publique leur suffit.
De ce qu'une famille ne se trouvera pas dans ce Recueil, il ne faudra pas en conclure qu'elle en a été exclue
parce qu'elle n'était pas noble, cela prouvera uniquement
que les documents m'ont manqué, ou que ceux qui m'ont
été fournis ne m'ont pas suffisamment autorisé à l'y
placer.
Le principal mérite d'une publication de cette nature,
faite à. une époque où les tribunaux peuvent être appelés
à appliquer la loi contre les usurpateurs de titres et qualifications nobiliaires, — usurpations scandaleuses, en
effet, et qui tend, évidemment, à la destruction de la
noblesse, — était d'être vraie et par conséquent utile.
Aussi je me suis livré, dans ce but, aux recherches les
plus minutieuses , j'ai puisé dans des armoriaux sans

tion ou l'amende à payer. Quant à celles qui y échappèrent, elles
furent privées de voir figurer leurs noms et armes dans le Grand
Armorial.
Quoi qu'il en soit, faisant abstraction des inexactitudes et des omissions nombreuses que je viens de signaler, on ne peut s'empêcher de
reconnaître que VArmorial général de France n'en a pas moins, par
son caractère officiel, une grande importance au point de vue héraldique, historique et généalogique.
(1) Les titres et qualifications dont sont accompagnés les noms des
électeurs qui donnèrent ou reçurent des procurations pour prendre
part aux opérations électorales de 1789, serònt du reste reproduits par
moi avec une scrupuleuse exactitude. (Voir aux procurations de la
page 00 à la page 188); de même que le vote en 89 a sanctionné incontestablement l'état des familles — la Noblesse — il a également consacré les titres et qualifications , et par conséquent, le«droit et le devoir
.pour les descendants de les faire revivre.

— n —
nombre, dans les greffes, clans les archives (1), les bibliothèques publiques et particulières , et j'ai compulsé ,
avec la plus scrupuleuse attention, les papiers d'un
grand nombre de familles. Malgré toutes ces recherches,
les documents m'ont souvent manqué.
Dès lors , pour rester dans la vérité , j'ai dû ne pas
sortir du cadre dans lequel la prudence m'a prescrit
de me renfermer : ne pas méconnaître la règle absolue
que je m'étais imposée, de ne publier que les noms et
armes des familles dont la noblesse était prouvée
par titres authentiques , tels que les exigeaient les

(l)Dans la première édition, je plaçais ici la note suivante : «Puisque
je trouve l'occasion do parler des archives de Périgueux, qu'il me soit
permis de signaler à l'autorité compétente le déplorable état dans
lequel se trouvent celles que contient le greffe de notre ville. II est
dans les combles du palais de justice un grenier décoré, je crois, du
titre de Salle des Archives, où sont enfermés pêle-mêle de nombreuses
liasses de papiers, parmi lesquels peuvent se trouver les litres les plus
précieux. Ces pièces, abandonnées depuis longtemps à la poussière et
à i'humidité, sont déjà ou seront inévitablement perdues. II serait donc
important, pour empêcher la dostruclion complète de ees documents,
d'aviser sans retard et d'en ordonner au plus tôt le classement. »
Cet appel que je faisais en 1858 fut enlin entendu ; un des premiers
soins de M. Villepelet, nommé en 1867 archiviste du département de la
Dordogne , fut non seulement de faire transporter dans le nouveau
local de la Préfecture destiné aux archives toutes los pièces signalées
dans la note ci-dessus, mais d'en faire ^inventaire sommaire, dont il
envoie tous les ans un fascicule imprimé au Ministre de l'intérieur.
Par son travail 'assidu, consciencieux et intelligent, par les soins
qu'il met à amasser chaque jour de précieux matériaux pour l'histoire
de notre province, M. Villepelet a déjà tous droits à la reconnaissance
du pays ; inutile d'ajouter que, par son affabilité et l'exquisc complaisance qu'il met toujours à faciliter les familles dans les recherches
qu'elles désirent faire, il s'est acquis de plus toutes les sympathies, et,
je crois être ici Pinterprète fidèle du sentiment de mes compatriotes,
en disant que tous sont heureux de penser que notre savant archiviste
qui, par son mariage , tient à plusieurs vieilles familles périgourdines,
a adopté définitivement le Périgord connue son propre pays.

2

- 18 —

anciennes Ordonnances, ou constatées du moins, soit
par des généalogistes accrédités, soit par la notoriété
publique, de faire, en un mot, une œuvre historique,.,
sérieuse, impartiale, et non une œuvre de complaisance.
Au blason des familles, j'ai ajouté les armes de France
qui, accompagnées de quelques armoiries ou sceaux des
principales villes du Périgord, et suivies de notes héraldiques et historiques , formeront comme le frontispice
obligé de Y Armoriai (1).
En publiant cstte nouvelle édition , mon ambition,
serait satisfaite si je pouvais me dire que j'ai doté ma
province d'une œuvre qui, malgré son imperfection, ne
sera pas sans quelque intérêt pour mes compatriotes, et
sans utilité pour ceux qui, plus autorisés que moi, se
livreront à l'étude historique et généalogique des familles périgourdines.
ALFRED DE FROIDEFOND DE BOULAZAC.

(I) L'armoirie est comme le cachet du berceau, cl, à ce titre, c'est le
meilleur jalon historique pour retrouver, ainsi que je l'ai fait moi-même
dans le courant de cette publication, la trace perdue des noms primitifs
changes ou modifiés par dos noms de terre ou la division des branches,
et, à ce propos, j'ajouterai qu'il est à regretter que chaque famille
noble ou non noble n'ait pas son blason propre; transmis aux descendants, il servirait de preuves pour rattacher des branches dispersées
et établir ainsi des droits à des successions qui, à défaut de cette
constatation, se sont souvent perdues.

— 19 -

ARMES DE FRANCE ET DE NAVARRE.

Le noble écu de France devait naturelle nient occuper la première place dansun Recueil où ligure toute la Noblesse de notre
vieille province. François I 01', lorsqu'il tint son lit de- justice , te
30 novembre 1517, ne réclama-t-il pas l'honneur de se dire
gentilhomme entre tous les gentilshommes? Primas inler pares ;
et le bon roi Henri IV qui rép.'-lait également, à l'ouverture des
états, à Rouen, en 1596.: « Celte qualité est le plus beau titre
que Noiis . possédions » , n'était-il pas en outre possesseur du
Comté du Périgord? doubles motifs qui expliquent la réunion, en
un seul écusson, des armes de France et de Navarre que j'ai
placées en tète de YArmorinl du Périgord.
Description héraldique de ce double sceau :
Parti, au 1, d'azur à trois fleurs de. lis d'or, qui est de France ;
au 2, de gueules aux chaînes d'or posées en orle, en croix et en
sautoir, qui est de Navarre.
L'écu, timbré d'un casque ouvert de front orné de ses lambrequins
et surmonté de la couronne royale, est entouré des ordres de SaintMichel et du Saint-Esprit.

Sceau <lo la ville <le Périurueux.



Description de celui dont notre municipalité timbre ses imprimés
depuis 1829:
-

' Ecartelé, aux 1 et 4, de gueules à deux tours couverles et girouetfées, liées par un entremur donjonné cl crénelé, avec porte à la herse
abaissée, le tout maçonné de sable, posé sur un champagne de
sinople; entre les deux tours, au-dessus du donjon, une fleur de lis,
I-Ì F n TFT

IL

— 20 —
qui est de Périgueux ; aux 2 et 3 d'or à l'aigle antique de sable au vol
abaissé, qui est de la Cité.

TIMBRE : Couronne comtale — et non murale, comme les villes
ordinaires — pour constater que Périgueux était une seigneurie
noble, un îles de dignité, indépendant des comtes de la province, ne
relovant que du Roi, ainsi que l'indique la fleur de lis mise au chef
de l'éeu.
DEVISE : Fortiludo mea eivium fídes.

Les branches de palmier et d'olivier qui entourent l'écu ne
semblent-elles pas là comme le symbole de la paix conclue entre
la ville et la Cité ?
L'administration municipale de 1829, en réunissant dans un seul
écusson les sceaux de Périgueux et de la Cité, voulut rappeler,
par l'adjonction de l'aigle romaine, notre ancien municipe, et c'est
dans cette pensée toute patriotique qu'elle adopta un sceau à
plusieurs quartiers. Mais la forme de l'écarteló — plus propre
cependant aux armoiries des lamilles qu'aux sceaux des villes —
ayant été choisie, on se demande pourquoi chacun des quartiers
n'a pas été utilisé pour en i'aire un sceau plus complètement historique ; par exemple, celui dont le dessin figure au n° 2 de la
planche qui précède, n'eût-il pas mieux rempli le but que l'on
voulait atteindre ?
Qu'il me soit permis d'en donner ici la description :
Ecartelé, au 1, d'azur au sergent d'armes (1) tenant l'ópée et le
bouclier sur lequel est une croix, symbole à la fois de noblesse et du
caractère militaire et religieux des habitants do Périgueux (2) ; au 2,
losange — chaque losange contenant une quarte feuille. — à un évêque assis, in cathedra, — évidemment saint Front — bénissant et foulant aux pieds le dragon , dans la gueule duquel il- enfonce sa crosse ;
— contre-sceau qui rappelle le triomphe du christianisme sur l'idolàtrié ; ■— au 3 d'or à l'aigle antique de sable ; — souvenir de l'ancien
municipe romain ; — au 4, d'azur, à cinq annelels d'argent, en croix,
lesquels, d'après l'opinion émise par le Père Dupuy, l'abbé de Lespine,

(1) Les sergents d'arme9 (servìentcs armorum) institués par PhilippeAuguste, pour la garde de sa personne, étaient gentilshommes et combattirent
vaillamment à Bouvines.
(2ì Le Ì'uv-Saint-Fronl — aujourd'hui Périgueux — en taisait usage dès
1188.

— 21 MM. de Mourcin, Félix de Verneilh et autres, figurent les cinq coupoles de notre église byzantine (f) — et sur le tout, les armes propres
de Périgueux (2).

Sceau <le la ville de Sarlat.

De gueules, à la salamandre couronnée d'or, au chef cousu d'azur,
chargé de trois fleurs de lis du second émail.

DEVISE : Fidelis Deo et Régi.

Un S majuscule, au chef chargé de trois fleurs de Us, composait avant le xvi e siècle, le sceau municipal de la ville de Sarlat.
On est porté à croire que l'adoption de la Salamandre n'est
qu'une transformation de la lettre S, initiale du nom de Sarlat ; et,
en effet, par sa forme, cotte lettre rendait la chose facile. C'est
ainsi qu'en conservant le souvenir de son ancien blason, la ville dè
Sarlat a dû tenir à honneur de transformer ses armes primitives
en une Salamandre, pièce qui, sous François I ER , fut en si grande
saveur, que les sculpteurs de cette brillante époque de la Renaissance en lìrent un ornement qui se voit encore sur un grand nombre de monuments.

(1) M. Galy, notre savant et regretté directeur du Musée départemental, ne
partage pas celte opinion, — pas plus que noire distingué numismate M. Lespinas, — il n'y voit que le type monétaire de la ville ; mais l'auteur de l'archileclure byzantine en France, M. Félix de Verneilh, fait observer que ce n'est
pas par hasard que toutes les monnaies périgourdines et surlout le sceau du
Chapitre de Saint-Front, représentent le Irait le plus saillant de notre église
byzantine ; et il ajoule : évidemment , c'étaient les armoiries anciennes de
l'abbaye de Saint-Front.
(2) Pour qui connaît le langage du blason, il y a, dans ces sceaux réunis,
toute l'histoiro civile, religieuse et militaire de la ville de Périgueux. (Voir
pour plus amples détails : dans la Liste des maires de la ville et Cité de Périgueux , imprimée en 1873 ; dans le Bulletin de la Société historique et
archéologique du Périgord. — Armoiries réunies desdites Ville et Cité, — et
miíux encore dans la Sigillographie du Périgord, par M. Ph. de Bosredon.)

Sceau de la ville de Itergerae.

Parti, au í, d'azur semé de fleurs de lis d'or, qui est de France ;
au 2, de gueules (plus anciennement d'azur) au dragon ailé d'or, qui
est de Bergerac-.
Les armes de France du premier parti furent substituées à
relies des seigneurs de Bergerac en 1339, époque où, par un
échange avec Roger Bernard, comte de Périgord, et le roi de
France, celte ville fut élevée au rang de fief immédiat de la couronne.
Le dragon qui meuble le second parti rappelle ranimai monstrueux dont saint Front, premier apôtre du Périgord, délivra íe
pays — l'idolâtrie vaincue par le christianisme. Ce sceau est
énoncé ainsi dans la Charte des continues de Bergerac à la date
de 1322 : Qnod in sigillo consulatus, arma diclie villse, Draco insculpenlur. Le vicomte de Gourgues exprime l'opinion qu'il doit
remonter à l'origine de la Commune, vers 1250.
Quoi qu'il en soit, n'admettant que la date de 1322 de la Charte
des Communes, cette origine me parait très respectable.
Cette opinion, controversée par M. Léon Dessalles, alors archiviste du département, lequel voulait que l'on vit dans le sceau de
Bergerac contrairement à la tradition , un griffon au lieu d'un
dragon, me suggéra, dans le temps, quelques observations qui
firent suite à un travail publié par le comte de Larmandie, dans
YEcho de Vésone, du mois de février 1865, sous le titre de : Examen de la Notice de M. De&saìles.
Mes observations étant depuis restées sans réponse, je dus croire
qu'elles avaient été acceptées comme l'expression de la vérité .;
grande a donc été ma surprise en parcourant Y Histoire du Périgord (œuvre posthume de M. Dessalles), publiée en, 1885, c'est-àdire vingt ans après, de trouver, en note du deuxième volume,
page 153, la reproduction textuelle de ses mêmes appréciations et
cette conclusion formelle : « Je persiste à dire que les armes primitives de Bergerac étaient un griffon et non pas un dragon. »
Les raisons qui m'avaient fait différer d'opinion avec M. Dessalles subsistant donc aujourd'hui, comme en 1865 , il me parait à
propos de les rappeler ici, dans les mêmes termes que contenait
alors ma note à M. de Larmandie.

— 23 Voici ce que je disais :
« La tradition qui nous donne saint Front comme apôtre et premier évêque
du Périgord remonte à la plus haute antiquité. Parvenue jusqu'à nous,
revêtue de tous les caractères de la vérité, cette tradition est en grande
vénération dans notre province et acceptée unanimement.
» Saint Front admis comme apôtre, le fait du miracle qui lui est attribué sur
les bords de la Dordogne près Lalinde (le dragon vaincu par la puissance de
la croix) s'explique naturellement — les miracles ne sont-ils pas, en effet,
essentiellement liés à rétablissement du christianisme !
» Mais M. Dessalles repousse et l'aposlólat et le miracle de saint Front ; de
là ses efforts incessants pour détruire tout ce qui tend à fortifier la tradition.
Sans doute ses tentatives sont "sans force devant l'attestaliou des siècles ;
sans doute elles se brisent contre les faits, les monuments, les textes, comme
les dents du serpent de la fable sur la lime d'acier ; mais enfin elles se sontproduites, sous tant de formes, dans les journaux, dans les brochures, qu'il
a bien fallu, en raison de rinfluence que M. Dessalles, comme archiviste du
département, pouvait exercer sur l'opinion, démontrer la faiblesse de son argumentation et prouver que ses appréciations personnelles n'avaient aucune
hase solide.
» C'est ce qu'ont fait MM. l'abbé Dion, l'abbé Pergot, le Journal de Bergerac
et, en dernier lieu, M. le vicomte de Gourgues. Réduire à néant la thèse que
soutient M. Dessallcs était une lâche facile pour des écrivains dont le talent
était stimulé par une sainte croyance, et d'autant plus facile, qu'il faut des
preuves pour détruire une tradition de plus de dix-huit siècles, et que les
preuves ont manqué complètement à M. Dessalles.
» De la négation de saint Front comme apôtre découle naturellement cette
conséquence que le miracle de Lalinde n'a pas eu lieu ; donc, suivant M. Dessallcs, c'est à tort que l'on verrait dans le sceau de la ville de Bergerac le
souvenir du monstre vaincu ; ce n'est plus le dragon, emblème du triomphe
du christianisme sur l'idolàlrie, du bien sur le mal, c'est tout simplement un
griffon.
» M. Dessalles appuie cette assertion sur un inventaire de la Jurade, de
1375, de Bergerac, où est mentionné un grio, mot qu'il traduit par griffon.
» On lui oppose bien une date antérieure de 63 ans au livre do la Jurade,
un acte de 1322 ; mais cet acte qui est la Charte des Coutumes' de Bergerac,
c'est-à-dire l'acle le plus solennel pour la ville (lettres patentes do Charlesle-Bel), M. Dessalles le repousse dans la partie qui contient la déclaration
des armoiries, le biit de la Charte n'étant pas, dit-il, d'établir le sceau de la
ville, d'où il conclut que ce paragraphe, n'étant là qu'un accessoire sans
importance, la traduction en á été laissée à la fantaisie d'un mandataire sans
doute peu apte à traduire.
» Le sceau est énoncé à la Charte : Quod in sigillo consulatus, arma dicta:
vilïé, scilicet draco insculpcntur.
» Mais qu'importent les termes formels de cette énoncialion ! Ce paragraphe
contrarie le système de M. Dessalles, il ne doit pas être pris au sérieux.
» Cependant cette Charte de 1322 va être présentée de nouveau en 13o8 à la
sanction du Prince Edouard de Galles, dit le Prince Noir ; sans doute l'articlc sera rayé et le dragon sera remplacé par le griffon ! Nullement. Dans

— 24 —
la nouvelle confirmation de la Charte communale, renonciation du sceau
reste en 13G8 ce qu'elle était en 1322. C'est toujours le draco. Pourquoi
s'étonner que ce paragraphe passe encore inaperçu? M. Dessalles n'a-t-il pas
dit que le but de la Charte n'était pas d'établir le sceau ? Quoi ! ce serait
lorsque les villes, constituées en communes, faisaient inscrire dans des
Chartes, que sanctionnaient les rois, leurs statuts et coutumes, lorsqu'elles
avaient comme marque de leur affranchissement, un beffroi, un sceau,, le
sigillum commune^ ce signe qui à lui seul constatait l'existence civile, politique, judiciaire cl religieuse des villes, que celle de Bergerac aurait été si
peu soucieuse de son blason qu'elle se serait, par exception aux villes libres,
laissé octroyer par deux fois un sceau autre que celui qu'elle s'était choisi,
qu'elle possédait, est-il dit dans la Charte de toute ancienneté — il est certain, en effet, qu'elle faisait usage de sceau dès Tannée 1255. — Non, cela
n'est pas possible et ne peut être admis par ceux qui jugent sans parti-jjris.
» Le sceau représentant ie dragon aura toujours, malgré l'opinion contraire
de M. Dessalles, sa grande signification. C'est une page éloquente de notre
histoire locale que nous ne déchirerons pas; nous la respecterons, nous qui
ne nions pas l'apostolat de saint Front, nous qui ne saisons pas litière des
traditions populaires.
» Les armoiries en général et les sceaux des villes en particulier ont, à nos
yeux, une valeur historique immense. Elles ont les unes et les autres, pour
la plupart, une noble et sainte origine El les armes de la ville de Bergerac
sont de ce nombre.
» Donc, loin de délivrer, comme M. Dcssallcs n'hésite pas à le faire, un brevet
d'incapacité au traducteur de la Charle de 1322, nous continuerons à prendre
au sérieux le sceau de Bergerac énoncé à la Charte de Charlcs-lc-Bel, Charle
confirmée dans tous ses articles par le Prince Noir.
» Du rcsle, si nous voyons dans le draco la figure représentant le mal —
l'idolàtrie vaincue par le christianisme — dans le grio, ne peut-on pas y voir
également la même pensée commémorative ? Enlre le griffon et le dragon, la
différence, dil M. Dcssalles, n'est pas sensible pour tout le monde. Pourquoi
donc MM. du consulat, en 1375, auraient-ils été plus clairvoyants qu'on ste
l'est de nos jours ?
» El si le grio en langue romane el le draco en langue latine ont le même
sens, ainsi que rétablissent plusieurs étymologistes, il n'y a pas de contradiction entre le grio du livre de la Jurade de 1375 et le draco de la Charle
de 1322 ; c'est loujours l'animal monstrueux, fantastique dont saint Front
délivra le pays. C'est le dragon

n M. Dessalles objecte que le dragon, dans le sceau de Bergerac, nc représente pas posé en pal l'emblèmc du bien sur le mal ; il faudrait, dit-il, qu'il
fût rampant. — Rampant, dans le langage héraldique, s'emploie pour les
animaux posés droits. Mais M. Dessalles, qui nous a prévenu qu'il élail peu
fort en blason, donne ici au mot rampant le sens grammatical ; el, en effet, il
cite à l'appui de son opinion le contre-sceau de Périgueux, où saint Front
foule aux pieds le dragon. Là, dit-il, le dragon est évidemment un symbole ;
mais M. Dessalles oublie que le lexlc de 1322 se tait complètement sur la
position du dragon. II y est dil tout simplement : Quod in sìgillo consulatus, arma dictai yilhv, sciliect draco, insculpcntur.

» D'après cette énonciation, L'artiste chargé de reproduire ces armes n'ayant
» pas sous les yeux un sceau ancien — il n'en exislail pas — a dû donner au
v dragon son attitude la plus ordinaire en blason, celle, du reste, qui lui était
» indiquée par la forme allongée de l'écu mi-parti ; c'est ce qu'il a fait sans
« que lui, ni le maire, ni les consuls, aient pu prévoir qu'à quelques siècles de
» là on induirait de la position horizontale ou perpendiculaire du dragon , que
» l'une était un symbole et l'autre une pièce de l'écu et rien de plus.
» Nous avons dit plus haut que les villes adoptaient, en signe d'affranchisse» ment, un sceau ; mais est-ce un signe d'affranchissement, que de s'affubler
» de la livrée d'un maître ? M. Dessalles aura beau enrichir cette livrée, donner
» à la ville de Bergerac, au lieu de deux pattes de griffon des Rudel, un griffon
» tout entier, ce griffon, emprunté dans la pensée de M. Dcssalles aux armes
» des seigneurs de Bergerac, n'en sera pas moins un signe de dépendance, et
» ce n'est pas là le souvenir que les villes tenaient à honneur do conserver
» dans leur sceau.
» De tout ce qui précède, il résulte que le dragon de Bergerac a sa raison
» d'être, mais qu'il n'en est pas de même du griffon.
» Quelle que puisse être l'infiuence de l'archiviste du département, son ju» gement sur saint Front, basé sur des hypothèses, ne prévaudra pas contre
» une tradition qui, ainsi que nous savons dit en commençant, est attestée
» par les siècles et affirmée dans les textes, les monuments, les faits.
» Le Périgord considérera donc toujours saint Front comme le premier
» apôtre de la province, et nous croyons pouvoir affirmer également, que la
» ville de Bergerac ne changera pas, en un griffon sans signification, son
» dragon légendaire. »

Sceau de la vïlle de Nontron.
D'azur à une tour crénelée d'argent maçonnée de sable, accompagnée de deux fleurs de lis d'or, l'une à dextre, l'autre à senestre.
Si quelques personnes ont eu la pensée que la ville de Nontron,
en adoptant pour son blason une tour, a emprunté cette pièce aux
armes des Pompadour marquis de Laurière dont un des membres
était, en effet, vers le milieu du xvn e siècle, baron de Nontron,
sénéchal et gouverneur du Périgord, on ne voit généralement
dans cette adoption, qu'un souvenir de l'antique forteresse de
Nontron, laquelle, disent les historiens, remonte à l'époque de
l'invasion des Francs, et avait, par sa position sur un mamelon
d'une hauteur de 50 mètres environ, une véritable importance au
point de vue militaire (1).

(1) Le baron de Verneilh-Puyraseau ne croit pas que la ville de Nontron eùt
des armoiries avant la confection du Grand Armoriai de France ordonnée par
Lous XIV ; elles seraient, comme tant d'autres, ajoute notre érudit et aimable
compatriote, de la composition de M. d'Hozier.

Sceau de la ville de ïtìbérac.

D 'or à Irois fasces de sinople, et un sautoir d'argent (ou croix de
Saint-André) brochant sur le tout, chargé en cœur d'une étoile d'azur.
DEVISE : In Stella Mes.

C'est ainsi que ces armes sont décrites dans le Grand Armoriai
de France dressé en exécution do l'édit de novembre 1696. Ontelles une origine antérieure à la confection de ce grand travail
de d'Hozier? On n'oserait Paffifmer, quand on voit surtout que la
ville de Ribérac en a fait,> sans modification, son sceau municipal.

ARMOIRIES DES FAMILLES
D'ABZAC.de la Douze, de Mayac, de Cazeriác,
de Campagnac, de la Serre, de Falgtieyvac, de
Ghanloubet, de Monlastrtic, de Reilhae, de Barrière, de Lastours, de Bigaroque, de la Peuillade,
etc. (1).
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'argent à la bande et à la
bordure d'azur chargéo de neuf besants d'or posés ;ì,;i el 8,
qui ost d'Abzae ; aux 2 et 3, d'or à la fasce de gueules, accompagnée de six fleurs de lis d'azur, trois en chef el trois en pointe, qui est de
Barrière, sur le tout de gueules à trois léopards d'or (2).
CIMIER : Une reine de Chypre issant d'une couronne ducale.
SUPPORTS : Deux gantes à têtes de femme portant sur leurs ailes les armes
réunies d'.-Vbzac et Barrière.

La qualification de chevalier banneret donnée par les généaloT
gistes aux premiers sujets do la maison d'Abzae ; le grand nombre
de terres titrées qu'elle a possédées, les positions éminentes qu'elle
n'a cessé d'occuper, dans l' armée et dans l'Eglise ; les brillantes
alliances qu'elle a contractées dans tous les temps ; tout ce qui
constitue, en un mot, 'une haute noblesse lui donnerait, si Tordre
alphabétique adopté dans ce recueil nobiliaire ne lui assignait la
première place , le droit de revendiquer l'honneur de l'y occuper.
Je ne pouvais donc plus heureusement commencer ma nomenclature pórigourdine.
Après ce simple exposé, il me parait superflu de rappeler que la
noblesse d'extraction de celte famille a été constatée à toutes les
époques, non seulement par des Maintenues ; par le vote aux Elal>
généraux de 1789, notamment à Périgueux, à Saintes, à Angoulême et à Agen, où se voient plusieurs de ses membres qualifiés
marquis, comtes, vicomtes, etc.; par son admission aux honneurs
de la Cour ; et , mieux encore , par l'inscription au musée de Versailles (salle des Croisades), des nom et armes des d'Abzae.

(1) Pour toutes ces seigneuries en Périgord, voir le Diet. lopog. du vicomte de
Gourgues.
(2) La tradition d'une origine Galloise, dit Moréri, peut avoir occasionné
l'adoption des trois léopards, mais il est . probable que la maison d'Abzae les a
ajoutées à ses armes uniquement parce qu'elle possédait de grandes terres mouvantes du duché de Guicnne.

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' DE LA VILLE

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— 28 —
2-

»

-

ACHARD (ou DES ACHARDS ), de Joumard, de
Susferte, de la Double, de Léger, de Fongrenon,
de la Brangelie, des Houlmes, de Maspoitevin,
en partie de Saint-Méard-de-Dronne, de Sallebœuf, d'Argence, etc. (i).

IfîlWlIllIllIiTiïïIllItîïïlIÍIl

ARMES : D'argenl à trois fasces abaissées de gueules i
surmontées de trois doubles deltas de sable entrelacés
l'une dans l'autre — alias : écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois étoiles d'or, qui est
d'Achard ; aux 2 et 3 d'azur à trois besants; — alias : annelets, qui est de
Joumard.

Le nom primitif est Achard, celui de Joumard y a été incorporé
par suite d'une substitution, en date du 20 décembre 1440, d'Audoin Joumard , seigneur de Susferte, lequel donna tous ses biens à
sa sœur Jeanne, femme de Jacques Achard, à la condition que
son neveu et filleul, Audoin Achard, qui épousa en 1450 Jeanne
Joubert (ou Jaubert) des Allemans, fille de Bernard Joubert ,
damoiseau, seigneur de Montagrier, d' Allemans et de Montardy,
prendrait les nom et armes de Joumard.
En vertu d'une seconde substitution du commencement du xvn e
siècle, une autre branche, dont Gascard Joumard des Achards,
allié en 1608 a Gabrielle Tison d'Argence fut le chef, a ajouté à ses
armes celles de Tison d'Argence qui sont :
D'or à deux lions passant l'un sur l'autre de gueules, en chef
un lamhel de trois pendants de même.
Dans le Grand Armoriai de France (registre de Périgueux), sous
le nom de Henri Joumard des Achards, chevalier, seigneur de la
Brangelie, les armes sont :
Bandé d'argent el d'azur de six pièces.
Gette famille, maintenue dans sa noblesse, figure parmi les
volants dans l'Ordre de la noblesse aux Etats-Généraux de 1789 ,-à
Périgueux et à Angoulême.

(1) Voir également, pour les seigneuries, le Dict. topog. du vicomte de Gourgues.

- 29 ADHÉMARD.flu Saulx, du Perrier, duMayné,
de Paleyrac, etc.
ARMES : D'or à trois bandes d'azur, d'après Coureelles : d'azur à trois bandes d'or — alias : trois l'asces
ondées d'argent (1).

Dans les catalogues des gentilshommes qui
ont fait leurs preuves devant les généalogistes
du roi , pour être admis aux écoles royales et au service militaire,' figurent Jean Adhemard du Roc, né le 14 juillet 1766, à
Belvès, diocèse de Sarlat, et François son frère, né le 4 août 1767,
à Mayac. Certificat de M. Ghórin père, du 19 décembre 1782.
Cette famille, maintenue dans sa noblesse, a voté aux EtatsGénéraux de 1789, à Périgueux, àLibourne et à Bordeaux.

D'AIX (ou D'AITZ ), de Mesiny, de Villedieu, de
la Guillelmie, de la Feuillade (2), de Coúrsao, de
la Coste, de Fontenille, de Bost, de St-Hylaire,
de Grossombre et de Gautret.
ARMES : Do gueules à la bande d'or (3).

Cette famille , originaire du Sarladais, dont le
premier auteur connu est Bertrand d'Aytz, damoiseau, a formé plusieurs branches dont deux se fixèrent en Poitou au xvi e siècle. Elle a été maintenue dans sa noblesse d'extraction à Bordeaux en 1667 et en 1700, a voté pour les députés de
la noblesse aux Etats-Généraux de 89 à Périgueux et à Poitiers.
Elle compte de nombreux officiers, dont un lieutenant-général
sous Louis XIV, et ses principales alliances sont avec d'Abzae,
Achard-Joumard , Ghabans, Commarque, Crevant, Foucaud, Gon-

(1) Ces dernières sont relevées dans un Armoriai manuscrit, ayant pour litre :
Etat des Nobles de l'Êìection de Périgueux, dressé vers 1G0J, c'esl-à-dire à
l'époque de la grande recherche de la vraie et fausse noblesse, ordonnée par
Louis XIV. Elles sont décrites ainsi dans le volume 10 de Lespinc, fonds Périgord, pour la production de la grande maintenue de 16U6.
(2) Repaire noble, commun; de Coursac.
(3) Les branches de Gautret et de la Feuillade ajoutent un lambel d'or.

- 30 l-.au d, Green Saint-Marsault, Goulard, dus Moûstiers, Sainl-Astier,
Saint-Aulaire, Villedon, elc.
: Dans la liste des inaires de Périgueux; se voient: en 1469, noble
Bertrand d'Aytz ; en 1487 et en 1494, noble Raymond d'Aytz de
Meymy ; en 1558, noble Denis d'Aytz , seigneur de la Feuillade et
de Meymy ; en 1576, Bertrand Aytz ; en 1675, Philihert d'Aytz de
Meymy, écuyer,- seigneur de la Feuillade et autres places.
Un membre de cette famille fut choisi pour remplacer un des
quatre premiers barons à rentrée de M gr Gabriel Duinas , dans
sa ville épiscopale, en 1198. On sait que, de toute'ancienneté,
le privilège de porter sur ses épaules la chaise sur laquelle' était
assis d'évêque , depuis la chapelle de. Saint-Pierre Laneyx jusqu'à
l'église de la Cité, appartenait aux quatre premiers barons du
Périgord.

ALAMIGEON, de la Reynerie, d'Alligier, du
Treuilh, de la Guillermie, de la Gipière, du Rivau.
ARMES : D'azur au lion d'or.

Armes relevées sur un certificat d'armoiries délivré par d'Hozier, à François Alamigeon, écuyer,
seigneur de la Guillermie et de la Cipière, et à
Etienne Alamigeon, écuyer, seigneur du Riveau, ;
son frère, à la suite des lettres de confirmation de noblesse, qui
leur surent accordées par le roi Louis XIV au mois de juin 1707.
Gette branche s'est éteinte dans les Ferrand de Montaubert, issus
des Ferrand de Mauvezin, famille portée à son ordre alphabétique.
Le premier auteur de celte famille est Louis Alamigeon, damoi- :
seaii, seigneur de la Reynerie — paroisse d'Auriac de Bourzac,
vivant en 1469.
Augustin. Alamigeon , écuyer , seigneur de la -Reynerie , gentilhomme de la chambre de monsieur le duc d'Orléans, lieutenantcolonel au régiment Royal d'infanterie française, fut maintenu dans
sa noblesse de race et d'extraction par arrêt du Conseil d'Etat du
6 septembre 1669.
La branche de la Reynerie (branche aînée de la famille Alami-.:
geon) s'est éteinte à la fin du xvu c siècle chez les du Chazaud de
la Joffrenie, famille portée à son ordre alphabétique.

— 31 —
D'ALBA (ou DALBA), de Lespinassat, de Montbazillac, de Pousset, de la Gironnie, de la Béraudie, de Panissau, etc.
ARMES : De gueules à [rois têtes de chiens courants d'argent ; un chef d'azur charge de trois molettes d'éperon d'or.
— Plusieurs brandies ont brisé leurs armes d'un lambel de
trois pendants.

Ges armes sont enregistrées dans le Grand Armoriai de France
(registre de Bergerac), sous les noms : 1° de Josué d'Alba, écuyer,,
seigneur de Lespinassat ; 2° de Timothée d'Alba, écuyer, sel-,
gneur de la Gironnie ; mais dans ce même Armoriai (autre registre
également de Bergerac), elles sont décrites sous le nom de Daniel
d'Alba, écuyer : de gueules an sautoir d'argentMalgré cette différence d'armoiries, il est à croire que les sujets
mentionnés ci-dessus, habitant tous en la sénóchaussée de Bergerac , ne forment qu'une même famille. En tous cas , les unes et les
autres figurent dans les Maintenues de la Noblesse.

D'ALBARET (JOSEPH-ANNE-LUC DE PONTE), Évêque de Sarlat de 1778 à 1789.
ARMES : D'argent au sautoir de gueules.

Monseigneur d'Albaret, né à Perpignan, en'
1736, était fils du premier Président du Conseil
souverain du Roussillon.
C'est le 37 me pontife qui, depuis Raymond d'Aspremont-deRoquecorne, nommé en 1317 par le pape Jean XXIII, a occupé le
siège épiscopal de Sarlat. Cet évêché, supprimé par le Concordat
de 1801, fut réuni à celui d'Angoulême.
II est raconté qu'à la Révolution de 1793, Monseigneur d'Albaret.
partit pour Paris, où il eût infailliblement péri dans le massacre,
d'alors, si un Sarladais, en grand crédit aux Jacobins, se rappelant
le bien que cet évêque avait fait à sa ville natale , ne l'eùt arrachéà une mort certaine.
Retiré en Piémont, berceau de sa famille, M* r d'Albaret
mourut à Turin, le 22 mai 1800.

— 32 —
D'ALÈGRE, des Chabannes, de Sorges, etc.,
en Périgord.
ARMES : De gueules à une tour carrée d'argent, accotée
de six fleurs de lis d'or posées en, pal.

Une branche de cette famille, que les généalogistes disent originaire d'Auvergne, et qui a
produit un maréchal de France en 1724, chevalier des Ordres du Roi, le 1 er janvier 1728, et Grand Maître et
réformateur des eaux et forêts de France dans lé commencement
du xvi" siècle, possédait, en 1624, les seigneuries de Chabannes
et de Sorges.

D'ALESME, de la Bleynie, de la Roche, des
Brunies, de la Chapelle-Gonaguet, de Viges,
de Linards, de Meycourby, du Peyrat, de la
Grèze, etc.
ARMES : d'azur (d'après Lainé, de gueules), au chevron
d'or, accompagné cn pointe d'un croissant d'argent, au chef
cousu de gueules (alias de sable) chargé de trois étoiles
d'or (d'après Lainé) trois molettes d'éperon d'argent.

« Cette famille, dit le successeur de Saint-AUais, noble et ancienne de Guienne, connue dès le milieu du xm e siècle, a produit
un grand nombre de personnages distingués dans la magistrature,
à Bordeaux. » Elle a donné quatre maires à Périgueux de 1620 à
1624, où l'on voit, revêtu de cette charge, Jean d'Alesme, écuyer,
seigneur de Vige et de Linard , conseiller du Roi au siège présidial et sénéchal de Périgueux ; dans l'armée , elle compte plusieurs officiers au nombre desquels je citerai le général d'Alesme,
qui jouissait d'un grand crédit sous le I er Empire et sous le gouvernement de Louis-Philippe ; l'Eglise lui doit plusieurs sujets
recommandables , entre autres Guillaume d'Alesme , prieur de
Trémolat de 1717 à 1743, lequel timbrait ses armes de famille
d'une couronne de marquis qu'il surmontait de la mitre et de la
crosse, marques distinctives de la dignité d'abbé (1).

(1) II me parait intéressant de rappeler ici le fait qui donna lieu à réfection
d'une croix, croix d'expiation, laquelle fut élevée par ce dernier, a Trémolat,
au bout d'une longue allée conduisant de la Prévôté à un monticule qui domine

— 33 —
La famille d'Alesme a fait ses preuves devant M. Chérin fils,
pour les écoles royales militaires ; elle a été maintenue et a voté
aux Etats-Généraux de 1789, dans l'Ordre de la Noblesse.

la plaine; cette croix, détruite par le temps, vient d'être réédifiée, à la satisfaction des paroissiens de Trémolat.
D'après la chronique locale, l'abbé d'Alesme avait essayé, par un zèle irréfléchi,
de faire brûler la' chemise de l'Enfant-Jesus, — relique donnée . par Charlemagne, nous dil le P. Dupuy dans les États de ÏÈglise du PérìgorÛ, — espérant détruire, avec cette relique — qu'il n'avait pas sans doute pour authentique dans sa pensée — certains abus dont la paroisse, à l'oecasion du pèlerinage qui s'y faisait chaque année, et particulièrement le jour de Pâques, élait
devenue le théâtre; des amusements profanes ayant remplacé dans la contivo
la dévotion à la sainte relique. Mais le Linge mystérieux jeté dans les flammes
resta miraculeusement intact — c'est là, du moins, la tradition orale, —■ ce qui
fut une révélation pour ledit abbé, lequel, par un sentiment- d'expiation, fil dès
lors ériger, sur un tertre, distant d'un kilomètre environ do la Prévôté, une,
croix dite depuis Croix d'Alesme, vers laquelle on allait en procession, le jour
de Noël, avec le vénérable prévôt qui, personnellement, dit-on, s'y rendait
pieds nus.
Cette relique, enlevée de la vodte de l'égìise, conserve encore les chaînes de
suspension; mais où fut-elle cachée'? nul uc le sait, et los recherches faites par
M. Gastellane, curé do Trémolat, de 1850 à 1807, et aujourd'hui curé-doyen de
Jumilhac, tant autour de la croix que dans une partie de l'égìise, ont élé infructueuses.
L'abbé d'Alesme a laissé toutes sortes de souvenirs à l'égìise de Trémolat,
notamment un autel richement sculpté et doré ; les tableaux de la chapelle latérale
avec leurs belles boiseries ; — sur l'un de ces tableaux, il est représenté à genoux
devant saint Nicolas, patron de la paroisse; — plus un cœur d'argent suspendu
au cou de la statue de Marie, renfermant une consécration faite de sa personne
à Jésus, sous les auspices de la Vierge mère ; — le litre est écrit de sa propre
main ; — il a laissé également à l'égìise une rente annuelle et perpétuelle
de 150 francs.
La mémoire du pieux donateur étant toujours vivante dans le canton, les
habitants de Trémolat ont applaudi à la pensée que, grâce à la générosité do
M m * Anne d'Alesme de Meycourby, pelite-nièce du vénérable abbé, ils verraient
bientôt s'élever la croix, dite d'Alesme, à la place même qu'occupait celle que lo
temps allait faire disparaître à jamais.
Et, en effet, leur désir s'est promptement réalisé ; aujourd'hui la nouvelle
croix — œuvre de l'habile sculpteur M. Romé — s'élève sur un gracieux piédestal
où l'on se plaît à admirer les armoiries de la famille.
Désormais, le nom de M m » d'Alesme de Meycourby et celui de son pieux et
généreux grand-oncle , seront donc confondus dans
reconnaissance.

un même sentiment de

3

10

ALEXANDRE, de Fonpitou, de la Rolandie,
etc.
ARMES : D'azur à Irois coquilles d'or.

A la date du 9 octobre 1592, époque à laquelle
les Pères Jésuites prirent possession du collège
de Périgueux, on voit figurer, parmi les signataires du contrat passé entre eux et la Ville ,
Nicolas Alexandre, avocat au Parlement de Bordeaux.
Cette famille compte parmi les maires de Périgueux : en 1635,
Hélie Alexandre, seigneur de Fonpitou — ancien repaire noble,
commune de Saint-Martial-de-Viveyrols — avocat ; en 1639, Pierre
Alexandre, seigneur de Fonpitou, conseiller ; en 1658-1659, François Alexandre, écuyer, seigneur de la Rolandie, avocat.
C'est sur une requête de ce dernier que des lettres confìrmatives
des privilèges de la Ville surent données par Louis XIV et enregistrées au greffe de la Cour des aides de Bordeaux, le 26 mai
1659.
Dans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse (recherches de 1697 à 1718), figure, à la date du
12 aoùt 1698, Nicolas Alexandre, seigneur de la Rolandie.

D'ALMAIS (ou DALMAIS), des Farges, d'Antissac, de Saint-Robert et de la Garénie.
ARMES : Coupé, au 1°'', d'azur, à l'épée haute d'argent accostée de deux croissants de même ; au 2 ra °, d'or à
un arbre arraché de sinople.

L'abbé Nadaud, dans le Nobiliaire du Limousin, dit: « Jean Dalmais (ou Dalmas), seigneur
des Farges, eut des lettres d'anoblissement au mois d'avril 1654 ,
dûment vérifiées à Clermont-Ferrand, le 26 novembre du dit an.
II obtint un arrêt du Conseil du 9 mai 1660, sur lequel le brevet
de confirmation des dites lettres a été expédié le 18 du même
mois. »
Dans une liste de familles maintenues dans leur noblesse de 1668
à 1669, par Daguesseau, intendant de Limoges (Élection de Brive)
ligure Dalmas des Farges, qui n'est autre que d'Almais des Farges,
ainsi que le faisait remarquer le Chroniqueur du Périgord et du
Limousin en 1856, époque où il publiait cette liste.
Dans le catalogue des gentilshommes qui ont fait leurs preuves

- 35 —
devant les généalogistes du roi pour être admis aux écoles royales et au service militaire, se voit, à la date de septembre 1788,
(devant Ghérin fils), Charles d' Aimais, né le 1 er avril 1702, -au
diocèse de Périgueux.

D'ALOIGNY, de Rochefort, du Puy-SaintAslier (1), de la Rolphie (2), de Saint-Pardouxla-Rivière, de Château-Gaillard, de Villars, etc.
AHMKS : De gueules á cinq fleurs de lis d'argent posées
en sautoir — pour les d'Aloigny du Périgord ; — el, pour
les d'Aloigny de Rochefort : De gueules à trois fleurs de
lis d'argent, 2 el 1.

Cette maison est reconnue par tous les généalogistes comme des
plus anciennes et des plus illustres du Poitou, où elle est connue
dès le xm c siècle ; un de ses membres assista à la croisade de
saint Louis (Charte de Damiette en 1249). Elle a produit des personnages de grande distinction, entre autres un maréchal de France
sous Louis XIV, en 1674.
Une des cinq branches de cette famille — la seule subsistante
de nos jours — s'est fixée en Périgord depuis le mariage, en date
du 22 octobre 1605, de François d'Aloigny, 2 me du nom, chevalier,
seigneur de Beaulieu, fils de François, chevalier, seigneur d'Aloigny, la Groye et autres lieux, et de dame Jacquette du Plessis,
avec Charlotte de la Porte, dame du Puy-Saint-Astier, de la Forest,
de la Rolphie, de la Vialle, et en partie de Chantérac.
Cotte branche périgourdine a pris alliance avec les maisons :
d'Abzac, d'Alesme , d'Arlot, de le Berthon, de Brie, de Chabànsde-Richernont, de Cbasteigner, de Gentil, de Lainbertie,de Pérussedes-Cars, du Reclus, de Saint-Astier, de Sattlx-Tavannes, etc.
Le 17 juillet 1667, Claude d'Aloigny, chevalier, seigneur du
Puy-Saint-Astier, de la Rolphie, etc., produisit ses titres de famille
devant M. Pellot, intendant de Guienue, lesquels justifièrent pleinement sa noblesse d'extraction.
A cette constatation, par la Maintenue, j'ajoute qu'aux Etats-

(1) Ancien repaire noble avec justice.
(2) Ancien repaire noble, autrefois paroisse de la Cité de Périgueux, aujourd'hui de Coulounieix.

— 36 —
Généraux de 1789, on voit au nombre des votants, clans l'Ordre de
la noblesse, haut et puissant seigneur, Thomas-Marie, marquis
d'Aloigny, baron de Saint-Pardoux-la-Rivière et de ChâteauGaillard, seigneur du Puy-Saint-Astier, etc. (Voir aux procurations.)

D'AMADE.
ARMES : D'argent au lion de sable armé el lampassé de
gueules, au chef d'azur chargé de trois besants d'argent.

Cette famille se rattache au Périgord par son
mariage dans la maison de Jay de Beaufort de
Barrière et comme possessionnée à Castillon ,
près de Libourne, sur les bords de la Dordogne. Sa place dans
l' Armoriai du Pórigord n'est donc point douteuse.
Elle a aujourd'hui pour chef de nom et d'armes Adolphe, chevalier d'Amade, sous-intendant militaire de l r " classe en retraite, à
Toulouse.

D'AMELIN, de Rochemorin, d'Estourneau —
ancien repaire noble, commune de Saint-Frontd'Alemps — de la Durantie, du Pont, de Lavergne, du Bourget, de Champagne, etc.
ARMES : D'azur à trois croissants d'argent (1).

Sous la dénomination des seigneurs de Rochemorin, qui n'est autre que d'Amelin, cette famille
figure au ban et arrière-ban, en 1658 ; et dans les Assemblées de
la noblesse, en 1789, on voit messire Joseph d'Amelin, écuyer,
seigneur du Bourget et y habitant, paroisse de Négrondes, représenté dans l'Ordre de la Noblesse par Philippe de Beaupoil de
Saint-Aulaire, baron de la Luminade, comte de Monplaisir.

(1) Sur un testament, en date du 19 septembre 1692, de Anne de Raymond,
dame douairière, veuve de messire Gaston Hamclin, chevalier, seigneur de Rochemorin et autres places, se voit un sceau écartelé : aux 1 el í, 3 croissants qui est
d'Amelin, et aux 2 el 3 losanges qui est de Raymond.

—■37 ANDRÉ, de Veaux, de Franchòres, du Claux,
du Repaire-Martel, etc.
ARMES : D'argent à une croix de Saint-André (ou sautoir) d'azur, accompagnée dans les cantons dextre, seneslre
et, en pointe, de trois slanchis de mémo (petit sautoir alésé);
et, en chef, d'un croissant aussi d'azur.

Celte famille de la bourgeoisie de Périgueux,
a été revêtue de nombreux offices de judicature. Elle possédait
dans la ville, rue de la Miséricorde, portant aujourd'hui le n° 4,
une maison où se voient, à la clé de voûte de la tour, les armoiries
décrites ci-dessus, lesquelles sont identiques à celles qui figurent
dans un des livres de l'Hôtel de Ville de Périgueux, sous le nom
de André.
Dans le Livre Jaune du même Hôtel de Ville, on lit que « le 25
novembre 1510, les maire et consuls donnent à Élie André la
permission d'expédier en la ville, la cour des appaux d'Alain,
seigneur d'Albret, comte de Périgord et vicomte de Limoges, et du
pariage , lequel était commun entre le dit comte et les chanoines de
Périgueux. »
Dans le Recueil des litres de la Ville et de la Cité de Périgueux,
imprimé en 1775, il est dit que Jacques André, conseiller du roi,
chevalier, seigneur du Repaire-Martel, fit, en sa qualité de sénéchal du Périgord, son entrée dans la ville le 31 mai 1553, et qu'il
prêta entre les mains des maire et consuls, et sur le livre Missel à
lui présenté, le serment d'être bon et loyal, et de garder et maintenir les habitants, citoyens et juridictions clans leurs privilèges,
franchises et libertés.
Lé même Jacques André présida comme sénéchal plusieurs
assemblées des trois États du Périgord , notamment les 6 et 7 février à Bergerac ; — ce fut à cette réunion qu'il lui fut fait don,
par les États, de 500 écus, — le 1 er mai 1560 à Bergerac ; le 11
novembre 1561 à Périgueux ; le 11 novembre 1565 à Sarlat ; le 15
mai 1566 à Bergerac ; lo 9 janvier 1569 à Périgueux, le 9 août
1571 à Sarlat ; et le 26 janvier 1573 à Périgueux.
Jacques André n'existait plus le 22 août 1573, date des provisions
de la même charge — de sénéchal — donnée à André de Bourdeille,
frère du célèbre Brantôme (1).

(1) Un membre de celle famille, appelé Jacques André, Était maire de Périgueux
en 1636.

— 38 16

D'ANGLARS , du Claud, de la Lauvie, de
Péchaurè, de la Veyssière, etc.
ARMES : D'argent à (rois fasocs de gueules, celle du chef
surmontée d'un léopard d'azur.

Dans le Chartrier français (dictionnaire des
anoblis) , N. d'Anglars (en Limousin) , ligure
comme anobli par lettre de 1326, ce qui concorde
peu avec l'assertion du généalogiste Courcelles, lequel dit cette
famille issue de l'ancienne maison d'Adhemart , originaire du
e
Limousin, où elle possédait le château de Lostanges aux xu et
XIII" siècles.
Trancher la question d'origine nécessiterait une étude des papiers
de famille qu'il ne m'a pas été donné de connaître; mais ce que je
sais, c'est que sur la production de leurs titres, les d'Anglars ont
été, en 1666, maintenus dans leur noblesse ; qu'ils ont fait leurs
preuves pour les écoles royales ; et qu'en 1789, ils ont voté dans
Tordre de la Noblesse pour les députés aux États-Généraux, et à
Périgueux et Sainl-Jean-d'Angély.
J'arrête ici cette courte notice ën rappelant que le général d'Anglars, né au château du Claud, en mai 1756, menacé, en 1794, de
la perte de son grade, comme ci-devant noble, le conserva grâce à
son régiment de carabiniers qui, en face du conventionnel porteur
du décret de suppression, répondit à la mesure par ce cri unanime :
Plus de d'Anglars, plus de carabiniers !
Le général d'Anglars est mort au château du Claud, le 5 octobre
1836.
17
9 ' S

D'APCHON (ANTOINE), Évêque de Périgueux,
:

¥ t i? A

1560 (1).
ARMES : D 'or semé de fleurs de lis d'azur — quelquefois 3 fleurs de lis — (2)..

Les noms et armes de celte grande maison
d'Auvergne figurent dans la salle des Croisades,
au château de Versailles.

(1) II ne prit pas possession de son évêché, dont il se démit, esl-il dit dans
le Périgord illustré.
(2) D'anciennes armes porleni : Une rroix pattèc par Ic pied, cantonner en
c'heî de deux besants, ou tourteaux, en pointe, à dexlre, d'une hache d'armes
et à senestre d'une nonne, en habit de chœur..

- 39 —
D 'ARGOUGES (MICHEL-PIERRE), Évêque de
Périgueux, 1721.
ARMES : Ecartelé d'or cl d'azur à Irois quinlescuilles do
gueules, la dernière brochant sur les deux derniers quartiers.
Noble famille de Normandie.

M Br d'Argouge , conseiller du roi en ses
conseils, décédé le 13 novembre 1731, fut enseveli devant
l'àútèl de Saint-Aignan Saint-Front, de Périgueux.

19

D'ARLOT, de Frugie, de Cumond, de la Coussière, de Saint-Saud, de la Linde, de Firbeix,
de la Roque, de la Valouze , de Sainte-Marie,
d'Ajat, de Cazals, de Fages, de Loys-Besse, de
Lamothc-Saint-Privat, de la Meynardie, de Nougeyrols, de Peyrussac, de Romain, de SaintSauveur, de la Besse, de Sallebœuf.

ARMES : D'azur à Irois étoiles d'argent rangées en fasee, accompagnées en chef
d'un croissant

de même et

en pointe

d'un arlot (ou grappe de raisin), aussi

d'argent ligé et feuillé de sinople.

Le premier auteur connu est noble Guillaume Arlot, seigneur de
Frugie, qui fonda l'égìise de Saint-Pierre de Frugie en 1347, ainsi
que cela, était gravé sur une pierre du côté gauche de l'autel de
cette église (Lespine).
Le il avril 1679, à Périgueux, Jeanne-Antoinette de Touchebœuf-Glermont, veuve d'Antoine d'Arlot de Frugie, marquis de la
Coussière-Saint-Saud (fds de Jacques, baron de la Coussière, et
de Suzanne de La Rochefoucaud), rendit hommage au roi comme
mère tutrice de Jean-Jacques d'Arlot, marquis de Frugie, pour les
seigneuries, justices et terres de Frugie, la Coussière-Saint-Saud,
Romain, la Valouze, la Valade, le Verdoyer, etc.
Le 28 juin 1717, à Bordeaux, Jacques d'Arlot, chevalier, seigneur de Cumond, etc., fils de Hélie d'Arlot de Frugie, seigneur de
Sainte-Marie, rendit hommage au Roi pour la terre et seigneurie de
la ville de la Linde , pour celle de la Roque et arrière-fiefs (arch.
de la Gironde, C. 2342,2743.)
Sur la production de titres remontant à 1480, la maison
d'Arlot a été maintenue dans la possession de la noblesse d'extraction en 1572 et 1668. (Lespine et d'Hozier).

- 40 —
Plusieurs de ses membres figurent parmi les votants dans l'Ordre
de la Noblesse, ainsi inscrits : 1° haut et puissant seigneur, messire
Louis d'Arlot, marquis de Frugie, fils de Léonard, marquis de
Cumond, et de Jacqueline de Chantérac ; 2° Louis Arlot, baron de
Saint-Saud, seigneur de la Meynardie et autres lieux; il était capitaine de grenadiers, chevalier de Saint-Louis, et fils de Léonard ,
marquis de Frugie, et de Françoise de Jaubert ; 3° haut et puissant
seigneur, messire Jacques d'Arlot de Frugie, comte de la Roque,
lieutenant-général des armées du roi , grand-croix de l'Ordre
royal et mililaire de Saint-Louis. II était fils de Louis, seigneur de
la Roque, chevalier de Saint-Louis, enseigne des gardes du corps,
colonel de cavalerie, brigadier des armées du roi. Do son mariage
avec Marie- Thérèse d'Hautefort , il n'eut qu'une fille, mariée au
marquis de Taillefer.
ARNAULD ( JEAN ), Évêque de Sarlat, de 1410
à 1416.
ARMES : D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de
deux épis de blé de même (1).

II mourut à Paris, le 6 mai 1416 , et y fut enterré dans le couvent des Frères Mineurs.

D'ARNAULT et D'ARNAUD, de Paussac, de la
Borie-Fricard, de Barnabé, de Tatevache, de la
Chapelle, de la Faye, de Sarrazignac, de Gohe,
de la Treille, de Saint-Laurent, de la Forest, de
Villac, de Laudonie, etc.
ARMES : D 'azur à la bande d'or chargée de trois losanges
de gueules et côtoyées en chef de trois étoiles d'argenl
posées dans le sens de la bande.
DEVISE : Pariter Deo Régi que fide.

En 1569, le château de la Borie, ancien repaire noble, commune
de Champagnac-de-Belair, principal manoir de la famille d'Arnault,
fut brûlé et, en 1575, la maison qu'elle possédait dans la ville de

(1) Armes relovées sur la copie d'un manuscrit de la bibliothèque de l'ÉvDché
de Sarlat, donné à M"' r de Lostanges par l'abbé de Loqueyssie, son grand-vicaire,
en 1823.

— 41 —
Périgueux fut saccagée par les religionnaires , qui en firent une
forteresse dont ils surent chassés par les catholiques en 1581.
En récompense de ses services, et pour indemniser la famille de
ses pertes et de la majeure partie de ses titres, le roi Henri III
accorda, en' 1578, à Arnaud de la Borie, 4,000 écus à prendre sur
la Recette générale de Guienne.
C'est à cette famille qu'appartient François Arnault de la Borie,
grand-archidiacre de Bordeaux, lequel fut nommé, par le clergé du
Périgord, député aux États-Généraux, de 1593, tenus à Paris et
ouverts le 26 janvier. — II l'avait été en 1576 et 1589.
C'est à ce même François , fils de honorable homme Louis
Arnault, seigneur de la Borie-Fricard, maire de Périgueux en
1529 (1), qu'on attribue plusieurs ouvrages, entre autres un mémoire sur les Antiquités du Périgord, imprimé, dit le P. Lelong,
en 1522 ; Lanti-Drusac, fait en l'honneur des femmes nobles et
honnêtes, imprimé en 1564; un traité Des anges et dénions, traduit
du latin, imprimé à Romç en 1651, après sa mort';- Mémoires sur
la vie de Charles IX, etc.
François Arnault, seigneur de la Borie et de Barnabé, était, eu
1651, secrétaire de la noblesse du Périgord, lors do la convocation
des États-Généraux.
Cette famille, maintenue dans sa noblesse, figure parmi les
votants en 1789, dans la personne de messire Étienne d'Arnault,
chevalier, seigneur de Sarrazignac, demeurant en son château de
Sarrazignac.

D'ARPAJON (GoDEt'noi-BÉRANGEn) , Évêque
de Périgueux (grande maison du Rouergue).
ARMES : De gueules à la harpe d'or (armes parlantes).
La maison d'Arpajon portail, dit-on, plus anciennement :
une griffe d'oiseau de proie, à l'onglo fort crochu (en
latin, arpago) mise en bande (armes également parlantes).

Béranger d'Arpajon, nommé par le pape Jean XXIII, le 14
mars 1414, assista au Concile de Bâle, ï'an 1431, et mourut le 27
décembre 1457.

(1) Un Pierre Arnault, seigneur de la Borie, était également maire de Périgueux en 1570.

- 42 ARRABLAY ou D'ARRABLAY.
ARMES : Bandé d'argent et de gueules de six pièces.

Ancienne maison du Périgord qui a donné un
chancelier de France , un cardinal-évêque de
Porto, et un sénéchal du Périgord et du Quercy,
sous le nom d'Arreblav.

24

D'ARTENSEC, de La Farge, de Verneuil, de
Gouzon , de la Barrière, de la Borie, du
Peyrat, etc.
ARMES : D 'azur à une sasce d'or, en forme d'arc, bordée
de gueules; au chef cousu de gaieules, chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles 'd'or. — Ces armes
sont prises sur dés couverts d'argent appartenant à la
famille.
DEVISE : JEternse sœdera panis.

Cette famille a été anoblie par lettres patentes du roi
Louis XI.V,en date du 15 mai 1655, enregistrées à la cour de
Bordeaux le 8 juillet et confirmées le 11 septembre de la même
année.
On voit dans le Livre-Vert fie THÔtel-de-Ville de Périgueux,
folio 203 , au recto , que « Jean-Baptiste d'Artensec, homme
savant et de probité connue, fut anobli, ainsi que sa postérité,
pour avoir souffert la question pour le service du roi et, de la
patrie. » Et, dans la Guienne historique, il est dit que Chanlost,
gouverneur de Périgueux pendant l'oecupation de cette ville par
les troupes de la Fronde, lui lit souffrir les plus affreux tourments. II eut les pieds pelés et les ongles arrachés avec un fer
brûlant.
La double qualité de noble et de prêtre de François d'Artensec,
curé de Saint-Severin-d'Estissac (canton de Neuvic), devait en
faire une victime de la grande révolution ; aussi le tribunal
révolutionnaire de Périgueux le condamna-t-il à mort, le 17
thermidor an II — 4 août 1794 — sentence qui fut exécutée le
même jour.

— 43 —
D'ASPREMONT (DE ROQUECORNE) — RAYMOND,
moine à la Chaise-Dieu et abbé de Gaillac,
en Albigeois ; Évêque de Sarlat.
Nommé par le pape Jean XXII, le 2 juillet
1318. II mourut en 4346.
ARMES : Do gueules à la bande d'or.

D'ASTELET (ou mieux HASTELET), de Jaumelières, de Puymartin, de Puigombert, de Villebost, de Termes, de Guerènes, du Repaire, des
Jarousses , de Clais , de Beaulieu de. Lombardiéros , de Planche-Menier , de Limeyrao, etc.
ARMES : De gueules à trois besants d'or.

La généalogie de la famille d'Hastelet, dressée sur titres
authentiques, par Nadaud (Nobiliaire du Limousin), commence à
noble Collin Hastelet, maître de forges de Jaumelières (commune
de Javerlhac), qui, par son testament du' 9 août 1505, demanda à
être enterré dans l'égìise de Javerlhac.
Dans une intéressante notice sur les forges, en Périgord et en
Limousin, le baron J. de Verneilh-Puyraseau nous fait connaître
plusieurs maîtres de sorges, lesquels ajoutaient à leur désignation
les qualifications d'écuyers et autres titres nobiliaires, donnaient
des officiers à l'armée et contractaient de nobles alliances.
II en a été ainsi dans la famille Hastelet ; à partir du premier
degré de filiation jusqu'au neuvième (1724), qui termine la généalogie de Nadaud, tous les sujets sont qualifiés écuyers et maîtres
de forges.
C'est donc avec raison que M. de Verneilh nous dit qu'en se
livrant à l'industrie métallurgique , on ne faisait point acte de
dérogeance — et pour en donner une preuve, voici ce qui m'a été
raconté par un très véridique témoin du fait : « J'ai vu, dit-il,
dans ma jeunesse, un noble vieillard — il était né dans le dernier
siècle — qui conduisait, lui-même, à sa forge, non loin d'Excideuil, une mule chargée de minerais, mais íl avait Tépée au côté
pour constater qu'il n'avait rien perdu de sa qualité. »
De même qu'autrefois la verrerie faisait des gentilshommes
verriers ; de même, ajoute notre spirituel et savant archéologue,
l'exploitation des fers créait des gentilshommes forgerons ; et à

-j 44 —
l 'appui de cette thèse, il cite un grand nombre de familles qui
devaient à cette industrie leur richesse et leur noblesse.
Un arrêt du parlement de Bordeaux, du 31 janvier 1631, vient
fortifier cette opinion, en déclarant noble, et noble d'extraction,
l'un des membres de la famille Hastelet et en ordonnant qu'il
sera rayé des rôles de la taille; plus tard, on voit, en effet, le nom
de cette famille figurer dans les jugements portant maintenue
de noblesse, rendus par les intendants de Bordeaux, de 1698
à 1718.
D'AUBEROCHE (GUILLAUME) et RAYMOND
D'AUBEROGHE, Évêques de Périgueux.
ARMES : Une

tour,

à

une

bordure

chargée

de

neuf

bcsanls — sans indication des émaux.

Le premier, élu Évêque en 1109,, mourut vers
1130. C'est sous son pontificat, est-il dit
dans le Périgord illustré, que l'égìise et le
bourg du Puy-Saint-Front furent consumés par un violent incendie.
Le second, élu le 7 juin 1279, vivait encore en 1295. (Voir le
Périgord illustré et pièces historiques sur les Évêques de Sarlat,
de t'abbé Audierne.)
D'AUBUSSON, de la Feuillade, de Savignac,
de Peyraux, de Villars, de Beauregard, de Miremont, de Montamas, etc.
ARMES : D'or à la croix ancrée de gueules. — Ces armes
se voient, sous le

nom d'Aubusson ,

dans la salle des

Croisades à Versailles (1).

Comme dans les plus grandes maisons, il serait difficile de
remonter à Fantiquité des vicomtes d'Aubusson ; cependant , ce
qu'il y a de certain, c'est qu'ils étaient célèbres du temps de
Charlemagne, et que la dignité de vicomte demeura plus de 4"00
ans dans la maison de ce nom, et passa toujours du père au fils,
jusqu'à ce que Raymond, vicomte d'Aubusson, qui se croisa
contre les Albigeois, en 1201, lit hommage de sa vicomté, en

(1) Un Gérald d'Aubusson, xxm», abbé de Sarlat, portait pour armes : d'or à
Irois pals d'azur chargés de sept coquilles d'argent, 3 sur le pal du milieu et 2 sur
les deux autres.

- 45 —
V
P2 26, par ordre du roi, au comte de la Marche, dont les
d'Aubusson avaient antérieurement partagé Pautorítè et l'éclat.
Sans rechercher au loin les illustres alliances des d'Aubusson,
il me parait intéressant de faire connaître celles qu'ils ont contractées avec des familles qui, si elles ne sont pas toutes issues de
notre province, n'en ont pas moins droit, à des titres divers, de
figurer dans Y Armoriai de la Noblesse du Périgord. Je puis citer,
entres autres, celles : d'Abzac, de Beaumont , de Beaupoil de
Saint-Aulaire, Brun de la Valade, de Calvimont, Ghapt de Bastignac, de Chauveron , de Chaunac, Ebrard de Saint-Sulpice, de
Fumel, Gourdon de Genoulhac, Green de Saint-Marsaut, d'Hautefort, du Lau, de Losse, de Montardy, Perusse des Gars, de
Pompadour, de Bofíìgnac, de Boyère de Lons, de Salignac de la
Poncie, de Saint-Chamant, de la Tour du Boc, etc.
Gette nomenclature de
familles alliées aux d'Aubusson
explique suffisamment l'inscription, dans le Nobiliaire de notre
province, du nom et des armes de l'illustre maison d'Aubusson,
issue des comtes de la Marche.
Est-il nécessaire de rappeler ici, avec tous les généalogistes
accrédités, que les d'Aubusson ont produit : des chevaliers
célèbres depuis le x° siècle, un grand-maître de Tordre do SainlJean-de-Jérusalem, des chevaliers et des commandeurs du môme
ordre à toutes les époques, un cardinal, plusieurs évêques, deux
maréchaux de France, des ambassadeurs, des gouverneurs de
province, des lieutenants-généraux d'armée, des chevaliers des
Ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, des ducs, des pairs de
France, etc.
Ne serait-il pas également superflu d'ajouter que Jean d'Aubusson, seigneur de Villac, Miremont-les-Périgueux, produisit ses
titres de noblesse en 1669, devant les intendants de la province, et
fut maintenu dans sa qualité, et que le noin de la famille figure, à
Périgueux, parmi les votants, dans l'Ordre de la Noblesse, pour les
députés aux États-Généraux de 1789 ?

D'AUGÈBEAU.
ARMES : De sinople à une auge d'argent.

Des lettres de noblesse furent accordées à
Eymerie d'AUGEBEAU, le 14 février 1655, par
le roi Louis XIV, et enregistrées le 17 avril
suivant.

- 46 D'AUGEARD, de Tiregan, de Clérans, de
Virazel, etc.

ÊÊÉ

mm



ARMES: Parti, au l" r , d'azur à trois jars (ou oies) d'argent, — armes parlantes ; au 2", d'azur au croissant d'argent
sur une rivière du champ ; au chef de gueules Chargé de
Irois étoiles d'argent.

jjË—

Gette famille possédait, en 1400, la seigneurie d'Augeard,
en Anjou, mais les guerres de Religion l'obligèrent de s'expatrier.
Jean d'Augeard est le premier qui vint s'établir, vers 1460, près
Sadillac, canton d'Eymet, en Périgord.
De 1670 à 1770, les d'Augeard comptaient six présidents à
mortier du Parlement de Bordeaux.
C'est à messire Jean-Charles d'Augeard, chevalier, seigneur de
Tiregan, Clérans et autres places, président à mortier au Parlement de Bordeaux, que Puynesge dédia les Statuts des coutumes
de Bordeaux.
La famille a été maintenue dans sa noblesse par jugement de
Pellot, intendant de Guienne, du 28 octobre 1666, et parmi les
votants, en 1789, pour les Députés de la Noblesse, on voit ainsi
inscrit : Messire Jacques-Armand d'Augeard, chevalier, seigneur
baron de Virazel, marquis de Pouy, seigneur de la Ghancère ët
autres lieux. (Voir aux procurations.)

ai

AUTIEB (et DU AUTIER), de Coussac, de Bomegoux, commune de Saint-Cyr-lcs-Ghainpagnes ; de Labastide, de la Faye, de Bonceaiac,
commune de Négrondes ; — du Chalard, etc.
ARMES : De gueules, à la bande d'argent accompagnée
en chef d'un lion d'or armé, lampassé et couronné de
même et en pointe de trois vannets d'or (alias trois
coquilles) mis dans le sens de la bande.

Noble Gabriel Autier, ainsi que ses frères, sur le vu de leurs
titres, qui prouvaient leur noblesse depuis Louis Autier, damoiseau, vivant en 1420, furent maintenus par. jugement rendu le 9
mars 1599.

- 47 Une autre maintenue de noblesse fut encore rendue en faveur de
cette famille le 6 janvier 1667.
Dans la liste des familles qui rendirent hommage à M** Le
Boux, Evêque de Périgueux , figure : Charles Authier, écuyer,
seigneur de Roncenac, habitant du château de Beaulaurent —
repaire noble de Cornillc — à raison de contenances dans les
paroisses de Lempzours et de Négrondes.
II appert d'une attestation de Turenne, du 4 novembre 1674,
que Jean Authier, écuyer, seigneur de Labastide et de la Faye, a
bien et fidèlement servi sous ses ordres en qualité de gentilhomme
de l'arrière-ban de l'escadron de cavalerie.
Un Jean du Authier, colonel du régiment de Penthièvre-dragons,
né le 5 octobre 1747, fut reçu page du roi, en sa grande écurie,
le 3 juin 1760, chevalier de Saint-Louis et des ordres militaires
et hospitaliers de Notre-Dame-de-Mont-Carmel et de Saint-Jeande- Jérusalem.
D'AUTBESSAL, de la Plaigne, de la Filolie,
etc.
ARMES : D'argent ù trois chevrons de gueules.

Noble François d'Autressal, qualifié écuyer,
seigneur de la Filolie , figure parmi les gentilshommes de la sénéchaussée de Sarlat, convoqués pour le ban de 1674 (1).
Dans la généalogie de la maison de Touchebœuf, extraite du
tome xiv e du Nobiliaire Universel de Saint-Allais, Fauteur, après
avoir rappelé le mariage de Sybille d'Autressal, fille de noble
d'Autressal, seigneur de la Plaigne, et de Jeanne de Villars, avec
Jean do Touchebœuf-Beaumond, écuyer, seigneur de la Crompe,
ajoute en note : Cette famille existe encore (1818) au château de
Cugnac, près Bigaroque-sur-Dordogne, mais elle ne comptait plus,
en 1819, que deux demoiselles d'un âge assez avancé, résidant
au dit château.
Parmi ses alliances, j'ai relevé les noms des familles : de Dordoigne, de Beaulieu, de Villars, de Malegat, de Vassal, de Maleville, de Bournazel, de Girard de Langlade, etc.

(t) Extrait du procès-verbal original qui est en la possession du vicomte de
Gérard.

— 48 D'AYDIE, de Ribérac, d'Espeluches, Monbazillac, de Bernadières, de Vaugoubert, de SaintMartial-de-Valette , de Montcheuil , de Mayac,
de Javerlhac , de Saint-Bomain , de Castillon (1), de Guitinières, de Benanger, de Bions,
etc.
ARMES : De gueules à quatre lapins courant l'un sur
l'autre.

Cette famille, originaire du Béarn, où elle était cpjaliíiée, dès la
fin du xrv* siècle et le commencement du xv°, des titres de
chevaliers, barons et puissants seigneurs, a formé plusieurs
branches. Celle du Périgord est désignée sous les noms de d'Aydie,
comte et marquis de Ribérac.
Odet d'Aydie, chevalier des Ordres du Boi, comte de Comminges , gouverneur , amiral , et grand-sénéchal de Guienne , se
rendit célèbre sous les règnes de Charles VU et Louis XI.
Armand d'Aydie, écuyer, créé comte de Ribérac, maréchal des
camps et armées du roi, fut député de la noblesse de Péri gueux
aux États généraux de 1614. — François, comte de Ribérac,
commanda après son frère ainé clans Cazal, et fut un des otages
donnés aux Espagnols lors du traité de Cazal.
Le fils de ce dernier , Joseph-Henri-Odet d'Aydie , marquis
de Ribérac, capitaine au régiment du Roi, blessé à Sénef, se
retira dans ses foyers, où il vivait encore en 1717.
Je citerai parmi les membres de cette famille, morts sur les
champs de bataille : Pierre d'Aydie, fils d'Odet d'Aydie, chevalier, vicomte d'Espeluches, de Turenne, seigneur de Ribérac, cl
de Anne de Pons, tué à la bataille de Pavie, en 1524 ; Frédéric,
tué à la tranchée du siège de Monlauban, en 1621 ; son second
frère Jacques-Louis, à la défense de Gazai, en 1640 ; et Antoine,
vicomte de Ribérac, autre frère, blessé à Montauban. Ces trois
frères étaient fils de Armand, maréchal des camps et armées du
roi, cité plus haut, et de Marguerite de Foix.
Je rappellerai aussi que la maison d'Aydie a donné à l'Église
deux évêques, dont Guy, fils d'Odet d'Aydie, vicomte de Ribérac, et de Anne de Pons, élu au siège de Sarlat, en 1527.
Bien que les bornes d'une simple notice ne me permettent pas

(1) Voir pour ces seigneuries le Dict. topog. du vicomte de Gourgues.

de très amples développements, je ne veux pas terminer celle-ci
sans dire quelques mots :
Sur l'abbé François-Odet d'Aydie, qui, dès l'âge de 17 ans, fut
pourvu du titre d'abbé de Saint-Angel, au diocèse de Périgueux,
investi d'un canonicat à la cathédrale do Tours, puis vicairegénéral du même diocèse, et, enfin, aumônier du roi Louis XV, le
26 février 1736. Plus tard, sa démission d'aumônier ayant été
acceptée , il fut nommé abbé commandataire de l'abbaye de
Savigny: Le sceau de ses armes, qui ne diffère en rien de celles
ci-dessus décrites, est timbré d'une couronne de marquis, et,
comme marque de sa dignité d'abbé de Savigny, il le surmontait
de la mitre et de la crosse.
Après la mort du chevalier d'Aydie, l'abbé de Savigny,. son
frère, fixa sa résidence au château do Mayac, où se réunissait
l'élite de la société de la province ; ses bénéfices, qui ne s'élevaient
pas à moins de 40,000 livres, aidaient largement aux frais de ces
réceptions journalières et d'une table où le Vatel périgourdin, le
nommé Michelet, montra alors, et depuis, un grand art culinaire.
L'abbé d'Aydie resta à Mayac jusqu'en 1790, époque où il vint
habiter la belle maison qu'il avait fait bâtir sur la route de
Bordeaux — aujourd'hui l'hôtel de l'Univers — chez sa nièce
Madame de Moncheuil (Audi), à qui il la légua. II y mourut à l'âge
de 92 ans.
Sur son frère aîné, Armand, comte d'Aydie, qui fut l'un des
agents de la conspiration de Cellamaria : il disparut le jour même
de l'arrestation de ce prince (septembre 1718) et se réfugia en
Espagne, où il obtint : la grandesse, la croix de l'Ordre de la
Toison-d'Or, le grade de lieutenant-général des armées de Sa
Majesté catholique et fut enfin vice-roi, gouverneur-général des
deux Castilles.
Sur son second frère, Biaise-Marie, surnommé le Beau-d'Aydie,
qui eut, dit-on, sa part dans les bonnes grâces de la duchesse de
Berry, l'aìnée des filles du régent Philippe d'Orléans : il aima
profondément la belle Circassienne Aïssé, et en eut une fille qui fut
M mc de Nantiat (de Jaubert) , laquelle eut également une fille
qui épousa le vicomte de Bonneval, et de ce dernier mariage
provint aussi une fille mariée au comte d'Abzac.

4

- 50 D'AYMERIG (où EYMERIC et AYMERIQUE), de la .
Bénéchie, de Poujade, de Baluel ■— ancien repaire noble , commune de Saint-Vincent — de
Cherval, de Monbette, etc.
ARMES : D 'azur au dextrachèré de carnation, armé d'une
épée d'argenl en pal, mouvant du côté senestre de la
pointe de l'écu.

Depuis 1600 cette famille se transmettait de père en fils la
charge de lieutenant-général criminel à Sarlat.
En possession du château de Paluel, que Jean de Durfort vendit
à Antoine d'Aymeiïc , lieutenant-général de la sénécbaussée de
Sarlat, le 13 juillet 1700, celui-ci ne voulut pas prendre le titre de
seigneur de Paluel sans s'être fait accorder des lettres de noblesse
qu'il reçut, ainsi que les armes ci-dessus décrites, en décembre
1712.
En 1668 , les d'Aymerique avaient droit de banc dans l'église
de Galviac, et, en 1699, droit de chapelle que leur avait accordé
l'évêque de Cahors.
Madeleine d'Aymerique, en religion sœur Sainl-Hilaire, était,
dans le xvm e siècle, abbesse des Clarisses.
Le nom de cette famille figure parmi les votants dans l' Ordre
de la Noblesse aux Etats-Généraux de 1789 en Périgord et en
Quercy,
DE BAC ALAN, de Monbazillac , — ancien repaire noble, avec titre de vicomté, ayant haute
justice sur trois paroisses : Colombier, Monbazillac et Saint-Christophe.
ARMES : D 'or à trois marteaux de gueules 2 et 1, et une
molette d'éperon de sable posée en abîme.

Celte famille figure parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse, en 1789, à Périgueux, avec le titre de vicomte, et, sous le
même titre, à Sarlat, on voit le nom de Bacalan au bas du procèsverbal de l'assemblée qui eut lieu le 18 juillet 1789, à í'eff'et de
donner de nouveaux pouvoirs aux députés de la noblesse.

— Sd —
DE BADEFOL, de Pèyrol, de Muratel, de la
Cour, etc.
ARMES : D'azur u la croix d'or cantonnée aux 1 et <í
d'un besan de même ; aux 2 et 3, d'une défense dé sanglier d'argent posée en fascc.

C'est ainsi que ces armes se voient dans une
généalogie manuscrite de la maison de Royère,
sous le nom de Marguerite de Badefol, íîlle de Gui de Badefol,
qualifié haut et puissant seigneur de Badefol, de Peyreaux, de
Muratel, de la Cour, etc., laquelle épousa, en 1608, Philibert de
Boyère, écuyer, seigneur do la Beynie, de Lom, etc.; mais,
dans sa Sigillographie, M. Ph. de Bosredpn fait connaître d'autres armes relevées par lui dans la Bibliothèque nationale, mss.
Clairambault, titres scellés, T. IX — sous le nom de Bernard de
Badefol ; elles sont ainsi décrites : Un soleil à rais recourbés.

DE BAFFET, de La Mothe-Pissot, de La Vigerie, etc.
ARMES : D'azur à trois étoiles mal ordonnées d'argent.

Les Basset ont donné à l' armée nombre d'officiers. Un Eymeric de Basset, écuyer, sieur
^■Bpli^' de la Vigerie , servit dans la maison du roi
Louis XIII ; son fils, messire Jean-Sicaire de
Basset, écuyer, seigneur de la Mothe-Pissot, fut brigadier des
gardes du corps du roi et chevalier de Saint-Louis ; son petitfils, messire Antoine de Basset, écuyer, seigneur de la Mothe,
y fut également brigadier et chevalier de Saint-Louis. Ce dernier
est porté dans le rôle de la capitation des gentilshommes de la
sénéchaussée de Périgucux , et l'arrière-petit-lìls dudit JeanSicaire de Basset, était gendarme de la garde du roi lorsqu'à
la Bévolution de 89 , il émigra et íìt les campagnes de farinée
des princes de Condé. A la Bestauration, il reçut, avec le brevet
d'officier supérieur, la croix de Saint-Louis.
Celte famille, fixée en Périgord depuis près de 300 ans, se serait
éteinte dans les mâles en 1856, suivant M. Gilvy, auteur du
Nobiliaire de Guienne.

DE BAILLET, de la Pendoule, de la Brousse,
du Luc de Florènsac (ancien repaire noble,
canton d'Issigeac), de la Perche, de Castillonès.
— Ville de l'ancien diocèse de Périgueux.
ARMES : D'azur à une bande d'argent, accostée de deux
amphiptères d'or.

La Chenay-Desbois a publié la généalogie de cette famille,
qu'il dit originaire de Paris et d'ancienne noblesse. Une branche, ajoute-t-il, passa de là en Angoumois et en Périgord, où,
après avoir fait la production de ses titres, elle a été inscrite au
Catalogue des Gentilshommes de la province , par arrêt du conseil
d'État du 12 mars 1666 et maintenue dans la noblesse par ordonnance de M. Pellot du 26 avril 1667, et, comme constatation de la
noblesse, il me suffira de rappeler qu'elle a voté en 1789 pour les
députés de l' Ordre aux Etats-Généraux.
Cette famille compte plusieurs représentants en Périgord, et,
dans le Lot-et-Garonne, un de ses membres, ancien membre du
conseil général, y est qualifié du titre de baron.

DE BAILLOT, de Beaulieu, de Mourets, du
Bos, de Condat, de la Chapelle, de Bourdaisse,
de la Rivière, de la Domeze, etc.
ARMES : D'azur à un chevron d'argent chargé de cinq
charbons de sable allumés de gueules , accompagné en
chef de deux étoiles d'or. (Grand Armoriai do France,
registre de Sarlat.)

Dans la liste des gentilshommes de la sénéchaussée de Sarlat
convoqués pour le ban de 1674 figurent plusieurs membres de
cette famille. Son nom se voit également dans les maintenues de
noblesse et dans les assemblées de l' Ordre aux États-Généraux,
en 1789.
Dans le Chavtvier français (au dictionnaire des anoblis) il est
dit : « N. Baillot, de Sarlat, en Périgord, anobli par lettres de
1651. »

— 53 DE BANES (OU DE BANNES), de la Faune, de
Maleffe, de Lautherie, du Change, de Bournaguet, de la Borde, de Farges, etc.
ARMES : D'azur à une épée d'or mise en pal, la pointe
en haut, — VArmorìal de France dit la pointe en bas —
accompagnée de trois étoiles d'argent, deux en chef et une
en pointe.

Je dois à l'obligeance du regretté chevalier du Chevron du
Pavillon, la communication de titres concernant La famille de sa
mère Marguerite de Banes. A l'aide de ces titres, il m'a été facile
d'établir la filiation directe de la branche périgourdine de ce nom,
à partir de : Noble homme Jean de Banes, écuyer, seigneur de la
Faurie, lequel rendit hommage, le 9 juillet 1465, à raison de son
château de Banes, ainsi que son fils et petit-fils —■ le premier, le 17
octobre 1541, et le second, le 24 février 1582, — à Alain d'Albret,
comte du Périgord et vicomte du Limousin. Dans son testament,
du 6 juillet 1516, écrit en latin, il est qualifié nobilis vir.
De ce premier degré, j'ai pu suivre régulièrement la lignée
masculine jusqu'au huitième inclusivement, c'est-à-dire jusqu'à
la première moitié du xvm° siécle, et constater qu'à chacun de ces
degrés les Banes avaient contracté de nobles alliances. Voici,
du restd, le nom de ces familles : Millac, Boyère, Monferant,
Beaudet du Pouch, Lambert de Roziers, Langlade (Girard), Leymarie de Laroche, Le Blanc de Saint-Just.
La famille de Banes a prouvé sa noblesse aux recherches faites
par les commissaires nommés à cet effet et a été maintenue dans
sa qualité par M. Pellot, intendant de Guienne.le 6 décembre 1667.
Celle dite Banes de Gardonne, représentée de nos jours en
Périgord et en Bordelais, est-elle une branche de celle dont il est
ici question ? On serait porté à le croire, en voyant ['identité des
armes ; mais ce seul indice, sans aucun document devers moi pour
établir le point de jonction de ces derniers avec les premiers, ne
me permet pas d'affirmer une communauté d'origine'.

- 5Í —
DE BANS, de Calhavel, de la Nouailles, etc.
ARMÉS : D'azur à une porte ouverte d'argent, accompagnée de trois étoiles d'or, deux eu chef et une en pointe,
et un delta ou triangle vidé d'argent posé en abime.

Ces armes sont ainsi décrites dans le Grand
Armoriai de France à Jean de Bans, écuyer,
sieur de Calhavel, et à Jean de Bans, écuyer,
sieur de la Nouailles (Registre de Bergerac),
21 janvier 1698.

DE BARATAQUY,
ARMES : D'azur au dextrachère d'or tenant une épée
haute, accostée, à dextre, d'un croissant d'argent et á senestre d'un soleil d'or.

Cette famille, connue en Sarladais, dès le
xv e siècle, a été anoblie au rnois de juillet 1511.

Voici l' extrait fidèle des lettres patentes :
« Au mois de juillet 1511, le Roi Louis XII, étant à Valence, en
considération de la louable manière de vivre, honnêteté et mœurs,
» et autres vertus dont est ornée la personne de notre amé et féal
» Machin de Barataquy, habitant de Villeréal, au diocèse d'Agen ; en
» considération en outre des divers services qu'il Nous a rendus dans
n les expéditions et los guerres, surtout dans le recouvrement des
» terres de notre État de Milan, détenu par los Vénitiens, dont Nous
» lui sommes avec raison redevable, anoblit ledit Machin de Ôarata» quy, avec toute sa race et postérité de l'un «t de l'autre sexe, venant
n de loyal mariage présent et avenir. «

n

Ces lettres, signées Loys, furent enregistrées à la Chambre des
Comptes à Paris, le 10 juillet 1514, promulguées par le sénéchal
d'Agi mais et de Gascogne et enregistrées, en outre, au sénéchal
d'Agen, le 24 novembre de la même année et à l'ordinaire de
Villeréal le 14 juillet 1515.

- 55 —
DE BARBARIN ( OU BAUBERIN ), de Vessac, de
Sanillae, de Sansonnet, de Boisset, do Bataillai',
de Reignac, du Gharnbon et de Ladou, l or avril
1647 (minutes de la Brouhe, notaire royal).
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur à trois abeilles d'or ;
aux 2 et 3, également d'or, à trois bars (ou poissons) d'argent l'un sur l'autre en fasce, celui du milieu contourné (1).

Jean Barbarin, conseiller en la Cour des aides à Périgueux —
depuis réunie au parlement de Bordeaux, — était frère de noble
Jean de Barbarin, conseiller au Présidial, marié doux fois : 1° le
7 juillet 1596, avec Gabrielle d'Arnaud de Laborie ; 2° le 1" décembre 1601, avec Marguerite de Montardy de la Beylie, lequel
acquit le fief de Vessac et fut gentilhomme ordinaire de la chambre du Boi ; il était troisième aïeul de Louis de Barbarin,
seigneur, comte de Beignac, lieutenant-général des armées du
Boi, qui ne laissa que des filles, dont l'une épousa :
Charles-François de Gampet, seigneur, comte de Saujon, ancien
brigadier de cavalerie, enseigne des Gardes du corps ; la seconde,
Joseph-Augustin , comte de Laval-Montmorency , demi-frère du
maréchal de ce nom, et la troisième, Julie-Céleste, mariée à
Charles-Yves Thibault de Larivière, lieutenant-général des armées
de Sa Majesté, morte à Vessac, le 11 avril 1754, âgée de 58 ans.
Un Cosme Barbarin, seigneur dé Sansonnet, était capitaine des
milices au bataillon de Périgueux.
La famille de Barbarin a voté aux Etats-Généraux de 1789, à
Libourne, à Bordeaux et à Argentine ; elle est encore représentée
dans la Charente.

DE BABDE ( LE BOY ), de Valenglars, etc.
ARMES : Tierce en sasces ; au 1 er , d'or à un lion léopardo
de gueules; au 2", de sinoplc plein; au 3", d'hermine à Irois
points rangés.

Cette famiile, originaire de Picardie, sur la
production de ses titres remontant à 1524, a été
maintenue par diverses ordonnances, Mais d'a-

(1) Dans le Nobiliaire du Limousin, par Nadaud, elles sont décrites ainsi :
D'azur à trois mouches à miel surmontées d'une étoile de gueules.

— 56 près la généalogie dressée dans le Nobiliaire de Ponlhieux et
dé Vimeuxr, par M. de Bellcval, la filiation authentique peut s'établir depuis le milieu du xiv° siècle.
La branche connue sous le nom de Le Roy .de Barde est fixée en
Périgord depuis l'acquisition des château et terre de Lammary (1),
commune d'Antonne , par M. Armand-Nicolas Le Roy, comte
de Barde, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et
receveur général du département de la Dordogne.
Cette famille a voté en Picardie dans l'Ordre de la Noblesse en
1789.
DE LA BABDE.
ARMÉS : D'or nu lion de sable armé, lampassé el couronné de gueules tenant dans ses deux pâlies de devant
une hallebarde aussi de sable posée en pal.

Cette famille figure parmi les votants, dans
l'Ordre de la Noblesse, aux Etat-Généraux de
1789.
DE BABBEAU (écrit BAKRAUD et BARRAULT)
des Fournies — ou de Fournil — ancien fief
de la châtellenie de Montpon.
ARMES : De gueules à deux léopards d'or l'un sur
l'autre, surmontés de deux cloches d'argent.

Cette famille a reçu des lettres d'anoblissement de Henri IV, dans la personne de Guillaume de Barrault, sieur des Fournies, homme d'armes de la
compagnie de M. de la Force (de Caumont).
Marié en premières noces avec damoiselle Marguerite de la Place,
de fort bonne et noble maison, ledit Guillaume eut cinq garçons
et quatre filles. L'ainé des fils fut juge dè la Force; le second,
capitaine dans le régiment de Navarre.
En secondes noces, il épousa damoiselle de Melet, dont il n'eut
pas d'enfants.

1) Ancien repaire" noble ayani en justice, en 89, lés ;' paroisses d'Antòhné et de
Sorges.

— 5" —
Les lettres de noblesse, datées de décembre 1604, mentionnent
les services rendus pendant 45 ans, en plusieurs occasions, par
Guillaume de Barrault, habitant de la ville de Mussidan, entre
autres à la bataille de Moncontour et au siège de Saint-Jeand'Angely ; il était de la religion prétendue réformée.

DE' BARRIÈRE, de Reillac (1), de Longa (2).
ARMÉS : D'or à une fasce de gueules accompagnée de
six fleurs de lis d'azur, trois en chef et Irois on pointe
rangées.

La maison de Barrière, l'une des plus anciennes et des plus illustres du Périgord, possédait
de temps immémorial le château dé ce nom, bâti
sur le mur romain de la Cité de Périgueux. On en admire encore
les belles ruines' — et grand nombre de fiefs en Périgord.

Du BABBY, de la Benaudie (3), do Puycheny,
de Labeitour.
ARMES : D'or á trois fasces d'azur, au chef cousu d'or
plein. — Le Grand Armoriai, au lieu de trois fasces, dit
trois barres ; il fait ainsi des armes parlantes. Sous les
noms de Antoine du Barry, écuyer, seigneur de Puycheny
et de Jean du Barry, écuyer, seigneur de Labeitour.

Dans le cours du xvi e siècle, Jean (a/i'sl.s Geoffroy) du Barry de
La Benaudie, issu d'une maison noble de Bergerac, acquit une
fatale célébrité comme chef de la conspiration d'Amboise, dont le
prince de Condé était l'âme.
II fut tué par un jeune page du nom de Pardaillan, son cousin.
Ce fait, ainsi raconté par divers historiens, est contredit dans uné
note imprimée au bas d'une gravure de 1570, représentant le
combat qui eut lieu près d'Amboise, dans la forêt de Chateaure-

, (1) Châtellenie du xiv» siècle, mais n'étant plus, au xvr, qu'un fief relevant du
marquisat de la Douze.
(2) Ancien repaire noble qui passa à la maison de Lur dans le milieu du
xv" siècle.
(3) Ancien et fort château de l'arrondissemenl de Nontron.

- 58 —
naud. II y est dit que c'est la Renaudie qui tua Pardaillan et que
c'est un des pages de ce dernier qui vengea la mort de son maître.
Dans les jugements des intendants de Bordeaux de 1697 à 1718,
portant maintenue de noblesse, on voit le nom de du Barry.

DE BABS, de la Faune, de Vierval (1), d'Archignac (2), de Monsalou, de la Gazaille (3), de
Saint-Bome, de Perchibot, etc.
ARMES : De gueules à deux pals d'or chargés chacun
de trois roses du champ, qui est de Reignac ; au chef
cousu d'azur à deux bars d'argent en fasce l'un sur l'autre,
qui est de Bar. — Courcellcs, au lieu de deux pals, dit
cieux fasces sous le nom de de Bar, chevalier, seigneur
de Monsalou et de la Gazaille.

Cette ancienne famille de la bourgeoisie de Sarlat a été anoblie
par lettres du roi Charles-le-Bel, en 1324. Elle figure dans la liste
des maintenues de noblesse et dans le vote en 89 pour les députés
de la noblesse.
DE LA BABTHE, de Thermes, de Rhochin, de
Rochebrune, de Mazère, de Brassao, de Campagne, du Petit-Change.
ARMES : Aux 1 et 2, d'or à trois pointes ou fusées d'azur
mouvantes de la pointe de l'écu et ondoyantes, qui est de
Fumel ; aux 2 et 3, d'or à trois fasces de gueules, qui est
de la Barthe de Thermes.

Au nombre des gentilshommes de la sénéchaussée de Sarlat,
convoqués pour le ban de 1674, on voit inscrit : Noble Bernard de
la Barthe, écuyer, seigneur de Boohebrune. (Procès-verbal original dans les archives du vicomte de Gérard.)
Dans les maintenues de noblesse figurent : les la Barthe, de
Brassac, de Campagne, de Bochebrune et do Saint-Michel, et
parmi les votants à Périgueux dans l'Ordre de la Noblesse, le
chevalier de la Barthe de Thermes, habitant de la ville de Sarlat.

(1) Ancien repaire noble, commune d'Archignac.
(2) Idem.
(3) Idem.

— 59 —
DE BASTARD, d'Estang, de Saint-Denis, etc.
ARMES : D'or à l'aigle d'Empire, roi-partie d'azur à la
fleur do lis d'or.

Résumer dans une notice de quelques lignes
un travail qui a nécessité plus de 160 pages minutées à Fauteur de la généalogie de la maison
de Bastard, serait m'exposer à laisser clans l'oubli
des détails historiques souvent d'un grand intérêt ; j'ai donc préféré indiquer la source où il sera facile de puiser abondamment :
M. de Bourrousse de Laffore, dans le Nobiliaire de Guiemie et de
Gascogne, ayant publié, en 1863, un travail complet sur cetto famille, il me suffit, pour la nouvelle édition de V Armoriai de la
noblesse du Périgord, de rappeler, avec ce généalogiste, que la
maison de Bastard, dès le xi° siècle, tenait un haut rang dans le
comté de Nantes et qu'en 1040-1090, un de ses membres était
qualifié très noble chevalier des premiers de la patrie. Nobilissimus miles, de primoribus patrise.
Par le mariage en Périgord du baron Arthur de Bastard avec
M" 0 de Maleville, fdle du marquis de Maleville, sénateur, et dont
est provenu un fils, les noms et armes de la maison de Bastard
doivent de droit figurer dans l' Armoriai de la noblesse du Périgord.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par une ordonnance du prince de Condé en 1652 et par un arrêt du Conseil du
roi, le 25 novembre 1671, concernant les Bastard de Lestang et
de Saint-Denis, lesquels figurent parmi les membres de la noblesse d'Armagnac assemblés à Auch et à Lectoure. pour sélection
des députés aux Etats-Généraux de 1789.

DE LA BASTIDE, de Ghaulnes , de la Bénéchie, etc.
ARMES : D'argent à uu arbre de siuople, au chef de
gueules chargé de Irois étoiles d'or.

Le Grand Armoriai de France (généralité
de Bordeaux) donne sous le nom d'Adrien de
la Bastide, sieur de Ghaulnes, conseiller du
roi : d'azur à la tour d'argent. C'est ainsi que ces armes sont
reproduites par M. de la Roque dans son Armoriai du Lan-

v

— GO gnedoc, où l'on voit que la famille (du Languedoc) a été maintenue
dans sa noblesse par jugement souverain de novembre 1658.
Malgré la différence des armes des la Bastide en Périgord et en
Languedoc, l'identité du nom patronymique et du nom terrien fait
présumer que ces deux familles ont une même origine.
Parmi les votants à Périgueux pour les députés de la noblesse
aux Etats-Généraux de 1789, figure : Messire Valentin de la Bastide, chevalier, seigneur de Chaulnes et de la Bénéchie, chevalier
de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, mestre de camp, de
cavalerie.
53

DE LA BATARDIE.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur à la tête de daim
d'argent ; aux 2 et 3, de gueules à trois croissants d'hermine.

Le Roi d'armes, ouvrage publié par le R. P.
Gilbert de Varennes, jésuite (1626, f° 545),
donne ces armes sous le nom <\e la Batardie
(en Périgord). Elles sont décrites de même dans Y Armoriai de
J.-B. Rietstap et dans celui de Jouffroy d'Eschàvannes.
Le nom patronymique ne serait-il pas Millac ? On voit, en effet,
dans les premières années du xv° siècle, une damoiselle de Millac
de la Batardie, tille de noble homme Aimar Millac, seigneur de
la Batardie, et d'Antoine Gat, damoiseau, seigneur de SaintGermain et de Rasttgnac ; et le 12 janvier 1533, noble marquise
(alias Marguerite) de Millac, sœur de Jean de Millac, écuyer,
seigneur de la Batardie, qui épousa Henri de Vaucocour, seigneur
dudit lieu.

BAUDRY (CHAULES-THÉODORE) , Évêque de
Périgueux et de Sarlat (1861).
ARMES : De gueules à la croix ancrée d'or chargée en
cœur du chrisma (X. et R.), cc qui signifie Christ.
DEVISE : Chrístúm Doi virtutcm et Dei sapientiam.

Né le 1 er novembre 1817, à la Turmelière,
commune de Montigri (Vendée), nommé évêque
le 30 janvier 1861 et sacré le 5 mai suivant. Décédé le 10 mars
1863 et enseveli dans l'église cathédrale de Saint-Front.

— 01 —
DE LA BAUME, de Forsac.
ARMES : Ecartelé au 1"' d'azur au loup passant d'or, —
le Nobiliaire du Limousin, par Nadaud, au lieu d'un
loup, dit un cheval ; — au 2°, de sable au liou d'or ; au
3", d'azur à trois fleurs de lis d'or, au bâton péri en bande
de gueules, qui est de Bourbon-Condé ; au 4°, d'argent à
l'aigle de sable becquée et membrée de gueules, au chef
d'azur , et sur le tout — par concession royale — d'or
à une fleur de lis de gueules.

Ces armes sont données ainsi sous le nom de la Baume-Forsac,
brigadier du roi ; mais toutes les branches ne les ont pas portées
de même.
Cette famille, sur la production de ses titres en 1598, devant les
commissaires du Roi, a été maintenue dans sa noblesse.
Dans le Nobiliaire du Limousin, Nadaud mentionne un gouverneur de Bergerac du nom de François II de la Baume, nommé en
1
1 573, et un grand prieur d'Auvergne, grand croix de l'Ordre ; il
était de la religion réformée, toutefois ayant toujours porté les
armes pour le service de Sa Majesté.

DE BAYLY, de Razac, de Saint-Apre, de la
Roche, de la Richardie,'de Reynac, etc.
ARMES : D'azur à trois aiglettes d'argent en bande
accostée de quatre cotices de même, deux de chaque
côté.

On les trouve aussi différemment décrites :
d'argent à deux fasces de sinople et entre les
fasces trois aiglettes de gueules rangées, et c'est ainsi qu'elles
apparaissent, peintes, sur une litre d'une chapelle sépulcrale
du xv° siècle, adossée naguère au clocher de Saint-Front, mais
aujourd'hui détruite pour rétablir dans son état primitif la porte
d'entrée, du côté de la Clautre, de notre vieille église bizantine.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse sur la production
de ses titres devant M. de Montozon, subdélégué de M. de Pellot,
intendant de Guienne, en novembre 1666, et a voté aux EtatsGénéraux de 1789 dans l'Ordre de la Noblesse, sous les titres de
marquis, comte et vicomte. (Voir aux procurations.)
Bertrand de Bayly rendit hommage au roi en 1679, et Jean son
lils en 1700 pour la terre de Razac, possédée par les Bayly depuis
quatre siècles. (Arch. de la Gironde, c. 2331, 2312, 1156.)

— 62 DE BEAUCHESNE (d'Isle), de Marvillars, etc.
ARMES : D'argent à trois roses de gueules pointées cl
boutonnées de sinople.

Une branche de cette noble maison (en Angoumois, Saintonge et Aunis) s'est fixée en Périgord
par suite du mariage d'un de ses membres avec
M Ue Marie de Tessières , héritière du château
de la Bertinie, commune de Monlagnac-la-Crempse, lequel y a
fait depuis sa résidence habituelle.
Cette famille est qualifiée des titres de chevalier et de marquis,
ainsi qu'il est constaté dans les procès-verbaux des assemblées de
la noblesse de Saintonge, où l'on voit : Henri Mathieu, seigneur
de Beauchesne et de Marvillars, marquis d'Isle, lieutenant-colonel
du régiment de Noailles, infanterie, chevalier de Saint-Louis et
de Saint-Lazare, et Jean-Jacques, chevalier d'Isle, son frère, voter,
par procuration, donnée, à cet effet, à Joseph Gaspard, vicomte
de Turpin.
DE BEAUDET (OU DE BAUDÉ et aussi DE BODETI,
de Cardou — ancien repaire noble, commune de
Bourniquel, canton de Beaumont — de Savignac,
de Lalinde, du Peuch, du Fourset, de la Fenestre (en Poitou) et de Sainte-Croix.
ARMES : D'azur à une épée d'argent la pointe en haut,
sur laquelle broche une sasce bandée d'or et de gueules,
accompagnée en chef de deux étoiles d'or. (Gourcelles.)

Ces armes sont les mômes, à peu de choses près, de celles
portées en Poitou par la famille de Bodet de la Fenestre (Grandmaison), et, d'après des notes généalogiques du comte de Touchebœuf-Clérmont, l'on voit que lorsque la maison de Beaudet
s'établit à Cardou, vers 1450, elle venait du Poitou. L'assertion
de ce généalogiste consciencieux permet donc de croire que les
Beaudet de Cardou et les Beaudet de la Fenestre ont une commune origine.
Mais, sous le nom de" Beaudet de Cardou, on trouve les armes
suivantes : d'azur à trois étoiles d'or 2 et 1 et trois chardons de
même mal ordonnés, c'est-à-dire posés 1 et 2 ; dans le nom de
Cardou, on peut voir l'explication des chardons, ce seraient des
armes parlantes.

— 63 —
Sous le nom de Beaudet de la Linde, du Peuch, de Foursat, en
Périgord, les armes sont énoncées : de gueules à trois hameçons
d'argent, qui rappellent, d'après la tradition de la famille, le souvenir de pêcheries féodales sur la Dordogne, près la Linde.
Celte famille a été maintenue dans sa noblesse dans la personne
de Antoine et Jacques Beaudet frères, sieurs de Cardou et de
Sainte-Croix, habitants dudit Cardou (Sarladais), et a voté, dans
l'Ordre de la Noblesse, aux Etats-Généraux de 1789, en Poitou.
Louis de Beaudet de Cardou, écuyer, seigneur de Savignac,
capitaine au régiment de Nivernais, rendit hommage pour les fiels
de la Garenie, à l'archevêque de Bordeaux, le 21 avril 1727,
tarit en son nom qu'en celui de Louis de Beaudet de Cardou,
chevalier, et d'Henriette de Beaudet de Cardou, ses frère et soeurs
habitant Bourniquel. (Arch. de Bordeaux, G. 205.)
La branche de Beaudet de la Linde s'éteignit dans la maison
d'Arlot par le mariage, le 21 juin 1654, de Françoise de Beaudet de
la Roque, fille de Raphaël, écuyer, seigneur du Peuch, de la Linde
— en partie — du Fourset, etc., et de Charlotte de Losse avec
Hélie d'Arlot de Frugie, chevalier, seigneur de Sainte-Mario et de
Cumont.
DE BEAUFORÏ, de Limeuil, de Miremont, de
Chalus, de Canillac, etc.
ARMES : D'argent, à la bande d'azur, accompagnée de
six roses de gueules mises en orle.

Ces armes se voient sculptées sur l'église de
Sourzac (en Périgord) ; elles forment le 2" et
3 e quartier d'un écu écartelé. Les 1 er et 4 e portent un lion surmonté d'une étoile accostée de deux coquilles, mais
sans indication d'émaux.
Cette famille, d'après un manuscrit que j'ai eu sous les yeux, est
une branche des vicomtes de Turenne. II est incontestable, en
effet, qu'une branche de ce nom avait la seigneurie de Sourzac, et,
ce qui vient confirmer cette assertion, c'est que Y Armoriai de
France (registre de Périgueux) donne pour armes à damoiselle
Marie-Anne de Beaufort : écartelé aux 1 et í d'azur semé de
Heurs de lis à deux tours d'argent maçonnées de sable et aux
2 et 3 — à peu de choses près — le blason des Turenne.

— 64 —
DE BEAUFORT ( JAY ), de Barrière, de Ferrière, de Saint-Germain, de Malvy, etc.
ARMES : D'azur à la bande d'or chargée de deux lions
de sable, accompagnée de deux rocs d'échiquier d'argent
— ou mieux deux fleurs de lis, l'une en chef, l'autre en
pointe.

'
Dans un Armoriai manuscrit qui a dû être
dressé vers l'époquo des recherches de la véritable et fausse
noblesse (1666) — récriture et les notes marginales l'indiquent
assez — les armes sont les mômes, sauf la bande, qui est dite
chevron; en regard de l'article de Jay se lit cette observation :
« Ils ont lettres de noblesse. »
C'est pour services rendus aux rois Henri III et Henri IV, que
Bernard Jay, seigneur de Beaufort, greffier en chef au greffe
royal du Présidial, en la sénéchaussée de Périgueux, maire de la
ville de 1563 à 1564 — comme l'avait été son père de 1543 à 1544,
— fut anobli par lettres de janvier 1595.
Outre ces deux maires de Périgueux, la famille en compte
plusieurs autres, ainsi : en 1570, 1597, 1629, 1671 et 1689, c'est-àdire sept dans l'espace d'un siècle et demi.
Toutes les branches ci-dessus désignées sont comprises dans les
Maintenues de décembre 1666, et dans les assemblées de la noblesse en 1789, on voit figurer cette famille sous les noms terriens
de Barrière (1) et de Beaufort (2).
M. Henri de Jay, comte de Beaufort, chevalier de la Légiond'Honneur , possède dans ses archives deux lettres des rois
Henri III et Henri IV, écrites à son ancêtre Bernard de Jay de
Beaufort, l'une écrite de Tours, le 27 avril 1569, et l'autre de
Compiègne, le 21 de la même année.

(1) Barrière, un des chàleaux-forts élevé sur les murs romains de la Cité de
Périgueux.
(2) Beaufort, fief relevant de la seigneurie de Périgueux.

DE BEAUMONT, des Adrets(l), du Repaire (2),
d'Autichamp, de La Roque (3), de Beynac (4)j
de Saint-Cyprien, de Saint-Jean-de-Góle, etc.

llllllllllllllllllllm

4

ARMES : De gueules à la fasçe d'argent chargée de trois
lleurs de lis d'azur.
r



DEVISE : Impavidum sérient ruina;.

Cette maison, originaire du Dauphine, est du
nombre de celles que les auteurs qualifient de très noble et très
ancienne chevalerie. Connue dès le xi" siècle, elle a formé plusieurs
branches dont l'une, fixée en Périgord depuis plusieurs siècles, et
où elle y compte de nombreux représentants, a produit, entre
autres illustrations périgourdines : Christophe de Beaumont, le
grand archevêque de Paris, dont le cœur repose dans l'église de
Saint-Cyprien, près du château do la Roque, où il naquit ; son
neveu Antoine-François, vicomte de Beaumont, né également au
château de la Roque, chef de division des armées navales, à qui
Louis XVI donna , outre la copie d'un tableau représentant le
combat qui eut lieu le 11 septembre 1781 dans les parages
d'Ouessant, où la Junon, dont il était le commandant, triompha
du Fox, l'un des meilleurs voiliers d'Angleterre , monté par le
capitaine Windsor, un riche étendard aux armes de la famille,
qui le conserve comme un précieux souvenir et du royal donateur
et du vaillant marin.
Les Beaumont ont fait leurs prouves de noblesse au cabinet
des Ordres du Roi pour les honneurs de la cour. Leur nom et leurs
armes figurent à Versailles dans la Salle des Croisades.
Parmi les votants, tìans Tordre de la Noblesse, aux Etats-Généraux,
sont inscrits haut et puissant seigneur messire Christophe de
Beaumont, marquis de Beaumont, maréchal des camps et armées
du roi, ancien menin de Sa Majesté, gouverneur pour le roi des
ville et château de Domme (en Périgord), premier baron de cette
province, marquis, seigneur de Beynac, Commarque et autres
lieux, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, et le
comte de Beaumont, seigneur de la Roque des Pragers et autres

(1) Des Adrets, baronnie en Dauphine, appartenant encore en 15C12 à François
de Beaumont, gentilhomme du Dauphine.
(2) Du Repaire, en Quercy.
(3 La Roque, ancien repaire noble en Périgord, ayant, en 17o0, haute justice
sur Castel et Meyral qui, au xiv° siècle, dépendaient de Beynac.
(4) Beynac, l'une des quatre seigneuries donnant le litre de premier baron du
Périgord,

— 66 —
places, maréchal des camps et armées du roi, commandant de a
province du Périgord, habitant en son châleau de la RoqueMeyral.

DE BEAUPUY(DE BASCHARËTIEÌ, de La Filolie»
île La Richardie, de Chaulan, de La Garaudie,
de Gubjac, de Peyrelade, de Puymège, des
Biards.
ARMES : De gueules au lion d'argent , au chef cousu
d'azur chargé de Irois étoiles d'or rangées.

Par contrat du 11 mai 1548, Gabrielle de Beaupuy, sœur de
l'oncet de Beaupuy, écuyer, seigneur de la Garaudie et fille
île N. de Beaupuy, écuyer, seigneur de la Garaudie, et de damoiselle Catherine de Marquessac, épousa François de Foucault,
seigneur de Gubjac, second fils de Bernard de Foucault, seigneur
de Lardimalie.
Dans un acte notarié (minutes de Durouchail), du 24 novembre
1631, passé dans la maison de M. M e Antoine de Bacharetie,
conseiller du roi, magistrat au siège présidial de la sénéchaussée
de Périgueux, il est l'ait mention d'un Pierre Bacharetie, chevalier de l'un des ordres du roi, écuyer, sieur de Beaupuy et de
Peyrelade. L'on voi.t dans les registres de Saint-Silain de Mussidan
que :
Jérôme, fils de ce dernier et de Lucrèce Alamigeon — famille
portée plus haut au n° 10 — fut baptisé le 28 avril 1614 ;
Que Charles, second fils des mêmes, fut baptisé le 9 juillet 1617,
et eut pour parrain Charles de la Cropte, écuyer, seigneur de
Chantérac ;
Et que Jean, autre fils, fut baptisé le 15 août 1644. Dans cet
acte, le père, Pierre Bacharetie, qualifié écuyer, sieur de Beaupuy,
est dit chevalier de l'Ordre du roi du Saint-Esprit.
En 1626, Antoine Bacharetie était maire de la ville de Périgueux.
Du mariage de messire François de Bacharetie, écuyer, seigneur de Beaupuy, avec Jeanne-Françoise de Villars, seigneuresse du fief de la Filolic, paroisse de Saint-Laurent-de-Mussidan, naquirent cinq fils : I" Nicolas, né en 1751, qui fut lieutenant-colonel; 2° Pierre-Armand, dit de la Richardie, né en 1752,
commandant en Vendée le bataillon des volontaires de la Dordo-

gne, mort à la bataille do Fontenay, le 25 mai 1798; 8° LouisGabriel/ dit de la Filolie, né en 1753, également commandant des
recrues et volontaires ; 4° Michel-Arnaud, dit CHaulahd (1), né en
1755 ; c'est lui qui ligure parmi les votants dans L'Ordre de la
Noblesse aux Etats-Généraux de 1789 ; il y vola pour lui, cl par
procuration, pour sa mère, à raison de son lies de la Filolie. Voici
comment il y est inscrit : messire Michel de Bascharelie, chevalier
de Beaupuy, lieutenant au régiment de Bassigny. Les tables de
bronze de la galerie des batailles.au palais de Versailles, rappelant que ledit Beaupuy, général de division, fut tué à la bataille
de Reutlingen (2), le 18 octobre 1796, à l'àge de 41 ans, ce qui
porte Tannée de sa naissance à 1755, et non, coinine il est dit
dans le Périgord illustré, vers la lin du xvm e siècle; 5" Jean,
né en 1756, dit Guy, qui fut chanoine à Arles jusqu'en 1790. De
ces cinq frères, un seul, Nicolas, Taîné, sénateur, s'est marié cl a
eu deux lils : Lucien, décédé à Mussidan le 24 nivôse au XI (II
janvier 1803), et Pierre, mort à Paris entre 1830 et 1840; en lui
s'est éteinte la descendance.
Au nombre des 19 ou 20 signataires d'une délibération des
membres de la noblesse de Mussidan, en dale du 8 juillet 1789, à
Teflet de donner des pouvoirs plus étendus à leurs députés, se
voient deux Beaupuy, dont l'un est dit Beaupuy de la Filolie.
Les noms de Bacharetie et de Beaupuy se voient dans les jugements des intendants de Bordeaux ('période de 1697 à 1718),
portant maintenue de noblesse.

DE BEAUBOYBE ( DE BELLOIIOUORE), de La
Peyre (ancien lies, paroisse de tìaint-Agnand'Hauteforf), de Villac (ancien repaire noble,
commune de Terrasson), de La Filolie, de Gaubert, etc.
ARME ? : D'azur à trois pattes de griffon d'or, les

deux

en chef, surmontées d'une étoile de même.
DEVISE : Serre, mais jamais ne desserre, — ou bien sert, mais jamais ne dessert.

Les Beauroyre peuvent prouver une existence noble depuis le

1) Chauland, nom d'une propriété de la famille.
(2) C'est par erreur que
dighen.

l'abbé

Audierne

et

SaUveroohe clisenl á

Errnen-

— 68 —
xu" siècle ; mais le cadre assez restreint que j'ai adopté pour des
notices ne me permettant pas de faire fhistorique des nombreux
sujets de cette vieille maison , j'ai dû me borner uniquement à
constater sa haute noblesse, en rappelant que dans les siècles
passés — depuis le xn° siècle — ses premiers sujets étaient
qualifiés de damoiseaux, puis de nobles, d'écuyers, de chevaliers,
de comtes et de vicomtes ; — qu'aux recherches de la vraie et
fausse noblesse, ordonnées par Louis XIV, cette famille, sur la
production de ses titres, a été maintenue; — et, qu'aux assemblées des États-Généraux do 1789, plusieurs de ses membres
figurent parmi les votants, dans l'Ordre de la Noblesse. Je citerai
les trois dont les noms sont ainsi inscrits dans les procès-verbaux :
« Messire Jean-Marc de Beauroyre, comte de Villac, etc. —
Haut et puissant seigneur Dominique de Beauroyre, chevalier,
seigneur de la Filolie , ancien lieutenant-colonel au régiment
d'Aquitaine (infanterie), chevalier de Saint-Louis ; — et haut et
puissant seigneur François-César, vicomte de Beauroyre, capitaine
de dragons au régiment du Roi, neveu du précédent.

DE BEAUSOLEIL (ROUBERT).
ARMES : D'argent à trois aigles de sable.

Dans le Grand Armoriai de France (registre
de Sarlat), sous le nom de Pierre ' Roubert ,
écuyer, seigneur de Beausoleil.

DE BEAUVAU, du Riveau (PIERRE-FRANÇOIS),
Évêque de Sarlat, en 1693.
ARMES : D'argent à quatre lions de gueules armés, lanipassés et couronnés d'or (1).

D'Hozier, dans le Grand Armoriai dit (pour
l'évêché de Sarlat) : brisé en cœur d'un bâton
écolé, raccourci d'azur, péri en bande.
11 mourut le 28 octobre 1701 et fut enseveli le lendemain au
milieu du chœur de la cathédrale de Sarlat.

1) Cos armes sont bien celles de la noble maison do Beauvau, en Anjou.

— 69 —
DE BEGHON, do Barptoqúy, de Gaussade, du
Parc, du Terme, du Tertre, de la Groze', de
Pesquié , de Boni , etc. (Dordogne , Lol-etGaronne et Moselle.)
ARMES : De gueules au chevron d'argent, accompagné de
Irois étoiles d'or. .

Sous le nom de Jacques Bechon, sieur du Parc le Grand Armoriai de France, registre de Sarlat, donne les armes suivantes : éóhiqùeté d'argent et d'azur.
Sur un testament mystique d'un autre Jacques de Bechon de
décembre 1646 — testament que possédait M. Larguerie, habitant
Monpazier, il est apposé deux cachets , sur cire rouge , qui
portent sans indication d'émaux : une épée en bande, la pointe en
bas, accompagnée en chef d'un croissant et en pointe d'une étoile.
Ce sont évidemment les armes un peu modifiées des Baroloquy,
dont on peut voir plus haut la notice. On sait, en effet, que plusieurs membres de la famille Bechon, deux fois alliée à celle de
Barotoquy, ont porté, avec le nom, les armes de cette dernière, en
souvenir de Machin (ou Martin de Barotoquy), anobli par lettres
patentes du mois de juillet 1511 ; mais je crois, avec M. de
Elourrousse de Lafore, continuateur du Nobiliaire de Guienne,
président de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen, que
les armes véritables de Bechon sont celles qui sont décrites entête
de cette notice.
II existe une tradition du pays qui veut que le bravo Béarnais,
guerroyant près de Monpazier, et serré de près par ses ennemis,
ait été sauvé par un Bechon, lequel, lui indiquant un abri sûr, lui
aurait dit dans Fidiome patois : Baro-to-quy (ferme-toi là), et que
ce serait en souvenir de ce service que le roi Henri IV saurait
récompensé par des lettres de noblesse, sous le nom de Bechon
de Barotoquy". Mais cette tradition est évidemment détruite par
l'anoblissement de 1511, de la famille de Barotoquy, antérieur
de 78 ans à l'avènement du Béarnais au trône de France.
Le nom do Gaussade, qui est inscrit au bas d'une délibération
prise par la noblesse de Sarlat, du 27 juillet 1789, à l'effet de
donner tous pouvoirs aux députés de l'Ordre de la Noblesse,
désigne, sans doute, un Bechon de Caussade, dont un membre,
noble Jean de Bechon, seigneur de Gaussade, épousa, dans la
première moitié du xv° siècle, une demoiselle de Vassal, de la
Tourette (canton de Carlux, en Sarladais).

— 70 —
La famille de Bechon figure dans les jugements des intendants
de Bordeaux portant maintenue (période de 1697 à 1716). M. de
Bourrousse de La store mentionne aussi un autre jugement, du
5 mai 1668, en saveur de Jean de Bechon, et de Jean-Louis, son
frère, capitaine.

67

DE BÉLADE (et DE BELHADE-TAUDIAS ), d'Azerat, de Fonbrange, du Besset, du Mas-deMontet, de Peyrebrunë, de la Mothe-Ghâteau,
paroisse de Saint-Privat, de Nougeyrol, etc.
ARMES : D'argent un léopard de gueules.

Cette famille ligure dans Tordre de la Noblesse aux États-Généraux de 1789, à Périgueux
et à Argentine.
François de Bélhade, chevalier, seigneur du Dézert, lit aveu,
en 1695, pour ses biens nobles du Pizou et la seigneurie du
Dézert. (Archives Gironde, C. 1154.)

68

DE BELCASTEB ( DU LYON ), de Campagnacles-Quefcy (1), de Laval, de Roqueplaton, seigneur de Siorac, etc.

ARMES : d'or au lion de gueules. (Armoriai de France,
— regîslre de Sarlat — sous le nom de Jean-François de
Bel'castel, écuyer, seigneur et baron de Ganipagnac, Bel"
castel, Laval, etc. — Et dans le même Armoriai et même
registre de Sarlat, sous le nom de Pierre de Belcastel, écuyer, seigneur de
Roqueplaton : d'azur au lion d'or lampassé et armé de gueules et une bordure
d'or chargée de onze carreaux de gueules.

Cette famille figure dans TEtat-Général des Gentilshommes de
'élection de Sarlat et a été maintenue dans sa noblesse par

(1) Campagnac-lcs-Quercy , commune de Villefranchc-dc-Bc!vès , ancien
repaire noble mouvant au xrv" siécle de la châtellenie de Dome, depuis ayant
haute justice sur la paroisse. iDicl. top. du département de la Dórdogne, par le
vicomte de Gourgues.)

— 71
M. Pellot, intendant de Guienne, en 1666. On voit deux de ses
membres, en Sarladais, convoqués pour le ban de 1(371, ainsi
inscrits: Noble Jean-François de Belcastel de Gampagnac, écuyer,
et Noble Jean du Lion, écuyer, seigneur de Belcastel (1).

69

ARMES: D'azur

DE BELCIER, de Fontanelle, de Saint-Mer,
de Grain, de Ge isac, paroisse de Monl.peyroux et Montravel ; — de Villars, du Vordier,
commune de Saint-Astier ; — de la Rolphie, ancien repaire noble, autrefois de Saint-Etienne
de la Cité, aujourd'hui commune de Coulounieix,
de la seigneurie de Périgueux.
íi

la bande d'or — alijts : la

encore, au lieu d'une bande, on

bande esl dilo ondée,

el alias

voit un chevron ondé — accompagnée en chef

d'une comèle d'argent — alias d'une étoile.

On voit dans la liste des maires de Périgueux, imprimée en
1883, un Guillaume Belcier, revêtu de cette charge de 1457 à
1458, et en 1478, également maire, le môme Guillaume qualifié
honorable et discret homme.
On voit aussi, à la page 39 de ce recueil, que ce fui le présidenl
de Belcier qui décida, e;i 1519. que dorénavant la ville ferait
hommage au Chapitre de Périgueux pour raison de la viguerie.
Dans le Livre-Jaune de l'Hótel-de-Ville (fol. 91, recto), il est dit
qu'en Tannée 1507, la peste étant à Périgueux, sélection des
maire et consuls se fit à la Rolphie, dans la maison du sire Jean
de Belcier, le même sans doute dont il est question au paragraphe
précédent.
Le nom de Belcier se trouve dans les jugements de maintenue
de noblesse, du 17 juillet 1697, — Bazin de Besons étant alors
intendant de Guienne, — et dans la liste des votants pour les
députés de la noblesse aux États-Généraux de 1789, à Libourne,
à Bordeaux et à Castelmoron.

(1) Les sujets ci-dessus

désignés n'appartiennent

pas aux

Belcastel,

ori-

ginaires du comté de Foix, dont le nom patronymique est de Lacoste, seigneurs
et

barons de Belcastel, Viviers, Barrière et

Montaud; famille

maintenue dans

sa noblesse par jugement des intendants de Montpellier, et qui esl aujourd'hui
dignement représentée à la chambre des députés.

— 72' —
DE BELET, de Recidou, de la Vigerie, commune de Saint-Aquilin.
ARMES : De gueules à trois belelles d'argent.
Par suite de conventions matrimoniales du 8
avril 1411, entre Marie de Belet, fille du seigneur
de Belet de Récidou, et noble Pons de Solminihac,
écuyer, son mari, ce dernier et ses descendants,
ayant pris depuis le nom ét les armes de la famille de ce nom, ont
forme la branche dite de Solominihac de Belet.

71

DE BELLEYME.
ARMES : D'argent à deux chevrons de gueules, au chef
d'azur chargé d'un glaive el d'une main de Justice en
sautoir.

Pierre de Belleyme (1), officier du génie ,
chargé de la division de la France en départements, fut anobli, par le roi Louis XVIII, à la
suite de cet important et difficile travail.
Adolphe de Belleyme, son fils, a été l'un des députés de la
Dordosrne

DE BELRIEU, de Saint-Dizier (ancien diocèse
de Périgueux , archiprêtré de Bouniague , aujourd'hui dans le déparlement de Lot-etGaronne), de la Grâce, de Canet, de Tiregan, de
Picon.
ARMES : D'azur au croissant d'argent issant d'un
ruisseau de même, au chef cousu d'azur chargé de trois
étoiles d'argent.

Pierre-Jean de Belrieu , chevalier, seigneur de Saint-Dizier,
marié à Marguerite de Gastelnau, en 1653, fut maire de la ville. II
était fils de Jean de Belrieu, chevalier de Saint-Dizier et de Marie
de Bergues.

(1) Né à Beaumont -du-Périgord le 14 mars 1747, mort en 1819.

— 73 —
Dans les jugements dès intendants de Bordeaux portant
maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718), se trouve le
nom de Belrieu. On le voit également dans la liste des votants,
à Libourne, pour les députés de la Noblesse aux Etats-Généraux
de 1789.
Cette famille, d'après des notes généalogiques du comte de
Larmandie, s'est éteinte dans celle de Brugière, à Bergerac. II y
est dit que « Louis de Brugière de Fougueyrolle épousa l'hérilière
et la dernière du nom de Belrieu ».
Charles de Belrieu, chevalier, seigneur de Vivazet et Clérans,
grand président à mortier au Parlement de Guyenne , rendit
hommage pour sa seigneurie de Clérans , dans la sénéchaussée
de Périgueux, le 6 juillet 1701. (Arch. de Bordeaux, p. 2342.)

DE BELZUNGE, de Castelmoron, etc.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'or à deux vaches de
gueules, accornóes et clarinóes d'azur, qui est de Béarn ;
aux 2 et 3, d'argent à une hydre à sept têtes de sinople,
dont une coupée tient encore au cou, d'où s'échapponl
quelques gouttes do sang, qui est de Belzunce.

D'après la Chenaye-Desbois, la maison de
Belzunce serait originaire de Navarre, et la conformité de ses
armes avec celles de Béarn fait conjecturer qu'elle descend des
vicomtes de cette province.
Elle a formé plusieurs branches, dont l'une s'est établie en
Agenais vers le commencement du XVII 0 siècle, et a eu pour chef
Jacques de Belzunce, seigneur de la terre et château de Born, en
Agenais, et autres places, lequel fut père d'Armand, marquis de
Belzunce, sénéchal et gouverneur de l'Agenais et du Gondomois ;
du mariage de ce dernier, en date du 21 juillet 1698, avec Anne
de Caumont-Lauzun, provint, entre autres enfants, Henri-FrançoisXavier de Belzunce, le grand évêque de Marseille, dont le dévouement héroïque, pendant la peste désastreuse de Marseille (1720 à
1721), a rendu le nom immortel.
Issu par sa mère de la maison de Caumont-la-Force, le Périgord
revendique l'honneur de lui avoir donné le jour.
M*ï de Belzunce naquit au château de la Force, le 4 décembre
1671. II mourut en 1755.

— 74 —
DE DERANGER (BERTRAND), Provençal Évêque de Sarlat.
ARMES : D'azur à ('aigle au vol ëployé d'argenl. couronrié d'or, accompagné en poinle de deux bassets aussi
d'argent affrontés ayant la queue retroussée et posés sur
une motte de sinople.
(Languedoc el Provence.)

Pourvu par le pape Jean XXII, le 28 novembre 1324. et mort à
Nîmes, où il était né, en 1329.

DE BERAUD (et ns BEYRAUD), de Canterane,
ancien repaire noble , commune de Montmarvès ; — de Gavars, de Gapy, de Monbazillac,
etc.
ARMES : D'argenl au chevron de gueules, au chef de
gueules plein.

Gette famille a été maintenue dans sa noblesse, en 1666, et
messire Charles de Beraud, écuyer, chevalier, seigneur de Canterane, Gavars, Gapy, etc., habitant au château de Canterane ,
sénéchaussée de Bergerac, figure, ainsi que son fils Pierre-François-Henri de Beraud, parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse
à Périgueux. (Voir aux procurations.)

DE LA BÉRAUDIÈRE (FRANÇOIS ), Évêque de
Périgueux.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et '4, d'azur à la croix d'argent
dentelée à ses extrémités ; aux 2 et 3, d'or ò l'aigle éployée
de gueule.

Famille noble du Poitou.
François de la Béraudière, nommé évêque de
Périgueux. le 17 février 1614, prit possession de son siège le 29
j uillet de la même année.
II mourut au Château-fÉvêque et fut enterré à la Cité. (Carton
L. Lapeyre).



Ilì —

DE BERGERAC (RUDEL), de Gensac, de Mouleydier, de Clermont, de Monclar, etc.
I

A RMES : Parti, au 1», île gueules à deux pâlies de grìfl'on d'or en sasees, qui esl de Bergerac ; au 2°, aussi de
gueules à deux besants d'or, qui esl de Mouleydier, Cler. monl el Monclar.

P
"8

4 f

DE BEBGUES, de Saint-Vincent, de
de Mons, de Banes.

aux,

A RMES : De sinople à trois mailles d'argenl 2 el 1 (sans
doute trois macles).

Ges armes sont ainsi décrites dans le Grand
Armoriai de France (registre de Sarlat), sous le
nom de Antoine Bergues, conseiller du roi, juge royal de Moncabrier et de Bavel, et maire de Villel'ranche en Périgord.
Noble Joseph de Bergues, écuyer, seigneur de Faux, Mons et
Banes, se voit ainsi au nombre des gentilshommes de la sénéchaussée de Sarlat, convoqués au ban de 1674.
Messire Jean-François de Bergues, chevalier, maróchal-descatnps et armées du roi, était égalemenl seigneur de Faux, Mons
et Banes.
C'est la veuve de messire Bernard de Bergues, écuyer, conseiller-secrétaire honoraire du roi — de son nom Françoise de Commarque — qui, en qualité de seigneuresse de plusieurs fiefs nobles
qu'elle possédait dans la sénéchaussée de Sarlat, donna pouvoir
de voter, en son nom, pour les députés de la noblesse, aux EtatsGénéraux de 1789. (Voir aux procurations.)

DE LA BERMONDIE (WAURILLON) de la Claud,
de la Brande, commune de Pompor et Dome,
en Périgord — et des châtellenies de Marsalès
et de Génis, en Limousin.
ARMES : De gueules à la lour d'argent maçonnée de sable,
el une bordure d'azur chargie de huit besanls d'or.

Cette famille, maintenue dans sa noblesse — période de 1697 à

1718 — a voté, en 1789, à Périgueux, pour les députés de la
Noblesse , sous le nom de messire Jean-Baptiste Waurillon ,
chevalier, seigneur de la Bermondie, habitant en son château
de la Bermondie, paroisse de Thonac, canton de Montignac, dit
l'un des 400 anciens gardes du roi, pensionnaire de Sa Majesté,
par acte notarié du 7 juin 1779.

BER NIER, du Marest, de la paroisse de
Lesparon, canton de Saint-Aulaye.
ARMES : D'azur à Irois lapins d'argent.

Dans les procès-verbaux faits par-devant
M. de Montozon, commissaire subdélégué par
M, Pellot, intendant de Guienne, portant vérification des titres de noblesse devant lui produits, se voit le nom
de Jacques Bernier, sieur du Marest — avril 1667.

Dis BÉRON, de la Salle, repaire noble, commune de Lémpzours; — de la Mothe, d'Oche, du
Mas, de Puymarteau.
ARMES : D'azur au lion d'or.

On trouve aussi, sous le noni de Beron de
*
la Grange, et de Beron, seigneur du dit lieu
et habitant de Saint-Priest-les-Fougères : d'azur à trois bandea
d'or.
Sur la production de ses titres devant M. de Montozon, conseiller
du roi et son procureur en sélection de Périgueux, commissaire
subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne, la famille de
Beron a été maintenue, en décembre 1666, et plus tard on la voit
de même dans les jugements portant maintenue de noblesse rendus
dans la période de 1697 à 1716.

— 77 —
DE BERTHELOT, de la Barohnië, du Couret, etc.
ARMES : De gueules au lion couronné d'or.

Famille maintenue dans sa noblesse, en avril
1667, sous les noms de Antoine Berthelol ,
écuyer, sieur de la Baronnic, et de Mathieu
Berthélot, de la paroisse d'Eygurande.
François de Berthélot vota, en 1789, pour son fief du Couret, à
Saintes. II est dit brigadier des gardes-du-corps du roi. Les
armes qui lui sont données, dans les études historiques de Saintonge et d'Aunis, sont bien les mêmes quant au fond et à la pièce
principale, mais il y a ('adjonction d'un chef chargé de 3 besants.

DE BERTIEH, de Graulejac, Ilautcmyre, en
Périgord, etc.
ARMES : D'or au taureau furieux, de gueules, chargé de
cinq étoiles d'argent, mises en bande sur le corps du
taureau.

Messire François de Berthier, chevalier, seigneur haut-justicier de la terre de Gaulejac,
Hautemyre , en Périgord , et capitaine-commandant dans le
régiment de Boyal-Dragon , se fit représenter , à Périgueux ,
pour sélection des députés, en 1789, par le comte de Beaumont
de la Roque ; et messire Marie-Claude comte de Bertier, voulant
aussi exercer son droit de vote, donna sa procuration au marquis
de Beaumont.

DE BEBTIN, de Bourdeille, de Bellisle, de
Saint-Martin, de Jauro, de Ligne, de la Farge,
de la Chevalerie, de Saint-Laurent, etc..
ARMES : Ecartelé, au 1, d'azur à l'épée haule d'argent
garnie Û'ye; aux 2 el 3, d'argent i trois roses de gueules
sur une terrasse de siuople, feuillées el ligées de même ;
au chef d'azur chargé de Irois étoiles d'or ;. et au 4, d'azur
au lion d'or.

Lé Cliartrwv Français ou dictionnaire des anoblis dit : Jean de

— 78 —
Berlin, seigneur de BOurdeiHe, maître des requêtes, fut anobli le
■\ août 1754.
C'est du mariage de Jean de Berlin, comte de Saint-Géran,
avec Lucrèce de Saint-Chamand, dame de Fratèaux, que provinrent onze enfants, entre autres Léonard-Jean-Baptiste, qui
devint ministre, et Charles-Jean, évêque de Vannes.
Dans la liste des volants aux Etats-Généraux de 1789 (Ordre de
la Noblesse), figurent : Messire Jean de Berlin, chevalier, seigneur
de Saint-Martin, de Ligne, de la Fargc, de la Chevalerie et aulres
lieux, conseiller du roi en ses conseils, maître honoraire de la
Chambre des Comptes à Paris, demeurant en .son château de
Saint-Laurent-sur-Manoir ; et messire François de Berlin, chevalier, seigneur de Jaure, chevalier de l'ordre royal et militaire de
Saint-Louis, gouverneur de Valògné, ancien officier de la maison
royale, habitant Périgueux.

DE BESSOU, du Mondiol, de la Coste. de
Gapit, Carves, Signac, Cabanet, etc.
ARME? : D'azur au chevron d'or, accompagné de Irois
étoiles de mime.

Les Bessou de la Coste prenaient au xvi"
siècle, avec le nom de Bessou, celui de Salignac.
Cette famille a été maintenue dans sâ noblesse en 1666 et
a voté, en 1789, pour les députés de Tordre aux Etats-Généraux.

DE BETOU

ì

1
ililll

(TAMNOIS ), de

Marnac, canton

ARMES : Parti, au l" r , d'or, au chêne de sinople ; au
chef de gueules, chargé de trois étoiles d'or, qui est de
Belou; au á°, de gueules à la tour crénelée d'or ; au chef
cousu d'azur chargé d'un soleil rayonnant d'or, qui esl de
Leygue-Mayran.

Messire Pierre-Denis de Tapinois, écuyer, seigneur de Betou et
aulres places, ancien capitaine au régiment de Bigorre, réformé

à la suite des corps des grenadiers de la Martinique, pensionnaire du roi, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis.
N. Betou Tapinois — du district de Sarlat — sevoitdansla liste
des émigrés à la date du 1 septembre 1792.
Un autre garde-du-corps fut tué à Quiberon, en 1795, et le frère'
cadet de cet officier, entré dans les Ordres sacrés, devint, après la
Révolution, curé de Sarlat, et mourut en odeur de sainteté. Un de
leurs neveux émigra en Espagne, revint eu France vers 1811, et
fut longtemps secrétaire du Conseil général de la Dordogne. Il
épousa Françoise-Rosalie de la Verrie de Vivans, dont il eut
Edouard de Betou, ancien sous-préfet, chevalier de la Légiond'Honneur, résidant en son château de Betou, commune de Marnac,
canton de Saint-Cyprieu (Dordogne); 2° Eustoquie de Betou, mariée à M. Léon de Laborde ; 3° Joséphine.
Dans une liste de Périgourdins condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire et exécutés, figure Antoine Tapinois, ex-chanoine, domicilié à Sarlat',

DE BEYNAC — ou BAYNAC (1) — de Villac,
de Bayac, de Tayac (2), de la Vallade, de la
Roque, de Cominarque, des Ayzies, de Florensac, etc.
ARMES : D'or à cinq sasces de gueules — ou
burelé d'or et de gueules de dix pièces (3).

mieux

Adhémar et Fous de Beynac se croisèrent pour la Terre Sainte,
en 11 17.
En 1137, un Pons de Beynac reçut du roi Charles VII, outre

(1) Beynac, réuni à Cazenac, formait, au xiv" siècle, une châtellenie composée
de neuf paroisses : Beynac, Bezenac, Caslel, Cazenavc, Meyral, Sainl-André,
tìaint-Vincenl-de-Gosse, Tayac et Vézac. (Dicl. top. du département, par le
vicomte de Gourgues).
(2) Des Eyzies (commune de Tayac), un écusson aux armes de la maison de
Beynac, était sculpté sur la porle d'enlrée du castel des Eyzies. Le baron de
Verneilh en a donné un croquis dans le 4° volume du Bulletin hiai, et arch.
IÌU Périgord.

(3) Sur le sceau de 1238 dont M. Ph. de Bosredon, dans sa Sigilloqèaphic,
donne la description, le nombre des pièces est do quatre, soil bandé d'or et de
gueules dé huit pif

s.

— 80 —
une somme de mille livres, pour la défense du pays et de la ville
de Périgueux, une pension annuelle de trois cents livres, pour le
dédommager de ce qu'en raison de la misère où était réduit le pays
par l'oppression des Anglais, il n'avait pu jouir de sesgages depuis
douze ans qu'il exerçait la charge de sénéchal du Périgord, et
pour le récompenser des services rendus par lui en diverses occasions, notamment en faisant lever plusieurs sièges et en prenant,
sur les Anglais, les places de Saint-Ghamarans, la Fontade, Campagne, etc.
Cette famille, qui est une des quatre qui portait le titre de
premier-baron du Périgord , s'est éteinte dans la maison de
Beaumont, dont la notice porte le n" 61.
Inutile de dire que dans les maintenues de noblesse (période de
1697 à 1718), se trouve le nom de Beynac.

88
TOT—*wn

DE BIAL.
A RMES : D'or semé de roses de gueules.

Ces armes sont blasonnées ainsi dans le
Grand Armoriai de France (registre de Sarlat),
sous le nom de Jean Bial, juge ordinaire de
Saint-Geniòs.
C'est sous la qualification de haute et puissante dame, que
Catherine de Bial, veuve de messire François de Massacré, vota,
par procuration, pour les députés de la noblesse, en 1789. (Voir
aux procurations.)

89

DE BIDERAN, de Roussille, de la Monzîe, de
Saint-Seurin, de Cauze, de Mareil, de Fonhaute,
de Fontanelle, etc. .
A RMES : De gueules au
pièces d'argent , girouelté
sable.

château pavillonné de cinq
de même et maçonné de

Cette famille, dont on voit sept de ses membres maintenus dans
leur noblesse (Etat-Général des gentilshommes de l'élection de

— 81 —
Sarlat, en 1(366, déjà cité), figure dans l'Ordre de la Noblesse aux
Etats-Généraux de 1789.
Jean de Biderau, damoiseau, sieur de Saint-Seurin, capitaine
de Gahuzac, rendit hommage à Bertrand d'Eslissac, chevalier,
seigneur de Gahuzac, le 2í3 avril 1490.

90

DE BIBAN (GONTIER), du Soulas, du Cluze;
de la Grèze.
ARMES : D'or à Irois bandes de eueulés;

Le Grand Armoriai de Franco (registre de
Périgueux) , donne sous le nom d'Etienne
Gontier , notaire royal , à Sainl-Félix-de-Villadeix : d'or à trois fasces de sinople. — Ce sont ces inêines
armes, sauf los émaux qui n'y sont pas indiqués, qui figurent,
sous le portrait gravé de Gontier de Biran, député du Tiers-Etat
aux Elats-Généraux de 1789 — et , sous le nom de Pierre Gontier, sieur de Biran (registre de Bergerac), conseiller du roi et
maire perpétuel de cette ville ; le môme Armoriai dit : d'or à une
fasce d'azur chargée d'une étoile d'or, accompagnée do trois liures
de sanglier arrachées de sable , défendues d'argent , deux en
chef et une en pointe. On les trouve aussi : d'azur à trois chevrons
d'argent accompagnés en chef de trois étoiles également d'argent,
et en pointe d'un croissant de môme.
Cette famille serait, dit-on, en droit de revendiquer une noblesse
antérieure à celle . qui fut conférée par lettres patentes de
Louis XVIII à Maried^rançois-Pierre Maine Gontier de Biran;
mais les titres de la famille ne m'ayant pas été communiqués, je
ne puis constater que ranoblissement de notre philosophe, de
celui dont Royer-Colard , qui l'elevait au-dessus de tous les
philosophes contemporains, disait : « C'est notre maître à tous »,
et que Cousin a nommé « le plus grand mélaphysicien qui ait
honoré la France depuis Malebranche. » II était l'arrière-petit-flls
du maire perpétuel de Bergerac, ci-dessus mentionné.

6

— 82 —

s

LE BLANC
DENIS-ALEXANDRE) , Évêque de
Sarlat, en 1722.
ARMES : D'or à l'aigle éployée de gueules.

11 prit possession de son siège épiscopal le 22
juillet 1722.

LE BLANC, des Ormières, de la Forest, de la
Tour, de Saint-Just, de Viges, de la Vergne, de
Boumerat, etc.
ARMES : D'argent au lion couronné de gueules. — Sous le
nom seul de Saint-Just : d'argent á trois chevrons d'azur
accompagnés de Irois étoiles de gueules, deux en chef el
une en pointe.

Noble Jacques Blanc des Ormières, écuyer, sieur de la
Vergne, se voit parmi les gentilshommes de la sénéchaussée de
Sarlat, convoqués au ban de 1671. La famille ligure également
dans les maintenues de noblesse, et dans les assemblées elle est
représentée, en 1789, par messire Jean le Blanc, chevalier, seigneur de Saint-Just et de Vige, chevalier de Saint-Louis, mestrede-camp de cavalerie, et par son fils, garde-du-corps du roi —
compagnie de Luxembourg.

DE BLANCHET (et DE BLANCHER), de Feyrác,
Daignac, Fonrtaumier, Cugnac, etc.
ARMES : D'azur au chevron accompagné de trois étoiles
d'argent.

Pierre de Blanchet fonda le collège de Sarlat
le 11 janvier 1578.
II est peu de familles, dit M. Escande, ancien membre du
Conseil général de la Dordogne, qui offrent, comme celle-ci, une
suite de personnages aussi singulièrement recommandables par
leur vertu, leur dévouement et leur amour du pays.
Elle s'est éteinte, ajoule-t-il, dans la personne de Claude de
Blancher, seigneur de Feyrac.

— 83 —
Ce nom figure dans l'Eta't-Général des gentilshommes de Sarlat,
maintenus dans leur noblesse en 1 6(3(1.
C'est comme possédant dans la sénéchaussée de Sarlat les fiels
indiqués ci-dessus que Jean-Claude de Blanchet vota aux assemblées de la noblesse, en 1789.

DE LA BLEINIE, de Boulon.
ARMES : D'azur au élíèvroh d'or accompagné do Irois
béliers passanl d'argent, deux en chef et un en pointe.

Elles sont ainsi décrites dans le Grand
rial de France (registre de Bergerac), sous le
nom de Jean de la Eteinte, écuyer, seigneur de
Boulou, capitaine au régiment royal de la marine.

9S

DE BODIN, de la Roudetie, de Saint-Laurenlsur-Manoir, du Sault, de Boissalat, etc.
ARMES : D'argent à une roue de gueules, au chef d'azur
chargé de trois étoiles d'argent (1).
DEVISE : Célestes
supertínens.

metallum

nt

t'orlunain

virilités

i.

Les armes ci-dessus décrites se voient peintes dans l'église de
Saint-Laurent-du-Manoir, sur le mur occidental de la nef principale ; elles sont écartelées de celles du Sault, famille dont il sera
parlé à son numéro d'ordre.
Ces mêmes armoiries, accolées à colles

de

du

Chesne de

(1] Sur une lettre signée Saint-Laurent (Bodin de Saint-Laurent), écrite de
Troye, le 13 novembre 1774, ù son cher Boulazac (de Froidefond de Boulazac),
brigadier des gardes-du-corps du roi, ledit Saint-Laurent, doyen de la compagnie des gardes-du-corps, a apposé un cachet qui présente quelques légères
différences quant à l'agencement des pièces. En voici la description : d'azur à
une fasec d'or accompagnée de trois étoiles en chef el une roue en pointe.

- 84 —
Montréal (1), autre famille périgourdine qui aura aussi sa place
dans l' Armoriai, figurent également sur un tableau commémoratif
de la délivrance, en 4653, de la ville de Périgueux, occupée alors
par les troupes de Condé (2).
C'est Joseph de Bodin , écuyer, seigneur de la Roudetie,
conseiller du roi et son procureur, qui contribua le plus à remettre la ville de Périgueux sous l'obéissance du roi, pendant les
troubles de la Fronde, et, pour ce fait glorieux, mérita, de la part
de ses concitoyens, Phonneur d'être nommé, du consentement
général, maire de la ville de Périgueux, et celui de recevoir de
Louis XIV des lettres de noblesse pour lui et sa postérité.
Mais ce n'est pas le seul du nom de Bodin — ainsi que le
constatent les lettres patentes et nos annales périgourdines, — qui
honore notre province : í'aïeul de l'intrépide royaliste, vainqueur
du marquis de Chanlost, gouverneur de la ville, au nom du prince
de Condé, se signala à la prise de Périgueux, en 1581, sur les protestants ; son père, connu par sa valeur, eut l'honneur d'être choisi
pour commander deux cents volontaires de la ville, au siège de
Bergerac, sous les ordres du marquis de Bourdeille.
Dans la liste des votants aux assemblées de 1789, on voit
figurer, dans l' Ordre de la Noblesse, plusieurs membres de la
famille.

(1) Etienne Thibaud de Bodin, seigneur de Saint-Laurent, fils de Joseph et
de Marguerite du Ghesno, marié à Marguerite du Sault, veuve de Fronton
d'Alesme, fut conseiller, président de la cour des aydes de Guienne. 11 figure
sur le catalogue des gentilshommes de la sénéchaussée de Périgueux à convoquer au ban de la Noblesse en 1US0.
(2) Ce tableau, que possède une branche établie dans la Gironde — la seule
subsistante de la famille de Bodin, d'après le Nobiliaire de Guienne — et dont
l'original ou la copie figurait autrefois dans une des salles de l'IIòtel-de- Ville de
Périgueux (mais qui a disparu peut-être dans la tourmente révolutionnaire de
1793), a été mis naguère sous les yeux de la Sociélé historique et archéologique du Périgord, avec ['autorisation, par la famille, de le faire reproduire.
Pourquoi n'avoir pas profilé de cctle autorisation? Je l'ignore. Mais toujours
est-il que le lableau a été rendu à la famille, comme à Bordeaux sous le nom de
Bodin de Saint-Laurent, sans que la copie en ait été faite au profit de notre
Musée,

96

DE LA BOETTE (1).
ARMES : D'azur à la colombe d'argent abaissant son vol
sur une coupo d'or, au chef cousu de sable, chargé de
Irois annelels d'argent.
TIMBRE : Un bonnet magistral orné de lambrequins.

C'est dans les archives de MM. de Gérard, en
Sarladais, que ces armes sont ainsi décrites;
elles sont reproduites de même par M. Dujarric-Descombes, dans
le Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord.
(Vol. vin, page 332.)
La famille de la Boëtie est originaire du Sarladais, où, depuis le
xm e siècle, elle a tenu un rang honorable :
En 1238, Pierre de la Boëtie était consul à Sarlat ;
En 1300, Gabriel de la Boëtie fut l'un des 24 conseillers de la
Jurade ;
En 1318, Gregorius Boetias fut l'un des signataires de la lettre
écrite, le 8 mai, par les consuls de Sarlat, au pape Jean XXII,
pour lui témoigner leur reconnaissance d'avoir érigé celte ville en
évêché ;
En 1485, Raymond, appelé la Boy tic et qualifié bourgeois de
Sarlat, vendit, le 13 février, à Jean de Vassal, écuyer, seigneur de
la Tourette, une rente assise dans la châtellenie de Carlux ;
Vers 1500, Gausselin de la Boëtie, licencié, faisant pour lui et
son frère Etienne, vendit également des rentes, pour payer la dot
de leur sœur Guillermine, qui épousa, le 20 novembre 1512, noble
Ramond de Lainière, habitant d'Issigeac;
Ledit Gausselin était peut-être le père de :
Antoine, seigneur de la Mothe , en Sarladais , qui suit ; et
d'Etienne, seigneur de Bouillounas, qui était à Toulouse en 1517
et fut reçu bachelier le 3 mars 1523.
Antoine, , sous le nom de Boytie , figure comine syndic des
Etats du Périgord dans un procès-verbal de 1524. II avait épousé
une demoiselle de Calvimont, sœur de Jardon de Calvimont, sur
le nom duquel Etienne de la Boëtie a fait des vers latins : ce
dernier provint de ce mariage ; né à Sarlat, le 1 er novembre 1530,

(1) Ce nom est écrit diversement : Boit, Boili, La Boilie el enfin de La
Boiílie, qui esl celui sous lequel s'est fait connaître l'auleur du discours sur
la servitude volontaire, que Montaigne a inséré dans ses Essais.

— 86 .—
il mourut à Germinias, en Médoc, le 18 août 1563, ne laissant pas
d'enfants de son mariage avec Marguerite de Caries.
On sait qu'Etienne de la Boëtie était l'ami de Michel de Montaigne.

Du BOIS , de Fresne , de Libersac (ancien
repaire noble, commune de Saint-Capraised'Eymet en Périgord), de Gasque, de la Grèze,
de Sainte-Croix , de Fayolle , de Bardouly ,
etc.
ARMES : D'argent « l'aiglc au vol abaissé
membré de gueules.

de

sable,

Cette famille, dont le nom est indifféremment écrit du Bois et du
Boys, figure dans l'Etat-Général des gentilshommes de Sarlat,
maintenus dans leur noblesse en 1666, état publié par M. de Gérard ,
en 1873. Elle a voté aux Etats-Généraux de 1789, à Libourne, dans
l'Òrdre de la Noblesse.

Du BOIS, de Gaudusson.
ARMES : D'argent au chevron de gueules, accompagné en
pointe d'un cerf sortant d'un bois.

Cette famille, qualifiée du titre de baron de
Langle, habite le château de Langle, près
Lusech (Lot).
Elle a contracté diverses alliances en Périgord, entre autres avec
les la Verrie de Vivans, les Gardonne. etc.

DE BOIBAT, de la Luminade — ancien repaire noble, commune de Cornille, qui, uni aux
fiefs de Valeux , de la Garde-du-Bretoux, fui
érigé en baronnie en mai 1655.
ARMES : D'argeul à trois llanchis de gueules. (Flanchis : pelits sautoirs alaisés.)

— 87 La terre, de la Luminade entra sans doute dans la maison de
Beaupoil de Saint-Aulaire par le mariage, eu 1521, d'isaheau de
Boirat avec François de Beaupoil lils, ainsi que le constate un
contrat de mariage produit au Conseil du roi, en 1708, de Jean
de Beaupoil, baron de Saint-Aulaire, et de Marguerite de Bourdeille.
Le titre d'écuyer, qualificatif de noblesse, que portait; au
commencement du xvi° siècle, la famille de Boirat, qui, à cette
époque, prenait alliance avec de nobles maisons, explique ['introduction de ses noms et armes dans V Armoriai de la noblesse du
Périgord.

DE BONAL, de Bonis, de Beauregard, de
Bassac, de la Rive, du Petit-Change, de Barnabé (en Périgord), etc.
ARMES : D'azur à Irois étoiles d'or, deux en chef et une
en pointe (1).

Cette famille (ainsi qu'il résulte d'un arrêt du
Conseil du roi, du 19 juillet 1776, conlìrmé par
un autre arrêt du 3 février 1784, et des lettres de réhabilitation
obtenues par elle et enregistrées au parlement et à la cour des
aides de Guienne), est une branche de la maison de Bonal, en
Agenais, dont était issu Pierre de Bonal, évêque de Sarlat, de
1446 à 1461, lequel avait pour blason des armes qui ne diffèrent
de celles décrites ci-dessus que par um: gerbe (pièce que l'on voit
souvent dans les sceaux des dignitaires de l'Eglise), mise à la place
de ï étoile de la pointe de l'écu.
Dans le vote aux États-Généraux de 1789 (Ordre de la Noblesse),
ligure le seigneur de Beauregard de Bassac, qui n'est autre que
Bonis de Bonal, le père sans doute de celui qui est inscrit dans la
liste des émigrés du district de Périgueux, en 1793, Bonis-Bonal
lils, ofiìcier de cavalerie.
Au neuvième degré de la descendance de la maison de Bonal, le

(1) C'est ainsi que ses armes figurent sur le cachet qui scelle le testament
en date du 16 février 1781, de messire Antoine de Bonal de Bonis, seigneur de
Beauregard.

- 88 Diclioiiiiaire do In A'oblessc, par la Chenayo-Dosbois et Radier'
dit que Antoine de Bonal, écuyer, seigneur de Bonis, du PetitChange, cli'., marquis de Beauregard, en Périgord, servit 17 ans,
en qualité de lieutenant d'infanterie, aux iles du Vent, par commission de 1715, et qu'il épousa, par contrat du 26 mai 176!),
Marie de Ghillaud, fille de messire Jean de Chillaud des Fieux,
président honoraire au parlement de Bordeaux.
C'est de ce mariage que naquit Jeanne-Elisabeth de Bonal de
Bonis, laquelle épousa François-Denis Girard de Langlade, de la
Rampinsolle, capitaine au régiment de Blaisois, dont provinrent
deux lils : Auguste G. de Langlade , capitaine de gendarmerie, et Adolphe G. de Langlade, capitaine de chasseurs à cheval,
morts tous deux à Périgueux, en 1861.

DE BONAL (PIERRE), Évêque de Sarlat. de
1416 à 4461, époque où il fut transféré à Rieux
(Haute-Garonne).
ARMES : D'azur à la gerbe d'or, accompagnée en chef de
deux étoiles de même.

Cette famille, comme il est dit dans la notice
qui précède, est originaire de la maison de Bonal. en Agenais.

DE BONFILS, de la Peyrouse, de Montcalquier, de la Regnière, de la Moyssie (ancien
repaire noble, canton de Belvès), de Veyrie,
de Leynal, de Cahuzac, de la Bleynie, de Mirabel. de Monsinier, de la Vernelle (ancien repaire
noble, commune de Saint-Félix, canton de Labiale), etc.
ARMES : Ecartelé, au 1", d'azur au chevron d'or, accompagné en chef do deux
fleurs de lis de même — concession royale de 1633 — et en pointe d'une étoile aussi
d'or, à la bordure dentelée d'argent, qui est de Montcalquicr — branche aînée ; —
au 2, de gueules à Irois besants d'or, qui est de Bonfils — en Bretagne; — au 3,
d'azur à la bande d'argenl, chargée de Irois étoiles de gueules, accompagnée do
deux chevrons alaisés d'argenl, qui est de Bochon de la Peyrouse el de Vormezellc. ; — au 4, de gueules, l'écu meublé d'épées sans nombre, d'argent, la pointé

— 89 —
en haut, qui esl aussi de Rochon de la Peyrouse et de Vorniezelle ; el sur le loul,
de gueules à la palle d'ours d'or, armée de sable poséo en bande, au chef cousu
d'azur chargé de Irois fleurs de lis, qui est de BonÛls.

L'auteur de la généalogie de Boníils, M. Gastan, archiviste
paléographe de Besançon , nous montre cette famille jouissant
d'une grande existence antérieurement au xví* siècle — comme le
constatent les lettres patentes de Louis XIII — et d'une noblesse
incontestable jusqu'au dernier. Depuis, la branche de Bonfils, en
Périgord, a pu volontairement ou par négligence, notamment clans
le dernier siècle, comme cela s'est Vu dans beaucoup do familles,
laisser dormir sa noblesse, mais il n'en est pas moins vrai qu'elle
rétablit ainsi que sa filiation par des titres sérieux. Je possède,
entre autres, une copie sur parchemin d'un contrat de reconnaissance, passé en 1544 devant Revalier, notaire royal, portant aveu
et dénombrement de plusieurs propriétés, situées à Belvès et ses
environs, formant un lies que Jean Fauvel déclare tenir d'Antoine
de la Moyssie, écuyer, seigneur de Veyrie. lequel contrat est délivré, en 1679,
uillaume de Bonfils, écuyer, seigneur de
la Moyssie, comme étant aux lieu et place de la noble maison
de la Moyssie , par Jehan Bocque , notaire royal , au lieu
de Grives, juridiction de Doissac, canton de Belvès, en
Périgord.
C'est M. Léonce de Bonfils, ancien préfet du Doubs, fils d'une
demoiselle de Lapeyrouse (Rochon) — famille distincte de celle
du navigateur Lapérouse, dont le nom patronymique est Galaud —
héritier des derniers représentants mâles du comte Rochon de
Lapeyrouse et des barons Rochon de Vormeselle, qui obtint, en
1846, par ordonnance royale, de s'appeler de Boníils de Lapeyrouse, et, en vertu d'une substitution, de faire revivre, avec le
nom, les armes et les titres.

DE BONNEAU, de la Jarthe, de Beauíbrt, de
Leybardie, de la Caillade, de Fonroque, de Pimpons, etc.
ARMES : D'argent à un chevron de gueules, accompagné,
de Irois têtes de More tortillas du champ. — La branche
dite de Beaufort porte les mêmes armes, sauf que le chevron esl brisé dans le sceau des Bonneau de la Jarthe, et
que la lête de More de la poinle de l'écu esl remplacée,
par un coq au naturel, posé sur un monticule mouvant de la pointe.

- 90 —
II résulte de titres trouvés au château de la Jarthe, commune de
Trélissac, l'une des principales habitations des Bonneau (en Périgord), que cette famille est issue de la maison de Bonneau (en
Bordelais) , laquelle a toujours joui des prérogatives de la noblesse.
En acceptant cette communauté d'origine , je dois à la vérité
de dire que le premier Bonneau venu en Périgord, vers la fin du
xvi 6 siècle, fut imposé à la taille sans réclamation de sa part — et
par suite ses descendants — et que ce ne fut que dans le courant
du xvii 0 que cette famille revendiqua sa noble origine.
Les armoiries que portent les Bonneau, en Périgord, diffèrent
complètement de celles de leurs aînés en Bordelais , lesquelles
sont d'azur à trois grenades d'or tigées et feuillées du champ,
ouvertes de gueules ; mais il y a tout lieu de supposer que la
branche du Périgord ayant laissé dormir sa noblesse, ainsi qu'il
vient d'être dit, a dû également négliger ses armoiries. Je serais
donc disposé à croire que les armes qu'elle a adoptées comme les
siennes propres sont celles de Massip , autre famille distinguée
dans la noblesse de Guienne, avec laquelle elle avait eu, dàns les
dernières années du xv° siècle, deux alliances.

DE BONNEGUISE, de Badefol-d'Ans (ancien
repaire noble, canton d'Hautefort) ; du Breuil
(repaire noble, commune d'Atur) ; de Soulhier,
d'Artignac, etc.
ARMES : D'azur à la croix alaiséo d'or, cantonnée, aux 1
et 4, d'un besant d'argent, et, aux 2 et 3, d'une i'asce alaisée aussi d'argent (alias billettésj.

L'analogie des armes des Bonneguise avec celles de Badefol —
voir plus haut, n" 36 — est trop frappante pour ne pas être porté à
conjecturer que ces deux maisons n'en font qu'une, ou que, si
l'une n'a pas adopté les armes de l'autre, toutes deux ont pris
celles qui appartenaient peut-êlre à la seigneurie connue' d' abord
sous le nom de Badefol, et, plus tard, sous celui de Bonneguise.
La terre de Badefol fut érigée en marquisat, en 1750,' sotís le
nom do Bonneguise.
Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse aux Etats-Géné-

raux de 1789, figure haut et puissant seigneur Charles-Gratien,
marquis de Bonneguise.

DE BONNEVAL, de Blancheíbrt, de Nanthiat
(ancien repaire noble avec haute justice, commune de la Nouailles, canton de Nontron, en Périgord), etc.
ARMES : D'azur au lion d'or lampassé et armé de gueules.

Bien que cette maison soit du Limousin — et l'une des
plus nobles de cette province, où l'on disait autrefois : Richesse des Cars, noblesse de Bonneval, — elle n'en a pas
moins droit de voir figurer ses nom et armes dans V Armoriai
de la noblesse du Périgord. Est-il besoin de rappeler que deux
membres de cette famille, l'un sous le nom de Charles de Bonneval, était évêque de Sarlat en 1519, et l'autre, Foucaud de
Bonneval, évêque de Périgueux en 153 1 , et, en outre, que messire André, comte de Bonneval , baron de Blanchefort, vicomte
de Nanthiat (en Périgordì, maréchal des camps et armées du roi,
vota à Périgueux lors des Etats-Généraux de 1789?

DE BONTEMPS, de Gavaroque, de la Monzie,
de Reignac, de la Forest, du Peuch , do la Capelle, de Mensignac, — commune de la MonzicSaint-Martin,
de la Poncie, de Puycharnaud.
ARMES : Parti, au 1, d'azur au croissant d'argent surmonté d'une étoile d'or ; el au 2, de gueules à une cloche
d'argent.

Ges armes sont enregistrées ainsi dans le Grand Armoriai de
France sous les noms de Jean de Bontemps, écuyer, sieur du
Peuch — registre de Bergerac — cl d'Armand de Bontemps,
écuyer, sieur de Puycharnaud — registre de Périgueux.
Dans le Nobiliaire de Guienne, ouvrage de M. O'gilvy, continué
par M. de Bourrousse de Lafore, voici comment elles sont décri-

- 92 —
tes : D'azur à la cloche d'argent bat aillée de sable, au chef cousu degueules chargé d'un croissant d'argent surmonté d'une étoile d'or.
Comme on lu voit, ce sont là les mêmes pièces , mais réunies dans
un écu simple.
Cette famille, est-il dit dans cet ouvrage, a été anoblie dans la
personne de Armand de Bontemps de Cavaroque, par lettres du
roi Henri III, au mois de mars 1584, et en 1666 a été maintenue
dans sa noblesse, ainsi qu'il est constaté, en outre, dans V EtatGénéral des gentilshommes de Sarlat, État déjà cité.

DEBONY, de Lavergne, etc.
ARMES : De gueules à trois besants d'argent.

Cette famille, originaire du Limousin, et qui y
a toujours tenu un rang distingué dans la noblesse, a souvent pris alliance — notamment de
nos jours — avec de nobles maisons du Périgord,
ce qui explique assez l'introduction de son nom
et de ses armes dans VArmoriai de la noblesse du Périgord.

DE BORDES, de la Fayardie (repaire noble,
commune de Cornille) , de Sensac, de Murat ,
des Planches.
ARMES : D'or à la tête de More les yeux bandés, au
chef d'argent chargé de trois pins de sinople.

C'est ainsi qu'elles sont données dans VArmoriai manuscrit cité plus haut (article Jay de
Beaufort, n° 60), sous le nom de Raymond de Bordes, écuyer,
sieur de Sensac ; Courcelles, sous celui de N. de Bordes de la
Fayardie, les décrit ainsi : D'azur au chevron d'or, accompagné en
pointe d'un lion de même; au chef cousu de gueules chargé de
trois molettes d'éperon d'or.
Les registres de l 'Hôtel de Ville de Périgueux font connaître
quatre maires de ce nom en 1534, 1545, 1585 et 1611, dont les
deux derniers sont qualifiés conseillers, et huit ou dix consuls.
Dans les procès-verbaux faits par-devant, M. de Montozon, commissaire subdélégué par M. Pellot, intendant de Guienne, portant

vérification dos litres de noblesse produits devant lui, figurent
Pierre de Bordes, écuyer, sieur du Murat, Yrieix de Bordes,
écuyer, sieur de la Tarmoîilie, et Antoine de Bordes, sieur des
Planches.
On voit également, de 1(597 à 1718, le nom de Bordes dans les
jugements des intendants de Guienne, portant maintenue do noblesse.

109

DE LA BORIE, de Campagne (ancien repaire
noble, canton du Bugue), Tayac (ancien repaire
noble, canton de Saint-Cyprien), de la Batut {id.),
du Pourleil, de Bonnefont, etc.
ARMES : Do gueules à trois fers de cheval d'argent cloulés de sable — cl, plus anciennement : Trois fers de lance
posés 2 et 1 , sommés d'un croissant d'argent, alias d'or.

J'ai sous les yeux la copie authentique du contrat de mariage, en
date du 15 janvier 1786, de messire Geraud, comte de Laborie. de
Campagne, ancien capitaine de dragons au régiment de Noailles,
adjoint aux aides maréchaux généraux des logis du corps de l'étatmajordel'armée, avec Marie Philippine-Henriette do Ségur, où l'on
voit que le marquis de Laborie de Campagne, chevalier, seigneur
de Campagne, de Fayol, de Viíliac, de Saint-Senac , de Bonnefont et autres lieux, père de répoux, fut représenté par Mgr
Charles-Félix, comte de Gontaut de Saint-Geniez, maréchal des
camps et armées du roi , commandeur de Tordre de Saint-Lazare ;
et messire Antoine-Louis, vicomte de Ségur, père de la mariée, par Mgr Philippe-Henri, marquis de Ségur, maréchal de
France, seigneur de Pouchat, de Fouguerolle, do Romainville, etc.,
chevalier des Ordres du roi, etc., et que ledit mariage fut conclu
en présence du roi Louis XVI, qui voulut bien accorder au dit seigneur comté de Campagne, en considération de son mariage avec
M"' de Ségur, une pension de 2,000 livres réversible, en cas de
mort, sur la tête de sa femme.
Sa Majesté daigna apposer sa signature au bas du contrai, et
plus de quarante noms des plus qualifiés suivirent ceux de toute la
famille royale.
Parmi les gentilshommes de la sénéchaussée de Sarlat, convoqués pour le ban de 167 í, on voit inscrit : noble Jean de la Borie,
écuyer, seigneur de Campagne et de Bonnefont.

— 94 —
C'est sous les litres de marquis de Laborie de Campagne, el de
comte de Laborie de la Batut, que cette famille a été admise à
voter, à Périgueux, pour les députés de l'Ordre de la Noblesse, aux
Etats-Généraux de 1789.

DE LA BORIE, delaRampinsolle, de laPinerie.
ARMES : De
trois étoiles
pièces).

au chevron de
accompagne de
(à rechercher les émaux du fond et des

I n Pierre de Laborie était maire de la ville
de Périgueux en 1567; il était qualifié seigneur
de la Rampinsolle fancien repaire relevant de la
ville de Périgueux).
A l'occasion de la convocation du ban et de l'arrière-ban, faite
par le roi Louis XIII, les gentilshommes de Périgueux surent tenus,
par un arrêté municipal , de venir signer sur le livre de la communauté rengagement de supporter toutes les charges auxquelles les
habitants de Périgueux étaient assujettis.
Parmi ceux qui se présentèrent — et le Livre vert de l'hótel de
ville donne le nom d'une vingtaine des familles qualifiées — se
voient ainsi inscrits : Jean de la Borie, seigneur de la Pinerie, et
son frère Philippe de la Borie, écuyer, seigneur dé la Rampinsolle

DE LA BORIE, de la Gaubertie.
ARMES : De sinople à une main appaumée de.
compagnée cn chef de deux étoiles de

Raymond de la Gobertie, seigneur de la Borie,
figure dans l'Etat-Général des gentilshommes 'de
l'élection de Sarlat maintenus dans leur noblesse
par M. Pellot, intendant de Guienne, en 1666.

— 98 —
DE BORN, d'Hautefort (1).
ARMES : D'azur à un chien lévrier passant. — Ces
armes se voient au château d'Hautefort, sur une plaqua
de cheminée de la grande salle d'armes.

La maison du nom de Born était en possession de la terre d'Hautefort par le mariage
d'Agnès de Lastours avec Constantin de Born, frère de Bertrand
de Born, vicomte d'Hautefort, qui fut, dans le xn" siècle, un célèbre troubadour, dont les sirventes témoignent à la lois de son
talent de poète et de son humeur belliqueuse.
Ce fut Marguerite de Born, pelite-fìlle de Bertrand de Boni,
dernière du nom, qui apporta la terre d'Hautefort dans la maison
de la Paye — des la Fayc, chevalier, seigneur de Thenon — à
laquelle a succédé celle de Gontaud, en 1388, désignée depuis sous
le nom d'Hautefort.

DE BOSREDON, de Monsac (2), de Bayac (3),
de la Garenie, de Bessannes, de Lacourt, etc.
ARMES : D'argent à trois pins mal ordonnés de sinople, surmontés chacun d'un tourteau ou besant de gueules. Alins :
d'argent à trois pins de sinople à la bordure de gueules
chargée de neuf besants d'or (pour les branches établies
en Quercy et en Périgord dès le milieu du xiv" siècle).

Selon Y Armoriai général de France, les branches d'Auvergne
portaient pour armes : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur au lion d'argent
armé et lampassé de gueules ; aux 2 et 3, vairé d'argent et de
sinople de quatre traits.
Noble et ancienne maison- issue d'Auvergne, dont une branche
vint s'établir en Périgord vers 1367, où elle a contracté de nobles
alliances. (Voir pour les détails généalogiques le Dictionnaire de la
Noblesse, par la Ghenaye-Desbois et Badier.)

(1) Châtellenie, en Périgord, s'étendant sur neuf paroisses : Azerat, Cherveix,
Cubas, Hauteforl, Naillac, le Pont-Saint- Martial, Sainl-Aignau, Saint-Martial
et Thenon.
(â) Noble repaire de la châtellenie d<- Deaumont du Périgord.
(3)
Idem
Idem
de Cousse.

— 96 —
Dans l'Etat-Général des gentilshommes de l'élection de Sarlat —
déjà cité — maintenus dans leur noblesse par M. Pellot, ligure
Jean de Bosredon, seigneur de Bayau, y habitant.
Dans une liste des gentilshommes du Bas-Limousin qui ont
signé une adresse au roi pour demander le rétablissement des EtatsGénéraux et qui Font présentée à Sa Majesté se voit, parmi les
signataires, le comte de Bosredon.

BOSVIER, de Bellevaux.
ARMES : D'urgenl à un bœuf de gueules passaul et au
chef d'azur charge de trois besants rangés d'or.

Parmi les votants aux Etats-Généraux de 1789
on voit, dans TOrdre de la Noblesse, figurer :
messire Louis Bosvier, chevalier de Bellevaux,
capitaine de cavalerie, conseiller du roi, lieutenant dans la maréchaussée de Guienne, résidant à Périgueux.

Du BOUCHER (ou DE BOUCHET ) et de Bouchier, de la Tour, du Roch, commune d'AlasPEvêque ; de Laussel, ancien repaire noble,
commune de Marquay, en Sarladais.
ARMES : D'or à deux lions affrontés de gueules, au chef
d'azur chargé d'un croissant d'argent accosté de deux
étoiles d'or. (Grand Armoriai de France). (1).

Sous le nom de Boucher de Laussel, Courcelles dorme les
mêmes armes ; mais sur un cachet appendu au bas du testament
de messire François de Bouchier, de Laussel, de la Batut, elles

(1) C'est ainsi qu'elles se retrouvent à Rouffignac, canton do Montignac, dans
l'ancienne demeure de la famille du Chambon de Lissac, dont une fille avait
épousé messire Guillaume du Boucher do la Tour-du-Roc, d'Alias.

— 97 —
sont d'argent à une barre d'azur accompagnée de deux boucles (ou
fèrmaux), une en chef et l'autre en pointe. M. Ph. de Bosredon,
dans sa Sigillographie, dit : Deux besants ou tourteaux.
Sous les noms de : François Boucher, sieur de Laussel, de
Raymond Boucher, sieur du Roc et y habitant, et de François
Boucher, sieur de la Berberánde, habitant en la paroisse de
Peyssac, sénéchaussée de Sarlat, figurent dans l'Etat des gentilshommes du Sarladais maintenus dans leur noblesse par M. Peílòt,
en 1666.

BOUCHARD-D'AUBETERRE (GUY), Évêque
de Périgueux, nommé par bulle du pape du
7 décembre 1553, fit son entrée solennelle dan
sa ville épiscopale, le 21 avril 1555.
ARMES : Ecartelé, aux 1 el 4, losange d'or cl d'azur, au
chef de gueules, qui est d'Aubeterre ; aux 2 et 3, de gueules á trois léopards armés et lampassés d'argent. Alias :
D'or, passant l'un sur l'autre, qui est de Bouchard.

BOUDET DE MONPLAISIR, du Fleix, canton
de la Force.
ARMES : De gueules à une fasce engrelée d'or, accompagnée de trois étoiles de même, deux en chef et une en
pointe.

Sans affirmer positivement que ces armes
soient celles des Boudet de Montplaisir, établis
au Fleix, en Périgord, je puis du moins constater avec le généalogiste comte de Waroquier de Combles, qu'elles appartenaient
à Jean Boudet, auditeur des comptes en Lorraine, et à VautrainGervais son cousin, tous deux anoblis par lettres patentes du 14
juillet 1541 et que, dès le milieu du xv" siècle, la branche du
Périgord comptait un contrôleur aux deniers de M me la duchesse
d'Orléans, lequel fut compris, le 14 juillet 1475, au nombre des
pages du duc d'Orléans ; et dans le xvi e siècle, un secrétaire du
roi, un conseiller au parlement de Paris, aumônier de la reine
Claude de France et évêque, duc de Langres ; un autre conseiller
au parlement de Paris» maître des requêtes, président de la cham7

— 98 —
bre des Comptes de Paris ; et j'ajoute de plus, comme confirmation
de la noblesse de la famille, que le vénérable doyen du Conseil
général de la Dordogne, né au Fleix, le 2 mai 1802, où il est mort
il y a peu d'années, était petit-lils de Pierre-Marie de Boudet de
Montplaisir de Conor et do Marie-Rose de Briançon, noble famille
connue en Périgord (en Sarladais), dès le commencement du
xv e siècle, et fils de messire Jean de Boudet de Montplaisir, écuyer,
ancien mousquetaire noir de la garde du roi, corps privilégié où
servaient les gentilshommes. ■

BOUDET.
ARMES: Ecartelé, au 1, d'azur à l'épée haute d'argent;
au 2, d'argent au fort maçonné de sable et sommé de trois
pièces, senestré d'un palmier de sinople terrassé de sable ; au 3, d'argent à un canon sur son affût adextré d'un
palmier de sinople, le tout posé sur une' butte de même
dominant une mer d'azur, et, au 4, de gueules au vol d'argent.

Celte famille, distincte de celle dont le nom précède, a été
anoblie sous le premier Empire, dans la personne du général de
division Jean Boudet.
Napoléon lui conféra, avec le titre de comte, une dotation de
30,000 francs dans la Poméranie suédoise. C'est son fils qui, sous
le second Empire, était membre du conseil général de la Dordogne.
Le nom du général de division comte Boudet, grand-officier de
la Légion-dTIonneur et officier de la Couronne de fer, est inscrit
sur Tare de triomphe à Paris et son buste est placé dans la galerie
de Versailles.

119

DE BOULEDE, de Villac.
ARMES : D'or à deux fasces d'azur accompagnées de neuf
merlettcs do sable posées 4, 3 et 2.

î» ?*-

Sous le nom de Jean de Boulède, écuyer,
sieur de Villac (Grand Armoriai de France, registre de Bergerac).

— 99 —
DE BOULHAC, de Bourzao, etc.
A RMES : D'argent, à la sasco de gueules chargée d'un
chardon de Irois tiges'seuilléës du champ, accompagnée de
Irois chardons aussi de Irois tiges feuillées et liées de
gueules, deux en chef et une en pointe.

Cette famille est originaire de Mohtignac, en
Périgord, où elle comptait naguère, dit-on, des
représentants ; mais c'est en Angoumoi's que les descendants directs de la branche, qui compte deux fermiers généraux sous
Louis XV, se sont définitivement fixés. Aux Etats-Généraux de
1789, on voit, parmi les volants dans P Ordre de la Noblesse, le
seigneur de Boulhac de Bourzao.

DÉ BOURDEILLE (i), de Brantôme (2), de
la Tourblanche (3), de Richemont (4), d'Archiac,
de Montagrier (5), de Matltas, de Montrésor, de
Crognhac, etc.
A RMES : D'or à deux pattes de griffon de gueulos onglées d'azur, posées l'une sur l'autre en contre-bande.

Dans un vieux manuscrit que j'ai sous les yeux, imprimé à
Paris, par maître Jean Bertrand, docteur, il est raconté que le
nom de Bourdeille vient d'une Athilda Bourdeille, lillo du roi
d'Angleterre, laquelle eut, de son mariage avec le roi Marcomer,
sept enfants dont trois s'embarquèrent pour aller aider à la délivrance de la Gaule d'Aquitaine, qui subissait alors la domination
romaine ; jetés par une tempête où périt une partie de leur armée,
dans une île, près de la région bordelaise, ils eurent à y combattre,
non seulement avec des hommes, mais aussi avec des animaux
désignés dans l'antiquitó sous le nom de griffons. Un seul des trois
frères put, heureusement, échapper à leur férocité ; et c'est en
souvenir de sa victoire sur un de ces animaux, à qui il coupa les

(1) Une des quatre premières baronnies du Périgord.
(8) Châtellenie.
(3) Idem.
(4) Repaire noble que fil construire Pierre de Bourdeille, connu sous le nom
de Brantôme.
(5) Châtellenie.

— 100 —
deux pattes, que la maison de Bourdeille prit les armes ci-dessus
blasonnées.
Dans le Traité sur ï origine des noms, M. de la Roque dit, au
chapitre 81, page 52 : « Archambaud de Bourdeille, fils d'Armand
et de Brunissen de Montbron, vivant en 1478, prit- le nom et les
armes de Bergerac du côté des femmes. »
De ces deux versions, quelle est la vraie ? Ni l'une ni l'autre
peut-être.
Pour la première, je me permettrai de la considérer comme une
légende, et, pour la seconde, de rappeler que la maison de Bourdeille — l'une des quatre, en Périgord, portant le titre de premiers
barons, c'est-à-dire marchant à la tête de la noblesse de cette
province — compte deux représentants à la croisade de 1248, et
l'inscription des noms et armes de Bourdeille au musée de Versailles en est la preuve évidente.
Donc, puisqu'il est constaté que, sous saint Louis (1248-1268),
les Bourdeille avaient, en propre, les armes telles qu'elles sont
décrites en tête de cette notice, il faut bien conclure qu'ils ne les
ont point prises, en 1478, des seigneurs de Bergerac, du nom de
Rudel, lesquels, en effet, portent deux pattes do griffon.
L'identité des armes de ces deux grandes maisons a pu seule
produire cette confusion.
Le premier rang que tenaient parmi les seigneurs du pays les
quatre premiers barons du Périgord, constate la grande origine
des Bourdcilles, des Biron, des Beynac et des Mareuil, tous
quatre ayant également la même prérogative.
Cette constatation faite, est-il besoin de rappeler que la maison
de Bourdeille établit une filiation suivie depuis 1248 jusqu'à nos
jours, qu'elle a donné des sénéchaux, des gouverneurs de la province, des lieutenants-généraux, des évêques, des archevêques et
le cardinal Hélië de Bourdeille, mis au nombre des bienheureux ?
Les descendants directs des barons de Bourdeille sont redeyenus
possesseurs en Périgord du château de leur nom, par l'acquisition
qu'en a faite, il y a quelques années, le marquis de Bourdeille.

- 101 ■—
DE BOURDINEAU, de la Boudelie, de Couchaud, de Vieillecour, ou Villecour, de Rivière
etc.
AIIMES : D'azur à la l'asce d'or accompagnée de trois
losanges d'argent, deux en chef et uno en pointe.

Cette famille était en possession, avant 89, de
la charge de conseiller secrétaire du roi, qui
l'anoblissait en temps que de besoin.
L'identité des armes de Bourdineau, en Périgord et en Limousin, avec celles de Bourdineau de Boisblandin, de Villamblin, de
Bussy, etc., en Orléanais, porterait à croire que ces familles ont
une même origine.
Un Bourdineau, écuyer, seigneur de Vieillecour, ligure, en 1789,
dans la liste des votants, pour les députés de la noblesse, à SaintYrieix, sénéchaussóe secondaire de Limoges. Antérieurement au
xvi° siècle, les Bourdineau étaient seigneurs de Boisblandin , de
Villamblin, de Gerbolière et de Bussy, dans le Blaisois. Le premier qui apparaît en Périgord est Jean Bourdineau, notaire royal
pout les fiefs nobles qu'il possédait à Négrondes, relevant de l'évêque de Périgueux. Parmi ses descendants, fut Pierre de Bourdineau, seigneur de Couchot et de la Boudelie, lequel acheta la
charge anoblissante de secrétaire du roi. II figure parmi les votants
dans l'Ordre de la Noblesse, en 1789, à Saint- Yrieix, ainsi inscrit :
messire Bourdineau, écuyer, seigneur de Vieillecour (moitié Limousin et Périgord). Cette maison est représentée aujourd'hui par
M. Firmin de Bourdineau, chef d'escadron de gendarmerie en retraite, demeurant à Saint- Yrieix.
123

Du BOUSQUET, de Verlhac (1), commune de
Saint-Chamassy ; de Sorges, de la Tour (2), commune de Cabans.

;

rr.TTTi

ARMES : D'or à une croix vidée de gueules.
VI.

" '

C'est ainsi que ces armes sont décrites dans le
Grand Armoriai de France (registre de Sarlat),
sous le nom de Jean-César du Bousquet, chevalier, seigneur de
la Tour.

(1) Verlhac, ancien repaire noble.
(2) La Tour, idem.

8ISLIG r n LOBE
D F [ A V !LLE

DE' PÉR CUEUX

*

- 102 Sous le nom de du Bousquet do la Tour, Courcelles dit : D'or à
la fasce d'azur chargée d'un bout/uet de lis d'argent lié de gueules.
Ce sont là les armes parlantes.
Dans PEtat général des gentilshommes de l'élection de Sarlat,
maintenus dans leur noblesse en 166(3, figure Jean-César du Bousquet, seigneur de la Tour, habitant de Saint-Pierre-de-Cabans ,
sénéchaussée de Sarlat.
D'après Saint-Allais, cette famille serait éteinte. Elle a donné un
cardinal. Dom Vaissette, dans son Histoire du Languedoc , mentionne un chevalier de cette maison, vivant dans le xi 0 siècle, qui
eut des aventures, dit-il, dont chacune fournirait matière à un roman.

DE BOUSSAC, de Lauganac, de Fonlanoue,
de Ver, de Marquessac, de la Roque.
ARMES : De gueules à trois chevrons d'or surmontés
d'un lion passant de même. (Dans le Grand Armoriai de
France, registre de Bergerac, sous le nom de Bernard de
Boussac, écuyer, sieur de Lauganac.)
'•"'i
Cette famille figure dans PÉtat général des
gentilshommes de l'élection de Sarlat, maintenus dans leur noblesse par M. Pellot, intendant de Guienne, année 1666.
Noble François de Boussac, seigneur de Ver, fils de noble Jean
de Boussac et de noble Jeanne de Montferrant, épousa, par contrat
du 9 novembre 1679, Magdelaine de Calvimont, fille de noble
Gaspard de Calvimont, seigneur du Cheylard, et de Françoise de
Gravier.

125

DE BOUSSIER, de la Rochette, de Rochepine,
de la Viguerie, de la Cipierre, de la Valette, ancien repaire noble, commune de la Bachellerie ;
de Coulaux, de la Faye, de Pechemourgue, etc.
ARMES : D'azur à trois tours d'or rangées en l'asces,
maçonnées et crénelées de sable. (Quelques branches y
ont ajouté une bordure vairée et contrevairée.)

Les Boussier venus, dit-on, de Bretagne, se sont établis en Périgord, vers la fin du xvi" siècle, par suite d'acquisitions qu'Yves de

103 —
Boussier, gendarme de la maison de Bretagne, deuxième du nom,
comte de Penlhièvre et du Périgord, en 1452, y avait laites.
Jean de Boussier, écuyer, seigneur de Roeltepinc et de La Valette, fut pourvu du gouvernement de la ville et du château de
Montignac-le-Comte , par Henri de Lorraine, duc de Guise, et
conservé dans cette chargé par le roi Henri IV, le 6 mars 1594.
Cette famille, qui a tenu un rang distingué dans la noblesse de
Sarlat, a été maintenue par M. Pellot, lo 29 août 1007, et a volé
aux Etats-Généraux de 1789 dans l'Ordre de la Noblesse, à Périgueux. (Voir aux procurations.)

12

LE BOUX ( GUILLAUME), Évêque de Périgueux,
nommé le 15 décembre 1866, prit possession de
son siège le 24 mai 1667.
ARMES : D'argent au chevron d'azur, accompagné en
chef de deux hures de sanglier arrachées do sable,
et, en pointe d'une tôle de limier de gueules accolée
d'argent.

Issu d'une famille obscure de l'Anjou, Guillaume'le Boux s'éleva
par son seul mérite. II fut prédicateur ordinaire de Lptlis XIV, et
sut conquérir les suffrages de la cour la plus littéraire et la plus
brillante du monde.
Né le 13 juin 1612, monseigneur le Boux mourut lc 6
août 1693, et fut enseveli dans le chœur de Saint-Front de
Périgueux.

DE BOYER, du Suquet, de Gazai, de la Coste,
de la Grave, etc.
ARMES : D'argent au lion couronné de gueules ,
accompagné de trois étoiles d'azur posées deux en chef et
une en pointe, et de trois cloches bataillées de sable mal
ordonnées.

Dans les jugements des intendants do Bordeaux portant maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718), se vois le nom de
Boyer.
Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse aux Etats-Géné-

- 104 raux de 1789, figure, à Périgueux, messire Antoine de Boyer,
écuyer, seigneur du Suquet, de la Coste et autres lieux, capitaine
de grenadiers, chevalier de Tordre royal et militaire de SaintLouis.

BOYER.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur à l'éloile d'or ; au
á, de gueules à l'épée d'argent posée en pal — signe
de baron tiré de l'armée ; — au 3, de gueules au lion
issant d'argent (Rietstap dit au lion contourné), armé et
lampassé de même.
í>r...ífi:ïi!

M. Boyer (Henri-Jacques-Jean), né le 24 juin
1767, à Sarlat, filleul du duc de Montesquiou, Évêque de Sarlat,
mourut le 10 novembre 1829.
Maréchal de camp, commandant de la Lógion-d'Honneur, chevalier de Tordre royal de la Couronne-de-Fer, chevalier de SaintLouis et baron de PEmpire, par décret du 15 août 1810, la baron nie était en Westphalie.
Ce général, n'ayant eu que des filles, adopta son petit-fils,
Alcide Ressès, né le 12 décembre 1826, lequel mourut
capitaine de frégate, le 25 octobre 1875, laissant de son mariage
avec M 110 Rey-Saint-Sauveur deux enfants : Henri Boyer-Ressès,
aujourd'hui élève à Técole spéciale militaire de Saint-Cyr, et
Marie Boyer-Ressès.
Le père de ces derniers, adopté à sa naissance par son oncle le baron Boyer, incorporant le nom de Boyer à celui de
Ressès, n'a pu en distraire le titre ; aussi le jeune Saint-Cyrien
Henri Boyer-Ressès doit-il tenir à honneur de conserver intact le
patrimoine transmis par son grand-oncle et se dire à bon droit le
baron Boyer-Ressès.

DE BOYSSEULH.
ARMES : D 'azur à lu bande d'argent, chargée de trois
larmes de gueules.
DEVISE : Tinximus sanguine, nnstro.

On trouve les armoiries de cette famille blasonnées de différentes façons. Dans Y Armoriai
de France (registre de Périgueux), sous le nom
d'Antoine de Boysseulh, écuyer, seigneur de Magnac : d'argent à

— 105 —
une bande de sable chargée de trois larmes d'argent et une bordure de même semée de larmes de gueules et de sable. — Dans le
Nobiliaire du Limousin : de gueules ù la bande d'argent chargée
de trois larmes du champ (alias : des larmes de sable). ■— Dans un
Mémoire pour Padmission aux honneurs de la cour, dressé par
Gherin : d'argent à une bande de sable chargée de trois losanges
d'argent, à la bordure de sable semée de larmes de gueules et
d'argent ; — enfin, celles portées sur les preuves de François de
Boysseulh, écuyer, commandant du roi Louis XIV en février 1697,
et auxquelles j'ai dû donner la préférence comme étant le blason
primitif de la famille (1).
Sans qu'il soit besoin d'énumérer les nombreux titres qui constituent l'ancienneté et la noblesse de la maison de Boysseulh, sans
mentionner sa maintenue, en 1666, devant d'Aguesseau, et sa
présence aux assemblées des Etats-Généraux de 1789, il suffira de
rappeler que Géraud de Boysseulh, sous le règne de PhilippeAuguste, ainsi qu'en fait foi une charte de St-Jean-d'Acre de 1191,
fit partie de la troisième croisade ; et que d'après une autre charte
de Saint-Jean-d'Acre, de 1240, un Raoul de Boysseulh assista à la
sixième croisade.

DE BOYSSON, de Gindon, de Doyssac, de la
Vergne, etc.
ARMES : D 'argent au chovron de gueules, accompagné,
en chef, de deux croissants de même, et, en pointe, d'un
arbre buisson terrassé de sinople, au chef d'azur chargé
de trois étoiles d'or.

Gette famille parait tenir sa noblesse du capitoulat ; on voit, en effet, dans le tableau chronologique des noms
des capitouls de Toulouse, publié en 1786, que vers le milieu du
xv" siècle , et jusque vers la seconde moitié du xvi e , plusieurs
sujets du même nom furent investis de cette charge, laquelle
donnait la noblesse, et que les uns portaient dans leurs armes le

(1) La tradition dit que la famille a pris pour blason trois larmes do sang
(de gueules), pour rappeler qu'un de ses membres reçut une blessure qui remplit ses yeux de sang, ce que voyant, ses compagnons d'armes lui crièrent en
vieux langage : Boys sculh (essuie tes yeux).

— 106 —
buisson terrassé et d'autres le chevron et les étoiles qui meublent
l'écu ci-dessus décrit.
Quoi qu'il en soit, je puis constater avec certitude que vers le
milieu du xvu° siècle, nos Boysson ont occupé — et presque sans
interruption jusqu'à la Révolution —■ t'office de conseiller au
présidial de Gahors, et qu'un de leurs membres, Bernard de Boysson, fut avocat-général à la cour souveraine des aides de Montauban, en 1769, jusqu'à la suppression de cette cour, en 89.
L'établissement de cette famille, en Périgord, date de 1801,
époque où Achille de Boysson se maria avec Judith de la VerrieVivant, qui lui apporta la terre de Doyssac, canton de Belvès
(ancien repaire noble ayant justice sur Doyssac et Grives).
Gelui-ci fut père d'Amédée de Boysson, qui eut, de son mariage,
contracté en 1836 avec Marie-Thérèse, fille du comte de GhaunacLanzac (1), neuf fils et quatre filles.
De ces neuf fils, huit sont sortis officiers des Ecoles polytechnique et de Saint-Cyr. Cinq étaient sous les drapeaux pendant la
guerre de 1870 à 1871, où deux d'entre eux ont péri glorieusement. L'aìné, Bernard, est aujourd'hui commandant d'une brigade de cavalerie; le second, Paul, lieutenant-colonel d'artillerie, et le troisième est mort en 1888, capitaine aux chasseurs
d'Afrique; deux autres sont, l'un contrôleur de l'armée, et l'autre
commissaire de marine et chef de service à Langon (Gironde).
Le plus jeune frère de cette vaillante famille, magistrat distingué avant 1880, a donné sa démission pour n'avoir pas à appliquer les lois anti-religieuses de MM. Ferry et de Freycinet et est
maintenant avocat à Sarlat. On peut donc dire que, si cette famille
possède la noblesse civile, elle a également la noblesse militaire.

(1)

Ancien officier

lembert.

au

régimenl

de

Bassignv-

et

de

Glaire

de

Morita-

- 107 —
131

DE BRACQUEMONT ( Auuií ) ,
(Picardie) Trémolat, Grangeneuve,
(Périgord).

d'Estalon
la Finou

ARMES : De gueules à huit losanges mis en croix.

Celte famille, originaire de Picardie, où on la
voit, en 1440, qualifiée du titre d'écuyer, seigneur de Bracquemont, est lìxée en Périgord depuis l'acquisition
faite par M. de Bracquemont, chef d'escadron au corps royal
d'état-major, de la terre de Trémolat — canton de Sainte-Alvère
— laquelle a passé à son fils, qui, de son mariage avec une demoiselle de Beauroyre, a fait la branche du Périgord.
Dans le catalogue des gentilshommes qui ont fait leurs preuves
devant les généalogistes du roi, pour être admis aux écoles royales
et au service militaire, figure François-Louis Aubé de Bracquemont, né le 9 mars 1767, au diocèse d'Amiens. Ces preuves furent
faites le 16 octobre 1783 devant Cherin père.
Philippe-Henri Aubé, chevalier de Bracquemont, capitaine au
régiment de Limousin, fut tué à f armée le 20 août 1746.
Depuis deux cents ans, cette famille suit la carrière des armes.
L'un de ses descendants, le chevalier Aubé de Bracquemont, fit
toutes les campagnes du premier Empire. Fait prisonnier à
Dantzick et emmené en Russie, il rentra en France en 1815, et
escorta, en qualité de volontaire , la famille royale jusqu'à la
frontière.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par jugement du
conseil d'Etat, du 27 juillet 1667, et par un autre jugement du 9
mai 1699; aux États-Généraux de 1789, elle figure parmi los
votants, dans l'Ordre de la Noblesse, à Péronue, Mondidier et
Roye, en Picardie.

DD BRANDON (PHILIBERT) Évêque de Périgueux, nommé le 23 septembre 1648, prit possession de son siège le 23 novembre 1649 et
mourut à Paris en 1652.
ARMES : D'azur à l'aigle éployée d'or, les deux têtes
surmontées chacune d'une étoile de mfime.

— 108 —
DE BRAQUILLANGE , de Mortegoute, etc.

ARMES : D 'azur au chevron d'or accompagné de Irois
taux (ou tal's) ou croix de Saint-Antoine de même, posés 2
et t et surmontés d'une étoile aussi d'or. Couronne comtale.

Le nom de Braquillange figure dans la liste
des gentilshommes convoqués à rassemblée de la Noblesse des
sénéchaussées de Tulle, Brive et Uzerohe, pour l'électiqn des
députés aux Etats-Généraux de 1789.

DE BRÉMOND ( OU DE BEHMOND ), d'Ars, de
Migré — et primitivement de Paluau, ancien
diocèse de Périgueux, aujourd'hui dans la Charente, — de Saint-Aulaire , arrondissement de
Ribérac, etc.
ABMES : D'azur, à l'aiglo éployée d'or, au vol abaissé,
langué de gueules.
DEVISES : In fovtunâ virlutcm. — Nobililíìs est virtus.

Un jugement de maintenue de noblesse, rendu par d'Aguesseau,
intendant du Limousin, le 3 septembre 1667, en saveur du marquis
de Brémond-d'Ars, constate l'antiquité de cette famille, et MM. de
Clérembaud et Cherin confirment cette assertion.
L Histoire généalogique, jusqu'en 1708, par Léon de Beaumont,
évêque de Saintes, et continuée par le R. P. Loys, gardien des
Cordeliers de Saintes, nous apprend que Guillaume de Bremond,
vivant à la fin du x e siècle, était seigneur de Paluau et d'autres
terres sur les confins du Périgord et de l'Angoumois, et que ses
descendants étaient établis dans les environs d'Aubeterre — ville
de l'ancien diocèse de Périgueux, aujourd'hui du département de
la Charente.
Aux États-Généraux, en Angoumois, en 1614, un baron de Brémond-d'Ans fut député de la Noblesse ; un autre membre de cette
famille fut également député de la Noblesse de Saintonge , en
remplacement du comte de la Tour du Pin, lieutenant-général,
commandant la province, appelé à Paris en qualité de ministre de
la guerre.

— 109 —
Un Josias de Brémond, écuyer, seigneur d'Ars, fut chargé par
lettres du roi Louis XIII, en date du 23 août 1635, de commander
les ban et arrière-ban de la même province.
Un jeune marquis de Brémond-d'Ars, qui avait combattu près
de son père à la défense mémorable de Cognac , en novembre
1651 , périt en héros sept mois après ['attaque de Montanceix — en Périgord — en qualité d'enseigne du régiment de ce
nom.
Cette maison tient au Périgord par diverses alliances.

135

S

DE BRETENOUX (RAYMOND), Evêque de
Sarlat, le 1 er octobre 1397 — et le 24 janvier
1404, évêque de Périgueux.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, de gueules à la tour d'or;
aux 2 et 3, d'azur au lion d'argent.

DE BRETTES, de la Mothe, de Valette, de
Goutelan, de Cieux, de Masrocher, de la Chapelle, de la Villatte, du Cros, du Puy-d'Ajat,
etc.
ARMES : D 'argent à trois brelles — vaches bretonnes —
de gueules, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur
l'autre. •

Cette famille a fait ses preuves de noblesse pour les écoles
royales militaires, pour les pages et pour Tordre de Saint-Jeande-Jérusalem.
Une branche fixée dans notre province avait pour chef le
vicomte de Brettes, chevalier de la Légion-d'Honneur, directeur de
l'enregistrement et du domaine à Périgueux.
Son fils et ses petit-fils résident au château de Puy-d'Ajat,
canton de Thenon, en Périgord.
La famille de Brettes, sur la production de ses titres devant
d'Aguesseau, intendant de Limoges, a été maintenue dans sa
noblesse.

- 110 —
137

Du BREUILH, de Malleret, de Brunet, de
Sainzac, de Masdemoiité, de la Roche-Guillabcult, de Lussac.
ARMES : D'azur à un fer de cheval d'or. — Casque à demi
tourné avec timbre. — Sur une plaque de cheminée en
fonle, le fer est accompagné de deux épées, la pointe
en haut.

Dans le milieu du xvn° siècle, on trouve en Périgord Louis du
Breuilh de Malleret, écuyer, seigneur du repaire Brunet, paroisse
de Saint-Prival (Dordogne) , marié à Marguerite de Gamain —
Camille dont la notice suivra. — Son fils François naquit au repaire
Brunet et épousa Marie de la Porte — autre famille mentionnée
à son numéro d'ordre.
Le 23 juin 1723, il fut fait un partage des biens de défunts
Hélie et Antoine de la Porte, oncles maternels , entre François
et sa sœur , issus des susnommés François et Marie de la Porte.
Ledit François étant mort avant 1760 sans enfants , institua
héritière universelle sa sœur Marie, dame de Belhade, qui apporta
ainsi à la famille de ce nom — inscrite au n° 67 ■— le Mas de Montet,
le repaire Brunet, le Maine-du-Puy, commune de Saint-Privat.
Possessionnés en Périgord pendant plus d'un siècle par la
famille du Breuilh de Malleret, j'ai cru devoir insérer leurs nom et
armes dans Y Armoriai de notre province.
Dans le catalogue de la noblesse de l'élection de Périgueux —
armoriai manuscrit de la lin du xvn° siécle déjà cité — On trouve,
sous le nom de Jean du Breuilh, sieur des Champs, du bourg de
Champeau, sénéchaussée de Périgueux, les armes ainsi décrites :
trois hures de sangliers de gueules en champ d'argent; casque de
front pour timbre.
Cette famille se rattache-t-elle à celle dont il s'agit ici, ou à
celle qui suit? La différence des armes, en l'absence de renseignements positifs, ne me permet pas d'en décider.

Du BREUILH, de Grolejac, etc.
ARMES : D'or, au chevron d'azur, accompagné, en chef,
de deux étoiles de gueules et en pointe d'un lion armé et
lampassé de même.

Le nom de du Breuilh de Grolejac figure dans
la liste des votants (l'Ordre de la Noblesse),
aux États-Généraux de 1789.

— 111 Du BRIANÇON, de Manzac, de la Mothe. de
Saint-Martial , de Perrou , du Pierrail , de
Montcuq, du Rival, de la Monzie, etc., en Périgord.
ARMES : De gueules à trois fasces ondées d'or.

Les armes des Brancion — en Bourgogne —
ne diffèrent de celles-ci que par rémail du champ. L'analogie du
nom et des armes est trop frappante pour ne pas faire supposer
que ces deux maisons ont une commune origine, et que Briançon
n'est qu'une altération de Brancion (1).
La maison de Briançon, dont la filiation est établie par titres
depuis 1415, époque où elle possédait, dans la commune de Verteillac, un château de son nom et prenait la qualification de
chevalier, a été maintenue dans sa noblesse par M. Pellot, intendant de Guienne, en 1666, et plusieurs de ses membres ont voté,
aux États-Généraux de 1789, dans l'Ordre de la Noblesse, à Périgueux, à Libourne et Bordeaux.

140

DE BRIE, de Beaufranc, de la Guinardíe,
etc.
ARMES : D'or à trois lions de gueules, couronnés, armés
et lampassés d'azur.

Un Jean de Brie rendit hommage, le 14 mars
1452, à Charles, seigneur d'Albret ; un autre
Jean, au môme d'Albret, le 17 janvier 1469.
Cette famille a fait ses preuves de noblesse en 1598.
Le nom de Brie se voit dans les jugements des intendants de
Bordeaux, portant maintenue de noblesse (période de 1697 à
1718). Ét aux États-Généraux de 1789 (Ordre de la Noblesse),
ligure, parmi les votants, messire Alexis de Brie, seigneur de
Beaufranc.
Le Grand Armoriai de France (registre de Périgueux, Ordre de
la Noblesse), donne à François de Brie, qualifié écuyer, sieur de
Laguinardie, les armes ci-dessus décrites.

{!-) Les armes de Brancion -se voient au musée de Versailles.

— 112 —
133

DE BROCHARD, de Puymorin — ancien fies
de Saint-Front-d'Alèmps — de Puymarteau, de
l'Age, de la Nauve, de la Rivière, de la Gourdonie — ancien repaire noble d'Ey virât.
ARMES : D'argent à un cerf de sable passant, surmonté
de trois larmes de gueules rangées en sasce ; au chef d'azur
chargé de trois étoiles d'or et mieux trois fleurs de lis.

Dans un Armoriai manuscrit de la fin du xvn° siècle, sous le
nom de Brochard, sieur de Puymorin, habitant de la paroisse de
Saint-Front-d'Alemps ; sous celui de Brochard, sieur de Puymarteau, habitant de la paroisse de Saint-Pierre-de-Côle, et, enfin,
sous le nom de Brochard, sieur de l'Age, tous trois cousins
germains, les armes sont les mêmes, à l'exception du chef où les
trois étoiles sont remplacées par trois fleurs de lis.
C'est ainsi qu'elles se voient sur le cachet de la famille, laquelle
est représentée aujourd'hui par M. et M mé de Brochard de MaisonSeule, commune de Sorges, et par leur fils.
Cette famille figure dans le Grand Armoriai de France, sous le
nom de Marc de Brochard, écuyer, seigneur de Brochard, et sous
celui de Gaston de Brochard, écuyer, seigneur de Lanauve, et
parmi les votants, dans l'Ordre de la Noblesse, en 1789, se voient
ainsi inscrits : Messire Dominique de Brochard, chevalier, seigneur
de Puymorin, habitant de la maison noble de la Rivière, paroisse
de Saint-Sulpice-d'Excideuil , et la veuve de messire Marc de
Brochard, ancien mousquetaire gris, seigneur de Brochard, Puymorin, la Gourdonnie, etc., laquelle, agissant au nom de ses
enfants , nomma, pour la représenter dans les assemblées de la
noblesse, son frère messire Henri-Jacques Wlgrin , marquis île
Taillefer.
142

DE BRONS de la Viguerie (en Périgord), de
Cezerac et de Ladoze (en Agenais), de la Romiguière (en Quercy), de la Briasse (en Angoumois), de Verac, de Pommiers et de Literie (en
Bordelais), etc.
ARMES : D 'azur, à Irois rocs d'échiquier d'or.

Deux frères du nom de Brons figurent dans les assemblées de
la noblesse aux Etats-Généraux de 1789, l'un qualifié de vicomte
deBrons, colonel d'infanterie, aide-major-des-logis des armées du

— 113 roi, ot commandant, pour Sa Majesté, des ville et pays de
Libourne, et l'autre, de chevalier de Brons, ancien capitaine au'
régiment des gardes lorrains, habitant de la ville de Sarlat, tous
deux chevaliers de Tordre royal et militaire de Saint-Louis.
Dans l'Etat général des gentilshommes de Sarlat, maintenus
dans leur noblesse, .en 1666, par M. Pellot, intendant de Guienne,
sont inscrits deux membres de cette famille.

DE LA BROUE, de Pechcmbert (en Sarladais),
de Saint-Germain, etc.
ARMES : D'azur, au chevron d'or, accompagné de trois
tours d'argent, deux en chef et uno en pointe.

Noble Pierre de la Broue, écuyer, sieur de
Péchembort, et noble François de la Broue,
écuyer, sieur de Regagnac, faisaient partie du
ban de la noblesse de Sarlat, en 1674.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse, en 1666, par le
même M. Pellot, ci-dessus nommé, et a voté à Périgueux pour les
députés de l'Ordre aux États-Généraux.
Les la Broue de Vareilles, connus en Poitou et en Quercy, dès
le xvi c siècle, portent des armes semblables quant à' Témail du
champ et du chevron, seulement les tours sont remplacées par
deux coquilles en chef, et en pointe par une main ou gantelet.
L'identité du nom et Tanalogie des armes sembleraient indiquer
une môme origine.

DE BROULHAC, du Combier, paroisse de
Vélines, juridiction de Montravel (en Périgord),
de la Bodinière (en Poitou).

un

ARMES : Parti , au l", d'argent à sept mouchetures
d'hermine posées 3 et 4, au chef de même chargé d'un
besant de sable ; au second, parti d'argent à neuf fusées
d'azur mises en pal.

Ces armes sont prises dans Y Armoriai, manuscrit de la fin 'du
XVII E siècle, sous les noms de : François Brouillac, sieur dudit lieu,
et de Jean Brouillac, sieur du Combier, habitant la paroisse de Vélines, en Périgord.
8

— -114 —
En Poitou, la branche de Broulhac de la Bodinière porte :
D'argent à cinq mouchetures d'hermine de sable mises en sautoir,
au lieu de sept, comme celle du Périgord.

145

* *

* * i *

DE BROULHET, de la Boissière.
ARMES : D'hermine à une sasce de gueules.

Dans la liste des -votants pour les députés de
la Noblesse aux États-Généraux de 1789, figure
messire Jean des Broulhet (do Broulhet), écuyer,
chevalier de l'Ordre royal et militaire de SaintLouis, ancien garde du corps du roi, seigneur haut justicier de la
paroisse de Boissière, habitant en son château de ce noin.

* £ *

DE LA BROUSSE (ou DE LABROUSSE), de Verteillac (en Périgord), de Saint-Mayme, de la
Tour-Blanche, de Saint-Martin-le-Pin, de SaintFront-de-Champniers , de la Bouzière , de la
Pourade, de Peyrigaud, de Meysès, de la Combe,
de Barrete, d'Atis (Seine-et-Oise), etc.
ARMES : D'or au chêne terrassé de sinople fruité de douze glands

d'or; au

chef d'azur chargé de trois étoiles de l'émail du champ.

Dans l'histoire généalogique et chronologique de la maison
royale de France et des grands officiers de la couronne, le P. Anselme dit : La Brousse, famille originaire du Bourbonnais, remontant au xinB siècle, époque où un de ses membres s'établit en
Limousin et plus tard une autre branche se fixa en Périgord, et il
cite, entre autres, le général Jacques de la Brousse, né près de
Nontron en 1486, qui périt à la bataille de Dreux, le 19 décembre
1562; son fils, qu'il qualifie de gentilhomme de la chambre du roi
et de lieutenant de cent hommes d'armes, qui fut tué à ses ctìtés,
et Thibaud son petit-fils, lequel servit avec distinction sur terre et
sur mer.
Les services, militaires de ces trois générations successives
méritaient bien les lettres de noblesse que Louis XIII accorda en
octobre 1644, à Thibaud de la Brousse, comte de Verteillac.

Dans le dictionnaire historique des généraux français (chronologie militaire), Courcelles, en rappelant que Nicolas de la Brousse,
comte de Verteillac, lieutenant-général des armées du roi, mourut
au champ d'honneur à l'àge de 45 ans, près de Mons, dont il était
gouverneur en 1693, rapporte les paroles suivantes que le roi
Louis XIV adressa à cette occasion à sa veuve : « J'ai perdu clans
le comte de Verteillac le meilleur officier que j'aie eu depuis le
maréchal de Turenne. »
Ce général ne laissa qu'une fille unique, qui épousa le 21 octobre
1781 son cousin germain Thibaud de la Brousse, comte de Verteillac, dont provint César-Pierre-Thibaud de la Brousse, marquis
de Verteillac, comte de Saint-Mayme, baron de la Tourblanche,
seigneur de Saint-Martin-le-Pin, lieutenant du roi, gouverneur et
grand sénéchal du Périgord, lequel présida en 1789 rassemblée
générale des trois États de la province, comprenant les sénéchaussées de Périgueux, de Sarlat et de Bergerac.
Plusieurs familles du nom de Labrousse existant en Périgord,
revendiquent l'honneur de descendre de la môme famille que les
la Brousse de Verteillac ; mais n'ayant pas eu communication de
leurs titres, je n'ai pu juger si leurs prétentions étaient ou non
fondées ; il en est une cependant qui figure sous le nom de la
Brousse de la Combe, dans l'État général des gentilshommes de
sélection de Sarlat maintenus dans leur noblesse en 1666, et que
j'ai dû inscrire ici comme étant une branche des seigneurs de
Verteillac, et avec d'autant plus de raison qu'un Pascal de la
Brousse, seigneur de la Combe, se fit représenter, aux assemblées
de la noblesse de 1789, par le marquis de la Brousse de Verteillac.
Les armes ci-dessus blasonnées ne paraissent pas avoir été portées
de même par toutes les branches. Ainsi, dans le Grand Armoriai
de France (registre de Sarlat), on les voit : 1° Sous le nom de
Pierre de la Brousse, écuyer, seigneur de Caysac : D'or au chêne
de sinople et une bande d'azur brochant sur Je tout ; 2" sous le
nom de Jean de la Brousse, écuyer, seigneur de Saint-Front :
De sinople a une porte d'or et au chef cousu d'azur ; 3° sous le
nom de la Brousse, seigneur du Couret : D'argent à trois lions de
sinople 2 et 1 ; ici le changement est complet.

— M6 —
141

DE BRUCHARD, de Montmady, repaire commune de Corgnac, canton de Thiviers ; de la
Pomelie, de Magnar de Fayol.
A RMES : D 'azur à trois fasces d'or et un pal d'argent
brochant sur le tout.

Cotte famille figure dans les maintenues de
noblesse et dans les assemblées de la noblesse de la Carrèze aux
États-Généraux de 1789.

DE BRUGIÈRE, de Laborie, de la Tour, des
Andrieux, de Saint-Julien-d'Eymet, de Prolssan, de la Besage, de la Bastide, de Brayac, de
Gaspard, etc.
A RMES : D 'or à trois fasces ondées d'azur, au chef de
gueules chargé de trois roses d'argent. ■

Dans l' Armoriai, manuscrit de 1666 environ, déjà cité, on voit,
sous le nom de Brugère, conseiller du roi en la chambre des aydes
de Castres, habitant de Bergerac, les armes suivantes : Ecartelé,
aux 1 et 4, d'azur ù trois barres d'argent ; et aux 2 et 3, d'or à
trois mouches à miel de sable; et, dans le Grand Armoriai de
Franco (registre de Bergerac), sous le nom de Brugière (David),
sieur de la Tour, elles sont simplement : D'azur à trois ruches à
miel d'or.
D'après des notes généalogiques relevées dans les papiers de
cette famille, Pierre de Brugière, qualifié, dans une sauvegarde ou
exemption de Henri IV, datée de Sainte-Foy, de baron de Venaulx
et de Mantière, en Haute-Auvergne (Cantal), aurait eu de son mariage avec Anne-Marie de Blot : messires Amable et Thomas de
Brugière.
1° Amable continua en Haute-Auvergne la branche aînée, laquelle fut représentée, clans les assemblées de la noblesse de
Saint-Flour aux États-Généraux de 1789, par le baron de Brugière
de Rochebrune.
2° Thomas de Brugière, chevalier, seigneur de Laborie, s'établit
en Périgord. II épousa en premières noces, vers 1614, Isabeau de
Verthamon, dont il fut héritier. II n'en avait pas eu d'enfants ;
mais de son second mariage, en 1641, avec Jeanne du Puch-

— 117 —
d'Estarac, il en provint plusieurs dont la filiation, pour l'ainé du
moins, s'est poursuivie sans interruption jusqu'à nos jours.Parmi les membres de cette famille qui votèrent dans r Ordre de
la Noblesse aux Etats-Généraux de 1789, à Périgueux, je citerai,
ainsi inscrits : messire Jacques-David de Brugière des Andrieux,
chevalier, officier de dragons au régiment du roi; messire Mathias,
chevalier de Brugière, chevalier de Saint-Louis; messire Gabriel
de Brugière de Bellevue, seigneur, haut moyen et bas justicier de
la seigneurie de la Bastide, démembrement de la châtellenie do
Puyguilhem, canton de Sigoulès, et messire Jean-Baptiste, baron
de Brugière, chevalier, seigneur de Saint-Julien. Ce dernier avait
épousé en 1778 Marguerite-Magdelaine de Gontaud-de-SaintGeniès.

DE BRUGIÈRE (et BRUGÈRE), do la Barrière,
commune de Trémolat ; de Guyonnet, de la
Chaize, de Moulinet.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'or à la montagne de sinople de trois coupeaux ; au chef d'azur chargé d'un soleil
rayonnant d'argent ; aux 2 et 3, d'azur à la croix d'argent.

Ces armes, que s'attribue cette famille, ne diffèrent des Brugière de Barante (en Auvergne), que par les branches de brugière
(armes parlantes) que ces derniers portent dans les l* r et 4 e quartier
de leur écu. L'analogie de ces deux armes porterait à croire que
les Brugière de la Barrière (en Périgord) , et les Brugière de
Barante (en Auvergne), ne font qu'une seule et même famille.
Cependant, d'après les titres, sur les Brugière de la Barrière,
titres que j'ai sous les yeux, je serais plutôt disposé à rattacher
cette famille à celle dont l'article précède, Toutes deux, en effet,
constatent leur existence en Périgord depuis plusieurs siècles, de
même que leur noblesse ; par les qualifications de messire, do
noble et d'écuyer qui, avant 89, étaient portées par elles ; par des
possessions de terres importantes, et par des mariages avec de
nobles familles du pays. Et ce qui tendrait à fortifier cette opinion
d'une communauté d'origine ou du moins que ces deux familles se
sont confondues ensemble, c'est que l'on voit un messire noble
Jean-Jacques-David de Brugière de la Barrière, écuyer, seigneur
de la Chaize, officier au régiment de Forest, épouser Jeanne-Marie
de Brugière, le 11 septembre 1782, et, vers la même époque,

— 118 —
messire Jacques-David de Brugière des Andrieux, chevalier, officier de dragons au régiment du roi, lequel, ainsi qu'il est dit au
précédent article, vota aux États-Généraux de 1789.
Dans le Recueil des titres de Périgueux, imprimé en 1775, on
voit inscrit noble de Brugière de la Barrière, lieutenant dans le
régiment provincial de Périgueux. Et dans la liste des Périgourdins morts au champ d'honneur dans la guerre de 1870-1871,
figure un jeune Brugière de la Barrière (Sully), officier de chasseurs
à cheval, neveu du lieutenant-général Morand du Puch de Feletz.
Un Brugière de la Barrière, docteur en théologie, curé de SaintMartin-le-Pin, vota aux États-Généraux de 1789,' dans l'Ordre du
Clergé.

BRUN, de la Valade, ancien repaire noble
de Romains, près Nontron ; de Grospuy, de
Lestrade, de la Jarthe, etc.
AIIMES : D'or à la croix de gueules.

Ces armes, relevées sur un des vitraux peints
du château de la Jarthe, commune de Coursac,
y sont accolées à celles de Fayolle, et ceci s'explique par le mariage, contracté le 20 octobre 1586, de Jean de Fayolle, écuyer,
seigneur de la Vernode, avec Marie Brun, dame de la Jarthe,
veuve de Hélie du Puy, écuyer, seigneur de la Jarthe et de la
Raymondie.
La qualification d'écuyer, seigneur de la Valade, donnée à cette
époque à la famille Brun,— Jean et Antoine Brun, écuyers, frères,
étaient coseigneurs de la Valade et de Lestrade en 1519, — et les
alliances ci-dessus, auxquelles je puis ajouter celles contractées
par les Lur-Longa, les Gourdon-Genouillac, les d'Abzac, etc.,
doivent faire conjecturer que le nom de Brun, qui se voit inscrit
dans les listes des maintenues de noblesse, période de 1697 à 1718,
est bien celui de la famille dont il est ici question.
Dans un terrier où se voit constatée la mort de noble Brun,
seigneur de la Valade, arrivée le 5 février 1495, et enterré devant
l'autel de la Sainte-Vierge, dans l'église d'Ajat, il y est dit :
famille noble de toute antiquité.

— 119 151

BRUNET de la Besse.
AMES : D'azur à la croix d'argent.
TIMBRE : Un casque à demi tourné

f Armoriai manus-

crit de llitilì).

D'Hozier, dans le Grand Armoriai de France,
sous le nom de Jean Brunet, écuyer, seigneur
de lá Besse, décrit ainsi ses armes : De gueules au griffon d'or.
Les Brunet de la Besse sont inscrits dans les maintenues de
noblesse, période de 1697 à 1718.

BRUNET, de Montreuil, de Thryé, de Sérigné, de la Rigalle, de la Bonnette, paroisse de
Sarlhac, en Périgord.
ARMES : D'azur à la tour d'or mise en abîme, accompagnée de deux roses d'argent, en chef, et d'un croissant de
même en pointe. (D'Hozier et Cherin.)

Bien que ces armes n'aient aucune analogie
avec celles décrites à l'article qui précède, la résidence, vers la lìu
du xvn e siècle, des Brunet de la Besse, à Saint-Vincent-sur-lTsle,
canton de Savignac-les-Eglises, et celle des Brunet de laBonnetie,
même canton, pourrait faire supposer une même origine.
Dans le Dictionnaire de l'ancien Poitou, par MM. H. Filleau et
de Chergé, il est dit : « Cette famille, originaire du Périgord, vint
vers 1540 s'établir à Fontenay-le-Comte, où elle subsiste encore
aujourd'hui. »
L'auteur présumé de cette famille, Adhémard Brunet, habitant à
Bergerac, fut anobli par lé roi Philippe VI, à Senlis, en décembre 1338, ainsi que toute sa postérité de l'un ou l'autre sexe (1).
(Voir le Traité de la Noblesse , par M. de la Roque , imprimé
èn 1735, k Rouen, page 60.)

(1) A la supplication de Talleyrand de Périgord, cardinal de Sainl-Pierre-csLiens (ad vinculà).

— 120 —
DE BRUZAC, de Domine, du Bastit et coseigneur de Beaulieu (en Agenais), etc.
ARMES : D'argent à trois lions de gueules. (Courcelles.)

Dans V Armoriai manuscrit de 1666 déjà cité,
elles sont décrites ainsi : D'or ù trois lions
couronnés dé gueules, à la bordure de sable
chargée de besants d'or sans nombre ('alias neuf), sous le nom de
Grimond Bruzac, seigneur de Domme, habitant des bourg et paroisse d'Agonac.
Cette noble et ancienne maison, alliée, dans le xiv e siècle, à celles
de la Cropte, d'Abzac, de Bonneguise et autres, parait s'être
éteinte, d'après Courcelles, dans celle de Durand de Laudonie, du
Bastit, d'Auberoche, etc. II ne faut pas, ajoute ce généalogiste, les
confondre avec les Flamenc de Bruzac.

DE BUADE (ou DE BUHADE), de Saint-Cernin,
ancien repaire noble, commune d'Issigeac ; de
Saint-Rémy, de Burée, de Beauregard, de Ferrensac, etc.
ARMES : D'azur à trois membres de griffon d'argent.
Alias : D'or.

C'est sous le nom de Buade, écuyer, seigneur de Saint-Cernin,
que le Grand Armoriai de France (registre de Bergerac), a enregistré ces armes.
De cette famille était Antoine de Buade, seigneur de Fronteneau,
baron de Peluau, premier maître d'hôtel du roi Henri IV, gentilhomme de sa chambre, chevalier de ses Ordres, conseiller d'Etat
et capitaine gouverneur de Saint-Germain-en-Laie.
Dans l'Etat général des gentilshommes de la sénéchaussée de
Sarlat maintenus dans leur noblesse par M. Pellot, intendant de
Guienne, État publié par M. de Gérard, en 1873, figurent six sujets
du nom de Buade.
|

— 121 —
Du BUC, de Marcussy, de Ferret, de SaintPrix, de Marnière, de Montaigne (ancien repaire
noble qui fut l'habitation de Michel Eyquein de
Montaigne), de la Borde — ces deux dernières
seigneuries en Périgord.
ARMES : Parti, au l or , d'argent à la sasue d'azur — armes
anciennes ; — au 2°, d'azur, à un sauvage d'argent portant sur son épaule droite une massue de même, au chef cousu de gueule»
chargé de trois flèches empennées d'argent, l'une sur l'autre en fasces —
armes portées par la branche qui s'établit, vers les premières années du dernier
siècle, à la Martinique.

Bien que MM. du Bue de Ferret, intendant-général des colonies,
député de la Martinique ; du Bue de Saint-Prix, lieutenant de
vaisseau, aient été autorisés, le 31 mai 1782, comme descendants
de Pierre du Bue, leur bisaïeul, gentilhomme de Normandie — les
lettres de noblesse qu'obtint en mai 1701 Pierre du Bue, capitaine
de milice à la Martinique, constatent cette descendance — aient
été autorisés, dis-je, à relever les nom et armes de la famille,
je n'ai pas cru devoir, ici, séparer les armes modernes des anciennes.
On lit dans la Notice historique de la Noblesse française aux
Colonies, par Borel-d'Hauterive , que la famille du Bue a été
maintenue dans sa noblesse en 1668, et que Jean-Philippe du
Bue de Marnière, de la même souche -que la branche des colonies,
fut convoqué aux assemblées de la noblesse de La Rochelle, en
1789.
On y voit aussi que la sultane Validé, mère de Mahmout, était
de la famille du Bue. — Elle avait été prise par des corsaires
algériens, en se rendant à la Martinique.
Un du Bue de-Marcussy, né à la Trinité, en 1764, figure dans le
catalogue des gentilshommes qui firent leurs preuves devant les
généalogistes du roi, pour être admis dans ses écoles, et qu'il en
sortit, en 1782, sous-lieutenant dans le régiment d'Auxerrois.
C'est sans doute ce dernier qui était possesseur de la terre de
Montaigne, et dont le fils épousa M lle de Montozon de la Borde,
duquel mariage naquit Marie-Félicité du Bue de Marcussy ,
qui a épousé M. Charles-Marie Chapiteau de Bémondias, le 4
décembre 1860.

— 122 —
BUGEAUD, de Ribeyrolle (commune de Sarrazac), de la Piconnerie, de la Durantie (commune de la Nouailles), d'Isly.
ARMES : Parti, au 1", d'azur au chevron d'or, accompagné en pointe d'une étoile de même ; au chef cousu de
gueules chargé de trois étoiles aussi d'or , qui est
Rugcaud ; au 2 coupé, au 1", d'or à l'épée haute de
sable, et au 2", de sable au soc de charrue d'or posé en
bande, qui est d'Isly.
DEVISE : Ense et aralro.

Le titre de duc d'Isly a été confirmé par les lettres patentes du
16 septembre 1841 , à Thomas-Robert Bugeaud , maréchal de
France et gouverneur de l' Algérie, en mémoire de la victoire
remportée par l'armée française, le 14 avril précédent, sur les
bords de la rivière de ce nom.
Bien que Borel-d'Hauterive dise que le grand-père du maréchal
Bugeaud, duc d'Isly, était forgeron et qu'il sut gagner de l'argent
avec son bras vigoureux et en se brûlant les yeux et les doigts, il
n'en est pas moins vrai que la noblesse de son père est constatée
par sa présence , en 1789 , aux assemblées de la noblesse
du Périgord et qu'il est inscrit parmi les votants : Messire JeanAmbroise de Bugeaud, chevalier, seigneur de la Piconnerie.

DE ou DU BUISSON, de Sainte-Croix.
ARMES : Coupé, au l" r , d'or à un pal de sable accosté
de deux lions de gueules ; au 2», d'argent à un arbre
buisson terrassé de sinople.

Les Buisson de Sainte-Croix ont conservé la
tradition d'une origine commune avec la famille
de Buisson (ou du Buisson) de Mirabel , de
Bournazel, de Belcastel, d'Aussonne, de Bouteville, etc.
Si les titres de famille qui ont échappé aux flammes de 93,
n'établissent pas avec certitude cette opinion traditionnelle , ils
constatent du moins la noblesse, et, par conséquent, son droit de
prendre place dans YAvmorial du Pórigord. Avant 89, en effet,
les de Buisson de Sainte-Croix étaient alliés à des familles distinguées dans la noblesse et occupaient des positions qui justifiaient

— 123 —
les qualités de messires, écuyers, seigneurs de Sainte-Croix, dónt
ils se qualifiaient (1).

Du BURGUET, de Porboutout, de Nadaillac,
de Beauvière, de Gandillac, de Fraysse, etc.
ARMES : D'azur à une maison sommée d'une flèche
empennée, la pointe en haut, accostée de six étoiles mises
en pal, trois de chaque côté, le tout d'argent.

On lit dans une notice sur la famille du Burguet, que ses titres ayant été brûlés dans les
guerres de Religion, elle fut inquiétée plus tard dans la jouissance
de ses droits, et que, pour faire cesser cet état fâcheux, un de ses
membres, François du Burguet, reconstruisit sa íìliation pour
une partie de ses ancêtres et obtint, en conséquence, des lettres
patentes sur arrêt, portant maintenue de noblesse, en date du 7
octobre 1716.
Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse, aux États-Généraux de 1739, figure M. du Burguet de Nadaillac. II vota pour lui
et pour dame de Lamberterie .

159
m:
4-í

DE LA CALPRENEBE (DE COSTE), de Toulgou — ancien repaire noble, commune de Salignac, en Périgord — de Monrival, etc.
ARMES : D'azur à trois coquilles
une étoile de même en cœur.

d'argent, 2 cl 1, et

Dans le Grand Armoriai de France (registre
de Sarlat), elles sont décrites, sous le nom de
Jeanne de Coste : D'argent à une croix de gueules cantonnée de
quatre coquilles.
Gautier de Coste, seigneur de la Calprenède, né vers l'an 1612,
au château de Toulgou, devint gentilhomme de la Chambre du
roi, dignité qu'il conserva jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée en
1663. II composa plusieurs romans et tragédies.
42

(1) Cette famille esl
Buysson.

représenlée en

Auvergne par le comte François du

II est rapporté par un de ses biographes que le cardinal de
Richelieu, après avoir entendu la lecture d'une de ses tragédies,
lui dit : « La pièce n'est pas mauvaise, mais les vers sont lâches. »
— « Jarney ! reprit vivement l'autcur, il n'y a rien de lâche dans
la maison de la Galprenède. »
Dans l' Impôt du Sang, ou la Noblesse de France sur les champs
de bataille, publié par Louis Paris, on voit un membre de cette
famille ainsi inscrit : Jean de Coste, dit Toulgou, d'abord cadet au
régiment des gardes françaises, puis capitaine d'une compagnie
d'infanterie et gouverneur de Monteculoo, dans le Monferrat,
nommé par la duchesse de Savoie, vers 1638 : s'étant retiré dans
la citadelle, lors du siège de cette place par les Espagnols, résolut
de la défendre jusqu'à la dernière extrémité ; il y périt, âgé d'environ 28 ans, emporté par une mine des assiégeants.

DE CALVIMONT, de l'Erm — ancien repaire
noble, commune de Roufsignac — de St-Martial,
de la Tour-Céron, clos Tours-de-Montaigne, du
Cheylard, de Plazac, de Chabans, de St-Robert,
etc.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, de sable au lion d'or ; aux
2 et 3, de gueules à la tour d'or — armes de concession ; —
et sur le lout, de gueules à la bande d'or chargée d'un lion de sable, qui est de
Calvimont.

Lainé, dans son Dictionnaire véridique des Maisons nobles de
France, dit cette famille anoblie en 1352 pour services militaires;
mais, d'après Courcelles, ce serait là une erreur. Cet anoblissement concernerait les Chaumont. S'il est vrai, en effet, comme le
disent d'autres généalogistes, que le premier du nom do Calvimont , dont il est fait mention en Périgord , fut qualifié do
chevalier (miles), dans un acte de- 1296, pourquoi, 56 ans
après, le fils ou pelit-fìls aurait-il eu besoin d'un anoblissement ?
De cette famille, qui parait aujourd'hui éteinte, était Jean de
Calvimont, second président du parlement de Bordeaux, nommé
ambassadeur, en 1526, auprès de Charles-Quint, par le roi François I er , pour négocier la rançon des enfants de France qui étaient
en otage à Madrid.

La branche de Calvimont de Saint-Robert a fini dans la personne
de Jean-Baptiste-Albert, vicomte de Calvimont, charmant écrivain,
qui a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels je citerai : Les
Veillées vendéennes, F. Honnête homme, etc., et qui, après avoir
été sous-préfet de Nontron, puis de Bergerac, et, enfin, préfet de
la Dordogne, est décédé maître des requêtes de première classe,
au Conseil d'Etat , sans laisser de postérité de son mariage ,
contracté, le 17 février 1841, avec Catherine-Thérèse Wlgrin de
Taillefer.
Albert de Calvimont était chevalier de la Légion-il'Honneur et
commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Graiiil.
La maison de Calvimont a été maintenue dans sa noblesse en
1666, et a voté aux États-Généraux, en 1789, pour les députés de
l'Ordre de la Noblesse, à Périgueux (1), à Limoges, à Bordeaux, à
La Rochelle, à Agen et à Saintes.

DE CAMAING (ou CAMIN), de Saint-Sulpicede-Mareuil, de Verdoyer, de Champniors, d'Oradour, de Puylambert, de Romofort, de Cazes,
de la Coutencie, de Lestang de Lavergne.
ARMES : De gueules à un pal d'argent accosté do deux
lions affrontés de même ; au chef cousu d'azur, chargé
d'une croix du Saint-Esprit d'argent, entre deux éloiles de
même.

Le Grand Armoriai de France, registre de Périgueux, au lieu
d'une croix du Saint-Esprit, dit simplement, sous le nom de
Henri de Camaing, écuyer, seigneur de Saint-Sulpice, et de
Antoine de Camaing, écuyer, seigneur de Lestang : une croisctle.
Cette maison a été maintenue dans sa noblesse, en 1666, et, en
1789. figurent, parmi les votants pour les députés de l'Ordre de la
Noblesse, messire Nicolas de Camain/chevalier, seigneur de la

(1) Voir aux procurations : M. Jean-Bapliste-Auguslin-Armand de Calvimonl,
seigneur de Saint-Chamarand, de Saint-Martial, capitaine de cavalerie au régiment de Royal-Piémont ; noble Jean-François de Calvimont, chevalier, seigneur
de Saint-Antoine-dIAuberochc, et aulre Jean-François do Calvimpnt, seigneur de
plusieurs fiefs, dans la paroisse de La Chapelle-Aubareil, elc.

- 126 —
Contencie, et messire Alexis de Gamain, chevalier, seigneur de
Saint-Sulpice. (Voir aux procurations.)

DE CAMPNIAC, de la Mothe, de Romain, de
Malut, de Brelange, de Marzac.
ARMES : D'argent à trois ancres d'azur. — On trouve
aussi à trois chapeaux de triomphe — ou trois couronnes
de laurier (1).

Dans une ancienne généalogie de la maison
de Campniac (manuscrit écrit en caractères d'imprimerie — papiers Léon Lapeyre, ancien bibliothécaire), il est
dit que les armes primitives étaient trois grelots d'or et que les
trois ancres sur fond d'argent sont des armes de concession,
données par le roi, pour rappeler sans doute quelques faits mémorables. — Ces dernières, ajoute le même manuscrit, se trouvent
sur la porte du château de Beaumont et sur celle du château des
Etangs, réunies à celles d'une damoiselle de Nesmon des Etangs,
femme d'un seigneur de Campniac.
Le nom de Campniac se voit dans les listes des maintenues de
noblesse, et parmi les votants aux États-Généraux de 1789, figure
dans l'Ordre de la Noblesse : « Messire Jean-René de Campniac,
chevalier, seigneur de Malut et autres places, habitant en son
château et fief de Malut, paroisse de Beaussao. »

(1) Ces armes ne sont pas les seules qui ont élé portées par la famille. Un
sceau en fer, Irouvé, dit M. de Mourcin, antiquaire, dans les décombres du
château de Marzac, en Sarladais — ancienne propriété qui passa, par décret, vers
le milieu du xvi° siècle, dans la maison de Roflìgnac, et, de cette dernière, dans
celle de Carbonnier de Castillonnès, qui en a retenu le nom, — ce sceau, dis-je,
de forme ronde, contient un écu penché à sêncslre, dans lequel se voit une
bande accompagnée, dans la partie supérieure, d'une corneille passant dans le
sens de la bande. — Ni dans le fond, ni dans les pièces, ne sont indiqués
d'émaux ; — il est timbré à l'angle dexlre d'un casque à l'antique, sommé d'une
couronne comtale, d'ou sort une tête d'àne bridée. La légende qui l'entoure
porte : S. Amanio de Canhac.
M. Ph. de Bosredon, dans sa Sigillographie, décrit ces mêmes armes sous le
nom de Pierre de Campnhac, chevalier, gardien et capiiaine de la ville de
Périgueux, 1336.

— 127 —
DE CANOLLE, de Panassou, de Hercy. de la
Pomarèdé, co-seigneur de Beynac (en Périgord),
d'Andron, de Fonbrânge, de Lescours (en Bordelais), etc.
ARMES : Coupé, au 1", de gueules à la loup crénelée,
ouverte et ajourée d'argenl, maçonnée de sable, aceoslée
de deux croissants (alias : fer de lance), confrontés d'argent, chacun accompagné en croix de quatre croisetles,
potencées de même. — Courcelles ne les indique pas potencées et il fait : du
1", coupé, le chef de l'écu, — el au 2", d'azur au lion léopardé d'argent (ou
d'or).

La famille de Ganolle habitait le Sarladais (Périgord), bien
avant de se fixer en Bordelais. Dès le xv° siècle, est-il dit dans le
Nobiliaire de Guienne, elle possédait des droits féodaux à Bergerac, l'une des quatre premières baronnies du Périgord.
Par un arrêt du parlement de Bordeaux, en date du 21 mars
1614, ordonnant aux seigneurs de Ganolle de prouver leur
noblesse, il fut fait, à Sarlat, le 20 juin de la même année, une
ènquête, de laquelle il résulta qu'ils étaient nobles et issus d'extraction noble, faisant profession des armes. L'enquôte porte, en
outre, que le bruit commun, à Sarlat, où ils habitaient, était qu'ils
venaient de Bretaigne ou d'Angleterre, durant la guerre que les
Anglais firent en Guienne.
Bans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718), figure le nom de
Ganolle ; il se voit également dans la liste des votants, à Bordeaux, lors des États-Généraux de 1789.

DE CAPTAL , do Saint-Jory-Lasbloux , de
Tardieu, de Saint-Martin, de la Fayardie, etc.
ARMES : De gueules à la croix d'argent chargée de six
mortiers de sable avec leurs bombes et cantonnée de
quatre fleurs de lis d'or. — D'après Courcelles, et dans le
Grand Armoriai de France , regislre de Périgueux :
D'azur .".u chevron d'or, accompagné en chef do deux épées
d'argent appointées, les gardes et poignées' d'or, et en
poinle d'une ancre d'argent, la trabe d'or.

Le nom patronymique de Captai figure dans les jugements des
intendants de Bordeaux, portant maintenue de noblesse (période
de 1697 à 1718), et parmi les votants aux États-Généraux de 1789,

— 128 —
rtans l'Ordre de la Noblesse, sont inscrits : Jean et autre JeanArmand de Captai, chevalier, seigneur de Saint-Jory et de SaintMaptin, père et fils.

DE CARBONNIER, de Marzac (ancien repaire
noble, commune de Tursac), de Verdon, de la
Fleunie, de Malacoste, etc.
ARMES : De gueules à la croix de Lorraine (ou croix
patriarcale) d'argent, cantonnée en chef, à dexlre, d'un
croissant, et à sénestre, d'une étoile, et en pointe , à
dexlre, d'une étoile, et à sénestre, d'un croissant d'or ou
d'argent.

La famille de Carbonnier, que l'on dit originaire du Poitou, est
fixée en Agenais et en Périgord, depuis le commencement du
xm e siècle.
C'est par suite d'une substitution aux nom, armes, titres et biens
d'un seigneur de Roffìgnac, marquis de Marzac, que les Carbonnier
portent le titre de marquis de Marzac, et que quelques-uns ont.
ajouté à leur nom patronymique celui de Roffìgnac, et à leurs
armes, celles de ces derniers.
Parmi les votants pour les députés de la noblesse aux EtatsGénéraux de 1789, ligure : « Haut et puissant seigneur François
de Rosfignac-de-Carbonnier, chevalier, seigneur, marquis de
Marzac, seigneur de Tursac, Marzac, la Serre-del-Bignas (commune de Sireuil), de Puymartin, de Beignac (commune de Tursac),
et autres places. » (Voir aux procurations.)
Cette famille comptait, il y a quelques années, parmi ses membres, un député de la Dordogne : Louis de Carbonnier, marquis de
Marzac.
Cet honorable représentant, frappé d'une attaque d'apoplexie, le
3 novembre 1875, au moment où il montait en wagon pour se
rendre à Versailles, où siégeait l'Assemblée nationale, écrivait,
deux jours avant sa mort : « J'espère, avec l'aide de Dieu, faire
mon devoir jusqu'au bout. »
Le président de l'Assemblée nationale, interprète des sentiments
de la Chambre entière, a rendu un juste hommage à notre regretté
compatriote.
Le nom de Carbonnier figure dans les rôles des bans et arrièrebans de la sénéchaussée du Périgord et dans la liste des pages de

la reine.- On le voit également dans les jugements des intendants
de Bordeaux portant maintenue de noblesse, en 1666, et parmi les
votants pour les députés de la noblesse de Périgueux aux ÉtatsGénéraux de 1789, ainsi qu'il est dit plus haut.

166

DE CARBONNIÈRES, de Jayac (1), d'Arehignae (2), de Pelvesy (3), etc., de St-Brice (4).
Chevaliers, barons, comtes et marquis.
ARMES : A trois bandes d'azur, accompagnées de huit
charbons de sable ardents de gueules, posés dans le sens
des bandes, 1, 3, 3 et 1.
DEVISE : Ils brûlent pour la vertu.

Connue en Bas-Limousin, dès 1070, où elle possédait la terre et
baronnie de Carbonnières, la maison de ce nom, issue par les
femmes des vicomtes de Comborn, princes d'Aquitaine, a produit
plusieurs branches, dont une s'est établie en Périgord, en 1417,
par le mariage d'un de ses membres avec Jeanne de Salagnac (de
Salignac), dame de Pelvesy, lequel fut gouverneur : de Borne,
pour le roi, et de l' Arche, pour le duc de Penthièvre, en 1447.
Gauthier de Carbonnières (dit le capitaine Jayac), fut blessé à la
jambe, en 1587, au siège de Sarlat, qu'il lit lever au vicomte de
Turenne, après trois semaines de vigoureuse attaque.
Ce n'est pas là le seul de cette grande famille qui ait. versé son
sang sur les champs de batailles ; Louis Paris, dans son ouvrage
ayant pour titre Y Impôt du sang, fait connaître onze sujets dont

(1) Jayac, commune et canton do Salignac, ancien repaire noble, relevant, au
xiv siécle, de la châtellenie de l'Arche et ayant depuis haute justice dans
Jayac et Archignac.
(2) Archignac, ancien repaire noble mouvant, au xm° siècle, de la châtellenie
de l'Arche, depuis de la haute justice de Jayac.
(3) Pelvesy, commune do Saint-Geniez, ancien repaire noble, anciennement
entouré par des fossés remplis d'eaux vives et auprès duquel étaient d'antiques
ormeaux, dont un subsiste encore, et sous lesquels saint Louis signa, dil-on,
une Charte avec cette inscription : Sub ulmis ve tari bus de Pelvesy. II avait
haute justice sur quelques villages de Saint-Geniez et de La Chapelle. (Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, par M. le vicomte de
Gourgues.)
(4) Saint-Brice, en Limousin.

9

lá mort glorieuse suffirait pour illustrera jamais le nom de Carbonnières.
Les armes ci-dessus décrites figurent à la galerie de Versailles
sous le nom de Hugues de Carbonnières (septième Croisade, de
1248 à 1268, sous saint Louis).
Le nom de Carbonnières se voit aussi dans les listes des chevaliers de Malte et dans celles des familles qui ont été admises aux
honneurs de la cour. II est inscrit également dans les jugements
des intendants de Guienne portant maintenue de noblesse, en 1666,
et parmi les votants (Ordre de la Noblesse), aux Etats-Généraux
de 1789.
DE LA CAROLIE, de Racodou (ancien repaire
noble, juridiction de Limeuil), de la Lande, de
Bourdonnet.
,
ARMES : D'argent à la bande d'azur.

Cette famille figure dans l'Etaí général des
gentilshommes de sélection de Sarlat, convoqués au ban de 1674, sous le nom de noble
David de la Carolie, écuyer, seigneur de la Carolie. Elle est égelement représentée dans les assemblées de la noblesse du Périgord,
en 1789, par messire François de la Carolie, chevalier, seigneur
de Racodou. (Voir aux procurations.)

DE CARRIERE, de Montvert — ancien repaire noble de Saint-Seurin-de-Prats, commune
de Vélines, en Périgord — du Repaire, de Montravel, même commune, etc.
ARMES : De gueules au lévrier d'urgent , colleté et
bouclé d'or, la tête contournée et la patte droite levée.

Ce ne sont pas les seules armes dont la famille
de ce nom ait fait usage. Ainsi, dans un Armoriai manuscrit,
dressé vers 1666, époque de la grande recherche de la noblesse,
ordonnée par Louis XIV, elles y sont ainsi énoncées, sous le nom
de Daniel de Carrière, sieur de Montvert, habitant de SaintSeurin-de-Prats, sénéchaussée de Périgueux : « Trois pals, à un
lion d'or, avec un aigle d'argent aux ailes déployées. Le casque à
demi tourné, panaché au timbre. »

— 131 —
Saint-Allais, auteur d'une notice généalogique sur une famille
de Carrière, en Languedoc, dit que cette maison est anciennement
connue à Toulouse et compte, parmi, ses auteurs, noble Pierre I or
de Carrière, capitoul en 1369, et qu'elle s'est divisée en plusieurs
branches. Les armes qu'il lui donne sont : « De gueules au lévrier
d'argent colleté et bouclé d'or, la téte contournée, percé d'une
flèche en barre , passant sur une terrasse de sinople , la paie
dexlre levée; au chef cousu d'azur, chargé d'un croissant d'argent
accosté de deux étoiles de même. L'écu, timbré d'une couronne de
marquis, est supporté par deux griffons. » L'analogie de ces
armes avec celles décrites ci-dessus semblerait faire croire à une
communauté d'origine.
Quoi qu'il en soit, je laisse cette question d'origine, me bornant
à constater, pièces en mains, que :
1° Un contrat de mariage fut passé, le 29 novembre 1476, au
repaire noble de la Bourelie, diocèse de Sarlat, entre Izaac de
Carrières, habitant Montravel , et Marguerite de Saintours, fille
de noble Jean de Saintours et de noble Jeanne de Coinmarque ;
2° Autre contrat de mariage de noble Arnaud, fils de Izaac de
Carrière, seigneur de Montravel , et damoiselle Françoise de
Turenne, fille de Antoine de Turenne, seigneur de la Massoulie,
habitant de la ville de Saint-Astier ;
3° Contrat de mariage du 31 mai 1657, entre noble Daniel de
Carrière (1), écuyer, seigneur de Montvert, fils do feu Pierre de
Carrière, écuyer, seigneur de Montvert, et de damoiselle Catherine de Fauven, habitant du lieu de Montvert, en la juridict.'on de
Montravel, et damoiselle Olympe de Rousset, fille de N. de
Rousset, écuyer, sieur du Cluzeau , paroisse de Montmarvès,
juridiction d'Issigeac, en Périgord.
(Anne de Carrière rendit hommage au sieur du Ségur pour
sa terre de Montvert, en 1588. (Arch. de la Gironde. G. 172.)
Conformément à l'arrêt du Conseil d'Etat du 22 mars 1666,
Claude Pellot rendit, à la date du 25 mars 1667, une ordonnance
de maintenue de noblesse en faveur de la famille de Carrière de
Montvert, laquelle figure dans les assemblés de la Noblesse en
1789 avec la qualification de chevalier.

(1) C'est ce même Daniel de Carrière de Montvert dont le blason est décrit
dans Y Armoriai rappelé ci-dessus.

DE GARDAILLAC.
ARMES : Do gueules au lion d'argent lampassé, armé et
couronné d'or, entouré de treize besants en orle d'argent.

Celte maison lire son origine du bourg de
Cardaillae, l'une des plus anciennes baronnies
du Quercy et qui a porté depuis le litre de marquisat.
La Chenays-Desbois, dans son Dictionnaire généalogique, fait
connaître six évêques de ce nom, dont le premier occupait le siège
de Cahors en 1209.
Déjà, un siècle avant cette date, un seigneur de Cardaillae combattait à la première croisade, ainsi que l'atteste l'inscriplion de
ses armes dans les galeries du palais de Versailles.
Un chevalier Bertrand de Cardaillae était sénéchal du Limousin,
du Quercy et du Périgord, en 1260, et, comme tel, il rendait la
justice de notre province, au nom du roi.
A ce titre, j'ai cru pouvoir donner place, dans Y Armoriai de la
noblesse du Périgord, à la noble maison de Cardaillae, sans avoir
besoin de rappeler bon nombre d'alliances qui la rattachent à notre
province.

no

'M

DE CARSALADE, du Pont, d'Aquin, dans le
Gers, et de la Tour (en Périgord).
ARMES : De gueules au casque d'argent de profil, accosté de deux roues de niGme et surmonté de sept étoiles
(ou molettes d'éperon), 4 et 3.

La famille de Garsalade, originaire du Gers, a
été maintenue dans sa noblesse et a voté aux
Etats-Généraux de 1789 pour les députés de l'Ordre, dans le
comté de Gomminges, où elle compte toujours des représentants.
Joseph de Carsalade du Pont sortit de l'Ecole polytechnique
oflicier d'artillerie, donna sa démission en 1830, par refus de
serment. II acquit son droit de cité en Périgord, non seulement
par la possession des terre et château de la Tour (repaire noble,
commune de Cabans), que lui apporta en mariage M"° Elise de
Laurière — famille portée plus loin à son ordre alphabétique —
mais encore parce que, pendant plusieurs années, à partir de 1813,
il fut directeur désintéressé de la Gazette du Périgord, feuille légitimiste, qu'il rédigea avec un talent dont ses coreligionnaires

furent d'autant plus fiers que ses adversaires politiques ne le lui
contestèrent jamais.
Le nom et les armes de Garsalade devaient donc figurer dans
Y Armoriai de la noblesse du Périgord, car, bien que rayé de la
liste des vivants, Joseph de Carsalade n'en vit pas moins dans
notre souvenir, d'autant mieux qu'il a laissé une fille, M m ° de Meynadier, dont le fils, marié en Périgord, avec M Uo Anne de Carbonnières, réside aujourd'hui à Bergerac (Dordogne).
Notre Société historique et archéologique du Périgord est heureuse de compter parmi ses membres associés un chanoine du nom
de Carsalade du Pont, archiviste du diocèse d'Auch.

ni

ttWfel

DE CASSIEUX (OU PE CASSIUS), de Boissaf,
commune de Saint-Laurent-de-Castelnau, canton
de Domme ; de Pcssion, commune de Prigonrieux.
ARMES : De gueules au lion d'or tenant dans la patte
dexlre une épée haute d'argent et dans la sénestre cinq
flèches empennées do même.

Parmi les votants aux Etats-Généraux de 1789, dans l'Ordre de
la Noblesse, à Périgueux, on voit inscrit : messire Jean de Cassieux
(ou de Cassius), écuyer, seigneur du fief de Boissat.
Cette famille figure également clans les jugements des intendants
de Bordeaux (1697-1718), portant maintenue de noblesse.

DE CAQUERAY (OU CACQUERAY), des Landes,
de Molières, de Valmenier, de Fossencourt, etc.
ARMES : D'or à trois roses de gueules.

Cette maison, de Normandie, très ancienne et
fort distinguée par ses services et ses alliances,
a fourni des chevaliers aux croisades, des ol'ficiers supérieurs aux armées de terre et de mer. Le comte de Cacqueray de Valmenier, contre-amiral, député de la Martinique, fut
représentant de la marine et des colonies au sacre de Charles X.
Quarante officiers du nom de Caqueray s'étaient trouvés ensemble
à l'armée des Princes, en 1792.

— 134 —
Elle a formé grand nombre de branches dont plusieurs subsistent encore. L'une d'elles est représentée en Périgord par :
Marie-Raphaël-Charles-Edgard, vicomte de Gaqueray de Valmenier, né à Saint-Denis (île de France), le 31 juillet 1845.
Zouave pontifical de 1865 à 1870, puis sergent-major au mêm'è
corps ; devenu volontaire de l'Ouest, sous les ordres de Gharette,
il a fait la campagne de France, 1870-1871.
Marié, le 30 avril 1870, à Bessè (Villefranche-de-Belvès, en
Périgord;, à M lle Marie de Chaunac-Lanzac, fille de Armand comte
de Chaunac-Lanzac, du château de Besse, et de Marguerite-EmilieEsther de Touehebœuf-Clermont.
De ce mariage sont provenus plusieurs enfants dont trois garçons
et une íìlle.
Les Gaqueray tenaient déjà à noire province par deux alliances
avec la maison d'Abzac :
1° Louise-Renée-Rose de Gaqueray épousa, le 15 juillet 1775,
Henri-Augustin Venance, comte d'Abzac, mort colonel, fils de
Pierre, marquis d'Abzac, et de Madeleine de Taillefer ;
2° Louise-Angélique-Glémentine de Gaqueray, mariée, le 29 mai
1824, avec son cousin germain Bernard-Amable, comte d'Abzac,
dont un fils, qui est Marie- Gharles-Venance, marquis d'Abzac,
grand-croix et général, le 30 septembre 1875 ;
Et avec celles de Chasteigner et de Saint-Légier de la Saussaie.
Dans un ouvrage ayant pour titre : Les Verreries de la Normandie, etc., par O. Le Vaillant de la Fieffé, membre de la Société des
antiquaires de France, les Gaqueray figurent parmi les familles
nobles à qui les ducs de Normandie permirent de faire le commerce du verre sans encourir de dérogeance. II y est dit ,que le roi
Philippe VI, en Tannée 1330, donna pouvoir à Philippe de Caqueray, écuyer, sieur de Saint-Imes, premier inventeur du verre plat
(jilast de verre), appelé verre de France, de faire établir une verrerie proche Bezu-la-Forêt, en Normandie.
En 1441, Charles VII renouvela, en faveur d'Audoin de Caqueray, le privilège de la verrerie ; et le 2 mars 1621 François de
Caqueray, écuyer, sieur de la Haye, reçut par lettres de Louis XIII
confirmation du inème privilège.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse à la recherche
de 1667.

Du GASTAING, d'Ambois, de Leyzarnie, des
Taboissies, de Canaveilles, de la Veyssière, de
Beaupuy.
ARMES : Fascé d'or el de sable de si.v pièces, décrites
ainsi sous le nom de du Castaing-d'Ambois, juge de la
Douze.

Elles sont de même souS celui de Gaston du Castaing, ancien
juge de Montravel, dans le Grand Armoriai de Franco (registre
de Bergerac).
Un Pierre du Castaing, écuyer, seigneur de Leyzarnie, scelle
son testament, en date du 29 juin 1779, du sceau de ses armes qui
sont : De gueules ou chevron d'or, accompagne en chef de deuxétoiles et en pointe d'une aiglette, dont les émaux no sont pas
visibles.
Le Grand Armoriai de France (registre de Bergerac), donne
aussi, sous le nom de Pierre du Castaing, écuyer, sieur de Garavielle : D'azur à trois châtaigniers d'or (armes parlantes). Les du
Castaing de Canaveille figurent dans l'Etat des gentilshommes de
Sarlat maintenus dans leur noblesse en 1666 par M. Pellot, intendant de Guienne.
Le nom de du Castaing de Beaupuy se voit également dans les
jugements des intendants de Bordeaux, portant maintenue de noblesse.

DE CASTILLON, de la Jaumarie, de Monsac, etc.
ARMES : D'azur à un lion d'argent la têlo contournée,
appuyé sur une souche d'arbre de sinople mouvante d'une
terrasse de même, accompagnée en chef d'une branche d'or
posée en fasce ; au chef cousu de gueules chargé d'une
tour pavillonnée de deux pièces d'argent maçonnées de
sable accostée de deux molettes d'éperon de même.

Dans des notes écrites de la main du comte de TouchebœufClermont, cet auteur, déjà cité, décrit différemment les armes,
sous le nom de messire Odet de Castillon-Monsac, ancien cornette
de cavalerie au régiment commissaire-général. II les donne ainsi :
D'azur à la tour d'argent maçonnée de sable, accostée de deux
étoiles d'or, ù la branche de sinople en fasce et en pointe un lion
de...:., tenant une massue de

— 136 —
Malgré fageancement de ces pièces, ces deux écus ont trop d'analogie pour ne pas admettre avec M. de Touchebœuf que la
famille de Caslillon de Monsac est la même que celle de Castillon
de la Jaumarie , dont deux de ses membres votèrent à Périgueux, en 1789, clans l'Ordre de la Noblesse, pour les députés
aux États-Généraux.

DE GAUMONT, de la Force (1), de Puyguilhem (2), de Gastelnau (3), de Berbiguières (4),
de Lauzun (5).
ARMES : D'azur à trois léopards d'or l'un sur l'autre —
pour Caumont-la-Foroe ;
Pour Caumont-Lauzun : Tiercé en bandes d'or, de
gueules et d'argenl.
LA DEVISE (ou cri) des Caumonl est Ferai Caumont.

Cette illustre maison, dont le Père Anselme donne une filiation
suivie depuis le commencement du xi° siècle, serait, d'après le
comte de Boulainvillers (tome 2, page 339 de Y Etat de la France),
issue des comtes du Périgord.
Les preuves de noblesse, faites aux cabinets des Ordres du roi
pour l'admission aux honneurs de la cour, furent faciles à une
famille dont les ancêtres avaient figuré aux croisades — leurs noms
et armes se voient au musée de Versailles — qui comptait, en 1550,

(1) La Force, chef-lieu de canton, arrondissement de Bergerac, ancien repaire
noble, dont les premiers seigneurs étaient prévôts de Bergerac. (Voir le Dictionnaire lopographique du département de la Dordogne, par le vicomte de
Gourgues.) Marquisat érigé en duché-pair, par lettres patentes du roi Louis XIII,
du mois de juillet 1637, en faveur de Jacques-Nompar de Caum'ont, marquis de
la Force, maréchal de France.
(2) Puyguilhem, commune, canton de Sigoulès, autre marquisat possédé par
Antoinc-Nompar de Caumont, marquis de Puyguilhem, capitaine de cent gentilshommes, chevalier do l'Ordre de la Jarretière, créé duc de Lauzun en 1(392.
(3) Castelnau, commune, canton de Domme, châtellenie s'étendant sur cinq
paroisses : Castelnau, la Chapelle, Feyrac, Saint-Pompon et Veyrines.
(4) Berbiguières, commune, cunlon de Sainl-Cyprien, châtellenie dont dépendaient six paroisses : Alas, Berbiguières, Carvcs, Cladech, Marnac, SaintGermain.
(5) Lauzun, petite ville du déparlement de Lot-et-Garonne, ancienne châtellenie dépendant, en 1414, de la sénéchaussée de Bergerac.

— 137 —
un chevalier de S. J. de, Jérusalem, et, dans le siècle suivant, deux
maréchaux de France, plusieurs généraux des armées du roi, etc.

176

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DE CAZENAVE, de la Mothe, de Montpeyroux, de la Gaussade.
AHMKS : Ecarlelé, au 1, d'azur à la lour donjonnée d'or ;
au 2, de gueules à trois l'asces d'argent ; au 3, de gueules
au lion de même, et au 4, d'azur à une rose aussi d'argent.

Sur la constatation de la perte des titres de la
famille de Gazenave, lors des guerres de Religion, par le fait de
l'incendie, en 1621, de la maison noble de la Gorce, .où ils étaient
renfermés, un arrêt de la cour de Bordeaux, en date du 23 juin
1629, condamna plusieurs auteurs de ce désastre à être pendus.
Le roi, en son conseil d'Etat, faisant droit à la requête de JeanCharles de Cazenave, écuyer, sieur de la Mothe, lieutenant au
régiment de Sainte-Foy (en Guienne), et de Jean-Léandre do
Cazenave, écuyer, sieur de la Gorce, frères, et en conséquence de
l'avis de M. Pellot, chargé en Guienne de la recherche de la noblesse, rendit en leur saveur une ordonnance de maintenue, le 26
1669, basée sur leurs services et sur ceux de leur père, lieutenantcolonel au régiment de Courson.
Dans les jugements des intendants de Bordeaux (période de
1697 à 1718), portant maintenue de noblesse, figure, en effet, le
nom de Cazenave, de même que dans les listes des votants, en
1879, pour les députés aux Etats-Généraux, à Sainte-Foy, Libourne
et Bordeaux.

DE CERVAL (DE LAVERGNE), de la Mothe, de
Croze, de Rousset, etc.
AHMES : De gueules plein, au chef d'argenl chargé de
trois coquilles de sable.

Le nom de Lavergne, qui est patronymique,
se voit inscrit sur les listes des familles maintenues dans leur noblesse (période de 1697 à 1718), et en 1789 figure,
parmi les votants dans l'Ordre de la noblesse :
Messire François-Hubert de Lavergne de Cerval, chevalier,

— . 138;—_
seigneur de Gerval, maréchal des camps et armées du roi, habitant
de la ville de Sarlat, en Périgord; et j'ajoute que de nos jours, en
1870, un des membres de cette famille, Gaston-Victor-JulienAnatole de Lavergne de Cerval, était capitaine dans la légion romaine
et chevalier de l'Ordre royal et pontifical de Saint-Grégoire. (Voir
V'Armoriai des croisés du xrx e siècle, imprimerie de Paul Masson,
à Orléans.)
De même que l'on s'enorgueillit, et à bon droit, de descendre
de ces races antiques pour conquérir le tombeau du Christ, de
même la maison de. Lavergne de Gerval doit être justement
fière de compter un de ses représentants parmi les croisés du
xix° siècle.

DE CÉZAC, de la Moulière, de Belcayre, etc.
ARMES : D 'azur à un pin arraché el fr u i Lé d'or, accosté
a dextre d'une pique de même, chargée dans le milieu de
la hampe d'un hausse-eol d'argent el à séneslre d'une têle
de chien de même, arrachée et coletée de gueules.

Une lettre écrite de Bordeaux à M. Chevalier
de Cablanc, le 4 février 1776, signée Vincent de Cézac, porte sur
le sceau en cire noire : Un arbre a dextre et un croissant à sénex'tre surmonté de trois étoiles, mais sans indication d'émaux.
Gette famille, maintenue dans sa noblesse en 1667 par M. Pellot
et en 1698 par M. de Bezons, intendants eh Guienne, possède :
1° Des lettres patentes du 14 juillet 1593 qui constatent que
noble Zacharie de Cézac était gentilhomme servant du roi
Henri IV ;
2° Lettres de noblesse de 1621 à noble Antoine de Cézac, seigneur de la Moulière , fils dudit Zacharie, créé en 1619 gentilhomme de la Vénerie ; . .
3° Nouvelles lettres de noblesse (1651), données par Louis XIV
à André de Cézac, seigneur de la Moulière, tant pour lui que pour
sa postérité et lignée masculine et féminine, lettres qui rappellent,
dans les termes les plus flatteurs, les services dudit André et remontent à ceux d'Antoine et Zacharie, ses père et aïeul.
La famille a été représentée aux États-Généraux de 1789 par
messire Jean de Cézac, chevalier, seigneur de Belcayre, et coseigneur de Campagnac, sénéchaussée de Sarlat.

-139 —
DE GHABANS-JÛUMARD (1), de la ChapellcFaucher (2), de Richemont (3), des Houlmes (ou
des Hommes) (4), d'Espeluches (5), de Siorac, de
Saint-André-de-Double, etc.
ARMES : De gueules au lion d'argenl armé cl couronné
d'or, accompagné de douze besants de même, en orle.

Cette famille habitait dans le milieu du xm" siècle le château du
nom de Chabans, bâti sur la motte d'Agonac, à côté de ceux de
Bruzac, de Montardit et de Chamberlhac ; ces quatre châteaux
formant rempart à celui d'Agonac que l'évêque Frotaire avait fait
' construire en 980 pour défendre cette ville contre les Normands.
Elle s'est divisée en deux branches principales, dont l'une fait
les seigneurs de la Chapelle-Faucher, de Richemont, etc., et l'autre les seigneurs d'Espeluche.
Cette maison a produit : un grand panetier de France, sous
Charles VI, en 1402 — on sait que cet oflice n'était donné qu'à des
personnes du premier rang, — des chevaliers des Ordres du roi,
plusieurs premiers gentilshommes de la chambre des rois Henri III
et Henri IV, nombre de capitaines et un maréchal des camps et
armées du roi, vers le milieu du xvn° siècle.
Pour entrer dans les chapitres nobles de Lyon, il fallait faire
preuve de seize quartiers de noblesse, et l'on voit, dans un pennon
armorié de trente-deux chanoines, comtes de Lyon, que le P. Menestrier donne dans sa Méthode da blason, imprimée en 1770 et
que reproduit V. Duruy, dans son Histoire de France, les armes
deux fois répétées de la maison de Chabans, telles qu'elles sont
décrites ci-dessus.
Lors de la grande recherche de 1060, ordonnée par Louis XIV,
la maison de Chabans a produit, devant les intendants de Guienne,
ses titres de noblesse depuis Tannée 1257 et a été maintenue p'ai

(1) Joumard, nom incorporé á celui de Cuabans depuis le mariage, en 1588,
d'Antoine de Chabans, chevalier, seigneur de la Chapelle-Faucher, etc., avec
une tille de Gaspard de Joumard, écuyer, seigneur des Houlmes, etc.
(2) La Chapelle-Faucher, ancien repaire noble, mouvant au xiv» siècle- de la
châtellenie d'Agonac.
(3) Richemont, commune de Sainl-Crépin, ancien repaire noble, ayant haute
justice sur Saint-Crépin.
('Í) Des Houlmes ou des Hommes, commune de Saint-Marlin-de-Rìbérac, ancien fief qui a donné son nom à la commune.
(5)' Espeluclie, ancien repaire noble ayant tilre de vicomté dès le xnt* siècle.

— 140 —
Pellot, le 5 mars 1667. Lors des assemblées des Etats-Généraux
de 1789, on voit figurer, parmi les votants pour les députés de
l'Ordre de la Noblesse, en Périgord et en Saintonge, plusieurs de
ses membres qualifiés marquis, comtes, vicomtes et barons.

DE CHABOT (ROHAN-CHABOT), de Jarnac, en
Angoumois ; île Saint-Aulaye , arrondissement
de Bibérac, repaire noble ; de Maroite, fief de la
châtellenie de Montagrier, en Périgord, etc.
ARMES : A trois chabots de gueules en pal.
DEVISES : Concussus surgo — quano* on me frappe je
bondis — et Potius mori quam fœdari.

C'est en vertu d'une substitution que s'illustre maison de Chabot,
originaire du Poitou, s'est appelée Rohan-Chabot, depuis le mariage, en date du 6 juin 1645, de la fille unique du duc Henri de
Rohan, seigneur de Saint-Aulaye et l'héritière de tous ses biens
et titres, à la charge de prendre les nom et armes de Rohan, et que
les descendants issus de ce mariage ont écartelé leurs armes de
Rohan et de Chabot, c'est-à-dire aux 1 et 4 de gueules à neuf
mules d'or, qui est de Rohan ; et aux S et 3, de Chabot, comme il
est dit ci-dessus.
Un Scbran Chabot, seigneur de Vouvent, en Poitou, est-il dit,
par le P. Anselme, tome IV, page 557, alla íi Jérusalem au temps
de la seconde croisade.
Aux Etats-Généraux de 1789, à Périgueux, figure parmi les
votants de l'Ordre de la noblesse : « Très haut et très illustre
Louis-Auguste de Rohan-Chabot, prince de Léon, marquis de
Maroite, colonel au régiment de Royal-Piémont. » (Voir aux procurations.)

DE CHALUP, du Grangier, de Puymarteau
de Fareyrou, du Bost.
ARMES : Ecarlelé, aux i el 4, de gueules au lion couronné d'or; aux 2 et 3, d'argenl au pal de vair. Alias :
Trois cloches de sinople mises en pal.

Mais, ainsi que le fait judicieusement observer
le baron de Verneilh, ni sur la porte de la maison de la Renais-

— 141 —
sance, rue Eguillerie, à Périgueux, ni sur celle du château de
Carpia, en Bazadais, bâti vers la tin du xvi° siècle, par un M. de
Ghalup, lieutenant-général en la sénéchaussóe de Bazas, ne se
voient les battants qui accompagnent d'ordinaire les cloches, et il
en conclut que les armes des Ghalup portent, ainsi que le dessin
ci-dessus l'indique, un pal rairé, mais non un pal à trois cloches.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par M. de Labourdonnay, intendant de Guienne, le 27 août 1704, dans la personne de François de Ghalup, écuyer, seigneur de Lempzours.
Et aux Etats-Généraux de 1789 on voit, parmi les votants dans
l'Ordre de la Noblesse de Périgueux : « Messire Léonard-Alexis,
comte de Ghalup, seigneur de Puymarteau, maréchal des camps
et armées du roi, et messire Joachim de Ghalup, seigneur du Grangier, du Bost et autres places, conseiller du roi.
Le dernier représentant de cette famille est Robert de Ghalup,
fils du comte Anatole de Chalup et de damoiselle de Beaupoil de
Saint-Aulaire, marié à M Uo de Gosnac.

DE CHAMBERLHAG (CHAMBArtLHAC et GHAMBRILHAC), d'Agonac, de Montagrier, de Sauzet,
etc.
ARMES : (Sans indications des émaux). Koartelé, aux 2
et 4, un lion ; aux 2 et 3, quatre fasces ; el sur le toul, en
cœur, un écu portant une bande.

Ces armes se voient ainsi sur un sceau appliqué à deux quittances de Jean de Chambrillac, chevalier, seigneur de Sauzet, de
Montagrier, etc., de 1403 et 1408.
Gette maison, de la plus ancienne chevalerie, disent les généalogistes, est originaire du bourg d'Agonac, en Périgord, où elle
possédait un fief et château de ce nom.
En récompense des bons services dudit Jean de Chambrilhac, le
roi Charles VI lui donna la forteresse et châtellenie de Montagrier
en 1404 et rétablit capitaine général des galères et autres vaisseaux
ordonnés pour faire la guerre aux Génois en 1410.
Les biens' de la maison de Chamberlhac passèrent dans ceUe de
Bourdeille, par le mariage de Jeanne avec Arnaud ou Armand,
seigneur, baron de Bourdeille.
Philippe de Chamberlhac, évêque de Sion en 1338 et archevêque
de Nicosie (1345 et 1346), fils de Boson de Chamberlhac, semble-

i

- 142 —
Ffiit appartenir à la maison dont il est ici question; le lion qui
figure sur le sceau publié dans la Sigillographie de M. Ph. de
Bosredon, est, en effet, la pièce qui meuble le 1 er et 4 e quartier des
armes ci-dessus décrites. A la 7" croisade se voit le nom d'Astord
de Chamberlhac ou Chambarlhac.

DE ou nu CHAMBON, doLissac, de Cendrieux,
de Sainte-Orse, du Cluzeau, de la Pouyade, etc.
ARMES : D 'argent à la fasce de gueules, accompagnée
de trois gerbes liées d'azur, les deux du chef surmontées
d'un lion léopardé de gueules.

Parmi les titres qu'il m'a été donné de connaître sur la famille du Chambon — originaire de
f Auvergne, d'après une tradition domestique —■ établie en Périgord dans le courant du xv e siècle, je n'ai point trouvé de maintenue de noblesse proprement dite, mais, à défaut de cette pièce, il
m'a été facile, par d'autres non moins concluantes, de constater
son droit de prendre place dans le Nobiliaire de la province.
Dans son ouvrage ayant pour titre : L' impôt du sang ou la nohlcssr
de France sur les champs de bataille, Louis Paris mentionne
Joseph de Chambon, seigneur de Beaumont, de Lissac, chevalier
de Saint-Louis, major et commandant à la Fère, lequel reçut trois
blessures aux sièges de Namur el d'Ath et en resta estropié du bras
droit. II mourut en 1744. Dans le même ouvrage, il est dit qu'un
sieur de Chambon, lieutenant au régiment, de Cambrésis, fut blessé
au siège de Savannah en 1779.
Les papiers de la famille constatent qu'un Jean du Chambon, en
1802, eut une commission pour lever une compagnie d'infanterie
dans le régiment d'Aubusson ; qu'un autre, messire du Chambon,
écuyer, seigneur de Lissac, qui servait dans les mousquetaires du
■roi, 1692, fut cornette au régiment de cavalerie de Bellegarde.
Dans une procuration que messire Jacques du Chambon, écuyer,
seigneur de Lissac, donne, à la date du 9 mars 1708, à noble
Raymond de Malbec, écuyer, seigneur de Puycharbel, à l'effet de
vendre et aliéner tous les biens qu'il possède dans la paroisse, et
juridiction de Rouffignac, il est dit qu'il était capitaine de grenadiers au régiment d'Argence. Dans les actes de l'état civil, se
voit Jacques du Chambon, chevalier, seigneur de Lissac et de
Cendrieux, décédé en son château de Cendrieux, muni des sacre-

ments 'de l'Eglise et enterré le 27 septembre 1715. Son fils Henri
du Chambon de Lissac, habitant du repaire noble de Roufflgnab,
eut' une compagnie en 1759 et se retira lieutenant-colonel avec
la croix de Saint-Louis, qu'il avait reçue après une action
d'éclat.
Et s'il fallait, outre ces titres, rehausser cette famille par de
nobles alliances, je n'aurais à citer que celles contractées par les
deux sujets que je viens de faire connaître. Le premier, assisté de
son oncle messire Guillaume du Bouchet do la Tour du Roc d'Alias,
qui épousa, en 1719, Jeanne de Touchebceuf-Beaumond, et le second marié, le 2 avril 1778, avec Anne (ou Suzanne) de Gontaud,
de Saint-Geniez.
Serait-il encore nécessaire d'autres preuves de la noblesse île la
famille, que je les trouverais dans les letlres que le duc de Chaulnes
écrivait à Henri du Chambon de Lissac. Dans l'une, datée du (1
novembre 1743, il lui dit d'avoir, conformément aux ordres du roi,
à produire ses titres de noblesse, lesquels, incontestablement,
durent être suffisants, puisque le même duc de Chaulnes lui adressait, en 1753 et en 1757, de nouvelles lettres où il rappelait son
compagnon affectionné et le qualifiait de baron de Lissac.

DE CHAIGNON (alias : GHANIOUS), de la
Champaigne, du Peychier, de la Faucherie, de la
Chapelle, de la Ghabroulie, des Lans (en Bourgogne), etc.
ARMES : D'azur au lion d'or, armé et lampassé de sable, empoignant de sa patte droite une épée d'argent à la
garde d'or. (Alias : Elles sont simplement décrites : au
lion rampant en champ d'azur.

Cette famille noble, dit Saint-Allais, originaire du Périgord, est
actuellement établie dans les provinces de Bourgogne, et de la
Franche-Comté.
Jean de Chaígnon, écuyer, sieur de la Chabroulie, habitant du
bourg de. Corgna.c, sén 'chaussée de Périgueux, capitaine d'une
compagnie de gens à pied, fut chargé, en 1589, par M. de Monpezat, gouverneur du roi en Périgord, d'assiéger le château du
haut et bas Bruzac.
Jacques et Gaston, écuyers, seigneurs de Champaigne et du
Peychier, petits-fils du dit Jean, ayant produit les titres néces-

— 144 —
saires pour prouver leur noblesse, et Payant établie, par filiation,
depuis Albert de Chaignon, qualifié écuyer dans son contrat de
mariage du 14 mars 1522, lurent mninlenus par M. Hélie de Montozon, commissaire subdélégué de l'intendant Pellot, et, par jugement de ce dernier, inscrits dans le catalogue des nobles de la
sénéchaussée de Périgueux.

DE CHAMPAGNAC, du Mas, de Puyhardy,
de la Beraudie.
ARMES : D'azur à un cœur d'argenl surmonté de trois
étoiles d'or- rangées en chef et soutenu par un croissant
d'argent. — C'est ainsi qu'elles sont dessinées sur un des
livres de í'HÔtel-de-Ville de Périgueux (1).

Cette famille a fourni des personnages distingués dans la magistrature municipale de Périgueux et dans les
lettres.
Elle a été déclarée noble par lettres patentes du roi Louis XII,
enregistrées au sénéchalat, à la cour des aides et au greffe du consulat de Périgueux, le 15 mai 1655. (Voir la liste des maires de
Périgueux, publiée en 1873.)
Noble Henri de Champagnac, écuyer, sieur du Mas, conseiller
du roi en ses conseils, et premier président au prósidial de Périgueux et maire de cette ville, en 1631 ; noble François de Champagnac, écuyer, sieur de Puyhardy, son frère, fut également
maire de Périgueux, nommé par ordonnance du duc d'Epernon, en
1649 ; et un autre François de Champagnac, écuyer, sieur de la
Béraudie (paroisse de Saint-Pardoux-la-Rivière) , figurent dans
les listes des familles qui produisirent leurs titres de noblesse
devant M. de Montozon, subdélégué de l'intendant Pellot.

(1) Sous le nom de François de Champagnac, écuyer, seigneur du Mas, le
Grand Armoriai donne aussi les armes qui suivent : Parti, au 1, d'argent à
trois bandes d'azur, chargées cliacune d'un besant d'argent; au 2, même
description que ci-dessus. Et sous le nom de Ghampagnac également, écuyer,
seigneur du Mas : d'azur à un mât de vaisseau et une champagne de même,
armes parlantes.

- 145 —
D E ÇHANTEMERLE, de Monsee, de Playssac
(commune de Saint-Aquilin), de Laubarie, de
Mensignao.
ARMÉS : D' azur au lion morné d'or (d'après Courcellcs
et le Grand Armoriai de France, registre do Périgueux). — Et, dans V Armoriai manuscrit souvent cilé,
elles sont décrites : au lion de sable rampanl el désarmé,
en champ d'argent. Pour timbre, le casque à demi
tourné.

Les titres de noblesse de celte famille ont été produits devant
M. de Monlozon, commissaire subdélégué de M. Pellot, intendant
de Guienne, et vérifiés par lui, en janvier 1666.

D E CHANAUD, de Lescaux, de Leyborie, do
Clerans, de Saint-Martin, de Saint-Sulpice, de
Lestang.
ARMES : D'argent (alias : d'or), à trois molettes de
sable. — On trouve aussi : d'or, au chef d'azur chargé de
trois étoiles du champ.

Cette famille a figuré aux assemblées de la
noblesse réunie à Périgueux pour nommer ses députés aux
Étals-Généraux de 1789.
Messire Elie-François de Chanaud, écuyer, seigneur de Lescaux, chevalier de la garde du roi, y vota en personne, pour lui
et pour Marie de Larmandie de Chanaud, veuve de Jean-Charles
de Chanaud, écuyer, seigneur de Lescaux, dame des lìefs et biens
nobles de Saint-Hibard, Clerans et Saint-Sulpice.

•188

D E CHÀNCEL, de la Grange, d'Antonniac, de
la Chalupie, ancien repaire noble, commune
in
d'Eglise-Neuve ; — de la Fouillouse, de Bigaroque, de Genebrières, de la Veysonnie, de Bar. badeau, de Mareyrou, du Bastit.
ARMES : De gueules au chêne d'or arraché, soutenu
d'un croissant d'argent; au chef cousu d'azur, chargé de
trois étoiles d'argenl. — Les émaux ne sont pas toujours indiqués de même, et

10

— 146 —
l'on trouve aussi, sous le nom de Chancel de Lagrange, les armes suivantes :
d'azur à trois cerfs passant d'argent.
DEVISE : Chancel ne chancelle mie.

La Ghenays-des-Bois, un des auteurs de la généalogie de la
maison de Chancel, fait remonter la filiation à Geoffroy Chancel,
chevalier de l'Ordre du Roi, sire de Goêkvy et de Quinquené, en
Bretagne, commandant de l'armée de Louis XII en Périgord, où
il mourut après avoir remis l' évêque dans son siège épiscopal,
le 2 mai 1521, et fut enterré dans l'église collégiale de SaintFront.
Du mariage du dit Geoffroy avec Marie de la Grange, fille de
Jean de la Grange, seigneur d'Enguien, grand-maître de l'artillerie
de France, sont provenues toutes les branches dénommées cidessus, lesquelles forment dix degrés successifs jusqu'en 1778,
dont le sixième est François-Joseph de Chancel, chevalier, seigneur de la Grange, plus connu sous le nom de Lagrange-Chancel,
et d'Antoniac, né à Périgueux le 1 er janvier 1676, conseiller,
maître d'hôtel ordinaire de la maison de Madame ElisabethCharlotte duchesse d'Orléans, auteur de plusieurs piècôs ,de
théâtre et de ses Philippiques, qui le íìrent exiler de France,
où il ne renlra qu'en 1728, après la mort du duc d'Orléans.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par ordonnance
du 5 mai 1668, de M. Pellot, et a figuré, à Périgueux, aux assemblées de la noblesse en 1789, où l'on voit comme secrétaire PierreAusone de Chancel, écuyer, avocat au parlement.

189

mm

DE LA CHAPELLE, de Morthon, de Beaulieu,
du Toui\
ARMES : D'azur au lion d'or, au chef d'azur, chargé de
trois tourteaux de gueules.

Sous le nom de la Chapelle de Morthon se
voient ces armoiries.
Sous celui de Pierre de la Chapelle, conseiller
du roi, juge général des terres et bastides du roi en Périgord, et
bailli de la ville de Bergerac : d'azur à trois chapelles d'argent et
un bâton d'or péri en bande., chargé de trois tourteaux de
gueules (Grand Armoriai de France, registre de Bergerac) ; —
sous celui de N. de la Çhapelle (paroisse de Sireuil, 1549) : burelé

— 147 —
d'argent et de gueules, au lion de sable brochant sur le tout ;
— et enfin, sous celui de Jean et François de Morthon (alias :
Moreton), sieur du dit lieu et de Fonbelle, habitant de la paroisse
de Clermont et du Vieux-Mareuil, sénéchaussée de Périgueux :
d'argent au lion de sable, armé et lampassó de gueules. (Armoriai manuscrit déjà cité.)
Y a-t-il là quatre familles distinctes? — C'est ce que je ne me
permettrai pas d'affirmer; mais, .si les renseignements me font
défaut sur les trois dernières, il m'est facile d'établir que la première a le droit incontestable de prendre place dans V Armoriai de
la Noblesse du Périgord ; et, en effet parmi les votants à Périgueux aux États-Généraux de 1789, figurent ainsi inscrits ; « Messire
Jean-Edme-Xavier de la Chapelle (de la Chapelle de Beaulieu), et
messire Edme de la Chapelle, chevalier, lieutenant-colonel commandant au bataillon de Guienne , chevalier de Saint-Louis ,
habitant de la ville de Bergerac.

DE CHAPON, du Bâtiment.
ARMES : D'azur an
trois pommes de pin.

chevron d'azur,

accompagné

de

. Cette famille a voté, dans l'Ordre de la
Noblesse de Périgueux, aux États-Généraux de
1789.

191

Bail

DE LA CHAPOULIE (DE BONET) , de la Geneste, de Leygue, de la Veyserie — alias : de la
Veyssière, de Carlou.
ARMES : De gueules au lion d'or, au chef cousu d'azur
chargé de (rois étoiles d'argent.

Cette famille, dont le nom patronymique est
Bonet, est établie dans la ville de Sarlat depuis
plusieurs siècles. On sait qu'un de ses membres, Raimond de
Bonet, écuyer, seigneur de la Geneste et de Leygue (voir la
Chenays-des-Bois et Saint-Allais), fut un des vaillants citoyens de
Sarlat, qui aidèrent puissamment, le 2í mai 1053, à remettre cette

— 148 —
ville, qu'occupait depuis trois inois le parti des Frondeurs, sous
l'obéissance du roi.
Ces mêmes généalogistes nous apprennent également que cette
famille a été maintenue dans sa noblesse, par M. Bazin de Bézon,
intendant de Bordeaux, le 28 juin 1697.

DE CHARON, de Brie (ancien repaire noble,
commune de Saint-Martin-de-Fressingeas, canton de Thiviers), de Sensenac (id.), de la Real
(id.), de la Besse (id.), de la Viale (id.), de
Malsentas (commune de Bergerac), de la Gravelle (en Saintonge), de Mont-Mouton (id.), de
Salles (id,).
ARMES : D'argent à un chardon de trois tiges fleuries d'azur, fouillées de'
sinople.

L'abbé de Lespine donne sur cette famille une libation suivie
depuis 1189 jusqu'au commencement du xix c siècle, et mentionne
les -titres en vertu desquels Louis XIV lui accorda, en 1655, des
lettres de maintenue de noblesse.
Plusieurs de ses membres figurent parmi les votants, à Périgueux, aux États-Généraux de 1789. Je citerai entre autres :
Messire Armand de Charon, chevalier, lequel vota en son nom
personnel, et, par procuration, pour haut et puissant seigneur
messire Louis de Vassal, seigneur du Marais, Monpeyroux, etc.

193

DE LA CHASSAIGNE, d'Auriac, de SaintFront-dc-Champniers, de Vielval, de Nontron,
de Nontronneau , de Saint-Martin-le-Pin , de
Javerlhac, du Chalard, etc.
ARMES : D'azur à trois fasces d'or, accompagnées de
Irois éloiles de même, deux en chef et une en pointe.

D'après le Nobiliaire de Guienne, imprimé en
1858, les la Chassaigne, en Périgord, seraient issus de la famille
du même nom, dont G. Thoumas de la Toumassière, dans son
Histoire du Berry, donne une libation de sept degrés, mais

sans indiquer de dates ; le dernier sujet qu'il fait connaître ligure
dans la châtellenie de Magnac (Marche Limousine).
C'est de cette province que seraient sorties les branches qui se
sont répandues en Guienne et ont possédé en Périgord, sur les
contins du Limousin, du Périgord et de l'Angoumois, de nombreuses terres et se sont alliées à de nobles familles.
Le nom de la Ghassaigne figure dans la liste des membres de
l'Ordre de la Noblesse de Bordeaux et de Libourne, aux EtatsGénéraux de 1789.

Du CHASSAING , de Ratevoult , de Fonbressein, de Puyderège, de Maringues, de la
Durantié.
ARMES : D'azur au cerf d'argenl, surmonté
éloiles de même, rangées en fasce.

de Irois

Les armes de cette famille se trouvent parfois
plus compliquées ; ainsi, dans les registres de
l'Hòtel-de-Ville de Périgueux, où elles sont dessinées, elles sont :
d'argent au cerf courant, suivi de deux chiens, et en pointe, un
cœur enflammé, le tout de gueules ; et ailleurs, elles se voient :
d'azur au cerf d'argent élancé (sur une terrasse de sinople
mouvante de la pointe de l'écu), poursuivi par deux chiens aussi
d'argent, accompagné en chef d'un cor de chasse de môme.
Aux États-Généraux de 1789, figurent, parmi los votants dans
l'Ordre de la Noblesse de Périgueux, plusieurs membres de la
famille du Chassaing.

• DE CHASSAREL, de Lavergne, de Bosredon,
de Grézignac, de Soulier, de Sarliac, de Roger,
de la Beylie, d'Estissac, do Jaillat, commune de
Sorges.
ARMES : D'azur á la fasce d'argenl, accompagnée en
chef d'un lévrier de même, et en pointe d'un cerf d'or.
(Armoriai manuscrit écrit vers la fin du xvn" siècle). Ces
armes sonl blasomiées dans le Grand Armoriai do deux
manières différentes : 1° Sous le nom de Pierre Ghassarel, écuyer, sieur de
Roger : de gueules à un lévrier d'argenl ; coupé, aussi d'argent, à «un cerf de
gueules ; 2° sous le nom de autre Pierre Chassarel, écuyer, seigneur de lìosrcdon : -tranché de gueules et d'argent, le gueules chargé d'un lévrier rampant

— 150 —
d'argent, et l'argent chargé d'un cors également rampant de gueules, et une
eotice de sable brochant sur le tranché.

Messire Joseph-Augustin du Chassarel, chevalier, seigneur de
Roger et de la Beylie, et seigneur viguier de la baronnie d'Estissac, et son fils aîné messire Jean-François de Chassarel, chevalier
de TOrdre royal et militaire de Saint-Louis, figurent, lors des
États-Généraux de 1789,. parmi les votants de TOrdre de la Noblesse à Périgueux et à Sainte-Foy.
D E CHASSELOUP, de Laubat.
ARMES : Ecartelé, au 1", d'azur à l'épée d'argent garnie
d'or ; au 2, de gueules à la sasce d'argent, au lion d'or
brochant sur la sasce ; au 8, de gueules à une barre d'or,
accompagnée en chef d'une cuirasse d'argent et en pointe
d'un casque taré de protil de même; au 4, d'azur à une sasce
d'argent, chargé d'un léopard de sable et accompagné de
trois écussons d'or.

Aux qualifications de messire et d'écuyer, données avant 1789,
à cette noble famille , originaire de la Saintonge, s'ajoutent les
titres de comte et marquis que portaient trois frères, fils du lieutenant-général, marquis François de Chasseloup-Laubat, sénateur en
1813, pair de France, décédé en 1833 : le premier, Just, marquis
de Chasseloup-Laubat, ministre plénipotentiaire à Francfort,
décédé en 1847 ; le second, Prudent, comte de Chasseloup-Laubat,
général de division, décédé en 1863 ; et le troisième, Prosper, de
Chasseloup-Laubat, maître des requêtes, conseiller d'État, député,
sénateur, ministre de la marine, décédé en 1873.
Une branche de cette famille était naguère en possession du
château de Plague, commune de Coulounieix, près Périgueux.
Le nom de cette maison est encore porté, en Périgord, par M. Henri
de Chasseloup-Laubat, officier de la Légion-d'Honneur, et ancien
ofiicier d'ordonnance du général de Cissey, ministre de la guerre ;
il réside au château des Granges, commune de Coulounieix.

D E CHASTENET, d'Eglise-Neuve , de Malaval (ou Maraval), de Plague (en Périgord).
ARMES : D'azur au chevron d'or, accompagné en
pointe d'un lion léopardé de même, au chef d'or plein.

Ces armes sont les mèmes que celles des
Chastenet de Puységur. ce qui semblerait indiquer que les Chastenet, en Périgord, sont issus

— 151 —
de la grande maison de Chastenet de Puységur, en Armagnac, qui
compte un maréchal de France du nom de Jacques de Chastenet,,
marquis de Puységur, chevalier des Ordres du Roi; dans son
12 e volume, Courcelles ne laissant aucun doute à cet égard.
J'ai sous les yeux une pièce manuscrite de la famille signée
Chastenet d'Eglise-Neuve et do Malaval père ; et Chastenet,
d'Eglise-Neuve et de Malaval fils aîné, qui confirme l'assertion de
ce généalogiste ; c'est une requête adressée aux inaire et consuls
de la ville de Périgueux, à l'effet d'obtenir l'inscription du nom de
Chastenet dans le catalogue de la noblesse, attendu que, depuis
près d'un siècle et demi, ainsi qu'il est établi par pièces authentiques et par l'arbre généalogique qui accompagne la requête, la
famille de Chastenet, en Périgord, est en possession des titres de
noble et d'écuyer.
Le dernier représentant mâle de cette famille, Louis de Chastenet, écuyer, seigneur d'Eglise-Neuve, faisant le cinquième degré
de filiation de la branche du Périgord, né en 1762, entra cadetgentilhomme dans le régiment d'Artois et y fut promu souslieutenant, le 1 er août 1780. Emigré en 1794, il est mort à
Hambourg en 1828, laissant de sa femme, damoiselle Honorine
Daumesnil, Julie-Catherine de Chastenet, morte à Périgueux sans
s'être mariée.

DE CHATEAUNEUF (GUY) ou DE CASTELNAU
— Castro novo, — Évêque de Périgueux, le 3
décembre 1511.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, de gueules à la tour ouverte, crénelée et sommée de trois pièces d'or ; aux 2
et 3, d'or au lion de gueules.

Ces armes sont sculptées sur plusieurs monuments, entre. autres sur le château l'Évêque (résidence des évêques, près Périgueux), et sur le contrefort de la chapelle SainÉtienne de la Cité, que le prélat fit bâtir, le 3 avril 1521, ainsi
que l'indique l'inscription qui surmonte l'ócu.
Sur sa démission, en décembre 1522, Jacques Maurice de
Castelnau fit son entrée épiscopale à Périgueux, le 5 octobre
1523.

DE CHATEIGNER, do la Châteigneraie, de la
Brangelie -- ancien repaire noble, commune de
Vanxains, en Périgord — de Sufferte, — id., —
etc.
ARMES : D'or

au

lion posé (alias : passanl) de si-

nople.

Celte famille est une branche de la maison de
Chàteigner, de la Rocheposay et de Saint-Georges, en Poitou,
laquelle s'est répandue en Touraine, Saintonge, Quercy, Bordelais,
Angoumois et Périgord.
On la voit figurer dans cette dernière province aux assemblées
de la Noblesse de 1789, dans la personne de : « Messire GermainAntoine Chàteigner, marquis de la Châteigneraie, et seigneur des
fiefs ci-dessus et bien d'autres encore . »
er
Dans le rôle des nobles de la sénóchaussée d'Angoulême, 1 et
2 septembre 1635, qui se rendirent en personne, pour le service
du ban et arrière-ban, on voit plusieurs membres du nom de
Châtaigner, de môme que dans les listes de maintenue de noblesse,
du 7 septembre 1667.
II est dit par André du Chesne, Clabaud, la.Chenays des Bois
et autres généalogistes, que cette noble maison, qui a pour auteur
Thibaud de Chàteigner, seigneur de la Châtaigneraie, vivant en
1140, a donné un chevalier, sous le même nom de Thibaud de
Chàteigner, lequel prit part à la croisade de saint Louis et dont
le nom figure au musée de Versailles.

DE CHAULNES ( PAUL ), Évêque de Sarlat ,
I e * décembre 1701.
ARMES : D'azur au
Passion de même.

chevron d'or, à trois clous de la

Issu d'une famille parlementaire de Grenoble,
où il mourut le 22 octobre 1725.

— 153 —
201

DE CHAUMONT, de Clermont, de Labatut,
de la Feuillade, de la Garde.
ARMES : D'azur à trois huohets (ou cornets) d'argent.

Montozon ,
Guienne.

202

Les titres de noblesse de cette famille ont été
produits par toutes les branches désignées cidessus, en décembre 1666, et vérifiés par M. de
commissaire subdélégué de Pellot , intendant de

DE GHAUNAC, de Lanzac, de Monbette, de
Pradal, de Sibeaumont, de Boussac, de Gaulejac.
ARMES : D'argent au lion de sable, lampassé, armé et
couronné de gueules.

Originaire de l'Auvergne, suivant quelques
généalogistes, cette maison a passé en Quercy
et de là en Périgord, où on la voit figurer pendant les guerres du
xvi° siècle.
Elle y est toujours représentée par deux branches formant,
plusieurs rameaux. L'une en possession de la terre et château de
Monbette, commune de Dome ; l'autre en son château de Besse,
commune de Villefranche-de-Belvès.
Un Raimond de Ghaunac-Lanzac, mestre de camp de cavalerie,
servait en cette qualité en 1629, et devint plus tard gouverneur
de la ville de Gourdon, en Quercy, et de Dome, en Périgord.
Le nom de Chaunac se voit dans les listes de maintenue de
noblesse, et parmi les familles admises aux honneurs de la cour
ligure, en 1787, le vicomte de Ghaunac-Lanzac.
Au nombre des votants, à Périgueux, pour les députés de la
noblesse, aux États-Généraux de 1789, on voit ainsi inscrits :
« Haut et puissant seigneur messire Louis de Ghaunac de Lanzac,
de Monbette, chevalier, seigneur de Boussac, sénéchaussée de
Sarlat; et messire Annet de Lanzac, seigneur de Sibeaumont, et
messire Jacques de Lanzac, son frère.

— 154 —
DE CHAUSSADE, de Chandos — commune
de Beaupouyet, canton de Mussidan — de Lainbertie, de Beausoleil, de Layan.
ARMES : D'argent à trois chevrons de gueules ; au chef
d'azur chargé d'une croisetle d'or.

Dans le procès-verbal de rassemblée de Tordre
du clergé, de la noblesse et du tiers-état de la
sénéchaussóe de Libourne, on voit figurer, dans le corps de la
noblesse, le nom de Chaussade de Chandos.

204

DE CHAUVERON, de Dussac, de Laurière,
de Saint Mayme, de Jaurc.
ARMES : D'argent au pal de sable de trois bandes
d'or ; mieux décrit : au pal bandé d'or et de sabla de sept
pièces.

Cette famille a produit ses titres de noblesse
devant M. de Monlozon, commissaire subdélégué
de M. Pellot, intendant de Guienne, qui les a vérifiés en février
1667.

208

Du CHAZEAU, de la Rénerie, de la Fleunie.

ARMES : D'or au lion do gueules, tenant de la patte
dextre un coutelas d'argent. — C'est ainsi qu'elles sont
décrites dans le Grand Armoriai de France, registre do
Périgueux, sous le nom d'Armand du Chazeau, écuyer,
sieur de la Renerie, et sous celui de Joseph du Chazeau,
écuyer, sieur de la Fleuuie, sur un certificat qui constate
que Joseph Chazeau do la Geoffrenie et de la Renaudière
reçut ses lettres d'anoblissement à la suite de l'achat fait par lui de la charge
de gentilhomme de la grande vénerie du roi; d'Mozier ajoute au bas de l'écu
trois Irahgles ondées d'azur.

Celte famille figure dans TOrdre de la Noblesse aux États-Généraux de 1789 ; parmi les votants pour les députés de TOrdre, on
voit ainsi inscrit : Messire Gabriel de Chazeau, chevalier, seigneur
de la Renerie, chevalier de TOrdre royal et militaire de Saint-

— 155 —
Louis, habitant en son château de la Renerie, paroisse d'Auriacde-Bourzac, commune de Verteillac, en Périgord.

DE CHAZELLES.
ARMES : D'azur au chevron d'or, accompagné do Irois
éloilcs de même.

Cette famille, originaire du Périgord, s'est
établie en Poitou, vers la íìn du dernier siècle ;
MM. H. Filleau et de Chergé, dans le dictionnaire
de l'ancien Poitou , disent que ses représentants étaient gentilshommes verriers.

Du CHESNE, de Montréal — ancien repaire
noble, commune d'Issac — du Chastenet, du
Breuil, de la Rivière, de Montaud — ancien château en ruine, commune de Beleymas.
ARMES : D'azur à Irois pals d'or, au chef aussi d'azur,
chargé de trois besants d'argent , soutenu d'une divise do
même.

Les registres de l'Hòtel-de-Ville de Périgueux font connaître
plusieurs sujets de cette famille qui y ont rempli la charge de
maire : de 1607 à 1608, de 1617 à 1618,. de 1646 à 1617, et en 1691,
le roi ayant créé celle de maire perpétuel , Jean-Baptiste du
Chesne, comte de Montréal, fils de messire Philibert du Chesne,
chevalier, vicomte de Montréal, le Breuil, Montaud et autres
places, fut pourvu de ladite charge, qu'il exerça jusqu'en 1712,
époque de sa mort.
Ce fut M. du Chesne de Montréal, juge-mage à Périgueux, qui
vendit, en 1657, à Pierre de Froidefond des Farges la maison que
les descendants de ce dernier ont depuis toujours possédée. C'est
celle qu'habite M. Alfred de Froidefond de Boulazac, rue de la
Nation, n° 5.

208

CHEVALIER, de Cablan, de Saint-Mayme, de
Pereyrol, de la Jaubertie, de Puygombert, de
Puymarteau, de la Vernède, de Valadou, de la
Pécoulie.
ARMES : D 'or au dexlroehère mouvant du côté sénestrc
de l'écu, tenant une masse d'armes de sable en pal, le
manche d'azur ; au chef do sable chargé de trois coquilles
d'argent.

Ces armes sont prises sur des cachets en cire ; mais, dans les
papiers de la famille qui contiennent l'arbre généalogique de cette
maison, elles y sont ainsi dessinées : d'azur au chevron d'or
chargé de trois coquilles de sable posées 1 et 2, accompagné en
chef de deux croissants d'or; — sur un autre dessin : d'argent, —
et en pointe d'une masse d'armes en pal tenue par une main gantelée mouvante du flanc sénestre de l'écu, le tout d'argent.
Sur la production des titres justificatifs de sa noblesse, remontant à 1541, cette famille a été maintenue le 20 février 1708, par
jugement de M. de Lamoignon, intendant de Guienne. Elle aurait
pu les faire remonter plus haut, puisque Marie-Elisabeth Chevalier
de Cablanc, née à Périgueux, le 5 septembre 1748, pour obtenir
une place dans la maison royale de Saint-Cyr, produisit une
filiation depuis noble Jean Chevalier, damoiseau, seigneur de
Puygombert, lequel avait rendu hommage, le 26 août 1463, à Jean
de Bernage, abbé, seigneur de la ville e.t du monastère de Brantôme. Cet acte d'hommage, écrit en latin et collationné par deux
notaires royaux, est rapporté, in extenso, dans une généalogie
manuscrite de la famille.
Aux Etats-Généraux de 1789, on voit figurer parmi les votants
de TOrdre de la Noblesse, à Périgueux : « Messire Anne-PierreBazile, Chevalier, seigneur comte de Saint-Mayme, chevalier de
Saint-Louis, chef d'escadron de dragons. »
C'est un des ascendants de cette famille — Joseph Chevalier,
écuyer, seigneur de Cablans, de Saint-Mayrne, etc., maire de la
ville de Périgueux, en 1679 et en 1689 — qui a écrit Thistoire
e
sommaire de Périgueux, depuis le commencement du xvn siècle
jusqu'en 1692, ouvrage manuscrit en trois volumes, dont le troisième seul est à la bibliothèque de Périgueux, et les deux autres
entre les mains de notre écrivain distingué, M. Albert DujarrioDescombes, lequel, espérons-le, voudra bien s'en dessaisir pour les
réunir à celui que possède la bibliothèque publique de notre ville.

— 157 —
àu9

Du GHEYLARD, de la Fìeunie (ancien repaire
noble ayant haute justice sur deux villages dans
Condat-sur-Vézère), de la Salle, des Bories, de
Brenac, de la Queyrerie.
ARMES : D'azur au vol d'émerillon d'argent accosté de
deux tours de même, ou d'azur à deux tours rangées en
sasce d'argent maçonnées de sable, et entre elles un vol
d'émérillon d'or.

Cette famille, dont le nom ligure dans l'Etat général des gentilshommes de l'élection de Sarlat, maintenus dans leur noblesse
par M. Pellot, intendant de Guienne, en 1666, a été représentée
par trois de ses membres aux assemblées de la noblesse du Périgord, en 1789 : 1° haut et puissant seigneur Guy du Cheylard,
seigneur de la Fleunie, la Salle, co-seigneur du bourg de SaintLéon ; 2° par son fils François, seigneur de Brenac, etc. ; 3° par
messire Jean du Cheylard, chevalier de la Fleunie, habitant du
château de la Salle, au bourg et paroisse de Saint-Léon. (Voir aux
procurations.)

DE CHÉRADE (OU CHEYIUDE) , de Monbron,
de la Garelie, de Pourchaud (ou de Port chaud),
de Beauvau, de Lussas..

>rrri1ÌTlll»

ARMES : Parti, au l*r, d'azur à une fleur de lis d'argent
cantonnée de quatre étoiles de même; au 2% d'argent à un
pin terrassé de sinople, et à un cerf de gueules passant
et brochant sur le fût de l'arbre.

Dans les Etudes archéologiques de la Saintonge et de l' A unis,
par M. de Morinerie, les armes données à Etienne-Louis Chérade,
comte de Monbron, exempt des' cent-suisses de la garde de Monsieur : d'azur à trois losanges d'or, 2 et 1.
Darís sa production des titres de noblesse devant M. de Montozon, subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne, en novembre 1666 et en mai 1667, figure : Jean de Chérade (écrit Chesrade),
écuyer, sieur de Pourchaud, paroisse de Busserole (en Périgord),
gentilhomme de la grande vónerie du roi.
Le nom de la famille se voit également- aux États-Généraux de
1789, dans la liste des votants de TOrdre de la Noblesse de Périgueux et de la Rochelle.

— 158 ^

M* '

Du CHEYRON, du Pavillon, de Bannes, de la
Dúlgarie — ancien repaire noble, commune de
ai ' uat — ue 1° Loubarrie, de Saint-Vincent, de
Saint-Laurent, de la Gaubertie — ancien repaire
noble, commune de Saint-Martin-des-Combes —
de Beaumont, de Ribeyroles — ancien repaire
noble, commune du Change — de la Rivière.

1^

ARMES : D'azur à trois rocs d'échiquier d'or.
DEVISE : Cœlum non solum.

Dans la Revue historique de la Noblesse, publiée par M. de
Martres, directeur du cabinet héraldique, il est donné pour armes à
cette famille : de sable au chevron de gueules, accompagné en chef
de deux épées en pal, et en pointe d'un pavillon éployé, le tout
d'or ; mais ces armes étaient personnelles à Louis du Chevron du
Pavillon, cadet de la branche de la Dulgarie, nommé, en 1809,
chevalier de l'Empire, avec une dotation consistant en biens domaniaux, situés en Wesphalie, lequel fut blessé mortellement à la
bataille des Arospilles, près Salamanque, à la tête d'un bataillon
du 66° de ligne, régiment d'infanterie dont il était le commandant.
Quoique le titre de chevalier et le majorât qui y était attaché
aient été reportés sur la tête de son frère, qui a continué la branche
de la Dulgarrie, celle-ci, de même que toutes les autres, a continué
de porter les armoiries anciennes de la famille.
La maison du Chevron a fourni un grand nombre de magistrats
et hommes d'Église, des officiers de terre et de mer, dont plusieurs
sont morts au champ d'honneur ; deux maires de la ville de Périgueux, en 1666 et 1712 ; un député, en 1816 et 1823, et un illustre
marin, connu sous le nom de chevalier du Cheyron du Pavillon,
lequel périt à bord du Triomphant, qu'il commandait en 1781.
Rappeler les paroles que sa mort arracha au roi Louis XVI, en est
le plus bel éloge : « J'éprouve, dit Sa Majesté, plus de regrets de
la perte de cet officier que de celle de tous mes vaisseaux. »
Sa Sainteté Pie IX, par un bref, en date du 16 janvier 1866, a
conféré le titre de comte à Paul-Marie-Anne du Cheyron du Pavillon, chef de la branche de la Gaubertie, pour lui et ses descendants.
La famille a été maintenue dans sa noblesse par plusieurs jugements, entre autres par celui de M. de la Bourdonnays, intendant
de Guienne, rendu le 14 septembre 1705, et plusieurs de ses

- 159 membres, aux États-Généraux de 1789, se voient parmi les volants
dans l' Ordre de la Noblesse, à Périgueux et à Libourne.
Les branches de la Dulgarie, de la Gobertie, de Beaumonl, sont
encore représentées.

212

DE CHEVRES (et DE CHIÈVRES) , de la Vallade, de Montravel — paroisse de Busserolles,
canton de Bussière-Badil.
ARMES : De sable à un aigle d'argenl, les pieds dans les
flammes, au naturel.

C'est ainsi qu'elles sont décrites dans le Grand
Armoriai de France, registre de la noblesse de
Périgueux, sous le nom de Pierre de Chèvres, écuyer, sieur de la
Vallade, et, dans le même Armoriai, également même registre,
elles sont données, sous le nom de Jacques de Chèvres, écuyer,
sieur de Montravel : d'azur à un phénix d'or sur un bûcher enflammé de même.
Le Nobiliaire, de Nadaud (en Limousin), dit que la famille de
Chièvres, qui figure parmi celles qui furent convoquées aux ban et
arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoulême, portait pour armes :
d'argent à une aigle de sable, membrée et onglée de même.

DE CHILLAUD, des Fieux, de la ChapelleGonaguet , de Pronsault , de Chercuzac , de
Dian, de Soumensac, de, la Lande, de Fonlosse,
de la Jarthe, de Parenchère, de Mabassin, de
Bonnet, de la Rigaudie.
ARMES : De gueules au lion d'or lampassé de sable,
tenant un caducée d'argent accompagné do trois besants
de môme, deux en chef et un en pointe.
DEVISE : Pour Chillaud des Fieux : Cum civibus lihertatcm prœsto, par
allusion á la délivrance de Périgueux.
Autre armes, pour Chillaud de Fonlosse et Chillaud d'Adian (1) : De gueule*
au monde (ou globe) d'or croisé de même, accompagné de trois besants d'argent, 2 et 1, en chef, un laurier couché d'or.



(1) Ce dernier figure dans le catalogue des gens de qualité de la noblesse de
Bergerac, à convoquer au ban ds la noblesse de 1691.

- 160 —
D'après la Chenays des Bois, les armes les plus anciennes sont :
D'azur à trois moutons d'argent. Et la devise : Et vires sequavit
avorum.
La famille de Chillaud compte un grand nombre de maires de
Périgueux,- à partir de 1569 à 1683. Jean de Chillaud, seigneur des
Fieux, homme d'armes de la compagnie du seigneur comte des
Cars, l'un des plus braves de son temps, secondé par quelques-uns
de ses compatriotes et par son frère Antoine de Chillaud, seigneur
de Fonlosse, délivra la ville de Périgueux du joug des huguenots,
sous lesquels les catholiques gémissaient depuis 1575.
Les mémoires locaux nous disent que ce fut en reconnaissance
de cette heureuse délivrance, qui eut lieu le 26 juillet 1581, jour
de sainte Anne, que, chaque année à pareille date, se faisait une
procession après laquelle était, prononcé le panégyrique de Jean de
Chillaud des Fieux. Elu maire de Périgueux, le 2 août suivant, ses
concitoyens lui décernèrent, en outre, le titre de Libérateur de la
ville, et le roi Henri III lui accorda, ainsi qu'à son frère Antoine, à
la date du mois de mars 1584, des lettres de noblesse pour eux et
leur postérité.
Avant 89, les armes de la famille étaient sculptées sur la tour
Mataguerre ; mais, comme tant d'autres emblèmes armoriés, le
marteau de la Révolution les a fait disparaître.
D'après Courcelles, les Chillaud de la Rigaudie (1) seraient issus
de la même famille ; ils portent, en effet, les mêmes armes que les
Chillaud des Fieux, qui, sur la production de leurs titres, ont été,
en novembre 1666, maintenus dans leur noblesse, et ont voté, dans
cet Ordre, aux États-Généraux de 1789.

CLÉMENT (PIERRE), Évêque de Périgueux, en
1702.
ARMES : De gueules à un vol d'argent.

Dans les registres de l'état civil de la paroisse
de Saint-Georges, il est dit que Pierre Clément,
seigneur, évêque de Périgueux, sur les dix heures du soir, 7 janvier 1.719, mourut, après avoir

(1) M. de la Rigaudie, président à la cour royale de Bordeaux et membre de
la Chambre des députés sous la Restauration, reçut, en 1814, des lettres de
noblesse de Louis XVIII.

— 161 —
tenu le siège épiscopal seize ans, inoins un mois, et fut inhumé, le
9 susdit, dans la cathédrale, devant l'autel de la chapelle iles Agonisants, qui est à côté de l'auditoire, où son corps repose dans nue
bière de plomb.

DE CLERMONT, de Piles (ancien repaire
noble, commune de Bergerac), de Chaumont, etc.
ARMES : D'azur au soleil d'or,

Guillaume de Clèrmont, lìls do Raimond de
Glermonl, vivant vers 1100, s'établit à Bergerac
et épousa Marguerite do Paleyrac, dont il eut
Mathurin de Glermonl, marié à Marguerite de la
Baume, qui le rendit père de Bertrand de Clermont, seigneur de
Piles, etc.
Cette famille, éteinte dans la maison de Durfort-Boissière ,
ligure dans l'Etat général des gentilshommes de sélection de
Sarlat maintenus dans leur noblesse par M. Pellot, intendant de
Guienne, en 1666, sous les noms de Hector de Clermont, seigneur
baron de Fernie, Piles, et de François Clermont, habitant do Piles,
sénéchaussée de Bergerac.

Du CLUZEÂU (MARTIN), de Saint-Léon, de
Clérans, etc.
ARMES : Coupé, au 1", d'argent au lion de gueules
tenant de sa patte droite une 'épée haute de sable, accosté
de deux étoiles d'azur; au 2, d'azur au chevron d'argent
chargé d'une étoile, do champ, accompagné de trois tours
d'or 2 et 1.
DEVISE : Fidc tibi.

Cette famille a reçu le litre de baron sous le gouvernement de
Louis-Philippe.

217

Du CLUZEL, de la Chabrerie, de Cubjac, de
la Jonie, de Marcinie, de Trimoulet, du Bue, de
Remaurin, de la Bénéchio, de Brouillaud, de
Fareyrou, des Essarts.
ARMES : D'or au chêne terrassé de sinople, glanté
d'or, au cerf passant de gueules, brochant sur le fût de
l'arbre.
• •
~ . /

11

— 162 —
Dans le Grand Armoriai de France, sous le nom de Antoine
du Cluzel, écuyer, seigneur de la Jonie, conseiller du roi, commissaire général à Périgueux, les armes qui lui sont attribuées sont
décrites ainsi : d'or à un pin de sinople et onze tourteaux de sable
posés en orle.
De toute ancienneté, disent des généalogistes, la seigneurie de
Gubjac a appartenu aux du Cluzel, et cette possession, ajoutent-ils,
se justifie par titres, depuis 1223 jusqu'en 1100, époque où Armand
du CJuzel en rendit hommage au duc d'Orléans, comme comte du
Périgord.

,
La maison' du Cluzel s'est distinguée dans la carrière des armes.
Indépendamment du comte du Cluzel de la Chabrerie, mort lieutenant-général en la ville de Tours, elle a donné le marquis du
Cluzel, ancien ofíicier au régiment du roi, dont le père, élève de
i'école de Metz, eut le poignet emporté par un biscaïen au siège
de Prague. L'oncle fut tué à Rosbach et le grand-oncle, Nicolas du
Cluzel, mourut le premier à la tête des grenadiers du Piémont, sur
l'ouvrage couronné de Philisbourg.
Dans les jugements dos intendants de Bordeaux (période de
1697 à l'718), portant maintenue de noblesse, ligure le nom de la
famille, et lors du vote aux États-Généraux de 1789, on voit dans
la liste des votants, dans TOrdre de la Noblesse, à Périgueux,
plusieurs de ses membres, entre autres : « Haut et puissant seigneur Antoine-Marie comte du Cluzel, capitaine au régiment des
gardes françaises, chevalier de TOrdre royal et militaire de SaintLouis, haut justicier de la terre et seigneurie de la comté du
Cluzel, Cubjac, la Chabrerie, le Bue, etc., lequel vota pour lui et
pour son frère, messire Antoine Robert, chevalier du Cluzel,
major des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis et de Cincinnatus.

DE COLOM ( OU COULOMB ), de la Poumarède,
de la Cellerie, de Veyssières.
ARMES : D 'azur à trois fleurs de lis d'argent 2 et 1, et
une bande d'argent brochant sur le tout — Armoriai
manuscrit déjà cité — sous le nom de Colomb de la Pomarède (Charles et Pierre).

Sous le nom de Coulon, écuyer, sieur de Fieu
et de la Pomarède , le Grand Armoriai de France les donne

— 103 —
comme il suit : d'argent à trois losanges de gueules, posées 2 et 1.
Alias : sous le nom de Colom, écuyer, seigneur de ln Cellerie :
les losanges en íasce.
^l^fa
Les Coulom (ou Coulomb), de Favar ou Farar'd, des Camps/ qui
habitaient près de Ribérac (Dordogne) , étaient qualifiés, avant
1789, de nobles, d'écuyers et de gentilshommes verriers. Ils portaient pour armes : d'azur à trois fleurs de lis d'argent ; seulement,
au lieu de la Lande brochant, comme il est dit ci-dossus, il y a une
divise en chef d'argent, surmontée de deux colombes de môme.
Les Colomb , de Puyblanc, de Goutepeyrouse, reconnaissenf
ces derniers comme branche cadette, ils portent : d'azur au chevron d'or surmonté d'un croissant, accompagné en chef de deuxétoiles et en pointe d'une colombe d'argent, seule pièce, avec
l'émail du champ, qui rappelle l'écusson qui précède.
Dame Suzanne de Colomb, de la Gellerie, mariée à François
d'Abzac, écuyer , seigneur de la Serre , fait , au château de la
Serre, paroisse de Saint-Quentin, en Périgord, un traité avec
demoiselle de Colomb, de la Pomarède, sa tante, en date du 12 juin
1750. (Minutes de M e Lavavé.)
Dans les jugements des intendants de Bordeaux , portant
maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718), figurent Mathurin et Jean de Coulomb, et Jacques de Coulomb, sieur de la
Célerie.

219

DE COCQUART.
ARMES : D'azur au coq d'or, au chef cousu de gueules,
charge de Irois étoiles d'or.

Ces armes, gravées sur une fontaine en cuivre,
qui était, il y a quelques années, chez un brocanteur de Périgueux, sont identiques à celles
que Courcelles donne, sous le nom de Jacqueline
de Cocquart , 'femme en premières noces de Philippe-François
d'Abzac, chevalier, baron de Juvénie, et, en deuxièmes noces, de
Pierre-Marie vicomte d'Abzac, écuyer ordinaire du roi, et commandant du manège de sa grande écurie.
Le nom de Cocquart se voit dans la liste des votants, à SaintYrieix, dans l'Ordre de la Noblesse.

— 164 —
DE COMARQUE, de Peche-Gaudou, de Lándrion, de Mondinet, de las Fargues, de Laussel,
de la Bourgonie, de Paleyrac, de Roques, du
Tuquet, de la Bourlie, de Beyssae, de Sigognac, de la Barde, de Molières.
ARMES : D'azur, à une arche d'alliance d'argent surmontée de deux étoiles d'or (1).
DEVISE : Cum arca.

- Cette maison, connue dès le xn° siècle, est une des plus distinguées de la province du Périgord. Dès cette époque, on la voit
qualiiìée des titres de damoiseau, de chevalier, d'écuyer, de baron,
de marquis, et prendre alliance, à toutes les époques, avec les plus
nobles familles du Périgord, du Limousin, do f Auvergne et du Quercy ; jé citerai entre autres celles : d'Abzac, de Beaupoil, de Cumond,
de Bosredon, de la Brousse, de Caumont, de la Chapelle, de Carbonnières, de Durfort, de Gontaud, de Goudin, de Larmandie, de
Machat, de Menou, de Montalembert, de Rignac, de Saint-Exupéry,
de Touchebœuf, de Montesquiou, de Vassal, de Villars, etc., etc.
Entrer dans de plus longs détails me parait inutile, la généalogie
de cette famille, publiée par Courcelles, pouvant être facilement
consultée.
Je ne veux pas cependant terminer cette notice sans rappeler
que la maison de Comarque a été maintenue dans sa noblesse,
par jugement de M. Pellot, intendant de Guienne, le 19 avril 1667,
et que plusieurs de ses membres figurent, en Périgord et en
Quercy, parmi les votants, dans TOrdre de la Noblesse, avec les
qualifications de hauts et puissants seigneurs, chevaliers, barons
et marquis. (Voir aux procuralions.)
221

DE CONAN, d'Aucor, de Monbrun, de SaintJean-de-Puyrenier, de Connezac, de la Bouchardière, de Beauvais, de Lussas, de Rapevache, de
Plainbosc, de Faydie.
ARMES : D'argent à trois roses de gueules. (Grand Armoriai de France, registre de la noblesse et du clergé, à
Périgueux). Alias : mêmes armes, mais avec l'adjonclion
d'un croissant de gueules posé en abime. (Armoriai manuscrit souvent cité.)

(1) L'an 1669, Carcanus de Comarque XII M, °, abbé de Sarlat, portait : de gueules à un coffre d'argent. (Tarde èl le vicomte Gaston de Gérard.)

— 165 —
Cette famille a produit ses titres de noblesse devant M. de Montozon, commissaire subdélégué de Pellot, intendant de Guienne,
qui les a vérifiés en décembre 1666. Et aux États-Généraux de
1789, on voit figurer, parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse, à Périgueux et à Angoulême, plusieurs de ses membres ;
sont inscrits à Périgueux : « Messire Jacques de Gonan, chevalier,
seigneur d'Aucor, de Saint-Jean-de-Puyrenier et autres places,
habitant en son château d'Aucor ; haut et puissant seigneur LouisThomas de Conan, comte de Monbrun, seigneur de Gonnezac, etc.,
habitant en son château de Monbrun, commune de Gonnezac; et
Marie-Henry de Conan, chevalier d'Aucor, habitant en sa maison
noble de Panissou, paroisse de Monbrun, en Périgord.

2-2-2

DE CONSTANTIN, de Castelmerle, de Péchagut, de Marsalès, de la Bigotie, de Foncarbonnière, de Rigoulès.

ARMES : D'or à l'aigle éployéc de sable (aigle à deux
tôles), au chef d'azur, chargé de trois croiseltes d'argent
(Grand Armoriai dr, France, registre de Siirlal), sous le
nom de Pierre de Constantin, écuyer, sieur de Péchagut
(1698) ; elles ont été confirmées par décision du conseil
du sceau, en date du mois de mai 1870

La maison de Constantin, ainsi qu'il résulte d'une attestation
juridique du 30 août 1585, a eu ses archives pillées, en 1574, lors
du saccagement de la ville de Sarlat ; aussi sa filiation n'est-elle
établie, sans interruption, pour les preuves de maintenue et de
l'admission aux pages, etc., qu'à partir de noble Arnaud de Constantin, capitoul de Toulouse, en 1182 et 1497.
Maintenue aux diverses recherches de la noblesse, la famille a
obtenu, en outre, le 11 août 1732, un arrêt de la cour des aides de
Guienne, visant tous les titres de noblesse et de filiation, depuis
ledit Arnaud de Constantin, capitoul.
Au nombre des votants pour la nomination des députés aux
États-Généraux de 1789, figurent, à Périgueux, dans l'Ordre de la
Noblesse : Messire Jean-Baptiste de Constantin, écuyer, seigneur
de Foncarbonnière, ancien garde du corps du roi ; messire PierreJean-Baptiste de Constantin, écuyer, son fils, ancien officier au
régiment de Royal- Vaisseau, tous deux habitant la ville de Beaumont;- et messire Jean de Constantin, chevalier, seigneur de Pé-

— 166 —
chagut, Marsalès, la Bigotie et antres places, habitant son château
de Marsalès, juridiction de Monpazier.
Le titre de comte, que porte le chef actuel de la famille, a été
confirmé par décret, rendu sur l'avis du conseil du sceau, à la date
du 25 mai 1870. (Bulletin des Lois, n" 17,739.)

CONTE (ou LE CONTE), de la Richardie (an ci eu
fief, commune de Gherval) , les Clausures, de
Barneuil, etc.
ARMES : D'argent au chevron de gueules, accompagne
de trois étoiles d'azur.

Ces armes, sauf le chevron, sont inscrites dans
le Grand 'Armoriai de France, registre de Périgueux, sous le nom de Guillaume Conte, lieutenant de Bourdeille.
Cette famille a été représentée à l'assemblée de la Noblesse de
Périgueux, en 1789, à l'effet de nommer des députés aux ÉtatsGénéraux.

224

DE COSNAC.
ARMES : D'argent, au lion de sable armé, lampassé et
couronné de gueules, l'écu semé d'étoiles ou moletles
de sable.
DEVISE : Neque auro, neque argcnto, sed honore. —
Afin de rendre la devise plus chrétienne, les évêques de
ce nom la modiQèrent ainsi : Neque aurum honora, neque.
argentum.

Ces armes figurent au musée de Versailles , sous le nom de
Cosnac, 3 e croisade, de 1188 à d 195 .
Bien que cette maison, de très ancienne chevalerie, soit originaire du Limousin, elle n'en a pas moins le droit de voir son nom
et ses armes dans Y Armoriai du Pórigord. Outre les alliances
qu'elle a contractées, à diverses 'époques , dans notre province,
entre autres : le 23 janvier 1369j avec noble Marthe de Born, fille
de noble et puissant Bertrand de Born, chevalier, seigneur d'Hautefort et de Thenon ; le 8 septembre 1507, avec Claude de Beynac,
fille de noble et puissant seigneur Geoffroy de Beynac, seigneur et
baron de Beynac et de Comarque ; le 28 septembre 1618, avec

— 167 —
Eléonor de Talleyrand, fille de Daniel de Taleyrand de Grignols,
prince de Chalais ; puis, le 10 février 1850, avec Marie-Anne de
Lostanges, fille de Louis-Emmanuel de Lostanges, marquis de
Sainte-Alvère, et de Marie de Larmandie.
Ce fut ladite Marie-Anne de Lostange, marquise de Gosnac, qui,
en sa qualité de seigneuresse de la terre et baronnie du Bugue
(arrondissement de Sarlat), fut représentée, à Périgueux, aux
assemblées de la noblesse, pour nommer les députés aux ÉtatsGénéraux do 1789 , par messire Charles-François de Chancel,
chevalier, seigneur de la Grange, d'Antoniac, la Barde et autres
lieux.
L'ancien repaire noble de Vaugoubert (canton de Champagnacde-Belair, en Périgord), acquis par le vicomte de Cosnac, qui y
faisait sa résidence habituelle, appartient aujourd'hui à sa veuve,
née de Sabran-Pontevès.

DE COSSE, de Brissac (1), de la Chabrerie (2), etc.
ARMES : De sable à trois sasces d'or, dentelées à la
partie inférieure.

Ces armes se voient, à Versailles, dans la
salle des Croisades, sous le nom de Roland de
Gossé, lequel accompagna le roi saint Louis à la
Terre Sainte.
La famille de Cossó, originaire de l'Anjou, où elle florissait sous
Philippe-Auguste, est représentée en Périgord, depuis le mariage,
en 1797, d'un de ses membres avec une fille du comte du Cluzel,
de la Chabrerie.
Outre des chevaliers croisés, elle compte quatre maréchaux de
France, un grand-maître de l'artillerie, deux grands fauconniers,
un grand panetier, un gouverneur de Paris, du temps d'Henri IV,
des colonels-généraux d'infanterie, des gouverneurs de province,

(1) La terre de Brissac (en Anjou), fut érigée en comté, en 1500, sur la lête de
Charles de Cossé, seigneur de Brissac, maréchal de France, et en duché-pairie,
en 1611, en saveur do son fils, également maréchal de France.
(2) La Chabrerie (en Périgord), ancien repaire noble, commune de Cháteaul' Évêque.

— 168 —
un évêque de Condom, des chevaliers des' Ordres, sept ducs et
pairs, etc.
Le marquis de Cossé, qui tient de ses père et mère — celle-ci
du nom de du Cluzel, famille essentiellement périgourdine — le
château de la Chabrerie, et y réside habituellement, a d'autant
plus droit de voir les noms et armes de Cossé, dans V Armoriai
de la Noblesse du Périgord, qu'il tenait déjà au pays par son
premier mariage avec une demoiselle de Gontaud, nom des plus
illustres dont s'honore notre province.

DE COSSON, de la Sudrie, de l'Isle, de Claret, de la Mothe, des Lèzes, de Lestang, du
Chàtenet.'
ARMES : D'azur ù une colombe d'argent posée sur un
croissant d'argent, surmonté de deux étoiles d'or.

'
Plusieurs des membres de cette famille figurent aux assemblées de la noblesse, en 1789, en Périgord et en
Bordelais.

DE COTHEÏ, du Peuch (1), de Lerm (2),
d'Aubas, de Péchary, de Lestang (3), de Chanloubet (4), de Biars.
ARMES : D'or à trois lions de gueules.

Elles sont ainsi sur un dais d'une ancienne
chapelle du château des Biars, commune de Valeuil, canton de Brantôme. Mais sur un sceau
appendu à un acte du 2 janvier 1293, les trois lions sont représentés dans un écu entouré d'une bordure de huit besants, ou annelets'.

(1) Le Peuch, ancien repaire noble, commune de Fleurac, ayant haute justice
sur le Moustier.
(a) De Lerm, ancien repaire noble, commune de Rouíïlgnac.
(3) De Lestang, ancienne maison noble, commune de Limeyrae.
(4) Chanloubet, ancien repaire noble, commune de Plazac.

169 —
Au nombre des quatre gentilshommes qui, le 20 janvier 1498,
jour de l'entrée de M sr Gabriel du Mas dans sa ville épiscopale,
furent appelés à remplacer les quatre premiers barons du Périgord,
à qui appartenait le privilège de porler les évêques, depuis l'église
de Saint-Pierre-Laneys jusqu'à la cathédrale, ligure Jean Golhcl,
sieur du Peuch.

228

DE COUHÉ, de Saint-Paul, du Mas.
ARMES : Coupé d'or el d'azur à quatre mcrlettes do l'un
en l'autre. — Alias : écartelé d'argent et de sable à une
merlelte do l'un en l'autre (1).

Ces armes sont ainsi décrites dans le Grand
Armoriai de France (registre clergé et noblesse
de Périgueux), sous le nom de Cou, écuyer, sieur de SaintPaul.
L'identité parfaite des armes de la maison de Couhé, en Limousin et en Poitou, avec celles énoncées ci-dessus, prouve évidemment une erreur de copiste — erreur que j'ai cru devoir reotiíier, en substituant, au nom de Cou, celui de Couhé (2).

DE COULONGES, OU COLONGES, OU COULOGNES, de Chabrignac, de Piégut (3), du Bourdeix.
ARMES : D 'azur à trois tours d'argent.

Ce sont là les mêmes armes que celles des
Pompadour, et lorsqu'on sait qu'Elie de Pompadour, qui épousa, vers le milieu du xvi° siècle,
une demoiselle de Soullac de Montmège, est qualifié seigneur de

(1) Celte dernière description est celle qui accompagne le nom de Pierre de
Couhé, sieur de Latousche , lequel figure au procès-verbal de l'assemblée du
ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoulême.
(2) Jean de Couhé, écuyer, sieur du Mas, habitait, en 1706, au lieu noble de
Forgeneuve (en Nonlronnais), ainsi que messire Pierre de Couhé, en 1749.
(3) Piégut, ancien fort, relevant de Nontron, au xiv siècle, depuis châtellenie.

— 170 —
Coulonges, on est porté à croire que Coulonges est le nom d'une
seigneurie qui désigne une branche de la grande maison de Pompadour.
Lors de son avènement au trône de France, Henri IV céda la
seigneurie de Nonlron à Catherine de Bourbon, sa sœur, et, plus
tard, du consentement de cette princesse, Sa Majesté la vendit,
en 1600, à Elie de Collonges, seigneur de Piégut et du Bourdeix.
Sous le même règne, un seigneur de Bourdeix et de Nontron, du
nom de Coullonges, abbé de Bussière, rebâtit l'église de ce nom
et y lit placer l'écu de ses armes, qui sont trois tours.

DE COURS,

de

Thoumazeau, de Pégui-

rand.
ARMES : D'or à un pin de sinople terrassé do même, sénestré d'un lion de gueules rampant au tronc, auquel il est
attaché par le cou, par un lien de même et accosté à dexlre
d'une étoile d'azur.

Ces armes sont inscrites dans le Grand Armomorial de France (registre de Bergerac), sous le nom de François
de Cours, de Thoumazeau, écuyer, sieur de Péguirand, major de
cavalerie au régiment d'Imécour.
Plusieurs membres de cette famille figurent parmi les votants,
dans l'Ordre de la Noblesse, en 1789, à Saintes. L'un d'eux, qualifié de vicomte, un autre de chevalier, seigneur de Biars, d'Archiac, de Pouzols.

"231

DE COURSOU, de Cailhavel (ancien repaire
noble, commune de Pomport), de Pécany (môme
commune).
ARMES : De gueules à un sautoir d'argent.

Le Grand Armoriai de France (registre de
Bergerac) , donne à cette famille différentes
armes, entre autres : sous le nom de N. de Coursou, écuyer, sieur de Cailhavel ; sous celui de Samuel Coursou,
écuyer , sieur de Pécany , et sous celui de Pierre de Coursou ,

— m —
écuyer, sieur de Noville : de gueules à une fascc d'or, accompagnée
de trois besants de même. (Aux archive? de Bordeaux, elles sont :
écartelées, aux 1 et 4, de gueules ; aux S et S, d'argent plein à la
bordure de sable, chargée de neuf besants de même.
La famille de Coursou ligure parmi celles en faveur desquelles
ont été rendus, par les intendants de Bordeaux (période de 1697 à
1718), des jugements portant maintenue de noblesse.
On voit également, au nombre des votants, dans l'Ordre de la
Noblesse, aux' Etats-Généraux de 1789, à Périgueux : Messire
Louis de Coursou, chevalier, soigneur de Cailhavel, et JeanJacques de Coursou, chevalier, seigneur de Pécany.

M

DE COUSTIN, de Caumont, de Bourzolles, de
Saint-Germain , de Mirabel , de Mespoulet , de
Prat, d'Orliac , de Masnadaud , d'Oradour-surVeyres , de Beaurepas , de Berbiguière , de la
Cassaigne, de Garlux, de Bussac, de Moré, des
Forges.
ARMES : D 'argent au lion de sable, lampassé, armé el
couronné de gueules.

Ces armes sont celles de Coustin, seul. — Pour celles de Coustin
de Caumont, elles sont : parti, au 1, d'argent au lion de sable,
lampassé, armé et couronné de gueules ; au 2, d'azur à trois
léopards l'un sur l'autre , lampassés , armés et couronnés de
gueules.
Ces deux blasons se voient séparément au musée de Versailles ;
le premier, sous le nom de Coustin (septième croisade), et le
second, sous ceux de Galo II, seigneur de Caumont (première
croisade), et de Nompart de Caumont-la-Force (troisième croisade) .
C'est par suite du mariage d'un Coustin de Bourzolles avec
l'héritière d'une branche de Caumont, vers le milieu du xvi" siècle,
que les descendants, issus de ce mariage, ont ajouté à leurs armes
celles de Caumont, et ont porté, jusqu'à nos jours, les noms réunis
de Coustin de Caumont. (Voir le Bulletin historique et archéologique' du Périgord, tome 2, page 175.)
Dans l'État général des gentilshommes de l'élection de Sarlat,
maintenus dans leur noblesse, par M. Pellot, intendant de Guienne,

- m —
1666, et en décembre 1667, à Poitiers, les Coustin de Bourzolles
sont désignés sous les titres de barons de Berbiguières et de
comtes de Carlux, et dans les assemblées de la noblesse, à Périgueux, pour nommer des députés aux Etats-Généraux, se voient,
parmi les votants, plusieurs membres de la famille, qualifiés de
hauts et puissants seigneurs, de comtes et do marquis.
L'un d'eux, Jean de Coustin de Caumont, de Bourzolles, chevalier, seigneur, marquis de Couslin, capitaine de Royal-Etranger
(cavalerie), vota en son nom personnel, et, par procuration, pour
très haut et très illustre Louis-Augustin de Rohan-Chabot, prince
de Léon, marquis de Marouette, colonel de cavalerie au régiment
de Royal-Piémont. (Voir aux procurations.)
Cette famille est aujourd'hui représentée par le marquis Henri
de Coustin du Masnadaud, au château de Sazeirat (Creuse).

DE GREMOíîX, de Borie-Petit (ancien repaire
j|

noble, dépendant de la ville de Périgueux), de la
Jugié, du Boulois.
ARMES : Do gueules ù trois grenades d'or, feuillées et
tigécs do même.

Borel d'Hauterive a publié la généalogie de
cette famille, remontant, par filiation authentique, au commencement du xvi e siècle. II mentionne deux jugef

ments portant maintenue de noblesse en sa faveur , l'un de
M. Pellot, intendant de Guienne, du 12 août 1669, et l'autre, du 10
juillet 1701, de M. de la Bourdonnaye, également intendant de
Guienne.
Ce généalogiste rappelle, en outre, que Jean-Baptisle de Cremoux, seigneur de Borie-Petit, né en 1708, fut admis, comme
Pavait été son père, à rendre hommage au roi, en qualité de
vicomte du Bouloy, [tour la terre de ce nom.
Le titre de vicomte est, en effet, donné à Pierre-Augustin de
Cremoux, dans la procuration, qu'il reçut du baron d'Arlot de SaintSaud, à l'effet de voter pour les députés de la noblesse aux EtatsGénéraux de 1789. (Voir aux procurations.)

— 173 —
234

DE GRESSAC ( OU DE CREYSSAC), de la Bachellerie.
ARMES : D'or à un monde de gueules, cintré et croisé
d'or, sommé d'une croix patlée de gueules, soutenu d'une
fleur de lis de même.

La Chenays des Bois, sous le nom de Crossac,
donne un écu écartelé où sont rappelées diverses
alliances de cette famille du Périgord ; il porte : su í", d'or à
deux pattes de griffons de génies, onglées d'azur, posées l'une sur
l'autre en contrebande, qui est de Bpurdeilles ; au 2, d'azur à trois
étoiles d'argent, deux et une, et un croissant de morne en cœur,
au chef cousu d'azur, à la fasce de sable chargée d'un lion d'or,
qui est de Laval (des Laval, de Ladou, du Breuil, de la Bonnetie,
etc.) ; au S, de gueules, au palmier d'or terrassé de sinople et un
lion d'argent couché au pied de l' arbre, qui est d'Estrades ; et
au 4, d'or à deux vaches de gueules, l'une sur l'autre, accolées et
clarinées d'azur, qui est de Béant ; et sur le tout de Gressac
(comme il est dit ci-dessus).
D'après MM. Filleau et de Ghergé, auteurs du Dictionnaire biographique et généalogique des familles de l'ancien Poitou , la
branche de Cressac, qui s'est établie dans cette province, porte
pour armes : coupé, au 1 d'azur chargé d'une étoile d'argent
à trois roses de gueules posées en fasce, et sur le tout de Gressac,
avec cette légère différence que la fleur de lis qui soutient la croix
est dite fer de lance, qui est bien la tête de la fleur de lis.

DE LA CHOIX, de Jovelle, de Saint-Cyprien,
du Repaire, de Doussac, d'Hautefaye, du Claud,
du Chaslard, de la Jarthe, du Pinier, de la Chapelle, de Tonigan, de Bouillaguet, commune de
Goûts.
ARMES : D'argent à une croix alaisée d'azur, surmontée
.d'un lion líopardc de gueules. — Alias : A la croix pattée
sur laquelle est appuyé un lion de gueules.

: Dans le Nobiliaire du Limousin, les armes sont décrites : d'ar■geht à un lion rampant de gueules, armé et lampassé de même,
avec une croix tourtelée d'azur, à droite de la pointe.

— 174 —
La Chenays des Bois dit que le premier depuis lequel se poursuit la filiation de la famille, est Jean, écuyer, seigneur de la Croix
— en Nivernais — vivant en 1420, et que ce fut son petit-fils qui
vint en Périgord, en qualité de commandant d'une compagnie
d'arbalétriers, à la suite du seigneur de Mareuil, et s'y établit définitivement en 1514.
Ce même généalogiste ajoute que la famille de la Croix a été
maintenue dans sa noblesse d'extraction par deux sentences de
sélection de Périgueux, de 1617 et 1618.
S'il fallait donner plus de force à ces attestations, il y aurait
encore à rappeler que Pierre et Gabriel de la Croix, écuyers, seigneurs de Hautefaye, produisirent leurs titres, en janvier 1667,
devant M. de Montozon, subdéléguó de M. de Pellot, intendant de
Guienne, lequel, après vérification, déclara qu'il y avait eu déjà,
le 10 décembre de Tannée précédente, en leur faveur une ordonnance de M. d'Aguesseau, intendant de Limoges.
La noblesse de la famille se constate également par le vote de
plusieurs de ses membres, en 1789, à Périgueux et à Saintes,
pour les députés de l'Ordre aux Etats-Généraux.
La branche de Saint-Cyprien, en Angoumois, est la seule qui
existe de nos jours ; et celle du repaire de Bouilhaguet, à Goûts,
s'est éteinte, pendant la Révolution, par la mort tragique de
Gabriel de la Croix, du Repaire, d'abord émigré, puis officier
supérieur des armées vendéennes, fusillé à Nantes, le 21 décembre 1793. (Mémoire de M. de Larochejacquelein.) Né à Goûts, le
20 septembre 1744, do Jean et de Marie de Beaupoil de SaintAulaire, il avait épousé Marie de Villoutreix. C'est un de ceux qui
votèrent, en personne, à Périgueux, pour les députés de la noblesse, aux Etats-Généraux de 1789.

DE LA CROPTE, de Lanquais, de Bourzac,
de Chassaigne, de Saint-Paul, de Chantérac, de
Saint-Abre et Tocane , de Beauséjour , de la
Meynardie.
ARMES : D'azur à une bande d'or accompagnée de
deux fleurs de lis de même, une en chef et l'autre en
pointe.

— 175 —
La maison de La Cropte, plus connue aujourd'hui sous le nom
terrien de Ghantérac (ancien repaire noble, mouvant au xiv° siécle
de la châtellenie de Saint- Astier, depuis érigé en marquisat), a
pour berceau, disent des généalogistes accrédités, la commune
d'Ajac, en Périgord, où elle possédait le fort de la Mothe, autrement dit le château de La Cropte.
Dans le Nobiliaire universel de France, par Saint-Allais, et
dans le Dictionnaire de la noblesse, par La Chenays des Bois, il
est dit que, par son ancienneté — elle était connue dès le xn° siècle — ses services et ses alliances, la maison de La Cropte a
toujours tenu un rang distingué dans la noblesse ; qu'elle a donné
trois évêques, dont l'un à Sarlat, en 1416 ; un autre, comte de
Noyon, pair de France, et un troisième, à Aleth, en Languedoc ;
deux abbés de Cadouin, dans le xiv e siècle ; plusieurs archidiacres
et grands dignitaires de l'église de Périgueux ; quatre chevaliers
de Malte, dont un dans le xvi e siècle, et un autre commandeur du
Cap français, en 1633, puis sénéchal du Périgord.
Ce dernier était le frère de Louise de La Cropte , qui fut
mère du célèbre archevêque de Cambrai, notre immortel Fénelon.
Elle a donné aussi. plusieurs officiers généraux, deux gouverneurs
de Sarlat, et un graud nombre de militaires de tous grades.
Parmi les alliances, qui sont généralement contractées avec des
familles d'ancienne chevalerie, on remarque la maison de Savoie.
Dans l'Etat général des gentilshommes qui ont obtenu les
honneurs de la cour, figurent, en 1783, le marquis et le vicomte
de La Cropte de Bourzac ; dans les listes de maintenues de noblesse : Messire François de La Cropte, écuyer, seigneur do Beauséjour ; François de La Cropte, écuyer, seigneur de la Meynardie ;
messire Jean de La Cropte, seigneur de Saint-Apre ; Pierre de La
Cropte, seigneur de la Chassaigne, le Mas-Montet ; et Isabeau
de La Cropte, veuve de Charles de La Cropte, écuyer, sieur de
Fondelin , des paroisses de Vendoire et de la Chapelle-Grézignac.
Dans les assemblées de la noblesse, figurent, parmi les votants,
en 1789, le comte et le vicomte de La Cropte de Bourzac.

— 176 —
DE CUGNAC, de Caussade, de Chabans, de
Florimont, de Viminière, de Giverzac, de Puycalvel, de Matiarpens, de Serinet, de Trigonan,
de Peyrille, de Castelviel, de Belvès, de SaintAvit, de Dampierre, de Veuilly, du Bourdet, etc.
ARMES : Gironné d'argent et de gueules de
ces (1).

huit piè-

Ces armes se voient dans l' église de Cadouin, sur une pierre
tombale de G. de Cugnac, xu e siècle, mais avec l 'adjonction d'une
épée brochant.
DEVISES : Comme il vous plaît — et ingratis SfiPyire nefas.

Cette maison, qui parait tirer son nom du château de Cugnac,
paroisse de Cabans, en Périgord, a formé, ainsi que l 'indiquent les
nombreuses seigneuries indiquées ci-dessus, plusieurs branches et
rameaux qui se sont répandus en Quercy, en Poitou, en Angoumois, en Picardie, dans l 'Orléanais et la Beauce, dans le Condomois et en Flandre.
Dans le commencement du xv° siècle, on la voit en possession
de la viguerie du Puy-Saint-Front, de Périgueux, office qui avait
appartenu, dès le xr3 siècle, à titre de lies, à la maison de Viguier
(ou Vigier), l 'une des plus anciennes et des plus considérables du
Périgord, et qui, par le mariage de l 'héritière de ce nom avec
Henri de Cugnac, passa à ces derniers.
Courcelles rapporte que les seigneurs du Bourdet, issus de
Caussade, établis en Poitou, possèdent un acte portant que l 'ah
1386, deux seigneurs de Cugnac avaient partagé entre eux cent
vingt juridictions ou fiefs, avec les droits honorifiques des églises
et deux cents vassaux — acte qui fut produit lors de la recherche
de la noblesse, faite par M. Pellot, intendant de Guienne.
D'accord avec tous les généalogistes, M. Borel d'Hauterive fait
remonter la maison de Cugnac aux premiers siècles de la chévalerie, et résume ainsi ses services militaires : « On voit, dit-il, les
seigneurs de ce nom, assister aux croisades, aux tournois, aux
carrousels, au pas d'armes du sir de Saudricourt ; on les retrouve

(1) Ces armes figurent au musée de Versailles, 2" salle des Croisades, sous le
nom do baron de Cugnac.

— 177 —
dans les champs de Bouvines ; à Orléans, avec Jeanne d'Arc ;
à Ivry, avec Henri IV, et à Fontenoy, où la noblesse sauva la monarchie. »
Dans l'Etat général des gentilshommes de Télection de Sarlat)
maintenus dans leur noblesse, en décembre 1666, par Pellot, se
voient plusieurs sujets du nom de Cugnac, et lors de sélection des
députés aux Etats-Généraux de 1789, on voit, parmi les votants, à
Périgueux, dans l'Ordre de la Noblesse, : Messire Arnaud-LouisClaude-Simon-Marie-Anne comte de Cugnac (1), baron de Limeuil,
vicomte de Puycalvel, seigneur de Sermet, Saint-Pompon, Trigonan, etc., capitaine au régiment de Hainault ; et en Poitou, LouisPhilippe de Cugnac, marquis du Bourdet.

DE CUMONT, de Sallebœuf (ancien repaire
noble, commune de Sainl-Capraise-d'Eymel),
du Puis, de Froidefond (du Maine), des Salles,
du Taillant, du Puy, du Pruina , du Buisson,
etc. (2).
ARMES : D'azur à la croix pattéc (alias : alaisée) d'argent.

Cette famille (voir SaintrAllais et Lainé), de noblesse chevaleresque, est originaire du Périgord ; elle s'est divisée en plusieurs
branches qui se sont répandues en Saintonge, en Poitou et en
Anjou.
Le premier sujet mentionné dans Saint-Allais est Raymond de
Cumont, chevalier, seigneur de Sallebœuf (l'un des fiefs nobles
de la paroisse de Cumont, en Périgord), vivant en 1330.
Dans une lettre de Philippe de Valois, roi de France, en date de
1336, il est dit que le chevalier de Cumont, seigneur de Sallebœuf,
commandant de 50 hommes d'armes, pour le service du roi de
France, contre les Anglais, fut fait prisonnier et conduit au château
de Fronsac ; que ses biens ayant été pillés, le roi Philippe VI

(1) Ce même comte do Cugnac est inscrit dans les listes des familles admises
aux honneurs de la cour, en 1784.
(2) Les branches de Pruina et du Buisson portent : d'azur à trois croix
pattèes d'argent, 2 cl 1.

12

— 178—..
enjoignit à Bertrand de Vaux; son sénéchal' en Saintonge, de
prêter main-forte au dit seigneur, pour le remettre en possession de son château, d'où lui et son fds avaient été chassés par les
Anglais.
r Elle a été maintenue dans sa noblesse par diverses ordonnances,
entre autres celle rendue, le 3 septembre 1667, par M. Barentin,
commissaire, député dans la généralité de Poitiers. Elle a fait ses .
preuves pour entrer dans les pages du roi, de sa grande et petite
écurie, en 1711 et 1781.
- Marc-Antoine, marquis de Cumont, seigneur des Salles (en la
châtellenie de Saint-Fort-sur-Gironde), major-général de la capitainerie garde-côte, à Royan, chevalier de Saint-Louis, fut présent
à l'assemblée provinciale de février 1789, et vota, à Saintes, pour
les députés de la noblesse aux Etats-Généraux, à cause de son íìef
de Salles.
Paul-Amédéc-Charles, fils du vicomte de Cumont, était ancien
garde du corps.
Cette famille se rattache de nouveau au Périgord, berceau de sa
famille, par l'alliance du dit Paul-Amédée, avec Marie-Thérèse de
Damas d'Hautefort.

DE CUSTOJOUL.
ARMES : D 'azur à Irois clous do la Passion d'or.- (i)

Cette famille a été anoblie dans la personne
de Jean de Custojoul, par lettres patentes de
Louis XIII, données à Pons, en mars 1617.
En voici le préambule : « Jean Custojoul,
conseiller en la sénéchaussée de Sarlat, dès
l'âge de 22 ans, fut fait l'un des quatre capitaines qui soutinrent
le siège de notre ville de Sarlat, battue du canon l'espace de 22
jours. Peu de temps après, il fut député à la ville de Blois, vers le
roi Henri III, notre très honoré oncle, pour les affaires et le bien
public du pays. A 35 ans, ayant été fait premier consul de la ville,
il fut principal auteur de la délivrance d'icelle des mains des

1 1) Ces armes, peintes sur les lettres patentes de noblesse (titre en parchemin) son I timbrées d'un casque tiré de profil à quatre grilles.

— 179 —
rebelles, au grand péril de sa vie ; comme aussi, la même année,
il défendit longtemps, avec peu de gens, l'une des portes de ladite
ville, contre le sieur de Montpezat, qui s'en était rendu maître ; à
l'occasion de quoi il fut retenu prisonnier par ledit sieur de Montpezat, en grand hasard de sa vie et avec beaucoup de pertes de
ses biens. Même, lors de notre avènement à cette couronne, étant
premier consul d'icelle ville, pour la seconde fois, il s'employa
fidèlement à tout ce qui dépendait de ladite charge, pour la conservation d'icelle ville en notre obéissance, comme en toutes les
occasions qui s'en sont offertes pour notre service
» — Suit la
formule d'anoblissement.

DE CYRANO DE BERGERAC.
ARMES : De
au chevron de
chef de
deux toisons suspendues,

accompagné en

On ne troupe sur cette famille, dans le Bergeracois , aucun souvenir traditionnel , aucune
alliance dans le pays, aucun document authentique, qui constatent l'origine périgourdine de
Cyrano de Bergerac. II n'y a donc que l'adjonction de ce dernier
nom avec le nom patronymique de Cyrano qui ait pu faire admettre cette croyance.
Quoi qu'il en soit, le Périgord ne s'en est pas moins approprié,
comme lui appartenant, par droit de naissance, fauteur des
Voyages des empires de la lune et du soleil, et, jusqu'à ce jour,
Cyrano de Bergerac a été classé parmi nos illustrations pórigourdines; un boulevard, à Bergerac, et une rue, à Périgueux, portent,
en effet ce noìii, et il est également inscrit dans Y Armoriai de la
Noblesse du Périgord, publié en 1858.
Faut-il le retrancher de cette nouvelle édition? Oui, pour la
vérité historique ; mais que notre compatriote et ami M. Albert
Dujarric-Descombes, lequel a mis au jour les preuves irrécusables
de l'origine parisienne de Cyrano de Bergerac (1), me pardonne

(1) Voir le Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord,
tome 1, page 220, et tome 2, page 31.

— 180 —
de l'y maintenir encore, ne fût-ce que pour constater le fait d'une
possession qui a duré, sans conteste — chose bizarre — pendant
près de deux siècles.

DABERT, Évêque de Périgueux et de Sarlat.
ARMES : D'Azur à la croix d'or cantonnée de quatre
ancres d'argent.
DEVISE : Scio cui credidi.

Nicolas-Joseph Dabert, né à Henrichemont
(Cher), le 17 septembre 1811, a été élevé à
l'épiscopat en 1863 (16 mai), préconisé le 28 octobre suivant, sacré
à Viviers le 22 novembre de la même année. Précédemment vicaire
général à Viviers.

DE DAMAS, D'HAUTEFORT.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'argent à la hie de sable,
en bande, accompagnée de six roses de gueules, mises en
orle, qui est do Damas-Cormaillon ; aux 2 et 3, d'or à la
croix ancrée de gueules, qui est de Damas-Crux.

Les Damas-Cormaillon (un Bourgogne) seraient, d'après les généalogistes, issus de l'ancienne et illustre maison de Damas-Gousan-Marcilly-Crux, etc.,
qui florissait en Forez, dans lc xi e siècle, et compte un chevalier,
croisé de 1096 à 1145. (Voir salle des Croisades à Versailles, les
noms et armes de Robert de Damas.)
Selon Borel d'Hauterive, ce serait auxiv e siècle qu'ils se seraient
détachés de la tige mère pour former une branche dont les rameaux se sont étendus dans plusieurs provinces ; celle qui s'est
fondée en Périgord a eu pour chef : Ange-Hyacinthe-Maxime
baron de Damas, lieutenant-général, ministre de la guerre sous
Louis XVIII, commandeur de Tordre de Saint-Louis et gouverneur
de Ms r le duc de Bordeaux, lequel a épousé, le 7 juin 1818, Sigismonde-Charlotte-Louise d'Hautefort, fille d'Amédéc-Louis-Frédéric-Emmanuel, comte d'Hautefort, et de Alix-Julie de ChoiseulPraslin.
L'un des fils issus de ce mariage, le comte Maxence de Damas,

dernier possesseur de la terre d'Hautefort, l'une des plus considérables du Périgord, est mort le 14 avril 1887 sans laisser de
postérité.
Cette branche du Périgord, encore représentée par plusieurs
frères, a laissé trop de traces de ses bienfaits dans le pays pour
que ce soit un devoir, pour moi et un honneur pour la province,
de faire figurer, dans le Nobiliaire du Périgord, les noms et armes
de Damas d'Hautefort.

DAUMESNIL.
ARMES : Coupé, au tfr, parti, de sinople au cor de chasse
d'or, et de gueules, au signe de baron tiré de l'armée ; au
2°, d'azur, au trophée de sept drapeaux et deux fusils
avec baïonnettes d'argent, soutenu de deux tubes de
canon de même.
TIMBRE : Toque de velours noir retroussée de contrevair, avec porte-aigrette d'argent, surmontée de trois
plumes de même et accompagnée de lambrequins également d'argent auxquels
sont suspendus les ordres de Saint-Louis et de la Légion-d'Honneur.

Cette famille a été anoblie, sous le premier Empire, dans lit
personne de Yrieix Daumesnil, surnommé la Jambe-de-Bois, fils
de Jean-François Daumesnil, bourgeois et marchand, lequel, est-il
dit dans une notice biographique publiée en 1873, avait été capitaine dans les armées du roi,, avant de se livrer au commerce.
Bien des historiens ont parlé d'Yrieix Daumesnil et tous Tont
représenté comme le type de la bravoure française.
Soldat à 15 ans, il conquit tous ses grades sur les champs du
bataille.
Napoléon I or , en 1809, le nomma major, au rang de colonel, dans
les chasseurs de la garde, et lui conféra le titre de baron. C'est
dans cette même année, à la bataille de Wagram, qu'un boulet de
canon lui fracassa la jambe gauche, dont il fut amputé sur le
champ de bataille.
En 1812, il fut nommé commandeur de la Légion-d'Honneur et
général de brigade, puis, bientôt après, gouverneur de Vincennes,
place qu'il ne voulut remettre, en 1814, qu'au roi de France.
Louis XVIII le décora de l'Ordre royal et militaire de SaintLouis et l'investit du commandement de la place de Condé.
Daumesnil occupait ce poste de confiance, lorsque Tempercur, à

— 182 —
son retour de l'ilè d'Elbe, le renomma commandant du fort de
Vincennes, où il resta jusqu'à la seconde invasion de 1815.
Après la Révolution de 1830, Louis-Philippe, roi des Français,
l'appela de nouveau au gouvernement de cette place. A peine y
fut-il installé, qu'on lui donna la garde des ministres de Charles X,
en attendant que la cour des pairs eût statué sur leur sort.
Là, il fut véritablement le soldat du devoir, car, bien qu'il ne
partageât point les principes politiques de ses prisonniers, il sut résister à la populace ameutée demandant à grands cris leurs têtes,
et, au risque de la sienne, conserver intact le dépôt qui lui avait
été confié.
On sait que, par une décision du 28 octobre 1832, une plaque
de marbre, portant en lettres d'or réinscription suivante : Ici naquit,
le 27 juillet 1776, Yrieix Daumesnil, lieutenant-général des armées
du roi, fut mise sur la façade de sa maison ; que de plus, le Greffe
a été appelé place Daumesnil, et que, plus tard, la ville de Périgueux lui a élevé une statue.
Mais, à ce sujet, on a lieu de s'étonner de l'absence, sur les
plaques du piédestal du monument, de la date de 1830, — j'ai dit
plus haut ce qu'avait été Daumesnil à cette époque devant l'émeute
triomphante — et de l'oubli de ses armoiries, dont chacune des
pièces qui meublent son écu rappelle cependant des faits glorieux,
des actions d'éclat que Louis XVIII, lui-même, reconnut en 1814
et par l'investiture du commandement de la place de Coudé et par
la croix de Saint-Louis, noble insigne dont notre vaillant compatriote a toujours tenu à honneur d'entourer l'écusson de ses armes.
C'est à Pobligeance de la baronne Daumesnil, qui a bien voulu
me fournir l'empreinte des armes du général, que je dois de pouvoir en donner ici la description et l'image fidèles.
Yrieix Daumesnil. né à Périgueux, le 27 juillet 1776, est mort, à
Paris, le 17 août 1832, victime du choléra.

DE DAVID DE LASTOURS, de Viliac, etc.
AHMES : D 'azur à 1rois coquilles de Saint-Jacques -de
sinople.
DEVISE : Impatiens pugna.

Maison d'origine de la province du Limousin
qui a obtenu les honneurs de la cour en Vertu
de preuves faites le 17 février et le 5 avril 1789,

— 183 —
au cabinet des ordres du roi, II est porté sous le nom de marquis
rie David de Lastours.
L'un de ses membres, le comte David de Lastours, seigneur de
Viliac, fut assigné pour se rendre aux assemblées des Etats
généraux de 1709, et vota par procuration pour les députés de la
noblesse, à Périgueux. Ce nom figure également dans les listes
des votants, à Angoulême. Cette famille compte de nos jours plusieurs représentants.

DELPIT, de la Roche, de Sáint-Geyrác.
ARMES : Coupé, au l° r , d'argent à cinq mouchetures
d'hermine de sable posées 3 et 2; au 2, d'azur fretté d'argent.

Cette maison est ancienne en Périgord. Elle a
produit plusieurs officiers de terre et de mer,
des conseillers au Parlement de Bordeaux, etc<
Un Delpy de la Roche, écuyer, était conseiller,
secrétaire du roi près la cour des aides de Guienne dans le commencement du xvm e siècle.
Un François Delpit de Saint-Gérac, pourvu en 1753 île l'abbaye
de Saint-Cybar (ordre de saint Benoît, diocèse d'Angoulême,
mourut le 17 septembre 1774, âgé de 60 ans environ, et fut enterré
le lendemain dans l'église de Saint-Front, aux tombeaux de
sa famille. Dans son extrait mortuaire, il est ainsi inscrit : Messin;
Marie-François Delpit de Saint-Gérac, abbé de Saint-Cybar, chanoine, archidiacre de la cathédrale, vicaire-général et official de
Monseigneur Pévêque de Périgueux (Grosolles de Flamarens (1).

DESMIER et DEXMIER, d'Olbreuse, de Doumezac, de Ghenon, de Saint-Simon, de la Billiêre,
d'Archiac, de Hautefaye.
ARMES : Ecartelé d'azur et d'argent à quatre fleurs de
lis de l'un en l'autre. La branche d'Archiac ajoutait « un
contre écartelé de gueules à trois, pals de vair, au chef
d'or. »

(1) On voil plusieurs membres de cette famille voter dans l'Ordre de la Noblesse aux États-Généraux de 178'J, á Libourne, á Bordeaux, á Bazas et à la
Rochelle.

— 184 —
Les Desmier, originaires du Poitou, où ils sont connus depuis
le x B siècle, ont formé grand nombre de branches ou rameaux dont
plusieurs subsistent dans la Dordogne et dans la Charente.
Huit membres de cette noble maison lìguraient en 1635 dans les
rôles du ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoulême.
Le marquis Dexmier de Doumezac,le comte Dexmier d'Olbreuse
et le chevalier Dexmier sont inscrits dans les listes des votants de
ì1 Ordre de la Noblesse de l'Angoumois pour les députés aux EtatsGénéraux. Plusieurs autres votèrent à Saintes.
La branche fixée en Périgord y a possédé plusieurs terres, entre
autres Hautefaye, lieu tristement célèbre par le crime horrible dont
fut victime en 1870 un noble enfant du pays, l'un des fils de M. Amédée de Moneys d'Ordières et de Madelaine-Louise de Conan.
La famille Desmier a été maintenue dans sa noblesse par diverses ordonnances de 1666, 1667 et par ordonnance de M. d'Aguesseau, commissaire départi dans la généralité de Limoges.

DOUAT, de Lavergne (paroisse de Plazac).
ARMES : D'or à un aigle de sable. Alias de gueules,
l'éou timbré d'un casque à demi tourné. (Armoriai manuscrit dressé vers l'époque de la grande recherche de 1 (306.)

Cette famille, du Périgord, dont une branche
habitait en Poitou, fut maintenue dans sa noblesse
par l'intendant Barentin, le 10 septembre 1667.
"Voici les noms tels qu'ils sont inscrits dans l'Armoriai susdit :
Jean Dhouat, seigneur de Lavergne, et Lionet Dhouat, frères, habitant, ledit Jean de Lavergne, dans la paroisse de Plazac, sénéchaussée de Périgueux, et ledit Lionat en Poitou, sénéchaussée de
Chasteleraud.

DOUSSAULT, de la Primaudière.
ARMES : Tranché de sinople et d'azur, à l'épée haute
d'argent accompagnée en chef de deux conques de même ;
et l'azur à une grenade ouverte tigée et feuillée d'or.

Ces armes ont été données par le premier
Empire, en même temps que le titre de baron,
en récompense de services militaires.

— 185 —
Cette famille n'est point étrangère à notre province : le baron
Doussault de la Primaudière, outre sa possession en Périgord du
château de Gageac, a été membre du conseil général de la Dordogne, et son nom est inscrit comme tel sur le palais de justice, à
Périgueux.
La résidence des Doussauld de la Primaudière est aujourd'hui à
Fougueyrolles, près Sainte-Foy.

DOURDAYGNES (et D'ORDAYGNKS).
ARMES : De gueules au chevron d'or accompagné ou
cantonné à dextre d'un soleil rayonnant d'argent.

A fait ses preuves pour sa réception dans
Tordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Ce nom se voit dans l'Etat des gentilshommes
de l'élection de Sarlat maintenus dans leur
noblesse en 1666 (1) ; il figure, en effet, dans les jugements des
intendants de Bordeaux portant maintenue. (Période de 1697 à
1718.)

DOLEZON ou DE LOZON, du Claud, de Ghampelat.
ARMES : D'azur à une bande d'argent accompagnée en
chef d'une étoile d'or, et en pointe d'un lion de même
onglé de sable et lampassé de gueules.

Le Grand Armoriai de France (registre de
Périgueux) donne à cette famille les armes suivantes : D'azur à une étoile d'or en chef, une coquille d'argent en
fasce et un lion d'or en pointe. Ces armes ne diffèrent des premières que par la coquille qui est substituée à la bande.
Le nom de Dolezon se voit dans les listes des familles en faveur
desquelles les intendants de Bordeaux ^période de 1697 à 1718) ont
rendu des jugements de maintenue de noblesse. II figure également
dans les assemblées de la noblesse du Périgord, lors des EtatsGénéraux de 1789.

(1) Archives de MM. de Gérard.

- 186 —
DURAND, de Laudonie , du Baslit, de la
Tour, de Salomonie, do la Rolphie, d'Auberoche, de la Bermondie, et chevalier seigneur de
Fanlac, vicomte d'Auberoche.
AR JMES : De gueules à l'aigle d'oi'.

Sous le nom de Durand, écuyer, sieur de
Laudonie, sous celui de Durand, écuyer, sieur du Bastit, et sous
celui de Claude Durand, écuyer, sieur de la Rolphie, le Grand
Armoriai de France (registre de Périgueux), donne les mêmes
armes, mais il intervertit les émaux pour les deux premiers, c'està-dire qu'il indique le champ d'argent et l'aigle de gueules.
Dans l'Etat général des gentilshommes de l'élection de Sarlat
maintenus dans leur noblesse par Pellot, intendant de Guienne,
1666, sont inscrits les Durand de Laudonie, du Bastit,. du Bousquet, de la Tour et de la Rolphie.
Cette famille est représentée aux États-Généraux de 1789, dans
l'Ordre de la Noblesse de Périgueux, par le seigneur Durand de la
Tour de Salomonie.

DURAND, de Puybereau, paroisse de SaintKront-de-Champnier ; de la Barde, de Noailhac,
du Reclus, du Repaire, de Clédat, de Ramefort.
A RMES : D'or à un arbre de sinople posé sur le sommel.
d'une montagne de quatre buttes de même, au chef d'azur
chargé de trois étoiles d'argent.
v - mw^m-n , ^
Q 6S ]n g mes armes se voient sur un cachet qui
scelle le testament mystique de messire Pierre Durand, chevalier,
seigneur du Repaire, ancien capitaine d'infanterie, chevalier de
l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, en date du 4 novembre
1789.
Cette famille a été représentée aux assemblées de la noblesse
du Périgord, en 1789, par messire Durand de Puybereau, de la
Barde, du Repaire et de Clédat.
Les armes, sous le nom de Durand du Repaire, habitant en son
château de Clédat, paroisse de Saint-Rabier, sont : De gueules à la
fasce d'urgrni .
Celles inscrites dans le Grand Armoriai dr Francr (registre de

— 187 —
Périgueux), sous le nom seul de Durand, juge de Bourdeilles, sonl :
D'azur à deux bandes d'or ; sous celui de Durand, juge de SaintCrépin (même Armoriai, même registre) : De sable à la bande
losangé d'argent.
De ces divers blasons, dont les deux derniers pourraient bien
être une œuvre fantaisiste et fiscale des commis de d'Hozier, le
plus authentique me parait être celui qui est figuré ci-dessus,
puisqu'il a été porté par les branches de Durand du Repaire,
Durand du Reclus, Durand de Nouailhac et Durand do Ramefort,
lesquelles, de nos jours, en font toujours usage.
En terminant cette courte notice, je rappellerai un fait historique dont la famille doit justement s'honorer : Léonard Durand de
Ramefort, prêtre, né à Bourdeille en 1744, domicilié à Montagnacla-Crempse (Dordogne), fut condamné à mort par la commission
militaire séante à Bordeaux, présidée par Lacombe, les 16 et 27
juillet 1794, et exécuté, le soir même, avec dix de ses compagnons
d'infortune, sur la place Dauphine, à Bordeaux, surnommée place
Nationale. Les paroles énergiques que l'abbé Durand do Ramefort
avait adressées à Lacombe surent prophétiques : « Tu me condamnes, avait-il dit à Lacombe, et je suis innocent ; mais saches que la
colère du Seigneur est prête de tomber sur toi ; encore quelques
jours, et le même peuple qui t'applaudit te conduira à Féchafaud,
à coups de pierres. » Peu de jours après, en effet, après la mort
de cette noble victime, la tête de Lacombe roula sur l'échafaud,
aux applaudissements du peuple de Bordeaux.

DE DURFORT, de Duras, de Lorgcs, de
Rauzan, de Civrac, de Boissière (en Périgord),
de Salviac (en Quercy), etc.
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, d'argent à la bande
d'azur ; aux 2 et 3, de gueules au lion d'argent.

Cette maison de la chevalerie qui avait, dès
le xi e siècle, d'immenses possessions depuis 1 Agenais et le Quercy
jusqu'à Narbonne, a formé plusieurs branches, dont une dite de
Boissière, établie en Périgord, y a contracté plusieurs alliances.
Trois autres devenues ducales sont : celles de Duras, de Civrac
et de Lorges, desquelles sont sortis : cinq maréchaux de France,
grand nombre d'officiers généraux , des ambassadeurs de places
fortes'; des chevaliers de l'Ordre du Saint-Esprit, des dignitaires

— 188 —
de l'Ordre de Saint-Louis, un chevalier des Ordres de la Jarretière ; des pairs de France, des évêques, dont deux à Périgueux,
l'un de 1314 à 1341, et l'autre de 1387 à 1403, etc.
Dans l'Etat général des gentilshommes de l'élection de Sarlat
maintenus dans leur noblesse, par M. Pellot, intendant de Guienne,
en 1666, y figurent ainsi inscrits : Jean Durfort, seigneur, marquis de Saint-Germain, habitant de Paluel — ancien repaire noble, paroisse de Saint-Vincent ; — Louis Durfort, seigneur de
Roquenadel — ancien repaire noble ayant justice sur quelques
villages de Veyrignac qui, au xiv° siècle, relevait du Mont-deDome ; — Jacques et Joseph Durfort père et fils, seigneurs de
Veyrignac, ancien repaire noble avec justice dans la paroisse.
Le nom de Durfort et le blason de cette grande maison (tel
qu'il est décrit ci-dessus) figurent au musée de Versailles, dans la
salle des Croisades.

D'ESCATHA, de Boisset, de La Risonne, des
Vignes, etc.
ARMES : d'azur à neuf besants d'or 3, 3 et 3.

Dans les jugements des intendants de Bordeaux portant mainlenue de noblesse (recherches de 1697 à 1718) se voit le nom de d'Escatha. Cette.famille figure également dans la liste des votants, à Périgueux, pour les députés de la noblesse aux États-Généraux de
1789 ; messire Joseph d'Escatha, chevalier, seigneur de la Risonne, de Boisset et autres lieux, habitant en son château de Boisset — c'est ainsi qu'il y est inscrit —■ vota pour lui et pour messire Alexis de Brie, seigneur deBeaufranc. (Voir aux procurations.)

D'ESGODÉCA, de Boisse, de Pardaillan, de
Saussignac, de la Rue, de Mirambeau, de Boissonnade.
ARMES : d'azur à trois chiens courants d'argent superposés. — Alias, de gueules, à trois chiens courants
diffamés d'argent superposés, — La Chenays des Bois
dit les chiens éepurtés mis on pal.
DEVISE : pour Dieu et le devoir.

Dès le xiv e siècle, cette famille est connue en Périgord. Elie

— 189 —
d'Escodéca qualifié, en 1363, de chevalier (miles) déclare tenir de
Bernard de Beauville (de Bovisvilla) ce qu'il possède auprès de Roquepine (châtellenie, canton d'Issigeac) ; Pierre d'Escodéca, baron
de Boisse et de Pardaillan, capitaine du régiment de son nom, était
au siège de Laon en 1594, il fut gouverneur de Bourg ; Hector son
fils aîné, marquis de Boisse, baron de Mauvesin, fut père de JeanHenri, marquis de Boisse, mestre de camp, marié en 1646, à Marthe
deComminges, dont Jean Bonaventure, marquis de Pardaillan.
Le nom de d'Escodéca de Boisse subsiste toujours en Périgord.
Comme baron de Saussignac dans la sénéchaussée de Bergerac, Louis d'Escodéca rendit hommage au roi en 1648 et fut
maintenu dans sa noblesse.
Dans l'Etat général des gentilshommes do l'élection de Sarlat
maintenus dans leur noblesse (recherches faites par M. Pellot, en
1666), figure Louis d'Escodéca, seigneur de Boisse et de Pardaillan, habitant de Saussignac, sénéchaussée de Bergerac.

D'ESCUDIER, de Trigonant, ancien repaire
noble ayant justice sur Trigonant , qui , au
xiv° siècle, relevait d'Auberoche.
ARMES : coupé, au l", d'azur à la croix ancréo d'argent, accostée de deux étoiles du même ; au 2° parti, au
l» r d'azur, à un croissant d'or, et au 2°, de gueules, à Un
annelot du même.

C'est ainsi que ces armes se voient, et sur une lettre, signée
d'Escudier, écrite de Trigonant, le 23 juillet 1789, à l'effet de don-,
ner de nouveaux pouvoirs aux députés de la noblesse, et sur des
couverts d'argent provenant de cette famille, avec celte seule
différence que l'aunelet du 2 e parti est ici remplacé par une
rose de gueules sur fond d'argent — erreur peut-ètre du graveur (1).

(1) Je ferai remarquer, en ce qui concerne le blason ci-dessus, qu'en tête du
titre, signé du marquis de Gramont, capitoul gentilhomme et do plusieurs
autres capitouls, sont peintes des armoiries qui en diffèrent totalement. Ne seraient-elles pas celles du capitoul? En voici la description: d'argent à trois
bandes de gueules et un écusson d'or plein brochant sur le tout. L'écu, sur un
cartouche entouré de deux palmes, est timbré d'une couronne comtale.
Au bas de l'acte sont plaquées sur papier les armes de la ville de Toulouse ;
mais, bien que ce sceau soit très effacé, on y distingue néanmoins, deux tours
en chef et, en pointe, un cjneau passant, pièces que plusieurs héraldistes
ajoutent à la croix dite de Toulouse.

— 190 —
Cette famille n élé anoblie par le capitoulat en 1596 ; un titre
sur parchemin, du 10 décembre 1780, en fait foi, de même qu'il
constate que, par arrêts des 25 mars 1727 et 18 juin 1778, les
Escudier ont été maintenus dans leur noblesse.

D'ESCRAVAYAC, de la Barrière, de Nanteuil (paroisse de Busseroles en Périgord), d'Esten, de Bellac, ou Boulât (en Angoumois).
ARMES : d'argent à cinq flammes de gueules en sautoir.
DEVISE : Pro Deo et vivtute.

Courcelles et Lainé disent, l'un et l'autre, que cette famille est
d'une noblesse d'ancienne extraction de la province du Périgord,
où elle a possédé de tous temps la terre de la Barrière ; — qu'elle
remonte ses preuves slliatives à François d'Escravayac, écuyer, seigneur tìe Nanteuil et de la Barrière, né vers l'an 1460 ; — qu'elle a
dònné à l'armée plusieurs officiers supérieurs et de divers grades,
la plupart chevaliers de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis,
et qu'elle porte dans les actes publics et brevets, depuis un siècle,
le titre de marquis.
La maison d'Escravayac a été représentée aux assemblées de la
noblesse de 1789 : à Périgueux, par messire Élie d'Escravayac,
écuyer, seigneur de la la Barrière, chevalier de Saint-Louis, lequel
est dit résidant en son logis de Joue, près Busserolles ; — et à
Angoulême par messires d'Escravayac, possesseurs des fiefs
d'Esten et de Belat.

D'ESTISSAC, de Monclar, Montaut, la Batut,
la Bruyère, Saussignac, Monteton, la Barde,
etc., etc.
ARMES : Palé d'argent et d'azur de six pièces.

J'ai sous les yeux l'empreinte, sur papier, du
sceau d'Armand d'Estissac, docteur en droit, et
abbé de "Cessac, en Poitou, plaqué sur une procuration donnée
par lui, le 11 novembre 1566, comme tuteur de noble Charles, fils

— 191 —
de hâut et puissant seigneur Loys d'Estissac, chevalier des Ordres
du Roi, à un membre de la famille de Lascoups de la Gosto-Gluzel,
à Teffet, par son mandant, de régler ou faire régler toules affaires
concernant les terres, seigneuries et baronnies d'Estissac, Monclard, Montaut, la Batut, la Bruyère, etc.
Ge sceau porte les armes propres de la maison d'Estissac — sauf
la crosse abbatiale dont il est surmonté ; — elles sont décrites de
même par M. Philippe de Bosredon, dans sa Sigillographie du
Périgord, sous le nom de Bertrand d'Estissac, seigneur d'Estissac
et de Monclar, 1514.
Parmi les seigneurs qui donnèrent des coutumes aux habitants
de Saussignac, en 1319, ligure Hélie 1 er , autrement Fergant d'Estissac, seigneur d'Estissac en partie, de Saussignac, etc. — Un
autre membre de cette famille, Ramond, dit Mondot d'Estissac,
assista à Uacte de ratification des coutumes de Grignols, en 1390.
La maison de la Roche-Foucauld a retenu le titre de la seigneurie d'Estissac, depuis le mariage de Claude d'Estissac, héritière de
la terre de ce nom, avec François de la Roche-Foucauld, prince de
Màrcîllác. C'est en faveur d'un des membres de cette famille que
la terre d'Estissac a été érigée en duché-pairie, par
mois de novembre 1737.

brevet du

D'ESTRADES (JEAN ), Évêque de Périgueux,
1646.
ARMES : de gueules au lion d'argent couché au pied
d'un palmier d'or, le tout soutenu d'une terrasse de
sinople.

-v.r <<«'i>' .n i • .

Nommé au mois de juillet 1646, il passa au
siège de Condom avant d'être sacré, dit Tabbé

Audierne, dans sa notice sur les évêques ; il était frère, ajoute le
même auteur, du maréchal d'Estrades.

ESTOURNEAU, de Ris, de la Mothe-Tersannes (ancien repaire noble, en Périgord) ; de
Beauséjour, de In Faye, de la Touche, d'Asnièrês, d'Escoire.
ARMES : d'azur à trois chevrons alaisés d'or, au chef
ds même chargé de trois étourneaux essorant de sable.
A/i'as.elles sont décrites avec de légères différences."

— 192 —
Cette famille, dit Laine, a donné un chambellan sous Charles VIL Un Pierre Estourneau de la Faye, seigneur de la Montagne, conseiller vétéran au présidial de Périgueux, mort le 3
août 1771, âgé de 72 ans, fut enterré dans la nef de Saint-Front.
II est à croire que ce dernier appartenait à cette maison dont
une branche est représentée au château d'Escoire par M. Estourneau de la Faye, ancien maire de cette commune.
La famille a produit d'autres branches en Saintonge et en Poitou.

D'ESTUT (ou ÏESTUT, STUT et ESTUT), de
Solmignac, d'Eymet, de Tracy, de SaintPardou.
ARMES : d'argent à un pal d'azur, au chef d'argent,
chargé d'un cœur de gueules dans lequel est fichée une
croix de même.

C'est en vertu d'une substitution que cette famille porte les noms
et armes — à peu de choses près — de la maison de Solminiac.
Parmi les votants dans l'ordre de la Noblesse, en 1789, on voit
figurer à Périgueux, ainsi inscrit : « Haut et puissant seigneur
messire Pierre d'Estut, chevalier, marquis de Solminiac, seigneur,
baron du présent lieu, de Saint-Pardou, d'Eymet, de Boisverdun
et autres lieux. » II vota en sa qualité de haut justicier de la ville,
terre et seigneurie d'Eymet en Périgord.
Cette famille a été également, en 1789, représentée aux assemblées de la noblesse de Bordeaux et de Libourne.
Dans la liste des familles admises aux honneurs de la cour figurent : le 8 mai 1786, le comte d'Estut de Solminiac ; et en 1788, la
comtesse d'Estut de Solminiac.

262

EXPERT, de Saint-Paul, de la Valade, de la
Croze, du Chalard, de la Jalasie (en Périgord).
ARMES : d'azur à l'agneau pascal d'argent, accompagné
de deux étoiles rangées en chef et de deux croissants de
même en pointe.

Dans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718), on

— 193 —
voit François Expert, seigneur de la Crose ; et parmi les votants
aux États-Généraux de 1789 (Ordre de la Noblesse), messire
Pierre Expert, écuyer, habitant du repaire de la Jalasio ; et, enfin
dans une délibération de la noblesse, du 30 juillet 1789, à l'effet
de donner de nouveaux pouvoirs aux députés de l'Ordre, on voit
parmi les signataires d'Expert du Chalard et d'Expert de Thiviers.
«

De FABRY, de Berty.
ARMES : D'azur au chevron renversé d'argenl à quatre
pélicans d'or, un en chef et trois en pointe.

Le nom de Fabry se voit dans la liste des familles qui votèrent à Périgueux dans l'Ordre de
la Noblesse pour les députés aux États-Généraux
de 1789. (Voir aux procurations.)

DE FAGES, de Saint-Cyprien, de la Veyssière, du Bousquet, de Ghaulnes, de Ghauzelan, etc.
AR$ES : D'or à la bande d'azur et une bordure de
même, armoiries primitives des branches périgourdines.
Alias : D'or à la bande d'azur, au chef cousu d'azur
chargé de trois fleurs de lis d'or, par concession royale,
accordées, en 1382, pour faits d'armes à la bataille de Rosbach, à Guillaume de
Fages, baron Chosclau, en Languedoc.
Parti, au 1", de Fages, au 2° d'or, à une montagne de trois coupeaux de
gueules surmontée d'une colombe d'argent, tenant en son bec un rameau d'olivier de sinople, qui est du Gua, au chef d'azur chargé de trois Heurs de lis d'or.

La maison de Fages, originaire du Périgord, où elle possédait
le château de Saint-Cyprien (1), a eu 18 officiers de Saint-Louis,

(1) Le château de Fages, ancien repaire noble, ayant basse justice dans le
bourg et le patronat de l'hòpital du Collège (Dictionnaire lopographique de la
Dordogne par le vicomte de Gourgues), passa de la maison de Fages dans celle
de Montesquiou, par alliance, de là dans celle de Hautefort, par le mariage (%>
janvier 1700) de Marie de Montesquiou de Fages avec Bernard d'Hautefort,
chevalier, seigneur d'Ajat, et enfin par succession aux Wlgrin de Taillefer.

13

— M —
un général de division, 15 colonels ou lieutenants-colonels, 3 capitaines de 100 hommes d'armes, une daine d'honneur de la reine
de Navarre.
Vital de Fages, damoiseau, de St-Cyprien, vivait en 1287 ; il fut
père d'Élie, qui acquit, en 1307, conjointement avec l'abhé de
Saint-Cyprien, des droits de justice sur Saint-Cyprien, à 1 archevêque de Bordeaux (archevêque de la Gironde 1187).
Bozon de Fages, gouverneur du château de Hontargis, se signala à Tannée que conduisait Jeanne d'Arc (1428), Revue Pyrénéenne, n° 1.
Par jugement souverain de 1668, la maison de Fages a été maintenue dans sa noblesse, et on la voit égalcinenl, sur la production
de ses titres, les 5 décembre 1771 et 27 novembre 1779, devant
les États du Languedoc, de nouveau, confirmée dans sa noblesse,
dans la personne de feu Joseph de Fages, .chevalier, et de JeanBaptiste de Fages et de Chailus, tous deux qualifiés barons de
Rochemûre.

DE FAJOL, de la Roque, de Puyrignac, de
Landes.
ARMES : D'azÚí à Irois épées rangées d'argent' garnies
d'or, la pointe en haut, surmontées de trois molettes
d'éperon, aussi d'or.

En 1784, Georges de Fajol, prieur de Couze,
portait les mômes armes.
Parmi les volants pour les députés aux États-Généraux de 1789
(Ordre de la Noblesse), on voit ainsi inscrit : « Messire Louis de
Fajol, ancien capitaine au régiment des Grenadiers-Royaux, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Sainl-Louis, seigneur du
fief de la Roque, habitant de la ville de Mnnpazier. »

266

DE FANLAC, de Saint-Orse, de la Salle.
ARMES : D'argent au chevron de gueules, accompagné
de deux corbeaux de sable, un en chef et l'autre en
pointe.

« Fanlac, dit Coureelles, noble et ancienne famille du Périgord, issue de Bernard de Fanlac
qui devint seigneur de Saint-Orse, par son ma-

- 195 ri âge, vers Tan 1400, avec Marthe de Mobilier, dite de Sainl-Orse,
héritière de cette seigneurie.
Hugues I or leur fils, connu par les actes de 1463, 1472, 1473,
etc., épousa en 1438 Hélie de la Bcrtrandie, dont il eut : Pierre clé
Fanlac qui fit fortifier en 1504 le château de Sainl-Orse, s'allia
vers le même temps à D Uo Françoise de Lostanges, iille de Bernard, seigneur de Lostanges, et de Marie de Royère. De ce mariage naquit François de Fanlac, qui de Françoise de Chaumonlla-Batut, qu'il avait épousée en 1524, laissa entre autres enfants :
Jean de Fanlac, marié en 1552 à Françoise deLagul-de-Monlanlie,
père et mère de Louise de Fanlac, femme de Guillaume de Montferrand (de Faubournet). »

DE FARGUES, de Marsalès, de Pech-Formigier.
ARMES : D 'azur à un lion passant d'oi' lampassé de
gueules et accompagné en pointe de quatre otelles d'argent mises en croix.

Elles sont ainsi décrites dans le Grand Armoriai de France (registre de Sarlat), sous le
nom de Bertrand de Fargues, écuyer, seigneur de Marsalès. —
Sous le nom seul de Fargues, en Périgord, on trouve dans V Armoriai de Jouffroy-d'Eschavannes : d'azur ìi trois maillets d'argent, à la bordure cousue de gueules.
Parmi les gentilshommes de la sénéchaussée de Sarlat convoqués pour le ban et l'arrière-ban de 1674 , figure noble Bertrand
de Fargues, écuyer, seigneur de Pech-Formigier, et parmi ceux en
faveur desquels les intendants de Bordeaux ont rendu des jugements de maintenue de noblesse, de 1697 à 1718, on voit également
figurer le nom de Fargues.

DE LA FARGUE, de Piedsec, du Bourdillot,
de Bogrin, de Blenac — terre érigée en comté
— en Nivernais, en Périgord et en Bigorre.
ARMES : D 'argent au chevron de gueules, accompagné
de trois pommes de pin de même versées, posées 2 el. 1.
DEVISE : Non defíciam, et plus anciennement, point no
fauldray.

— 196 —
Borel d'Hauterive dit que la famille de Fargue , connue en
Guienne dès le xiv e siècle, est issue d'une branche cadette des
seigneurs de Montpellier. Dom Villevieille, dans son trésor généalogique, tome 38, folio 16, parle de Raymond de la Fargue, qui
était, en 1352, un des 39 écuyers de la compagnie de Guiraud
de Guerly, chevalier, capitaine de Monclar et de Ghatelseigneur.
Borel d'Hauterive rappelle qu'en 1480, Pierre de la Fargue,
écuyer, remplissait les fonctions de panetier auprès du roi Charles VII. Le vicomte Oscar de Poli , dans son intéressant ouvrage ayant pour titre: Un Régiment d'Infanterie, Royal-Vaisseaux, confirme l'historique de ce généalogiste ; et Y Impôt du
Sang, par Jean-François d'Hozier, fait connaître plusieurs de la
Fargue, blessés sur les champs de bataille.
Dans une simple notice, je ne puis mentionner tous ces sujets,
qui, dans cette famille, ont de tous temps noblement porté l'épée ;
mais je tiens, néanmoins, à rappeler que : Jean-Baptiste de la
Fargue, chevalier de Saint-Louis, blessé à Fontenoy et à Lawfeld,
petit-íils de Guillaume de la Fargue, gentilhomme de la chambre
du roi Louis XIV, et fils de Elie de la Fargue, écuyer, reçut de
Louis XVI, en 1780, le brevet de lieutenant-général de ses armées ; que son fils aîné, le comte Jean-Jacques de la Fargue, capitaine clans Royal-Vaisseaux, fut chevalier de Saint-Louis, et
père d'Auguste-Jean-Baptiste de la Fargue, officier d'infanterie,
également chevalier de Saint-Louis.
La maison de la Fargue est actuellement représentée, 1890,
par trois branches, l'ainée, par Maurice-Gabriel comte de la Fargue, à Périgueux sen Nivernais) ;
La cadette, par Louis de la Fargue, à Monciaux, commune de
Bourrou (en Périgord.)
La puînée, par Raymond de la Fargue-Tauzia, à Tarbe (en Bigorre). Des enfants sont issus des trois branches.
Principales alliances : Dupuy, de Ferron, Tourneyer, de Castellane, du Mau, de la Rue, de Sangues, de Bayle, de Capdeville,
de Castéra, de Lanière, Baron, de Lasserre, de Massaneau, de
Noyères, de Charrier, d'Audiffret, Vallet do Sallignac, Vallet de
Fayolle, Vollanet, d'Imbert, Froger, de Lafitte, d'Anelunxin, de
Romers, de Lestang, de Castenmillers-Léoménil, etc., etc.

DE FARS, de Fausselandry, de la Grèze, do
la Forest, de Pragelier, du Terrier, du Gluzel,
de Saint-Quentin, de Gostelonge, de Fraysse, de
la Grave.
ARMES : D'argéni à unarbrè torràssédo sinople ; il est
ilit quelquefois un pin.

La maison de Fars, originaire de la paroisse de Nanteuil, près
Thiviers, dit l'abbé de Lespine, est une des plus nobles et des
plus anciennes du Périgord. Depuis près de trois siècles et demi
elle possède, ajoute ce savant généalogiste, le lies de Fausselandry, relevant de la vicomté de Limoges, situé dans la paroisse de
Coulaures, juridiction d'Excideuil, qu'elle a acquis à titre d'échange
de la maison de Lestrade .de la Cousse.
Le 6 février 1477 et le 7 février 1478, Pierre de Fars, qualifié
damoiseau et noble homme seigneur de Fosselandry, etc., rendit
hommage lige pour les repaires nobles de Fosselandry et de Castelonge à Alain, seigneur d'Albrct, comte de Dreux, de Gaure, de
Penthièvre et du Périgord, vicomte de Tartas et - de Limoges,
Captai du Buch et seigneur d'Avernes. Alain l'appelle son bien
aimé.
Le nom de Fars ligure dans les jugements et ordonnances de
maintenue de noblesse, du 9 décembre 1666 et du 1 er mars 1698.
On le voit également dans la liste des votants à Périgucux pour
les députés de la noblesse aux États-Généraux de 1789.
Par ses alliances, la maison de Fars a de tous temps tenu un
rang distingué dans la province ; il suffirait de rappeler celles
qu'elle a contractées, d'après l'abbé de Lespine, directement avec
les familles de Bardon, de Chemin, de Colombier, du Mas de
Geyrac, de Faubournet, de Montferrand, de Fayolle, d'Haufefbrt,
de Vaudres, de la Tour Saint-Privat, de la Tour de Verneyoux,
de Lestrade de la Cousse, de Marqucssac, d'Orléans, de Pelcgrin, de Saunier, de Varennes, etc.; et indirectement avec les maisons de Beynac, de Cugnac, de Gimel, de Roux de Campagnac,
de Saint-As.lier, de Féletz, de Langlade, de Froidefont, de Leymarie de la Roche, de Pons, etc.

— 198 —

DE FAUCHER, de Versac, de la Ligerie, de
Lascout, de la Jourdonie, de Fontagnac, de Clausuron.
ARMES : De gueules à une sauterelle (ou faucheux)
d'or.

Ces armes (parlantes) ainsi blasonnées dans
l'Armorial manuscrit que j'ai déjà eu occasion de citer plusieurs
í'ois, sont décrites de même dans le Grand Armoriai de France
(registre de Périgueux), sous le nom de François Faucher, écuyer,
seigneur de la Jourdonie de Fontagnac, incontestablement de la
même famille que les Faucher de Versac, etc. ; d'Hozier, ou ses
commis les donnent ainsi (même Armoriai, même registre) :
d'azur à une croix potencée d'argent et- un chef de gueules chargé
d'une faux d'or.
Cette famille, originaire du Limousin, où elle occupait, dès le
xiii 6 siècle, un rang élevé dans la noblesse, a formé plusieurs branches aux rameux qui se sont répandus en Guienne, Périgord et
Saintonge. En Périgord, elle possédait le château de la Ligerie,
paroisse de Fontaine, entièrement détruit à l' époque de la Révolution.
Deux de ses représentants figurent à Périgueux parmi les volants pour les députés de la noblesse aux États-Généraux de 1789,
et plusieurs autres sujets en Saintonge et à Angoulême.

Du FAURE, de Montmirail (ancien repaire
noble, ayant justice sur quelques maisons, dans
la commune dé Cenac) , de la Grange , de
Prouilhac, de Ségala, etc.
ARMES : D'azur au lion
ronné de gueules.

d'or, armé, lampassé et cou-

Cette famille figure clans l'État général des gentilshommes de
rélectiori de Sarlat maintenus dans leur noblesse, par Pellot, intendant de Guienne, en Tannée ití66 ; et, dans les listes des votants pour les députés de la noblesse aux États-Généraux de 1789,
on voit deux de ses membres, ainsi inscrits : « Messire Pierre de
Dufaure, écuyer, chevalier de Montmirail, habitant de la ville de

— 199 —
Beaumont, diocèse de Sarlat, et messire Antoine-Gérôme du
Faure de Montmirail , seigneur de la baronnie de Montmirail, y
habitant. »

FAURE (ou DU FAUHE) (1) de Rochefort (ancien repaire noble, commune de Saint-Cypriend'Auberoche), de la Roderie, de Lussac, de
Beauvais, de la Ribeyrie, dArgignac, de Savignac-de-Nontron, la Roche-Pontissac.
ARMES : De gueules à une roue d'argenl, accompagnée
de trois roses de même.

Elles se voient ainsi, sculptées sur le plafond en pierre du couloir qui précède l'appartement du premier étage d'une des belles
maisons de la Renaissance, rue de la Limogeanne, n° 46, à Périgueux. — Sur le fronton de la façade nord-ouest du château de
Sept-Font que fit construire dans le dernier siècle, à quatre kilomètres de Périgueux (commune de Trélissac), Bernard du Faure
de Rochefort, président-trésorier de France au bureau de Guienne,
ces mêmes armes sont accolées à celles de Marie du Cluzel de la
Ghabrerie, femme de Germain Faure de Gardonne, conseiller du
roi. On les voit également, par suite d'une alliance, réunies à celles
de la maison de Chabans (2).
La noblesse de la famille peut s'établir : par les nombreuses et
importantes seigneuries qu'elle a possédées en Périgord, par l'acquisition, vers la première moitié du xvi e siècle, de quantités de
rentes foncières et directes ; par des charges municipales — plusieurs sujets du nom figurent comme maires de Périgueux ; — par
des grades dans l'armée — un François du Faure, chevalier, sieur
de la Roderie Lussac, Fontaube, Auginiac, La Roche-Pontissac,
baron de Saint-Martial de Valette, était mestre de camp de dix en-

(1) Rochefort, c'est sous ce nom que la famille est aujourd'hui le plus généralement connue. .

(2) La Roche, paroisse, ancien repaire noble,
d'Alemps.

commune

de

Saint-Front-

(3) Dans le Grand Armoriai de Franco (registre de Périgueux), les armes inscrites sous le nom de Germain Faure, sieur de Gardonne, sont : d'argenl à (rois
bandes d'azur.

— 200 —
seignes de pied pour le service du roi, gentilhomme ordinaire de
sa chambre, et son fils, seigneur des mêmes terres, était capitaine
des gardes du roi et également gentilhomme ordinaire de sa chambre ; — par ses qualifications nobiliaires et par ses alliances avec
de nobles maisons telles que celles d'Aguesseau, de Beynac, de
Barry, de Belrieu, de Campniac, des Cars, du Cluzeì, de Ghabans,
de Nesmond, de Pontac, de Texier, etc.

273

DE FAYOLLE, de Fayolle, de Chantegeline,
du Mas-Poitevin, de Beauséjour, etc.
ARMES : D 'azur à un lion d'argent lampassé, armé et
couronné de gueules, tenantjdeux sauvages. Couronne de
marquis.
DEVISE : Non ihi, serf ubiquc

M. de Saint-Allais a publié dans le Xe volume
du Nobiliaire universel de Finance, la généalogie détaillée de la
maison de Fayolle, qui n'est autre que l'œuvre de l'abbé de Lespine, notre savant et consciencieux compatriote. M. Laine en a
donné un résumé succinct dans son Dictionnaire véridique des
maisons nobles de France ; je ne puis donc mieux faire que de
transcrire ici le travail de ce dernier :
« La maison de Fayolle, dit ce généalogiste, d'ancienne chevalerie,
e
originaire du Périgord, où elle florissait dès le xn siècle, prouve
une filiation suivie depuis Pierre de Fayolle, chevalier, qui fut un
des premiers fondateurs de l'abbaye de Chancelade, située dans le
voisinage du château de Fayolle, et souscrivit plusieurs chartes de
e
donations faites à cette abbaye vers le milieu du xn siècle. II vivait
en 1168. Cette maison possède encore de nos jours et depuis près
de sept siècles la terre de Fayolle, aujourd'hui érigée en marquisat.
» Cette maison a donné des chevaliers et écuyers bannerets dans
les temps de la chevalerie, des hommes, des ordonnances, des commandants du ban et arrière-ban de la noblesse du Périgord, un
chevalier de l'Ordre du roi, gentilhomme ordinaire de la chambre,
et, dans des temps postérieurs, des capitaines et officiers supérieurs des armées de terre et de mer.
» La terre de Fayolle, unie à celle de Chantepoule, aux fiefs de
Vernode, de la Sipierre, de Bellet, etc., fut érigée en marquisat,
sous le nom de Fayolle, par lettres du mois de septembre 1724,

— 201 —
registrées en la chambre des comptes le 17 mars 1725, en faveur
de Nicolas de Fayolle, chevalier, seigneur de Fayolle, de Tocane,
Saint-Vincent, le Chadeuil, Saint-Apre, etc., etc., capitaine dans
le régiment d'Anjou, infanterie.
» Bernard de Fayolle était hospitalier ou chevalier île Saint-Jean
de Jérusalem à la fin du xn e siècle. »
Après ce résumé, il serait superflu de rappeler que le nom de
Fayolle figure dans les listes des maintenues de noblesse de différentes époques, entre autres de 166(5 à 1669 et de 1697 à 1718, et
qu'il se trouve également dans celles des votants de l'Ordre de la
Noblesse aux Etats-Généraux de 1789. (Voir aux procès-verbaux
des opérations électorales de cette grande époque el aux procurarations.)

Du FAYOLLES, de Puyredon, de la Martinio,
de Lisle, de Sarrazac, de Lavaud, de Gbampagnac.
ARMES : D'azur à Irois lions d'or.

Ges armes sont ainsi inscrites dans l' Armoriai
manuscrit, ou Catalogue de la noblesse du Périgord, dressé vers l'époque de la grande recherche de la véritable
et fausse noblesse ordonnée par Louis XIV, en 1666, sous les
noms de : « Pierre de Fayolles, seigneur dtidit lieu, y habitant,
sénéchaussée de Périgueux, lequel reconnait pour descendants de
sa famille : Charles et Jean de Fayolles, ses frères; Françoise!
Guillaume de Fayolles, sieur de Lavaud, de Champagnac ; Jean de
Fayolles, sieur de la Martinie, et Meymy de Fayolles, sieur de
Lisle, ses oncles, habitant du bourg de Saint-Sulpice et de la paroisse de Saint-Mari in, sénéchaussée de Périgueux, portant fous
les mêmes armes. » (1).

(1) Dans dos notes de l'abbé de Lespine sur celte famille, il est dit que le 20
janvier li!49, par contrai passé au château de Fayolles, paroisse de Sarrazac, en
Périgord, Jean de Fayolles, écuyer, sieur de la Martinie, habitant au lieu de
Premillac, paroisse de Saint-Sulpice, juridiction d'Excideuil, fils de Pierre de
Fayolles, écuyer, seigneur dudil lieu el en partie de Sarrazac, el de Catherine
Pasquet de Savignac, damoiselle, épousa Louise Gombaud, damoiselle, veuv de
Jean du Goux, écuyer, sieur de la Veyrière, habitante de la Forge de la Berriardièrè, paroisse de Saint-Sulpice-de-Mareuil.

— 202 —
Dans un état dus taxes laites pendant Tannée 1640 dans Télection
de Périgueux en exécution de Tédit de novembre même année, on
voit, dans la paroisse de Saint-Antoine-d'Auberoche, un Fayolles
(Pierre) imposé pour une somme de 60 francs, mais avec cette annotation en marge : « Par ordonnance du 30 avril, ledit Fayolles a
été déchargé de ' cette taxe, d'autant qu'il ne demeure pas dans
ladite paroisse et attendu qu'il a des lettres de noblesse. »
On ne connaît pas, dit Saint-Allais, la jonction de ces Fayolles
avec, la maison des marquis de Fayolle, dont la notice précède.

DE FAYARD, des Combes, de la Dosse,
d'Etouars, des Constancies.
ARMES : D'or, à un arbre do sinople.

Dans TArmorial manuscrit rappelé à l'article
qui précède, les armes sont décrites : D'or à un
fayot ardent.
Cette famille figure parmi celles qui ont été maintenues dans
leur noblesse (période de 1697 à 1718) ; elle est représentée également aux États-Généraux de 1789. Parmi les votants, on voit ainsi
inscrit : « Messire Alexis de Fayard des Combes, chevalier, seigneur haut jusLicier. de la terre de la Dosse et châtellenie des
Combes, seigneur des fiefs d'Estouars et gouverneur du château
de Fortian, etc. (Voir aux procurations.)

Du LA FAYE, de la Martinie, de Segonzac, de
la Mothe, de Plas, de Chardeuil, de la Renaudie,
d'Auriac, etc.
A RMES : De gueules ù une croix ancrée d'argenl, accompagnée en chef d'un lambel de cinq pendants de
même.

C'est ainsi que ces armes sont dessinées sur
les preuves de noblesse faites pour TOrdre de Malte ; elles sont
énoncées de même dans le Grand Armoriai de France (registre

— 203 de Périgueux) ; mais l'abbé de Lespine n'indique que quntro Iniiibels, en ajoutant, qu'ailleurs on trouve quatre créneaux.
Alias : Sous le nom de la Faye de la Martinie et de Segonzae, les
armes sont dites : De gueules à la croix de Lorraine d'argenl.
Puisque je viens de rappeler que cette ancienne famille du Périgord a fait ses preuves pour l'Ordre de Malte, il est incontestable
qu'elle a été maintenue dans sa noblesse. La preuve en est, du
reste, dans sa présence aux assemblées de la noblesse du l 'érigord, en 1789, où l'on voit, parmi les votants pour les députés de
l'Ordre, deux de ses membres qui y figurent, l'un qualifié de marquis, l'autre de vicomte.

DE FELETZ (ou nu FELETS).
ARMES : D 'argent au lion couronné de gueules, à la
bordure d'or chargée de huit besants du champ.

Cette maison d'ancienne chevalerie du Périgord, où elle possédait le château de Féletz,
près Montignac-sur-Vézère , qu'habitaient encore, dans la première moitié de ce siècle, deux frères, n'est
pas moins distinguée par ses services et ses alliances que
par son ancienneté.
Elle compte un évêque de Saintes, en 1250 ; mais déjà en 1114
(voir Gallia Christiana), plusieurs de ses membres concouraient
par leurs bienfaits à la fondation de l'abbaye de Dalon, diocèse de
Limoges.
Aujourd'hui, cette maison- est éteinte dans la personne de l'abbé
Charles-Marie Dorimon de Féletz, ancien administrateur de la
bibliothèque Mazarine, membre de l'Académie française, auteur
de mélanges sur la philosophie et la littéralure, mort fe 11 février
1850, dans la 84? année de son âge.
Le Périgord ne pouvait oublier que ce dernier fut un des plus aimables conteurs de son époque, et que, pendant plus de 40 ans, il fut le
modèle le plus accompli de í'esprit français; aussi la ville de Périgueux a-t-elle tenu à honneur de donner le nom de Féletz à l'une
des rues principales du quartier Saint-Martin, là où était un jardin
et une maison (portant aujourd'hui le n° 42), qui appartenaient â
notre spirituel compatriote.
Une des nièces de l'abbé de Féletz et son héritière principale,

— 204 —
M"° Pauline de Foucauld de Dussac, mariée au lieutenant-général
Morand du Puch, a voulu, par un sentiment de reconnaissance
pour son bienfaiteur, dont elle fut longtemps le secrétaire, que ses
enfants tissent revivre le nom de Féletz ; aussi, se conformant à
ce pieux désir, le général du Puch a-t-il demandé et obtenu l'autorisation, pour eux et pour lui-même, de s'appeler désormais du
Puch de Féletz.
Dans l'Etat général des gentilshommes de sélection de Sarlat,
maintenus dans leur noblesse, en 1666, par M. Pellot, intendant de
Guienne, ligure le nom de Féletz; il se voit également dans la liste
des votants pour les députés de la Noblesse, aux Etats-Généraux
de 1789, avec les qualifications de chevalier et de baron.

DE FERRAND (et FERRANT), de Montastruc,
de Montaubei't, de Vaudou, de Mauvezin, de
Veyran , de la Bastide, de la Tour, de la
Valade.
ARMES : D'argent à 3 sasces de gueules. — La brandie de Montaubert ajoutait à sus armes : un chef
•r

d'azur.

Le premier auteur de la maison de Ferrand est Arnaud-Garcias,
damoiseau, co-seigneur de Pardaillan, marié, vers 1275, à Guiraude de Malvoisin, frère de Pierre de Ferrand, chevalier, maire
de Saint-Emilion, en 1281.
Du dit Arnaud , on compte 17 degrés non interrompus. La
baronnie de Malvoisin (ou Mauvezin) resta dans la maison de Ferrand, branche aînée, jusqu'au mariage de la fille unique de Gaston
de Ferrand et d'Antoinette du Faur avec Henri d'Escodéca, marquis de Boisse (i5 novembre 1624)."
Cette famille, originaire de l'Agenais, a formé, au xvn e siècle,
deux branches en Périgord, celle de Montaubert, dans les paroisses de Celles et de Léguilhac, et celle de Montastruc, sur les bords
de la Dordogne.
Celle de Montaubert se fixa en Périgord, par le mariage, en
1621, de Georges de Ferrand de la Bastide avec Jeanne du Puy de
Brémont, et celle de Montastruc, par le mariage, en 1583, de
Bertrand de Ferrand, écuyer, avec Jeanne d'Abzac, héritière de
son père, François d'Abzac, seigneur de Montastruc

Un Ferrand de Montastruc fut convoqué au ban de la Noblesse
de la s'énóchaussée de Bergerac, en 1689 et en 1789. On voit
inscrit , à Périgueux , parmi les votants , dans l'Ordre de la
Noblesse, messire Jean Ferrand de. Montaubert, chevalier de SaintLouis.

DE FERRIÈRES, de Sauvebœuf — ancien
repaire noble , avec justice sur Aubas et le
Cheylard, en Périgord.
ARMES : D'argent au
dentelée de même.

pal

de gueules, à la bordure

Dans le Nobiliaire de l'abbé Nadaud, elles
sont décrites ainsi : de gueules au pal d'argent accompagné de six
billettes de même, mises en orle, ou à la bordure denliculée
d'argent.
Cette noble et ancienne maison est connue dès le xn° siècle et sa
filiation est suivie dès l'an 1281.
Elle a produit un maréchal-de-camp et le célèbre marquis de
Sauvebœuf, chevalier des Ordres du roi, lieutenant-général de ses
armées, dont le père et le grand-père étaient chevaliers de l'Ordre
du roi.
En 1549, Aymard de Ferrières-Sauvebœuf était admis dans
l'Ordre de Malte.
Les Ferrières étaient seigneurs d'Aubas, commune de SaintAmand-de-Coly, et leurs armes, telles qu'elles sont décrites cidessus, se voient sculptées à la voûte de la chapelle de l'abbaye , surmontées d'une crosse d'abbé. Cinq des membres
de cette famille ont été revêtus de cette dignité, de 1544 à
1681.
Cette maison a été maintenue dans sa noblesse, et a voté, en
Limousin et en Saintonge, pour les députés de l'Ordre, aux ÉtatsGénéraux de 1789.

— 206 —
DE FÉNELON ( DE SALIGNAC ) , de la MotheFénelon.
ARMES : D'azur à trois bandes do sinople.
DEVISE : A

Ta principium dcsinct. 0

Cette maison, dont le nom patronymique est
Salignac — petite ville à deux lieues de Sarlat
— berceau de la famille, a donné à l'Eglise trois
archevêques et neuf évêques, dont six ont occupé le siège de
Sarlat : en 1359, 1485, 1567, 1579, 1604 et 1659. Trois de ces
derniers étaient de la branche dite de Salignac de la MotheFénelon , qui compte l'iminortel Fénelon , archevêque de Cambrai.
II serait difficile, dans une simple notice, d'énumérer le grand
nombre de sujets qui, à toutes les époques de notre histoire, se
sont illustrés par leurs vertus, leur talent, leur courage et leurs
grandes alliances.
Je citerai tout d'abord Hugues de Salignac qui, partant pour la
première croisade, de 1096 à 1146, fit une donation à l'abbaye
d'Uzerche, et dont les noms et armes figurent au musée de Versailles.
L'armée lui doit, entre autres personnages, vers la fin du règne
de Charles VII : Raymond de Salignac de la Mothe-Fénelon,
commandeur de Malte, sénéchal du Périgord et du Quercy et
lieutenant-général du gouvernement de Guienne; — son fils, qui
fut gouverneur du Périgord et du Limousin, pour Jean d'Albret,
roi de Navarre ; — Bertrand de Salignac, qualifié seigneur de la
Mothe-Fénelon, vicomte et baron, chevalier de l'Ordre du roi,
conseiller d'Etat, capitaine de 50 hommes d'armes d'ordonuance,
ambassadeur en Angleterre et en Espagne, chevalier de l'Ordre
du Saint-Esprit, qui fut père de Jean de Salignac, lequel, après la
bataille de Coutras, vint défendre la ville de Sarlat, attaquée par
les troupes de Turenne, et en fit lever le siège. — Dans le discours
qui était prononcé tous les ans dans cette ville, pour célébrer
l'anniversaire de cet évènement, entrait toujours un éloge de la
maison de Salignac. Ce même Jean perdit glorieusement la vie au
siège de la ville de Domme. Son petit-fils, le marquis Antoine de
Salignac de la Mothe-Fénelon, fut lieutenant-général au gouvernement de la haute et basse Marche.
C'est du mariage du frère de ce dernier, Pons de Salignac.
seigneur de la Mothe-Salignac, avec la sœur du marquis de Saint-

— 207 —
Apre (de la Gropte), lieutenant des armées du roi, que provint
François de Salignac de la Mothe-Fénelon , précepteur des
enfants de France, archevêque-duc de Cambrai, mentionné plus
haut.
Un Gabriel-Jacques, marquis de Salignac-Fénelon, fut tué à la
bataille de Rocourt. II avait été ministre plénipotentiaire au congrès
de Soissons, ambassadeur extraordinaire en Hollande, lieutenantgénéral des armées du roi, chevalier de ses Ordres, conseiller
d'Etat d'épée et gouverneur du Quesnoy.
Son fils aîné, François-Louis de Salignac, marquis de la MotheFénelon, successivement guidon de gendarmerie, colonel au régiment de la Fère, à la tête duquel il fut grièvement blessé, à la
bataille de Lawfeld, commanda sur les côtes maritimes de Provence ; mort lieutenant-général, à l'âge de 84 ans, peu de temps
après son retour de la Martinique, où il avait été envoyé gouverneur-général des iles du Vent, pour en prendre possession à la
paix, en 1753.
Mais je m'aperçois que l'étendue de cet article dépasse les
limites que je m'étais tracées. Je dois donc me borner à indiquer
les sources où l'on pourra puiser de quoi suppléer à ce qu'il y a
d'imparfait dans cette notice sommaire. On les trouvera à la
bibliothèque publique de la ville de Périgueux, dans les œuvres
généalogiques de la Chenays des Bois, de Courcelles, de SainlAllais, de l'abbé de Lespine et autres auteurs accrédités.
Inutile de rappeler que les .Salignac (alliés aux d'Abzac, d'AuImsson, d'Aydie, de Beaumont, de Beaupoil de Saint-Aulaire, de
Caumont la Force, de Cugnac, de Cardaillac, d'Escayrac, de
Gourdon, de Gontaud-Biron, de Laval-Montmorency, de Lostanges, de Maillé, de Pellegruo, de Pardaillan, de Rastignac, de
Royère, de Ségur, de Talleyrand, de la Trimouille, de Bonneval,
de Bonneguise, d'Esparbès de Lussan, d'Ebrard de Saint-Sulpice,
des Cars, de la Cropte, de Philip de Saint-Viance, de la RocheAymard et autres grandes familles des plus distinguées), ont été
maintenus dans leur noblesse, par sentence du 28 août 1667, el
qu'aux États-Généraux de 1789, figurèrent, parmi les votants pour
les députés de la noblesse : Messire François de Salignac de
Fénelon, capitaine à la suite de Dauphin-Cavalerie, résidant au
repaire noble de Combalonie, paroisse de Saint-Félix de Bourdeille ; et autre Salignac de la Poncie , paroisse de Sainl-Jeand'Estissac.

- 208 —
DE FEYDIT (OU DE FAYDIT), de la Tour, de
Tersac , de Saint-Barthélemy — Périgord et
Quercy.
L:

ARMES : Burelé d'argent et de sinopb de dix pièces,
chaque burelle d'argent chargée d'une étoile de gueule
en pal.

L'Armorial manuscrit cité plus haut donne
sous le nom de Nicolas de Feydit, écuyer, sieur de la Tour, habitant de Saint-Barthélemy, canton de Bussière-Badil, sénéchaussée
de Périgueux : de gueules au lion d'argent. — Pour timbre : le
casque à demi tourné. Alias : d'azur à trois étoiles d'argent.
Mais, sous le nom de Feydit de Tersac, elles sont telles que le
dessin ci-dessus les donne.
Cette famille, de très ancienne chevalerie — est-il dit dans le
Nobiliaire d'Auvergne, par J.-B. Boullet — originaire du Limousin, et répandue en Quercy, Languedoc et Périgord, a été maintenue dans sa noblesse, le 15 mai 1668, par ordonnance de
M. Pellot, intendant de Guienne, et a fait ses preuves pour les
honneurs de la cour, où elle a été admise en 1788.

DE FILHOT et DE FILLOL, de Mazière (repaire
noble, commune deJVIontravel, canton de Sigoulès), de Marans, de Chambaud, d'Escutes, de
Ferrade de Lanclave.
ARMES : D'or au sautoir de gueules, au franc canton
d'azur chargé d'une fleur de lis d'or.

Sous le nom écrit de Fillol, on trouve les armes suivantes :
d'azur à trois pattes de griffon d'or.
Quoi qu'il en soit de la différence qui existe dans l'orthographe du
nom et dans les armes, je dois constater que, parmi les familles en
faveur desquelles ont été rendus des jugements de maintenue de
noblesse, figurent, dans la période de 1697 à 1718, celles de
Filhot et de Fillol, et que ces deux noms se voient aussi dans
les listes des votants de l'Ordre de la Noblesse pour les députés
aux Etats-Généraux de 1789, à Périgueux, à Libourne, à Bazas et
à Bordeaux.

— 209 —
-28M

Du LA FILOLIE, de la Reymondie (en Limousin), de la Tour, de la Filolie, de Savignac, dé
la Pëtite-Filolie (ancien repaire noble, commune
de Gondat-sur-Vézère), de la Valade, de la Machonie, de la Grande-Filolie (près Montignac),
de Burée (en Périgord):

ARMES : De gueules à lin lion d'or' armé et lampassé
de gueules; — 3 ins : de sable — à dextre.el à séncstre, un glaive de mème
posé en pal.

Sous le nom de la Filolie (Jean), marié à Gabrielle d'Aubusson,
en 1545, Gourcelles donne les armes suivantes : d'áztír à Irois
sautoirs (flanchis) d'argenl.
Sous le nom seul de N. de la Filolie, le Grand Armoriai de
France (registre de Sarlat), les énonce de même.
Cette maison, connue par titres authentiques depuis le xn e siècle,
appartient, par ses alliances, au Limousin, à l'Auvergne, mais
primitivement au Périgord, où on la voit en possession de plusieurs
liefs et châteaux de ce nom (1).
Un de ses représentants, officier supérieur de cavalerie, a, dans
ses archives, des lettres de Henri II, Henri III et Henri IV, dans
lesquelles ses ancêtres sont qualifiés, par Leurs Majestés', do nos
amis les sires de la Filolie. II a, en outre, les états de services
d'un de ses ascendants, Arnaud de la Filolie, qui combattit à
Coutras et suivit le roi de Navarre â Arques et à Ivry.
Un autre assiste aux deux sièges de Sarlat par 'les troupes du
roi et de la Ligue. (Voir la brochure de Lascoux.)
Charles de la Filolie, de la Tour, de Savignac, fut exécuté róvolutionnairement à Brive, en 1794. Son interrogatoire et le réquisitoire
de Lanot, représentant du peuple, sont entre les mains du colonel
de la Filolie de la Reymondie, son petit-fils. II avait épousé Adélaïde
de Lasteyrie du Saillant du Lac.
Le père du colonel portait ses armes accolées à celles de Fontanges, qui sont : de gueules au chef chargé de trois fleurs de lis
d'azur posées en fasce.

(1) Parmi ses alliances, je citerai les familles d'Abzac, d'Anglars, d'Aubusson de la Feuillade (branche de Villac), de Berlin, de Busserolles, de
Calvimont, de Cardaillac, de Boisseulh, de Fonlanges, de Lasteyrie du
Saillant du Lac, du Lau, de Marqueyssac, de Roehechouart, de la Rochefoucaud, de Royère, de Salignac-Fénelon, Dalmais des Farges.

14

- 210 —
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par d'Aguessean,
intendant de Limoges, de 1668 à 1674.

DE FLAMENC, de Bruzac, de-Dome, de Peyrëaux, etc.
ARMES : De subie nu lion d'or armé

el

couronné île

gueules.

Elles sont relevées sur des sceaux appendus à
des titres en parchemin de 1310, 1374 et 1406.
A l'article de Bruzac, n° 142, il est dit, d'après
Gourcelles, que la famille de ce nom s'est éteinte dans celle de
Durand de Laudonie (Durand du Bastit d'Auberoche), en 1622, et
il ajoute qu'il ne faut pas confondre les Bruzac avec les Flamenc
de Bruzac.
»
Qu'il me soit permis de ne pas accepter, sans observations,
l'opinion émise par le savant généalogiste.
Belativement à l'extinction des Bruzac, en 1622, dans la maison
Durand de Laudonie, je rappelerai tout d'abord que , vers 1666,
l' Armoriai manuscrit de cette époque, souvent cité dans ce recueil,
donne le nom et les armes d'un Grimond Bruzac, seigneur de
Dôme, lequel habitait alors le bourg d'Agonac, et j'ajouterai, pour
répondre à la seconde assertion de Courcolles, qu'il me paraît
presque évident que les Bruzac et les Flamenc de Bruzac ne font
qu'une seule et môme famille. Et, en effet, si, en 1666, les premiers sont dénommés Bruzac , seigneurs de Dôme , et cela est
incontestable, puisque dans los jugements portant maintenue de
noblesse, rendus par M. de Montozon, subdélégué de M. Pellot,
intendant de Guienne, l'on voit iigurer, en février 1667, le même
Grimond Bruzac, écuyer, seigneur de Dôme ; et si les seconds du
nom de Flamenc de Bruzac — ce qui est également prouvé — sont
qualifiés, en 1500 et 1562, de seigneurs de Dôme, que deviennent
alors les assertions de Gourcelles ?
Quant aux armes des Bruzac, si au lion seul des Flamenc de
Bruzac, les Bruzac en portent trois, il n'y a rien là qui puisse
étonner, car on sait que les armoiries ont souvent varié dans un
grand nombre de familles, tantôt par des brisures et quelquefois
môme par le changement complet des émaux et des pièces. L'éciisson aux trois lions se voit aussi entouré d'une bordure de huit
Lésants, c'est ainsi qu'elles sont données par Clabaud, Fauteur -du

— 211 —
tableau généalogique de la maison royale de France, sous le nom de
Antoinette Flamenc, fille de Jaubert Flamenc dePeyraux, seigneur
de Bruzac, et de Catherine de Lostange, laquelle épousa, en Í460,
Bernard de Foúcáuld, écuyer, seigneur de Lardiinalie. (Voir la
généalogie de la maison de Foucauld, par ledit Clahaud.ì
Après los détails qui précèdent, n'est-on pas tenté de conclure
que Courcelles s'est trompé, eu disant que les Bruzac étaient
éteints, eu 1622, et que ces derniers et les. Flamenc de Bruzac,
•faisaient deux familles distinctes ?

ARMES : Éoartclé, aux 1 et 4, d'or à trois pals de
gueules, qui est de Foix ; aux 2 et 3, d'or à deux vaches
de gueules, passant l'une sur l'autre accornées, colletées
et clarinées d'azur, qui est de Béarn.

Longtemps en possession des châtellenies et
seigneuries importantes en Périgord : de Montpon, de Gurson, d'Eymet, du Fleix, les armoiries de cette illustre
maison ont naturellement leur place dans V Armoriai.
Ce fut Jean-Baptiste-Gaston de Foix, seigneur du Fleix, qui
obtint des lettres de confirmation des privilèges accordés à la ville
d'Eymet.
Frédéric de Foix, comte de Gurçon (commune de Carsac, Villefranche-de-Longohapt) , d'Eymet et de Montpon, fut enterré au
couvent des Minimes de Plagnac, commune de Carsac, et sa
femme, Jeanne-Charlotte de Caumont de Lauzun, mourut également dans le château de Montpon, le 21 janvier 1671, âgée de 77
ans, et fut inhumée auprès de son mari.
Haute et puissante dame Marie de Foix de Candalle, vicomtesse de Bibérac, au château de Montignac, le 23 mars 1600.
Une Suzanne-Henriette, dite dame de Montpon, connue par sa
grande charité, testa à Montpon le 25 janvier 1706.
Le petit-fils de Frédéric, Henri-François de Foix Candalle, duc
de Bandon, comte de Gurçon et du Fleix, pair de France, chevalier de Tordre, etc., fut convoqué au ban de la noblesse du Périgord en 1689 et mourut sans enfants le 28 février 1714.

— 212 —

DE FONTVIELLE , de Monbouchet (maison
noble, commune de Lamonzie-Saint-Martin), de
Montcuq (châtellenie de Bergerac).
ARMES : I»n gueules nu lion d'argenl armé e1 lampassé
d'or.

Le nom de cette famille ligure dans les assemblées de la noblesse du Périgord en 1789, et l'un
de ses membres vota pour les députés de l'Ordre à Périgueux,
qu alifìé baron de Fonvielle. (Voir les procès-verbaux à cette date
et les procurations.)

DEFORGES, de Montaignaç, de Gourtagelle,
de Larest.
ARMES : De gueules à deux ancres d'argenl posées en
pal l'une sur l'autre, celle de la poinle à une seule branche du côté séncslre.

Sous le nom de Forges de Laresl, le Grand
Armoriai de France (registre de Périgueux),
donne les armes suivantes : Mi-partie, au 1, d'or à une couronne
de laurier de sinople en chef et une demi couronne de môme eu
pointe, mouvante de la partition ; et au 2, d'or à un pin de sinople
en chef et un demi de môme en pointe mouvant de la partition.
Celte famille a voté à Périgueux dans l'Ordre de la Noblesse,
lors des États-Généraux de 1789, dans la personne de messire
Jacques de Forges, chevalier, seigneur de Montaignaç, habitant
du château de ce nom, paroisse de Saint-Saud, en Périgord.

-288

DE FORNEL (et DE FOURNEL ), de Limeyrac, de
Reillac, de la Cour, de Coutillas, de Minzac, de
la Laurencie, de la Griliaire.
ARMES : D'azur à la croix pommetée d'or, cantonnée de
viogl billeltos — cinq dans chaque canton — et surmontée
d'un vol de même ; au chef cousu de gueules chargé
d'une aigletle d'or à dexlre et d'une éloile de même à
séncslre. Alias : Le chef ost d'or et les pièces de gueules.

Sous le nom de Fornel de la Cour, on trouve à un vol d'or.

— 213 —
Sous celui de Fournel de Minzac : d'azur à deux aigles. Ne
serait-ce pas deux ailes, c'est-à-dire au vol, comme il est dit à
l'article qui précède ?
Sous le nom de Fornel seul, les armes sont décrites : D'azur
au vol d'argent et une bordure cousue de sa hic.
Cette famille, d'après Gourcelles, serait originaire des Etats
Romains, où elle possédait le titre de sénateur. Etablie en Languedoc au xvi° siècle, elle a formé plusieurs branches don! les
rameaux se sont étendus en Angoumois et en Périgord, où elle
subsiste toujours.
Elle a été maintenue dans sa noblesse en 1666-1667 par d'Aguessau, intendant de Limoges, et aux mômes dates, Antoine' de Fournel, écuyer, sieur de Minzac, figure dans un procès-verbal devant
M. de Montozon, subdélégué de M. de Pellot, intendant de Bordeaux, portant vérification de ses titres de noblesse devant, lui
produits.
Uans les listes des votants pour les députés de la noblesse aux
Etats-Généraux de 1789 se voient, à Angoulême, les Fornel de
Minzac, de Limeyrac, de Coutillas.

FORMIGIER
Cazal.

DE

GÉNIS, de Beaupuy , de

ARMES : D'azur á la bande d'argenl, chargée de trois
tourteaux de gueules. (Les tourteaux soûl indiqués d'azur
sur un testament mystique du 7 avril 1791),


La veuve du chevalier de Formigier de Beaupuy vota, à Périgueux, pour les députés de la
Noblesse aux États-Généraux de 1789, par procuration donnée
•à messire Jean-Baptiste de Ravilhon, chevalier de Saint-Louis.
Un M. de Génis faisait partie de la Chambre des députés, sous
la Restauration.
Un Pierre-Marc de Beaupuy de Formigier , ancien prieur et
seigneur de Merlande, mort le 11 septembre 1781, âgé de 50 ans,
avait été prieur de Campagne, en Sarladais.
Un Jean-Baptiste de Beaupuy fut curé de Castelnaud , du 25
septembre 1775 à 1791.

Du et DE FOU (RAOUL OU RODOLPHE-), Évêque
de Périgueux en 1468.
ARMES : D'azur à l'aigle éployée d'or (1).
DEVISE : Cari tas numquam e.xidit.

Dans une notice sur les évêques de Périgueux.
l'abbé Audierne dit que Raoul du Fou, issu d'une
noble famille de Bretagne, était frère de Jean et
d'Yves du Fou, conseillers et chambellans du roi Louis XI, et
qu'après avoir gouverné Téglise de Périgueux, deux ans et vingthuit jours, il fut transféré à Angoulême le 6 juillet 1 170 et à Evreux
le 12 novembre 1479, et mourut le 2 février 1510.

DE FOUCAULD, de Corgnac, de Lardimalie,
d'Issideuil (Excideuil ?), de Montancès, de Bruzac, de Solignac, d'Auberoche, de Blis, de la
Renaudie, de la Faye, d'Auriac, de Cubjac, de
la Garaudie, de Vaux, de Dussac, de Monbayol,
d'Alassac, de Maslembert, de Saint-Privat, de
la Besse, de Montréal, de Pontbriant, de Lascoux, de Milhac, de Bré, de Larcherie, d'Aunay-le-Château, de
Hautvillars, de Lanteuil, de Saint-Germain-Beaupré, du Dognon,
de Saint-Martial, etc.
ARMES : De gueules au lion d'or.

Pour Foucauld de Pontbriant : Parti au ì" d'or au lion couronné
de gueules, au 2 d'azur au pont d'argent soutenu de trois arches
maçonnées de sable.
Pour Foucauld Saint-Germain, les armes ont varié. Ainsi, en
1278, au bas du testament de Guy de Foucauld, seigneur de SaintGermain, on voyait le lion seul, lequel figure, également le même,
dans les écussons sculptés sur le château et la chapelle de SaintGermain-Beaupré (Corrèze), mais avec un ìambel au-dessus pour
brisure, indice d'une branche cadette des seigneurs de Lardimalie.

(1) Sur un missel manuscrit, ayant appartenu à cet évêque, aujourd'hui au
musée cTEvreux, se voit le portrait de Raoul du Fou ; il est à genoux devant
un prie-Dieu — il a été reproduit dans le Bulletin de la Société historique et
archéologique du Périgord, tome IX, page 02 — au bas duquel on voit ses armes qui sont d'azur à une fleur do. lis d'o'r. accompagnée de deux colombes
affrontées d'argent.

— 215 —
Ce n'est qu'en 1393, 120 ans plus tard, que rarrière?petit-flls dudit, Guy, d'après Clabaud, auteur de la généalogie de la maison de
Foucauld, scella une quittance d'un sceau semé tir fleurs tir lis.
brisé d'une bandé, armes qui appartiennent à la baillie de Limoges, et qui ont été attribuées par erreur, ajoute le inèmè auteur,
aux Foucauld de Saint-Germain.
l 'our Foucauld Saint-Martial : D'azur nu lion d'or, nu chef de
même chargé de trois molettes d'éperon de sahlc.
La maison de Foucauld de Lardimalie, issue de Corgnae, d'issideuil, en Périgord, a toujours été regardée comine une des plus
distinguées de la haute noblesse du pays.
En ce qui concerne les Foucauld de Saint-Germain-Reaupiv ,
sorlis également, dit Clabaud, de Corgnae, dans le XIII " siècle, et
établis depuis à Saint-Germain (Corrèze), je rappelerai qu'un de
ses membres, Gabriel de Foucauld, seigneur de Saih.t-GermainBeaupré, eut Thonneur de demander en mariage, pour François II,
roi de France, la main de Marie Stuart, reine d'Ecosse, et (pie ce
tut son petit-neveu, Louis de Foucauld de St-Germain, comte du
Dognon, qui obtint le bâton de maréchal de France, le 20 mars 1653.
Dans un ouvrage où l'abbé Ratier traite de l'origine des Foucauld de Saint-Germain, lesquels, dit-il, proviennent du Périgord
et descendent de la maison souveraine des ducs de Guienne, il
semblerait que les Foucauld de la Roche, de la Roche-Foucauld et
les Foucauld de Lardimalie n'ont pas une origine disíérente, et, en
cela, le savant écrivain partage l'opinion émise par l'abbé Le Laboureur et Clabaud. Ce dernier fait remarquer que leurs possessions étaient dans le même voisinage ; que les premiers ancêtres
des uns et des autres exerçaient des bénéfices envers l'abbaye
d'Uzerchc, dans le xi c siècle ; que les mômes noms do baptême
étaient fréquemment adoptés alors et longtemps après, dans les
deux maisons, et il ajoute qu'Aymeric de la Roche-Foucauld, vicomte .de Châtellerault , avait pour armes un lion, qui est de
Foucauld, et pour brisure une bordure de besants. (Sceau apposé
au bas d'une charte originale de 1239.)
De son côté, un journal héraldique et généalogique italien, imprimé à Pise, a publié, dans son numéro de novembre et décembre
1875, un article qui a pour titre : Coup d'oeil héraldique sur les
relations probables entre les différentes branches du nom de
Foucauld, lequel article autorise à penser, avec Gourcelles, que la
maison de Foucauld Saint-Martial, en Languedoc, qui a conservé
dans ses armes le lion, avec un chef pour brisure, est également

une branche des Foucauld de Lardimalie, en Périgord. L' auteur
déclare, en effet, que les deux maisons nobles, riches, puissantes
au môme titre, et qui n'ont aucun intérêt à rechercher entre elles
une alliance pour obtenir un nouvel éclat, ont le droit d'émettre
des prétentions à une môme origine.
II résulte de ce qui précède que la maison de Foucauld, en Périgord, est la souche de toutes los branches ou rameaux, énoncées
en tête de cette notice.
A l'appui de cette opinion, qui est celle de grand nombre de
généalogistes, est-il besoin de rappeler, qu'à toutes les recherches
de la noblesse, les Foucauld ont été maintenus, et, qu'en 1789,
figurent à Périgueux, parmi les votants de l'Ordre de la Noblesse,
plusieurs membres de la famille, qualifiés de hauts et puissants
seigneurs, de chevaliers, de barons, de vicomtes, de comtes et de
marquis de Foucauld (1). C'est ce- dernier Foucauld de Lardimalie
qui, nommé député, se fit remarquer à l'Assemblée nationale, soit
par ses talents et ses qualités chevaleresques, soit par le zèle ardent et infatigable avec lequel il défendit les droits du trône et de la
royauté contre les envahissements de l'opposition révolutionnaire.

292

FOURNIER-SARLOVEZE, de Sàrlal.
ARMES : D'azur à deux chevrons d'argent accompagnés
en pointe d'une étoile d'or, au chef de même, chargé de
trois roses de gueules.

Le général Fournier-Sarlovèze, comte de
l'Empire, a laissé une réputation de bravoure
que ses duels trop fréquents n'ont pas peu contribué à lui confirmer.
Un neveu de son nom était préfet sous le second Empire.

293

FOURNIER (PIERRE), Evêque de Périgueux
en 1561.
ARMES : D'azur, au chef d'argent chargé de trois tiercefeuilles de sinople.

Famille noble de l'Auvergne.
II est dit dans VElat de VÉglise du Périgord,
(1) Voir aux procès-verbaux.

par le P. Dupuy, que ses domestiques, Auvergnats, l'étranglèrent
et, après í'avoir volé, prirent la fuite.

DE FRANCHEVILLE (Daniel), Évêque de
Périgueux (1693).
ARMES : D'argent au
billot tes percées d'or.

chevron d'azur chargé de six

Le nom de Franeheville donné à une de nos
places publiques rappelle un des nombreux actes
de libéralités de M* r de Franeheville, surnommé le père des pauvres, Sa Grandeur ayant fait don aux habitants de Périgueux et de
la banlieue d'un pré et jardin pour en faire une promenade publique. La ville a voulu perpétuer le souvenir de son généreux
bienfaiteur; et c'est ainsi que cette place, bien qu'agrandie par
diverses acquisitions et servant aujourd'hui de champ de foire et
de champ de manœuvres, n'en conserve pas moins la dénomination
de place Franeheville.
M«* de Franeheville mourut, le 26 mars 1702 et fut enseveli le 2H
dans l'église des religieuses de la Visitation.

DE FROIDEFOND — plus anciennement de
Froydefont, et c'est bien ainsi que le nom devrait être écrit, car de Frigidofonte qui se trouve
dans les anciens titres latins, ne peut faire Froidefond, mais bien Froidefont (1), — des Fargés,
de Boulazac, de Betussou(2), de Pouzelande (3),
du Chàtonet (4), de Bellisle, de Bouix, de la
Botnie, de Florian, de Chancenie, de la Rigondie, de Boisvigier ou
Bosvigier, ancien château, commune d'Atur(5), de Pouelarel.

(í) Dans les archives historiques do la Saintonge et de l'Aunis, pages 22 el
34, frère Armand de Froidefond (de Frigidofonte) , ligure parmi les témoins
d'une transaction de 1205, passée sous le sceau du commandeur de la Cómmanderie de Tordre du Temple de la Rochelle el du maire de cette ville.
(2) Ancien repaire noble, commune de Sanilhac.
(3)
,
id.
id.
(4)
id.
commune de Montrem.
(5)
id.
commune de Marsaneix.

— -218 —
ABÍIES : De gueules à doux pâlies de griffon d'argent posées en pal...
Alias: Deux pieds d'aigle.

ÌJ

Armoriai de d?Hozièr, VII e registre complémentaire-, constate

l'existence aux xm e , xiv e et xv° siècles de plusieurs sujets du nom
de Froidefond, mais il ne donne une filiation suivie que depuis
1550, conformément aux arrêts du 19 mars 1667 et 24 février 1697,
qui n'exigeaient pas de preuves antérieures à 1560 pour la justification d'une noblesse d'extraction.
Cette famille, sur la production de ses titres, a été maintenue
dans sa noblesse par diverses ordonnances, dont une de M. de
la Rourdonnays, intendant de Guienne, que plusieurs arrêts du
conseil d'Etat du roi sont venus confirmer.
Antérieurement, par une ordonnance en date du 10 niai 1640,
Marguerite de Froidefond avait été déchargée d'une taxe de 40
francs, à laquelle elle avait été indûment portée, car en marge est
écrit : Ladite Marguerite déchargée attendu sa qualité de noble.
Le 24 mai 1717, Hélie de Froidefond, écuyer, seigneur des
Farges, est reçu à hommage au roi pour raison de rentes qu'il
possède dans les paroisses de Montrem et Coursac, conformément
à Fhommage rendu par feu Pierre de Froidefond, écuyer, seigneur
du Chastenet, son père, en 1687.
Plus tard, messire Joseph-Antoine de Froidefond, chevalier,
seigneur du Châtenet, mousquetaire en 1764, conseiller au parlement de Kouen en 1768, fut nommé maître des requêtes au conseil
d'Etat du roi en 1772 ; cet office donnant noblesse, chaque titulaire
était tenu, d'après un édit de décembre 1770, de payer, outre le
marc ordinaire, un droit pareil à celui qui était exigé pour les titres de noblesse ; mais, par un arrêt du 13 juillet 1772, ledit Antoine en fut dispensé attendu sa possession de noblesse.
Dans les Archives de la mairie il est dit : « Qu'Hélie de Froidefond, écuyer, seigneur des Farges, gentilhomme du Périgord, lit
enregistrer ses titres de noblesse au Conseil souverain de la Martinique le 10 juillet 1788. » (Voir le Catalogue des Gentilshommes —
noblesse des colonies, supplément — publié eu 1865 par MM. de
la Roque et E. de Barthélemy.)
Dans le Catalogue des Gentilshommes qui ont fait leurs preuves
devant les généalogistes du roi pour être admis aux écoles royales
eC au service militaire, figure parmi ces derniers : François-Marie
de Froidefond, fils de Léonard de Froidefou 1, écuyer, seigneur de
Boulazac, p}ievalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.

— 219 —
ancien capitaine de cavalerie, et de dame de Jehan de Betussou.
(Voir le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, III e V., pi 82.)
.Ic rappelerai également que la famille a voté pour les députés
de la Noblesse aux États-Généraux de 1789, à Périgueux (voir aux
procurations), à Libourne et à Paris).
J'ajouterai en terminant cette notice que la maison de Froidefond
a donné plusieurs maires à Périgueux de 1667 à 1668, de 1712 à
1713 et de 1736 à 1737 ; des conseillers en parlement ; un premier,
et un second président au présidial ; un député sous la Restauration ; un préfet, puis consul de France ; un colonel ; un lieutenantcolonel ; un sous-intendant militaire, et des o (liciers de tous
grades ; plusieurs chevaliers de Saint-Louis, et, dans la Légion-*
d'Honneur, des officiers et un commandeur ; dans I'órdre de
Saint-Grégoire, des chevaliers et un commandeur.
L'EglLse compte aussi des sujets du nom de Froidefond, entre
autres, en 1581, un abbé de Terrasson (1) ; un missionnaire, Louis
de Froidefond, prêtre, docteur en théologie, cùré de Saint-Jacquede Bergerac et prieur de Saint-Martin, lequel fut fondateur à Bergerac de l'œuvre de la Miséricorde, désignée plus tard sous le titre*
des Dames de la Charité, et plusieurs religieuses.
Dans les listes des chevaliers de Malle ou île Saint-Jean de
Jérusalem (organisation contemporaine), ligure : le comte Charles
de Froidefond de Florian et ses deux fds Xavier et Henri.
Cette branche n'est pas la seule honorée du titre de comte. Ce
même titre a été conféré, en avril 1883, par le Saint-Père le pape
Léon XIII, à Boger de Froidefond des Farges, en récompense de
sa noble conduite, lors de l'exécution des décrets du 9 mars 1883,
contre les corporations religieuses.
DE FROMENT, de ou du Saillarisj de Paleyrac, de Saint-Rabier.
ARMES : D'azur à trois épis de froment d'or posées "2 el
1, et trois mortelles de même posées sous les Irois épis.

On les trouve ailleurs : D'azur n u chevron
d'argent accompagné en pointu de trois épis de
froment empoignés d'or et trois mortel tes poli) Pierre de Froidefond nommé, par bulle du 7 des calendes de février 1581 ,
prit possession de l'abbaye le <i juin de la même année et til hommage, pour la
temporalité, au roi de Navarre, comle de Périgord.- íNolice historique sur
l'abbaye de Terrasson, par l'abbé l 'ergot.)

sées 2 el 1 sous les épis, nu chef cousu de gueules chargé de irois
étoiles d'or.
Dans un mémoire généalogique, il est dit que la noble et ancienne famille de ce nom est originaire de Rome et qu'elle a formé
plusieurs branches toutes qualifiées de gentilshommes banrierets
et maintenues dans leur noblesse.
La première, établie dans le bas Languedoc, était décorée, dans
le xvi e siècle, de titre de baron de Montaran et de Castille.
Le 3 août 1557, Léonet Froment, écuyer, seigneur du Saillans,
épousa Marguerite de Pompadour, troisième fille de François de
Pompadour, seigneur de Château-Bouchet et de Pieroux, en partie
frère de Geoffroy de Pompadour, évêque de Périgueux en 1552, et
de Anne de Montbrun.
Un Philippe de Froment, lils de Jean, écuyer, baron de Montaran, viguier de la prévôté d'Uzès, fut lui-même viguier d'Uzès el
lieutenant-général de la comté de Périgord. Son iìls fut également
lieutenant-général de la vicomté de Florensac.
Une seconde branche s'établit en Poitou et étandit ses rameaux
à Montpellier, à Toulouse, à Lunel, dans la Marche, en Limousin
et en Périgord, où elle ligure parmi les gentilshommes de sélection
de Sarlat maintenus dans leur noblesse par M. Pellot, intendant de
Guienne, en 1666. C'est sous la dénomination d'Antoine Froment
du Saillans, seigneur de Jayac et de Paleyrac, que la famille y est
inscrite.

-•'

DE FRONSAC, de Gardedeuil, Gros, Litlerie,
Uch, Virelles.
ARMES : D 'or il Irois trèfles de sinople.

Celte famille, descendant, suppose-t-on, des
anciens sires de Fronsac, possédait en Périgord,
dès la fin du xv e siècle, la seigneurie de Gardedeuil, paroisse dans la juridiction de Montpon, où elle habita
longtemps.
Elle fut maintenue, en Périgord, comme noble d'extraction, par
Pintendant Pellot, en 1667. Elle s'est éteinte en 1777 par la mort
de Louis-François de Fronsac, chevalier, seigneur de Pommiers,
Gardedeuil, Litterie, etc., dont la fille unique, Henriette-Charlotte,
épousa, le 7 septembre 1775, Jeán-Baptiste-Antoine de BronsCézérac.

— 221 —
Aymar de Fronsac, qualifié noble et puissant seigneur, dans un
acte de 1316, marié à Jacquette d'Aydie, esl le premier auteur
auquel remonte la filiation de cette maison.
Henri de Fronsac, seigneur d'Uch et de Gardedeuil, rpaintenu
par Pellot dans sa noblesse, avait épousé Henriette Achard de
Vérac. II ligure sur le catalogue des gens de qualité de la sénéchaussée de Bergerac à convoquer au ban de la noblesse en I6W.I

DE FUMEL, de Montégut, de Tardelle, de
Saint-Marc, de Boquebrune, de la Salle, de la
Barthe, de Monségur.
ARMES : D'azur à trois pointes ou fusées d'or, mouvantes
de la pointe de Vécu.
DEVISE : tsna fídes, unum fœdus, unus qmoi'.

La généalogie de la maison de Funiel a été
publiée dans le Nobiliaire de Guicnne et de Gascogne. L'auteur
M. O'Gilvy, rappelle que les seigneurs de ce nom étaient qualifiés
puissants barons dès la lin du xn c siècle, et qu'au inois de juin
1250, ainsi que le constate un titre conservé dans les archives de
la famille, Galhard de Fumel fit partie de la croisade de Saint
Louis.
Les Fumel, d'ancienne chevalerie, par leurs belles alliances el
les emplois distingués qu'ils ont occupés de tout temps, doivent
être, sans contredit, regardés comme étant des premières familles
de la haute noblesse.
Leur descendance est prouvée régulièrement à partir do 1290
jusqu'à nos jours ; mais mentionner les nombreux degrés qui ,
pendant six siècles, l'ont composée, m'obligerait à dépasser les
limites que je me suis tracées ; du reste, le Nobiliaire publié à
Bordeaux, en 1856, contenant, ainsi qu'il est dit plus haut, la
généalogie de la maison de Fumel, pourra facilement suppléer à
l'imperfection de cette notice sommaire que je ne veux pas cependant terminer sans rappeler que Henri et Jacques de Fumel-Monségur, coseigneurs de l'Isle (en Périgord), furent convoqués en
1689 au ban et arrière-ban de cette sénéchaussée ; que François,
baron de Fumel, seigneur de Caussade, chambellan et gentilhomme
ordinaire de la chambre du roi, chevalier de ses ordres, gouverneur de Marienbourg, ambassadeur extraordinaire à Constantinople, capitaine des gardes de la porte du roi, fut massacré dans son

222
château de Fumel par les Religionnaires, le 24 novembre 1561 ;
que son fils, maréchal des camps et armées du roi, également
gentilhomme ordinaire de sa chambre, commandant de cent hommes d'armes, sous les ordres du maréchal de Biron, le 20 octobre
4588, fut tué à la bataille de Coutras ; que Joseph, comte de Fumel,
lieutenant-général des armées du roi, grand'croix de l'Ordre royal
et militaire de Saint-Louis, gouverneur du château Trompette, à
Bordeaux, périt sur l'échafaud révolutionnaire de cette ville, le 9
thermidor an II de la République, âgé de 74 ans.
Un marquis de Fumel-Monségur était député de la noblesse de
la sénéchaussée d'Agen, en 1789.

DE GADDI (ou DE GABIS) Nicolas, Évêque de
Sarlat, en 1533 (Florentin).
ARMES : D'azur à une croix tréflée d'or (1).

II ne prit possession de son siège que le 21
avril 1541, huit ans après sa nomination, retenu
sans doute à Rome à cause de la dignité de
cardinal-diacre de Saint-Théodore, de Saint-Modeste et de SainteMarie dont il était revêtu.
II se démit de son siège en 1546 et mourut à Florence en 1554,
27 février.

300

GAILLOT, dt
Tailhardie.

Mayac , de Tousvents ,

de

ARMES : D'azur à une tête de licorne d'argent soutenue par une petite croix, alésée de même en pointe.

Ges armes sont ainsi blasohnées dans le jugement de maintenue , rendu par d'Aguesseau ,
lors de la réformation de 1666, en saveur de Hélie Gaillot, écuyer,
sieur de Mayac et de Nabinaud, diocèse de Périgueux.

(1) On les voit aussi : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur à la croix íleuroanée
d'or, el aux S et 3, d'or à cinq tourteaux de gueules, formant sautoir,
chargé au point du chef d'un tourteau d'azur, contenant trois fleurs de lis
d'or.

— 223 —
François Gaillot, écuyer, chevalier de Tousvents, seigneur de
Mayac, fils du précédent, est compris, pour la paroisse du Bourgdu-Bost, sur le catalogue des gentilshommes de la sénéchaussóô
de Périgueux, à convoquer au ban et arrière-ban de 1669.

DE GAIN ( GUIN et GAINS), de Linars, de Montaignaç, de Plaigne, de Neuville.
ARMES : D'azur à Irois bandes d'or (1).

Ges armes se voient dans l'óglise de Gadouin,
surmontées d'une croix et d'une mitre. L'analogie des pièces de l'écu avec celles qui meublent celui des Salignac — elles ne diffèrent que par les émaux —
a fait attribuer ce blason à un abbé de Fénelon ; mais le vicomte
de Gourgues, dans son histoire du Saint-Suaire, dit que ces armes
étaient celles de l'abbé Pierre de Gain de Linars, aux soins duquel
fut confiée la sainte relique, qui fut rapportée de Toulouse à
Cadouin le 10 juin 1163.
La famille de Gain, de la plus ancienne noblesse du Limousin,
se rattache au Périgord par plusieurs alliances et par les fonctions
éminentes qu'elle y a occnpées.
Un de ses membres, qualifié baron de Linars, chambellan du
roi, était sénéchal du Périgord, office qu'il résigna en 1543, en
faveur de son cousin, issu de germain, Armand de Gontaud de
Biron, lequel fut depuis maréchal de France. II était marié, en
1532, avec Isábeau d'Aubusson, fille de haut et puissant seigneur
François d'Aubusson de Beauregard et de Anne d'Abzac de
Ladouze; un autre fut gouverneur d'Excideuil, en 1471.
Cette maison a fait ses preuves pour monter dans les carrosses
du roi. Elle compte un de ses membres dans la très noble et
illustre Eglise de Lyon. En 1789, le vicomte de Gain vota en
Limousin.

(1) On les Irouve aussi avec l'adjonction d'un chef cousu de gueules, a la
croix de Malte ; notamment sur un autel donné à l'église de Paulhac, commune de Domme, par le chevalier de Gain dé Linars.

224
DE GALARD, de Béarn, de Brassac, de Terraube, de La Rochebeaucourt, de Nadaillac, de
la Rousselière, de lTsle-Bozon, d'Argentine, de
Bellevue, deMirande du Pouyaud, de Saldebruc,
d'Arignac, d'Espiens, de Gastelnau, de S'-Avit,
de Limeuil, de Marsan, de S'-Maurice, etc.
~ 1 1
V
'
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'or à trois corneilles de
sable, becquées el membrées de gueules, qui est de Galard ; aux 2 et
8, d'or à deux vaches passant de gueules accornées, colletées et clarinées
d'azur, qui est de Béarn.
DEVISE DES GALARD : Invia nulla via.

— DEVISE DES BÉARN : Gratia Dei

sum quod suw (1).

La maison de Galard, dont une tradition rapporte l'origine aux
comtes de Gondorn, issus des ducs de Gascogne, a formé plusieurs branches dont les rameaux se sont étendus en Armagnac, en
Quercy, en Agenais, en Angoumois, en Bordelais, en Périgord et à
Paris, qualifiés des titres de marquis, comtes, vicomtes et barons.
Parmi les personnages dont les généalogistes font mention, je
citerai : Guillaume de Galard, qui fut, en 1200, pleige (c'est-à-dire
caution) pour le roi, dans un traité avec le roi d'Angleterre ; —
Raimond de Galard, l'un de ses fils, grand-maitre des arbalétriers
de France, depuis 1310 jusqu'en 1328; — un autre Baymond,
évêque de Condom, en 1317, dont le successeur fut Jean de
Galard, son neveu. Je rappellerai, en outre, que cette maison a
donné des sénéchaux de provinces, des capitaines de 100 et de 50
hommes d'armes, des ordonnances du roi, des conseillers d'Etat,
des ambassadeurs, des lieutenants-généraux et maréchaux-decamp, dont l'un commandeur de Saint-Louis, des chevaliers et
commandeurs de l'Ordre de Malte, et que, sur preuves faites au
cabinet des Ordres du roi, plusieurs de ses membres ont été
admis aux honneurs de la cour, en 1739, 1765, 1768, 1783 et 1786.
Au musée de Versailles, dans la salle des croisades, se voient
les nom et armes de Galard.

(1) C'est en vertu de la clause du contrat de mariage , du 12 novembre
1508 , de Jeanne de Béarn , tille unique de Jean de Béarn vicomte de
Foix, avec François de Galard de Brassac, que tous les descendants issus
de ce mariage porlent réunies les armes de Galard et de Béarn.

- 225 —
II serait superflu d'ajouter que la famille a été maintenue clans
sa noblesse aux diverses recherches, et qu'elle a voté pour les
députés de l'Ordre aux États-Généraux, à Périgueux, à Agen, à
Castelmoron et à Condom.

DE GALAUD (et GALAUP), de la Martoille, de
la Mothe, du Bousquet.
ARMES : D'or à t' épervier de sable, tenant en ses serres
une brandie d'olivier de sinople, à la bordure coniponóo
d'argent et de sable.

C'est ainsi qu'elles sont peintes sur lettres de
confirmation, accordées, en 182G, par Charles X,
à Pierre-François de Galaup, né à La Roche-Chalais, en 1763,
ancien sous-préfet de Ribérac, dont la fille unique épousa Augustin d'Arlot de Saint-Saud, décoré du brassard et du lis, capitainecommandant des volontaires royaux de l'arrondissement de Ribérac, en 1814.
Dans le Grand Armoriai de France, registre de Bergerac, les
armes sont décrites : de gueules au coq d'or, hecqué et membré de
sinople, posé sur une terrasse d'argent et accosté do deux
croissants de môme ; au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or,
sous le nom de Gabriel de Galaup, écuyer, sieur de la Mothe et du
Bousquet, mais avec cette observation de d'Hozier : á expliquer
plus amplement, ce qui m'autorise à donner, comme plus authentiques, celles qui figurent sur les lettres de confirmation.

DE GAMANÇON (BORROS), de Parcoul —
ancien repaire noble, canton de Saint-Aulaye.
AnMES : D'argent à une montagne de sinople, accompagnée de quatre roses de gueules.

Aux États-Généraux de 1789, on voit, parmi
les votants dans l'Ordre de la Noblesse : Messire
François Borros, chevalier, seigneur de Gatnançon et autres places, habitant en son château, paroisse de
St-Laurent, juridiction de Mussidan, sénéchaussée de Périgueux.
15

DE LA GARDE, de Saint-Angel, de Mirabel,
de Champ, de Valon, de Langlade, de Saignes,
de Chazal, de Parlan, de Saint-Pancrace, de
Puy-Gastang.
ARMES : D'azur à une
pointe en bas.

épée d'argent

en

bande , la

Sur la production de ses titres, en décembre 1066, devant M. de
Montozon, subdélégué de Pellot, intendant de Guienne, la
maison de la Garde a été maintenue dans sa noblesse (1).
Elle a fait, du reste, ses preuves, pour les pages de la grande
écurie et pour les honneurs de la cour, où l'on voit figurer le
marquis et le chevalier de la Garde.
J'ajoute, de plus, que parmi les votants, en 1789, pour les
députés de la Noblesse aux Etats-Généraux, ligure un des membres de cette famille, ainsi inscrit : « Le seigneur comte de la

DE GAREBŒUF, de Marafy, de Masvaleix,
de Montardy, de la Roche, de Lentignac, de la
Valouze, de Chantecor, de Vinoys, de Chaleix.
ARMES : D'argent à un taureau de gueules, et un chef
d'azur chargé d'un croissant d'argent , accosté de deux
éloiles d'or.

Le Grand Armoriai de France (registre de
Périgueux), les donne de même, sous le nom de Pierre et Jean de
Garebœuf, écuyers, sieurs de Montardy et de la Roche ; mais sous
le nom de François de Garebœuf, écuyer, seigneur de Masvaleix
(même registre), voici comment elles y sont décrites : d'azur au
taureau d'or, surmonté de trois étoiles de même, rangées en
chef.
Dans les jugements des intendants de Bordeaux (période de
1697 à 1718), portant maintenue de noblesse, se voit le nom de

(1) Sa filiation
1240.

est établie depuis Gérard,

1" seigneur de la Garde,

en

227
Garebœuf. II figure également, à Saint-Yrieix, parmi les votants
dans l' Ordre de la Noblesse, en 1789, pour les députés aux ElatsGénéraux.

sJu GARREAU, de Grésignac, de Puydebète,
de*Mè|'<&llenie, de Jeyssand, de la Bruyère, do
Vergnes, de la Seinie.
ARMES : D'azur au chevron d'or, accompagné cn pointe
d'un cœur de même dans lequel est fichée une croix
également d'or.

Dans le Dictionnaire véridique des origines
des maisons nobles ou anoblies du royaume do France, Lainé,
successeur de Sainl-Alais, constate que la famille du Garreau a
obtenu des lettres de confirmation de noblesse, en mai 1658, dans
la personne de Gabriel du Garreau, marié le 30 novembre 1650
avec Marie d'Anglais'.
Le même généalogiste rappelle qu'un membre de cette famille,
Pierre comte du Garreau, lequel avait épousé en 1678 Adélaïde,
Alias : Elisabeth de Beaupoil de Saint-Aulaire (de la branche du
Pavillon), obtint du roi une ordonnance, rendue au château des
Tuileries, le 2 septembre 1814, qui lui permit d'ajouter héréditairement à son nom celui de sa femme.
Dans la liste des émigrés se voient plusieurs sujels du nom de
du Garreau, je citerai, entre autres, le marquis de la Seinie (du
Garreau) et ses trois fils, dont les deux plus jeunes — Théodore et
Pierre — tombèrent à Quiboron sous les balles républicaines ;
ces deux jeunes gentilshommes, loin de déclarer — ce qui leur
était demandé pour obtenir leur grâce — qu'ils n'avajent émigré que
pour obéir à l'autorité paternelle, répondirent hautement qu'ils
n'avaient fait qu'obéir à la voix du devoir et de la fidélité.
Une vieille légende se rattache en Bretagne à une chapelle
bâtie par un du Garreau, blessé en Palestine et rapporté, dit-on,
miraculeusement sur le sol français où il voulait mourir.
L'un des descendants de cette noble maison, Louis du Garreau,
page du roi Charles X, renonça en 1830 à la carrière des armes
qui lui offrait un bel avenir, regardant comme le premier des devoirs de rester fidèle à son serment.
Les du Garreau ont été représentés dans les assemblées de la

— 228 —
noblesse, aux États généraux de 1789, à Périgueux et à SaintYrieix.

308

Du GARRIG (cl DU JARIC) d'Uzech, de la
Peyre, de Cainpagnac, d'Aurimont, de SaintAvit, de Mpntalbanie, de Rouelles, de Concoures, de Saint-Projet, de Bouscanat, de Montastruc.
ARMES : D 'or, au ehOue de sinople englànté du champ,
au chef d'azur chargé de 1rois fleurs de lis d'or.

Cette noble maison a contracté les meilleures alliances, en Périgord, en Quercy et en Limousin, entre autres avec les d'Abzaç, les
Beynac, les Cugnac de Giverzac, les des Cars, los Ferrand de
Montastruc et de Veyran, etc. — Elle compte plusieurs chevaliers
de Malte, dont un en 1593, des chevaliers du Mont-Carmel et de
Saint-Lazare, et un brigadier des armées du roi, etc. A la convocation de la noblesse, par le maréchal d'Albret, gouverneur de
la Guienne du 17 juillet 1B74, figura noble baron d'Usech.
Aux assinblées de la noblesse du Périgord pour nommer des
députés de cet ordre aux États généraux de 1789, on voit parmi
les votants : « Dame Françoise-Thérèze des Cars , veuve
de haut et puissant seigneur Marie Policarpe Bonaventure du
Garric, comte d'Usech, baron de Saint-Avit, seigneur de Montastruc, de la Montalbanie et autres lieux, brigadier des armées du
Roi. » (Voir aux procurations.)

309

DE GASQ, de Perdigat, d'Audrix, deLimeuil,
de Mauriac-les-Cardaillac, de Mialet, de la Gasquie, de Prendemies, deBouisson, de Plaisance,
de la Salle, de Cauinont, de Marcelliers, de la
Roche, de Razac, de Portels, de Laubarède, de
la Couture, de Beaulieu, de Saint-Cyr (de Gascogne, du Quercy et du Périgord.)

ARMES : De gueules à la bande d'or, accompagnée de cinq molettes d'éperon
de même en orle, trois en chef et deux en pointe (Courcelles). La Chenays des

— 229 —
Bois les donne : D'azur au lion d'or, au chef d'argent chargé de trois molettes
d'éperon d'azur.

Les généalogistes Courcelles, la Chenays des Bois, Borel
d'Hauterive et Bourousse de la Forre, foui remonter la famille
au xm e siècle, époque où elle florissait parmi l'ancienne chevalerie.
Elle a donné des trésoriers généraux en France, des conseillers
au grand conseil, des présidents à mortier au parlement de Bordeaux, des lieutenants généraux, au présidial de Saintes, et à
la cour en la sénéchaussée de Bazas, et un bailli de la ville de
Bergerac.
Dans les documents historiques et généalogiques sur la famille
et les hommes remarquables du Bouerguo, imprimés en 1800, il
est dit que Hugues de Gasq suivit le roi saint Louis à la croisade, et que ses armes se voient au musée de Versailles ; — Quityrie de Gasq fut chancelier du duc de Berry, frère de Charles V ;
— que le capitaine Pierre de Gasq se distingua dans les troubles
de religion en Quercy et en Languedoc ; — que Philippe son fils
reçut, en 1625, de Henry de Bourbon, prince de Condé, une
commission pour lever et commander une compagnie de 200 hommes de pied ; — et que le comte de Gasq était page du duc d'Orléans en 1819, puis capitaine de dragons et chevalier de SaintLouis.
Le nobiliaire de Guienne et de Gascogne (III" vol., p. 453),
constate qu'une branche de l'Agenais a donné un pair de France,
grand-officier de la Légion-d'Honneur, président à la cour des
Comptes, et il ajoute que c'est à cette branche qu'appartient le
fondateur de la Chartreuse de Bordeaux. En 1689, deux frères
de Jean de Gascq, baron de Razac et Jean, seigneur de la Roche,
fils d'Arnaud, écuyer, baron de Razac, furent maintenus dans leur
noblesse d'extraction en septembre 1666. Dans les jugements des
intendants de Bordeaux, portant maintenue de noblesse (période
de 1697 à 1718), figure également le nom de la famille, laquelle
est également représentée dans les assemblées de la noblesse en
1789.

— 230 —
DE GASTEBOIS, de Cauze, de PapaUle, de la
Pleyssade, de La Monde, de Leymarie, des
Mouniers, de Marignao, de Gassaignon, de Marcillac, de Bardouly, de Lauzenac, des Moulis.
(En Périgord, on Agenais et en Bordelais.)
ARMES : De gueules à la tour d'argent, maçonnée de
sable, cantonnée de quatre arbres arrachés d'or.

La généalogie de cette maison comprend une filiation authentique non interrompue de quatorze degrés, depuis 1477 jusqu'à nos
jours.
Le premier personnage connu est Antoine de Gastebois, écuyer,
qualifié dans les actes latins se référant à lui : viv egregius et nobìlis, qui rendit hommage, le 10 mai 1478, au seigneur comte de
Lauzun, pour tous les biens qu'il possédait dans la juridiction de
Lauzun.
Cette famille d'épée d'ancienne extraction, sans anoblissement
connu, a été maintenue dans' sa noblesse par jugement de l'intendant Pellot, à la date du 13 décembre 1666, et en 1782, Cherin,
chargé également de la recherche de la noblesse, a vérifié et validé
ses titres, et le 21 février 1698 d'Hozier, sur le vu de ces mêmes titres, avait déjà constaté ses armoiries.
Les Gastebois comptent un grand nombre d'officiers distingués,
notamment Antoine de Gastebois qui fut gouverneur militaire des
villes et châteaux de Sainte-Foy, d'Eymet et de Bergerac
et maître d'hôtel du roi sous Louis XIV, et Guillaume et
Gaston de Gastebois, lesquels furent hommes d'armes de la compagnie du roi de Navarre en 1553. Je rappellerai, en outre, que
cinq des membres de cette famille ont été tués sur les champs de
bataille et que sept ont été chevaliers de Saint-Louis (Voir pour
les degrés généalogiques, fonds Chérin et d'Hozier, aux manuscrits
de la Bibliothèque Nationale).
Le nom de Gastebois figure, en 1690, au ban de la noblesse de
Bergerac; et en 1789, en Périgord et en Quercy, il se voit inscrit
parmi les votants pour les députés de Tordre de la Noblesse aux
Etats-Généraux.

- -m —
311

DE GAULEJAC, de Dcsse (1), do ! »u ycalvel,
de Teyjac, de Caylas, de Lacan.
ARMES : D'argent parti de gueules.

La maison Gaulejac, dont le comte de Touchebœuf-CIermont a fait la généalogie et a donné
une filiation suivie depuis 1472, est, dit-il, une
des plus anciennes et des plus illustres du haut Quercy. Le Cartulaire d'Obasine la fait connaître dès le xn e siècle.
Des lettres du roi Louis XI, accordées on 14(ìl, à Ramond Bernard de Gaulejac, seigneur de Puycalvel (2) constatent que son
château fut pris et rasé par les Anglais et que lui-même fut fuit
cinq fois prisonnier dans la même année et obligé de se réfugier à
Espanel, en bas Quercy, avec sa famille.
Aux États généraux de 1789 on voit le nom de Gaulejac dans
les listes des votants pour les députés de Tordre de la Noblesse, en
Quercy.

DE GAUTIER, de Ghadouil.
ARMES : D'azur au chevron d'ar.'ent,
trois étoiles de mûme.

accompagné de

Le nom de Gautier dè Ghadouil figure dans
les listes des votants, à Périgueux, pour les députés de la noblesse aux États généraux de
1789.
C'est la veuve de messire Jean de Fayollc, chevalier, seigneur
de Chadeuil, née Gautier, qui, en qualité d'usufruitière du fief et
chàleau de Chadeuil, se fit représenter à Tassembléede la noblesse
par haut et puissant seigneur messire André Alain, marquis de
F ay plie. (Voir aux procurations.)

(1) Besse, ancien repaire noble ayant haute justice sur la commune de ce
hom, et canton de Villefranchc-de-Belvès, cn Périgord, sur la frontière du
Quercy.
(2) Puycalvel, paroisse d'Ussel, ancien patrimoine de la famille, érigé en vicomté en 162(5, et qui appartenait avant la Révolution au comte de Cugnac.

— 232 —
DE LA GEARD, de Cher val, ancien repaire noble, canton de Verteilláo, — de Saint-Martial, de
la Chapellc-Grézignac, de Beauregard, des Plaçons, de Jovelle, de Lusignac, de la Grange, des
Bories, de Montbadon, etc.
ARMES : D'azur au lion d'or. — Alias : d'argent armé
et lampassc de gueules, et un croissant d'argent à l'angle
séneslre du chef, c'est-à-dire au-dessous de la queue du lion.

J'ai sous les yeux le discours de réception du 7 e sénéchal de
l'Angoumois, du nom de la Geard, installé en cette charge, le 12
avril 1712, — discours manuscrit de l'époque — où je vois que le
premier sujet qui commence la filiation est messire Hélie de la
Geard, seigneur de Cherval, lequel, ainsi qu'il est rapporté dans
la généalogie publiée dans le Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, en .1859, fut du nombre des seigneurs, députés en 1506,
vers le roi Louis XII, pour le prier de marier la princesse Claude,
sa fille aînée, à François de Valois, comte d'Angoulême, son héritier présomptif à la couronne de France. Ce même Hélie de la
Geard, nommé en 1511 conseiller au parlement de Bordeaux, fut
plus tard sénéchal d'Angoumois, — charge que la famille occupa
dans cette province, de père en íìls, pendant sept générations.
Après celui-ci vint Laurent de la Geard, chevalier, seigneur du
Bourbet, de Cherval, etc., conseiller au parlement de Bordeaux,
en 1554, sénéchal de l'Angoumois, sous le règne de François I er , et
ambassadeur du roi Henri II, qui le créa chevalier par lettres patentes du mois de mars 1555, en récompense de ses bons services
et notamment de ceux qu'il avait rendus pendant son ambassade
d'Angleterre.
Au troisième degré de lignage on voit : messires Geoffroy, — au
quatrième, Philippe ; — au cinquième, François, tous trois également honorés de la charge de sénéchal de la même province ; au
sixième : messire Jean, auquel Louis XIV accorda l'hérédité de
cette charge et le droit pour lui et ses descendants d'ajouter au
titre de chevalier celui de comte de Cherval, seigneur de SaintMartial et de Lusignac, grand sénéchal de l'Angoumois.
Dans une simple notice, je ne puis faire connaître tous les nombreux sujets qui dans toutes les branches ont soutenu avec distinction le nom de la famille, soit par leurs services, soit par leurs
alliances; mais à l'aide de la généalogie publiée, dans le diction-

— 233 —
naire de la Chenays des Bois, et complétée dans le Nobiliaire de
Guienne, par M. O'Gilvy, il sera facile de combler ces lacunes.
Je me résume donc, en constatant que la maison de la Geard,
qualifiée des titres de chevaliers, comtes et marquis, a figuré au
ban et arrière-ban de la noblesse de Guienne, qu'elle a fait ses
preuves pour l'admission aux pages de la grande et de la petite
écurie, qu'elle a été maintenue dans sa noblesse en 16C(i, par
Pellot et d'Aguesseau, et en 1697 , par Bezons, intendant de
Guienne, et qu'en 1789 plusieurs de ses membres ont voté poulies députés de la noblesse aux Etats généraux, notamment à Périgueux, où l'on voit ainsi inscrit : « Haut et puissant seigneur Pierre
de la Geard, marquis de Cherval, seigneur de Saint-Martial, de
Grésignac et autres lieux, sénéchal d'Angoumois, habitant en son
château du Bourbet, paroisse de Cherval, en Périgord.

DE GÉRARD, du Barri (1), de Saint-Quentin,
du Mas (2), de la Boissièrc, (3), de la Ricardie,
de Marcillac (4), de Latour, de Sainte-Nathalène (5), des Yvières(6), de Palomières, de Falgueyrac, de Pérignac, de la Boulenie, de la Veyssière, du Blancher, de la Maletic, de Péchauriol,
de la Thière, de Galmier, de Bonnefond, de la
Gasconnerie, de Soulvignac, etc.
ARMES : D 'azur au croissant d'argent, entouré de cinq étoiles d'or, rangées
en orle.
DEVISE : Luiz en croissant.

La branche de Latour portait : d'azur au croissant d'argent soutenant une palme de môme, penchée à sónestre, accompagnée de
cinq étoiles mal ordonnées, trois à dextre et deux à sénés tre. —
Et encore : de Gérard plein à la bordure d'argent.

(1) Le Barri, château, juridiction de Saint-Quentin, haute justice.
(2) Le Mas, château, même paroisse, brûlé par les Frondeurs en 11Ì53.
(3) La Boissière, repaire noble, même paroisse, haute justice.
(4) Marcillac, paroisse, haute justice.
(5) Latour, château, paroisse de Sainte-Nalhalène, haute justice.
(6) Palomières et les Yvièrcs, repaire noble, paroisse de Saint-Quentin.

— 234 —
. Le rameau des Yvières chargeait la bordure d'argent des. Gérard de Latour de quatre tourteaux de gueules.
Cette famille a pour auteur noble Pons-Jérôme Gérard, né vers
1480, au royaume de Majorque, qui se fixa en Périgord en épousant, le 31 janvier 1510, Catherine de Carbonnières de Jayac.
Elle a formé les branches du Barri de Saint-Quentin, la seule
qui existe ; celle de Montpellier, qui a donné des conseillers à la
cour souveraine du Languedoc, aux xvi ú et xvn e siècles, parmi lesquels noble Omer de Gérard, conseiller à la cour des aides de
Montpellier, un des chefs les plus influents des catholiques, qui le
députèrent, en 1000, au roi Henri IV, et, en 1601, au connétable
de Montmorency, pour défendre leurs intérêts lésés dans l'exëcution do l'édit de Nantes en Languedoc. Cette branche s'est
éteinte, en 1745, dans la personne de Marie - Françoise de
Gérard , veuve de Louis de Calonne , marquis de Courtebonne, lieutenant général des armées du roi et de la province d'Artois ; celle d'Arles, éteinte dans les marquis de
Lombard-Montauroux au xvn 6 siècle, qui a produit, entre autres : Etienne-François de Gérard, protonotaire du Saint-Siége,
chanoine, grand official et vicaire général d'Arles, mort en 1689,
et Louis de Gérard, comte palatin, conseiller d'Etat, président des
Etats de Provence de 1670 à 1674, date de sa mort (Carrés
de d'Hozier, vol. 389) ; celle de Latour, à laquelle appartenait le
savant Armand de Gérard, chanoine et vicaire général capitulaire
de Sarlat, mort en 1697. — Elle a produit, en outre, un page de la
Reine, en 1762, plusieurs gardes du corps, officiers, chevaliers de
Saint-Louis, parmi lesquels Pierre de Gérard-Latour, seigneur de
Galmier, chevalier de Saint-Louis, commandant des Suisses des
château et ville de Versailles, gouverneur de Rochemore, maire
perpétuel de Sarlat, mort en 1782. Le dernier représentant fut
messire Pierre de Gérard, chevalier, seigneur haut justicier de
Sainte-NaLhalène et Latour, convoqué aiix Etats généraux de 1789.
Enfin le rameau des Yvières sorti de la précédente.
La branche du Barri a donné, depuis le milieu du xvi" siècle,
huit lieutenanls généraux, chefs de justice de la sénéchaussée de
Sarlat, parmi lesquels François de Gérard, dit Pothon, seigneur
de Falgueyrac, qui joua un rôle prépondérant dans les luttes religieuses de son temps, défendit pendant un demi siècle la ville de
Sarlat contre les attaques des Huguenots et écrivit la Relation du
siège de 1587, imprimée chez Millanges en 1588 ; Armand de Gérard, seigneur haut justicier du Barri et Saint-Quentin, conseiller

du roi en ses conseils d'Etat et privé, commandant du ban de la
noblesse de Sarlat, en 1674, maintenu dans sa noblesse do race
et d'extraction par jugement souverain de Claude Pellot, intendant
de Guienne, le 6 novembre 1660 ; Antoine de Gérard, chevalier, titré comte du Barri (état civil 1724) ; François de Gérard, chevalier,
comte du Barri et de St-Quentin (état civil 1761, 1763, etc.), ancien
officier au régiment de Normandie, convoqué aux Etats généraux,
en 1789. Cette branche a produit nombre d'officiers de tous grades,
dont cinq chevaliers de Saint-Louis. Parmi ceux-ci : Marc de Gérard, chevalier du Barri, né en 1665, commandant pour le roi
dans Sarlat, en 1707, brigadier des armées du roi, en 1719, lieutenant général du gouvernement de Sedan et pays en dépendant,
mort en 1739. Son frère Joseph, abbé du Barri, fut chanoine et
vicaire général de Sarlat, chanoine, archidiacre, vicaire général de
Narbonne, où il mourut en 1740.
La famille de Gérard a paru dans les preuves, pour Malte, de
Gabriel de Calonne de Courlebonne, en 1700 (Bibliothèque Natio
nale, Ms. P. Or. V° Calonne), et dans celles de Pierre et autre
Pierre du Pont de Gault, en 1624 et 1628 (Arsenal Ms. 3674, P. 518,
et Bib. Nat., cab. des t. 838, pages 517, 518.) Les mères des présentés appartenaient à cette famille, qui, est aujourd'hui représentée
par trois frères :
1° Le comte René de Gérard du Barri, allié le 2 février 1870 à
Marie de Yermoloff, fille de Alexandre de Yermoloff, commandeur
de Tordre du Christ, et de Anastasie, princesse Scherbaloff , dame
d'honneur du sang de Timpératrice de Russie, dont : (a) Anne, née
en 1874, (Jj) Elisabeth, née en 1876, (c) Jeanne, née en 1879 ;
2° Le vicomte Gaston de Gérard du Barri, allié le 11 novembre
1880 à Marie de la Guistière , fille de Armand Gaultier de la
Guistière, ancien député et maire de Rennes , et de Marie Fresneau, dont : (a) Pierre, né en 1881, (h) Armand, né en 1883,
(c) Madeleine, née en 1885, (d) René, né en 1890 ;
3° Robert de Gérard du Barri, né le 10 octobre 1865.
Principales alliances des branches périgourdines :
Carbonnières, Blancher de Feyrac, Lidon, Uzerche, Leygue,
Magran, Salignac-Fénelon, Bars, Guiscard, Aymerique, Goudin de
la Boussie, Javel-Giverzac, Baudot de Jully, Boyer du Suquet,
du Boys du Fresne de Gasque , Foucauld , Testas de Folmont,
Salis, Costes de la Calprenède, Filhot, Brons, Sauret, etc., etc.

— 236 —

mm&

DE GÉRIS (et DE GIRY) , de la Nauve , de
Pouzol, de la Forest, du Chastenet.
ARMES : De sable à Irois fers de pique d'or, posés 2 et
1, et au chef d'argent chargé de trois châtaignes dans
leur bogue — c'est-à-dire au naturel, — l'écu timbré
d'un casque de profil, orné de ses lambrequins, d'or, de
sable, d'argent et de sinople.

C'est ainsi qu'elles sont décrites par d'Hozier et dessinées dans
les lettres de noblesse accordées par Louis XIV, au mois de mai
1712, à Gabriel do Géris du Chastenet, l'un des maréchaux-deslogis de la compagnie des chevau-légers de la garde ordinaire
du roi.
Ces lettres portent qu'il assista au siège d'Offembourg et de
Namur, au combat de Leuze et celui de Steinkerque, à la bataille
de Nerwinde, où il reçut deux blessures, eut un cheval tué sous
lui au siège d'Ath, en 1706. II fut aux batailles de Ramilly, d'Oudenarde et de Malplaquet.
« Sachant du reste, ajoute le roi, que le sieur de Géris du
Chastenet est de bonne famille, de notre province de Guienne, où
ses ancêtres ont vécu noblement et embrassé presque tous la
profession des armes, Nous Pavons, par ces présentes lettres,
signées de notre main, anobli et voulons qu'il soit réputé noble
et ensemble ses enfants et postérité, et comme tels, qu'ils puissent
prendre la qualité d'écuyer et jouir de tous les droits, privilèges,
prééminences et franchises réservés à la noblesse, etc. »
Ledit Gabriel de Géris eut de son mariage avec Marie-Anne de
Bardon de Segonzac une fille, Marie-Antoinette, qui épousa, le 12
août 1723, Bertrand de Sanzillon, chevalier, seigneur deMensignac,
Beaulieu, Lancinade et autres lieux.
François de Giry, sieur de la Nauve, et Pierre, sieur de la
Forest, avaient été anoblis en 1651.

— 237 —
DE GERVAIN.de Roquepiquet, de Lambertie,
de Raboucher (de Verteuil), de Coutures (1), de
Brech, de Vigiers (2).
ARMES : D'azui' au chevron d'or, accompagné de

trois

gerbes de même, deux en chef et une eu pointe.

Aux assemblées de la Noblesse de 1789, on
voit figurer le nom de cette famille en Quercy et en Périgord,
parmi les votants de l'Ordre ; un de ses membres, à Périgueux,
est ainsi désigné : « Haut et puissant seigneur messire Pierre de
Gervain de Roquepiquet, chevalier, seigneur baron de Verteuil et
Coutures, seigneur direct de Brech et de Vigiers, etc., » lequei
constitua pour son procureur, à l'effet de voter pour les députés
de la Noblesse, François de Caumont de Bourzolle, chevalier,
seigneur marquis de Coustin, etc. (Voir aux procurations.)
Dans la liste générale des votants, il est dit seulement le seigneur baron de Verteuil.

GIGOUNOUS, de Verdon, du Terme et de
Graulé (en Sarladais).
ARMES

:

Parti, au

l ,r , d'argent au

lion

au 2, de gueules au chevron d'argent ;

de

gueules ;

au chef d'azur

chargé de trois étoiles d'argent et un second chef abaissé
aussi d'argent chargé d'un croissant de sable.

Un Gigounous de Verdon fut nommé, le 10
mars 1789, délégué du Tiers-Etat, par la paroisse de Saint-Cerninde-Lherm, canton de Villefranche-de-Belvès, pour nommer des
députés aux États-Généraux. Est-ce le même qui, sous le même
nom, qualifié chevalier de Saint-Louis, vota, le 16 mars 1789,
dans l'Ordre de la Noblesse, par procuration donnée à cet effet au
comte de Beaumont? (Voir aux procurations sa lettre, du 9 mars
1779, écrite de son château du Terme, en Sarladais.)

(l) et (2) Coulures et Vigiers, seigneuries et fiefs, situés dans la sénéchaussée
de Bergerac.

— 238 —
GILLET, de la Caze.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'argent à un olivier
de sinople ; aux 2 et 3, d'azur au lion désarmé et
lampassé de gueules.

Dans l'Armoriai manuscrit dressé vers l'époque de la grande recherche de la noblesse
(1666), ayant pour titre : Catalogue des Nobles,
il est dit que François Gillet, habitant de la ville de Bergerac,
porte pour armes : d'azur, à une colombe d'argent, au-dessus d'un
serpent de même, au chef d'or chargé de trois étoiles de gueules.
Pour timbre : le casque à demi tourné. — En marge se yoit cette
note : « II tire sa noblesse de l'office de secrétaire du roi, dont
était revêtu son père. »
Malgré le peu d'analogie de ces armes, on est porté à croire que
ce dernier est un des représentants des Gillet de la Caze, famille de
Bergerac, qui comptait, en 1714, comme premier président au
Parlement de Bordeaux, Joseph de Gillet, marquis de la Caze.
La mère de ce dernier, Anne de Joly et François de Gillet,
rendirent hommage au roi, en 1690, pour biens nobles qu'ils
- possédaient dans les paroisses de la Madeleine (sénéchaussée de
Bergerac) et de Cussac (sénéchaussée de Sarlat). (Archives de la
Gironde, C. 2242-2336.)

DE GIMEL, de Paluel — ancien repaire noble
en Sarladais — de Lascours, de Fontnoyer, du
Buisson, de Fraux, de la Lande, du Pech, de
Peyrilhac.
ARMES : Burelé d'argent et d'azur de huit' pièces —
alias : de six — à une bande de gueules, brochant sur le
tout.

Ces armes sont à la clé de voûte de la chapelle de Paluel ; —
celles qui sont sculptées sur la porte d'entrée de la même chapelle,
sont : d'azur à quatre cotices d'argent en barres, et une cotice de
oueules en bande, brochant sur le tout .
Cette maison, de très ancienne chevalerie, de la province du
Limousin, où elle est connue et qualifiée, dès le xn c siècle, du titre
dé vicomte. (Voir le Nobiliaire d'Auvergne et du Limousin.)

— "239 —
Quatre de ses membres sont inscrits dans l'Etat général des
gentilshommes de l'éleetion de Sarlat, maintenus dans leur noblesse, en 1666, par M. Pellot, intendant de Guienne.
Elle a reçu une nouvelle confirmation de noblesse à l'occasion
d'un procès au sujet des tailles, soutenu contre la commune de
Galviac, par noble Jacques de Gimel , chevalier, seigneur de
Lascours, vicomte de Gimel, seigneur de Fontnoyer, près Sarlat,
du Buisson et autres lieux, garde-du-corps du roi, marié, le 30
janvier 1754, avec Suzanne de Saint-Viance (de Philip).
Aux Etats-Généraux de 1789, figure, parmi les votants, à Périgueux, dans l'Ordre de la Noblesse : « Haut et puissant seigneur
messire noble Jean do Gimel, écuyer, chevalier, ancien garde-ducorps du roi et son pensionnaire, habitant de la paroisse de Brénac, de Montignac.

GIRARD DE LANGLADE, d'Eyliao, de Lavignac,
de la Batut, de Manzac, de Villard, de la Borie, de la Vaysse, de la Rampinsolle, du PetitChange, de la Veyssière, du Defay, de Blis et
Born, do la Belletie, de la Combe, de la Reynie,
de Lascoux, de Razac (des Sommières, de Cendrieux.)
ARMES : D'cr au globe de gueules, sommé de sa croix de même, accosté de
deux branches de chêne de sinople fruitées, affrontées et chargées dans la
partie inférieure, et au-dessous du globe, d'une fleiir de lis de gueules ; au
chef d'azur chargé do trois étoiles d'or.

• Ces armes, portées ainsi par la famille, présentent quelques légères-différences dans le dessin colorié qui en est donné au LivreVert de l'hôtel de ville de Périgueux ; les branches de chêne sont
remplacés par deux glands feuillés, posés de chaque côté du globe,
et, au lieu d'une fleur de Hs soutenant le globe, on y voit un croissant.
Cette famille, établie de temps immémorial dans la province de
Périgueux, a été anoblie pour services, par lettres patentes du roi
Henri IV (en février 1594), dans la personne de Raymond Girard
de Langlade, avocat au parlement de Bordeaux, conseiller du roi

— 240 —
en l'élection de Périgueux en 1586, et maire de cette ville de 1592
à 1593 (1).
On voit ce même Raymond, à l'assemblée qui eut lieu, le 25
janvier 1593, pour nommer des députés aux États généraux, voter, comme maire de la ville de Périgueux, le premier de Tordre
de la noblesse, après les quatre premiers barons du Périgord.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse : 1° par sentence
de l'élection de Périgueux, en date du 13 mai 1663 ; 2° par une
ordonnance de MM. de Verthamont et de Gourgues du 26 avril
1667 ; 3° par un arrêt de la cour des aides confirmant cette sentence ; 4° elle figure également dans les jugements des intendants
de Bordeaux portant maintenue de noblesse, rendus par eux dans
la période de 1697 à 1718.
Dans la liste des votants pour les députés de la Noblesse aux
Etats généraux de 1789, on voit plusieurs des membres de la famille, entre autres le chevalier de Langlade ; le seigneur de Langlade de la Kampinsolle ; et le seigneur de Langlade de la Batut et
de la Belletie.
A ces quelques détails j'ajouterai qu'un Simon de Langlade, bachelier en droit, juge de Limeuil, intendant en 1645 de haut et
puissant seigneur Frédéric de Latour, duc de Bouillon, passa un
acte pour le prince en compagnie de Charles d'Abzac, écuyer, seigneur de Cazenac, etc. Pendant la Fronde, sous la recommandation de Daniel de Cosnac, qui fut archevêque d'Aix, il devint intendant du prince de Conty en Guienne.
Le 24 mai 1660, il fut reçu en l'ofsice de secrétaire du roi, maison et couronne de France. Son fils, Jacques de Langlade, profitant de la situation de son père, arriva aux positions qui lui valurent un grand relief surtout pendant la Fronde.
Ledit Jacques de Langlade, né au château de Limeuil (2) (en
Périgord), fut élevé à Périgueux avec Daniel de Cosnac, dont il fut

(1) Ce n'est pas seulement, du règne do Henri IV que datent les services de
la famille, il est parlé dans les registres do riiôlel de ville de Périgueux de
ceux rendus, par elle, au roi Charles V, en 1309 ? II y a ici erreur, car à cette
date régnait Philippe IV, dit le Bel. Au lieu de 1309, je lirais volontiers 1369,
en voyant dans les lettres patentes de noblesse de 1594, qu'un Guillaume de
Langlade fut commis, en 1359, pour recevoir le serment de fidélité de plusieurs grands seigneurs qui avaient abandonné le parti anglais.
(2) Vers l'an 1620, voir le Périgord illustré, par l'abbé Audierne, imprimé
à Périgueux en 1851.

— 211 —
un des meilleurs amis, ainsi que le témoignent les mémoires do co
personnage. Après la mort du duc de Bouillon, dont il fut secrétaire, il devint secrétaire du cabinet du cardinal Mazarin, puis conseiller secrétaire du roi.
Un ouvrage ayant pour titre : Mémoires de la vie de FrédéricMaurice de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, souverain de
Sedan, etc., a été trouvé après sa mort clans les papiers du mêine
Jacques de Langlade et imprimé en 1692, avec l'autorisation de sa
veuve, Catherine de Roux de Campagnac. (Roux de Lussan, etc., etc.)
Dans son testament de 1711, ladite de Roux de Campagnac fait
un legs important au séminaire de Poitiers, à celui de St-Lazarre,
diocèse de Sarlat, et à l'église de Campagnac, et demande qu'incontinent après sa mort, la terre de Sommières soit vendue, et
qu'après avoir prélevé sur cette vente une somme de 80,000 fr.
devant servir à une fondation pieuse, le reste soit distribué par
égale portion, à Mme de Fontanelle et à M. de Fongoffìer (de
Bessot), nièce et mère de son mari et institue pour son héritier
universel, messire de Roux de Campagnac, son propre neveu. Elle
mentionne, en outre, dans son testament, messire Pierre de Langlade, lieutenant général d'Evreux, frère de son mari (1). Dans un
acte passé, le 2 janvier 1665, au château du Peuch, paroisse de
Fleurac, il est dit que messire Jacques de Langlade, conseiller du
roi en ses conseils, seigneur baron de Sommières, Méredon, Cendrieux et autres places, habitant en son château de Sommières,
vendit à messire François de Salignac (Salignac de Fénclon),
seigneur de Grolejac, la Poncie et autres places, et à Jeanne d'Aubusson, veuve de Benjamin de Calvimont, seigneur de Chabans,
de Cheylard, et co-seigneur de Campagnac, une maison, située au
bourg de Cendrieux, granges, étables et autres édifices, etc., sauf,
cependant, les meubles contenus dans ladite maison ; plus, grand
nombre de domaines, dîmes à lui inféodées, rentes, haute, moyenne
et basse justice qu'il avait acquis du seigneur de Bouillon, le 7
septembre 1660. Ladite vente s'élevant à 65,000 francs.
Les Langlade, barons de Sommières (en Poitou), issus du Périgord, éteints dans le commencement du xyn e siècle dans la maison de Roux de Campagnac, dans celle de Fontanelle, de Fongoflìer

(1) Pierre Langlade, écuyer, seigneur de Sirien, Saley, Saintdrieux (Cendrieux) et autres places, conseiller, lieutenant général au bailliage et siège
présidial d'Evreux, on Normandie, et maire perpétuel de ladite ville (arrêt de
la cour au parlement de Bordeaux du 23 septembre 1711).

16

\

-2'i2

qui ne sont autres que Bessol de Lamothe, et dans celle du Chambon de Lissac, seraient-ils une branche des Girard de Langlade ?
Quoi qu'il en soit, j'ai cru devoir ajouter deux seigneuries de ces
derniers, celles de Sommières et de Cendrieux, et faire connaître les
armes que le Grand Armoriai de France, registre de Sarlat, donne
sous le nom de Langlade, seigneur, de la Gazalle et de Viernal :
d'azur à deux barbeaux d'argent, poses en face l'un sur l'autre.
Ce dernier se rattacherait-il aux Langlade de Sommières issus de Cendrieux? C'est à rechercher.

GIKARD et GÉRARD, de Lussac, de la Fute, de
Chambon, de la Chaume.
ARMES : Parti, au l° r , de gueules à tì chevrons rompus
d'or ; au 2, d'azur à trois fleurs de lis également d'or, deux
en chef et une en pointe, les deux traversées par un
chevron, aussi d'or, bordé de sable. Casque à demi tourné,
panaché, avec timbre.

Daniel Gérard, à qui sont attribuées ces armes, reconnait pour
descendant de sa famille Jean Gérard, sieur de la Fute, habitant de
Périgueux, lequel porte les mêmes armes.
Hélie Girard rendit hommage au comte de Périgord, le 26 avril
1397, pour les biens qu'il détenait dans la juridiction de Montpon.
Le 16 mars 1667, Jean Gérard, écuyer, sieur de la Fute, fut
maintenu par Pellot, sur titres remontant à René Girard, écuyer,
sieur de la Fute, vivant en 1502.
Cette famille a quitté, vers 1765, la paroisse de Saint-Barthélemy, d'où elle est originaire, pour se Axer dans celle de SaintQuentin-de-Chalais (Angoumois, ancien diocèse de Périgueux), où
elle est encore représentée.

DE GIRONDE, de la Mothe-Piquet, de Campagnac , de Loupiac , de Pilles, de Moncorneil.
ARMES : D'or à trois hirondelles, de sable les deux
premières, on chef, affrontées, la troisième eu pointe, au
vol étendu regardant los deux autres. — D'habitude,
cette famille écartèle ses armes de celles de Toulouse, qui
sont : De gueules à la croix vidée, clichée, pommetée et
alaisée d'or.

— 243 —
Les Gironde, qui ont formé des branches en Auvergne, en
Quercy, en Périgord et en Languedoc , comptent parmi leurs
aïeux : un Armand de Gironde, qui fut un des 36 principaux
seigneurs que le roi d'Angleterre donna en otage au roi d'Aragon,
pour obtenir la liberté du prince de Salerne, roi de Sicile, son
beau-frère ; un Armand de Gironde, chevalier croisé, lequel ligure
au musée de Versailles ; des grands échansons de France ; des
maîtres d'hôtel de la maison du roi ; des lieutenants-généraux ;
des chevaliers des Ordres ; des gentilshommes ordinaires de la
chambre; des gouverneurs de places (1); des commandeurs de
Malte.
Cette maison, maintenue dans sa noblesse, a figuré, aux ÉtatsGénéraux de 1789, dans les assemblées de la Noblesse d'Agen et
du Périgord, où ou voit inscrit parmi les votants, à cette date :
haut et puissant seigneur M°' r Jean-Baptiste de Gironde, brigadier
des armées du roi, seigneur de la Mothe-Piquet, Campagnac et
autres lieux, habitant en son château de la Mothe, paroisse de
Ferransac, juridictionde Castillonnès, ancien diocèse de Périgueux,
archiprôtré de Bo.uniagues, canton d'íssigeac.

DE GISSON, de la Merseyrie (de la Mercerie),
de la Fayette, de Foussade, etc,
ARMES : D'argent à trois roses de gueules, feuillées et
tigées de sinople, mouvantes do la poinlo do l'écu, au
chef d'azur chargé d'un soleil d'or.

Cette famille a été anoblie par lettres patentes
des mois de février 1779, dans la personne de
Joseph-Bertrand de Gisson, chevalier de Saint-Louis, capitaine au
régiment de Colonelle-générale de dragons. Ces lettres portent •'
que, depuis Charles IX, les aînés de la famille ont possédé des
charges dans le présidial de Sarlat ; que Michel de Gisson ,
bisaïeul dudit Joseph-Bertrand, et Antoine de Saint-Clar s'opposèrent à Pacte d'union des guerres de la Fronde ; qu'ils préférèrent, à des lettres d'anoblissement offertes par Louis XIV, que

(1) Le roi, par lettres patentes du 4 mai 1518, donna l'ofíico de capilaine des
villes et châteaux de Domme, en Périgord, á Jean de Gironde, chevalier,
seigneur de Monlelarn (Anselme, page 5%, tome VII).

- 244 —
ce monarque fit passer sur les habitants de Sarlat, les marques de
sa bienfaisance, et obtinrent, eu égard à ce, un abonnement à
perpétuité pour les impositions, en faveur de la ville (édit de
lévrier 1652) ; que les troupes de Gondé ayant assiégé Sarlat,
Michel de Gisson fut tué en défendant la ville et sur la brèche, et
que Saint-Clar, plus heureux que lui, fit entrer les troupes du roi
dans la ville.
Dans la liste des votants, pour les députés de la Noblesse, aux
Etats-Généraux de 1789. figure ainsi inscrit : Messire Joseph de
Gisson, chevalier, seigneur de la Merseyrie et de la Fayette, habitant de Sarlat, etc. (Voir aux procurations. )

DE GIVHY, de Lesparre, du Lucquet, de Lalon.
ARMES : D'argent au lion de gueules, au chef d'azur
chargé de trois roses d'or.

(Grand Armoriai de France, registre de Périgueux, sous le nom do Simon de Givry, écuyer,
sieur de Lesparre et de Lafon). Ce Simon, frère
d'autre Simon, sieur de Lucquet, obtint des lettres de réhabilitation
en 1666 ; ce qui ne concorde pas avec ces lettres de vétéran qu'il
avait obtenues le 8 avril 1657, où ledit Simon, écuyer, gentilhomme
servant du roi, exempt de ses gardes, est dit : « Fils de François
de Givry, sorti do Charles, chevalièr, issu de maison illustre et
très noble race, ayant toujours vécu noblement sans acte de dérogeance »
Simon habitait Celles, près de Ribérac ; il eut un fils marié à
une demoiselle de Vandière, et une fille, Madeleine, mariée à
Pierre Lussac, docteur en médecine.

r

325

DE GLENET (OU DES GLENETS), de Vieillecour.
ARMES : D'argent semé d'hermines de sable.

C'est ainsi que ces armes sont décrites dans
l'Armoriai manuscrit de la fin du xvir3 siècle ,
sous le nom de René de Glenet, sieur dudit lieu,
habitant au lieu de Morince, sénéchaussée de

— 245 —
Périgueux, lequel reconnaît pour son frère Germain-François de
Glenet de Vieillecour, habitant de la paroisse de Maraval, en
Poitou.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par Barentin, le
9 septembre 1668.

326

GOUSSET ( THOMAS ), Evêque de Périgueux,
1836.
ARMES : De gueules à une gerbe d'or liée de même, au
chef cousu d'azur chargé do trois croisottes d'argent.

327

DE LA GOUTTE, de Prats, de Cours, de la
Pouyade.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur au chevron d'or
accompagné de trois étoiles de même ; aux 2 et 3, de
gueules à un château de trois tours, celle du milieu
plus élevée. (Grand Armoriai de France, registre de Sarlat, sous le nom de Eymeric de la Goule, chevalier, seigneur de Prats.)

On voit, en 1634, Paule de Bezolles, clame de la Pouyade, veuve
de noble Pierre de la Goûte, vicomte de Cours, seigneur de la
Pouyade, faire enregistrer à la cour des aides plusieurs actes,
dont des baillettes de 1424-1451, et un hommage rendu le 15 mai
1550 par François de la Goûte.
Le nom de cette famille tigure clans l'Etat général des gentilshommes de l'élection de Sarlat maintenus clans leur noblesse par
M. Pellot, intendant de Guienne en 1666.

328

DE GODAILLES, d'Ayrac, de Siorac, de Velutz, de Razian, de Saint-Capraise, de la Roquette, de Meyral, de Curemaurc.
ARMES : De gueules à un éventail d'argent. El. sous le
même nom : D'or á la bande d'azur.

La famille de Godailles a figuré dans les" as-

semblées fie la noblesse, lors des États-Généraux de 1789, en
Languedoc, en Quercy et en Périgord, sous lo nom de haute et
puissante dame Marguerite-Charlotte de Godailles, veuve du baron
de Vassal. (Voir aux procurations.)

DE GOLAN, de la Chambre, de Saint-Front.
ARMES : D'azur à Irois fasces d'or sommées d'une éloile
de même.

Cette famille a voté à Périgueux, en 1789,
pour les députés de la noblesse aux États-Généraux.
Dans les registres de Tétst civil de Bourdeilles, il est dit que, le 15 mars 1C69, fut baptisé Baptiste-Jean de
Golan, fils de messire Jean de Golan, chevalier, seigneur de la
Borie, de la Chambre, et de Jeanne Sonnier, dame du seigneur de
la Borie, habitant du repaire noble de Mazet, paroisse de Bourdeilles, que son parrain fut Pierre de la Garde, de Saignes, de
Valon, seigneur de Charrele, et habitant la paroisse du Vieux-Mareuil, et marraine N. de Lambertie, dame de Pleyssac, y habitant,
paroisse de Saint-Crépin (1).

DE GOMBAUD, de Razac.
ARMES : D'azur au chevron d'or chargé de deux lions
affrontés de gueules, accompagné en chef de deux étoiles
d'or et en pointe d'une merletle d'argent.

Dans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse (période de
1697 à 1718), se voit le nom de la famille ; on le trouve également
en 1769 parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse.

(1) Le 8 septembre 1788, vente fut faite par messire de Goland, chevalier, seigneur de la Chambre, et par dame Marie de Goland de la Chambre, veuve du
seigneur de Barbezière, tous deux habitant ensemble au bourg et paroisse de
Saint-Frout-de-Pradoux, de tous leurs biens situés dans la paroisse d'Issac de
Montréal (insinuations) 5,000 1.

DE GONTAUD, de Biron (1), de Lauzun, de
Badesol, de Saint-Blanoars, de Saint-Gcnioz, do
Saint-Cyr, etc.
Sans donner ici une nomenclature plus longue
de seigneuries, il suffira, de rappeler, avec
Courcelles, que cette grande et illustre maison
a possédé plus de cinquante terres titrées et
plus de trois cents fiefs ou riches domaines.
ARMES : Écartelé d'or et de gueules. Plusieurs branches ont porté l'écu en
bannière (2) ; celle de Badesol l'entourait d'une bordure d'azur ; on le trouvo
également : Écartelé d'azur à trois cotices d'or et une bordure de sable chargée
de tours d'or ou d'argent.
DEVISE : Pcrit, sed in armis ; et celto autre : L'honncur y git.

Cette maison est incontestablement l'une des plus considérables
et des plus illustres de France. Connue en Périgord dès le xir siécle, elle a fourni, outre un grand nombre de gouverneurs, de sénéchaux de provinces, des capitaines do cent et cinquante hommes
d'armes, la plupart décorés de l 1 Ordre du roi, des colonels et
mestres de camp d'infanterie et de cavalerie, quatre maréchaux et
un vice-amiral de France, six chevaliers de l'Ordre du Saint-Esprit, onze lieutenants-généraux, huit maréchaux des camps et
armées du roi et un lieutenant-général des armées navales. Elle a
donné aussi plusieurs prélats distingués à PEglise ; des conseillers
d'Etat et des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires dans
presque toutes les cours de l'Europe.
Depuis le xu e siècle elle possède la baronnie de Biron, qui fut
érigée en duché-pairie par Henri IV, en juin 1598, en faveur de
Charles de Gontaud, maréchal de France. Ce titre fut éteint en
1602 par la mort de ce dernier, mais rétabli en 1723 sur la tête de
son petit-neveu Charles-Armand de Gontaud-Biron, mort doyen
des maréchaux de France.
Dans les admissions aux honneurs de la cour figure en í 779 la
comtesse de Gontaud-Biron, et dans les assemblées de la noblesse

(1) Biron, l'une des seigneuries donnant le titre de premier baron du Périgord
et mouvant au xm" siècle de la châtellenie de Bergerac. Le nom de Biron a
été ajouté à celui de Gontaud, vers 1150, par suite d'une alliance avec ['héritière
de Biron.
(2) C'est ainsi que ces armes figurent dans la salle des Croisades, sous le
nom de Gaston de Gontaud, seigneur de Biron, chevalier croisé, en 1248.

— 248 —
aux États-Généraux de 1789, on voit cette maison représentée en
Périgord, en Quercy, où le duc de Biron lut nommé député ; en
Limousin, en Saintonge, dans le Maine et dans l'Isle do France.

DE GOUD1N, de Paulhiac, de la Roussie,
Proissans, de la Pouyade, de Ghaussenegonte.
ARMES : De sinople à trois champignons d'argent.

Cette famille a été maintenue dans sa noblesse
par M. Pellot, intendant de Guienrie, en 1666,
et en 1789, plusieurs de ses membres votèrent
à Périgueux pour les députés de la noblesse : « Messire Raymond-Joseph de Goudin, chevalier, séigneur de la Roussie, etc.,
habitant en son château de Paulhiac, situé dans la sénéchaussóe
de Sarlat ; haut et puissant seigneur, messire Marc-Joseph Goudin, chevalier, seigneur de Paulhiac, et haute et puissante dame
Marie-Thérèse de Goudin, veuve du seigneur de Vins, seigneur
du Masnègre, représentée par le chevalier de Vins, seigneur du
■Masnègre, etc. (Voir aux procurations.)

DE GOUFFIER, de Gonord, de la Rhue (illustre maison du Poitou).
ARMES : D'or à trois jumelles de sable en sasce.

Ainsi décrites dans le Grand Armoriai de
France (registre de Périgueux, sous le nom de
Charles-Eléonore de Gouffier, comte de Gonord.
Celui-ci tenait au Périgord par sa mère Gabrielle d'Abzac, fille du
marquis d'Abzac de la Douze et d'Ester de Larmandie de Longua.

IIHtUliiraMlKMflllItajMi

DE GOURDON (FROTAIRE), Évêque de Périgueux de 988 à 991.
ARMES : D'azur à trois étoiles d'or.

Ce fut cet évêqne qui, pour défendre son diocèse contre les attaques des Normands,, fit construire les châteaux d'Agonac, de Crognac, d'Au-

— "249 —
beroche, la Roche Saint-Christophe et la Roche-Bassillae, — cinq
en nombre ; il mourut assassiné au lieu de Mourcinq, paroisse de
Coursac, près Périgueux, le 8 décembre 991.

DE GOURDON (Géraud de Salagnac ,
nommé, dit l'abbé Audierne, évêque de Périgueux, 1044.
ARMES : D'azur à trois étoiles d'or.

Une contestation sur le droit de battre monnaie que le comte du Périgord avait voulu s'attribuer et' qui appartenait, suivant l'évêque, à l'abbé de SaintFront, s'éleva entre eux, contestation dont les suites durent être
sanglantes, car des deux côtés furent mis des gens sur pieds : le
comte du Périgord pour assiéger Géraud de Gourdon dans ses
chcâteaux épiscopaux ; et celui-ci pour se défendre contre les attaques de son redoutable ennemi.

DE LA GOURETIE.
ARMES : D'azur à une fasee d'argent, chargée do deux
sangliers de gueules, soutenue en pointe de trois fusées
d'or. (Armes parlantes).

*

337

C'est ainsi qu'elles sont décrites dans le Grand
Armoriai de France, registre de Périguèux, dont
le nom de Daniel de la Gouretie, sieur du Chalenet.

DE GOURGUES et de GOUIICIUE, de Lanquais,
de Vayres, de Julhac, de Montlezun, de Gaube,
de Roquecor, de la Forest, d'Aulnay, de Bourel,
de Babeine.
AHMES : D'azur au lion
gueules.

d or, arme et lampasse

de

La maison de Gourgue, ainsi qu'il résulte
d'une notice publiée par la Ghenays des Bois, parait s'ôtre établie
en Guienne vers le commencement du xiv 8 siècle ; mais antérieurement à cette date, on voit en 1285 : Geoffroy de Gourgue, l'un

iles secrétaires du roi Philippe IV, dit le Bel; et en 1318, sous
Philippe V, dit le Long, Philippe de Gourgue, grand porte étendard
de la Couronne, lequel épousa Cécile de Pellagrue, sœur du cardinal de ce nom, et nièce du pape Clément V, qui avait été archevêque de Bordeaux.
C'est à partir de la fin du xv° siècle que, d'après la Chenays des
Bois, commence la filiation de cette maison.
Dès le 3° degré on voit Jean de Gourgue, gouverneur des finances du roi de Navarre ; son second frère, Ogier, vicomte de Julhae,
baron de Vayres, etc., trésorier de France, gouverneur des finances
à Bordeaux et conseiller d'État, et le troisième Dominique, chevalier de Malte et capitaine d'une compagnie de 300 hommes ;
Au 4 e degré, Marc-Antoine de Gourgue, baron de Vayres, conseiller au grand conseil, maître des requêtes, président au parlement de Bordeaux, puis premier président au môme parlement ;
son frère Pierre, chevalier de Gourgue, conseiller du roi et trésorier général de France ; son autre frère Armand, conseiller au
parlement de Bordeaux, lequel eut pour fils Jacques, conseiller et
aumônier du roi ;
Au 5° degré, Jean, baron de Vayres, etc., conseiller au parlement de Bordeaux, président à mortier au même parlement et conseiller d'Etat, en faveur duquel, Louis XIV érigea la baronnie de
Vayres en marquisat. Son second fils, Jacques-Joseph, fut évêque
de Bazas en 1681 ; le quatrième, Michel-Jean, président à mortier
au parlement de Bordeaux, lequel eut deux fils, l'un, Laurent-MarcAntoine, président à mortier, à Bordeaux en 1771 , et l'autre,
Michel-Joseph, président aux enquêtes ;
Au 6e degré, Armand-Jacques de Gourgue, marquis de Vayres,
à qui Louis XIV donna la charge de lieutenant-général de la sénéchaussée de Guienne, par lettres patentes, du 25 avril 1669 ; il eut
trois fils dont le second, Louis-Armand, conseiller-clerc au parlement de Paris, en 1700 ; et le troisième, conseiller au même parlement, en 1705 ;
Au 7° degré, François-Joseph de Gourgue, marquis de Vayres
et d'Aulnay, conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes,
un de ses fils Alix-François-Joseph, comte de Saint-Julien, Castel
et Castelmayran, conseiller au parlement, en 1747, maître des requêtes, en 1750, président au grand conseil, en 1760, et intendant
de Montauban en 171 il ;
Au 8 e degré, Armand-Pierre-Marc-Antoine, marquis de Vayres
et d'Aulnay, comte de Bourret, de Rabennc, etc., conseiller au

— 251 —
parlement de Paris, en 1735, maître des requêtes, en 1712 ;
Au 9 e degré, Armand-Guillaume-François, marquis de Vayres
et d'Aulnay, conseiller au parlement, en 1754, et président à mortier, en 1763.
A cette nomenclature, comprenant neuf degrés de filiation jusqu'à 1763, date où finit le travail généalogique de la Chenaye des
Bois, il y aurait encore à ajouter bien des sujets qui, depuis, et jusqu'à nos jours, ont continué les nobles traditions de la famille. Je
citerai, entre autres, Alix-Joseph, vicomte de Gourgue, et son
père, maire de Bordeaux, que ses concitoyens, en témoignage de
leur reconnaissance pour sa sage et habile administration, envoyèrent, plus tard, à la chambre des députés.
On sait que le vicomte de Gourgue entra, fort jeune, comme
auditeur au conseil d'Etat ; qu'il fut nommé maître des requêtes
par le roi Charles X, poste dont il se démit, en 1830, ne voulant
pas prêter serment au gouvernement de juillet, serment qu'il refusa
également à l'empire, comme membre du conseil général.
Dès lors, renonçant à suivre une carrière où grand nombre de
ses aïeux s'étaient illustrés, et dégoûté des luttes politiques, il rentra hardiment dans la vie privée, où il se livra, jusqu'à sa mort, au
culte des arts et des lettres.
L'espace manque ici pour énumérer ses nombreuses publications qui, toutes, révèlent une grande érudition, un écrivain distingué, un historien consciencieux, un ami vrai de son pays et un
parfait chrétien.
La maison de Gourgue, maintenue dans sa noblesse, a figuré
dans cet ordre, aux Etats généraux de 1789, à Périgueux, à Bordeaux, à Oleron et à Tartas.

DE GRAILLY (OU DE GRESLY), de Lavagnac,
de Castelgeant.
[;iiíf|rj |in}[

il

ARMES : D 'argent à une croix (le sable (armes anciennes). Aujourd'hui : D 'or à la croix d'azur chargée de cinq
coquilles d'or.

D'après un armoriai manuscrit, de récriture
de la fin du xvii 0 siècle. Jacques de Gresly (de Grailly), habitant
de la juridiction de Montravel, sénéchaussée de Périgueux, portait : Ecartelé d'or, aux 1 et 4, à trois pals de gueules ; aux 2 et
S, d'or à deux vaches de gueules, de même que son frère et Jacques

de Grailly, son neveu, habitant de la paroisse de Donnefare, canton
de Vélines, en Périgord. Ces dernières armes ne sont autres que
celles des comtes de Foix, du nom de Grailly.
Les descendants de la famille de Grailly, en possession, en 4120,
de la terre de ce nom, sur les bords du Lac de Leman, en Suisse,
ont quitté, dit La Chenays-Desbois, leurs armes primitives pour
celles des comtes de Foix, écartelées de celles de Béarn, etc., par
suite du mariage, en 4328, de Jean, deuxième du nom, captai de
Buch (auteur de la seconde race desdits comtes de Foix), avec
Blanche de Foix, fille de Gaston de Foix et de Jeanne d'Artois.
La famille de Grailly est représentée par le marquis de Grailly
au château de Panlby, par Saint-Porchaire, département de la
Charente-Inférieure, et par le comte de Grailly, au château de
Beaumale, près Saint-Denis-de-Piles, département de la Gironde.
Le nom de Grailly se voit dans le procès-verbal de rassemblée
de la noblesse, en 1789, à Libourne, et au nombre des signataires
d'une délibération prise le 27 janvier 1789 par l'Ordre de la Noblesse de Sainte-Foy, on voit également le marquis de Grailly.

DE LA GRANGE DE FLOIRAC ,de Gourdon, de la
Vercantière.
Les noms de Gourdon et de la Vercantière ont
été incorporés à celui de la Grange par le mariage, du 19 mai 1528, de Marquèse de Gourdon,
fille de noble Jean de Gourdon, seigneur de la
Vercantière et autres lieux, avec Michel de la
Grange, fds de noble Pierre de la Grange, le jeune, seigneur
de Bonal et coseigneur de Serignac du diocèse de Cahors, et celui
de Floirac (nom sous lequel la famille est le plus connue), par le
mariage d'un de ses membres avec une demoiselle de Lestrade de
Floirac, aujourd'hui de Lestrade de Conti.
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, d'or au lion couronné de gueules, qui est de
Floirac ; aux 2 el 3, d'azur à trois étoiles d'or mises en pal, qui est de
Gourdon.

Cette maison, originaire du Quercy, fixée depuis longtemps en
Périgord, a été maintenue dans sa noblesse. Elle a fait ses preuves
en 1781 pour les pages de la grande Ecurie, dans la personne de
Jean-Jacques de Floirac de la Vercantière.
Cette famille était représentée naguère à Périgueux par le mar-

quis de Floirac, décédé, dans cette ville, sans laisser d'enfants de
sa femme, née de la Sablière. Sa résidence pendant une partit! de
Tannée était en son château du Sablou, commune de Fanlac, dont
il a été maire jusqu'à sa mort.

GRAND DE BELI.USSIÈRE (GRAND OU GHANT LUxollière, du Tinteillac, de Rouget, de la Tour,
de Teillac, de Nanchat, de la Vergné, de
la Grange, de la Chevalerie, de la Ghapelie,
du Reclaud , du Chastenet, de Fareyrôu , de
Bèaussac.
ARMES : D'azur à trois serpents (alias : dragons) volants
d'or l'un sur l'autre.

Dans nne généalogie manuscrite de la famille, il est dit que.,
pour réparer les pertes dont elle avait eu à souffrir dans les
guerres de religion, elle se livra au commerce, ce qui l'obligea
plus tard de demander sa réhabilitation ; le roi Henri IV, dans sa
justice, lui accorda, à cet effet, le 20 septembre 1605, des lettres
patentes, lesquelles furent suivies, le 25 décembre 1607, d'une
sentence des élus de Périgueux ; d'un arrêt du Parlement de
Bordeaux, du 15 janvier 1610; d'un jugement du 16 avril 1667,
de M. Pellot, intendant de Guienne, qui maintint dans sa noblesse
les Grand de Tinteillac, de Teillac, de Bellussière et du Chastenet ;
et, enfin, d'un arrêt du Conseil d'Etat du roi, daté du 2 septembre 1669.
Ce dernier arrêt, en constatant la descendance de la maison de
Luxolière, fait connaître les armes de la famille, telles qu'elles
sont décrites en tête de cette notice.
Sans vouloir suivre les nombreuses branches ou rameaux de
cette vieille famille — mon but, je le répète, n'étant que de faire
des notices succinctes — je me suis contenté d'extraire de la généalogie manuscrite que j'ai eue sous les yeux, quelques-uns des
sujets qui, pour la plupart, ont suivi la carrière des armes. Je ne
remonterai point au premier degré de filiation, si ce n'est pour
faire connaître que, dès 1420, les titres d'écuyer et de chevalier
étaient portés par la fanr'lle, mais je constaterai que :
Guillaume Grand, écuyer, seigneur de Massac (en Saintonge),
servait dans les guerres de Guienne ;

Pierre Grand, écuyer, commandait au château de La TourBlanche, 50 hommes d'armes ;
Autre Pierre Grand, écuyer, seigneur de Tinteillac, commandait également au château de La Tour-Blanche, où il entretint, à
ses frais, une compagnie de chcvau-légers ; — le dit Pierre et
son frère François rendirent hommage, en 1592, à dame baronne
de Mareuil, à cause des tiefs de Montbreton et de Fareyrou, qui
relevaient de la dite baronnie ;
Jean Grand, écuyer, seigneur du Chastenet, garde-du-corps du
roi, commanda longtemps à Libourne ; .
Etienne Grand, écuyer,' seigneur de Teillac, et de la Forest (en
Touraine), frère du précédent, suivit la cour du duc d'Orléans, au
service duquel il demeura 35 ans; — Son Altesse Royale le
nomma gentilhomme ordinaire de sa chambre. — Lors des EtatsGénéraux tenus à Tours, en 1651, il fut député, par le duc d'Epernon, pour porter les suffrages, en faveur de M. de Frontenac, à
l'assemblée générale de la noblesse de Touraine ;
Pierre Grand, écuyer, chevalier, seigneur de Tinteillac et du
Pouget, reçut du roi, le 26 août 1625, une commission pour mettre
sur pied une compagnie de mousquetaires et une de carabiniers,
sous les ordres de M. de Bourdeille, maréchal-de-camp ;
Claude Grand de Luxolière, écuyer, seigneur de la Tour et du
Pouget, servit aussi dans les armées du roi ;
François Grand de Luxolière, écuyer, seigneur de Tinteillac,
reçut du roi, le 4 janvier 1671, le brevet de capitaine-aide-major
dans le régiment de Forest ;
Un autre François Grand, écuyer, seigneur de Fareyroux, avait
servi dans les armées du roi, sous le duc de Vantadour ; — ce fut
lui qui acheta la haute justice de la seigneurie de Bellussière à
Hélie de Pompadour, chevalier, seigneur du Bourdeix, baron de
Laurière et de Nontron, le 10 décembre 1617 ; il acheta également,
le 12 février 1637, de la dame de Montluc, princesse de Chalais,
marquise d'Excideuil et baronne de Maréuil, la paroisse de Beaussac, avec droit de haute, moyenne et basse justice, moyennant la
somme de 12,000 livres ;
Antoine Grand, seigneur de Beaussac, de Bellussière, fils de
Antoine Grand, chevalier, seigneur de Beaussac, de Bellussière et
de Fareyroux, chevalier de Saint-Louis, lit la guerre de 7 ans,
sous le règne de Louis XV, comme brigadier des gardes de la
porte ; il était à Fontenoy ;
Jean Grand de Luxolière, chevalier, seigneur de Beaussac,

- 255 Fareyroux, le Fresne, Papaly et autres lieux, fut mousquetairegris de la 1 ,c compagnie. II est ainsi inscrit parmi les votants, à
Périgueux, dans l'Ordre de la Noblesse, en 1789 : « Messire Jean
Grant, chevalier, seigneur de Bellussière, Beaussac, Fareyroux,
le Breuil, Papaly, le Fresse, etc. » (Voir aux procurations.) Un
Grand do Luxolière était à l'assemblée de la Noblesse tenue à
Angoulême, en 1789;
Sicaire-Jean-Guy Grant de Luxolière émigra et se retira du
service avec le brevet de capitaine de cavalerie ;
Jean-Armand Grant de Luxolière de Bellussière était garde-ducorps du roi Gharles X.
Par suite de l'extinction des branches de Luxolière et de Tinteillac, dont le dernier représentant était le baron Sicaire Grant de
Luxolière, etc., Guillaume-Alexandre de Bellussière, aujourd'hui
chef de la branche aînée, a été autorisé à faire revivre le titre de
baron de Luxolière.

BE GRAULEJAC, de la Poncie.
ARMES : Bandé d'or et de gueules do six pièees.

Bans le Grand Armoriai de France, registre
de Périgueux, sous le nom de N. de Graulezac,
écuyer, seigneur de la Poncie.

BE ou DU GRAVIER, de la Golie, du Gueyrand, du Ranquais, de Banèges, en Périgord.
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, de gueules à trois fermeaux d'or, qui est de Malet de Gravillc ; aux 2 et 3, de
gueules au coq d'or crélé et barbe do gueules, au chef
chargé de Irois étoiles d'or, qui est do Gravier (1).

B'après les titres originaux déposés à la bill) Dans une quittance donnée à Elie de Froydesont, écuyer, sieur de Bouix,
par M. le marquis de Gravie.1 , écuyer, sieur de Bouesons, prêtre, docteur en
théologie et archiprêtre du fìugue, faisant au nom de François de Gravier,
écuyer, sieur de Maréal , son neveu; d'Odet de Gravier, écuyer, sieur du
Banquet, son arrière-neveu ; d'Antoinette de Gravier, sieur do la Gorse, sa
nièce, pour lesquels il se su'it sort ; figurent de plus dans le litre : Alexis de
Gravier, écuyer, sieur de Logerie, et Joseph de Gravier, écuyer, sieur des
Combes.

— 256 —
bliothèque du roi, dit La Chenays-Desbois — les du Gravier de la
Golie seraient une branche de la maison de Malet de Graville ; ils
auraient quitté le nom patronymique de Malet pour prendre celui
de du Gravier, terre en Berry dont ils rendirent hommage, le 8
mars 1380, à Jean, duc de Berry et d'Auvergne.
On voit le nom de du Gravier dans les jugements de maintenue
de noblesse (période de 1697 à 1718), et dans les listes des votants
à Périgueux pour les députés de TOrdre aux États-Généraux de
1789, on voit ainsi inscrit : « Messire Jean, marquis du Gravier,
chevalier, seigneur de la Golie, habitant dans la sénéchaussée de
Bergerac. ( Voir aux procurations.)

348

GREEN et GRAIN de Saint-Marsault , de
Parcoul, repaire noble, commune et canton de
Saint-Aulaye (1).
ARMES : De gueules (alias d'azur) à trois demi vol3
d'or 2 et 1.

François Green de Saint-Marsault, prisonnier
de guerre à la bataille de Pavie, avec François I er , et l'un des compagnons de captivité du roi à Madrid, donna pour sa rançon treize
mille écus d'or au soleil, comme on le voit par son testament du
15 septembre 1525. »
La baronnie de Parcoul, restée pendant deux siècles dans la
maison de Green de Saint-Marsault, passa dans celle de Lestranges par le mariage, en 1796, de Joseph, marquis de Lestranges,
avec Catherine-Adélaïde Green de Saint-Marsault.
M. Frédéric Borros de Gamanson, en épousant une fille issue de
ce mariage, M 110 Caroline de Lestranges, est devenu possesseur de
cette terre, laquelle, par succession, a passé à la famille de Martin
de la Bastide.

(1) Le 31 décembre 1523, la terre de Parcoul en Saintonge, aujourd'hui en
Périgord, fut donnée par le roi François I er , à noble et puissant homme François Green de Saint-Marsault, chevalier, seigneur de Saint-Marsault et autres
lieux, son conseiller et chambellan ordinaire, sénéchal et gouverneur du Périgord, en échange de terres que ce dernier, l'un des personnages les plus marquants de son époque, possédait en Sologne.

— 257 —
Pharamond Green de St-Marsault, pour sa baronnie de Parcoul,
assista au ban de 1758, et sa sœur, veuve de Hector de Saint'-Légier, fut représentée aux assemblées de la noblesse de 1789, par
le vicomte de Saint-Légier, secrétaire dudit Ordre (1).

GRENIER, de la Peyre, de Nabinaud.

* t f
t t +1

ARMES : D'hermine à une fasce de gueules.

mm

Grand Armoriai de France, registre de Périgueux, sous le nom de N. Grenier, écuyer, sieur
de la Peyre — dans F Armoriai manuscrit, souvent cité, les armes décrites sous le nom de
± "t" -ir
Daniel Grenier, sieur de Nabinaud et de la Peyre,
habitant la juridiction de Montpon, sénéchaussée de Périgueux,
sont : D'azur à trois chiens courants d'argent. Timbre : Casque
panaché, — et, au registre de Bergerac, mèmes armes, sous le
nom d'Élie Grenier, sieur de la Gassaigne.
Bans le même Armoriai, registre de Bergerac, on trouve :
1° Sous le nom de Ezéchiel Grenier, conseiller du roi, commissaire
aux revues à Bergerac : D'or à cinq étoiles de gueules posées en
sautoir ; 2° sous le nom de Suzanne Grenier, qualifiée damoiselle :
D'azur à trois coqs d'or ; 3° sous celui de Marguerite Grenier,
qualifiée de môme : De gueules à trois tours d'or.
Une branche de la famille Grenier, en Guieime, ayant titre de
marquis, établie à Libourne, sur la Bordogne, portait : De gueules
à la fasce d'or accompagnée en chef de deux molettes d'éperon et
en pointe d'un agneau passant d'argent.
A la Bibliothèque nationale à Paris (fonds Périgord), volume 142,
il est dit que la famille Grenier de Monlon a été anoblie en mai
1700.
Ses armes y sont décrites : Tiercé en bande, au 1, d'argent à
f aigle au vol abaissé de sable ; au 2, d'azur à trois étoiles d'or ;
au 3, de gueules au lion d'argent, et sur le tout un chef d'or chargé
d'une tête de More de profil de sable.

* 1 1 1

(1) De cette famille était un évêque de Berganoe et une gouvernmlc dos enfants du comte d'Artois.

n

— 258 —
DE GRÉZEL, de Grisfoul, de la Tache, de
Castanet, de la Bourgonie.
ARMES : D'azur au chevron d'or chargé d'un soleil de
gueules, accompagné en chef de deux roses d'argent et
en pointe d'un souci d'or tige et feuillé de même. Alias :
Un chêne au lieu d'un souci.

Un Antoine de Grézel était, en 1702, conseiller secrétaire'du roi, maison et couronne de France, audiencier à la
cour des aides de Montauban. On sait que par lettres patentes de
Charles VIII, en date du mois de février 1484, les possesseurs desdits offices étaient anoblis en tant que besoin, eux et leur postérité,
sans être tenus de payer aucune finance, et que Louis XIV, par un
édit du mois de mars 1704, voulut de même qu'ils fussent réputés
nobles de quatre races et capables de recevoir tous les Ordres de
chevalerie du royaume.
Le nom de Grézel se voit au bas d'une délibération que la noblesse de Sarlat prit le 27 juillet 1789, à l'effet de donner tous
pouvoirs aux députés de l' Ordre aux États-Généraux. La famille
avait déjà figuré à rassemblée générale qui eut lieu à Périgueux
le 10 mars, jour de sélection, dans la personne de messire Barthélemy-Joseph de Grézel, chevalier, seigneur de Grisfoul et de la
Tache, capitaine d'infanterie.

346
DE GRIFFON, de la Roque, de la Tache, de
Romegoux, de Savy.
ARMES : D'azur au griffon d'or.

C'est ainsi que ces armes sont décrites dans
le Grand Armoriai de France, registre de
Sarlat.
Le nom de Griffon semblerait avoir été primitivement Grisfoul ;
ainsi, dans un contrat de mariage de Etienne Grisfoul, du 10 septembre 1591, il y a Griffon dans le corps de l'acte, et, sur la
suscription, Grisfoul ; tandis que dans une vente de décembre
1667, d'Isaac de Griffon, il y a dans l'acte Grisfoul et la signature
est Laroque Griffon. II est à remarquer aussi que si, dans leurs
testaments, Daniel de Grisfoul et sa femme Suzanne de Solminiac
déclarent que leurs enfants sont: Isaac de Grisfoul, sieur de la
Roque, marié avec Jeanne de Saintours, etc., dans les papiers de
Griffon Savy on trouve que Isaac de Griffon avait épousé Jeanne

— 259 —
de Saintours, et que Marie de Griffon, leur fdle, avait épousé Henri
de Savy. De plus, une ordonnance de d'Hozier du 1 er février 1(598,
jointe au tableau généalogique présenté par la famille et où les
noms sont toujours Grisfoul, porte : Armoiries de Isaac de Griffon,
sieur de la Roque.
Griffon et Grisfoul ne seraient donc qu'un seul et mémo nom.
Cette famille, suivant l'cpinion du vicomte do Gourgues, serait
originaire de Griffond, près Sarlal.
Le nom de Griffon ligure dans les jugements des intendants de
Bordeaux portant maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718);
il se voit également dans les listes des votants pour les députés de
la noblesse aux États-Généraux de 1789. .

GRIGNOLS, de la Porte, ancien repaire noble,
paroisse de Saint-Martin-d'Agonac.
ARMES : D'azur à Irois épis d'or 2 cl 1. L'Armorial de
Grandmaison dit : « Grignols, en Auvergne, d'azur á trois
épis de blés entrelacés. »

C'est la première de ces descriptions que j'ai
cru devoir adopter par la raison qu'elle est ainsi
dans le Grand Armoriai de France , registre de Périgueux, sous
le nom de Sicaire de Grignols, écuyer, seigneur de la Porte, et
dans l'Armoriai manuscrit de la fin du xvn° siècle, sous le nom de
Henri de Grignols, sieur de la Porte.
Cette maison, dit Courcelles, parait tirer son origine de la terre
de Grignols en Bazadais, et n'a rien de commun, malgré son antique origine et les bonnes alliances qu'elle a contractées en Périgord, avec la maison de Grignols de Talleyrand. Les armes des
anciens seigneurs de Grignols, d'après l'abbé de Lespine, étaient,
en 1135 : Ecartelées d'or et de gueules.

348

mmmm

BE GRIMOARB, de Grignols, de Mauriac, de
Frateaux, de Faucerie, de la Salle, de la Serve,
de Saint-Pardoux, de Boaulieu, deMaisonneuve,
de la Mothe, de Vivans, etc.
ARMES : D'azur à la fasce d'argent accompagnée en
chef de deux aigles d'or et on pointe d'un lion de même.
(Armoriai manuscrit de lóJU.)

— 260



Dans le Grand Armoriai de France, registre de Périgueux,
elles sont décrites : 1° Sous le nom de Bertrand de Grimoard,
écuyer, sieur de la Serve : D'azur à deux aigles d'or au vol étendu
l'un au-dessus de l'autre ; 2° sous le nom de Isabeau de Grimoard,
dame de Puyferrat : D'azur à deux aigles éployées d'or, au chef
chargé d'un lion passant de sable.
Ces trois armoiries ne présentent que de légères différences;
mais il n'en est pas de même sur un sceau en cire rouge qui est
apposé sur deux quittances données par Audoin de Grimoard, l'une
en 1404 et l'autre en 1407. On y voit : Deux bars (poissons) adossés,
accompagnés de deux Heurs de lis, l'une eu flanc dextre, l'autre en
flanc sénestre, et pour cimier un loup issant. Autour du sceau est
une légende où se distingue le nom de Grimoard. Cet Audoin de
Grimoard n'est autre que Audoin de Taillefer, fils de Hélie, écuyer,
seigneur de Taillefer, de Mauriac, de la Grimardie-, etc., et de
Pétronille de Grimoard, héritière testamentaire, en 1382, de son
oncle Guillaume de Grimoard, damoiseau de Grignols, seigneur de
Mauriac, à la charge d'en porter les noms et armes.
La maison de Grimoard , qui est incontestablement l'une des
plus anciennes du Périgord, tirerait, d'après Courcelles, son origine' des anciens vicomtes de Fronsac. Elle parait s'être éteinte
vers le commencement du xvm e siècle, dans celles de Villoutreix et
de Vigier.
Le dernier représentant de la branche de Frateaux, qui ne laissa
que des filles, avait été nommé, le 1 ER octobre 1652, maréchal des
camps et armées du roi.

•349

BES GROSGES DE GRATEREAU (1), de la Vauguyon, de Beaulieu (de Gratereau).
ARMES : De gueules à Irois coquerelles d'argenl.

Cette famille a figuré aux assemblées de la
noblesse du Périgord, en 1789, dans la personne
de Jean-Nicolas de Gratereau, seigneur des
Grosges, vicomte de la Vauguyon.

(ì) Terre seigneuriale do TAngouinois qui, en 1780, appartenait à un Gratereau.

— 261

-

DE GROSSOLLES DE FLAMARENS (EMMANUEL-LOUIS), Évêque de Périgueux, 1773.
ARMES : D'oi' au liou do gueules issanl d'une rivière
d'argent mouvante du bas de l'e'cu; au chef d'azur chargé
de trois étoiles d'or.

DE GUALABERT (et DE GALABEUT), de Chourgnac, de la Durantie, de Caillavel, de la JarLho,
de Giversac, du Buisson, de Seplfond. Alias :
de Saint-Front.
ABMES : De gueules au lion d'or.

Selon un certificat donné par le lieutenantgénéral de Périgueux, le 25 septembre 1557, est-il dit par la Chenays-Desbois, Gilles de Gualabert, écuyer, assista à la tenue des
Etats. Marié en secondes noces, le 5 février 1547, avec Anne de
Calvimont, il eut Jacques de Gualabert de Chourgnac, écuyer,
lequel épousa, le 18 mai 1583, Armande de Siorac, dont provint
Jean de Gualabert de Chourgnac, écuyer, seigneur de la Durantie,
qui servit au ban et arrière-ban du Périgord, ainsi qu'il est constaté par l'extrait du procès-verbal fait pour la convocation du 18
juin 1639.
A cette même assemblée figure également François de Gualabert, écuyer, seigneur de Caillavel ; et à celle de 1674 Marc de
Gualabert, écuyer, seigneur de la Durantie, fils de ce dernier,
reçoit comme son père une quittance du ban et arrière-ban.
A ces constatations de la noblesse de la famille, dont LachenaysDesbois donne la filiation jusqu'en 1754, j'ajouterai que sur un
vidime fait à Bordeaux, le 16 mars 1667, par Claude Pellot, intendant de Guienne, Bernard, François et autre François de Gualabert furent inscrits dans le Catalogue des nobles de la súnéchaussée
de Périgueux.
Parmi les votants pour les députés de l'Ordre de la noblesse aux
États-Généraux de 1789, on voit ainsi inscrit : « Messire de Gualabert, chevalier, seigneur de Septfonds, habitant de SainteAlvère. » (Voir aux procurations.)

262
352

GUEDON (ou DE GUEYDON DE DIVES), de
Villadí — C'est sous ce dernier nom que la
famille est, aujourd'hui, généralement connue.
ARMES : D'or à trois pals d'azur et au chevron d'argent
brochant sur les pals.

C'est ainsi que ces armes sont décrites dans
le Grand Armoriai de Franco (registre de Périgueux), sous le noin de Guoydon, sieur de Dives. Dans un des
livres de l'Hòtel-de- Ville de Périgueux, on les trouve : d'azur au
lion d'or, tenant dans ses pattes de devant un guidon d'argent à la
hampe d'or. Ce sont ces dernières (armes parlantes) qui se voient
dans l'Armorial de Jeoffroy d'Eschavagnes, sous le nom de Gueydon, en Italie, en Provence et en Périgord (1).
En sa qualité de noble, M mo Guédon de Villas née de Mèredieu,
vota, par procuration donnée à messire Jean-François du Pin,
écuyer, seigneur du Bâtiment, pour les députés aux Etats-Généraux de 1789.
Dame Lóonarde Guédon de Dives était supérieure des filles de
l'hôpital do Saint-Martin, le 27 juin 1735, ainsi que le constate
une lettre que Louis de Froidefond, curé de Bergerac, lui écrit à
cette date. Cette lettre porte : A la très honorée mère Dives, supérieure de ladite communauté.

DE GUERRE, de la Roquette, de Fonpeyre,
de Jayac, d'Archignac, de Montravel, de la Tresaudière, de la Capelle.
ARMES : D'azur, alias : de gueules, à trois fasces d'argent.

On trouve aussi : D'azur à trois chevrons
d'argent surmontés de trois ours de même, et
sous le même nom : D'argent au chevron de sable.
Le nom de Guerre se voit dans les jugements des intendants de
Bordeaux, période de 1697 à 1718, portant maintenue de noblesse.

(1) Sur le testament du 11 avril 1770, de Jacques Stanislas Gue'don, seigneur
de Dives, noble ciloyen et consul de la vdle, y habitant, paroisse de SaintSylain, les armes qu'il dit être los siennes sont : d'argent à un chevron d'azur
accompagné en pointe d'une aiglctte ; au chef cousu, chargé de 3 qui nie feuilles
ou étoiles.

— 263 —
DE GUILHEM DE LA GONÒIE, de Liauron, de
Beaugibaud, de la Reille, de Puylagarde, de la
Mërletérie, de la Beneichie, de Lalis.
ARMES : D'azur à doux lions affrontés d'or ; au chef
cousu de gueules chargé de (rois croissants d'argent.

Cette famille a figuré dans les assemblées de
la Noblesse du Périgord aux États-Généraux de 1789. On y voit
ainsi inscrit : « Messire Noël-André de Guilhem, écuyer, seigneur
de la Beneichie et de Lalis, alors lieutenant-colonel au régiment
de dragons de Chartres, lequel vota pour les députés de l'Ordre,
en son nom personnel et comme fondé de pouvoir de sa belle-sœur,
dame Thérèse-Martin do Coinpreignac, veuve de messire de
Guilhem', écuyer, seigneur de la Gondie, de Liauron, de Beaugibaud, de la Reille et de la Merleterie. »
Noël-André de Guilhem de la Gondie, lieutenant-général des
armées du roi, en récompense de ses services, reçut le titre do
comte, transmissible à ses descendants légitimes, de mâle en mâle,
par ordre de primogéniture, le 17 mars 1817.
Parmi les derniers représentants de cette famille, je citerai le
comte Joseph de la Gondie, colonel d'état-major, officier de la
Légion-d'Honneur, résidant naguère à Paris.

BTIAUMONT (et D'AUMOXT), de la Garde.
ARMES : D'argent à six chevrons de gueules, accompagnés de six roses de même posées en orle, 'trois dans
chaque angle du chef. — Alias : D'argonl à un chevron
de gueules, accompagné de sept merlettes de même, quatre en chef, 2 et 2, et 3 en pointe mal ordonnées, c'est-àdire 1 et 2.

Ces deux blasons , identiques par l'émail du champ et des
pièces, ont également dans leur ensemble une certaine conformité
qui peut faire croire que le comte d'Haumont, dont le nom est
ainsi inscrit au bas d'une délibération de l'Ordre de la Noblesse du
Périgord, prise le 30 juillet 1789, par vingt gentilshommes de la
paroisse de Baussac, canton de Mareuil, à l'efíet de donner de
nouveaux pouvoirs aux députés aux États-Généraux, n'est autre
qu'un des membres de la grande maison du duc d'Aumont,, qui ont

— 264 —
donné un porte-oriflamme de France, sous Charles VI, deux maréchaux de France, six lieutenants-généraux, deux maréchaux-decamp et plusieurs brigadiers, etc.

D'HAUTEFORT, de Vaudres, de Bruzac, de
Bouteville, de Marquessac, etc.
ARMES : D'or à Irois forces de sable.
DEVISE : Altus et sortis.

La terre d'Hautefort, érigée en marquisat par
lettres patentes de 1614, en faveur de François
d'Hautefort, comte de Montignac, baron de Thenon, seigneur de la Mothe, de la Borie, etc., a toujours passé pour
une des plus considérables du pays, tant par son étendue et le
nombre de ses vassaux, qu'à cause de la situation de son château,
qui était anciennement très fort et servait de rempart contre les
incursions des ennemis et principalement du temps de la guerre
des Anglais, dans les xiv° et xv 6 siècles.
Cette terre, avant d'appartenir à la maison de Bamas, avait été
possédée, vers l'an 1000, par Guy de Lastours, un des plus
grands seigneurs du Limousin ; il n'eut qu'une fille, mariée à
Aymar de Comptour de Leron, dont la postérité prit le nom de
Lastours; en 1160, Agnès de Lastours porta la terre d'Hautefort
dans la maison de Born, par son mariage avec Constantin, frère*
du célèbre et vaillant troubadour Bertrand de Born ; Marguerite
de Born, petite-fille de Bertrand, apporta en dot cette terre à
Aymard de Faye (1), chevalier, seigneur de Thenon ; Marthe de
la Faye de Born, dame d'Hautefort, épousa, en 1388, Hélie de
Gontaud, seigneur de Badefol. Ce sont les enfants nés de ce
mariage qui, en vertu d'une substitution, quittèrent les noms
et armes de Gontaud, pour prendre exclusivement ceux d'Hautefort»
La terre de ce nom a passé, le 7 juin 1818, dans la maison de
Damas, par le mariage du baron de Bamas avec une fille du comte
Amédée d'Hautefort.

(1) De Faye et non de Fay de la Tour-Maiibourg, ainsi qu'il a été dit
dans une notice sur Hautefort, publiée dans le Chroniqueur du Périgord et
du Limousin.

— 265 —
La maison d'Hautefort s'est divisée en plusieurs branches ,
connues sous les noms de marquis de Marquessac, marquis de
Bruzac, marquis de Saint-Chamans, comtes de Lestranges, comtes
de Vaudres.
La branche ainée a produit deux gouverneurs du Limousin et
du Périgord, des chambellans et gentilshommes de la chambre
des rois Charles VIII, Charles IX, Henri IV et Louis XIII, cinq
lieutenants-généraux, quatre chevaliers de l'Ordre du Saint-Esprit,
trois maréchaux des camps et armées du roi, un lieutenant-général
des armées navales.
II me parait superflu de donner, ici, plus d'extension à cette
notice. Si l'on veut connaître les nombreux sujets qui se sont
rendus recommandables par leurs services, par les positions élevées qu'ils ont occupées, dès les temps les plus reculés et jusqu'à
nos jours, et par leurs brillantes alliances, on peut consulter les
généalogistes qui ont écrit sur la maison d'Hautefort, entre autres
Moréri, la Chenays des Bois, Courcelles et, en dernier lieu, Borol
d'Hauterive.
Un des représentants de la branche d'Hautefort de Marquessac,
après avoir été brigadier des armées du roi, prit sa retraite dans le
petit séminaire de Périgueux, qu'il édifia par sa piété et ses vertus
pendant 23 ans. II y mourut le 4 avril 1747 et fut enterré dans la
chapelle, ainsi que le témoigne l'inscription gravée sur une table
d'ardoise ou de marbre, que M. Galy, conservateur du musée, lors
de la transformation de ladite chapelle en une salle de gymnase,
fit transporter dans le nouveau local de nos antiquités périgourdines.
Parmi les votants pour les députés de la Noblesse aux EtatsGénéraux de 1789, ligure : Très haut et très puissant seigneur
Jean-Louis comte d'Hautefort . comte et seigneur de Vaudres,
marquis de Bruzac, comte de Marquessac, seigneur de Monbayol, de Saint-Jory, la Marche, etc. (Voir aux procurations.)

357

HÉBRARB (ou D'ÉBRARD) , de Saint-Sulpice
et de la Bastie, de Saint-Privat, de la Leuse, du
Rocal, de Monplaisir, de Saint-Cyr, de Veyrines, de Milhac, de Grignols, de la Croze, de
Mirevaux, de Saint-Julien, etc.
ARMES : Parti d'argent et de gueules. (D'apròs Courcelles.)

— 266 —
D'après la Chenays des Bois : écartelé, aux 1 et 4, d'argent au
lion de sable, Técù semé de croisettes de même ; aux 2 et 3, d'or
à la Lande de gueules, et sur le tout — comme le dit Courcelles —
d'argent parti de gueules. Autorisé par ces deux généalogistes,
j'ai dû m'en tenir à ces dernières armes, bien que Saint-Allais en
fasse connaître d'autres.
Cette famille a également porté : d'azur à 3 molettes d'éperon à
8 pointes d'or, au chef écbiqueté de 3 traits d'or et de gueules.
(Histoire de la maison d'Ebrard, par M. de Bonarousse de Laffon,
l'un des présidents d'honneur au conseil héraldique de France.)
Cette maison, qui paraît être originaire du Languedoc, où elle
florissait dès le milieu du xi° siècle, s'est subdivisée en plusieurs
branches, qui se sont répandues en Quercy, en Limousin, en
Angouinois et en Agenais. Elle se rattache au Périgord par diverses alliances, entre autres avec les Gontaud-Biron, les Cugnac, les
Fumel, les Gourdon de Geriouillac, les d'Aubusson, les Villoutreys, les Taillefer, les Bavid de Lastours, les Gay de Nexon, les
Vassignac, les Sanzillon, les Foucauld, les Royère,les du Garreau,
les Scoraille, les Durfort, les Saunac, les Vassal, les Preissac.
La branche de Saint-Sulpice a donné un chevalier des Ordres
du roi, en 1879, et deux évêques de Coïmbre , en 1260 et vers
1300, et un évêque de Gahors, comte de Cahors, mort en 1600.
Dans les jugements des intendants de Bordeaux, portant maintenue de noblesse (recherches de 1697 à 1718), figure le nom
d'Hébrard.
358

BES HELIES, d'Estourneau.
ARMES : D'azur à un croissant d'argent.

C'est ainsi que ces armes sont inscrites dans
l'Armoriai manuscrit de la fin du xvn° siècle,
sous le nom de Baniel des Helies, sieur d'Estourneau.
BE L'HERMITE, des Fieux, de la Rivière, du
Fleix, de Rochebrun, de Lenty (paroisse de Sarlande, en Périgord), etc.
ARMES : De gueules à trois chevrons d'argent, au chef
cousu de sable, chargé d'une croix potencée, recroisettée
d'or, cantonnée de quatre croisettes de même.

Cette famille, issue, d'après grand nombre de

— 267 —
généalogistes, des comtes de Glermont d'Auvergne, fait remonter
son origine à Pierre l'Hermite, lequel, avant de se vouer à l'état
ecclésiastique, avait épousé Béatrix de Roncy, dont il eut une lille
et un fils nommé Pierre II , qui est la souche d'où sont sortis
différentes branches ou rameaux.
Le Grand Armoriai de France, registre de Périgueux (Clergé
et Noblesse), donne, sous le nom" de Jean de L'Hermite de Rochebrun, écuyer, sieur de Lenty, les armes ci-dessus décrites, mais
sans y joindre le chef. B'Aguesseau, dans la liste des familles
maintenues dans leur noblesse, entoure l'écu, dont il ne fait qu'intervertir les émaux du champ et des pièces, d'une bordure denchée d'azur.
Le fait de compter le célèbre prédicateur des croisades parmi
ses ancêtres, suffirait à lui seul pour justifier l'illustration de la
maison de l'Hermite, dont la lignée, que l'on peut suivre sans
interruption, depuis le xi° siècle jusqu'à nos jours, a toujours tenu
un rang distingué dans la noblesse.

DES HOMS, de Favols, de Bias, etc.
ARMES : D'argent à un ormeau terrasse de sinoplc,
chargé dans son milieu d'un lanier d'or — (le lanier,
semelle du lauerel, espèce de faucon).

Le père du représentant de la branche de
Favols, fixée à Saint-Martial-de-Mussidan (Bordogne), écartelait : d'or au lion de srnople et
portait pendue à l'écu de ses armes une croix de Malte ; son fils
faisant usage du môme sceau, j'ai cru devoir le reproduire ici sldè
lement.
La maison des Homs de Favols, d'ancienne chevalerie du
Quercy — elle possédait, en 1302, des fiefs dans l'arrondissement
de Cahors, sánéchaussée de Lauzerte (Lot) — a fait los preuves
pour l'Ordre de Malte, le 16 novembre 1787, dans la personne de
noble Joseph-César-Jean-Baptiste-François des Homs de Favols ;
il est qualifié, dans sa présentation, du titre de marquis.
Maintenue dans sa noblesse, le 5 août 1636, par M. de Petiot, et
le 21 janvier 1671, par le successeur du dit intendant de Guienne,
cette famille a voté dans l'Agenais — où elle est toujours représentée — pour les députés de la Noblesse aux Etats-Généraux
de 1789.

— 268 . Vers le commencement de ce siècle, un des membres de la
maison des Homs, qui tenait déjà au Périgord par quelques alliances, se maria avec une demoiselle de Rossignol des Limagnes.
C'est un neveu de celui-ci qui réside aujourd'hui à Saint-Martial,
canton de Montpon.

m

j

HUART (VHUART), de la Chabannes,
Boreau, de Puynaud, de la Chamberonio.

de

ARMES : Inconnues (?)

Ce n'est pas seulement d'après les papiers de
J la famille que j'ai pu constater son droit de
prendre place dans le Nobiliaire de la province,
mais, en outre, j'ai sous les yeux une ordonnance de M. de la
Bourdonnay, intendant de Guienne, en date du í septembre 1696,
qui la maintient dans ses qualifications de noble et d'écuyer. Le
nom d'Huard figure, en effet, dans les jugements des intendants de Bordeaux — de 1697 à 1718 — portant maintenue de
noblesse.
Un Hélie Huart, qualifié donzel en 1301, rendit hommage, à
cette date, avec grand nombre de gentilshommes, au comte de
Périgord.

HUGON, du Prat, de Masgontière, de la Renerie, des Farges.
ARMES : D'azur à deux lions d'or, l'un sur l'autre,
passant, lampassés et armés de gueules.

Elles sont décrites par la Chenays des Bois :
d'azur a deux lions d'or posés en pied, la langue
et les griffes -de gueules.
Sous le nom de Hugon, de Farges, on trouve : d'azur à trois
lions d'or, aimiés et lampassés de gueules, et sous celui de Hugon
du Prat, seigneur de Sceux, de Masgontière : d'azur à trois trèfles de sable, à dextre, et deux lions de gueules à sénestre, les
trèfles posés 2 et 1, les lions posés à côté l'un de l'autre.
Bans le Bictionnaire véridique des maisons nobles de France,

Lainé, successeur de Saint-Allais, dit que. cette maison, d'ancienne
chevalerie, originaire du Périgord et du Limousin, est connue dès
le commencement du xn° siècle, qu'elle établit une filiation suivie
depuis Bernard Hugon, chevalier, en 1366, qu'elle a fait ses preuves aux cabinets des Ordres du roi, en 1768 et 1781, et que François et Claude Hugon du Prat et de Masgontière étaient chevaliers
de Malte, en 1641 et 1647.
Be son côté, la Chenays des Bois dit aussi que la famille Hugon
du Prat a été reconnue noble d'extraction, depuis 1456, par une
ordonnance des commissaires départis par le roi pour le règlement
des tailles dans la généralité de Limoges, le 22 avril 1599.

IÏ1ËR (PIERRE), Évêque de Sarlat, 9 janvier
1345.
ARMES : D'azur à la bande d'or, accompagnée en chas
d'une étoile de même, et, en pointe, de trois besants
d'argent en orle.

D'une ancienne famille noble des environs,
d'Issigeac (en Périgord), et dont une branche
était établie à Grignols.
Pendant que ce prélat siégeait à Sarlat, il y avait un évêque à
Dacqs, en Gascogne, qui portait même .nom, surnom et armes,
lequel fut fait cardinal, en septembre 1361, par Innocent VI, et
après évêque d'Albi, par Urbain V, et mourul à Avignon, le
20 mai 1367. N'était-ce pas un frère ou un neveu de notre prélat?
(Tarde.)

DE JAMMES, du Mourier , ancien repaire
noble, commune de Saint-Martin-des-Combes,
canton de Villamblard ; de Pothet, de Gastebois,
du Bepaire, de Sigale, de la Prade, de Papaille.
ARMES : D'azur à la barre de gueules chargée de trois
fleurs de lis d'or, accompagnée en .chef d'un dauphin
d'argent à l'œil enflammé de pourpre, qui est de Jammes,
et en pointe d'un rocher d'argent chargé de trois mures, qui est du Mourier.
DEVISE : Deus, honor, rirtus.

Le nom de Jammes figure dans les jugements des intendants
de Bordeaux portant maintenue de noblesse, période de 1697 à
1718.
Deux des membres de cette famille sont ainsi inscrits parmi les
votants de l'Ordre de la Noblesse, aux États-Généraux de 1789 :
Messire Pierre de Jammes, écuyer, sieur du Mourier, seigneur de
Gastebois, habitant de sa maison du Pothet, paroisse de la Rouquette-d'Eymct, en Périgord, et messire Marc de Jammes, écuyer,
sieur du Mourier, seigneur de Bernicot, du Repaire et de Sigale,
également en Périgord. (Voir aux procurations.)

DE JARRIGE, de la Morelie, de la Rochette,
de la Salette , de Puyredon , des Briards , du
Breuil.
ARMES : D 'azur au chevron d'or, sommé d'une croix de
même, accosté de deux palmes d'argent el d'une tour de
même en pointe maçonnée de sable.
DEVISE : Tota mca in fìdos vjrtus.

e
Cette famille habitait Saint-Yrieix dans le milieu du xvi siècle
et le Nobiliaire du Limousin en donne depuis une filiation suivie
jusque au dixième degré.
En janvier 1563 Pierre de Jarrige, second fils d'Antoine, était
juge viguier de Saint-Yrieix.
Au 4 e degré, un autre Pierre de Jarrige, qualifié écuyer, seigneur de la Morelie, etc., était gouverneur de la ville de SaintYrieix, conseiller du roi et également juge viguier, et depuis trésorier général de France en la généralité de Limoges. 11 joua un
rôle considérable dans les évènements de son temps, et, en récompense de ses longs services, il reçut des lettres de noblesse pour
lui et ses descendants.
A l'état et oflìce de viguier de Saint-Yrieix que possédait encore
la famille, vers la fin du XVII" siècle, dans la personne de Hélie de
la Morelie, lieutenant-général de police, qui tut maire perpétuel de
Saint-Yrieix, j'ajouterai qu'elle a donné à l'Eglise grand nombre
de chanoines et de religieuses et à l'armée des officiers de terre et
de mer, dont plusieurs ont versé leur sang sur les champs de bataille. L'un d'eux, mousquetaire du roi, fut tué à la bataille de
Ramillies en Flandre (1704), et un autre, blessé à. Quiberon, fut

— 271 récompensé de son dévouement par le brevet de lieutenant-colonel
d'infanterie, signé du comte d'Artois, et, n la Restauration, par la
croix de Saint-Louis, le titre de capitaine de frégate et une pension
sur la cassette particulière du roi.
Cette famille, maintenue dans sa noblesse en 1666 par d'Aguesseau, se rattache à notre province par différents mariages, entre
autres avec les familles de Tessières, du Mas de Pcyzac, de Villoutreix, de Jaubert de Nantiat, de Royère, d'Abzac, etc. (Pour
plus amples détails, voir le Nobiliaire du Limousin.)

DE JAUBERT (ou DE JOUBERT), de la RocheJoubert, de la Courre, de Létang, de Bernicol,
de Nantiat, de la Juvónie, de Lancinade, de Cumond, de Nougerat, du Pauly, d'Espeluche, de
Montardit, d'Allemans, de Montagrier, de SaintGelais, etc.
ARMES : D'azur à une sasee d'or accompagnée de six
Ileurs de lis de même, trois en chef et trois en pointe rangées. Alias : D'azur a
Irois fleurs de lis, deux en chef et une en pointe.

Ces armes, concédées aux Joubert de la Roche-Joubert en récompense de leur fidélité, de leurs services éclatants pendant les
guerres anglaises, ont remplacé celles que la maison de ce noin
portait primitivement, lesquelles étaient d'or à une tour maçonnée,
ajourée et crénelée de sable, surmontée d'un croissant de sable.
Adoptées exclusivement par les Jaubert, elles étaient autrefois
gravées au-dessus de la porte des châteaux de Cumond, de la
Courre, sur les vieux châteaux d'Allemans et de Montardil et sur
les vitraux des églises de Cumond et d'Allemans, etc., ainsi qu'il
est constaté par un procès"-verbal dressé les 13 et 14 juin 1699, en
exécution de l'arret du conseil d'Etat du 22 juillet 1698, relatif aux
armoiries portant des fleurs de lis.
Jean de Jaubert rendit hommage à Alain d'Albret pour la maison noble de la Barde, en h paroisse de Saint-Pantaly.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse en 1666 et 1667,
et aux États-Généraux de 1789, on la voit voter, en Limousin,
pour les députés de l'Ordre.
Les Jaubert, connus en Périgord dès le xiv e siècle, sont qualifiés
de chevaliers ; dans le siècle suivant de damoiseau, et, depuis

—. 272 —
cette époque, on les voit s'allier avec les meilleures maisons, entre
autres celles de Foucauld, de Beaupoil de Saint-Àulaire, d'Hautesort, de Saintours, du Mas de Peyzac, de Chaumont, de Commarque, de Gasq, de Miallet, de Lur, d'Arlot, d'Abzac, de Bonneval,
de Lestrade de la Cousse, de Joumard, de Chabans, de Saint-Astier, de Gorn, de Noailles, du Lau, etc.

DE JAURIAS ( AUBIN ), du Tranchard, do Boulouneix.
ARMES : D'argent au pal d'azur chargé d'une étoile en
chef, dans le milieu d'un cœur et en pointe d'un croissant versé d'argent, accompagnée de deux étoiles posées
en chef, l'une à dextre, l'autre à sénestre, sans indication
d'émaux.

Léonard Aubin, sieur de Boulouneyx, écuyer, conseiller du roi,
lieutenant du prévôt général des monnaies et maréchaussée de
France, tuteur et curateur de messire Denis-François Aubin de
Jaurias, écuyer, seigneur du Tranchard, mousquetaire de la garde
du roi de la 1" compagnie. (Minutes de Fournier, notaire, 20 janvier 177G.)
Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse, à Périgueux, lors
des Etats-Généraux de 1789, se voient inscrits : Messire DenisFrançois Aubin, écuyer, seigneur des iiefs de Jaurias et du Tranchard, ancien mousquetaire de la garde ordinaire du roi, habitant
en son château de Jaurias, paroisse de Goûts, canton de Verteillac, et messire Léonard Aubin de Boulouneix, écuyer, lieutenantgénéral du prévôt des monnaies.

-268

DE JAVEL, de Giverzac, de la Douzelles et en
partie de Domme.
ARMES : D'azur à une gerbe d'or liée de sinople. (Armes
parlantes, — Javelle.)

De cette famille du Sarladais, anoblie dans la
magistrature, était noble Antoine de Javel de
Giverzac, intendant trésorier de France en 1714.

- 273 Deux de ses membres, messire René de Javel, seigneur de Giverzac, et messire Pierre de Javel, chevalier, seigneur de la Douzelles, habitant la ville de Sarlat, figurent parmi les votants de
T Ordre de la Noblesse à Périgueux en 1789.

DE JEHAN (DE JEAN, DES JEAN, DES GÉANS), do
Valboulet, de la Grange, de Borieporte, de Betussou, de la Beylie, de Reymondie, de Verzinas, de Puybosicr, de la Barde, de la Pécoulie,
de Pressac, de Montplaisir, de Montignac, de Jovelle, de Saint-Projet, etc.
ARMES : D'azur au chevron d'or accompagné en chef
de deux fleurs de lis de même, et en pointe de trois besants d'argent mal ordonnés. Alias : D'argent au chevron d'or, à trois croix potencées d'or, deux en
chef et uno en pointe.

II résulte d'une généalogie qu'a bien voulu me communiquer le
comte de Livron, que la maison de Jean est originaire de Toulouse, et qu'une de ses branches, après s'être établie en Quercy,
en 1214, a étendu ses rameaux en Périgord.
Celte branche-mère s'est éteinte dans le courant du xvi" siècle,
après avoir donné onze degrés de filiation dont plusieurs sujets
mériteraient une mention spéciale, soit à cause des hautes positions
qu'ils ont occupées et des qualifications distinctives de haute noblesse dont ils ont été gratifiés par les rois de France, soit à cause
des services qu'ils ont toujours rendus, notamment dans les guerres contre les Anglais et aussi dans les guerres religieuses, soit
enlin à cause de leurs nobles alliances ; mais, dans une simple notice, je dois me résoudre à ne donner brièvement que les branches
qui offrent un intérêt historique plus direct pour notre province.
Je rappellerai donc que la famille de Jean (ou de Jhean), en Périgord, a fourni à la magistrature municipale et à Tannée bon
nombre de sujets ; les registres de la ville de Périgueux constatent
son existence depuis le commencement du xiv e siècle. En 1319, un
Jean, consul de la ville, est qualifié vir probus ; elle a donné plusieurs maires à Périgueux : 1° En 1595, Hélie des Jean (ou de
Jehan), seigneur de Valboulet, conseiller et maître des requêtes
du duc d'Anjou ; 2° en 1605, un autre Hélie de Jehan, procureur
du roi au sénéchal et présidial de Périgueux, lequel, au mois de
18

mai de la même année, assisté des consuls et du P. recteur du
collège des Pères Jésuites, posa la première pierre du grand bâtiment ; 3°, en 1612, Martial de Jehan, écuyer, seigneur de la Barde,
conseiller du roi, et 4°, en 1690, Pierre de Jehan, écuyer, seigneur
de Pressac, conseiller du roi et son vice-sénéchal provincial.
Parmi ses alliances en Périgord se voient les familles d'Aubusson, d'Arlot, de Beaupoil de Saint-Aulaire, de Chancel, de la
Croix, de Froidefond, de Lestrade de Boulhem, de Beleyme, de
Martin, du Puy, de la Roussie, de Vaucocour, etc.
Elle ligure dans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse, période de 1697 à 1718, et plusieurs
de ses membres prirent part aux assemblées de l'Ordre en 1789, à
Périgueux et à Angoulême.
N., de Jean de Jovelle, chevalier de Malte, fut membre du conseil général de la Dordogne.

/-- M

IHl

DE LA JONIE (ou DE LA JAUNIE), de Jaufumat,
de Pineuil, de Saint-Nazaire, de la Gorsse.
ARMES : D'azur à un pommier accompagné à dextre
d'un épi de blé feuillé et tigé surmonté d'une étoile et à
séneslre d'un chien grimpant au fut de l'arbre, le tout
d'or posé sur une terrasse de même.

Cette famille a été anoblie par lettres patentes
du roi Louis XIV, datées du mois de novembre 1655, pour services rendus dans 'toutes les occasions qui se sont présentées et
particulièrement en Tannée 1637, époque où la faction des Croquants parut en Périgord.

DE LA JOUBERTIE (OU DE LA JAUBERTIE)
(CHABRIER), des Relies, de la Guillermie, de Peloubet (1), de Rigolas.
ARMES : D'après Courcelles, les Chabrier de Peloubet ,
portaient : D'azur à la croix d'argent chargée sur le montant de trois roses de gueules et sur la traverse de deux
lions léopardés de même.
(1) Peloubet (Lot-et-Garonne), branche dont sont issus Jean de Chabrier,
gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Louis XIII, et autre Chabrier qui
reçut des lettres du duc de Vermandois pour commander la garnison de la ville
de Rhetel, le 81 mars 1017. Ils portaient pour armes : De sable à la croix de
gueules. Ils étaient sortis du Périgord en '1435.

Elles se trouvent également blasonnées dans le Grand Armoriai
de France (registre de Bergerac), sous le nom de Guillaume Chabrier, écuyer, sieur de Péloubet. Mais la branche de la Joubertie
des Helies parait avoir fait usage d'armes parlantes. Voici celles qui
se voient sur un sceau de la famille Chabrier des Helies de la Joubertie : De sable au cbat passant et naissant du côté sénestre d'un
pal alaise et arrondi à ses extrémités, le tout paraissant d'argent.
Aux Etats-Généraux de 1789, ce fut dame Jeanne-Léonarde de
Roche, veuve de messire Jean-Baptiste Chabrier des Helies de la
Joubertie, en son vivant écuyer, chevalier de Saint-Louis, ancien
brigadier des gardes du corps du roi, seigneur de Rigolas et autres
lieux, qui, en qualité d'usufruitière des biens dudit seigneur, vota
pour les députés de la noblesse. (Voir aux procurations.)

JUILHOT ou JULHIOT, de Lestang, de la Devise, de la Plante, de la Valade, de la Mothe.
ARMES : De gueules à trois fleurs de lis d'or, à un
bâton péri en bande de même en abîme. Alias : A trois
fleurs de lis d'argenl, celle de la pointe traversée par une
bande de sable. Sous le nom de Julhiot de la Devise :
D'azur au lion d'or.

Jean Juilhot, écuyer, sieur de la Mothe, assista au ban de 1557.
(Audierne.)
Pierre Julhiot, écuyer, sieur de la Valade et de la Mothe, paroisse de Saint-André, chevalier, seigneur de la Devise, baron de
Cazillac, gentilhomme de la chambre du roi, rendit hommage au
roi, pour son fief de la Valade, le 3 septembre 1633.
Le nom de Julhiot figure dans la liste des familles maintenues
dans leur noblesse, période de 1697 à 1718.

373

DE JUMILHAC (CHAPELLE), de Saint-Jean, de
Cubjac, d'Arfeuille, d'Escouars, de la Valade, de
Richelieu.
ARMES : D'azur à la chapelle d'or, et plus tard : Parti,
au l", d'azur à la chapelle d'or, qui est de Chapelle, et au
2% d'argent à trois chevrons de gueules, qui est du Plessis, de Visnerot, de Richelieu.

Cette famille, illustrée par des personnages recommandables,
;
tire son origine d'Antoine Chapelle (4), anobli pour services rendus au roi Henri IV, en mai 1597.
Elle a produit un lieutenant-général des armées du roi; un gouverneur de la Bastille en 1762 et un gouverneur de Sainte-Lucie
en 1763, et á obtenu les honneurs de la cour, en 1760, 1763, 1770,
1772 et 1774.
La terre de Jumilhac, en Périgord, seigneurie très considérable,
relevant au xiv e siècle de la châtellenie d'Excideúil, fut érigée en
marquisat par lettres de 1655, registrées au parlement dé Bordeaux, le 26 avril 1656, et en la chambre des comptes de Paris, le
28 niai 1657, en faveur de François Chapelle de Jumilhac, seigneur
dudit lieu, et de Saint-Jean, baron d'Arfeuille.
Pierre Chapelle de Jumilhac fut admis dans Tordre de Malte en
1661.
De la branche de Chapelle de Jumilhac de Saint-Jean sont sortis
un archevêque d'Arles en 1746, commandeur du Saint-Esprit, et
un évêque de Lectoure en 1761.
On sait que le duché-pairie de Richelieu, érigé en 1621 pour le
cardinal de la majson du Plessis, en Poitou, transmissible aux hoirs
mâles et femelles, passa en 1642 à Armand-Jean de Vignerot,
petit-neveu du cardinal, et qu'il a été transmis par extinction et
substitution nouvelle du 19 décembre 1832, à Armand de Chapelle
de Jumilhac. C'est depuis cette époque que les Chapelle de Jumilhac, devenus Richelieu, ont dû accoler leur blason à celui de ces
derniers et en faire un seul écusson, tel qu'il est représenté cidessus :
A raison de son fies de la Valade (château près de la Valouse),
François Chapelle de Jumilhac, chevalier, se présenta à la convocation de l'arrière-ban du Périgord.
Pierre-Lucien Chapelle de Jumilhac, à raison de son fies d'Escouars, vota à Saintes pour les députés de la noblesse aux ÉtatsGénéraux de 1789.

(1) II est dit que c'est eh reconnaissance d'un prêt considérable fait à Henri
do Navarre, par çe riche maîlro de forges, pour reconquérir son royaume, que
ce prince, devenu roi, le gratifia de lettres patentes, en date du mois de décembre 1597. Si, comme il appert d'une quittance du 24 juin 1581, où Antoine
Chapelle est qualifie noble, seigneur de Jumilhac el de Lavallade, cette qualification, sur acle notarié, précédant de 1G ans les lettres de noblesse de Henri IV,
ue ferail-clle pas croire plutôt à un ennoblissement qu'à un anoblissement "?

374

DE JUSSON, du Chatelard.
ARMES : De gueules au cœur d'argent accompagné de
trois étoiles de même.

Ces armes sont inscrites dans le Grand Armoriai de France, registre de Périgueux, sous
le nom de Charles de Jusson, écuyer, sieur du
Chatelard.
Charles de Jusson, écuyer, seigneur du Chatelard, rendit hommage pour sa maison noble de Fontaud en Saint-Privat, le 23
janvier 1689.

DE LAAGE, de Ponleyraud, de la Blerclie,
canton de Saint-Aulaye.
ARMES : Coupé, au l", d'azur à un cœur do gueules
surmonté d'un soleil d'or ; au 2°, de sable à une rivière
d'argent en sasce.

C'est ainsi que ces armes sont décrites dans
le Grand Armoriai de France, registre de la
noblesse du Périgord , du 13 juin 1698. Alias : De gueules à
un soleil d'or posé en chef de Téoù, et au-dessous de celle pièce
un cœur de gueules, mouvant d'une rivière d'argent (1).
Aux États-Généraux -de 1789 on voit figurer cette famille dans
l'Ordre de la Noblesse de Périgueux et de l'Angoumois. L'un de
ses membres, Jean de Laage, chevalier, seigneur de Ponteyraud,
la Bleretie et autres places, ne pouvant assister aux opérations
électorales qui eurent lieu à cette époque, se fit représenter à Périgueux par haut et puissant seigneur Joseph de Malet, seigneur
de la Garde, etc., chevalier de Saint-Louis (2).

(1) Dans ses études historiques, littéraires et scientifiques, imprimées en
1864, P. -D. Rinqucl donne à cette famille les armes suivantes : D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux roses tigées el feuillées de même et
en pointe d'une main fermée soutenant un faucon d'or.
(2) Les armes qui lui sont données sont : Parti, au 1, d'or à la croix de
gueules ; du S, d'azur à la fasec d'argent accompagnée de trois croissants de
même, 2 et 1.

— 278 —
La famille fie ce nom a été maintenue dans sa noblesse à Niort,
le 7 septembre 1667 (1).

DE LAFAYE ( DE GENTIL), de Langalerie, de la
Jouchat, de la Valade, de Grognac, de SaintRomain, du Mas (Limousin et Périgord).
D'áprès La Chenaye-Desbois et Borel d'Hauterive : Barons de la Jouchat, marquis de Langalerie, premiers barons en Saintonge à cause de
Tonnay Boutonne, la Mothe (Charente), etc. .
ARMES : D'azur au chevron d'or accompagne de Lrois roues de Sainte-Catherine de mCme, à l'épée d'argent posíe en pal, la pointe en haut et brochant
sur le tout. D'après d'Aguesseau : Le chevron d'argent brochant sur l'épée.

Un mémoire dressé en 1769 par M. de Clerembaud, sur preuves
produites par Pierre de Gentil pour entrer dans les chevau-légers,
fait remonter sa liliation (d'accord en cela avec les généalogistes
ci-dessus nommés), à Jean Gentil, viguier de Saint-Yrieix.
Celte famille a donné deux lieutenants-généraux des armées du
roi et plusieurs officiers au service de France, d'Autriche et de
Pologne. Elle a été maintenue dans sa noblesse en 1667 par sentence de d'Aguesseau et a voté aux États-Généraux de 1789, dans
l'Ordre de la Noblesse, à Saint-Yrieix.

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DE LAFAYE, de Brossao, en Saintonge ; de
Bourgoing, de Beaudry, de Saint-Privat, en Périgord^ de Ponteyraud, en Périgord.

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ARMES : D'azur à trois bourdons, portant suspendues à

-

dexlre : le 1" une coquille, les deux autres une gourde,
le tout d'argent, au chef cousu de gueules chargé d'une
étoile d'argent.

Le nom de cetle famille se voit dans la liste des votants de l'Or-

(1) En 1789, Anne-Jérôme de Laage, conseiller, secrétaire du roi, receveur des
Tailles en l'éleclion de Saintes, seigneur de

lieux, arrondissement de Jonzac,

marié en 177(3 avec Marie-Anne Chasseloup de Laubal, vota à Saintes pour son
fief dans l'Ordre de la Noblesse.

dre de la Noblesse pour les députés aux Étals-Généraux de 1789.
Établie en Périgord depuis la fin du dernier siècle.

DE LAGUÏ, de Montardit, de Maurins, du
Caillaud, de Sorges, de Lage-Fontalard.
ARMES : Ecartelé en sautoir (le gueules et d'argent.

C'est ainsi qu'elles sont décrites dans le Grand
Armoriai de France, registre de Périgueux, sous
le nom de François de Lagut, seigneur du Caillaud. Dans l'armorial manuscrit écrit vers la lin du xvn° siècle,
elles sont énoncées simplement sous le nom de Louis de Lagut,
seigneur de Montardit, habitant au château du Caillaud, commune
de Sorges : Ecartelé de gueules et d'argent, l'écu timbré d'un
casque.
'■
La maison de Lagut, que l'on voit qualifiée, dans les xiv° et
xv e siècles, du titre de damoiseau, a pris son nom, si elle ne le lui
a pas donné, du repaire noble de Lagut, canton do Mússidan.
En 1359, Gui de Lagut, damoiseau, seigneur de Mauriac, nomma
pour son héritier universel Guillaume de Grimoard, damoiseau de
Grignols, à la charge par lui de faire porter le nom de Lagut par
l'un de ses fils, clause qui ne fut pas exécutée, ledit Guillaume
étant mort sans postérité.
Près de 300 ans plus tard, le nom de Lagut s'est incorporé à
celui de Penaud, par suite d'une cession faite, le 26 février Í646,
par Jean de Lagut, seigneur de Montardit, à honorable Pierre
Penaud, habitant de Mússidan, marié à Marguerite de Lagut, fille
dudit seigneur, de tous droits, rentes, fiefs, fondalité et devoirs
seigneuriaux à lui dus à cause de la maison noble de Lagut, juridiction de Mússidan. pour en jouir comme bon lui semblera et à
perpétuité. C'est ainsi que depuis cette époque la famille de Penaud
s'est appelée Penaud de Lagut et le plus souvent de Lagut seul
et en a fait revivre les armes.

— 280 —
DE LALIS, de Canterane, de Maraval, etc.
ARMES : De sable au chevron d'or à Irois fleurs de lis
d'argent, deux en chef el une en pointe. Alias : trois trèfles.

Sur un testament mystique du 19 août 1714,
elles sont dites : De gueules au chevron d'or
accompagné d'un aigle d'argent sommé d'un croissant de même, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'argent.
DEVISE : Virtutis ingcnuilas cornes. La franchise est la compagne de
la vertu.

Cette famille d'extraction noble, originaire d'Irlande, dit SaintAllais, habitait les Cevennes (haut Languedoc), lorsqu'en 1520, elle
vint s'établir en Périgord. Ce généalogiste ajoute qu'elle a constamment fourni des serviteurs à l'Etat dans les emplois militaires.
Un Biaise de Lalis, écuyer, seigneur de Canterane, de Moncrabon, etc., servit avec distinction dans les armées de Henri IV, qui
le reconnut par lettres en date de 1598, noble irlandais et lui accorda, ainsi qu'à ses descendants, le titre et le privilège de gentilhomme français, et le droit de conserver ses armoiries irlandaises.
En 1781, François de Lalis-de-Maraval, après avoir fait ses
preuves de noblesse, fut nommé lieutenant dans le régiment de
Montmorency-Luxembourg qui était envoyé aux Indes-Orientales.
En 1785 il fut capitaine. En 1788 il revint en France, et en 1789
le prince de Luxembourg, colonel, propriétaire du régiment de son
nom, fit mettre le fils unique dudit François sur la liste des jeunes
gentilshommes français qui devaient être élevés à l'Ecole royale
militaire. M. de Lalis-de-Maraval avait obtenu la croix de SaintLouis et le brevet de lieutenant - colonel , lorsque la révolution
éclata et l'empêcha de jouir des bienfaits du roi et du prix de ses
services.

380

deux et deux e

DE LAMBERT, de Rouzières, de la FilolieLamourat, de la Mazardie, de la Roussie, d'Ozillac, de Nabinaux, de la Jarissie, des Ecuyers, de
St-Antoine, du Change, de Sarrazac, de St-Bris,
de Bonne, de Chitry , des Andrieux, de Fontenille.
. ARMES : Coupé, émanché de trois pièces de gueules sur
demi d'argent.

- 281 —
Sous les noms de Lambert de la Mazière et des Roziers, l'armorial manuscrit cité déjà les donne ainsi : Trois lambels d'argent
en champ d' azur (1).
'DTIozier, Gourcelles et Lainé sont unanimes pour reconnaître la
noblesse et l'anciennetó de celte famille, qu'ils disent issue des seigneurs de Bonnes, en Angoumois, auteurs communs des marquis
de Saint-Bris et des seigneurs de la Filolie, la Màzardiej la Roussie et des Ecuyers, en Périgord, où elle est venue s'établir vers le
milieu du xv° siècle.
Les notices que ces généalogistes ont publiées sur la maison de
Lambert me dispensent d'en faire Thistorique détaillé. Qu'il nie
suffise de rappeler qu'elle ligure dans les jugements de maintenue de noblesse rendus par les intendants de Bordeaux, pendant la
période 1697 à 1718, et que son nom se voit parmi les votants de
l'Ordre de la Noblesse à Périgueux, lors des Etats-Généraux de
1789.

DE LAMBERTERIE, du Gros, de St-Anfoined'Auberoche, du Cheylard, de la Fest, de Lachapelle-Montmoreau, de la Roussie, de laPouyade,
de Roufíignac, de Trogean.
AHMES : D'azur au lion d'or. Alias ; D'argenl lampassé
et armé de gueules. Couronne comtale sommée d'un demi
heroule. Support de sauvages, armés do leur massue.
DEVISE : Force et courage.

Gette famille, originaire du Limousin, a pris son nom du château
de Lamberterie, près Saint-Léonard (Haute-Vienne) ; venue en Périgord vers la fin du xn° siècle , on la voit íìgurer parmi les familles
nobles qui ilorissaient sous saint Louis (2). Mais ce n'est qu'à
partir de Bertrand do Lamberterie, qualilié écuyer, seigneur de
Montinoreau, né vers 1480, que la íiliation régulière peut s'établir,
sans interruption, jusqu'à nos jours.
Jean de Lamberterie, fils dudit Bertrand, embrassa la carrière des

(1) D'après l'abbé de Lespine : d'azur à trois besants d'or.
(2) Voir les ban et arrière-ban de la sénéchaussée en Périgord vers 1077, publiés par l'abbé Audierne.

282
armes et suivit le connétable de Bourbon presque dans sa disgrâce ;
chargé par Charles-Quint des missions les plus importantes, il
mourut à Nancy, étant ambassadeur auprès de la duchesse de
Lorraine, et reçut les honneurs de la sépulture dans l'église des
•Cordeliers, où se trouve la chapelle ducale des princes et princesses
de Lorraine.
Son petit-lìls Jean de Lamberterie, également seigneur de Lachapelle-Monlmoreau, prit, comme capitaine, une part active dans
les guerres contre les protestants, et fut tué sur la brèche à la prise
de Castelmoron, ainsi que l'atteste le certificat, en date du 5 mars
1687, que le maréchal de Matignon crut devoir donner à ses enfants, dont le second, François, écuyer, seigneur de Bassons et
enseigne de cent gentilshommes des ordonnances du "roi, rendit, foi
et hommage au roi de Navarre, le 24 février 1583.
Parmi les victimes de Quiberon, dont les noms sont inscrits sur
le monument, élevé sur le lieu même du massacre, se voit celui de
Pierre de Lamberterie, officier au régiment de Poitou.
Charles de Lamberterie, seigneur de Lachapelle-Montmoreau,
etc., sur la production de ses titres, fut maintenu dans la noblesse,
lé 26 avril 1635, par jugement de M. de Gourgues et autres com' missaires du roi, et par lettres patentes, du 28 du môme mois, dans
lesquelles sont relatés les services de son aïeul, tué, ainsi qu'il est
dit plus haut, à l'assaut de Castelmoron.
Arnaud de Lambertie, baron du Cros, capitaine de cavalerie,
émigra avec son frère Pierre et François-Joseph de Lamberterie,
de Lachapelle-Montmoreau, et avec son oncle le marquis de Foucauld, sous les ordres duquel il servit dans le corps qu'il commandait à l' armée des Princes.
Cette famille compte des chevaliers de St-Louis, et de laLégiond'Honneur, un sous-préfet et deux députés.
Au nombre de ses alliances se voient les familles : Belcier, Blom,
Bousquet de Saint-Pardoux , Calvimont , Chevreuse, Foucauld,
Fournel, Brisset de Morcour, Montaigne, Morelon, Nesmond, des
Places, Eysoire, La Serre de La Roque, Thomasson, etc.
Aux assemblées de la noblesse du Périgord, en 1789, figurent
parmi les votants ainsi inscrits :
1° Haut et puissant seigneur messire Jean-Baptiste de Lamberterie, chevalier, seigneur, baron du Cros, de St-Antoine-d'Auberoche, du Cheylard, de la Fest et autres lieux, habitant en son château du Cheylard, paroisse de Rouffignao;
2° Messire Louis de Lamberterie, ancien capitaine au régiment

— 283 —
royal (infanterie), chevalier de l'Ordre royal et militaire de SaintLouis ;
3° Et messire François-Joseph, chevalier, seigneur de Lamberterie, ancien garde du corps du roi, résidant en son logis noble de
Pluviers.
Cette famille est représentée par quatre branches : la première,
par Raoul de Lamberterie, baron du Cros, né le 10 octobre 1666,
l'aìné de trois frères et quatre sœurs ; la deuxième, par Albéric de
Lamberterie, marié le 21 mars 1876, à Marie de Moneys d'Ordières,
dont deux filles; la troisième, par le baron Paul de Lamberterie,
chevalier de la Légion-d'Honneur, et ancien député du Lot, marié
le 23 juillet 1805, à Marie-Antoinette de Blom, et la quatrième, par
Charles de Lamberterie, marié le 25 juin 1850, à Henriette du
Bousquet, de Saint-Pardoux, dont une fdle, mariée au marquis de
Cardaillac.

DE LAMBERTYE, de Miallet, de Saint-PaulLaroche, de Montbrun, de la Valouze, etc.
ARMES : D 'azur à deux chevrons d'or.

La noble et ancienne maison de Lambertye a
donné son nom à un château considérable dans la
commune de Miallet (Dordogne). Rebâti trois
fois, il a été brûlé une première fois par les Anglais, sous Charles VI- (1380 à 1422), une seconde fois par l'ainiral Coligny, dans
les troubles de la Réforme, en 1569. Tous les titres renfermés dans
ce château, ajoutent les généalogistes, y furent consumés. Ces faits
sont reconnus par les lettres patentes que le roi Charles IX accorda,
le 21 mai 1571, à François de Lambertye, chevalier de l'Ordre du
roi, capitaine de chevau-légers, commandant une compagnie de
gendarmes, lettres par lesquelles le prince ordonna à son sénéchal
en Périgord et autres de dresser procès-verbal de cet incendie el
de faire rendre, par autorité royale, tous les droits qu'on devait à
la famille, et dont les censitaires voulaient se soustraire faute de
titres.
La terre de Lambertye avait été érigée en comté par lettres du
1 er juin 1644 en saveur de Gabriel baron de Montbrun, seigneur de
Miallet, etc., « à cause de sa naissance, de ses services et de ceux
de ses ancêtres. » II fut maréchal de camp, lieutenant du roi et

— 284 —
gouverneur de Longwy, Jean, son second fils/ fit la branche des
marquis de Lambertye, en Lorraine.
Le nom de Lambertye se voit dans lës listes des chevaliers de
l'Ordre de Malte et dans cellës des familles admises aux honneurs
de la cour.
La généalogie de cette maison ayant été publiée dans le Dictionnaire de la Chenay-Desbois et dans le Nobiliaire du Limousin
de Nadaud, il sera facile, à l'aide de ces auteurs, de suppléer à
cette notice sommaire, laquelle je ne veux pas terminer cependant
sans rappeler que les Lambertye ont donné un lieutenant général
des armées, des chevaliers de l'Ordre du roi,- quatre maréchaux de
camp, quatre mestres de camp, de 12, de 16 et de 20 enseignes à
drapeaux blancs, de cent hommes chacune, douze capitaines de
100 hommes, trois de chevau-légers, un de gendarmerie, deux enseignes, deux guidons, un brigadier des armées du roi, cinq lieutenants-colonels, vingt-sept capitaines, tant de cavalerie, dragons,
que d'infanterie, plusieurs gouverneurs ou commandants de Nancy,
Metz, Furne-Longwy, Neufchâteau, Clermont, Jamety et Stenay.

383

DE LAMOTHE-VEDEL.
ARMES : D'azur à trois sasces d'or, au taureau furieux
de gueules brochant sur le tout.

Ce nom se voit dans les jugements des intendants de/Bordeaux, période 1697 à 1718, portant
maintenue de noblesse.

DE LAMOTHE (DE BESSOT), de la Queyrie, de
pngaufler, de Beauregard, de Montplaisir, de
a Fayardie, de Pissot, du Colombier.
ARMES : D'or à l'aigle de. sable, au chef d'azur chargé
d'un croissant d'argent ou d'or, accosté de deux étoiles
d'or.

Ancienne famille périgourdine qui a exercé
longtemps des charges municipales et de magistrature.
Dans le xvir3 siècle on la trouve qualifiée des titres de noble et

— 285 —
d'écuyer ; et, en 1789, elle ligure parmi les votants de l'Ordre de
la Noblesse pour les députés aux Etats généraux.
Des lettres de noblesse avaient été accordées, en 1686, par le roi
à la famille de Bessot-Lamothe, ainsi qu'il est constaté dans un
certificat signé E. de Sanzillon, maire de Boulazac, et légalisé paf
le préfet de la Dordogne, M. Romieu, le 4 juillet 1836.
Parai ses alliances se voient entre autres familles, celles de :
Gentil, de Charon, de Laborie, de la Palisse, deLanglade, de Sommières, de Montozon, du Çheyr'pn, de Chiniac, de Mastain, de
Jehan, de Monsat, de Tessière, de Touchebœuf-Beaumonl, do
Royère, de Bonnet d'Olières.
Elle est aujourd'hui représentée par deux frères : l'aìné Louis de
Lamothe, secrétaire honoraire de la Société d'agriculture, sciences
et arts de la Dordogne, auteur des Voyages agricoles en Périgord
et dans les pays voisins, et Alexandre de Lamothe, ancien archiviste à Nimes, très apprécié dans le monde littéraire par ses ro-

DE LAMOTHE (VACQUIEH).
ARMES : D'azur au dextroehère de carnation mouvant,
de l'aigle séneslre de la pointe de l'éeu tenant une épée
en pal.

Trois frères du nom de Vacquier de Lamothe
étaient gardes du corps avant Í793; l'un d'eux
défendit avec un grand courage, au 6 aoûl, le roi
et sa famille.
Ces titres seuls suffiraient pour confirmer leur droit de voir figurer leur nom et armes dans VArmoriai de la Noblese du Périgord.

DE LAMOUROUS et LANMOUHOUX ,
Roque-Gusson, de la Garde, du Roch.

de

La

ARMES : De gueules à trois fers de lance d'argent.
Alias : Trois fers de pique.

Sous le nom. de Bertrand de Lamouroux ,
écuyer, seigneur de La Roque-Cusson, conseiller
du roi, maire fie la ville de Montpazier, le Grand

— 286 —
Armoriai de France (registre de Sarlat) donne les armes suivantes :
D'or au lion de gueules tenant dans sa patte gauche une épée
d'argent, accompagné de trois charbons de sable enflammés de
gueules, deux en chef et un en pointe.
Cette famille de l'Agenais est connue depuis Jean de Lamouroux, mentionné dans un rôle du 10 juin 1385, au nombre des
seigneurs qui prêtèrent au roi Charles VI, certaines sommes d'argent pour l'expédition d'Angleterre ; mais le généalogiste Lainé
ne donne la filiation de la famille que depuis 1537, date du testament d'autre Jean de Lamouroux, qualifié écuyer.
Elit; a été maintenue dans sa noblesse, par jugement du 16 janvier 1699, et par arrêt du Conseil d'Etat, du 25 novembre 1717.
En 1789, elle figure dans les assemblées de la noblesse aux Etats
généraux, et l'on voit parmi les votants de f Ordre à Périgueux
ainsi inscrit : « Messire Bertrand de Lanmouroux, écuyer, seigneur
de La Roque, habitant de la ville de Sarlat. » (Voir aux procurations.)

DE LANDRY, de Lauterie, des Gourdoux.
ARMES : De gueules à six chevrons d'or , au
d'azur chargé d'une colombe d'argenl.

chef

Ces armes sont blasonnées ainsi dans l'armorial manuscrit, souvent cité, sous le nom de
Brandelis de Landry, seigneur de Lautherie et
des Gourdoux, paroisse de Trélissac, sénéchaussèe de Périgueux. Le Grand Armoriai de France, registre de
Périgueux, les décrit : D'or à trois bandes surmontées d'un vautour au naturel.
Cette famille est qualifiée du titre d'écuyer, notamment dans les
hommages rendus en 1666 à M sr le Boux, évêque de Périgueux.
. Le nom de Landry se trouve, bien antérieurement, dans un vidime d'acte de foi et hommages rendus en 1224, du 24 novembre
1478.

— 287 —
DE LANES, de Laroche-Chalais, de SainlMichel-de- Rivière, de Pommiers, de Gubzagais.
A RMES : D'argent à trois fasees de gueules.

Elisabeth de. Talloyrand, daine de LaroeheGhalais, apporta la seigneurie de Laroche-! '.halais à la famille de Lanes, en épousant en 1470
Jean de Lanes, damoiseau, dont les derniers
représentants furent les deux fils de Guy Odet de Lanes, seigneur
de Laroche-Chalais, etc., marié à Anne de Gontaut-Biron :
a Gharles de Lanes, chevalier, marquis de Laroche-Chalais,
seigneur du Bouilh, Gubzagais, etc., marié à Jeanne Viguier,
dont :
1° Lydie, mariée en 1648 à Léoîior île la Rochelbucauld-Boissac.
2° Sylvie, mariée en 1654 à Gaspard de la Tour-du-Pin Gouvernet, comte de Paulin, auquel elle apporta le marquisat de LarocheChalais, dont la moitié était en Périgord et qui resta chez les la
Tour-du-Pin jusqu'en 1793.
h Henri de Lanes, chevalier, seigneur de Pommiers-en-Parconl,
dit le marquisat de Saint-Mumel-de-Rivièrc, décédé vers 1686,
laissant de Marie d'Hautefort une fille unique Adrienne de Lanes,
dame de Pommiers, mariée à François de Saunier.
Alliances: Bouchard d'Aubeterre, Durfort, Gontaut-Biron, llauteforl, la Bochefoucauld, la Roque, la Tour-du-Pin, Mortemer,
Sainte-Maure, Saunier, Talleyrand de Chalais, Vigier.

DELANGALERIE (DE GÉIUUD OU DE GÉRAULT),
de Grinon, du Grand-Bois, d'Ardit. de la MotheGharente, de Tonnay-Boutonne, de Varaignes,
ancien repaire noble, relevant au xiv° siècle de
la châtellenie de Nontron.
AHMES : De gueules à la tour d'argent accompagnée de
trois molettes d'éperon de même, deux en chef et une en
pointe.

On confond souvent cette famille avec celle de Gentil de Langalerie, et cette confusion s'explique en ce que, au nom patronymique de l'une, qui est de Géraud, et de l'autre, qui est de Gentil,
s'est incorporé également celui de Langalerie.

— 288 —
Le fief de ce nom, paroisse de Saint-Quentin, juridiction de
Sainte-Foy, fut porté dans la maison de Géraud par Jeanne de
Beraud, vers la fin du xv e siècle. C'est environ un siècle plus tard
que ce même nom a été accolé à celui de Gentil, par suite sans
doute du mariage que contracta, le 8 août 1598, Yrieix de Gentils,
avec Anne Géraud de Langalerie.
Les Gérauld sont qualifiés de gentilshommes d'ancienne lignée,
dans le testament mutuel de noble homme Géraud, écuyer, et de
Jeanne Beraud, sa femme, en date du 18 novembre 1526.
Leur noblesse est confirmée par un arrêt de la Cour des aides
d'Agen, du 10 novembre 1660. Le noin de Géraud de Langalerie
se voit également dans les jugements des intendants de Bordeaux,période de 1697 à 1718, portant maintenue de noblesse. Elle était
suffisamment constaLée par la signiiìcation adressée au nom du
prince de Gondé, le 17 juillet 1638, à Antoine Géraud de Langalerie, écuyer, pour se tenir prêt et se mettre en état, avec les gentilshommes de la province de Guienne, de faire le service dans les
troupes du roi. Plus tard, le 25 décembre 1776, on voit d'Hozier,
juge d'armes de la noblesse de France, délivrer un certificat de
noblesse au jeune Géraud de Langalerie pour entrer dans lès
écoles royales militaires.La noblesse de la famille est en outre constatée par la signature
de plusieurs de ses membres mise au bas d'une délibération du
corps de la noblesse de Sainte-Foy et pays de nouvelle conquête,
prise dans son assemblée du 27 janvier 1789;
M 8 ' de Langalerie, évêque d'Auch, appartient à cette noble
maison.

890

DE LANSADE, de Plagne, de la Nouaille, de
Chaux,' du Montet, de Jonquières, de Menzac,
de Preissac, de Logerie, de Saint-Bonnet, de
Chanat, co-seigneurie d'Allassac (Corrèze), de
la Roche.
ARMES : D 'azur à deux lances d'argent, la pointe en
haut posées en sautoir, accompagnées en chef d'une étoile
d'or.

Un des représentants de cette famille, le baron dé LansadeJonquières, branche établie dans le dernier siécle en LanguedoCj
où l'on voit, en effet, Yrieix-Pierre, comte de Lansade, seigneur
de Jonquières, son père, capitaine au régiment de Vermandois,

— 289 —
chevalier de Saint-Louis, lequel lit ses preuves de noblesse pour
l'entrée aux écoles royales militaires en 1744, prit part en 1789
aux assemblées de la noblesse de Montpellier et fut fait en 1815
commandant supérieur des troupes royales de l'arrondissemcnt de
Lodève, le baron de Lansade de Jonquières, dis-je, est venu,
comme héritier de son cousin M. de Lansade de Plagne, se fixer
en Périgord, qui est le berceau de sa famille.
Nouveau venu dans notre province, le baron de Lansade-Jonquières n'en a pas moins déjà acquis la juste considération qui
s'attachera toujours, quoiqu'on fasse aujourd'hui, à un nom honoré
dans le passé et dignement porté dans le présent..
Si j'ai rappelé, d'après VArmoriai de la noblesse du Languedoc,
par Louis de la Roque, que la branche de Lansade de Jonquières
fit ses preuves de noblesse pour les écoles royales et figure en
1789 aux assemblées de l'Ordre dans cette province, je dois mentionner également que dans la branche du Périgord, furent faites
les mêmes preuves le 31 décembre 1786 pour l'entrée à l'école de
Sorèze d'Antoine de Lansade de Plagne, et j'ajoute qu'aux ÉtatsGénéraux de 1789, messire Joseph de Lansade, chevalier, seigneur
de Plagne, du Montet, etc., vota à Périgueux dans l'Ordre de la
Noblesse. A la même époque, vota à l'assemblée de la noblesse
du Limousin : messire Dominique de Lansade, chevalier, seigneur
de Menzac, Preissac et Logerie, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine de cavalerie.
II est constaté, par acte de 1757, rendu sur la requête de messire
François de Lansade, écuyer, seigneur de Plagne, du Montet,
seigneur vigier des bourgs et paroisses de la Nouailles, Chaux, la
Sérise et autres lieux , ancien gendarme de la garde du roi, que
les titre et qualité de messire et d'écuyer seraient suppléés, dans
le contrat de mariage du feu seigneur de Plagne son aïeul, ensemble sur le registre de la paroisse où son mariage a été célébré
et généralement dans tous les actes et copies où ces qualités peuvent avoir été omises.
Messire Pierre de Lansade, écuyer, seigneur de Plaigne, porteétendard des gens d'armes de la garde du roi, chevalier de l'Ordre
militaire de Saint-Louis, demeurant en son château de Plaigne,
paroisse de la Nouailles, en Périgord, marié à dame Marie de la
Roche, donne procuration, le 15 mars 1739, à son fils messire Jean
de Lansade, écuyer, prêtre missionnaire et professeur de philosophie, demeurant à Périgueux, dans le Petit-Séminaire, paroisse
de Saint-Front.
19

391

DE LAPEYRE, de Marssillac.
A RMES : D'aziir à trois pieds de biche d'argent 2 et 1.

Le Grand Armoriai de France, registre de
Sarlat, les décrit différemment sous le nom de
Pierre de Lapeyre, écuyer, sieur de Marssillac :
D'azur à trois pattes de lion posées en barres,
deux en chef et une en pointe.
Mais sur le testament, en date du 10 décembre 1707, de Henri
de Lapeyre, écuyer, sieur de Marssillac, capitaine au régiment
d'Aunis (infanterie), marié à Jeanne de Luziers, demoiselle de
Longueroche et de Marssillac, elles sont telles que le dessin cidessus les donne.
Henri de Lapeyre, dont il est ici question, mourut au château
de Manaurie, paroisse de Saint-Cyprien, le 13 août 1733, à Fàge de
84 ans, et fut enterré le lendemain dans l'églisc de Bergerac.

DE LARD, de Rigoulières, de Castel-Gaillard,
de la Barde, de Cazeaux, de Massey, de Birat,
d'Aubiat, de Baulens, de Cussac, de la Mespoule,
de Buscou, de Campagnol, de Trescol.
A RMES : Ecartelé, aux 1 et 4, do gueules à trois bandes
d'argent; au 2, d'azur au lion d'or armé et lampassé de
gueules ; au 3, d'argent à trois pals aiguisés de sable. —
Courcelles dit trois épieux mouvants de la pointe de l'écu, qui est de Lard.
D'autres auteurs les donnent : Palé d'or et do gueules de neuf pièces.

Cette maison, dont la généalogie raisonnée était, d'après le
comte de Touchebœuf-Clermont, entre les mains de l'abbé de
Lespine, est d'ancienne chevalerie et parait être originaire de
Cahors.
Le nom des de Lard se voit dans les jugements des intendants
de Bordeaux portant maintenue de noblesse (recherche de la noblesse de 1697 à 1718) ; il figurait également dans les assemblées
de la noblesse aux États-Généraux dé 1789 en Périgord et en
Agenais.

— 291 —
DE LARIGAUDIE et DE LA RIGAUDIE, de SaintSeverin, de Belcymas, de Lainbertie, de Mongaut.
ARMES : D'argent à quatre sasces de gueules et une
bordure d'azur chargée de huit besants d'or.

A l'aide de titres authentiques qu'il m'a été
donné de connaître sur cette famille, il m'a été
facile d'établir sa filiation suivie et non interrompue jusqu'à nos
jours, depuis 1490, date du testament de Jean de Larigaudie ,
qualifié écuyer, seigneur dudit lieu, marié avec Sybile de Flamcn,
et de constater, en môme temps, que la noblesse de cette maison
s'est toujours honorablement soutenue par d'utiles services et de
bonnes alliances.
Bien que le cadre que je me suis tracé ne me permette pas ici
de longues notices, je tiens, néanmoins, à rappeler que, depuis la
fin du xvi" siècle, la noblesse de la famille de Larigaudie a été
essentiellement militaire, et que plusieurs de ses membres ont
versé leur sang sur les champs de bataille, je citerai entre
autres :
Etienne de Larigaudie, capitaine au régiment de Picardie, lequel eut le bras gauche emporté par un boulet de canon, à la
bataille de Goutras, le 30 novembre 1587 ;
Jean de Larigaudie, lieutenant au régiment de Champagne,
qui prit part au siège de La Rochelle, en 1628, et où son frère
fut tué ;
Hélie de Larigaudie, sieur de Montagu, lieutenant de grenadier
au régiment du Piémont, chevalier de Saint-Louis, qui périt à la
bataille de Nerwinde ;
Jean-Baptiste de Larigaudie, chevalier de Saint-Louis, entré au
service du roi à la création des cadets gentilshommes, en 1682,
dans la campagnie de Cambrais, de laquelle il sortit pour, former
une compagnie dans le régiment de Lorraine, en 1684. C'est ce
dernier qui eut l'honneur d'être nommé, par la noblesse du Périgord assemblée à Bordeaux, pour être son commandant en Médoc,
et, en 1707, d'être appelé à commander la ville de Bergerac, lors
de la révolte des peuples du Quercy ;
Et enfin, Pierre-François de Larigaudie de Saint-Severin, capitaine d'artillerie, chevalier de la Légion-d'Honneur, de SaintLouis et de Ferdinand d'Espagne et membre du conseil général de
la Dordogne, lequel, de son mariage avec Julie de Fouca'uld de

292
Pontbriand, a eu trois fils, dont le plus jeune, Philippe, était préfet en 1870.
La maison de Larigaudie a été représentée aux assemblées de la
noblesse de 1789 ; on voit, en effet, parmi les votants de l'Ordre,
les seigneurs de Larigaudie, de Saint-Severin et de Beleymas.

DE LARMANDIE (ARMANDI), de Miremont, de
Longa, de Grand-Castang, du Roch, de Gardonne, du Bosc, de la Roque, de Montagnat, de
Faux, de Riberie,
ARMES : Parti, au 1, d'azur à un chevalier armé de
toules pièces, la visière levée et tenant une épée haute
la garde d'or, qui est de Lardimalië ; au 2, d'azur à trois
fleurs de lis d'or à deux bâtons en sautoir, l'un de gueules en barre, l'autre
d'argent en bande posées en abîme, qui est de Bourbon-Marsange.

D'après le chanoine Tarde, Jacques de Larmandie, évêque de
Sarlat en 1530, portait pour armes : De gueules à l'épée d'argent
en pal, la pointe en haut, et une bordure chargée de neuf besants
d'or.
L'abbé de Lespine a dressé la généalogie de la maison de Larmandie ; il me suffira donc de répéter ici, avec notre savant et
consciencieux auteur, que la famille de ce nom est issue d'ancienne
chevalerie, qu'elle a tenu de tous temps un rang distingué dans
l'Ordre de la noblesse du Périgord tant par le nombre et la continuité de ses services que par les alliances qu'elle a contractées et
les personnages qui ont illustré son nom dans l'Eglise et dans les
armées.
A ce résumé succinct, j'ajouterai, restant dans le cadre que je
me suis tracé, que dans les extraits des procès-verbaux faits devant M. de Montozon, commissaire subdélégué de M. de Pellot,
intendant de Guienne, portant vérification des titres de noblesse
devant lui produits, figurent en janvier 1667 : Hector de Larmandie, seigneur, baron de Longa ; Isaac de Larmandie, écuyer, seigneur de Sainte-Foy, son frère ; Marc de Larmandie, écuyer,
seigneur du Bost ; et que, dans les jugements des intendants de
Bordeaux, portant également maintenue de noblesse (période de
1697 à 1718), se voit Louis de Larmandie, et que, parmi les votants
dans l'Ordre de la Noblesse en 1789, on voit inscrits à Périgueux :
haut et puissant seigneur François, comte de Larmandie, cheva ■

lier, seigneur de Faux, et haut et puissant seigneur messire FrontPatrice de Larmandie, chevalier, ancien officier d'infanterie, et
clame de Larmandie, veuve de Charles de Chanaud, écuyer, seigneur de Lescaux, de Saint-Hybard, de Clerans et de St-Sulpice.

DE LARON OU DE LÉRON (CONTOUR).
ARMES: Une escarboucle a six rais fleuronnés.

A L'article Hautefort porté au n° ... il est parlé
de Aymar Comtour de Léron, qui, par suite de
conventions matrimoniales, prit le nom de sa
femme, laquelle était fille unique de Guy de Lastours dit le Prince-Noir, seigneur de Laslours,
de Terrasson, de Pompadour, d'Hautefort.

DE LASCOUPS (1), de la Coste-CIuzel, de
Landrivie, de Loquerie, de Liorac.
ARMES : D'azur à une tour d'argent maçonnée de sable,
accompagnée de trois étoiles de même, l'une en chef et
l'autre en pointe.

Quoiqu'une noLice, imprimée vers 1740, donne
à cette famille une filiation suivie à partir de la
fin du xv e siècle, il n'en est pas moins vrai qu'elle ost bien plus
anciennement connue en Périgord ; ainsi, de 1331 à 1350, un P. de
Lascoups était fermier des revenus de la ville, position très importante, mais qui, par suite des guerres avec les Anglais et la peste
noire de 1348, loin d'enrichir le titulaire, fut pour lui une cause de
ruine. Les registres de l'hôtel de ville nous disent, en effet, que,
pour remplir ses engagements, il vendit tous les biens qui lui appartenaient ; ledit P. de Lascoups eut pour fils Pierre et Hélie,
dont l'un eut fhonneur d'être secrétaire du pape Clément VI (2) ;

(1) On trouve le nom écrit Lascous, Lascoux, Lascouls, Lascoupts et enfin
Lascoups, qui est la dernière orthographe adoptée par la famille.
(2) M. Dessalles, dans son Histoire des deux derniers comtes du Périgord
(Talleyrand), dit, page 307, que Lascouts (Hélie), peut-être le frère de Pierre,
fut porteur des ordres de Charles VI, pour la démolition des châteaux de Monlignac, Auberoihe, Bourdeille el Roussille.

— m —
Dans un acte de reconnaissance de rentes dues au chapitre de
Périgueux, sur une maison, située dans la rue qui va du Coderc à
la rue Eguillerie, on voit en 1403 un Jean de Lascoups ;
Du 13 février 1403, 6 novembre 1406 et 8 mai 1411, il est fait
mention d'un seigneur Jean do Lascoups, chanoine prébendier' de
Péglise collégiale de Saint-Front de Périgueux, à qui Pierre du
Puy et Jean de Ville proineltent de payer les rentes dont ils se reconnaissent débiteurs envers le chapitre de Périgueux ;
Le 3 décembre 1429, à une messe où le prédicateur, messire
Hélie de Bodant, faisait le panégyrique de Jeanne d'Arc, le prêtre
officiant était un Jean de Lascoups ;
A la date du 8 février 1570, époque des guerres de religion,
André, alors sénéchal du Périgord, adresse une lettre à MM. de la
Fourtony, de Lascoups et de la Combe, pour leur exprimer la satisfaction des mesures qu'ils ont prises pour maintenir le bon ordre
dans la ville de Périgueux.
Si, dans un intérêt historique, j'ai cru devoir mentionner ici
plusieurs sujets du nom de Lascoups, — écrit indifféremment Lascous, Lascoux, Lacouts, — la famille y trouvera peut-être de quoi
établir une ascendance bien antérieure à celle qui lui a été donnée
dans le travail généalogique publié et imprimé, "ainsi qu'il est dit
plus haut, en 1740.
N'ayant pas la prétention de faire ici autre chose que des notices
succinctes, il me suffit de rappeler que la famille, conformément aux
anciennes ordonnances qui, pour obtenir d'être maintenu dans sa
noblesse, exigeaient une filiation noble depuis 1560, a rempli
cette condition.
Elle établit, en outre, que Pierre de Lascoups de Landrivie,
écuyer, fut nommé par lettres patentes du roi Louis XIV, en date
du 20 janvier 1654, l'un de ses gentilshommes servants, et que Gabriel de Lascoups de Loquerie et de la Coste, écuyer, ou Jacques
son fils, avait servi au ban de la noblesse du Périgord, ainsi qu'il
est attesté par un certificat des commissaires gentilshommes de la
sénéchaussée de Périgueux du 3 septembre 1706.
Cette famille est aujourd'hui représentée par René de Lascoups,
résidant en son château de Lascoups, commune de Saint-Georgesde-Montclar, marié le 6 avril 1869, avec Pauline de TouchebœufBeaumont, fille de Guillaume-Théodore comte de TouchebœufBeaumont et de Esther de Foucauld de Dussac, dont sont vivants
deux garçons et cinq filles.

DE LASGOUS (LASCOUX et LASCOUTS), de Boisset, de Sanet, de Puy-Bernard, de Servolc.
ARMES : Parti, au !•■*, de gueules à Irois éloiles d'argent
rangées en chef; au 2*, d'azur à trois demi-vols d'argent,
2 et t. .

Dans l'Armoriai de Jouffroy d'Eschavannes, il
est dit : de Lascoux, en Périgord, porte : D' azur
à la montagne de six coupeaux d'or, aú chef d'argent chargé du
trois étoiles de sinople.
Dans le Nobiliaire de Guienne, 3 e volume, M. de Bourrouse de
Laffore a publié une notice généalogique sur cette famille, qu'il dit
d'ancienne noblesse du Périgord. Loin de contester cette opinion,
je crois la confirmer en exprimant la pensée que les Lascous dont
il s'agit ici ne font qu'un avec les Lascoups portés à l'article pré*
cèdent.
Quoi qu'il en soit de cette opinion d'une communauté d'origine
entre les Lascous et les Lascoups, opinion qui m'est toute personnelle, je ne terminerai pas cette notice sans rappeler avec le Nobiliaire de Guienne que la famille dont il s'agit ici a donné à l'armée
six gardes du corps du roi, dont trois maréchaux-des-logis, des
capitaines, des officiers supérieurs, cinq chevaliers de Saint-Louis,
quatre chevaliers do la Légion-d'Honneur, dont un officier dudit
ordre, et j'ajouterai, avec ce même Armoriai, comme particularité
digne d'attention, que cinq frères étaient en même temps officiers
dans les armes françaises, que deux ont été capitaines; trois officiers supérieurs et tous les cinq décorés. L'un d'eux a laissé deux
fils qui ont suivi également la carrière des armes.

398

DE LASTIG, de Saint-Jal, etc.
ARMES : De gueules à la sasce d'argent.

Cette maison, originaire de l' Auvergne, où
elle occupait un rang élevé dans la noblesse,
dès le xn c siècle, a formé plusieurs branches,
dônt les rameaux se sont étendus dans le Limousin, le Rouergue et le Périgord, où naguère habitait le comte Edouard de Lastic qui, de son mariage avec une des
Mlles du marquis de Wlgrin de Taillefer, a eu un fils, habitant
Saint-Privat, près Savignac-les-Eglises.

— 296 —
D'après les généalogistes Glabault, Lachenaye-Desbois et autres,
la famille remonte à Hugues de Lastic, chevalier, en 1211, lequel
figure parmi les seigneurs qui se croisèrent contre les Albigeois,
sous le comte Simon de Montfort.
Elle a reçu une grande illustration de Jean de Lastic, grand
maître de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui soutint vaillamment, en 1444, le second siège de Rhodes, contre toute la puissance de Mahomet (1), de grand nombre de chevaliers du même
ordre ; d'un sénéchal de Rhodes ; d'un grand prieur d'Auvergne ;
d'un colonel du régiment de son nom, chevalier de Saint-Louis;
de maréchaux et de lieutenants-généraux des armées du roi, etc.
II serait facile de mentionner encore grand nombre de personnages du nom de Lastic qui ont occupé avec distinction les plus
hautes dignités, soit dans l'Eglise, soit dans Tannée; mais, la généalogie de cette grande maison publiée par différents auteurs,
pouvant être facilement consultée, je n'ai pas ici à m'étendre davantage.

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DE LASTOURS (OU DE LAS TOURS (DE TURRIBUS),
d'Hautefort, deTerrasson, de Pompadour, etc.
ARMES : D'argent à trois tours de sable accompagnées
de six fleurs de lis de même, trois en chef, deux en fasce
et une en pointe.

Dans le sanctuaire des Frères prêcheurs de
Limoges, ce sont les mêmes armes, sauf les
émaux qui diffèrent (2).
II a été déjà fait mention, dans les notices d'Hautefort et de
Léron, 338 et 376, de Gui de Lastours dit le Prince-Noir, seigneur
d'Hautefort, de Terrasson, etc., lequel, suivant ,1a Chronique de
Geoffroy, prieur du Vigeois, fut un des plus grands seigneurs du
Limousin, c'est-à-dire de ceux qui tenaient leurs terres en franc
alleu et n'en rendaient au souverain qu'un hommage de simple
formalité.

(1) Ses armes figurent dans les galeries historiques du palais de Versailles
(salle des Croisades) ; elles y sont ainsi décrites : Écartelé, aux 1 et 4, de la
religion, c'est-à-dire de gueules à la croix d'argent, et aux 2 et S, de sable
ù la fasce d'argent, à la bordure de gueules, qui est de Lastic.
(2) La Chenaye-Desbois donne à cette famille : De gueules au dextrochère
d'or, tenant une épée d'argent en pal garnie d'or.

— '297 —
Pour connaître plus amplement Fhistoire de cette grande maison,
on peut consulter le Dictionnaire de La Chenaye-Desbois, le Nobiliaire du Limousin, de Nadaud ; le Nobiliaire universel de France,
de Saint-Allais, et autres généalogistes.

DE LATANÉ, de Puyfoucauld.
ARMES : Parti, au 1", d'azur au lion d'or; au 2", d'argent à la fasce d'azur chargée d'un serpent aussi d'argent,
accompagnée en chef d'un faucon de sable, et en pointe
de trois pommes de pin au naturel mouvantes de la fasce,
et au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Ces armes sont ainsi décrites dans le Grand
Armoriai de France, registre de Périgueux.
La noblesse de cette famille est constatée par sa présence aux
assemblées de la noblesse du Périgord en 1789, et le 22 juillet de
la même année, MM. de Latané de Puyfoucauld frères adressent,
de Mussidan, aux députés de la noblesse aux États-Généraux, une
lettre pour leur donner, conformément au désir du roi, une plus
grande extension aux pouvoirs qu'ils avaient déjà reçus.

Du LAU, d'Allemans, de Montardif, partie du
Grand-Brassac, de la Gotte, de Ghampniers, du
Chambon, de Savignac, de Lage-Baton, de la
Roussière, de laBatut, de la Couture, de la Selle,
de Bertrix, de la Roche, de Feydit, de Narbonne.
ARMES : D'or, au laurier de trois branches de sinoplo et
un lion léopardé de gueules brochant sur le fût de l'arbro, à la bordure d'azur
chargée de quinze besants d'argent.

Le Grand Armoriai de France dit : la bordure d'argent semée
de tourteaux d'azur. Le même Armoriai, au lieu de la bordure,
indique un chef d'azur et aussi de gueules, chargé de besants d'or.
Cette maison, dit Lamé, issue d'ancienne chevalerie, originaire
du Béarn, s'est établie en Périgord depuis Tannée 1123, et il
ajoute : Elle a produit des capitaines d'hommes d'armes, des gouverneurs de places, deux gentilshommes de la chambre du roi, un

— 298 lieutenant-général des armées, des maréchaux de camps, des brigadiers, des capitaines de vaisseaux et autres officiers marquants,
des commandeurs et un grand'croix de Saint-Louis, plusieurs chevaliers du même ordre et de celui de Malte, et un commandeur
souverain de Saint-Jean de Jérusalem, de 1701.
L'Eglise lui doit un évêque de Bayonnc en 1470, un autre de
Digne, mort en 1766, et l'illustre archevêque d'Arles, qui fut massacré, le 2 septembre 1793, dans l'église des Carmes, avec cent
quatre-vingt-cinq prêtres.
En vertu de preuves faites au cabinet du Saint-Esprit, cette
famille a été admise aux honneurs de la cour en 1757, 1769, 1770
et 1773 ; elle a été maintenue dans sa noblesse à la grande recherche de 1666, et, aux États-Généraux de 1789, on voit parmi les
votants ainsi inscrits : « Très haut et très puissant seigneur M sr JeanBaptiste du Lau, comte du Lau, maréchal des camps et armées du
roi, inspecteur d'infanterie, commandeur des Ordres royaux et
militaires de Saint-Louis, de Notre-Dame du Montcarmel et de
Saint-Lazare, gentilhomme d'honneur de Monsieur frère du roi,
seigneur des fiefs de la Coste et la Roussi ère ; et très haut et très
puissant seigneur W Henri-Louis du Lau, vicomte du Lau, seigneur de Montardit, la Couture, la Selle, Bertrix et en partie du
Grand-Brassac, ancien colonel de cavalerie et chevalier de l'Ordre
royal et militaire de Saint-Louis. (Voir aux procurations.)

DE LAUBRESSET (DE BENOIT), de Manou,
ancien repaire noble, commune de Coursac ; de
Beleycou.
ARMES : De gueules à la gerbe d'or, au chef cousu
d'azur chargé de Irois soleils d'argent.

Dans la liste des familles en faveur desquelles
ont été rendues, dans la période de 1697 à 1718,
des ordonnances de maintenue de noblesse, figure le nom de
Benoît, qui est le nom patronymique de la famille dont il est ici
question.
II résulte des titres authentiques que François de Benoit, écuyer,
seigneur de Manou et de Laubresset, fils de Jean de Benoît, également qualifié écuyer, seigneur de Manon, épousa, le 18 juillet
1571, damoiselle de Camin, noble famille dont la notice a ; déjà eu

— 299 —
sa place à son ordre alphabétique, et que de ce mariage provint
noble Philibert de Benoit de Manou, écuyer.
Le 4 février 1778, messire Jean-Joseph de Benoit, écuyer, seigneur de Laubresset, habitant en son château de Manou, présenta
une requête pour obtenir d'être maintenu dans sa noblesse de race
et d'extraction. La cour ordonna la présentation de ses titres, qui
furent trouvés valables, puisque aux assemblées de la noblesse,
lors des Etats-Généraux de 1789, on voit parmi les votants, à Périgueux, pour les députés de l'Ordre, messire Jean de Benoit, seigneur de Laubresset et de Manou.

DE LAULANIÉ, de Sainte-Croix, ancien repaire noble, canton de Beaumont du Périgord ;
de Segurel, de Régime, de Fromental, etc.
ARMES : D'argent au chevron de gueules accompagne
en chef de deux branches de laurier de sinople affrontées, et en pointe d'un monticule de trois coupeaux d'azur,
au chef de même chargé de trois étoiles d'argent. — Sur
un testament mystique du 20 mars 1781 , les trois coupeaux sont au nombre de six.

Le nom de Laulanié figure au bas d'une délibération de la noblesse de Sarlat, prise à l'effet de donner de nouveaux pouvoirs à
ses députés, le 27 juillet 1789; mais déjà à l'assembléo des trois
Ordres de la sénéchaussée du Périgord qui avait eu . lieu à Périgueux, le 16 mars précédent; avait voté dans l'Ordre de la Noblesse :
Messire Mathieu de Laulanié, écuyer, seigneur de Sainte-Croix.
Le chef de la famille est aujourd'hui membre du conseil général
de la Dordogne.

404

DE LAULANIE, du Grézeau, des Tuillières,
de Poumarède, de Sudrat, de Cazal, de Boudaud, de Fontpeyre, de Féraudie, de Cadillac.
ARMES : D'azur au croissant d'argent en pointe et trois
étoiles de même rangées en chef.
TIMBRE : Casque grillé de front avec lambrequins (1).

Sur une porte latérale de l'église de N. -D. de

i

(1) Sur lc testament de Marie Laulanié de Grézeau du 10 décembre 1778.
Minutes Sarlande, notaire.)

- 300 —
Sanilhac, au midi, se voient les mêmes armes, mais surchargées
d'un trait brochant sur l'étoile du chef et passant perpendiculairement sous le croissant de la pointe ; ce double écusson porte une
bande qui a d'un côté une pomme de pommier et de l'autre une
pomme de pin ; sur l'un se voit la lettre L et sur l'autre un G.
Agencement bizarre pour ne pas dire peu héraldique.
On trouve encore, sous le nom de Laulanie, les armes suivantes : l°Un arbre terrassé, au fût duquel est attaché un vol
abaissé et en chef deux étoiles ; 2° une épée et une plume posées
en sautoir, accompagnées en chef d'un bonnet magistral.
D'après un titre conservé dans les archives de la famille, les
Laulanie seraient établis en Périgord depuis 1547.
Un Pierre Laulanie, seigneur de Sudrat, fut député à Paris le 27
février 1773 au sujet de la taxe des francs-íìefs, pour revendiquer
auprès du roi les droits dont la ville de Périgueux jouissait de
toute ancienneté en vertu de contrat féodal de la commune avec
la couronne.
Cette famille compte un conseiller magistrat au siège sénéchal
et présidial de Périgueux en 1695.
Aux États-Généraux de 1789 figure dansl'Ordre de la Noblesse :
Messire François Laulaniey'du Grézeau, écuyer, lequel vota pour
les députés de l'Ordre, en son nom et au nom de sa mère Jeanne
de Roche, veuve de messire Arnaud Laulanie, seigneur des Tuillières, paroisse de Léguillac-de-Lauche. (Voir aux procurations.)

DE LAUR, de Lescun, de Panissaud, ancien
repaire noble, commune de Sigoulès ; de Besage, même commune.
ARMES : Coupé, au l", d'or au laurier de sinople, mouvant du flanc sénestre de. l'écu, qui est de Laur ; au 2, de
gueules au cœur d'or, qui est de Lescun.

Les généalogistes Courcelles, La ChenayeDesbois et autres donnent une origine béarnaise à la maison de
Laur et la classent dans la noblesse chevaleresque.
Une des branches de cette famille, dont la filiation, par titres
produits en 1669, s'établit depuis 1485, possédait plusieurs fiefs en
Périgord, entre autres Panissaud et la Besage ; messire PierreCharles de Laur, chevalier de l'Ordre royal et militaire de SaintLouis, figure, en effet, parmi les votants, eu 1789, pour les dépu-

- 301 —
tés de l'Ordre de la Noblesse aux États-Généraux, qualilìé seigneur
de Panissaud et de la Besage, habitant en son château dé Panissaud, paroisse de Thénac, juridiction de Puyguilhem.

DE LAURIÈRE, de Lanmary, de Ferrand, de
la Tour (1), de Moncaut.
ARMES : D'azur à trois tours d'argent maçonnées de
sable, surmontées d'un lion léopardé d'or.

Sous le nom de Laurière de Lanmary, vers
1550, on trouve : De gueules à quatre lupins
assis d'argent. Sous celui de Laurière de Ferrand (Grand Armoriai de France, registre de Bergerac) : D'azur
' au sautoir d'or accompagné de trois lapins d'argent, deux aux
lianes et un en pointe, et sous celui de Laurière, baron de Moncaud : D'azur au lion couronné d'or.
D'après Courcelles, La Chenaye-Desbois et autres auteurs, les
Laurière, barons de Moncaut, en Agenais, et les Laurière de
Ferrand, en Périgord, seraient issus des Pompadour de Laurière.
Sans approfondir cette question d'origine, je me bornerai à rappeler avec Courcelles que Hélie III de Laurière possédait le château
de Lanmary, ancien repaire noble, commune d'Antonne, dès l'an
1235, et que ce fut Catherine de Laurière, fille de Jean de Laurière,
seigneur de Lanmary, et de Marguerite de Saint-Chamans, qui
l'apporta en mariage en 1550 dans la maison de Beaupoil de SaintAulaire.
Je constaterai aussi qu'un autre Jean de Laurière, branche de
Laurière de Ferrand, ancien repaire noble, commune d'Issigeac,
ligure dans l'État des gentilshommes de sélection de Sarlat, maintenus dans leur noblesse en 1666 (archives de M. de Gérard), et
parmi les votants pour les députés de la noblesse aux États-Généraux de 1789, se voit lb seigneur de Ferrand, lequel est inscrit
avec la qualification de marquis de Laurière.

(1) La Tour, ancien repaire noble, commune de Cabans, canton de Cadouin.

— 302 —
DE LAVAL, de Goudou, noble repaire, canton
de Saint-Cyprien.
ARMES : D'azur à un chevron d'argent accompagné de
trois trèfles de sinople.
TIMBRE COMTAL : Supports, deux griffons.

A l'authenticité des armes de cette famille, je
puis également constater qu'un Jean de Laval
fut page sous Olivier de Clisson, connétable du roi Charles VI ;
que Mathieu de Laval fît partie de la chambre des députés de la
Dordogne, sous Louis XVIII, de 1818 à 1821, avec MM. Maine de
Biran, de Verneilh-Puyrazeau, Barbary de Langlade, et que le
chef actuel de cette maison, Oscar de Laval de Goudou, a épousé
Esther de Savy, dont sont provenus plusieurs enfants : Edith,
mariée au comte d'Araquy ; Alice et Elie de Laval de Goudou.
II est de tradition orale — les papiers de la maison de Goudou
ayant été détruits — que le titre de comte de Laval était porté par
la famille.
Y a-t-il communauté d'origine entre cette famille et celle qui
suit ?

DE LAVAL, de Ladoue, de Bonneville, de
Breuil, de la Bonnetie , de Puy-de-Fourches,
de Ganolle, de Campaudou.
ARMES : D'azur à trois étoiles d'argent et un croissant
de même en abîme. (Armoriai manuscrit déjà cité.)

Le Grand Armoriai de France (registre du
Périgord) les donne avec quelques différences;
elles y sont décrites ainsi :
D'azur au croissant d'or, accompagné de trois étoiles d'argent,
2 et 1, et un chef cousu d'azur, chargé d'un lion passant d'or.
Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse aux Etats généraux de 1789, on voit figurer deux membres de cette famille : messire Etienne de Laval, chevalier, seigneur de Bonneville, Canolle,
Campaudou et autres lieux, capitaine au régiment Dauphin (infanrie), chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, et son
frère messire Jean de Laval, écuyer, également chevalier de SaintLouis , habitant de la ville de Montpazier. (Voir aux procurations.)

- 303 LAVAL-BOUSQUET, de Boreau, ancien repaire noble de Gornille (1), de Lage, de Puynaud.
ARMES: D'azur Ù doux lions affrontes d'or, lampassés et
armés de gueules, soutenant un cœur du second émail.

Un Guy de Valbousquet, de Lage (de LavalBousquet), fut au nombre des consuls qui signèrent un contrat passé le 9 octobre 1592, entre les maire et
consuls et les Pères jésuites, relativement à la prise de possession,
de ces derniers, du collège de Périgueux.
Cette famille figure à Périgueux dans les assemblées do noblesse, lors des Etats généraux en 1789, sous les noms de Boreau
et de Laval-Bousquet de Boreau.

410

DE LAVAUD, de Saint-Aulayé.
ARMES
vertes.

D'azur à un vaisseau flottant, les voiles ou

Ces armes sont ainsi décrites dans le môme
armoriai manuscrit sous le nom de messire de
Lavaud, chevalier, seigneur de Saint-Aulaye,
habitant en la juridiction de Montravel, sénéchaussée de Périgueux.

411

* tm

DE LESTRADE, de la Cousse, de Couláures,
de Verrières, de la Roche, du Doignon, de la
Borie-Saulnier, de Boulhem (en Périgord), et
d'Arcelot (en Bourgogne), etc.
ARMES : D'or à la fasce d'azur, chargée de trois étoiles
d'argent, et accompagnée de trois mouchetures d'hermine.

La Chenaye-Desbois donne la filiation suivie de cette maison

(1) Le château de Boreau appartenait à la famille Huard, en 1047, 2 avril, époque où il fut fait échange, ( Mire Jean de Huard de Boreau, écuyer, et Pierre
de Valbousquet, écuyer, de Laval-Bousquet, de la terre de Boreau avec celle
de Puynaud.

— 304 —
depuis Bernard de Lestrade de la Cousse, qualifié chevalier dans
son contrat de mariage, du 12 avril 1439, avec Marie de Jaubert,
famille dont la notice est donnée plus haut, n° 344, contrat signé
de haut et puissant prince Jean de Bretagne, comte duPérigord et
du Limousin ; mais il est certain, ajoute ce généalogiste, qu'elle
est beaucoup plus ancienne, puisqu'on trouve dans les abbayes du
comté du Périgord plusieurs chartes des xu° et xm c siècles qui font
mention des fondations faites par les anciens seigneurs de ce
nom.
De son côté, Courcelles dit cette famille de race chevaleresque,
originaire de Nontron, où elle figure dans le xi e siècle (ex equiestri génère castri de Nontronis).
Faire l'historique de tous les sujets qui depuis cette époque
jusqu'à nos jours se sont distingués dans l'armée, dans l'Eglise et
par de nobles alliances, serait sortir du cadre que je me suis
tracé; mais, à l'aide des généalogies publiées par les deux auteurs
ci-dessus mentionnés, il sera facile de suppléer à cette notice, que
je termine en rappelant toutefois que la maison de Lestrade de la
Cousse a fait ses preuves de noblesse, au cabinet des Ordres du
Saint-Esprit, pour les Pages de la grande Écurie, en 1677 et 1712,
pour Tordre de Malte en mai 1712 ; qu'elle a été maintenue en 1666,
et que plusieurs de ses membres, lors des Etats généraux, en
1789, ont voté dans l'Ordre de la Noblesse à Périgueux et à La
Rochelle, avec la qualification de comte et marquis. (Voir aux
procurations.)

DE LESTRADE, de Conti ou de Conty, de
Coulaures, du Gazon (en Périgord), et antérieurement de Foirac, d'Agude, de Flaumont (eA
Quercy), de fa Meynadie.
A RMES : D'argent au lion de guaules.
Courcelles fait remarquer que dans les armes
des Lestrade de Nerac, au pays d'Albret, blasonnées : De gueules au lion d'argent, au chef cousu d'azur, chargé
de trois étoiles d'or, il y a clans leur ensemble une sorte de combinaison de celles des Lestrade de Conti et des Lestrade de la
Cousse.
L'observation de ce généalogiste tendrait donc à fortifier l'opinion souvent émise que ces deux maisons, alliées, du reste, ensemble, sont issues de la même souche.

- 305 —
Quoi qu'il en soit, que l'on admette cette opinion ou qu'on" la
repousse, il n'en restera pas moins certain que les Lestrade de
Conti et les Lestrade de la Cousse, mis au rang de la plus haute
noblesse par les généalogistes accrédités , ont été et sont toujours regardés comme issus de noble race, et j'ajoute que les uns
et les autres sont arrivés jusqu'à nos jours entourés de l'eslime et
de la considération publique.
La famille de Lestrade de Conti remonte, par filiation suivie, à
Etienne de Lestrade, qualifié damoiseau en 1299 ; comme celle de
Lestrade de la Cousse, elle a contracté les meilleures alliances, a
fait ses preuves pour les Pages et pour l'Ordre de Malte, a été
maintenue aux diverses recherches des intendants, et, lors des
Etats généraux, en 1789, on voit figurer parmi les votants dans
l'Ordre de la Noblesse, à Périgueux et à Tulle, messire JacquesFrançois marquis de Lestrade, chevalier, seigneur de Conty, de
Goulaure, de Flaumont et autres lieux. (Voir aux procurations.)

DE LESTRANGES, de Magnac, de Montverl.
ARMES : De gueules à deux lions adossés d'or, surmontés d'un léopard ou lion léopardé d'argent.
DEVISE : Vis virtutcm fovet.

La Chenaye-Desbois dit cette maison originaire
du Périgord, où il place la terre de Lestrange,
dont elle a pris le nom.
L'auteur du Nobiliaire de Vienne et de Gascogne, M. O'Gilvy,
donne une filiation suivie depuis 1350, époque où vivait Falcon
de Lestranges, sur les confins du Périgord et du Limousin, et quafie son fils de haut, puissant et magnifique seigneur, chevalier.
Cette famille, ajoute le généalogiste, justifie par titres : des chevaliers et écuyers au moyen âge, des capitaines de 100 et de 50
hommes d'armes, des chevaliers de l'Ordre du Roi, des chevaliers
et des grands dignitaires de l'Ordre de Saint-Jean do Jérusalem,
un archevêque nonce de Sa Sainteté Grégoire XI, plusieurs évêques, des lieutenants-généraux de province et des gouverneurs de
place, des officiers de tous grades, et notamment un colonel du
régiment du roi du nom de Lestranges, etc.
A l'énumération de ces titres est-il besoin d'ajouter que cette
famille, qualifiée de ceux de marquis, comtes, vicomtes et barons,
20

— 306 —
qui compte les plus illustres alliances, dont bon nombre dans la
province du Périgord, a été maintenue dans sa noblesse de race
par plusieurs ordonnances, entre autres de M. de Bezons, intendant du Languedoc, le 2 septembre 1669, et qu'en 1789 elle a assisté aux assemblées de la noblesse et a voté en Saintonge, dans
la Marche et en Vivarais?

DE LEYMARIE, du Rat, de la Roche, ancien
repaire noble , commune d'Annesse et Beaulieu, de Lespinasse, de la Chabanne, de la Combe, de la Bataillerie, de la Meyroulie, du Bourdet, de la Forelie, du Genest, de Bassignac, de
Saint-Privat d'Excideuil, etc.
ARMES : D 'or à trois roses de gueules feuillées de sinople.
Alias : D 'azur à trois roses d'or.

A l'aide de titres authentiques sur la famille de Leymarie, j'ai
pu constater son existence en Périgord, depuis la seconde moitié
du xv° siècle.
Jean de Leymarie était maire de Périgueux en 1471 ; il avait
épousé, le 6 août 1467, Marianne de Séguy; c'est sans doute le
môme qui, en 1483, fut nommé juge de la ville. Son fils ou petit-fils,
Guillaume do Leymarie, également bachelier en droit, qualifié
noble et écuyer, seigneur du Rat, épousa, le 17 février 1540, Antoinette d'Arnold, laquelle mourut le 16 octobre 1562, et fut enterrée dans les caveaux de la famille de son mari.
Un autre de Leymarie, seigneur du Rat, gouverneur de Verdun,
petit-íils du précédent, fut tué le 4 septembre 1578, voulant remettre la ville sous l'obéissance du roi. On sait qu'alors, depuis le 6
août 1575, jusqu'au 26 juillet 1581, Périgueux était au pouvoir des
calvinistes.
Celui-ci avait eu de son mariage avec Barbe de Saint-Astier,
fille de Fronton de Saint-Astier, écuyer, seigneur du Lieu-Dieu,
de Ligne, etc., un fils, Jean de Leymarie, lequel, de même que son
père, périt dans l'entreprise. Les annales périgourdines nous disent que leurs maisons lurent pillées ou brûlées, et leurs biens
dévastés par le parti protestant.
Cette famille a donné : à l'Eglise, plusieurs sujets, entre autres
quatre chanoines de Saint-Front, et un prieur de la paroisse de

- 307 Saint-Jean-de-Coutras, et à Parmée, des capitaines, des lieutenants,
des cornettes de cavalerie, des chevaliers de Saint-Louis, etc.
Cette famille a rendu hommage, pour ses biens nobles de Razac. le
26. octobre 1698.
Elle constate sa noblesse : Par une maintenue de M.. Pellot, intendant de Guienne, du 5 mai 1668, par des lettres de confirmation, du 3 janvier 1700 ; par la présence de plusieurs de ses membres, en 1789, aux assemblées de l'Ordre, et par ses alliances. Aux
trois familles citées plus haut, je puis encore ajouter celles : de
Fayolle, de Landry, de Malet, de la Porte, de la Cropte, de la Bermondie, de Saint-Aulaire, d'Escatha, de Chillaud, de Grimond,
d'Estaget, de Banes, de Sanzillon, de Belcier, de Lestrade de la
Cousse d'Arcelot , de Braquillange , de Kerloguin , de Boysseulh, etc.

DE LINGENDES (JEAN), né en 1595, évêque
de Sarlat, sacré le 14 décembre 1642, conseiller
du roi en ses conseils et prédicateur ordinaire
de Sa Majesté.
ARMES : D'azur à trois glands d'or.

Ce fut Jean de Lingendes qui prononça l'oraison funèbre de Louis XIII dans l'église de Saint-Denis, le 14 juillet 1643.
Cet évêque fut transféré, en 1650, au siège de Maçon, au grand
regret des habitants de Sarlat.

DE LIVBON, de Puyvidal, etc.
ARMES : D'argent à trois sasces de gueules , au franc
canton d'argent chargé d'un roc d'échiquier de gueules. .

La maison de Livron, que les généalogistes
disent d'ancienne chevalerie, originaire du Dauphiné, s'est étendue, en Quercy, en Limousin , en Angoumois, et dans notre province, où elle se rattache plus particulièrement de nos jours, par suite du mariage du 20
novembre 1860, d'un de ses membres, issu de la branche de

— 308 —
Livron de Puylival, en Angoumois, avec Marie-Julie-Louise de
Galard de Béarn, fille de Ferdinand Thibaud comte de Galard de
Béarn, et de Marie-Julie-Sophie de Jehan de Jovelle, nobles familles
portées plus haut, numéros 28o et 347. Duquel mariage est provenu
Henri-Marie-Jean comte de Livron, aujourd'hui officier au 50e de
ligne, en garnison à Périgueux, marié à Bonne de Gosnac, de
Vaugoubert, noble repaire, commune de Quinsac, en Périgord.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse dans la personne de
Jacques de Livron, seigneur de Puy vidai, le 29 août 1698.
Elle a donné un grand sénéchal, un chevalier croisé et un chevalier de Malte, des chevaliers de l'Ordre du roi, des capitaines de
100 et de 50 hommes d'armes des ordonnances, des gouverneurs
de places de guerre, des gentilshommes ordinaires de la chambre'
du roi, des conseillers d'Etat, un grand chambellan, grand maître
et chef des finances, un 1 er gentilhomme de la chambre d'Henri
duc de Lorraine, un écuyer du roi Louis XI, un grand et général
réformateur des eaux et forêts de France, plusieurs généraux dont
un chevalier du Saint-Esprit, grand officier de la Couronne.
Parmi ses alliances, je citerai les Comborn, Saint-Exupéry, Pompadour, Noailles, Beauffremont, du Chastelet, Rononcourt d'Arc,
Choiseuil, Bassompierre, Des Cars, Netancourt, d'Authon, Tison
d'Argence, Du Lau, Nexon, Galard-Béarn, Cosnac.

417

LE LONG, de la Meyfrenie.
ARMES : D'azur à une branche tic rosier de sinople,
fleurie do trois roses de gueules, posées 1 et 2.
DEVISE : Longe oient.

Les armes de cette famille figurent dans le
Livre-Vert de l'hòtel-de-ville de Périgueux, sous
le ilS2piÌIÌ^Le Long, écuyer, seigneur de la Meyfrenie, premier consul en 1677, et maire de Périgueux de 1678 à 1679 ; il
était conseiller du roi, magistrat au siège présidial de Périgueux.
Ces mêmes armes se voient dans le Grand Armoriai de France,
premier registre de Périgueux, sous le nom d'Etienne Le Long,
écuyer, seigneur de la Meyfrenie.

— 309 —
DE LONGUEVAL , de Font-del-Nègre , de
Loquerie, de la Lande, de Villars, de Villepart.
ARMES : D'azur à la sasce d'or accompagnée do trois étoiles d'argent mises deux en chef et une en pointe. (La Chcuaye-Desbois.)

Dans le Grand Armoriai de France, registre
de Bergerac, elles sont décrites, sous le nom de
Armand de Longueval , seigneur de Loquerie : échiqueté d'or et
de gueules.
Cette famille, établie en Périgord et à Agen, où elle a voté aux
Etats généraux de 1789, dans l'Ordre de la Noblesse, a été anoblie
par lettres du roi Henri IV, pour services rendus.

DE LONGWI DE LIVRY (CLAUDE), Évêque de
Périgueux, 17 août 1540.
ARMES : D'azur à la bande d'or.

y

Claude de Longwy, dit le cardinal de Givry,
en cette qualité, assista aux obsèques de François I er , et, comme pair, au sacre d'Henri II, en
1547. II mourut doyen des cardinaux, le 9 août 1561, âgé de 80 ans.
(Voir La Chenaye-Desbois.)

DE LOSSE, de Bannes (1), de Bayac(2), etc.
ARMES : D'azur à neuf étoiles d'or, à six rais posés :
3, 2 et 1. Alias : 3, 3 et 3, et aussi 4, 3 et 2.

La maison de Losse , d'ancienne chevalerie
e la province du Périgord, remonte par filiation
suivie, à Guillaume de Losse, écuyer, qui passa
un acte en 1248, et mourut en 1274.
Elle a fourni plusieurs commandants d'armes, des gouverneurs

(1) Bannes, commune de Beaumont, ancien repaire noble, sur un promontoire
escarpé qui domine la vallée de Couse.
(2) Bayac, commune et canton de Beaumont, aussi repaire noble, relevant de
la chapellenie do Couse.

— 310 —
de province, des lieutenants-généraux, des maréchaux de camp,
un commandeur de Saint-Jean de Jérusalem et plusieurs chevaliers
de cet Ordre, des Gentilshommes de la Chambre du Roi, des capitaines de sa garde du corps, des chevaliers de son ordre et un
capitaine des gardes, lieutenant-général en Guienne, décoré
de l'Ordre du Saint-Esprit en décembre 1578, lequel avait commandé en chef, en Guienne, Tannée des catholiques. Et s'il fallait
justifier ces distinctions, je rappellerais que les champs de bataille
de Crécy, de Poitiers, d'Azincourt, de Montlhéry, de Pavie, de
Dreux, ont été teints du sang de cette noble Maison.
Elle figure dans l'Etat général des Gentilshommes de Sarlat
maintenus dans leur noblesse par M. Pellot, intendant de Guienne,
en 1666, étaux Etats généraux de 1789, représentée par le. comte et
le vicomte de Losse.

DE LOSTANGES, de Sainte-Alvère, de Puyderèges (en Périgord), de Beduer (en Quercy),de
Paillé (en Poitou), etc.
ARMES : D'argent, au lion de gueules lampassó, armé et
couronné d'azur, accompagné de cinq étoiles de gueules
mises en orle.

Cette maison, qui tient son nom du château de Lostanges, en bas Limousin, s'est appelée par suite
de substitutions : 1° de la Brande, qui tirait son origine du
château de Montagrier, dont elle possédait une partie de la justice
dès les temps les plus reculés, et s'est éteinte avant Tan 1374,
dans la maison de Saint-Astier, au moins sa branche aînée ; 2° d'Ademar, également d'ancienne chevalerie, qui possédait depuis très
longtemps une partie de la seigneurie de Lostanges, et 3° de Lostanges, de Sainte-Alvère, par le mariage de Jean Aymard de Lostanges, second fils de Jean Ademard de Lostanges et de Jeanne de
Léron, en 1448, avec Antoinette de Veyrines dite de Limeuil, dame
de Sainte-Alvère, nom qui, depuis cette époque jusqu'à nos jours,
a désigné toutes les branches de la maison de Lostanges, en Périgord.
Je tiens à rappeler ici que les Lostanges ont donné des chevaliers de T ancien Ordre de nos Rois, avant Tinstitution de celui du
Saint-Esprit, des Gentilshommes ordinaires de leur Chambre, des

— 311 —
capitaines de 50 et de 100 hommes d'armes, des maréchaux des
camps et armées du Roi, un lieutenant-général, etc. ; — que pondant près de 200 ans, cette famille a possédé héréditairement
la charge de sénéchal et gouverneur du Quercy ; que sur la production de ses titres, remontant k 1448, devant M. de Montozon, subdélégué de M. Pellot, intendant de Guienne, 24 janvier 1657, elle a
été maintenue dans sa noblesse d'extraction — elle l'avait été
déjà à Niort le 1 er septembre 1667 ; — qu'aux Etats-Généraux do
1649, Jean-Louis de Lostanges, chevalier, comte de Béduer,
fut député de la noblesse de Guienne, puis du Périgord ; — que son
cousin Emmanuel Galiot de Lostanges, chevalier, marquis de SainteAlvère, etc., eut également l'honneur d'être élu par la noblesse
du Périgord pour aller à Orléans, où le Roi avait convoqué
les Etats-Généraux, le 2 mars 1619 ; et qu'en 1789 figurent, parmi
les votants dans l'Ordre de la Noblesse : haut et puissant seigneur
Henri-d'Adémard Lostanges, chevalier seigneur marquis de Lostanges, seigneur de Sainte-Alvère, Senaillac, La Rue, Gardonne,
Gendrieux, Prcssignac et autres lieux, sénéchal et gouverneur pour
le Roi du pays de Quercy, colonel commandant du régiment RoyalPicardie ; et haute et puissante dame de Lostanges, épouse du
marquis de Gosnac. (Voir aux procurations.)
Parmi les illustrations de cette grande maison, je ne veux
pas omettre Mgr de Lostanges, ce saint évêque de Périgueux qui, pendant 14 ans (du 19 novembre 1821 au 11 août 1835,
époque de sa mort) administra le diocèse avec un zèle infatigable.

DE LOUPIAC, de Verlhac (en Périgord), de
la Devise (en Quercy).
ARMES : D'argent à trois sasces d'azur, un chêne de sinopole arraché brochant et un loup de sable passant au pied
du chêne.

Dans FEtat des Gentilshommes de sélection
de Sarlat maintenus dans leur noblesse par M.
Pellot, intendant de Guienne en 1666, se voit ainsi inscrit :
noble Charles de Loupiac, écuyer, seigneur de Verlhac, ancien repaire noble commune de Saint-Chamassy, sénéchaussée de
Sarlat.

— 312 —
DE LUBERSAC de Fayolle, de Baoherat, de
la Foucaudie, du Verdier, de Saint-Germain, de
Montesson, de Chabrignac, etc.
ARMES : de gueules au loup passant d'or.
DEVISE : In prxliis promptus.

Quoique cette maison, Tune des plus anciennes
duLimousin, aitpourberceau le fief seigneurial de
Lubersac, entre Uzerche et Pompadour, elle n'en
a pas moins, par sa possession de terres en Périgord et par les
alliances qu'elle y a contractées, le droit d'occuper sa place
dans V Armoriai de notre province, droit d'autant plus incontestable que parmi les votants à Périgueux lors des EtatsGénéraux de 1789, figure ainsi inscrit dans l'Ordre de la Noblesse :
« Haut et puissant seigneur Jean Louis, marquis de Lubersac, maréchal des camps et armées du Boi, chevalier de l'Ordre royal
et militaire de Saint-Louis, seigneur du marquisat d'Azerat et
fief de Chaumont, sénéchaussée du Périgord, de Lubersac et autres
lieux, demeurant en son château de Lubersac. »
C'est ce Jean-Louis, marquis de Lubersac, qui émigra en 1791,
fit la campagne de 1792 à l'armée des Princes comme maréchal de camp, commandant de la compagnie des Gentilshommes du
Périgord et du Languedoc avec ses trois Mis, et qui, le 23 août 1815,
fut élevé au grade de lieutenant-général des armées du Roi et
de grand-croix de l'Ordre de Saint-Louis.
Le Nobiliaire de France, par M. de Saint-Allais, avec le concours
de MM. de Courcelles, l'abbé de Lespine, de Saint-Pons
et autres auteurs, ayant donné la généalogie de cette maison, il me
suffira de rappeler ici avec eux, qu'elle a fourni : à l'armée, grand
nombre d'officiers de tous grades, dont plusieurs chevaliers de
Saint-Louis ; et qu'elle a également illustré son nom dans l'Eglise.
Je citerai, entre autres, un vicaire-général de Narbonne, nommé
abbé commendataire de l'abbaye de Noirlac, en Berry, en 1759, un
grand-vicaire aumônier ordinaire de M mí Victoire de France, un
premier aumônier de M m0 Sophie de France et aumônier du Roi cn
1767, abbé commendataire de l'abbaye de N. -D. de la Grenadière
en 1773, évêque de Chartres en 1780, etc.
Les Lubersac ont fait leurs preuves pour Tordre de Malte, pour
les Pages, pour les honneurs de la Cour, et, sur la production de
leurs titres devant d'Aguesseau, intendant de Limoges, remontant à
1200, la famille a été maintenue dans sa noblesse chevaleresque,

— 313 —
laquelle est constatée du reste par l'inscription au musée de Versailles des nom et armes de Geoffroy de Lubersac, qui assistait à la
cinquième croisade de 1198 à 1220.

424

DE LUNS, de Caufour.
ARMES : D'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre
lions de même.

r i

Dans le grand Armoriai de France (registre
de Bergerac), sous le nom de Simon de Luns,
écuyer, seigneur de Gaulbur.

DE LUPPEL (Louvel) Lupellus.
ARMES : De gueules au lion d'or. Alias : d'or à trois
hures de sanglier de sable.

Bien que Lupellus ait été traduit du latin en
français Louvel, la famille dont il est ici question
a tenu à honneur de faire revivre ce dernier, qui
n'a rien de commun avec celui de Louvel, Tassas"
sin du duc de Berry; aussi, après la catastrophe, a-t-elle obtenu
du roi Louis XVIII , le droit de reprendre le nom de Lupel
(Lupellus) que portaient autrefois ses ancêtres.
Cette famille, puissante en Normandie et en Picardie dès le
xi° siècle, a donné, sous Louis XIII et Louis XIV, deux chevaliers
de Malte, un grand Prieur de Champagne, unmestre de camp, plusieurs colonels,- des pages, etc.
La résidence de cette famille en Périgord est au château de Razac, près Thiviers.

— 314 —
426

DE LUR-SALUCES, de Barrière (1), de Longa
(2), de Villarnblard.
ARMES : Ecartelé, au 1 cl 4, de gueules aux trois croissants d'argent, qui est de Lur ; aux 2 et 3, d'or au chef d'azur, qui est de Saluées.

Depuis l'alliance que la maison de Lur a contractée, en 1586, avec l'héritière du marquis de
Saluées, elle a ajouté à son nom les nom, titres et armes de cette
illustre maison, autrefois souveraine, l'une des plus puissantes
d'Italie, et qui a subsisté avec éclat depuis le xi a siècle jusqu'au
milieu du xvi".
Originaire du Limousin, où elle est connue dès le xi° siècle,
elle s'est répandue successivement en Périgord, en Auvergne et en
Bordelais, où elle subsiste encore de nos jours.
Bardin de Lur est le premier auteur de la branche du Périgord.
II épousa, le 6 janvier 1448, Annette de Barrière et devint
ainsi possesseur de Barrière, de Villarnblard et de Longa.
Inutile de rappeler que cette maison, d'ancienne chevalerie, a été
maintenue dans sa noblesse de race et qu'aux Etats-Généraux
de 1789, elle figure à Bordeaux parmi les votants dans l'Ordre de la
Noblesse.

427

DE LUSTRAG JEAN, Évêque de Périgueux,
(27 janvier 1549).
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, do gueules à trois iasces d'argeut ; aux 2 et 3, d'azur au lion couronné d'or, lampassé
t armé de gueules.

Fit son entrée solennelle, le 24 juin 1550,
à Périsrueux.

(1) Barrière, ancien repaire noble relevant, au xi v siècle, de Grignols en Périgord.
(2) Longa, aneien repaire noble, commune de Saint-Médard de Mussidan, en
Périgord.

— 315 —
DE LUZIERS, du Cluzeau, de Cazal.
ARMES : Do gueules à trois sasees ondées d'or, au chef
cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or (1).

Un Gauthier de Luziers, qualifié damoiseau,
habitant Limeuil, vivait, en ' 1405 et 1412 ; ì m
Jean-Baptiste de Luziers, sieur du Cluzeau,
habitant deFleurac, paroisse de Plazac, est inscrit dans l'Armorial manuscrit dressé vers Fépoque de la recherche de la vraie et fausse noblesse, avec les armes ci-dessus, mais
ainsi décrites : trois bandes frisées de gueules en champ d'argent
et trois étoiles en chef de gueules.

DE MACHAT, (ou do Masehat), de la Meschaussée, de la Coste, de Pompadour, de Chateauboucher, de Janailhac, de Lascoux, etc.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'or à une main do gueules,
qui est de Machat ; aux 2 et 3, de gueules à une bande d'or
bordée de sable, qui est de Noailles ; et sur le tout, d'azur à
trois tours d'argent, qui est de Pompadour (Armoriai manuscrit de 16G0. Alias elles sont décrites : d'azur à la mait: appaumée d'or accompagnée de trois tours crénelées d'argent, maçonnées de sable,
deux en chef et une en pointe.

La famille de Machat a ajouté à son nom celui de Pompadour, de
même qu'elle a joint à ses armes celles de cette illustre maison du
Limousin depuis l'alliance que Jean de Machat, seigneur de la Mechaussée, contracta en 1538 avec Françoise de Pompadour.
Le Nobiliaire du Limousin rapporte que Nicolas Masehat de la
Meschaussée de la Coste de Pompadour, d'une très noble famille du
Quercy, succéda à Marguerite de Pompadour son aïeule, morte en
1625, seule du nom, et héritière des biens de cette maison du Pérrigord.
La branche de Machat-Pompadour était encore, en 1825, repré-

(1) Dans le grand Armoriai do Franco, (registre de Sarlat), sous le nom de JeanBnptisle de Luzié, écuyer, sieur de Cazal. — Dans l'Etat des Gentilshommes de
•sélection do Sarlat maintenus dans leur noblesse, sont inscrits : Nicolas Luzier,
sieur de la Forelie, habitant de Saint-Chamassy, et Jean-Baptiste, sieur do Lanevie, frères y habitant,

sénéchaussée de Sarlat.

— 316 —
sentée à Excideuil (Dordogne) par le comte de Machat de Pompadour, colonel d'infanterie, chevalier de Tordre de Saint-Louis ;
et par le chevalier de Machat, également chevalier de SaintLouis.
Le nom de Machat est inscrit dans la liste des familles maintenues
dans leur noblesse et figure également dans celle des votants pour
les députés de Tordre aux Etats-Généraux de 1789, à Saint- Yrieix
et en Saintonge.

DE MACHECO DE PRÉMAUX (Jean-Chrétien)'
Evêque de Périgueux, de 1732 (25 mai) au 28
novembre 1771.
ARMES : D'azur au chevron d'or accompagné de trois têtes de perdrix arrachées do même, becquées et allumées de
gueules.

II prit possèssion de son siège le 3 septembre
1732. Nommé à Tévêché de Bordeaux en 1743, il le refusa et mourut, après avoir administré le diocèse pendant 39 ans et quelques
mois, le 29 novembre 1771.
Noble maison de Bourgogne qui compte trois évêques : à Angers,
à Périgueux et à Condom.
Elle a pour devise : Bec et Ongles.

DE MADAILLAN, de Lespare, de Montataire,
de Cancon, de Montvieil, de Lassay, de Rauzan,
de Civrac, de Puyol, de Ste-Livrade, de Cieutat,
de TEpée.
ARMES : Tranché d'or et de gueules, qui est de Madaillan,
et d'azur au lion d'or, qui est de Lesparre.

Dans un acte de foi et hommage rendu à Philippe-Auguste en 1202, Guillaume de Madaillan prend la qualité de
sire de Lespare, et son sceau y est écartelé des armes de cette
maison.
Aux avantages de Tancienneté, de la possession de nombreuses
terres titrées, d'illustres alliances, les Madaillan ont aussi celui
d'avoir rempli les plus hauts emplois, les plus hautes dignités.

— 317 Moreri, et, après lui, la Chenaye-Desbois, donnent une filiation
suivie, depuis le commencement du xm" siècle, de onze degrés,
dans la branche aînée de Madaillan de Lespare et de quinze dans
celle des seigneurs de Madaillan, de Montvieil, de Montataire
et marquis de Lassay.
Tout en regrettant de ne pouvoir, dans une notice sommaire, faire
l'historique de chacun des sujets que font connaître ces auteurs,
puisque j'ai parlé plus haut d'illustres alliances de cette grande
maison, je crois devoir en rappeler quelques-unes, entre autres
avec les Rochechouard, Durfort, Pons, Armagnac, Estissac, Chabot
de Jarnac, la Béraudière, Lambertie, Puch, Vipar de Sainte-Croix,
Rabutin-Bussy, Briançon ; et, sans étendre davantge cette nomenclature, l'alliance avec Julie de Bourbon, fille légitime de Henri
Jules de Bourbon, prince de Condé, pair et grand-maître de France.
Je rappellerai en outre que dès les temps les plus reculés, on voit,
parmi les fondateurs ou principaux bienfaiteurs de l'abbaye de
l'isle de Lespare, les Madaillan qualifiés, comme il est déjà dit, de
sire de Lespare.
Les barons de Madaillan avaient le droit ancien de partager avec
les plus grands seigneurs de l'Agenais l'honneur de porter sur les
épaules, jusqu'à la cathédrale, les évêques qui faisaient leur entrée
solennelle dans la ville d'Agen.
La seconde branche de Madaillan, dite des seigneurs de Montvieil et de Montataire, baron de Cancon, marquis de Lassay,
de Manicamp, restée fidèle au roi de France, compte un gouverneur
de Creil, de Pile de France, vers le milieu du xv e siècle, lequel
rendit foi et hommage pour les fiefs et terres de l'Epée et de Montataire, château qu'il avait fait bâtir en 1470 ; des capitaines de 50
et 200 hommes d'armes ; un gentilhomme ordinaire de la chambre
du Roi en 1574, colonel des compagnies françaises au pays du
Languedoc ; un René de Madaillan capitaine dans le régiment
d'Enghien, tué dans une action en Bourgogne ; son frère Louis
maréchal de camp ; le fils de ce dernier lieutenant-général, chevalier des ordres du Roi en 1724 ; et Léon de Madaillan de Lespare
comte de Lassay qui termina la filiation, brigadier des armées
du Roi et mestre de camp du régiment de Royal-Piémont, mort à
Paris le l or octobre 1750.
Le lieutenant-général comte Armand, comte de Madaillan de
Lespare, marquis de Lassay, fut élu président de la noblesse aux
Etats de Bourgogne à Dijon en 1700. — La maison de Madaillan
subsiste en Périgord.

— 318 —

DEMAGNAC, DE NEUVILLE, repaire noble relevant du château de Bruzac, paroisse de SaintJean-de-Côle de Premillac, de la Brousse, d'Igonie, d'Eyssandiéras, de Saint-Sulpice-d'Excideuil.
ARMES : De gueules à deux pals de vair, au chef d'or
plein.

11 est dit dans les Galeries du Palais de Versailles, ouvrage
publié en 1840, vol. VI, page 361 : « Itiër de Magnac, d'une
des plus anciennes familles de la Marche, était du nombre des
seigneurs français qui prirent la croix avec Louis VII dit le
Jeune, et le suivirent à la Terre-Sainte en 1147. » Grande croisade
de 1145 à 1188.
II ne m'a pas été donné de connaître la généalogie de la Maison
de Magnac (1); mais ce que je puis constater, c'est que dans le Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges par l'abbé Nadâud,
édité par l'abbé Roy de Pierrefìte, on voit un Pierre de Magnac,
qualifié Damoiseau en 1440 ; que dans les Assemblées de la
noblesse à Périgueux, en 1789, figure : messire Jean de Magnac, chevalier seigneur des fiefs de Neuville, la Brousse, Igonie,
Prémilhac, Eyssandiéras, seigneur vigier de Saint-Sulpice, chevalier de l' ordre royal et militaire de Saint-Louis, habitant en
son hôtel de Neuville, sis en la ville d'Excidcuil, paroisse SaintThomas, lequel donna procuration à son fils messire Pierre-Joseph
de Magnac, capitaine au régiment de Mestre de Camp, général
de cavalerie, à l'effet de voter pour les députés de la noblesse
aux Etats-Généraux ; et qu'on trouve dans la lisle des émigrés des
neuf districts du département de la Dordogne : Magnac-Neuville aîné, ci-devant capitaine de cavalerie, et Magnac-Neuville
également ci-devant officier.

(1) Magnac, la baronnie de ce nom en basse Marche, diocèse de Limoges, était
possédée dans le xvi° siècle par Antoine de Neuville ; — par Horace de Bonneval en 1561 ; — par François de Salignac de la Mothe-Fénelon en 1599 ; — et
par Pierre de Laval-Lezai.

— 319 MAGNE.
ARMES : De sinople à Irois chevrons d'argent chargés
chacun de trois étoiles d'azur.
Timbre : Couronne de comte, surmontée de la toqu»
de ministre ; l'écu entouré du manteau do sénateur.

C'est ainsi que ces armes se voient sculptées
sur le monument sépulcral que la famille a fait
élever dans le cimetière nord-ouest de Périgueux.
Issu d'une honnête et modeste famille de Périgueux, Pierre
Magne s'éleva par son mérite aux plus hautes dignités ; longtemps
ministre, il rendit de grands services à son pays et particulièrement
à sa ville natale.
II fut créé comte de l'Empire par Napoléon III, et bien que
ce titre n'ait point été porté par lui, ou du moins qu'il soit resté, de
son vivant, ignoré du public, ses descendants, jusLement fiers
de cet héritage, ont tenu à honneur de le faire revivre.
Le nom de Magne devait donc naturellement avoir sa place dans
ce recueil, qui embrasse à la fois l'ancienne et la nouvelle noblesse de
notre province.

434

DE MAGRAN, DE LEYGUE , de Veyssières.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, parti à une tour crénelée
d'argent ; aux 2 et 3, d'azur au soleil rayonnant d'or.

C'est ainsi qu'elles se voient sur un acte de
nomination, en date du 14 novembre 1740, d'un
chapelain à la chapellenie de la Trinité sondée
dans l'église cathédrale de Sarlat par Louis Bertrand de Magrande Leygue, écuyer, seigneur de Veyssière.
Et, sur un testament mystique du U août 1712, de messire Antoine de Magran, prêtre, chanoine, archidiacre de Marquay, les armes sont : Parti, au í er , de... à un chevron de... surmonté d'un
oiseau contourné de... tenant dans son bec une palme de... et accompagné en pointe d'un croissant de... ; au 2, coupé d'azur au soleil de... et de gueules à une tour de... Dans l'écu écartelé ci-dessus décrit, se voit cette dernière pièce, ce qui indique que c'est
bien là le blason propre de la famille.
Dans une liste de fanvlles nobles du Sarladais (archives de
Gérard) sont inscrits ainsi : noble de Leygue seigneur de Leygues-

— 320 Carlux de 1480 à 1608, et noble Bertrand de Magran, 20 mai
1657.
Cette famille, est-il dit dans une généalogie manuscrite de
la maison Touchebeuf, par le comte de Touchebeuf-Clermont, est
originaire du Limousin. Guillaume Leyga était notaire à Figeac en
1480, protonotaire au Saint-Siège et official de Cahors. II y eut un
évêque vers cette époque nommé Antoine Leyga.

DE MAIGNOL, de Mataplan, de Bordes, de
Roque, de Sigaugnac, de Martignan.
ARMES : D'azur au griffon d'or. (Nobiliaire de Guieime
et de Gascogne, par O'Gilvy.)

Sous le nom de Maignol , subdéléguê de
l'intendant de Bordeaux, on voit sur deux empreintes en cire d'un cachet qui scelle deux
lettres, l'une écrite le 20 décembre 1746, à M. de Cablanc (Chevalier
de Cablanc), l'autre à M. Dufraisse, avocat à Périgueux, le 7 octobre 1756, les armes suivantes : de... à un vol accompagnée en cheí
d'une main appaumée, accostée de deux étoiles et en pointe d'un
croissant de...
Cette famille (est-il dit dans le Nobiliaire de Guienne), l'une des
plus anciennes de la bourgeoisie de Périgueux, a été anoblie dans
la personne de Jean-Baptiste Maignol, de Mataplan, en considération de ses services personnels et de ceux de son père, par lettres
patentes signées Louis, données à Versailles, au mois d'août 1733,
anoblissement qui embrasse tous ses descendants nés et à naître en
légitime mariage.
Cette famille, en même temps qu'elle comptait dans la magistrature des sujets distingués, donnait à Tarmée plusieurs officiers,
chevaliers de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, dont
un, messire René de Maignol, écuyer, major au régiment d'Auvergne, fut commandant du château de Lourdes et gouverneur de la
ville de ce nom.

-- 32! —
DE MAILLARD, do Lafaye, de la Combe (1),
de Bretanges, de Maraffy, de la Roderie, do Bonrecueil, de la Couture, de Lenchères.
ARMES : D'azur à trois pommes de pin d'or.

La famille de Maillard parait être originaire de
Bretagne, où ses membres figuraient aux bans
de la noblesse, dès le xm 0 siècle.
Vers 1518 on voit en Perigordun Jean de Maillard, seigneur
de la Faye, paroisse de Beaussac, lequel est qualifié colonel des
gens de pieds le 16 octobre 1567 ; il est fauteur de la branche dite
de Maillard de la Faye, représentée aujourd'hui par M. Edmond
de Maillard-Lafaye, conseiller général de la Dordogne, maire do
Saint-Sulpice-de-Mareuil, marié en 1872 à M lle Alix de Laulanié de
Sainte-Croix.
La branche dite de Maillard la Combe forme trois rameaux :
1" par pierre Eugène de Maillard de Lacombe, marié le 11 octobre
1867, à Marie Louise de Barbarin, dont plusieurs enfants ;
2° Par Jean-Auguste Paul de Maillard de Lacombe, marié le 20
février 1873 à M Ile Marie-Magdeleine-Louise-Marguorite de Larmandie, fille du comte Charles de Larmandie et de Noémie
de Cosson de la Sudrie ;
3° Par Antoine Gaston de Maillard de la Combe, marié le
19 janvier 1875, à Magdeleine-Zélie-Thérèze deMoneys d'Ordières,
lille de Adolphe de Moneys d'Ordières et de Philippine Grant
de Bellussières, dont postérité.
Un Jean de Maillard de la Combe fut convoqué au ban, le
18 juillet 1639, et un Pierre de Maillard de la Combe, rendit foi et
hommage au comte du Périgord, pour son fief de la Combe, avec
la justice et rente par lui acquise, le 22 janvier 1622.
Au nombre des votants en 1789, dans l'Ordre de la Noblesse, je
citerai messire Paul de Maillard, chevalier, seigneur de la Faye,
la Roderie, Bonrecueil et autres places, et son frère messire François, chevalier de Malte, tous deux habitant au château de la Faye.
Dans un acte du 21 mars 1789 (voir aux lettres et délibérations à
l'eiïet, de donner de nouveaux mandats aux députés), on voit
que François de Maillard de la Faye représente son frère, qu'il qualifie marquis de Maillard.

(1) L'éreclion du fief de la Combe fut enregistré au greffe de la baronnie de
Mareuil le 3 juillet 1G09.

21

322
Parmi ses alliances on voit : les Lacroix de Jovelle, Malet de la
Jorie, Fayard des Combes, la Geard, Reynier, Conan d'Aucors,
Galard-Béarn, Moreau de Monteheuil, la Broue de Vareilles, ïryon,
Larmandie, Dupin de Saint-Cyr, Marcillaud-de-Goursac, Nanclas,
Barbarin, etc.

DE MALBEC, de Pech-Alvet, de Fleurac, de
la Grange, de Lapeyriòre.
ARMES : D'azur à trois têtes de
vipère, arrachées d'argent.

griffon, à langue de

Le nom de celte famille est accompagné, dès
le xvi e siècle, de la qualification de noble et
d'écuyer ; il ligure dans les Jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718) et
dans les listes des votants pour les députés de la noblesse aux
Etats-Généraux de 1789.

DE MALEGAT de la Viguerie (ou de la Vigerie), paroisse de Gouze, en Sarladais.
ARMES : D'or à la fasce do gueules, accompagnée do trois
étoiles de même.

Le Grand Armoriai de France (registre de
Sarlat) les donne : D'azur à trois tours d'or rangées en fasce ; mais il y a là une erreur évidente que semble reconnaître d'Hozier lui-même, puisqu'il fait suivre cette description
de la note suivante : « à expliquer plus amplement. »

Ces dernières, en effet, appartiennent, ainsi qu'il est dit plus
haut, n° 125, à la famille de Boussier.
Dans l'Etat général des gentilshommes de sélection de Sarlat,
maintenus dans leur noblesse en 1666 par Pellot, intendant de
Guienne, figurent- Guy de Malegat, seigneur de Castelfranc, et
Marc de Malegat, seigneur de la Vigerie. Ledit Guy, écuyer, seigneur de Castelfranc, et noble Jacques de Malegat, écuyer, seigneur de Cazelles, se voient aussi au nombre des gentilshommes
de Sarlat convoqués aux ban et arrière-ban de 1674.

DE MALET, de la Jorie, de Doussac, de la
Garde, de Glane, du Pont, de St-Vineent, de
Puyvallier, de la Farge, de Roquefort, de la
Borie, de la Rivière, de Puycharnaud.
; ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, (le gueules à trois sermeaux
d'or (alias d'argent), qui est de Malet ; aux 2 etS, de guoules
à une levrette courant d'argent, au chef cousu d'azur chargé
de trois étoiles d'or, qui est de la Jorie.

Dans le Grand Armoriai de France, dressé en exécution de l'édit de 1696 (registre de la noblesse de Périgueux), les armes enregistrées sous le nom de Mallct (Georges), écuyer, seigneur de la
Jorie, sont : D'azur à un lévrier passant d' argent, surmonté de trois
étoiles de môme rangées en chef.
Dans l' Armoriai manuscrit (écriture de la fin du xvn° siècle) que
j'ai souvent cité, il est dit : Georges Malet, sieur de la Jorie, habitant de la paroisse de St-Méard-d'Excideuil, séhéchaússée de
Périgueux, porte pour armes : Un lévrier d'argent en champ de
gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or, le casque à
demi tourné avec timbre, et reconnaît pour descendants de sa famille : Hélie Malet, son frère, et Grégoire Malet, sieur du Pont,
habitant de la paroisse de Lisle, et Louis Mallet, sieur de Puyvalhier, habitant de la paroisse de Sfc-Germain-des-Prés, et autre
Louis Mallet, sieur de la Roche, habitant du lieu de Lafarge, le
tout- sénéchaussée de Périgueux, qui tous portent les mômes
armes.
Quoique dans les armoriaux que je viens de citer se trouvent
encore d'autres blasons, sous les noms de Malet, de la Roche, de
Ma:signac, et Malet, de la Barde, de Lavigerie, du Vcrgier, je
crois inutile d'en faire ici la description. Je m'en tiens à celles qui
s^voieut sur le sceau de 1740, de Louis Malet de Puyvallier, seigneur de Roquefort, lesquelles sont écartelées, comme il est dit
plus haut, de Malet et de la Jorie, et à celles figurées et décrites,
dans les preuves de noblesse de Jean Malet, de la Jorie, seigneur
de Roquefort, par Louis-Pierre d'Hozier, juge d'armes de France
en 1759.
La maison de Malet de la Jorie, en Périgord, d'après plusieurs
auteurs, serait issue, avant 1400, des Malet, sires de Graville (en
Normandie). Borel d'Hauterive en donne la filiation depuis Guillaume Malet, sire de Graville, qui se distingua à la bataille d'Hasting en 1066, jusqu'à Louis Malet, sire de Graville, amiral de

France, mort en 1516, ne laissant que deux filles ; mais déjà s'étaient formées deux branches représentées par deux frères de Jean
Malet, sire de Graville, décapité sous Jean le Bon (le 5 avril 1356,
comme partisan de Charles de Navarre), l'une par Robert IV Malet, qui continua la descendance des Graville, et l'autre par Guillaume Malet de la Jorie.
Ce fut le fils de ce dernier, Hugues Malet, qui, marié avec l'héritière de la Jorie, fut le chef en Périgord des Malet de la Jorie,
d'où descendent toutes les branches ou rameaux dénommés en tête
de cette notice. II eut pour fils Guy Malet, seigneur de la Jorie,
qui fut capitaine (gouverneur) du château d'Excideuil. Dans une
requête au roi, du 20 mars 1496, pour obtenir l'autorisation de
restaurer et fortifier l'hôtel, fief et manoir de la Jorie, ledit Guy
rappelle l' origine normande de sa maison et mentionne la venue en
Limousin de Guillaume Malet, son trisaïeul.
Sans entrer dans le détail généalogique de la famille, je rappellerai qu'un des descendants de ce dernier, Grégoire Malet de la Jorie,
fut nommé, en septembre 1568, gouverneur pour le roi de Navarre du château d'Excideuil. Plusieurs lettres de ce prince, conservées dans les archives de la famille, témoignent la confiance et
l'estime que lui avait inspirées la bravoure de ce gentilhomme.
J'ajouterai que les Malet de la Jorie ont fait leurs preuves de
noblesse devant Ghérin, généalogiste du roi ; que, le 18 mai 1773,
Henri-Joseph comte de Malet de la Jorie, maréchal de camp, eut
l'honneur de monter dans les carrosses du roi ; qu'aux différentes
recherches, entre autres dans la période de 1666 à 1697, cette
maison a été maintenue dans la noblesse ; et qu'en 1789, on voit
inscrits parmi les votants pour les députés de Tordre : Haut et
puissant seigneur messire François marquis de Malet, chevalier,
seigneur dé la baronnie de la Garde, habitant au château de Monsac, sénéchaussée do Sarlat; messire François baron de Malet, son
íils, capitaine de cavalerie, habitant du château de la Garde, sénéchaussée de Périgueux ; et Jean-François marquis de Malet de la
B'arge, d'Autre ville, de la Guichardie, etc., en Périgord. (Voir aux
procurations.)

— 325 —
DE MALET, de Sorges, de la Pautardie.
ARMES : Do gueules à trois sermeaux d'argent ; au
franc quartier de gueules, à séncstre, chargé d'une branche de chêne d'argent en bande.

Ces armes Figurent en tête des lettres patentes qui conférèrent le titre de baron à Jean de
Malet, conseiller au parlement de Bordeaux
avant 1789, puis député sous le premier Empire. Dans le Grand
Armoria! de France, registre de Périgueux, les armes inscrites
sous le nom de Bertrand Malet, juge de Sorges : $ argent à une
croix ancrée de sable.
Entre ces deux armoiries, j'ai dû donner la préférence aux premières, non parce qu'étant analogues à celles de Particle précédent, je veuille induire que les Malet de la Jorie et les Malet de
Sorges ont une commune origine. C'est là une question que je ne
me permets pas de trancher, mais uniquement parce qu'elles ont
une authenticité incontestable, et qu'un armoriai, pour offrir de l'intérêt, doit être, autant que possible, basé sur des titres de cette nature.
A l'aide seule des registres de l'hôtel de ville de Périgueux, on
pourrait presque dresser une généalogie de la famille de Malet, depuis le xm° siècle. En effet, en 1231, au nombre des citoyens de
Périgueux, désignés dans les statuts municipaux écrits en langue
romane : Li campanhos del Maior (les collègues du maire) se voit
un P. Malet. Plusieurs du même nom figurent dans le siècle suivant; l'un, entre autres, est cité dans un titre contenant des ordres
du roi adressés aux maire et consuls par le sénéchal du Périgord
pour envoyer à Lauzerte une troupe de 100 gens d'armes.
Incontestablement, ce sont là des ascendants de cette longue
suite de notables habitants de Périgueux et de magistrats municipaux du nom de Malet que l'on retrouve en grand nombre dans les
xvi e et xvn e siècles et qui, au xvm°, ont donné des conseillers du
roi, dont un lieutenant particulier au présidial, un conseiller au
parlement de Bordeaux, lequel fut appelé à la Chambre des députés. C'est ce dernier qui fut créé baron de l'Empire, titre que confirma la Restauration. Son fils, Bertrand-Henri, baron de Malet, fut
en 1811 auditeur au Conseil d'Etat, en 1812 sous-préfet à Périgueux, et en 1824, conseiller à la cour royale de Bordeaux. De son
mariage en août 1820, avec Jeanne-Léontine Lafaurie deMonbadon,
fille du comte de Monbadon, pair de France, maréchal de camp,

chevalier de Saint-Louis et grand-officier de la Légion-d'Honneur,
est parvenue nombreuse postérité.

341

DE MALE VILLE, de Caudon (ancien repaire

noble, canton de Dôme.)
ABSIES : D'azur à Irois moletles d'éperon d'or.

D'après des documents qui me paraissent empreints d'un caractère sérieux, cette famille, établie à Dôme, en Périgord, depuis plus de 200
ans, serait issue des Maleville connus en Quercy,
dès le commencement du xm e siècle.
Mais ici, renfermé dans les limites d'une simple notice, je me
bornerai — et c'est là le point essentiel à rechercher pour faire
l'Armoriai vrai de notre province — à constater la noblesse des familles. En ce qui concerne celle de Maleville, en Périgord, il
me suffira de rappeler que cette maison compte parmi ses mem bres :
Jacques de Maleville, le célèbre jurisconsulte, l'un des rédacteurs du Gode Civil, créé sénateur, comte de l'Empire en 1806,
et, en 1814, pair de France, avec le titre de marquis et grand-officier de la Légion-d'Honneur ;
Que son fils aîné Pierre Joseph, héritier de ses biens et titres, fut
membre de la Chambre des Députés en 1815, et auteur de plusieurs
ouvrages ;
Que sonpetit-fils Guillaume Jacques-Lucien, marquis ae Maleville,
conseiller à la Cour royale de Paris, fut député, sous LouisPhilippe, et, sous la République, créé sénateur à vie. J'ajouterai
que le frère de ce dernier est mort glorieusement en Crimée
à la tête du régiment dont il était colonel.
' Le chef, aujourd'hui, de cette maison, le comte de Maleville, devenu marquis de Maleville depuis la mort de son père, réside
en son château de Fénelon, en Sarladais (Dordogne).
De son mariage avec une des filles du marquis de Sainte-Aulaire,
sont issus plusieurs enfants.
Parmi les quatre députés des ville et paroisse de Dôme, chargés
de réduire en un seul tous les cahiers de doléances, et de nommer le
quart d'entre les députés des dites paroisses, pour porter ce cahier
à l'Assemblóe générale du 16 mars 1789, se voit, clans Tordre
du Tiers-État, Jacques de Maleville, avocat, mais on constate éga-

— 327 —
lemenl ([ue plusieurs sujets du nom de Maleville figurent dans
l' Etat général des gentilshommes de ï élection de Sarlat, maintenus
dans leur noblesse par Pellot, intendant de Guiennc, en 1666 ;
ils sont ainsi inscrits : Jean, Joseph et Pierre Maleville, habitant de
Gugnac ; Marc Maleville, sieur de Cazollcs, habitant de la Salvelat ;
Jean-Chrétien Maleville, sieur de tìainl-Avit, habitant du dit lieu,
sénéchaussée de Sarlat.

MANET ET MAGNET, des Vergnes, de la Guerenne, de la Force, du Peyrat, de la Roche,
etc.
A UMES : D'argent à deux tours de sinople accompagnées de quatre croissants de même, deux en chef et deux
en pointe.

Ces armes sont ainsi décrites dans le Grand
Armoriai de France (registre de la noblesse de Périgueux.) Elles
ne diffèrent que par les émaux dans l' Armoriai manuscrit de la fin
du xvm° siècle, où Ton voit que Jean Magnet, sieur de le Guerenne,
habitant de Saint-Paul-Laroche, et François Magnet, sieur dè
La Forest, habitant du village de la Ghenerie, sénéchaussée de Périgueux, reconnaissent pour descendants de leur famille, Jean
et Antoine Magnet frères, habitants de la paroisse de Jumilhac, de
la juridiction d'Excideuil, sénéchaussée de Périgueux ; et François
Magnet, sieur du Peyrat; et Aubin Magnet, sieur de La Roche,
habitant du dit lieu et des Roches, sénéchaussée de Périgueux.
Un Louis Manet, écuyer, sieur de Lautherie, figure aussi dans le
Grand Armoriai de France, mais avec les armes suivantes, qui
n'ont aucune analogie avec celles ci-dessus décrites : B'argent
è un lion de gueules couronné d'or.

4

.343

DE MARANDAT, du Cousset, de Bellevue, de
Varaignes, etc:
A RMES : D'or à la croix d'azur.
Lorsqu'en 4858, je publiais l' Armoriai de la
Noblesse du Périgord, les documents authentiques me faisant souvent défaut, bien des
familles qui avaient droit d'y prendre place, eu-

— 328 —
rent à se plaindre de ne pas y voir figurer leurs nom et armes. Pour
quelques-unes, mieux renseigné, je pus, à l'aide de deux supplé"
ments, combler certaines lacunes, et, plus tard, profitant d'une reproduction de l'osuvre, dans le Héraut d'armes, journal illustré de
la noblesse, donner satisfaction à de justes réclamations. La
famille de Marandât fut de ce nombre. Voici en effet la note qui y
suivit la description de ses armes : « Dans les xvi 8 etxvn 6 siècles, le
nom de Marandât se voit accompagné des qualifications de messire
et d'écuyer ; en 1712, il figure aussi dans un Etat des revenus de la
noblesse, en 1712, élection de Périgueux, commune de Varaignes
(Nontronnais) ; et dans la liste des émigrés du Périgord, du district
de Nontron, en 93, on voit un membre de cette famille qualifié
ci-devant noble. »
A ces titres sérieux je suis heureux aujourd'hui d'en ajouter encore des plus concluants, puisés aux archives mômes de la famille ;
on y voit tout d'abord : « Qu'en 1590, Robin Marandât servit
à Pons, en Saintonge, en qualité de gentilhomme, sous les ordres
de Nicolas de Bonnefond, sieur de Bretauville, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri IV, et gouverneur de la ville de
Pons et pays circonvoisins, Saintonge et Angoulême (Charente,
Gironde), etc. ;
Qu'en 1594, par lettres patentes du 30 septembre, le même
Henri IV donna à son très cher et bien aimé le sire de Marandât,
gentilhomme de la suite de son très cher cousin le maréchal de
Biron, pour sa brillante conduite devant Laon, où il fut grièvement
blessé, une pension de mille écus (titre signé du roi) ;
Qne Jean-Baptiste de Marandât, écuyer, sieur du Gousset, était
officier des gendarmes de la garde ordinaire du roi et chevalier
de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
Que Jean-Joseph de Marandât, écuyer, seigneur de Bellevue,
son fils, servit également dans les gendarmes de la garde ordinaire
de S. M. ;
Et que le fils de ce dernier émigra.
Les bornes d'une notice ne me permettent pas d'entrer dans de
plus longs détails ; mais les quelques lignes qui précèdent en
disent assez pour établir le droit incontestable de la famille de Marandât, de voir figurer son nom et ses armes dans l' Armoriai de la
Noblesse du Périgord.

— 329 —
DE LA MARCODIE (Chantegreil) de la Tourd'Arie, de la Bordarie, de Fougère, de la Batut,
des Bordettes, de Pécamouge, de Lestang.
ARMES : Do gueules au coq d'argent passant et chaulant,
ongle et beequé d'or.

Cette famille a occupé des charges anoblissantes et était souvent qualifiée, avant 1789, des
titres de messire, écuyer, seigneur de... Je citerai notamment les
actes de naissance de : François Chantegreil, du 13 octobre 1766 ;
et de Joseph Hippolyte, du 17 juillet 1780, où ils sont dits fils de
messire Pierre de la Marcodie, écuyer, seigneur du fief des Bordettes, avocat en la Cour, conseiller du Roi, et président en sélection de Périgueux, et de dame Suzanne Valeton (de Garaube).
La famille est représentée par MM. Gaston de la Marcodie, ancien élève de l'école polytechnique, inspecteur de la comptabilisé
des services techniques des chemins de fer de l'Ouest ; Pierre
de la Marcodie, caissier de la Société Générale ; et par le colonel
de la Marcodie, officier de la Légion d'Honneur, leur oncle.

DE MARCILLAC (COMBRET) de la Beyssarie,
de la Faucherie, du Mont, de Villardeix, de Larconnet, etc.
ARMES : De sinople au chevron échancró d'argent, accompagné en pointe d'une épée la pointe en haut do
au chef cousu de
chargé de trois étoiles de

Les Combret de Marcillac, originaires du BasLimousin des environs d'Egleton, se sont fixés en Périgord depuis 1801. Bien avant la Révolution, plusieurs de ses membres
étaient gendarmes de la garde du roi. Vers 1700, un Guillaume de
Marcillac était garde du corps du roi d'Espagne dans la compagnie
Flamande , et François-Antoine de Combret de Marcillac , prêtre,
chanoine du diocèse de Poissy vers 1783, fut aumônier de la duchesse de Berry. Parmi ses alliances : les Rochemonteil d'Esfaille,
Sourzac de la Majorie, Mayet de la Villatelle, de Lantillac.
Parmi les gentilshommes convoqués à l'assemblée de la noblesse
des sénéchaussées de Tulle, Brive et Uzerche, pour sélection des
députés aux États-Généraux de 1789, se voit inscrit : Combret de
Marcillac de la Beyssarie.

— 380 —
Un membre de cette famille, Léger Combret de Marcillac, a été
un des députés de la Dordogne, sous le gouvernement de LouisPhilippe. C'est à celui-ci, maire de Pórigueux en 1830, 1832, 1835,
1837 et 1840, que nous devons d'avoir, dans l'intérieur de la ville,
les fontaines qu'alimente la source du Toulon ; on sait que le conseil municipal; voulant donner à ce magistrat un témoignage de
reconnaissmice, fit graver, en 1836, sur une plaque de marbre cfue
l'on "voit encore sur la façade de l'ancien évêché, place de la Clautre, à Párigueux, le nom de Marcillac.
La famille de Combret Marcillac fait sa résidence habituelle
dans son château de Mellet, près Terrasson (Dordogne).

DE MAREUIL DE V1LLEBOIS, etc.
ARMES : De gueules au chef d'argènl et un lion d'azur
brochant sur le loul.

Les seigneurs du nom de Mareuil étaient,
de môme que ceux de Beynac, de Biron et
de Bourdeilles, qualifiés premiers barons du Périgord.
On sait qu'au nombre des privilèges dont jouissaient ces quatre
premiers barons, un de ceux qu'ils tenaient le plus à honneur était
de porter les Evêques, à leur entrée solennelle clans la ville, jusque dans leur église.
A la sixième croisade — de 1220 à 1218 — figure un Raoul
de Mareuil. — Un Raimond de Mareuil était commandeur et grand
Prieur de l' Ordre des Templiers dans les provinces d'Auvergne, du
Limousin et du Berry en 1288.
Parmi les illustrations de cette famille qui s'éteignit au xvie siècle dans la maison d'Anjou, je rappellerai qu'à la bataille de Bouvines, en 1214, figurent trois frères du nom de Mareuil-, dont l'un
Ht prisonnier le comte de Flandres, cl, pour ce fait, reçut du roi
Philippe-Auguste, la seigneurie de Villebois.

(1) Villebois ; la châtellenie de ce nom, aujourd'hui de la Charente, faisait
autrefois partie du diocèse de Périgueux.

- 331 —
DE MARQUEYSSAC (OU plus souvent de
Marquessac), de là Reille, de la Croze, de Rousílac, de Rousfiaguet, de Paleyrac, de la Rivière,
de Bruzac, de Saint-Pantaly, etc. (en Périgord),
de Cieuzac (Lot).
ARMES : D'azur á Irois bcsanls d'argent. Alias : trois
marcs, pièces qui, ainsi dénommées, sembleraient indiquer
des armes parlantes.

Ponsde Marquessac, damoiseau de Castelnau, acquit, le 15 mars
1497, d'Alain d'Albret et de Jean, roi de Navarre, les paroisses de
Saint-Pantaly-d'Ans, de Saint-Pardoux et Boucliaud, dont il forma
la terre de Marquessac, à laquelle il donna son nom. Elle passa, le
12 juillet 1618, dans la maison d'Hautefort, par le mariage de
Jeanne de Marquessac, avec René de Hautefort, qui fut le chef de
la branche dite de Hautefort-de-Marquessac.
Un Pierre de Marquessac était maire de la ville de Périgueux en
1562 ; un autre du même nom (peut-être le même) fut également
maire, de 1587 à 1588 ; il est qualifié, dans les régistres de l'hôtel
de ville, noble, écuyer, président et juge-mage ; son lils aîné servit
dans l'armée catholique ; il avait pour devise : Pays et Dieu.
Dans quelques autres titres que j'ai eus sous les yeux, j'ai pu
constater : Qu'un Pierre de Marquessac, chevalier, qui avait servi
25 ans, fut grièvement blessé à l1 affaira de Rosbach, 1745 ; qu'un
Charles de Marquessac, capitaine de cavalerie, dans Chabnlland.
fut tué à la bataille de Fonlenoy, à 20 ans, 1757 ; que Marie-Pierre
de Marquessac, au service dès l'àge de 18 ans, après avoir été
sous-lieutenant et capitaine dans Royal-Cravate, émigra en 1792,
et servit depuis à l'armée de Condé, dans divers corps et notamment dans les dragons d'Enghien, jusqu'en avril 1801 — époque du
licenciement — et qu'il se retira avec le brevet de colonel et chevalier de Saint-Louis.
Cette famille, main tenue dans sa noblesse de race par arrêté de
1634 et 1636, figure, en 1789, dans les assemblées de la noblesse
en Périgord, en Quercy et en Limousin. Parmi les votants, je citerai clans notre province : haut et puissant seigneur Henri, comte de
Marquessac, seigneur, baron de Roufliac, de RouRaguet, de Paleyrac et autres lieux, chevalier de l'Ordre royal et militaire de
Saint-Louis.

— 332 —
°*°

DE

LA MARTHONIE (1) de Saint-Jean-de-

H'IlHWWFlil ^éle, ^ e Condat, de Puyguilhem, de Milhac, de
iSMCpail

Nontron, de Bruzac, de Caussade, de la Salir, de

■^S/iffîp

Villard, de Neusville, etc.

B

^VH I
\-,\\X«f
S

ARMES : De gueules au lion d'or lampassé et armé de
~;iìA<\ ■ - Des branches cadettes ont ajouté un chef cousu

illllllllllll|llllll[]fllllllllf de sable chargé de trois étoiles d'argent.
La maison de la Marthonie, dont le nom se voit, dès le commencement du XIII E siècle, dans les titres et chroniques de la province du
Périgord, s'est illustrée dans l'Eglise, dans l'armée et dans la magistrature.
Elle compte six chevaliers de l'Ordre du Roi, un maître d'hôtel
du roi, un premier président aux parlements de Bordeaux et
de Paris, sous François I er , sept évêques, des officiers généraux et
un grand nombre d'officiers de tous grades, parmi lesquels neuf
chevaliers de Saint-Louis.
Elle n'est pas moins distinguée par ses alliances que par ses services.
La Chenaye-Desbois cite, comme vivant en 1281, Guy de la
Marthonie ; mais ce généalogiste, de môme que d'Hozier et l'abbé de
Lespine, ne donne une filiation suivie que depuis le 25 janvier
1444, date d'un hommage que Raymond de la Marthonie, habitant
son château de ce nom, paroisse de Saint-Jean-de-Còle, et qui servait en qualité d'officier — dit Ghérin — dans les compagnies d'ordonnances, rendit hommage à très illustre .prince et seigneur messire Charles d'Albret, comte de Dreux et de Gaure, en Limousin.
C'est sur les titres mômes fournis pour les preuves faites en 1668,
par la famille, devant les intendants chargés de la recherche de la
noblesse, qu'a été dressée la généalogie.
Ce n'est pas seulement en Périgord que peut se constater
la noblesse de la maison de la Marthonie. On voit son nom figurer
aux ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoulôme, en 1635,
et dans les maintenues de la noblesse de 1667, à Niort.
En 1709, plusieurs de ses membres votèrent aux États-Généraux,
dans l'Ordre de la Noblesse, en Limousin, enQuercy, enSaintonge,
dans la Manche, à Sainte-Foy, à Libourne et à Bordeaux.

(1) La terre de La Marthonie, qui était une baronnie du temps de Gaston de
La Marthonie, fut érigée en marquisat et en juridiction sur la tête de son fila
Jean, au commencement du règne de Louis XIV, vers 1650, comme l'attestenl
des actes nombreux de cetle justice.

s

=- 333 —
DE MARTIN DE LA BASTIDE, de Nantiat, de
la Goutte-Bernard, de Bellassise, de Laubardemont, de La Roque, du Tyrac, de Marcellus.
AHMES : D'azur à la tour d'argent, crénelée, ouverte,
maçonnée de sable.

La maison de Martin existait au xiv° siècle et se
divisait au xv° en plusieurs branches : deux survivent de nos jours, ce sont celles de la Bastide, en Limousin,
et celle de Tyrac de Marcellus, en Guienne.
Elle a fourni deux évêques, l'un à Vannes, en 1599, l'autre
à Périgueux, nommé le 21 mai 1600 et mort le 4 janvier 1612.
(Notice sur les évêques de Périgueux, par l'abbé Audierhe.)
L'investiture de la châtellenie de la Bastide fut donnée en 1568
à François de Martin, conseiller du Roi au présidial de Limoges,
par Jeanne d'Albret, reine de Navarre, vicomtesse de Limoges.
Cette résidence, dont les possesseurs prirent alors le nom, n'a
cessé, dès cet instant, d'être la propriété du chef de la branche
aînée et devint ainsi le berceau des Martin La Bastide.
Depuis le xv e siècle cette maison a donné des consuls, plusieurs
présidents et de nombreux titulaires au siège présidial de cette
province, des généraux, des officiers distingués de terre et de mer
et des chevaliers de Saint-Louis.
La maison de la Bastide est représentée en Périgord, par le
second fils du baron de la Bastide, M. Henry de la Bastide, qui
a eu de son mariage avec M" 0 de Terrasson, deux fils, MM. René el
Roger de la Bastide, le premier, propriétaire du château de Parcoul (1), le second, du château de Gamanson, dans la Dordogne.

MARTIN, de Montsec, deRampieux, de Caudeborie, de Falguerat, etc.
ARMES : D'azur aune gerbe d'or accompagnée de quatre
étoiles de même, et surmontée de trois burelles d'argent.

Ces armes sont ainsi décrites dans le Grand
Armoriai de France (registre de Périgueux),
sous le nom de Pierre Martin, écuyer, sieur
(1 ) J'ai dit plus haut à l'arliclo Gréen de Saint-Marsault, page 256, n' 343
comment la baronnie de Parcoul avait passé à François Gréen de Saint-Marsault, de là aux Lestange, puis aux Borros de Gamanson, et enfin, par succession,
aux Martin de La Bastide.

— 334 de Monlsec et de Ghampagne-du-Pizou. Elles se voient de
même sur une cheminée du château de Peyrignac, commune
de Terrasson, dans le second parti d'un écusson qui porte : à dex-

Ire : mi-parlie d'un château accolé d'un lion grimpant, et des étoiles mises en orle (pour timbre, un casque).
La noblesse de cette famille est incontestablement établie par la
présence de plusieurs de ses membres aux assemblées de l'Ordre
en 1789. Je citerai parmi les votants à Périgueux, pour les députés
aux États-Généraux, à celte date : « Haut et puissant seigneur
Arnaud Martin, de Montsec, chevalier, seigneur de Rampieux,
Gaudeborie, Falguératet autres lieux, habitant de la ville de Beaumont, et messire Gabriel Martin, chevalier de Montsec, lieutenant
au régiment de Conty, infanterie, habitant de la même ville. »
(Voir aux procurations.)
Doivent appartenir sans doute à la même famille, Jean Martin,
sieur de Bigorre, habitant de Brenac, et Pierre Martin, sieur
de Bounaudie, habitant de Montignac, lesquels sont inscrits dans
l'Etat général des gentilshommes de l'élection de Sarlat, portant
maintenue de noblesse, en 1666, par Pellot, intendant de Guienne.

MARTIN, de la Sale, du Mayniaux, d'Agonac.
ARMES : Coupé, au l, d'azur à Irois pins rangés d'or, au
chef cousu de gueules à trois étoiles d'argent également
rangées ; au 2, d'or à Irois croissants de gueules, 2 et 1, sur
une rivière d'azur. — D'après un cachet assez mal gravé
dont la famille faisait usage.

Quoique ces armoiries, dans leur composition,
aient un certain air de parenté avec celles de Martin de MontseC,
dont l'article précède, elles présentent cependant de tròp grandes
différences avec celles de Martin d'Agonac, pour les confondre
dans une même notice.
Quoi qu'il en soit je tiens à constater que ces derniers, qualifiés,
avant 1789, de messires et d'écuyers, ont fourni à l'armée des capitaines, des commandants et des colonels, et, dans l'Ordre de la
Légion-d'Honnenr, des chevaliers, des officiers et des commandeurs; et qu'au nombre des maires et consuls de la ville et Cité
de Périgueux, on voit figurer le nom de cette famille.

— 335 -DE MARTRES, de Périgord, de la Sale, de la
Roche-Sainl-Christophe, de Loupian, de Castelbon, de Moulin, dé Sainl-Larry, etc.
AmîEs : Écartelé, aux 1 et 4, d'argonl

au lion de gueu-

les (Alias : de sablej; aux 2 et 3, de gueules à une moule
de moulin d'argent, et, sur le tout, d'azur à une martre
d'argent rampant sur une plaine de sinoplc.

Cette famille prenait alliance dans la première moitié du xvi" siècle avec celle de Merle de Monfgaillard, dont il sera question plus
loin. Un de ses membres portait vers cette époque les qualifications
de noble homme, d'écuyer, seigneur de la Sale, de Saint-Léon-surVézère et co-seigneur de la terre et château de Saint-Christophe,
en Périgord; dans un litre de 1636 et 1638, un Gautier de Martres
esl dit seigneur de Périgord.

Du MAS, (Gabriel) Évêque de Périgueux, 1175.
ARMES : D'azur à une sasce d'or accompagnée de trois,
besants de même, posés 2 et 1.

Noble

famille de Provence

dont les armes

ci-dessus sont les mêmes que celles qui furent
sculptées sur des bornes limitaril ('ancienne jùri? •
diction de la seigneurie de Périgueux, suivant un
accord fait, en 1490, entre l'Évèque et la ville.
Plusieurs de ces bornes existent encore en Périgord, riotammént
au Saut du Chevalier, commune de Coulounieix, près Périgueux ;
on y voit gravées en relies, d'un côté, les armes de l'èvêque,
Gabriel du Mas, et, de l'autre, celles de la ville. Ledit évêque mourut en Berry, au commencement de 1500.

354

Du MAS, de Ségur, de Peyzac, cre la Serre,
de la Lalande, des Bourbous, de la Rigale, de la
Beylie, do la Roque, de la Fougère, de Chateaurocher.
ABMI: • : D'azur au chevron d'or accompagné en chef de
Irois croissants d'argent et en pointe d'un lion, de même
adextré eu chef d'une étoile, d'or.

— 336 —
Sous le nom de du Mas-de-Peyzac et de La Serre (voir la
liste des maintenues de noblesse par d'Aguesseau, intendant du
Limousin, de 1666 à 1669), elles sont : écartelées, aux 1 et í,
de gueules à la tour d'argent maçonnées de sable ; aux 2 et 3,
de gueules à la croix alaisée d'argent, cantonnée de quatre fleurs
de lis de môme. Sous le nom de plusieurs branches de la famille du
Mas, se voient différentes armes ; mais il résulte d'une enquête, du
26 janvier 1647, et d'une production faite à la requête de noble
Mathieu du Mas, écuyer, seigneur de la Lalande, sur laquelle intervint un arrêt confirmatif de noblesse, que les premières, ci-dessus
décrites, sont bien les armes primitives de la famille.
Outre l'arrêt confirmatif de noblesse et la maintenue de d'Aguesseau que je viens de rappeler, je constaterai que la maison du Mas
a été représentée aux assemblées de la Noblesse à Périgueux, en
1789, par messire Jean du Mas, écuyer, seigneur de la Rigale,
et par son frère le chevalier du Mas ; et que, comme preuve de la
noblesse d'extraction, elle a obtenu les honneurs de la Cour, dans
la personne de Charles -Antoine-Armand du Mas, comte de Peyzac,
fils de Joseph-François du Mas, marquis de Peyzac, la Borie, la
Serre, etc.
Un François du Mas, comte de Peyzac, fut colonel du régiment
du nom de Peyzac, par commission du 1 er íwil 1709, brigadier des
armées du roi, le 25 janvier 1734, et, en 1741, maréchal des camps
et armées de S. M. Louis XV.

DE MASCURAUX (et Mascureau.)
ARMES : Écartelé, au 1, de sable à une pomme 'feuillée
d'or ; au 2, d'argent à trois roses de gueules ; au 8, d'or
à la bande d'azur (ou de sable), chargée de trois croissants
d'argent, et au 4, de sable au chevron d'or accompagné en
chef de deux étoiles de même et en pointe d'un croissant
d'argent.

On trouve sous le nom de Mascuraux, seigneur de Pleinbeau :
d'argent à trois étoiles de gueules posées 2 et 1, surmontées de
trois fascesdemême ; et sous celui de Mascureau (Gabriel), sieur de
Villarmon, maintenu noble par sentence du 29 février 1669 :
Coupé d'argent et de gueules, le 1, à trois fasces présentant ainsi
six pièces ; le 2, coupé, trois étoiles de gueules.

— 337 —

mm
II



DE MASFRAND, du Repaire", de la Domaise
et de Puyraseau, lìefs (commune de Pluviers)
relevant de la châtellenie do Piégut, de NonIron.
ARMES : DP snble au lion d'or tenant une epee en pal
d'argent, au chef do même chargé de Irois étoiles d'azur.

Trois frères du nom de Masfrand-Lagrelière,
étaient qualifiés, dans un acte de 1495, dedomicelli (damoiseaux),
seigneurs de Pluviers.
C'est de cette famille que les terres de Puyraseau et de la Domaise,
passèrent dans la maison de Verneilh, par une vente faite en 1780,
époque où les Masfrand partirent pour l'Amérique, où ils paraissent s'être éteints.

DE MASSACRÉ, de Fonpjtou, du Repaire, de
Saint-Geniez, de Bosredon, de la Richardie (en
Périgord) de la Salle, du Genêt (près SaintYrieix), de Lagebremont (en Angoumois) etc.
ARMES : D'argent à trois écureuils de sable. (Armoriai
manuscrit de la fin du xvn" siècle), et, d'après le Nobiliaire
du Limousin, par Nadaud : D'argent à trois écureuils de
gueules, tenant une pomme entre leurs pattes.

Ce même Nobiliaire donne une filiation de la famille depuis
le commencement du xvi e siècle, jusque vers le milieu du XVII".
Dans un extrait des procès-, verbaux faits par devant M. de
Montozon, commissaire subdéléguó de M. de Pellot, intendant
de Guíenne, portant vérification des titres de noblesse devant
lui produits, figurent Antoine et Jean de Massacré, écuyers, seigneurs de Fanpitou, de Bosredon, de la Richardie, paroisse de
Saint-Martial-de-Bouteille.
Gette famille se voit également dans les assemblées de la
Noblesse du Périgord en 1789. Deux de ses membres sont ainsi
inscrits parmi les votants pour les députés de l'Ordre aux EtaisGénéraux : Haut et puissant seigneur Pierre de Massacré, comte
de Massacré, seigneur de Ponpitou, du Repaire, Saint-Geniès, habitant le château de ce dernier nom ; et messire Jean-JacquesFrançois de Massacré, son frère, capitaine commandant au régi22

— 338 —
ment de Bassigny (infanterie), chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. (Voir aux procurations.)

DE MASSAULT, de Clérans, de Goudoury,
etc.
ARMES : Ecartelé d'or et d'azur.

Dans le Grand Armoriai de France (registre
de Sarlat), sous le nom de Jean de Massault,
écuyer, seigneur de Clérans, famille maintenue
dans sa noblesse par jugement de Pellot, intendant de Guienne, en 1666. (Voir l'Etat général des gentilshommes
de l'élection de Sarlat, par M. de Gérard. Sarlat, 1873.

359

MASSONNAIS - GEORGES , (Jean-BaptisteAmédée), Évêque de Périgueux, en 1841.
ARMES : D'argent à une croix ancrée de sable.

.
m
MATALY, DE MARANS.
ARMES : Tiercé en bandes d'or, de gueules et d'azur, l'or
au casque ouvert de sable taré de face ; gueules au signe des chevaliers légionnaires, azur au lévrier arrêté
d'argent, colleté d'or, soutenu de sinople. — Pour livrée
la couleur de l'écu, le sinople en bordure seulement.

Le titre de chevalier et les armoiries ci-dessus
blasonnées ont été accordées par Napoléon teT à Pierre Mataly de
Marans pour en jouir, lui et ses descendants mâles. II était alors
major au 15 e régiment d'infanterie légère. Depuis il fut colonel du
138 e , et le 30 avril, général de brigade. Le 2 août 1830, il fut appelé au commandement du département d'Eure-et-Loir, et le
22 mars 1831, compris dans le cadre d'activité de l'état-major. Né
le 17 février 1770 à Laborie, commune de Capdrot, canton de

— 339 —
Monpazier (Dordogne) il est mort à Paris, le 16 juillet 1812, II était
officier de la Lógion-d'Hormeur, depuis le 10 août 1807, et chevalier
de Saint-Louis, depuis le 8 mars 1805. Son fils Raymond-Mataly de
Marans, né à Monpazier le 28 nivôse an VI de la République Française (17 janvier 1798), était chef d'escadron et chevalier de la
Lógion-d'Honneur. Du mariage de ce dernier avec Marie-Madeleine Brochaud-Boisville, de Chartres, est né le 30 avril 1833, PierreMichel Mataly de Marans, lequel était capitaine de dragons.

DE MAULMONT, du Mas, de Saint-Vicq, de
Javerlhac (1).
ARMES : D'azur au sautoir ondé d'or cantonné de quatre tours d'argent. — Le sautoir se voit
grélé (2).

quelquefois en-

Cette maison, connue dès l'an 1088, occupe un
des premiers rangs dans la noblesse du Limousin, non seulement par son ancienneté, ses services à l'Etat dans
l'armée et dans l'Eglise, à laquelle elle a donné trois évêques, et
également par ses alliances, qui l'ont souvent rattachée à notre
province.
Ce fut un de ses membres, M 6 Gérald de Maumont, qui fonda le
monastère des religieuses Dominicaines de Saint-Pardoux-ln-! livière, arrondissement.de Nontron, où il choisit sa sépulture.
Dans le Nobiliaire du Limousin, de Nadaud, il est dit que
Bernard de Maumont, frère du précédent, était, en 1292 et 1299,
abbé de Brantôme.
Un Hélie de Maumont, qualifié damoiseau en 1310, était seigneur
de Connezac, diocèse de Périgueux.
Une branche avait sa résidence au Vieux-Mareuil, en Périgord.

(1) Canton et arrondissement de Nontron (Dordogne).
(?).Uûfij3r.aucJje de. lajiiaisojt de .Maulmout - (ou de Maumont) portait pour
armes : D'azur à deux fasces d'or chargées de trois besants en orle ; et une
autre.: D'azur à une çroix alaisée d'or. ■

. . • ri

•'.



— 340 —
DE MAUSSAC, de Sauvaniac, de Fourmagniac, de Saint-Chéron, de Pazayac, en Périgord, etc.
ARMES : D'or à un chevron de gueules accompagné de
trois molettes d'éperon de même. Alias : Trois étoiles.

La Chenaye-Desbois et Saint-Allais, qui ont
publié la généalogie de cette famille, font remonter sa liliation à noble Jean de Maussac, sénéchal de la vicomté de
Turcnne, vivant dans la première moitié du xvi e siècle. Ces auteurs lui donnent pour petit-fils noble N. de Maussac, lequel fut
également revêtu de la même charge.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse d'extraction par
arrêt du conseil du roi du 21 juillet 1759, dans la personne de Jean
de Maussac, chevalier, seigneur de Maussac, de Sauvaniac et de
Fourinagniac, dont le fils est qualifié baron de Saint-Chéron ; et
j'ajouterai qu'elle a figuré dans les assemblées de la noblesse de
la Marche aux États-Généraux de 1789.
Le comte de Maussac, c'est ainsi qu'il est désigné dans la
Franco héraldique, par Ch. Poplimont, imprimé en 1875, résidait
alors en son château de Pazayac, près Terrasson, département de
la Dordogne.

MAVALEYX, de la Verdaille, de Saint-Maurice, de la Jalesie, de Chatard, de la Valade, de
Chamboret.
ARMES : D'azur à trois bandes d'or. (Armoriai manuscrit.) Dans le Grand Armoriai do France, registre de la
noblesse et du clergé de Périgueux : D'azur à trois chevrons d'or. Dans le Nobiliaire du Limousin : D'azur à la
croix de gueules.

Bien qu'il existe dans ces armes quelques différences, de même
que dans l'orthographe du nom, je ne crois pas me tromper en
disant qu'il ne s'agit ici que d'une seule famille.
En 1598, est-il dit dans le Nobiliaire du Limousin, de Nadaud,
article Mavaleix, branche de la Valade, les commissaires du gou-

(1) Nom écrit Mavallier, Mavalher, Mavalier, Mavaleix et Mavaleyx.

— 341 —
vernement chargés de la recherche de la noblesse trouvèrent
bonnes les preuves de noblesse de la famille.
En 1789 figure parmi les votants à Périgueux dans l'Ordre :
Messire Pierre de Masvaleix, chevalier, seigneur de Saint-Maurice,
habitant du noble repaire de la Jalesie, paroisse de Nanteuil.
Pierre de Masvaleix, écuyer, seigneur de Masvaleix et la Verdalle, maintenu par Pellot, íìt hommage au roi pour la terre de la
Verdalle, à Nanteuil, en 1667.

DE MAYNAHD (1), de Queille, de Mellet, de
Cassejouls, de Mouret, de Glerfage, de la Borderie.
ARMES : D'argent
Alias : D'argent.

à

une

main appaumée d'or. —

D'après un cachet apposé sur une lettre du 7
août 1752, de Julien de Meynard, seigneur de
Mellet, se voient les mêmes armes, mais avec l'adjonction d'un chef
chargé d'un croissant qui est peut-être une brisure indiquant une
branche cadette.
Gette famille, originaire du Quercy, se rattache au Périgord par
diverses alliances et y est encore représentée.
Aux États-Généraux de 1789, messire Joseph-Julien Maynard,
écuyer, seigneur de Mellet, habitant la ville de Brive, paroisse de
Saint-Martin', figure à Périgueux parmi les votants dans l'Ordre de
la Noblesse. Plusieurs membres de la même famille sont également
inscrits dans la liste des gentilshommes convoqués aux assemblées
de la noblesse des sénéchaussées de Tulle, Brive et Uzerche, entre autres : Maynard de Queille, Maynard de Mellet et Maynard de
Maumont.

(1) Ce nom est diversement écrit Meynard, Maynard, Mesnard et Ménard.

— 342 —
_^65

' X^/^X^/j

DE MAYNAHD et DE MESNARD , en Poitou, à
Paris et en Périgord.
ARMES : D 'argent sretté d'azur.

La maison de Maynard ou Mesnard (1) d'ancienne chevalerie, est originaire de la partie du
Poitou qui a formé le département de la Vendée
où elle est encore établie de nos jours. Elle y est connue dès le
commencement du xi e siècle et sa filiation non interrompue constatée par le généalogiste Cherin, depuis 1382.
L'auteur des branches actuelles est Christophe Chevalier, seigneur de la Vergne de Seault, de la Vergne-Cornet et de la Barotière, maréchal de camp en 1649, mort le 23 décembre 1665.
1° François, tige des barons de Langon.
2° Louis, tige des comtes de Mesnard, branche éteinte par le
fils du comte de Mesnard, chevalier de S. A. R. Madame la duchesse de Berry, mort en 1842, laissant d'intéressants souvenirs
publiés en 1844, pair do France, chevalier des ordres du roi.
3° Gabriel, tige des seigneurs de la Claye.
La branche des barons de Langon comprend aujourd'hui : Gaston, baron de Maynard, qui vient de reprendre l'orthographe Mesnard, chef des noms et armes, chevalier de la Légion-d'Honneur,
commandeur de Tordre de la Conception, secrétaire d'ambassade
de première classe. II a représenté pendant plusieurs années la
France à Lisbonne, comme chargé d'affaires, et a donné sa démission lors des lois contre la liberté religieuse. (Résidence, Paris.)
Les cousins germains de ce dernier sont :
lle
1° Rodolphe de Maynard, marié en Périgord avec M de Beauroyre dont plusieurs enfants.
2° Gédéon de Maynard ayant trois fils.
3» Machabée de Maynard, mort en 1885, laissant cinq enfants,
dont deux garçons.
4" Henry de Maynard, ancien officier supérieur de cavalerie,

(I) L'orthographe Mesnard, conservée par la branche des comtes de Mesnard,
a prévalu depuis Henri III ; toutefois , la branche des barons de Langon
(branche aînée) et celle des seigneurs de la Claye ont adopté sous Louis XV
l'orthographe Maynard, considérée comme plus ancienne.
Cetle famille est différente de celle de Maynard originaire du Quercy, dont
la notice précède.

— 343 chevalier de la Légion-d'Honneur, officier du Nicham-Illikar, ayant,
quatrp enfants, propriétaire à Génac, près Domino, en Périgord,
où il est un véritable apôtre des saines doctrines et de la charité.
5° Isabelle, mariée, en Périgord, au comte Ludovic de ChaunacLanzac.
Restant dans les limites d'une simple notice, il me reste néanmoins à rappeler que cette maison compte des chevaliers de Tordre
religieux et militaire de Saint-Jean de Jérusalem, des chevaliers
des ordres de Saint-Michel, de Malte et de Saint-Lazare et qu'elle
a fait ses preuves pour les honneurs de la cour.
Un de ses membres, maréchal de camp, capitaine colonel des
gardes de la porte, fut fusillé en 1797, coinme émigré rentré.

DE MELLET (ou DE MELET), de Bersac, de
Saint-Pardoux-de-Drône, des Arras, de Neuvic,
de Saint-Martial-de-Drône , de Lanclave , de
Vaílereuil, de Puy-de-Pont, etc.
ARMES : Parti, au l", d'azur à trois ruches d'argent,
qui est de Melet ; au 2°, d'azur au lion d'argent Iampassé,
armé et couronné de gueules, qui est de Fayolle.

La maison de Mellet est en possession de la terre de Neuvic
depuis plus de trois siècles et demi, en vertu d'une disposition testamentaire, en date du 17 avril 1532, d'Annet de Fayolle, seigneur
de Douet, Neuvic, Lanclave, etc., en faveur de Jean de Mellet,
seigneur des Arras et de Saint-Pardoux, son neveu, 111s de sa
sœur, à la charge par lui et ses descendants d'en porter les noms
et armes. C'est pour exécuter cette clause que les seigneurs de
Mellet ont depuis accolé leur blason à celui de Fayolle.
Le nom de Mellet est connu en Périgord, dit Saint-AUais, depuis Tan 1090 ; mais ce généalogiste ne donne une filiation suivie
que depuis Hugues de Mellet, damoiseau, lequel reçut une reconnaissance, au mois d'octobre 1334, pour les biens relevants de lui,
situés dans la paroisse de Bersac, au diocèse de Périgueux.
Dans une simple notice je ne puis suivre tous les sujets qui,
depuis ledit Hugues jusqu'à Bertric-Charles-Magdelon de Mellet,
colonel, commandant la légion de TAube, qui fait le quinzième
degré généalogique ; néanmoins, je vais donner place ici à Jean
de- Mellet, écuyer, seigneur des Arras, de Saint-Pardoux, de

Neuvic, etc., qui, le 10 septembre 1543, fut pourvu par Marguerite
de France, sœur unique du roi, et reine de Navarre, de l'offìce dé
son pannetier ordinaire ; à Magdelon de Mellet, chevalier, seigneur
de Neuvic, Saint-Pardoux, etc., qualifié baron de Neuvic, qui, en
1573, fut choisi par la reine Catherine de Médicis pour accompagner en Pologne le roi Henri III son fils, à son retour en France
nommé gentilhomme ordinaire de la chambre de ce prince en
1583 et fut tué à la bataille de Contras en 1587 ; à Bertrand de
Mellet, son frère puîné, chevalier, seigneur de Saint-Martial, etc.,
gentilhomme de la chambre du roi de Navarre et colonel d'infanterie, lequel commanda l'artillerie au siège de Rouen, se trouva à
la bataille de Coutras et fut tué au siège de Villebois. M. de Sully,
dans ses Mémoires, et M. deThou, dans son Histoire universelle,
parlent avec éloge de ces deux frères.
Sur la production de ses titres, la famille de Mellet a été maintenue dans sa noblesse par jugement de M. Pellot, intendant de la
généralité de Bordeaux, le 17 mars 1667, noblesse qu'elle a soutenue par ses nombreuses alliances avec les maisons les plus distinguées ; on peut en voir, dans le Nobiliaire de France de SaintAllais, une assez longue nomenclature.
Aux États-Généraux de 1789 figure parmi les volants dans
l'Ordre de la Noblesse de Périgueux : Haut et puissant seigneur,
messire Louis-Raphaël-Lucrèce de Fayolle de Mellet, seigneur de
Neuvic, comte de Mellet, maréchal des camps et armées du roi,
lequel était lieutenant-général et grand'croix de Tordre royal et
militaire de Saint-Louis.

DE MENOU, de la Cave, de la Garbonnière,
de Cumont, de la Valée, de Rastouillac, de la
Faurelie, de Camboulan, de Sanet, etc.
ARMES : De gueules à la bande d'or.
DEVISE : Msgna su■stincBlul^ magnis.

Courcelles donne à Françoise de Menou, fille
de Louis de Menou , propriétaire de la forge
vieille du Bugue, en Périgord, marié à Louis d'Abzac, écuyer,
seigneur de la Boissière-Bellegarde, le 9 août 1555, et à autre
Françoise de Menou, fille de noble Pierre de Menou, seigneur de
Camboulan, Serran, la Carbonnière et autres places, mariée le 8

— 345 —
novembre 1750, à Joseph de Gomarque, écuyer, seigneur de Gonys,
en Agenais, les armes suivantes : D'azur au chevron d'or accompagné de trois molettes d'éperon de même.
C'est ainsi, en effet, que Alexandre de Méuou, écuyer, sieur de
Rastouillac, fît enregistrer ces dernières, à Agen, le 21 février
1698, dans le Grand Armoriai de France.
Quoi qu'il en soit de ces érionçiations, j'ai à constater que toutes
les branches de l'aneienne maison de Menou du Perche qui se sont
répandues en Berry, en Touraine, en Agenais, en Férigord, en
Gironde et autres provinces, portent aujourd'hui les armes telles
qu'elles figurent en tête de cette notice.
Noble Louis de Menou, écuyer, seigneur de la Cave et de la
Garbonnière, qui vint s'établir en Périgord vers le commencement
du xvi° siècle, fut présent, le 26 octobre 1512, ainsi qu'il est dit
dans le Nobiliaire de Guicnne et de Gascogne, par M. O'Gilvy, à
la montre des gentilshommes sujets au ban et arrière-ban de la
sénéchaussée du Périgord, qui fut faite par devant Hélie de
Merle, écuyer, seigneur de Montgaillard, lieutenant de cette séné-,
chaussée.
Fut convoqué également au même service, le 18 juin 1639,
noble Pantaléon de Menou, écuyer, seigneur de la Carbonnière,
qui fit faire, le 15 juin 1613, une enquête pour prouver l'aneienne
noblesse de sa famille, enquête présidée par Jbean Chevalier,
avocat en la cour du parlement de Bordeaux, conseiller élu pour le
roi en l'élection du Périgord, de laquelle il résulta que, de toute
ancienneté, la maison de Menou avait été réputée noble.
Par une seconde enquête, du 3 août 1645, devant M. de Montozon, avocat en la cour du parlement de Bordeaux, il fut établi
qu'une chapelle située à main droite, en entrant dans Féglise
Saint-Sulpice du Buguc , avait été fondée par les seigneurs de
Menou, auteurs des seigneurs de la Cave et de Garbonnières,qui y
avaient jadis leur sépulture.
Pour plus amples détails, voir le Nobiliaire de Guienne et de
Gascogne, par O'Gilvy, le Dictionnaire de la Chenaye-Desbois et
Badier.

— 346 —
DE MÈREDIEU, de la Mothe, de Saint-Gérao,
de Sanilhae, de la Gauderie, repaire noble, dépendant de la seigneurie de Périgueux ; de la
Rolphie, ancien repaire noble, dépendant de la
même seigneurie ; d'Ambois, de Puy-Foucaud,
de Borie-Bru, ancien repaire noble, dépendant
aussi de Périgueux ; de Boulazac, id.
ARMES : D'azur à un rocher d'or de cinq coupeaux, mouvant d'une mer
d'argent et sommé de trois étoiles d'or posées 2 et 1.

Gette famille a reçu des lettres de noblesse en novembre 1699,
dans la personne de Elie de Mèredieu, écuyer, sieur de la Mothe,
conseiller du roi au présidial de Périgueux.
Aux États-Généraux de 1789 (Ordre de la noblesse), figurent
plusieurs membres de cette famille : Messire Pierre Eymeric de
Mèredieu, écuyer, seigneur de Puy-Foucauld ; messire Nicolas de
Mèredieu, chevalier, seigneur d'Ambois, de Borie-Bru et de Boulazac ; Antoinette de Mèredieu, habitant au lieu de Chanlebout,
paroisse de Chalagnac, laquelle donna procuration pour voter dans
l'Ordre de la noblesse à messire Jean-François Dupin , écuyer,
seigneur du Bcàtiment, et Marie de Mèredieu, dame d'Ambois, habitant au château de la Gauderie, laquelle constitua pour son
procureur général et spécial messire Antoine Durand, vicomte
d'Auberoche. (Voir aux procurations.)

DE MERIGAT, de Beaulieu.
ARMES : D'argent au chevron d'azur accompagné en
pointe d'un croissant de gueules.

Noble Louis de Merigat , écuyer , sieur de
Beaulieu, était l'un des gendarmes de la garde
du roi. Sa fille épousa, le 16 novembre 1636, un
d'Abzac de la Douze.

— 347 —
DE MERLE, de Montgaillard (1).
ARMES : D'or à deux cotices de sable accompagnées de
six merleltes de même.

La famille de ee nom a donné plusieurs maires
à Périgueux, en 1394, 1398, 1440, 1453, 1520,
1524, des lieutenants-généraux civils, des jugesmages et des conseillers au parlement.
Dans les archives de la Gironde il est dit que M. maître François de Merle, sieur de Montgaillard, conseiller en la cour, mourut
le 18 mars 1582, que le chapitre de Saint-André assista à ses
funérailles et que M. maître Léon de Merle, sieur de Monsalet, son
frère, conseiller à la môme cour, mort le 5 septembre suivant, fut
enseveli à la Grande Observance, où le chapitre assista également.
Frontonne de Merle , lìlle de Guilhem de Merle . lieutenantgénéral, juge-mage en Périgord en 1399, et de Alphoïde de Lur,
était femme de Pierre d'Arnaud, écuyer, seigneur de Paussat.
Aymond d'Arnaud, damoiseau de Paussac, leur fils, épousa, par
contrat, écrit en latin, du 5 décembre 1439, Marguerite Donald,
fille de Jean de Bonald, chevalier, seigneur de Gampanhac, de
Montignac, et de Jeanne de Royère. Parmi les témoins figure
Emeric de Merle, seigneur de Saint-Paul.

DE MERLHAC, (DE GILIBERT).
ARMES : De

gueules

au chevron

d'or accompagné

en

pointe d'un chêne d'argenl terrassé du second émail, ayant
le fût orné de quatre guis de chêne du troisième ; au chef
d'azur chargé d'un croissant d'argenl accosté

de

deux

étoiles de même.

Cette famille , d'après Saint-Allais et autres
héraldistes, tire son origine du Limousin.
Le Nobiliaire de France fait connaître une íìliation de neuf
degrés, depuis Jean de Gilibert, écuyer, sieur du Mas et de Cham-

(1)

Le fief de Montgaillard, possédé par

1600, à messire Jean de

la

la Bermondie, chevalier

famille

de Merle, passa, vers

de Tordre

du roi, seigneur

vicomte d'Auberoche, Fanlac, Clérans, etc., par son mariage avec Françoise de
Merle, sœur de Isabeau de Merle, dame do Froidefont.
En 1679, Joseph de Simon était seigneur de Montgaillard.

I

patier, conseiller du roi, fils de Gilibert, garde du corps, qui
épousa, le 8 septembre 1568, Marie-Anne de Faulcon.
Cette famille compte des conseillers du roi en grand nombre,
des officiers supérieurs dont l'un, Jean Gilibert de Merlhac, lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier do Saint-Louis, fut grand
prévôt général des maréchaussées du Limousin et de l'Angoumois
et maréchal des camps et armées du roi, des gardes du corps, etc.
Parmi les sujets que l'Eglise lui doit, je citerai d'abord deux
frères, l'un Jean de Gilibert de Neuvers, qui fut curé d'Ussac ;
l'autre, Jean-François de Gilibert, écuyer, seigneur de la Roche,
de Bord, chapelain de Lissac, chanoine du chapitre de Noailles,
curé de Saint-Basile, puis le neveu de ces derniers Martin Guillaume de Gilibert, écuyer, seigneur des terres ci-dessus, conseiller
dù roi, chanoine, curé de Brive à 24 ans, docteur en droit civil et
canonique, prieur commendataire du prieuré royal de Notre-Dame
de Muzi, co-seigneur des terres et seigneuries, haut justicier des
Andileux, et enfin Guillaume, abbé de Gilibert, chanoine du chapitre de Saint-André à Bordeaux, grand vicaire général du prince
de Rohan , archevêque de Bordeaux, prieur commendataire de
l'abbaye de Beaulieu. Jean-Pierre, abbé de Gilibert, était curé de
Boutigny,

372

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DE MESLON, de la Filolie.
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, d'azur á trois fers de
lance d'or ; aux 2 et 3, de sable à trois mains appaumées
d'argent posées 2 et 1, celles du chef en fasce et celle de
la pointe en pal.

Le droit de cette famille à prendre place dans
ce recueil nobiliaire n'est pas seulement établi
par sa présence en 1789 aux assemblées de la noblesse du Périgord, où parmi les votants pour les députés de Tordre aux ÉtatsGénéraux figure ainsi inscrit : « Messire Pierre de Meslon, écuyer ; »
mais antérieurement elle se voit dans la liste des gentilshommes
en faveur desquels les intendants de Bordeaux ont rendu des jugements de maintenue de noblesse, notamment en 1666 par M. Pellot, intendant de Guienne, et pendant la période de 1697 et 1718.
Au ban et arrièreOían, en 1674, de la noblesse de Sarlat, on
trouve parmi les comparants : Noble Jean de Meslon, écuyer, sieur
de la Filolie.

— 349 —
DE MEYJÛUNISSAS, de Veynac, des Granges, de Laubarie, de Marvol, de la Rigeardie, du
Treuil, du château de Rissetre et Foncenier, du
Repaire.
ARMES : Do gueules au croissant d'argent, et au chef
chargé de trois étoiles rangées d'argent.

Parmi les votants pour les députés de la noblesse en 1789 figurent dans l'Ordre : Messire Antoine de Meyjounissas de Veynac, écuyer, seigneur du lies des Granges, de
Laubarie, etc., et messire Louis, écuyer, son fils aîné, seigneur du
Repaire, et dame Marie de Meyjounissas, veuve de messire Léonard
Aubin de Boulouneix, écuyer, lieutenant-général du prévôt des
Monnaies. (Voir aux procurations.)

DE MEYNARD , de Vanxains , commune et
canton de Ribérac (Dordogne).
ARMES : D'azur à la tour d'argent accompagnée de sept
étoiles de même rangées 4 en chef et fl en pointe. On
trouve ces dernières remplacées quelquefois par des croisettes.

F. Meynard , à qui Louis XVIII accorda en

1815 le titre de baron, avait fait partie de ('assemblée dite de la
Convention. Son vote dans le procès de Louis XVI se distingua
de celui de ses collègues de la Dordogne, lesquels, au nombre de
neuf sur dix, votèrent la mort du roi. Seul, F. Meynard vota la détention pendant la guerre, sauf à prendre pendant la paix, de la
part de la législature, les autres moyens de sûreté générale que les
circonstances pourraient exiger. L'horrible sentence de mort étant
prononcée, Meynard fut encore de ceux qui demandèrent l'appel au
peuple. Incontestablement, il eût sauvé l'infortuné monarque et
épargné ainsi à la nation française la flétrissure sanglante qui s'attache à jamais au nom de Régicide. Le père dudit François, Cristophe Meynard, capitaine des invalides, habitait au bourg de
Vanxains, près Ribérac.
Le fils du baron de Meynard, marié deux fois : 1° avec Coralie
de Malet de la Farge ; 2° avec Coralie de Malet de Roquefort, est
mort sans laisser de postérité.

— 350 —
375

DE MEYRIGNAC DE BOYT.
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, de gueules au chevron
d'or accompagné de trois tours d'argent posées 2 et 1 ;
aux 2 et 3, d'azur à deux lions affrontés d'argent.

Ces armes se voient sur des lettres des 7 septembre, 15 octobre, 1 er décembre 1780 et 8 septembre 1789, sous le nom de N. de Meyrignac
de Boyt, conseiller au présidial de Sarlat.

DE MIRANDOL, de Faure, d'Alias, de Pechaud, de Peyruzel, de Montravel, de Falguière,
de Castel-Laroque, de Valade, de la Vigerie, de
Gondat, etc.
ARMES : D'argent á l'aiglo óployée de sable, becquée et
membrée de gueules ; au chef d'azur chargé de trois
étoiles d'or rangées en fasce.

Gette famille, originaire du Quercy, où elle a
possédé, dit Saint-Allais, jusqu'au commencement du xvm" siècle,
la terre de son nom, située à une lieue de la ville de Martel, est
e
venue s'établir en Périgord vers la seconde moitié du xvi siècle.
Ge généalogiste fait remonter son origine à Gaillard de Mirandol
qui, dans un acte de l'an 1000, était qualifié noble et puissant seigneur , mais il n'établit aucune filiation suivie que depuis 1490,
date d'un hommage que François de Mirandol de Faure rendit au
vicomte de Turenne.
Cette famille a fait ses preuves de noblesse devant les commissaires de Tordre de Malte pour la réception de Françoise de Mirandol (janvier 1643), en qualité de religieuse au couvent de SaintJean de Jérusalem à Toulouse, lequel couvent elle quitta pour être
grande prieure de celui du même ordre à Martel. Sa communauté
ayant été ruinée par les désordres des guerres civiles, elle la restaura et en fut déclarée fondatrice.
Aux États-Généraux de 1789, figure à Périgueux, parmi les votants dans TOrdre de la Noblesse : Messire Antoine Casimir, comte
de Mirandol, chevalier, seigneur de Peyruzel, de Pechaud et autres
lieux.
C'est ce même comte de Mirandol, capitaine au régiment de

— 351 —
Fargues (dragons), chevalier de Saint-Louis, qui fut élu député du
département de la Dordogne à la chambre de 1815 et réélu en 1816.
L'un de nos plus brillants officiers était un des petits-íils de ce
dernier.
Aujourd'hui , deux frères jumeaux, fils du comte Gustave de
Mirandol, frère du général et do demoiselle de la Faye de la Martinie, sont sortis officiers de l'école de Saint-Cyr. L'un continue
la carrière militaire et l'autre, démissionnaire, a épousé M lle de
Monteil.

DE MOLINIER, de Lacan, de Beroy, de Garnpadou, etc.
ARMES : D 'argenl à deux colombes affrontées, becquées
de gueules, posées sur une montagne de sinople à deux
eoupeaux, au chef de gueules chargé de trois étoiles
d'or.

Noblesse d'ancienne chevalerie, dans le Périgord, dont le premier sujet, ajoute la Chenaye-Desbois, est Pierre
de Molinier, chevalier, vivant en 1220.
Un gentilhomme de cette famille, appelé également Pierre de
Molinier, écuyer, capitaine de 100 hommes d'armes, par commission du roi du l 01' octobre 1626, fut chargé par le duc d'Epernon,
lieutenant-général et gouverneur de Guienne, de s'opposer aux
entreprises des croquants qui, répandus dans le Sarladais au nombre de 8,000, pillaient les châteaux qui se trouvaient sur leur passage. Le capitaine Buffarot, chef de ces révoltés, tisserand de
Monpazier, fut tué par ledit Molinier. Plus tard, est-il dit dans des
notes de M. O. Larguerie (de Monpazier), un Christophe de Molinier
fut tué en duel par un jeune plébéien de cette ville.
Cette noble maison a donné une longue série de vaillants officiers, dont six au moins sont morts au champ d'honneur. Je citerai
entre autres deux lieutenants-colonels, l'un tué à la tète d'une
compagnie de grenadiers , et l'autre , son fils , tué au siège de
Rocroi.
Parmi les votants pour les députés de la noblesse aux ÉtatsGénéraux de 1789, on voit Marie Gaspard de Molinier de Lacan,
chevalier, seigneur de Beroy et Campadou , chevalier de l'Ordre
royal et militaire de S int-Louis.

DE MONEYS et DE MONINS, d'Hautesort, de la
Châtie, d'Ordières, de Chastain, de Freny, de la
Bernardië, de le Leu, de Sibioux, de la Madeleine, de Mazerol, de Bretange, etc.
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, d'or à un lion de gueules ;
aux 2 el 3, d'azur à Irois bandes d'argenl. Alias : A deux
chevrons brisés. (Catalogue des Nobles de la généralité de
Poitiers, 1667.)

La maison de Moneys, originaire du Périgord, est issue de
noblesse chevaleresque. L'on ne peut guère douter de ces
deux assertions quand on voit dans la .notice que j'ai sous les yeux
que, dès le xui° siècle (en 1272), Pierre de Moneys est qualifié chevalier d'Hautesort, en Périgord ; qu'en 1303, Giraud de Moneys, en
1311 Geoffroy de Moneys et en 1336 Géraud de Moneys sont qualifiés damoiseaux d'Hautesort.
Sur la production de ses titres la famille a été maintenue dans sa
noblesse d'extraction par jugement de 1667 (30 décembre), en Poitou. Plus tard, elle a encore fait ses preuves de noblesse à Toccasion de l'entrée aux pages du roi Louis XVI, le 22 mai 1782, de
Jean Romuald de Moneys, seigneur d'Ordières, du Chastain, de
Mazerol et autres lieux, lequel fut successivement l or page de la
grande écurie, capitaine au régiment de Lorraine (dragons), chevalier de Saint-Louis et de la Légion-d'Honneur et enfin maire de
la ville.de Périgueux du 31 juillet 1820 au 17 août 1830.
C'est le petit-neveu de cet aimable et spirituel vieillard, le marquis de Moneys, mort à Périgueux le 7 décembre 1848, emportant
les regrets de tous ceux qui l'ont connu , qui fut, en 1870, la triste
victime de la férocité des bandits d'Hautefaye. On sait qu'Alain de
Moneys, noble jeune homme à peine âgé de 20 ans, après avoir
été inhumainement mutilé, fut brûlé vif en place publique un jour
de grande foire, au milieu d'une foule terrorisée et d'une administration lâchement spectatrice de ce drame sanglant et barbare.
Ce crime horrible méritait un châtiment, et quatre des principaux
coupables surent exécutés plus tard sur le lieu même où il avait été
perpétré. Mais combien de complices qui échappèrent à la justice !
Le dernier représentant de cette branche, le frère d'Alain de
Moneys, est entré dans les ordres sacrés et est aujourd'hui aumônier des Frères, à Périgueux, où il ne cesse de répandre ses bienfaits, de multiplier ses bonnes œuvres.

— 353 —
DE MONS, en Périgord.
©

Û

ARMES : D'argenl à deux annelels de gueules en chef,
el une clé de même en poinle. C'est ainsi qu'elles sont décrites dans la Roi d'armes, par le R. P, do Varennes.

Dans la Guienne historique , il est dit qu'en
1259 la garde d'une bastide ou forteresse désignée anciennement sous le nom de Castillon-Neou
ou Chàteauneuf, et par corruption Castillónuès, ville du département de Lot-et-Garonne, dans l'ancien diocèse de Périgueux, archiprêtré de Bouniagues, en Sarladais, avait été confiée à Bertrand
et Arnaud de Mons frères, lesquels étaient devenus co-seigneurs,
avec Elie, abbé de Cadouin, d'une partie du territoire qui entourait
Gastillonnès, la suzeraineté n'en appartenant pas moins aux puissants seigneurs de Biron qui l'avaient fait bâtir dans le commencement du xni° siècle.

Du MONT ET DUMONP, de Beaufort, de Peignefort (1).
ARMES : D'argent à un mont de sinople mouvant de la
pointe de l'écu, chargé dans sa partie supérieure d'une fleur
de lis du champ , accompagné en chef de deux étoiles
d'azur.

C'est le sceau dont fait usage la famille de ce
nom en Périgord, et que portait un Du Mont, chargé d'affaires de
la cour de France à Vienne.
On a tout lieu de croire que cette famille, dont les premiers sujets habitaient Valenciennes, et qdi vint s'établir en Périgord, en
1782, est une branche du même nom en Flandres, dont il est parlé
dans la Chenaye-Desbois. Ce généalogiste mentionne, en effet, un
François-Louis-Joseph Du Mont, écuyer, seigneur Du Mont et de
Beaufort, lequel partagea avec son frère cadet la succession de
leur mère, du 3 septembre 1730 et 8 octobre 1731 .

(1) Le château de Peignefort, commune de Paussac, passa, il y a un siècle et
demi environ, de la maison de Robinet, dont la notice suivra plus loin, dans
calle de Du Mont de Beaufort par le mariage d'un de ses membres avec un a
demoiselle de Robinet de Peignefort.
23

Gette opinion, d'une communauté d'origine, acquiert une nouvelle force quand on voit l'analogie des armes des Du Mont en
Flandres et des Du Mont en Périgord. Les premiers portent : aux 1
et 4, d'azur au sautoir d'or, accompagné de trois molettes d'éperon
de mémo, et les seconds, avant l'adoption du mont, (armes
parlantes), portaient : d'azur au chevron d'argent chargé de cinq
mouchetures d'hermine, accompagné également de trois molettes
d'éperon.

Les deux frères dont il vient d'être ici question étaient fils de
Roland-Glaude-Honoré Du Mont, écuyer, seigneur de Croix, reçu
chevalier d'honneur au bailliage royal et présidial de Bailleur eri
Flandres, au mois de janvier 1735, et petit-fils de Philippe-Ernest,
écuyer, seigneur Du Mont, de Croix, de Beaulieu et de la Sollière,
grand bailli des villes et pays d'Armentières et de Saint-Simon.

DE MONTAIGNE (1) ( EYQUEM).
ARMES : D'azur semé de trèfles d'or, á une patte de
lion de même, armée de gueules, mise en í'asee.

C'est ainsi que dans ses Essais, chap. XLVI des
Lois somptuaires, notre illustre compatriote Michel de Montaigne les décrit lui-même.
Devise inscrite sur le château : Je he comprends pas, je m'arrête, j'examine.
La terre de Montaigne avait été achetée par Ramon Eyquem,
aïeul de l'immortel auteur des Essais, dont le père lit bâtir le château de Montaigne.
L'an 1551, Michel de Montaigne fut nommé conseiller au parlement de Bordeaux, charge qu'il conserva jusqu'en 1572.
En 1581, après un séjour de cinq mois à Rome, il reçut une
bulle de citoyen romain. La même année, il fut élu maire de Bordeaux et continué dans cette charge jusqu'en 1585.
Quelques années avant de recevoir le titre de gentilhomme
ordinaire de la chambre du roi, Charles IX l'avait honoré du collier
de Tordre áe Saint-Michel.
Sa mort, arrivée le 13 septembre 1592, fut celle d'un gentil-

(1) Montaigne, ancien repaire noble, commune de Saint-Michel de
fare, canton do Vélines, en Périgord.

Bonne-

homme chrétien. N'en a-t-on pas une preuve touchante clans le tableau que possède le Musée de Périgueux? On y voit Michel de
Montaigne sur le point de rendre le dernier soupir, 33 soulever de
sa couche pour recevoir le Saint -Viatique du prêtre célébrant la
messe k l'autel élevé dans sa chambre même, en présónce de sa
femme et de sa fille en larmes, et d'une nombreuse et sympathique
assistance prosternée à genoux. Œuvre du peintre Robert Fleury,
dont le talent a dû être inspiré par un sentiment éminemment catholique.
Né le 29 février 1533, on voit que Montaigne n'avait vécu que 59
ans, 7 mois et 16 jours.
II fut enseveli à Bordeaux, dans l'église des Feuillants, où sa
veuve, Françoise de la Ghassaigne, lui fit élever un tombeau.

DE MONTAGU, de la Siguenie, de Tarlandie,
de Borivieille, d'Agonac.
A RMES : D'argent au mont de six coupeaux de sable, accompagné en chef d'une étoile d'azur accostée de deux
croissants de même. Alias : D'azur au mont d'argent de
cinq coupeaux ; au chef cousu de gueules, chargé d'une
étoile d'argent accostée de deux croissants de même.

Nicolas de Montagu, écuyer, seigneur de la Siguenie, conseiller au prósidial de Périgueux, était maire de cette ville, en 1670.
En 1750, un descendant de cette famille était également qualifié
écuyer, seigneur de la Siguenie.
Le titre d'écuyer, qui, avant 1789, était qualificatif de noblesse,
étant porté par la famille depuis plus d'un siècle, le nom et les
armes dé Montagu doivent avoir place dans VArmoriai de la Noblesse du Périgord.

483

DE MONTALEMBERT, de
Montmarvès, et en Périgord.

la Bourlie, de

A RMES : D'argent à la croix ancrée desable.

- r-J

Maison d'ancienne chevalerie une des plus illustres du Poitou, répandue en Auvergne, en
Angoumois, en Périgord,. en Agenais, et en Bre-

— 336 —
tagne ; elle prouve une existence depuis 1050, et une filiation suivie depuis 1250.
Lainé, la Chenaye-Desbois, Saint-Allais et autres généalogistes
ont fait l'historique de cette grande maison. II est donc inutile —
et le cadre restreint d'une notice m'y oblige du reste — de rappe- ■
ler, après ces auteurs accrédités, tous les sujets qui pendant plus
de six siècles, dans l'armée et dans l'Eglise, ont rendu célèbre
le nom de Montalembert.
Toutefois je tiens à mentionner, ici, qu'au xiv e degré de la filiation établie par eux sur titres, Jean de Montalembert forma, en Périgord, la branche dite de la Bourelie, par son mariage en date du
29 août 1672, avec Suzanne de Saint-Ours, fdle de Henri de SaintOurs, seigneur de la Bourelie, de Lancinade, de Trigonan, en Périgord ; que de cette union provint, Bertrand de Montalembert, de
la Bourelie, capitaine d'nfanterie, lequel épousa, le 16 juin 1701,
Marguerite de Baudet, fdle d'Antoine de Baudet; seigneur de Cardou, et de Marthe de Laval, dont deux fils, l'un capitaine de grenadiers au régiment de Nivernais, et l'autre, Joseph de Montalembert, lieutenant des maréchaux de France, en la province du Périgord, marié le 27 octobre 1731, avec Anne d'Arlot, iille de Jacques
d'Arlot de Frugie, seigneur de la Lalinde et de Gumont, et de
Marie Claire, de la Doyre-.
Le comte de Montalembert, issu de ces derniers, était le grandpère du comte Ludovic de Chaunac-Lanzac, habitant en son château de Monbette, commune de Dôme, en Périgord.
Au nombre des votants à Périgueux, en 1789, dans l'Ordre de la
Noblesse, figurent ainsi inscrits : « Hauts et puissants seigneurs
Jacques, comte de Montalembert, seigneur de la Bourelie, Urval,
Montmarvès et autres lieux, demeurant en son château de la Bourelie ; haut et puissant seigneur, messire Léonard-Pierre de Montalembert, chevalier, lieutenant-colonel, commandant du bataillon en
garnison en Beaujolais, et chevalier de Saint-Louis. (Voir aux procurations.)
Inutile de rappeler que cette maison a été déclarée noble d'extraction par arrêt de la chambre des réformations, le 17 novembre
1668.

- 357 —
DE MONTAHD, de Ghampagnac, de Maragniac,
de Villaserres, de Lassaigne, de la Tour.
ARMES : Parti, au 1, d'or à Irois bandes de gueules ; au
2, d'azur à deux pâlies de griffon d'or, contournées.

Suivant une tradition de toute ancienneté —
dit Gourcelles — cette famille est originaire du
Poitou — d'autre part il est dit qu'elle tire son nom de Montard,
près Macéré, en Limousin — et transplantée dans les provinces du
Périgord et de l'Agenais, depuis à peu près 400 ans. Cette même
tradition porte que Pierre de Montard, qui vint s'établir le premier
en Périgord, y épousa Hélène d'Abzac et que leurs descendants
ont constamment fait le service dans les ban et arrière-ban des armées de nos rois ; que Gédéon de Montard, qui servait dans la marine, fut commandant de l'Isle-Sainte-Croix, sur la lin du xvn° siècle,
et qu'il mérita dans plusieurs circonstances les éloges de M . de
Bans, alors chef d'escadre ; que Pierre de Montard obtint, sous
Louis XIV, un certificat de noblesse pour entrer à Neufbrisack, où
il fut élevé ; eníìn, que dans des temps plus reculés, Michel de
Montard, ayant été taxé par les commissaires aux francs fiefs, fut
déchargé après avoir justifié de sa noblesse.
Un arrêt de la Cour des aides et finances de Guienne, en date du
2 septembre 1777, constate une maintenue en faveur de la famille,
et j'ajoute que, comme confirmation de noblesse, messire Jean
Louis de Montard, écuyer, mousquetaire de la garde du roi, siégea
en 1709, parmi la noblesse de la sénéchaussée de Guienne convoquée pour sélection des députés de Tordre aux États-Généraux, et
j'ajoute de plus que dans la liste des émigrés, figure dans le district de Bergerac, 1793, ainsi inscrit : Lassaigne-Montard, qui ne
peut être que Montard de Lassaigne.

485

mm

DE MONTAKDIT, d'Agonac, de la Beylie, de
Lascoux, de Montagrier, de la Feuillade, etc.
ARMES : Kcarlelé, aux 1 cl 4, d'or plein ; aux 2 et 3, de
gueules au chef cousu d'azur, chargé de Irois tours d'argenl, maçonnées et crénelées do sable.

Celte maison d'ancienne Noblesse du Périgord,

- 358 connue dès le x e siècle, tirait son origine du lieu d'Agonae, où elle
possédait un château de son nom, encore existant, que Frotaire,
évêque de Périgueux, avait fait bâtir en 980, avec trois autres qui
entouraient le sien, pour lui servir de défense contrôles invasions
des Normands qui pillaient et ravageaient le pays.
Après ce préambule, la Chenays-Desbois fait connaitre, pour
premier sujet de cette famille, qu'il dit éteinte dans la première
moitié du siècle dernier, Hélie de Montardit, qualilié chevalier d'Agonae, seigneur de Montardit, vivant en 1149. La filiation que
ce généalogiste en donne, depuis cette date, se poursuit jusqu'à
Marc-Antoine de Montardit, chevalier, seigneur de la Beylie, mort
en 1713, sans postérité.
Ce fut un Jean de Montardit, écuyer, seigneur de la Beylie qui,
aidé dè quelques catholiques, reprit, en 1581, avec Jean de Chillaud-des-Fieux, la ville de Périgueux, dont les religionnaires s'étaient emparés en 1571.
Dans les maintenues de Noblese par Pellot, intendant de Guienne,
figure Jean de Montardit, écuyer, seigneur de la Beylie.

DE MONTABDY, de Pré, du Peyrat, de la
Palurie, de Montfort, de Fonfroide, des Ages.
ARMES : Ecartelé, au 1, d'or à l'arbre arraché de sinople ; au 2, d'azur à Irois fleurs de lis d'or rangées en
sasec ; au 3, d'azur au chevron d'or accompagné de trois
croissants de même, et au 4, d'or à l'aiglo éployée de
sable, languée et onglée de gueules.

La différence totale de ces armes avec celles décrites à l'article
qui précède et les lettres patentes de noblesse dont le roi Louis XV
récompensa les services des Montardy de la Palurie, le 7 avril
1777, indiquent clairement deux familles distinctes.
Les Montardy dont il est ici question sont en possession de la
noblesse et les survivants portent toujours dignement leurs nom et
armes.
Leurs qualifications d'écuyer et de chevalier se justifient pleinement par leurs services militaires. Ainsi, Jehari de Montardy,
écuyer, capitaine en 1692, fut blessé à la bataille de Steinkerque,
et, dans les campagnes qui suivirent, de 1701 à 1714, il reçut de
nombreuses blessures. Pour récompenser sa bravoure, le roi, en

- 359 —
1746, lui donna l'ofstce de conseiller secrétaire de la couronne auprès du parlement de Bordeaux.
L'aìné de ses fils, Joseph, écuyer, seigneur de la Palurie, fut
garde du corps sous Louis XV, dans la compagnie du duc de
Charost, se retira du service, en 1736, à la suite d'une grave
blessure ;
Le second, Etienne, seigneur des Ages, capitaine dans le régiment Dauphin-Cavalerie, reçu chevalier de Saint-Louis, le 12 février 1763;
Le troisième, Jean, écuyer, garde du corps, compagnie du prince
de Beauveau ;
Le quatrième Joseph, écuyer, seigneur de Montfort, capitaine
dans la compagnie de Watteville, chevalier de Saint-Louis ;
Le cinquième, autre Etienne, lieutenant au régiment d'infanterie
Rouergue, mort au service dès sa première campagne à Lancof
(Bavière) en 1743 ;
Le sixième, Jean, écuyer seigneur de Fonfroide, prêtre, docteur
en théologie, mort le 24 janvier 1767.
Le fils de Joseph, l'aìné des six frères qui précèdent, appelé
comme lui Joseph, qualifié chevalier, seigneur de la Palurie,
entra en 1749, dès l'àge de 16 ans, dans les gardes du corps, où il
fut maréchal-des-logis, et, en 1774, chevalier de Saint-Louis.
C'est lui qui, en récompense des services des Montardy, reçut des
lettres patentes de noblesse du Hoi Louis XV, datées du 7 avril
1777 et enregistrées, en novembre de la même année, à la cour
des aides de Bordeaux.
Le dit Joseph émigra à la révolution et servit à l'armée des princes.
Son fils Joseph, chevalier, seigneur de la Palurie, garde du
corps, émigra également et se retira avec le grade de capitaine de
cavalerie et de chevalier de Saint-Louis.
De son mariage, le 13 septembre 1786, avec Louise de Montcil,
fille de René de Monteil, chevalier, seigneur de Fayolle, Maville et
Douzillac et de Marie de Grailly, provinrent :
1° Louis René de Montardy, chevalier, seigneur de la Palurie,
garde du corps dans la compagnie de Luxembourg, se retira capitaine de cavalerie en 1821 ; il avait épousé M lle de Roussel-de-Goderville, dont un (ils Edmond, né le 4 août 1832, qui, de son mariage avec M Ue d'Hemery, a eu deux filles : la baronne Adalbert de
Beaucorps et M me Paul de Laage et trois fils, dont l'aìné, René, a
épousé M" 0 de Ferré de Péroux et Jean et Louis. Celte branche
s'est fixée dans la Charente.

2° Henry de Montardy, frère de Louis René, également garde du
corps dans la compagnie de Luxembourg, avait épousé M" e dé
Roux, d'où sont issus : Gaston de Montardy, né le 5 décembre
1832, marié le 24 août 1863 à Adèle de Ronnegens des Hermitans, sans descendants, et Elie de Montardy (François), né le 25
mai 1835, marié le 14 juin 1807, avec Marie-Louise Daussel, fille de
Philippe Daussel, député à l'Assemblée nationale, sénateur, président du Conseil général de la Dordogne, officier de la Légion
d'Honneur, et de Marie Vidal de Roisset, dont :
Yvonne (Marie-Lucie-Gaston) née le 8 février 1870, à Périgueux, et Henry (Gabriel-Joseph), né le 13 octobre 1871, au château de Puy-Robert (Montignac-sur-Vézère, Dordogne).
La famille de Montardy a voté, à Périgueux, dans F Ordre de la
Noblesse, aux États généraux de 1789.

DE MONTAURERT (Ferrand et Ferrant! de la
Valade, deVersannes, de Montastruc.
ARMES : D'azur à trois bandes d'or. Grand Armoriai de
France, registre de Périgueux, sous le nom de Gabriel
Ferrand, écuyer, seigneur de Versannes et de Montastruc.

Aux États-Généraux de 1789, on voit parmi
les votants de Périgueux, dans l'Ordre de la Noblesse : « Messire
Jean Ferrand-de-Montaubert, chevalier de Saint-Louis, habitant du
bourg de Saint-Paul de Lisonne, et y possédant le fief de la Valade
par indivis. » (Voir aux procurations.)

DE MONTAUT, de Mussidan.



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ARMES : D'argent, au chef denché d'azur.

C'est ainsi que ses armes sont décrites sous le
nom de Montant, qualifié damoiseau, seigneur
de Mussidan, enPérigord.

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t
Parmi les signataires d'une délibération de
4
l'Ordre de la Noblesse, de la sénéchaussée principale de Périgueux, du 30 juillet 1789, à l'effet de donner de nouveaux pou-

— 361 — veaux pouvoirs à ses députés aux États-Généraux, figure le nom
de Montant.

489

DE MONTBERON (Guil aume), Evêque de Pórigueux.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, burclé d'argent et d'azur
de huit pièces ; et aux 2 et 3, do gueules plein.

Noble famille de l'Angoumois. Ce prélat
occupa le siège de Périgueux 20 ans 11 mois et
3 jours et mourut le 9 février 108] .

DE MONTEIL (et du Monteil) de Douzillac, du
Terme, du Claud, des Brousses, de Fayolle, de
la Vigerie, de la Garde, du Maine-du-Bosc, de la
Grèze.
ARMES : De gueules à la croix d'or, cantonnée de 4 roses d'argent.

Jean de Monteil, avocat au Parlement de Bordeaux, conseiller,
élu en sélection de Périgueux, pendant 40 ans, fut anobli par lettres patentes de décembre 1661, en récompense de son dévouement à la religion catholique et à la royauté.
Son fils Simon François obtint, en août 1674, des lettres de confirmation de noblesse. De son mariage avec demoiselle Marguerite
de Fayolle, provint, entre autres enfants, demoiselle Marguerite de
Monteil de la Garde, laquelle épousa, le 22 octobre 1699, messire
Félix de Gontaud, do Saint-Geniez, chevalier, seigneur de
Saint-Cirq. Parmi les nobles parents et amis qui figurent au contrat
— c'est ainsi qu'ils y sont désignés — on voit le nom de du Monteil-Lagrèze. Evidemment c'est un des ascendants de feu M.
du Monteil de Lagrèze, procureur du Roi sous le gouvernement de
Louis -Philippe I er . .
La famille de Monteil compte des officiers, des magislrats et
quatre archiprêtres de Vanxains.
Elle est représentée dans l'Ordre de la Noblesse, aux États-Généraux de 1789, par messire Léonard-Guillaume do Monteil, écuyer,

— 362 —
chevalier, seigneur du Maine-du-Bost, habitant du dit lieu ; et par
messire René de Monteil, chevalier, seigneur de Douzillac, habitant du lieu de Fayolle, paroisse de Villetoureix (1) et également
par dame Marie-Magdeleine de Mohtáil, veuve de messire Guillaume de Chabaneix, seigneur du Chambon, laquelle vota par procuration donnée par elle à messire -Antoine de Malet-du-Pont,
chevalier, habitant de la ville de Lille. (Voir aux procurations.)
La famille de Monteil est aujourd'hui représentée en Périgord,
par Marie-Xavier de Monteil, né le 25 août 1861, iils de FrançoisLouis de Monteil et de Marie-Frauçoise-Thérèse do Marcellus
(Martin de Tyrac) et par plusieurs filles, dont l'une, mariée le 12
septembre 1882, à Georges-Louis-Camille comte de Mirandol, et
l'autre le 18 juin 1890, à Eugène de Rodard de la Jacopière.

DE MONTESQUIOU, do Fages, de SainteColombe, duEousquct, de Saint-Cyprien, en Périgord, etc.
AKMES : Ecartelé au 1 et 4, d'or à deux tourteaux de
gueules l'un sur l'autre, qui est de Montesqúiou ; ces armes figurent au musée de Versailles, sous le nom de Raymond Aymeri, baron do Montesqúiou, qui suivit PhilippeAuguste à la troisième croisade ; aux 2 et 3 d'azur, à trois
colombes d'argent, 2 et 1, et un croissant de même en chef, qui esl de SainteColombe.

Cette maison, que les généalogistes, entre autres Moréri, font descendre de la race mérovingienne, compte grand nombre de branches qui toutes ont donné d'éminents personnages. On y voit un
cardinal en 1350, plusieurs évêques dont un, Henri Jacques de
Montesqúiou, nommé au siège de Sarlat, le 3 mai 1747, lequel mourut le 19 janvier 1777 et fut enseveli clans la chapelle du SaintSacrement, à Périgueux, à côté de son prédécesseur Alexandre le
Diane ; des maréchaux de camp, parmi lesquels le célèbre Rlaise
de Monluc (Montesqtiiou par les femmes) et le comte d'Artaignan ;
des chevaliers des Ordres du roi, des lieutenants-généraux d'armées, dont le duc de Fezenzac ; un abbé de Montesqúiou, ministre
de Louis XVIII, etc., etc.
(1) Le dit René était fils de Léonard de Monteil, écuyer, seigneur de Fayolle
et autres places, et de Marie de la Geard (de Chcrval) et marié le^ 18 mars 1701
k Marie de Grailly.

— 3i>3 —

II existait en Pórigord (paroisse de Sainte-Colombe) c,npn loin
deLalinde, une branche de rillustrc maison de Montesqúiou, connue sous le nom de Montesquiou-de-Fages, seigneur de SainteColombe, surnommé le capitaine de Sainte-Colombe, lequel eut
pour fils Bernard-Antoine de Montesqúiou, chevalier, baron de
Sainte-Colombe, seigneur de Fages, de Bousquet, de Lussac, etc.,
qui fut colonel du régiment des gardes, vers la fin du xvi° siècle.
Jacques, fils de ce dernier, qualifié également chevalier seigneur
de Sainte-Colombe, de Fages, de Bousquet, de Saint-Cyprien, de
Lussac, etc., contracta mariage, le 13 février 1061, avec Marguerite
de Mellet, de Neuvic (veuve de François de Siorac, écuyer), fille
de Philippe de Mellet et de Marguerite d'Abzac.
Marie de Montesqúiou, devenue héritière de tous les biens de sa
branche, les porta en 1700, dans la maison d'Ajat, par son mariage, à cette date, avec Bernard d'Hautefort, sieur d'Ajat.
La terre de Fages a passé, depuis, par succession, aux d'Arlot
de Frugie et aux Taillefer de Barrière.

DE (ou DU) MONTET, de la Moulière, de l'Isle,
de la Mothe, des Lesches, ancien repaire noble,
relevant de la chapellenie de Mussidan, etc.
ARMES : D'azur à un mont d'or mouvant de la pointe
de l'écu, au chef d'argent, chargé de trois étoiles do
gueules.

Le nom de cette famille se trouve clans la liste
des familles maintenues dans leur noblesse pendant la période de
1697 à 1718 et parmi les votants à Périgueux, pour les députés de
l'Ordre aux États-Généraux de 1789, on voit ainsi inscrit : « Messire Charles-Claude-Marie du Montet, comte de l'Isle, seigneur du
château de La Mothe-des-Lèches, en la sénéchaussée de Périgueux et autres lieux, capitaine dans la division deLamarque, des
canonniers gardes-côtes, etc. » (Voir aux procurations.)

- 30 i DE MONTETY, du Pouget, etc.
ARMES : Parti, au 1", d'azur à un rocher d'argent surmonté de trois arbres rangés en chef ; au 2, d'azur à un
lion d'or sur la pointe d'un rocher d'argent.

Cette famille, originaire duRouergue, est établie en Pórigord, depuis plusieurs années, et y
possède la propriété du Pouyaud, près Mussidan.

DE MONTFERRANT do Faubournet, de Puybeton, de la Salle-sur-l'Isle, de Mensignac, de
Peyrebrune de Saint-Orse, de Montréal, de Montaut, etc.
ARMES : Ecartelé d'or et de gueules.

La maison de Faubournet-de-Monferrand
(voir Courcelles), originaire du pays appelé l'entre-deux-mers, dans
le diocèse de Rordeaux, est connue depuis 1273 et son établissement en Périgord remonte à plus. de -100 ans.
Ce fut Sibille de Riron, héritière de la maison de Riron-Monferrand, et en cette qualité dame de Montferrand, qui, par son testament, en date du 22 janvier 1446, institua pour son héritier universel David de Faubournet, son íìls aîné, à la charge de porter et
de faire porter à ses petits-enfants le surnom de Montferrand.
Plus tard le nom de Gontaut — dont la famille de Faubournet de
Montferrand a conservé les armes — s'ajouta à celui de Montferrand par une erreur qui s'était glissée dans le contrat de mariage
en 1734, de Rernard-Louis de Montferrand (surnommé Gontaut) et
qui se perpétua dans les actes de naissance de ses enfants et dans
plusieurs actes passés depuis. Mais le fils aîné du dit Rernard Louis,
Charles de Faubournet-de-Montferrand, qualifié haut et puissant
seigneur, marquis de Montréal, baron de Saint-Orse, fit rectifier
cette erreur. On en voit La constatation dans l'arrêt rendu par le
Conseil d'Etat du Roi, le 8 septembre 1771. (Voir le Nobiliaire
universel, par Courcelles, tome xvi, page 304).
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par diverses
ordonnances, entre autres du 18 mai 1636, par les commissaires
généraux, députés par le Roi, pour le regalement des tailles en
Guienne ; et de 1667, par M. Pellot, intendant de Guienne.

Elle a de plus fait ses preuves de noblesse au cabinet de l'Ordre
du' Saint-Esprit, et, sur un certificat de Cherin, du 81 octobre
1786, elle a obtenu, le 13 novembre suivant, les honneurs de la
Cour, dans la personne de Henri de Faubournet, comte de Montferrand, capitaine de cavalerie, au régiment d'Artois, et chevalier
de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Plusieurs autres membres de cette maison figurent dans les
assemblées de la noblesse aux Etats-Généraux de 1789. L'un est
qualifié chevalier de Faubournet-de-Montferrand ; un autre de
comte de Montferrand ; et un troisième de marquis de Montferrand,
lequel vota pour lui et pour son gendre le comte clé Gontaut.

DE MONTLOUIS,

du Grellier, de la Serre,

de la.Batut, de la Fosse.
ARMES : D'azur à trois chevrons d'or surmontés de
trois fleurs de même.
Le 10 janvier 1470, un Louis de Montlouis
rendit hommage à Alain d'Albret, comte du
Périgord, de tout ce qu'il possédait dans la châtellenie d'Auberoche et d'Ans.
Bernard de Montlouis, écuyer, fils de Pantaléon de Montlouis,
épousa en 1564, Mayne de Foucault, fils de Bernard de Foucault,
écuyer, seigneur de Lardimalie.
Jean de Montlouis, soigneur du Grellier et de la Serre, se maria
en 1572, avec Marguerite de Foucault de Lardimalie, dont provint
une fille qui épousa, par contrat du 9 juin 1601, Armand de Gontaut
de Saint-Geniez, chevalier, seigneur de Ruffen.

La famille de Montlouis a été maintenue dans sa noblesse par sentence du 29 septembre 1607, à Poitiers.

49(5

— 366 —
ARMÉS : Paiii, au 1, d'azur, à un bceus passanl d'argent, qui est de Bernât ;
au 2, également d'azur à trois épées rangées d'or, les pointes en bas, qui est de
Souillac.

Aux États-Généraux de 1789, on voit à Périgueux, parmi les votants pour les députés de la Noblesse, ainsi inscrit : « Messire MarcAntoine du Bernât, comte de Montmège, ancien capitaine commandant au régiment de dragons du Roi , chevalier de l'Ordre
royal et militaire de Saint-Louis. »

DE MONTOZON ET DE MONTAUZON, de
Léguilhac, de la Font-de-Loche, de Longchamp,
de Sainl-Cirq, de Puyconteau, de Guillaumias,
de la Borde, de Chabanne, du Plantier, de Chambaraud, d'Ataux, d'Anvaux, du Roc, de la Coutisie, de la Valade, de la Sénedie, de la Faye,
de Moncoubre, de Reinolas, de Lauterie.
ARMES : D 'azur à un oiseau (1) essorant d'argent posé sur une montagne d'or,
regardant un soleil du second émail placé à l'angle dextre de l'écu. — Une branche dite du Plantier, ajoutait à ses armes — comme brisure — un chef cousu
d'azur, chargé à dextre d'une épéo d'argent en pal, la pointe en haut, et à sénestre une croisette de même.
DEVISE : Dant sidera vires.

Le nom de Montozon se voit à chaque page de nos Annales Périgourdines. Dès le commencement du xvi" siècle, jusque vers le
milieu du XVIII", cette famille occupe dans la ville de Périgueux des
charges municipales. Outre une vingtaine de consuls, elle y compte
une dizaine de maires. On peut ajouter à cette longue liste de magistrats consulaires, bon nombre de conseillers au présidial et sénéchal de Périgueux et à la cour des aides de Bordeaux.
Mais si la famille constate, ainsi, une noblesse municipale et
civile, elle est également en droit de revendiquer la noblesse militaire ; il me suffira de rappeler que dans la liste des officiers publiés dans le Recueil des titres de la ville de Périgueux, imprimé
erì 1775, figurent cinq gardes du corps ; deux officiers dans les
chevau-légers ; un gendarme de la garde du roi ; un lieutenant
dans Aunis, et un capitaine dans le régiment d'Auvergne.,

(1) Oison. — Montoison, armes parlantes.

— 307 —
Le nom de Montozon sevoil dans la liste des familles qui ont été
maintenues dans leur noblesse dans la période de 1697 à 1718, et en
1789, se voient inscrits, parmi les votants pour les députés de l'Ordre, les seigneurs de Montozon, de Léguilhac, de Puycontaut, de
Guillaumias, et enfin messire François de Montozon, chevalier
en partie de Saint-Cirq, ancien che vau-léger de la garde du roi,
et chevalier de l'Ordre royal et militaire do Saint-Louis. (Voir aux
procurations.)

DE MONZIE-DE-LASSERRE , de la Serre, de
laBourgonie, de Massault, de Caumont, de Pereyrol, de la Roétie.
ARMES : D'azur, au globe d'oi', sommé d'une croix de
même, ceintré de gueules ; au chef d'or plein (alias, d'argent.)

Ces armes se voient ainsi sur deux testaments,
du 21 juin 1783, et du I e * mars 1743. Le premier, de messire
Étienne de Monzie, bachelier en droit, marié à demoiselle Clémence
de Molènes de Lassaigne, et le second, de messire François de
Monzie de Massault, conseiller du roi, lieutenant particulier en lá
sénéchaussée et siège présidial de Sarlat.
Couronne : — Comtale. — Devise : Cornes justitiee.
Cette famille originaire déta Bourgogne — et le nom de laBourgonie, qui désigne ìa branche d'où sont sortis les rameaux établis en
Sarladais, en est la confirmation — s'établit en Périgord au xv°
siècle.
Au nom patronymique de Monzie, s'est incorporé, plus tard,
celui de Lasserre, nom terrien, le seul dont Henri Lasserre a signé
ses nombreuses publications, œuvres remarquables, parmi lesquelles il me suffira de citer celle de Notre-Dame-de-Lourdes qui a,
jusqu'à ce jour, 125 éditions, et a élé traduite en allemand, en anglais, en espagnol, en polonais, en flamand, on italien, en portugais, en néerlandais, et même en indien, et n'est pas moins populaire en Amérique que sur l'ancien continent. (Voir la biographie nationale des Contemporains, rédigée par une société de gens
de lettres.)
Henri Lasserre est une illustration dont s'honore notre province,
et je n'avais garde, dans cette nouvelle édition, en rappelant son

— 368
nom d'auteur, de laisser dans l'oubli oelui de ses aïeux — de
Monzie — et le noble blason de la famille. Un jugement du tribunal de première instance de Sarlat, du 15 novembre 1867, constate
en effet que le nom patronymique était de Monzie. La grande révolution ayant aboli la particule, comme un titre de noblesse, — erreur que j'ai signalée, dans une note, page 12, de mon introduction
— il est arrivé que par suite de ce jugement (rendu à la requête de
Eugène de Monzie-Lasserre, écrivain distingué) plusieurs membres
de cette même famille ont repris le nom patronymique de Monzie,
et d'autres ont continué à porter le nom terrien de Lasserre, qui
désignait la branche dont il est ici question.
Au nombre des familles alliées à la maison de Monzie, se voient
celles : de Vignal, de Grezel, deMolènes, de Grernoux, de Malbec,
d'Hugon du Ponteil, Regnault, de Vasseur, de Kéruzec de Goastino,
de Monteil, et, par les femmes, celles : de la Dieudie, de Fenis, de
Comarque, etc.
Un Jérôme Monzie est honorablement cité dans la relation du
siège de Sarlat en 1588, par les troupes du vicomte de Turenne.
Son fds François, conseiller au siège présidial de Sarlat, quitta sa
robe de magistrat pour la robe de prêtre, et fut chanoine au chapitre de Sarlat, à côté de son frère, curé de la paroisse, qui mourut
en odeur de sainteté le 7 mars 1671 .
Le petit-fils de Jérôme, autre François, fut conseiller du roi. Le
nom de cette famille en Sarladais se trouve quelquefois accompagné
des qualifications de : Messire, noble et écuyer, double raison pour
m' autoriser à donner place, dans V Armoriai, à la maison de MonzieLasserre.

MOREAU, de Montcheuil (l re branche), de StMartial (2° branche), de Valette, de Varaignes,
de Villejallet, de Saint-Martin (3° branche), des
Isles, etc.
ARMES : D'or (olias : d'argent) au chevron de gueules,
accompagne de trois étoiles de même, posées 2 en chef «t
1 en pointe.

Le premier sujet de cette famille, mentionné dans le second volume du Nobiliaire de Guienne, est : Messire Jean-Thibault-Nicolas
Moreau, écuyer, seigneur baron de Montcheuil, seigneur de Villejallet, Saint-Martial de Valette et Saint-Martin des Isles, pourvu

— 369 de l'ofsice de conseiller du roi, puis président-trésorier de France,
général des finances et garde-scel de la généralité de Poitiers, par
les lettres patentes du 21 janvier 1743, charge qu'il exerça durant
29 ans.
Deux de ses fils assistèrent, à Périgueux, aux assemblées de la
noblesse de 1789 et votèrent pour les députés de l'Ordre aux EtatsGénéraux. L'aìnó est qualifié, comme son père, baron de Montcheuil,
et le deuxième est inscrit : Messire Jean-Marie Moreau, chevalier, seigneur de Saint-Martial, président en la souveraine cour des
aides des finances de Guienne ; une des sœurs de ces derniers,
Radegonde Moreau de Montcheuil, veuve de messire Pierre de
Maillard, chevalier, seigneur de la Combe, seigneurcsse do Rretanges, Champelat, Lascoux et autres places, vota également par
procuration ; une autre sœur, Marie-Radegonde Moreau de SaintMartial, épousa, en 1795, Pierre-François Romanet du Caillaud,
famille de la généralité de Limoges, où deux do ses membres figurent dans l'Ordre de la Noblesse aux Etats-Généraux, en 1789.
Le petit-fils du baron de Montcheuil, trésorier de France , JeanPhilibert Moreau baron de Montcheuil, ancien émigré, chevalier
de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, fut maire de Nontron
et membre du conseil général de la Dordogne.
Un des représentants de cette famille, Albert Moreau de SaintMartin, ancien officier d'infanterie, marié à M"° de Moneïs d'Ordières, fît, à sa sortie de Saint-Cyr, la campagne de Chine où il se
distingua.
Démissionnaire quelques années après, il reprit du service
en 1870 et commanda, en qualité de lieutenant-colonel, la 3° légion
des Mobilisés de la Dordogne.

DE MOREL, du Cluseau, de Vouzelle, de Thiac,
de Vigier, de Salles, de Nanteuil, de Puyrousseau, de la Pallurie, de la Rousselie, etc.
ARMES : Tiercé, au l", d'or à Irois fleurs de lis de sable ;
au 2", d'azur à l'aigle de sable, et au 3", un lion d'argent
également de sable. — (Armoriai manuscrit dressé à l'époquo des recherches, écrit vers la fin du xvn" siècle.)

Dans Y Armoriai de France, registre de Périgueux, elles sont
décrites sous le nom de Théophile de Morel, écuyer, seigneur de
Vouzelle, et sous celui de Daniel de Morel, écuyer, seigneur de
24

— 370 —
Thiac : Ecartelé, aux 1 et 4, d'or à trois /leurs de lis d'azur, étaux S
et 3, d'argent à une aigle de sable.
Jean Morel, écuyer, seigneur de Thiac, de Vigier, de Salles et
de Nanteuil, fils de Raymond de Morel, écuyer, seigneur des dits
lieux, figure dans les rôles des gentilshommes convoqués le 2 septembre 1635 aux ban et arrière-ban de la sénéchaussée de l'Angoumois.
Par ordonnance de Daguesseau, intendant de Limoges, la famille a été maintenue dans sa noblesse, en 1666 et 1667, dans la
personne de Morel, seigneur de la Pallurie, et plusieurs de ses
membres se voient parmi les votants, à Angoulême, pour les députés de la Noblesse aux Etats-Généraux de 1789.
Le Nobiliaire du Limousin donne une filiation de cette famille
depuis le 17 septembre 1365 jusqu'au neuvième degré, et décrit
ces armes ainsi qu'il suit : D'argent à une aigle de sable en bande,
écartelé d'or à trois fleurs de lis de sable, 2 et 1.

DE MOSNIER, de Planaux , de Villecour, etc.
ARMES : D'azur à un chevron d'argenl brisé, accompagné
de Irois besants de même, deux en chef et un en pointe.
(Armoriai manuscrit de lá .fin du xvn" siècle.)

Sous le nom de Mosnier, avocat au parlement,
vers 1650, elles sont décrites avec quelques légères différences : le chevron n'est pas indiqué
brisé et au lieu de besants on y voit des étoiles. Alias : trois têtes
arrachées d'argent, et dans la Sigillographie de M. Ph. de Rosredon : trois quintefeuilles au lieu d'étoiles. Alias encore : D'azur à
une bande d'or accompagnée de deux besants de même, une en chef
et une en pointe.
Haut et puissant seigneur Jean de Mosnier, seigneur baron de
Planaux, Pelisse, Moulinbàti et autres places, ancien brigadier des
gardes du corps de S. M., chevalierde Saint-Louis, habitant en son
château, paroisse de Russière-Galant, en Limousin, figure parmi
les votants, à Périgueux, pour les députés de la Noblesse aux EtatsGénéraux de 1789.

- 371 —
DES MOULINS, de Leybardie.

□B

ARMES : De gueules à deux moulins d'argent poses sur
deux monts réunis de même, au chef cousu d'azur chargé
de trois molettes d'éperon d'argent.

Jean-Louis de Leybardie était chevalier d'honneur en 1781, et, comme ceux qui acquéraient
ce titre dans la magistrature étaient anoblis, ensemble leurs enfants et postérité, pourvu qu'ils mourussent revêtus
de cet office ou qu'ils l'eussent possédé pendant vingt ans accom■

plis, il est incontestable que le titulaire remplissait ces conditions,
puisqu'en 1789, dans une assemblée particulière de la noblesse de
Libourne, réunie pour donner de nouveaux pouvoirs à ses députés
aux Etats-Généraux, figure un Des Moulins de Leybardie.
On voit également dans l'Etat militaire de 1788 un lieutenant au
régiment du Perche, inscrit de Leybardie.
Les bonnes alliances de cette famille sont encore une preuve
évidente que les nom et armes doivent avoir leur place dans le nobiliaire de la province.

DE NADAL, de la Mothe, de la Rivière, de
Combebrune, de la Pomarède, de Carrier, de
Fonbonne.
ARMES : D'azur à trois fasces d'or en chef, et en pointe
une oie de même nageant sur une rivière d'argent, la première fasce soutenant un chef de gueules chargé d'un soleil d'or (1).

Au conmencement du xvn 6 siècle, cette famille fournit à farinée
plusieurs officiers, et en 1695, un de ses membres, dont les descendants ont également suivi avec distinction la carrière des armes
jusqu'à la fin du xvin e siècle, fut pourvu de la charge de capitoul
de Toulouse. En tête du titre confirmatif de cette charge et du droit
de jouir héréditairement de la noblesse et de ses prérogatives,

(1) Dans le Grand Armoriai de France, registre de Sarlat, il est donné d'autres armes ; sous le nom de Nadal de la Mothe : d'or à une croix, pattée de
gueules ; sous celui de Nadal, ci-devant capitaine au régiment de Vexin : d'argents à une bande de gueules ; et sous celui de Nadal de la Rivière : de gueules h
un taureau d'or.

daté de Toulouse, 31 juillet 1782, sont peintes les armes ci-dessus
blasonnées.
Pour corroborer ce que je viens d'avancer, je rappellerai, d'après
une notice généalogique de la famille, que :
Jean-Barthélemy de Nadal, sieur de la Mothe, écuyer, officier
d'infanterie, quittala Provence, avec ses deux frères, également officiers (Mathieu de Nadal, sieur de la Rivière, et N. Nadal, sieur de
6
Combrebune) dans les premières années du xvn siècle, et vint se
fixer en Périgord, au bourg de Saint-Aigne, près Rergerac.
En 1633, il épousa Jeanne d'Adhemar et eut entre autres enfants :
Léonard de Nadal, sieur de la Pommarède, major de la ville
d'Arrasen 1691, et capitaine au régiment de Mortemart, en 1706,
et Pierre François de Nadal, capitoul de la ville de Toulouse en
1085. Ce dernier se maria avec Magdeleine de Paty, fille de Jean
Paty, écuyer, seigneur de Luzié, secrétaire du Roi, maison et couronne de France. De ce mariage provint : Charles de Nacìal, sieur
de la Mothe, qui épousa, en 1727, Marie de Fayolle, fille de César
de Fayolle, seigneur de Mons et de Charmât.
Ici doit trouver place Jacques de Nadal, sieur de la Mothe, dont
la fille contracta mariage le 21 décembre 1700, au lieu de Rournazel, paroisse de Lanquais, avec Marc de Larmandie, chevalier, seigneur de Longa.
De l'union de Charles de Nadal de la Mothe avec Anne de
Fayolle, naquirent entre autres fils :
Jean de Nadal de la Mothe, brigadier des gardes du corps du
Roi, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis — branche
aujourd'hui éteinte — et autre Jean de Nadal émigré, chef de bataillon, également chevalier de Saint-Louis, décédé sans postérité ;
autre Jean de Nadal sieur de Camé, maréchal des logis des gardes
du corps du Roi, en la compagnie de Villeroy, chevalier de SaintLouis, marié à D" 6 de Nadal de Fonbonne, sa cousine. De ce mariage provinrent 3 fils, dont l'un est mort en émigration ; un autre
du nom de Guillaume, garde du corps du Roi, capitaine de cavalerie et chevalier de Saint-Louis, également émigré, qui, de son
mariage avec Christine de la Grange, fille de Philippe deLagrange
et de sieur de Lascoups, eut plusieurs enfants qui ont continué à
porter noblement leur nom.

DE NATTES, en Rouergue, Languedoc et Pórigord.
ARMES : D'azur à trois nattos d'or misesen fasces. Alias :
De gueules à trois nattes d'or traversées par une épée d'argent garnie d'or.

Cette famille, originaire du Rouergue, compte
parmi les plus anciennes de cette province ; elle
a formé une branche en Languedoc, et une autre qui est aujourd'hui établie en Périgord.
En 1369, époque où les Anglais occupaient le Rouergue, Réranger de Nattes, 1" consul du bourg de Rodez, fit rentrer la ville
sous l'obóissance du roi Charles V, qui. en récompense de cet
éclatant service, lui accorda, le 4 mars de ladite année, des lettres
patentes de noblesse, pour lui et ses descendants.
La íìliation de la famille de Nattes est donnée dans les jugements, sur la noblesse du Languedoc, rendus par M. de Resons ;
elle se suit depuis 1369, jusqu'au 15 juillet 1669, date de sa maintenue.
La môme filiation donnée par le marquis d'Aubais, est répétée,
mais avec une plus grande extension ; et dans un ouvrage sur le
Rouergue, ayant pour titre : documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables de la province,
et clans le dictionnaire de la Chenaye-Desbois.
Ces ouvrages pouvant être facilement consultés, il ne me reste
plus, dans cette notice sommaire, qu'à constater qu'un des descendants de cette maison, le comte Réranger de Nattes, par son
mariage avec une des filles du marquis du Lau, famille inscrite
plus haut n° 401, et par sa qualité de possesseur de terres considérables en Dordogne, doit avoir place dans l' Armoriai de la
Noblesse du Périgord, et s'il fallait, pour établir plus amplement
ce droit, je n'aurais'qu'à rappeler que, dans la terrible guerre de
1870-1871, ce dernier, comme commandant, et bientôt après, lieutenant-colonel des Mobiles de la Dordogne, et officier de la Légiond'Honneur, s'est montré, non seulement un chef habile et vaillant,
mais encore, au témoignage de ses officiers et soldats — nos compatriotes — un ami et un père.
Du mariage de M. de Nattes avec M u ° du Lau, est provenu un
fils unique qui est, aujourd'hui, engagé volontaire.

DE NAUCAZE, marquis de Naucaze (Auvergne), seigneur de Boisse et la Roque-Vigneron
(Périgord.)
ARMES : D'argent à un lion léopardé de sable, lampassé
et armé do gueules, surmonté d'un bœuf de même accorné,
colleté et clarine d'azur ; au chef d'azur chargé d'un navire
équipé d'argent sur une mer de même.

C'est ainsi qu'elles sont décrites dans le dictionnaire de la
Chenaye-Desbois et dans le Nobiliaire d'Auvergne, par J.-B.
Rouillé.
Dans le catalogue des Nobles de l'élection de Périgueux (armoriai manuscrit de la fin du xvi e siècle, déjà cité) les armes décrites
différemment sous le nom de messire Claude de Naucaze, baron,
alias : marquis du dit lieu etc. : Tiercé au 1°', d'azur à un navire
d'argent, les voiles au vent de môme ; au S", d'argent au taureau de
gueules accorné, colleté et clariné desable ; et au S", un lion de sable passant, armé et lampassé de gueules.
Le dit Claude, fils d'Antoine et de Jacquette de Bourdeilles,
épousa en Périgord, par contrat du 9 novembre 1660, Rose de
Hautefort ; il rendit hommage en 1686 à l'archevêque de Bordeaux, pour sa seigneurie de la Roque-Vigneron, paroisse de
Montravel (archives de la Gironde G. 82) et fut maintenu dans sa
noblesse en 1669. II vivait encore en 1707, âgé de 107 ans (fonds du
Périgord 154).

506

DE NEGRIER.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur à Irois étoiles d'argent, au chef d'or; aux 2 et 3, do'sinople à la fasco d'argent, accompagnée en chef d'un lion passant d'or, et en
pointe de deux (leurs de lis de même ; et sur le tout, d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois têtes de
maure de profil tortillées d'argent qui est de Négrier. (1)
DEVISE : Dcxtra sactis.

Dans la Science héroïque, par Marc Wlson de la Colombière,

(1) Les armes sont la reproduction tidèle d'un charmant croquis trouvé à Périgueux dans les papiers de la veuve du lieutenant-général de Négrier.

grand ouvrage imprimé en 1649, Fauteur décrit sous le nom de
Négrier, en Normandie, les armes, sans les écartelures, qui sont
incontestablement des armes d'alliances.
Dans la France héraldique, Poplimont donne les mêmes sous le
nom du général de Négrier, en Touraine, -celui-ci frère du lieutenant-général François-Marie-Casimir de Négrier, qui fut tué par
les insurgés sur la place de la Bastille, à Paris, le 25 juin 1848.
Ce dernier, marié à Pórigueux, le 9 décembre 1821 , avec JeanneCatherine- Adda Dauriac, a laissé un fils, François-Marie-ElieGuillaume Elzéar, né à Périgueux, .lequel est mort subitement à
Paris, général de brigade,- le 24 juin 1889.
Le général de division François-Pascal de Négrier, commandant
actuellement un corps d'armée, est le cousin germain de notre regretté compatriote.
Par une sentence rendue en Poitou, le 3 septembre 1667, époque
de la grande recherche ordonnée par Louis XIV, la maison de
Négrier a été maintenue dans sa vieille noblesse, qu'elle a confirmée jusqu'à nos jours par de brillants services militaires.
Les quatre généraux que je viens de mentionner en sont la
preuve évidente.

DE NICOLAS DU PLANTIER, de Laval, de la
Tour, de Murat, du Repaire, du Mas, de Lascombe, de la Bastide, de la Coste, des Champs,
du Bos.
ARMES : D 'azur au lion d'or armé et couronné de gueules, tenant dans sa patte droite une épée d'argent.

Les titres justificatifs de la noblesse de celte
famille ont été produits en expédition en forme par Alain de Nicolas, écuyer, seigneur de la Coste, garde du corps du roi , né le
16 mars 1715, et demeurant dans la vicomté de Turenne.
Ces titres constatent que le sixième aïeul d'Alain était noble
Léonard de Nicolas, écuyer, seigneur de Laval, enPérigord, où les
•Nicolas étaient établis bien longtemps avant 1595. Ils avaient pour
chef, à cette époque, Jean de Nicolas, écuyer, seigneur, dont les
archives de la famille de Nicolas du Plantier font connaître tous
les descendants jusqu'à nos jours.
La branche aînée s'étant éteinte dans la personne de Jean de
Nicolas, écuyer, seigneur du Repaire, dont deux fils capitaines au

- 376 —
régiment de Romainval, moururent avant lui sans laisser de postérité , tous ses biens passèrent aux du Saillant-Gomborn, qui descendaient par leur mère du seigneur de Laval.
Mais la famille subsiste encore dans les descendants de Pierre
de Nicolas, dit le cadet des Grèzes, second fils du seigneur de Laval, qui épousa, en 1595, la fille unique du seigneur du Mas, paroisse de Saint-Rabier.
Par acte du 6 août 1656, une place dans l'église paroissiale pour
sa sépulture et celle de ses descendants à perpétuité fut concédée
à Antoine de Nicolas, seigneur du Plantier.
Un grand nombre de membres de celte famille ont servi avec
distinction dans l'armée et dans l'Eglise. Parmi lespremiers, Pierre
de Nicolas, seigneur des Champs, gendarme de la garde ; son père,
Jean, seigneur du Bos, garde de la Manche du roi; un autre du
même nom, capitaine de carabiniers, tous morts sur le champ de
bataille ; Alain de Nicolas, garde du corps du roi ; Jean de Nicolas,
seigneur du Plantier, écuyer, capitaine au régiment de Périgueux,
chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Parmi les seconds, messire noble Pierre de Nicolas, seigneur du.
Plantier, prieur curé de Villac, et Pierre de Nicolas, écuyer, seigneur de la Tour, docteur en théologie, curé de Saint-Martiald'Artenset. L'Eglise s'honore encore de nos jours de compter dans
notre diocèse deux ecclésiastiques de ce nom, dont l'un curé doyen
de Saint-Cyprien, et l'autre préfet des études à l'institution SaintJoseph.
Parmi les alliances de la famille de Nicolas du Plantier, je citerai
les du Saillant-Comborn, les La Rochefoucauld-Cousage, les Lavergne, en Picardie, les la Faye, les la Bermondie, les Lenteuilh,
les Saint-Léger, les la Barthe de Thermes.

DE NO AILLES.
ARMES : De gueules à la bande d'or. (Dans la salle des
croisades, à Versailles.)

L'introduction dans ï Armoriai de la Noblesse
du Périgord des noms et armes des Noailles
s'explique par la comparution aux assemblées de
la Noblesse du Périgord, en 1789, de :
« Très haut et très puissant seigneur, M er Louis de Noailles, pair
et maréchal de France, marquis de Maintenon, comte de Nogent-

— 377 —
le-Roy et deMontfort, seigneur du duché d'Epcrnon, seigneur baron
châtelain de Brive et de Malemort, Saint-Céró, Ferrières, Carbonnières et autres terres, chevalier de l'Ordre du roi, ancien premier
capitaine des gardes du corps de Sa Majesté Compagnie Ecossaise,
gouverneur de la province du Roussillon et des ville et citadelle de
Perpignan, gouverneur et capitaine des chasses de Saint-Germainen-Laye, etc., lequel vota en sa qualité do seigneur du comté de
Montíbrt et d'Aillac, en Périgord. » (Voir aux procurations.)
A ceux qui ont tenté d'amoindrir rancienneté et la noblesse de
la maison de Noailles, du Limousin, il suffira de rappeler, avec les
généalogistes les plus accrédités, qu'elle a possédé, de temps immémorial, la terre de son nom, située près de Brive, dans le BasLimousin; que depuis le xi° siècle, jusque vers lexm 0 , aile a figuré
parmi les bienfaiteurs des abbayes de St-Martial de Limoges, du
Vigeois, d'Uzerche, de Dalon ; qu'un Pierre, seigneur de Noailles,
fit, en 1111, le voyage de la Terre-Sainte, et qu'Hugues, qualifié do
même, mourut à la Croisade de 1248, où il avait accompagné SaintLouis; qu'elle a produit des maréchaux de.France, des pairs ecclésiastiques et laïques ; un cardinal, archevêque de Paris, un amiral,
un ambassadeur, des ministres d'Etat, des gouverneurs généraux,
uu vice-roi de Catalogne, des chevaliers de la Toison-d'Or et du
Saint-Esprit, et qu'on la voit qualifiée successivement des titres de
barons, comtes, marquis, ducs et princes, et contracter des allian^ces avec lea plus nobles maisons.

NORMAND, de la Guionie, de Longchamps,
de Négrondes, de Leymonie.
ARMES : D'azur à trois croissants d'argent.

J'ai, sous les yeux le contrat de mariage de
demoiselle Marguerite Normand , fille de Philibert Normand, écuyer, seigneur de la Guionie
et de Longchamps, et de demoiselle Catherine
Bíron, de la famille de Béron-d'Oche de la Salle, avec Jacques de
Siorac, écuyer, seigneur de Campagne, íìls de Jean et de damoiselle de Grimoard, contrat passé devant Guichard, notaire royal,
le 14 janvier 1619, au repaire noble de la Guionie, paroisse de
Lempzours, juridiction d'Agonac , en Périgord, en présence de
messire Isaac Dayts, écuyer, seigneur de Meymy et de la Feuillade,

— 378 —
oncle maternel ; François de Bellade, écuyer, seigneur de FontBrange, aussi oncle maternel ; Léonard Dayts, écuyer, seigneur de
la Feuillade, cousin de ladite Normand, et autres parents.

DE NO U"ALIS.
ARMES : D'argent à une bande de gueules, accostée de
deux merleltes de même.

C'est ainsi que sont décrites ces armes dans le
Grand Armoriai de France, registre de Périgueux, sous le nom de Henri de Noualis, écuyer,
seigneur de La Valade, convoqué au ban de la
noblesse, en 1689.
Mais dans Y Armoriai manuscrit où j'ai souvent puisé, dressé
vers 1666, elles présentent quelques différences ; au lieu d'une
bande, c'est un chevron, et au lieu de deux merlettes, ce sont deux
aigles de sable.
En marge de la description de ces dernières, sous le nom de
Pierre Noalis, seigneur de la Valade, paroisse de Tocane, est inscrite une note assez importante, puisqu'on y voit la confirmation
par l'intendant de Guienne des titres de noblesse de la famille,
anoblie en septembre 1661 (archives de la Gironde, c. 3341).

DE PALEYRAC (GAILLARD), Evêque de PériARMES : D'azur à la croix d'argent, cantonnée de quatre
pals d'or, à la bordure de gueules, chargée de dix besants
d'or.

II mourut en septembre 1793.

DE LA PANOUSE.
ARMES : D'argent à six colices do gueules. (Salle des
croisades à Versailles.)

Cette maison d'ancienne chevalerie du Rouergue n'est pas moins recommandable par sou ancienneté que par ses services et ses alliances.
Connue depuis Mothet de La Panouse, qui prit

— 379 —
part à la croisade de 1248, sous saint Louis, elle a donné un sénéchal du Rouergue, un sénéchal de Carcassonnc, deux évêques de
Mande, dont l'un fut ensuite archevêque de Damas ; elle compte
un grand nombre d'officiers et de chevaliers des Ordres de SaintJean-de-Jérusalem, de Malte, de Saint-Louis, etc.. Elle a fait ses
preuves devant Chérin, généalogiste du Roi, pour monter dans les
carrosses de S. M., et a joui de cet honneur le 16 mai 1787. Pour
plus amples détails, voir la généalogie de la famille imprimée dans
le Nobiliaire universel de F'rance par Saint-Allais, xv e volume.
Une branche de cette maison a pour chef, en Périgord, CésarArmand-Anatole, comte de La Panouse, résidant en son château
de Tiregan, près Bergerac.

PAPUS, de Bellevue, de la Poncie, de la Gilardie, etc.
ARMES : D'azur, à Irois lêtes do lion d'or arrachées et
couronnées d'argent. G rand Armoriai da France, registre
de Bergerac, sous le nom do Papus-de-la-Poncie).

Sous le nom de Papus (Guienne et Gascogne)
Grandmaison, dans son dictionnaire héraldique,
les décrit : Coupé, au 1, de sable à l'aigle d'argent ; au 2, émane hé
d'or et de gueules.
Le nom de Papus figure, dans l'Ordre de la Noblesse à Périgueux, aux États-Généraux de 1789. Dame Marie Papus, veuve de
haut et puissant seigneur, messire Gaspard de Bougière, chevalier,
seigneur haut, moyen et bas justicier de la seigneurie de la Bastide, etc. (voir aux procurations) se fit représenter par messire
Jean-Baptiste, chevalier, seigneur de Saint-Julien, son fils.

DE PARIS.
ARMES : D'azur à la sasce d'or accompagnée en chef de
trois roses de même et en pointe d'une tour également
d'or.
DEVISE : Patriam sastinent.

Ces armes, que Lachenaye -Desbois donne à la
famille de Paris-de-la-Brosse, originaire de Paris, étant en tous points semblables à celles que portait Frédéric-

— 380 —
Paul de Paris, père de Paul de Paris, établi en Périgord, on est
autorisé à croire que ces derniers ont la même origine, et cette
croyance est d'autant plus fondée que les mêmes armes, enregistrées dans l' Armoriai général de la généralité de Bourgogne, en
1696, ont été reconnues appartenir à Pierre -Paul de Paris et à ses
.j descendants. L'acte de reconnaissance qui est entre les mains de la
famille porte les noms d'une dixaine de membres du conseil héraldique et archéologique de France.

DE PASCAL, de Gœlina, en Périgord.
ARMES : D'azur, á l'aigneau pascal d'argent, arboré de
même, le guidon chargé d'une croix de gueules.
DEVISE : Spes mea Chrislus.

La famille de Pascal, qui compte des conseil'lers à la Cour des Aides de Montpellier, en 1573
et 1589, a été maintenue dans sa noblesse, par jugement souverain
du 10 octobre 1668, et, lors de l'Assemblée Générale des trois
États de la province du Périgord, tenue à Périgueux, le 16 mars
1789, à l' effet de nommer des députés aux États-Généraux, onyoit.
figurer, parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse : « Messire
Jean-Pierre de Pascal, écuyer, chevalier, seigneur haut, moyen et
bas justicier de Gœlina et autres fiefs, dans la sénéchaussée de
Sarlat, habitant son château de Creisse, paroisse de ce nom, sénéchaussée de Martel (voir aux procurations) ; et aux Assemblées du
Quercy, il y vota personnellement.
Le R. P. Vincent de Pascal, dont chacun a apprécié le talent
oratoire, pendant la station quadragésimale, à Périgueux, de 1872
et 1876, appartient à cette famille.

516

DE PASQUET, de Beaucharaux, de SAVIGNAC,
d'Eyssandieras, de Salagnac, de la Renaudias,
du Mas, de, la Pomelie, des Champs, de SaintMéard, de Laborie, de Puybrac, de la Roche, de
§| Monsaut, de Saint-Meymie.
ARMES : D'azur, au cerf d'or issant d'une rivière d'argent.

— 381 —
Sous le nom de Pasquet-de-Savignac, on trouve aussi les armes
suivantes : De gueules nu chevron d'argent ; au chef cousu d'azur,
chargé de trois étoiles d'or.
La famille Pasquet, dit Saint-Allais, est originaire du Limousin,
où ses titres, ajoute le généalogiste, remontent à 1400.
Sa filiation se suit régulièrement depuis François Pasquet, écuyer,
seigneur de Bancharaux, vivant au commencement du xvi" siècle,
jusqu'à Amable-Louis-Marie Pasquet de Salagnac, écuyer, major
d'infanterie et l or aide de camp du lieutenant-général comte
d'Erlon.
Elle a produit ses titres de noblesse devant Pellot, subdélégué, à Sarlat, et a été maintenue le 2 décembre 1666.
En vertu de ces mêmes titres, un de ses membres a été reçu page
de la Reine et gentilhomme de Monsieur (Louis XVIII).
Dans les listes des votants de l'Ordre de la Noblesse à SaintYrieix, figurent ainsi inscrits : « Messire Pierre de Pasquet, chevalier, seigneur de la Roche et Monsaut ; Charles de Pasquet, chevalier, seigneur de Salagnac ; et messire Pasquet de Saint-Maymie,
chevalier de Saveyzie » — Savignac peut-être ?

PATRONNIER DE GANDILLAC, 'du Clapier, de
Bourzac.
ARMES : D'azur àla croix d'argent alaisc'e, accompagné*
de Irois fleurs de lis du même, deux en chef et une en
pointe.

Cette famille, dont le nom patronymique est
Patronnier, est comprise dans les jugements de
Bordeaux (recherches de 1697 à 1718). Elle figure également dans
les assemblées de la Noblesse en 1789, et parmi les votants pourles
députés de l'Ordre aux États-Généraux, deux de ses membres y
sont ainsi inscrits : « Messire Alexandre de Patronnier, chevalier,
seigneur de Gandillac, chevalier de l'Ordre royal et militaire de
Saint-Louis, major d'infanterie, demeurant en son château de
Gandillac, paroisse de Saint-Martial-de-Viveyrol ; et messire
Charles de Patronnier, écuyer, seigneur du fief de Bourzac, paroisse de Nanteuil en Périgord. »

— 382 —
DE (OU DU) PATY, de Raye t., de la Mothe, de
Luziers, de Beaumont, en Périgord.
ARMES : D'or au lion de sable, lampassé, armé de
gueules, à la bande aussi de gueules brochant sur le tout.
(Armoriai de. France, registre de Sarlat.)

Dans le procès-verbal de l'Assemblée générale
des trois Etats, en 1789, de la sénéchaussée de
Gnienne (Bordeaux et Libourne), on voit figurer, parmi les votants
dans l'Ordre de la Noblesse, plusieurs des membres de la famille,
qualifiés écuyers, chevaliers et barons. Dans la sénéchaussée du
Périgord, le seigneur de Paty, baron de Rayet, y vota également
dans l'Ordre de la Noblesse, pour les députés aux États- Généraux.
Noble Jean de Paty, 1 er consul de Lalinde, en Périgord, était secrétaire ordinaire de la Chambre du Roi, en 1611. 1629, 1638,
1644 et 1659.

DE PEBEYRE (de LESPINASSE), de Champeaux,
de Condamine, du Pouget, de Bournazel.
ARMES : D'or au pin de siuople, fruité d'or, portant
un écusson de gueules, au lion d'argent ; au chef de gueules chargé d'un soleil d'or, accosté de deux croissants de
même.

La famille de Lespinasse, écrit quelquefois de
l'Espinasse, originaire do Tulle (Corrèze), où elle possède le château
de Pebeyre, paroisse de Saint-Pardoux-la-Groisille, a, sur le vu de
titres produits, obtenu un jugement du tribunal civil de Tulle, en
date du 20 mai 1887, qui reconnait une descendance non interrompue
du 5 octobre 1531 jusqu'à nos jours, et constate en même temps
que le nom patronymique est : de Lespinasse, et que le nom terrien
de Pebeyre y est incorporé depuis la vente de cette seigneurie,
faite le 25 novembre 1641, par noble Arnaud de la Majorie à noble
Jean de Lespinasse, écuyer, seigneur du Pouget, conseiller du
Roi.
Outre l'inscription du nom : de Lespinasse de Pebeyre, au rôle
des gentilshommes de Tulle, je rappellerai qu'il figura également,
en 1789, aux assemblées de la noblesse de Tulle, Brive et Uzerche, parmi les votants pour les députés de l'Ordre aux États-Géné-

— 383 —
raux ; et j'ajoute à ces constatations de noblesse, que dans plusieurs attestations et brevets délivrés à ceux des officiers de la famille qui ont servi dans les armées françaises, pièces visées par le
ministre de la guerre et portant la signature de Louis de Bourbon,
prince de Condé, le titre de comte est donné à Jean-Joseph de
Lespinasse de Pebeyre, à qui le roi Louis XVIII conféra en 1815
(15 février) le grade de colonel, « prenant, est-il dit dans le brevet,
une entière confiance dans ses talents, sa valeur, sa bonne conduite,
sa fidélité et affection à notre service. »
La famille est représentée, en Périgord, par Roger 'de Lespinasse de Pebeyre, ancien oflìcier, fljs de Charles-Louis comte de
Lespinasse de Pebeyre, chevalier de la Légion-d'Honneur, officier
de l'instruction publique, ancien préfet, ancien trésorier-général,
demeurant au château de Pebeyre.
Roger de Lespinasse de Pebeyre est possesseur de la terre de
Saint-Laurent-sur-Manoir, près Périgueux, qu'il tient de sa femme
Marie de Marqueyssac (1), décédée le 16 juillet, laissant un íìls et
une fille.

DE PELLEGRUE, ou de PÉLAGIQUE , d'Eymet
(en Périgord), de Montagudel (en Agenais), de
Pern (en Quercy).
ARMES : D'azur à la grue d'argent, tenant dans sa patte
dextre un caillou, qui, en blason, signifie vigilance.

La maison de Pellegrue, l'une des plus anciennes et illustres de Guienne, possédait, dit la Chenaye-Desbois, de
temps immémorial, la baronnie d'Eymet (ou Aymet), dont ceux
du nom de Pellegrue, qualifiés hauts et puissants seigneurs, vicomtes et barons, rendirent hommage clans les xi° et xu° siècles ; elle a
donné, en 1305, dans la personne de Arnaud de Pellagrue, un cardinal que le pape Clément V appela son neveu clans son testament
qui est à la bibliothèque du Roi. La sœur du dit Arnaud épousa
Philippe de Gourgues, grand porte-étendard de la couronne en
1317.
Alphonse, duc de Guienne, ajoute ce même généalogiste, érigea,

(1) Famille portée au numéro 347 de l' Armoriai de la noblesse du Périgord,

— 384 —
en 1270, cette baronnie en ville et accorda aux habitants, à perpétuité, les mêmes exemptions, franchises et privilèges dont jouissaient les habitants de Bordeaux, de Périgueux et de Bergerac ; le
roi Charles VII les leur conserva, de même que ses successeurs, en
considération des services que lesdits seigneurs barons d'Eymet
avaient rendus à S. M. par leur zèle et fidélité, et les gens qu'ils
avaient levés dans leurs terres.
La baronnie d'Eymet est restée dans la maison de Pellagrue
jusqu'en vers 1555, que Louise de Pellagrue, fille de Guillaume de
Pellagrue, sire et baron d'Eymet, chevalier de l'Ordre du Roi, et de
Jeanne de Caumont-la-Force, t la porta par son mariage en 1534 à
Gaston de Foix, comte de Gurson, et de là a passé dans la maison
de Biron, par son alliance avec celle du Fleix.
La branche de Pellagrue de Montagudel, la seule qui subsiste,
est établie en Quercy, au château de Montagudel, depuis neuf générations.

DE PELLISSES, de Thiviers.
ARMES : De gueules à trois croissants d'hermine.

Dans un mémoire présenté en justice par
Alain d'Albret, plaidant en partage contre M 1*'
de Montrésor, il est rappelé qu'en la ville de
Thiviers résidaient onze gentilshommes parmi
lesquels se voit le nom de Pellisses. Cette famille avait, au xv e siècle, la co-seigneurie de Thiviers, avec les
Vaucocour, et possédait le château de son nom dans la. ville même,
en face de l'église Notre-Dame. Ce château n'existe plus, celui de
Vaucocour, également près de l'église, est resté seul debout.

DE PÉRIGUEUX, des Arènes, etc.
ARMES : Do gueules semé de croisettes d'or, à la bordure également d'or chargée de croisettes du 1 ER émail.

Cette maison noble et illustre, éteinte depuis
plusieurs siècles, tire son origine de la Cité de
Périgueux, où elle possédait de temps immémorial, trois anciens châteaux situés, est-il dit dans
Courcelles, l'un sur le terrain des Arènes dont il avait retenu le

— 385 —
nom, les deux autres bâtis sur le mur de l'enceinte de la Cité et reposant sur les débris des constructions romaines.
Les seigneurs de Périgueux, ajoute le généalogiste, étaient originairement les chefs de la Cité de Périgueux, et exerçaient une
grande influence sur l'administration et les affaires de cette ville.
e
Geoffroy du Vigeois, dans sa chronique, écrite au xu siècle, leur
donne le titre de Prince et fait remarquer qu'ils étaient d'une haute
extraction, aìti sanguinis. Ils jouissaient de grands privilèges dont
les comtes du Périgord renouvelaient la confirmation à chaque
avènement ; ils avaient des droits sur le fait et exercice de la justice et de la police de la ville de Périgueux, et possédaient, en lies,
et héréditairement, un droit de viguerie sur les étrangers qui venaient au Puy St-Front (Périgueux), levaient cinq deniers sur la
taille due aux comtes et sur toutes les redevances que ces derniers
y possédaient ; et ils prélevaient également un droit sur celui que
ces mêmes comtes de Périgord percevaient sur la monnaie, le fer
et divers comestibles, etc., etc.
Dans une liste assez étendue de seigneurs rendant hommage au
comte de Périgord, M. Dessalles (voir son Histoire du Périgord)
fait connaître les noms de Pierre et Héíie de Périgueux, dont il
énumère les domaines et droits qu'ils avaient sur le territoire périgourdin.
II cite également quatre frères nommés : Einenon, Itier, Héíie et
Pierre de Périgueux, auxquels le comte de Périgord, vers 1226 ou
1227, accorde une charte où il leur reconnaissait des privilèges,
contraires, dit M. Dessalles, à l'administration municipale du PuySaint-Front.
Le même auteur rappelle que, vers 1104, le vicomte de Limoges réclamait partie de la terre du Périgord par droit de consanguinité, qu'une longue lutte entre le comte de Périgord et liq
amena une rupture entre le Puy-Saint-Front et la Cité, et qu'un
jour les bourgeois et les citoyens en étant venus aux mains,
un citoyen « d'une grande extraction, » Pierre de Périgueux,
fut tué par les bourgeois et jeté dans l'Isle.
Le nom de la famille de Périgueux, qu'on a souvent confondue
avec celle du comte de Périgord, se trouve si souvent mêlé, depuis le xi e siècle jusqu'au xv e , à l'histoire civile, militaire et principalement religieuse de notre province, qu'elle a incontestablement
sa place dans VArmoriai de la Noblesse du Périgord.

25

— 386 —
Du PERRIER, do Larsan, de Lislefòrt, de la
Mothe, de Pompignac, de Livron. etc.
AHMES : Ecartelé, au 1 el 4, d'azur à trois poires d'argent feuillées et tigées
de sinople, el un épervier
en abîme, sur un bâton, le tout également d'argent ;
aux 2 et 3, d'azur à dix billettes d'or 4, 8, 2 et 1.

Ces armes diffèrent dans quelques branches.
DEVISE : Ni vanité ni faiblesse.

Dans le traité des devises héraldiques, par le comte de Waroquier ; dans le dictionnaire de la Chenaye-Desbois et Badier ; et
dans le Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, par O'Gilvy, il est
dit que la maison du Perrier est une des plus anciennes et des plus
illustres de la province de Bretagne.
Les nombreux sujets qui composent les xxv e degrés de filiation
de la généalogie des du Perrier m' entraîneraient hors des limites
d'une simple notice. II me suffira donc de rappeler avec les auteurs
ci-dessus inscrits que cette maison remonte au commencement du
xii e siècle, que, dans les différentes branches qu'elle a formées, elle
a donné : plusieurs officiers de mérite, des ambassadeurs, de
grands magistrats, un maréchal de Bretagne, nombre de chevaliers des Ordres de S.-J. de Jérusalem, de Malte, et autres Ordres ; qu'au xiv e degré, noble Jean du Perrier, fils de Henri, chef
de la branche de Béarn et petit-fils de Geoffroy, comte de Quintiri, en Bretagne, passa en Guienne, où, de son mariage avec Marguerite de Léon dite princesse de la Tresne, fille de la noble Françoise de Léon et de Catherine de Noailles, provinrent les seigneurs
du Perrier-de-Lilleíbrt et de Larsan, dont les descendants se sont
alliés à de nobles maisons du Quercy, du Condomois et du Périgord.
Sur la production de ses titres, la maison du Perrier a été maintenue dans sa noblesse en 1666, et, en 1789, un de ses représentants : Messire Marc-Antoine du Perrier, chevalier, seigneur de
Larsan, ancien capitaine au régiment d'Auvergne, grand sénéchal
et premier baron de Guienne, présida en cette qualité l'assomblée
de la noblesse aux États-Généraux.
Trois fils de ce dernier, formant le xxm e degré de filiation, étaient
chevaliers de Malte ; le troisième, lieutenant au régiment d'Anjou,
mourut colonel au 36 e de ligne. L'aìné, entre autres enfants, a eu :
1° Armand dit Baron du Perrier-de-Larsan, officier aux mousquetaires gris ; 2° Emmanuel du Perrier-de-Larsan, conseiller à la

— 387 —
Cour de Bordeaux, que nous avons vu, il y a quelques années, présider avec autant de distinction que d'impartialité, les assises de la
Dordogne.
524
DE PERUSSE-DES-CARS.
ARMES : De gueules au pal de vair.
DEVISE : Fais que doys, advienne que pourra.

Maison originaire de la Marche, où elle est
connue depuis le xi° siècle. II y a plus de 500 ans
que le nom de Pérusse est incorporé à celui des
Cars, qui désigne une terre très importante en Limousin, seigneurie ayant le titre de comté.
On cite parmi les seigneurs de cette maison : Hardoin de Pérusse qui fut un des chevaliers de la 7 U croisade ; Armand de Pérusse, grand maréchal de l'Eglise au xiv° siècle, chevalier de
l'Ordre du Saint-Esprit ; Charles des Cars, évêque et duc de Langres, pair de France en 1569 • Jean de Pérusse, dit des Cars, prince
de Carency, comte de la Vauguyon , maréchal et gouverneur du
Bourbonnais ; Louis-François-Marie de Pérusse, comte des Cars,
lieutenant-général, maître d'hôtel du Roi Louis XVI et Louis XVIII ;
François-Nicolas-René de Pérusse comte des Cars, capitaine aux
gardes du comte d'Artois.
Le Périgord compte parmi ses évêques Raymond de Pérussedes-Cars, en 1413 ; et dans la liste des votants à Périgueux, pour
les députés de la noblesse aux États-Généraux de 1789 : « Très haut
et très puissant seigneur, Ms r Louis-François-Marie de Pérusse,
comte des Cars et de Saint-Bonnet, baron d'Aix et de la Renaudie,
seigneur de Saint-Ybart et autres lieux, chevalier commandeur des
Ordres du roi, m'aréchal des camps et armées du Roi, son lieutenant, commandant la province du haut et du bas Limousin et son
premier maître d'hôtel. » (Voir aux procurations.)

DE PEUCH ET DE PUCH, de Sauveterre, do
Gensac, de Palhas, de la Mothe, de Combes, de
Prat, de Montbreton, de Soumensac, de Lugagnac, etc.
ARMES : D'argent à trois fasces de gueules.

La maison de Puch est connue depuis le xu e
siècle, mais sa libation n'est régulièrement éta-

)

- 388 —
blie qu'à partir de Bertrand de Puch, père de Archambeaud et de
Pellcgrin, qui figurent dans un acte du 14 avril 1475.
Pellegrin de Puch, frère dudit Archambeaud, qualifié Donzel de
la ville de Sauveterre, était au service du Roi avant 1457 et obtenait à cette date une ordonnance de 200 livres en récompense de
ses services. Un de ses fils, Videau de Puch, écuyer, fut capitaine
et gouverneur de Gensac, par commission de 1529 ; son petit-fils
Arnaud le fut également en 1554. Après celui-ci vient Georges de
Puch, écuyer, seigneur de Palhas et co-seigneur de Lugagnac,
aussi capitaine des gardes du roi de Navarre ; puis noble Ezéchiel
de Puch, écuyer, seigneur de Palhas, lequel mourut à Narbonne au
service du Roi et fut transporté à Palhas, aux tombeaux de ses
ancêtres. Le fils de ce dernier, noble Jacques de Puch, écuyer, seigneurde laMothe, fut, en 1678, brigadier général des armées du Roi
et son petit-fils messire Guy Aleconte, écuyer, seigneur de Palhas,
chevalier lieutenant-colonel. Ge dernier fut père de plusieurs fils
dont le 3 e , Jacques de Puch, écuyer, seigneur de Palhas, la Mothe,
de Combes, etc., fut page du roi dans la grande écurie le 9 déceme
bre 1705, puis lieutenant-colonel et chevalier de Saint-Louis ; le 4 ,
Henri, vicaire-général au Mans, et le 5 e , Joseph Victor, major d'infanterie et chevalier de Saint-Louis.
La branche de Puch de Montbreton, qui commence au vn e degré,
compte également bon nombre d'officiers décorés de l'Ordre de
Saint-Louis. Je citerai entre autres : Jacob du Puch, fils puîné de
Jacques ; Jean, seigneur de Montbreton, de Puch, chevalier, fait
page de la grande écurie, le 21 mai 1726, et capitaine de dragons,
de même que son petit-fils, messire A lexandre-Jean de Puch, chevalier, seigneur de Montbreton, de Puch, de Gensac, Corbon, etc.,
décoré de l'Ordre de Saint-Louis et qui fut député de la noblesse
aux États-Généraux de 1789, par la sénéchaussée de Libourne.
Du mariage de ce dernier contracté le 21 décembre 1771 avec
Françoise de Malet de Puyvalier de Roquefort, provint : LouisCharles-Emmanuel de Puch, chevalier, page d'Orléans, capitaine
de Saint-Louis, marié deux fois : 1° avec Marguerite de Melet de
Loubès, dont il n'eut pas d'enfants ; 2° en 1810, avec Rose-Elisabeth de la Faye de la Martinie, dont il n'a survécu que des filles.
Messire Alexandre-Henri de Puch, frère dudit Louis-CharlesEmmanuel, a continué la descendance.
Inutile de rappeler que cette famille a été maintenue dans sa noblesse, et qu'aux États-Généraux on voit figurer plusieurs de ses
membres parmi les votants de l'Ordre, à Bordeaux et à Libourne,

- 389 —
où l'un d'eux, ainsi qu'il est dit plus haut, fut nommé à cette date
député de cette sénéchaussée.

Du PEYRAT (NOËL), de Razac, de Saint-Avit,
de Mauchat, de la Haute-Bruyère, de la Tour.
ARMES : D'argent au chevron de gueules, accompagné
de trois étoiles de même.

Le Grand Armoriai de France, registre de
Périgueux, donne sous le nom de Noël, juge de
Thiviers : Losange d'or et d'azur ; et dans le
même Armoriai et même registre : sous le nom de Jeanne Noël,
veuve de François de Chauveron, écuyer, seigneur de Dussac :
De sable à une bande d'or accosté de deux molettes de môme.
Un conseiller du Roi, juge civil et criminel de la ville et paroisse
de Thiviers, était de cette famille. Et aux États-Généraux de 1789,
on voit parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse : Messire
Pierre-Théodore-Noël du Peyrat, écuyer, seigneur de Razac, SaintAvit, Mauchat, la Haute-Bruyère et autres lieux, conseiller du
Roi, substitut 'du procureur-général au Parlement de Paris. (Voir
aux procurations.)

DE PEYRONENG, de Montréal, de Verteillac,
co-seigneur de Chadeuil, de Saint-Chamarans,
de Loupiac, co-seigneur de Freyssinet, de SaintGlair, de Saint-Geniès, de la Roque, etc., en
Périgord, en Quercy et en Auvergne.
ARMES : D'azur à deux fasces d'or, à la
gueules chargée de dix besants d'or.

bordure de

La maison de Peyronenc, dès fan 1391, possédait grand nombre de terres en Quercy, entre autres celle de Saint-Chamarans
qu'elle a conservée jusqu'à nos jours sous le titre de comté, et c'est
vers le commencement du xv e siècle qu'un de ses représentants,
Góraud de Peyronenc, seigneur de Loupiac, qui, par son mariage
avec Catherine de Saint-Astier, héritière de la branche de Montréal,
devint possesseur de la terre de ce nom, paroisse d'Issac, et de plusieurs seigneuries en Périgord. Michel de Peyronenc, issu de ce
mariage, épousa Agnès de Laslours, dont il eut une fille unique

— 390 laquelle apporta, avanl l'an 1500, à son mari Pierre de Ponbriand,
chambellan du roi Charles VII, le château de Montréal, que ledit
Michel de Peyronenc, avait fait rebâtir — le premier ayant été détruit dans le xv e siècle.
Plus d'un siècle plus tard, c'est-à-dire le 16 septembre 1611,
Gaston de Foucauld, écuyer, seigneur de laGaraudie, de la Besse,
etc. , épousa l'hóritière de Hector de Pontbriand, chevalier, seigneur
de Montréal, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, et devint ainsi possesseur de la dite châtellenie jusqu'au commencement
du siècle dernier, où elle entra dans la maison de Faubournet-deMontferrand, dont il est parlé plus haut, n° 494.
Marie de Peyronenc, sœur ou du moins très proche parente de
Louis-Joseph de Peyronenc, marquise de Saint-Chamarans, fut admise au chapitre de Beaulieu-Issendolas, Ordre de Malte, en
Quercy, sur preuves dressées à Toulouse le 22 août 1737.
La branche de Peyronenc s'est éteinte, ainsi qu'il vient d'être dit,
dans la maison de Pontbriant, vers 1500, et les autres depuis peu,
d'après Saint-AUais, savoir : celle de Saint-Chamarans dans la maison
de Calvimont-Saint-Martial ; et celle qui était en Auvergne, dans
les maisons de Trencaléon, de Castera et de Termes.

DE PEYRONNY, de Perateau, de Beauregard, du Vigneau, de Monrepos, de Bridoire, des
Gendres.
ARMES .• D 'azur à trois tours d'argent maçonnées de
sable, l'écu timbré d'un casque orné de lambrequins.

Cette famille, dit Courcelles, ancienne et bien
alliée, descend d'Arnaud de Peyronny, capitoul
de Toulouse en 1226, et s'est divisée successivement en Catalogne, en Agenais, en Périgord et en Quercy. La branche de l'Agenais, ajoute Courcelles, a toujours suivi la carrière des armes et
particulièrement dans la maison militaire du roi.
Noble Jean-Baptiste de Peyronny, écuyer, avocat du parlement,
inspecteur général des domaines du roi, en la généralité de Bordeaux, fils de messire de Peyronny-des-Gendres, écuyer, seigneur
en partie de Bridoire, avait épousé, le 20 octobre 1778, Jeanne
Catherine de Chastenet, issue d'une branche de Chastenet-de-Puységur, dont provinrent trois fils et une fille : 1° Joseph-IgnaceAuguste de Peyronny, habitant la terre des Gendres, près Berge-

— 391 —
rac, non marié ; 2° Jean-Baptiste-Victor-Emmanuel, père de : JeanCharles ; Joseph Auguste ; et Louis Arthur ; 3° Jules, qui habite
Lyon ; 4° Emilie, veuve sans enfants.
La branche de Peyronny, des Gendres, fixée depuis longtemps
en Périgord, y compte toujours des représentants, lesquels font leur
résidence habituelle dans leur château de Rastignac, eommuno
d'Azerat.

DE PHILOPALD.de la Graviére, de la Boytie (do la Boëtie), du Breuil.
ARMES : D'azur au chevron d'argent, accompagné de
trois étoiles de même.

Cette famille, du Sarladais, a été anoblie,
vers 1730, par une charge de ' conseiller sccrétaire du roi, maison et couronne de France.
Cette noblesse est attestée par le certificat suivant, délivré à M.
Philopald, écuyer, seigneur de la Boytie et de la Graviére :
« Nous, gentilshommes de la sénéchaussée de Sarlat, soussignés, certifions à tous ceux qu'il appartiendra que le sieur de Philopald jouit de la noblesse, sans aucun contredit, et qu'il est, en
cette qualité, dans le catalogue de la noblesse dé ladite sénéchaussée.
» Fait à Sarlat, le 26 janvier 1745. »
Signataires : Javel, — Beaupuy, ancien gouverneur de la place
de Mouillon (?) ; — Giverzac, capitaine dans Penthièvre, infanterie ; — du Barry, ancien capitaine au régiment de Béarn ; —
Campagnac, lieutenant de nos seigneurs les maréchaux de France,
à Sarlat, en Périgord, — certifions que l'attestation ci-dessus coutient vérité, et que les seings de Messieurs les gentilshommes et
officiers y apposés sont véritables. En foy de quoy avons signé de
notre main.le présent certificat pour que foy y soit ajoutée.
Scellé du sceau de nos armes (1) et contre-signé par notre
secrétaire, Campagnac.
Fait à Sarlat, le 31 janvier 1745, pa: M* r La Selve.

(1) Ce sceau porle : De gueules à la bande d'argent accompagnée on chef do
trois roses do même, et en pointe de trois rocs d'échiquier aussi d'argent en
orle ; c'est-à-dire les armes do la maison de Campagnac (de Houx de Campagnac)
de Brie, etc. (Voir la note qui accompagne l'article de Roux, n° 438.)

— 392 —
DE PICHON, de Longueville, de Parempuyre,
du Caillau, de Carnet, etc.
ARMES : D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de
deux molettes d'éperon de même et en pointe, d'un croissant d'argent surmonté d'un agneau passant de même.

Cette famille a reçu, par deux fois, dans la
personne de Richard de Pichon, écuyer, seigneur
de la maison noble du Caillau, clerc ordinaire de la ville de Bordeaux, des lettres de noblesse du roi Henri III : 1° en février 1577 ;
2° en 1589 ; mais l'auteur du nobiliaire de Guienne et de Gascogne
fait observer que ces lettres de noblesse, données par le Souverain
protecteur de la Ligue à des sujets en possession de la nobilité,
— à des époques plus rapprochées de nous, on peut en citer de
nombreux exemples — n'étaient en réalité qu'une haute marque de
faveur qui avait pour but de les lier plus intimement à la cause
royale ; c'était là, plutôt, des lettres de confirmation que des lettres d'anoblissement.
On est porté à penser de même, quand on voit qu'en 1380, le
premier sujet qui commence la stliatien généalogique de sa famille,
Jacques de Pichon, qualifié écuyer, seigneur de la Font, est porté
sur un rôle d'écuyers.
Deux branches, dit Saint- Allais, issues de Bernard de Pichon,
seigneur haut justicier et baron de Parempuyre et de Longue-'
ville, seigneur de Carriet et autres places, président à mortier au
parlement de Bordeaux, comptent plusieurs représentants en
Guienne.
Cette famille se rattache au Périgord par diverses alliances,
notamment depuis peu d'années, par le mariage de deux demoiselles de Pichon avec Messieurs Alexandre Grand de Luxolière,
baron de Bellussière, et Louis, comte de Chaunac-Lanzac.
Elle a été maintenue dans sa noblesse par ordonnance des intendants de Bordeaux, en date du 25 janvier 1698, et, en 1789,
plusieurs de ses membres ont figuré parmi les votants pour les députés de l' Ordre de la Noblesse aux Etats-Généraux.

— 393 —
PICOT, de Boisfeuillet, de Beauchesne, etc.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur à trois haches d'argent posées en pal; aux 2 et 3, d'argent à trois léopards de
gueules l'un sur l'autre.

Cette famille de Bretagne, dont la Chenays- Desbois donne la filiation depuis Michel Picot,
issue au sixième degré d'Olivier Picot, nommé
dans deux rôles des montres et revues générales des Nobles et sujets aux armes de l'archidiaconé de Dinan, de 1477 à 1479, a formé
plusieurs branches.
L'une d'elles a figuré dans les assemblées de la Noblesse du Périgord aux Etats-Généraux de 1789, et parmi les votants pour les
députés de l'Ordre , on voit un des membres de la famille ainsi
inscrit à Périgueux : Messire Gharles-Pierre-César Picot de Boisfeuillet, ancien capitaine commandant de dragons à Bergerac,
lequel vota pour lui, et, par procuration, pour le marquis du Gravier de Golce, et pour le chevalier de la Valette de Montbrun. (Voir
aux procurations.)

DE PIGNOL, de la Corvière, etc.
ARMES : De gueules au sautoir d'or cantonné de quatre
besants de même. Alias : le sautoir chargé de neuf coquilles
de
DEVISE : Deus et meus rcx.

Dans le Nobiliaire universel de France, SaintAllais dit à l'article Pignol : famille noble d'extraction, originaire du Languedoc, divisée en deux branches, dont
l'une s'est établie à Sarlat (enPérigord), et l'autre, qualifiée du titre
de baron de Rocreuse, fixée à Cormery (en Touraine).
La filiation commence à Jean Raimond, chevalier, seigneur de Pignol, lequel rendit hommage des château et domaine de Pignol à
Raymond VII, comte de Toulouse, qui en août 1203 lui assigna une
pension en récompense de ses services. II acquit, ajoute St-Allais,
le surnom de Vaillant à la bataille de Castelnaudarie, sous les ordres du comte de Foix. II était frère d'Adolphe de Pignol, qui fut
à la cinquième croisade, sous saint Louis, et fut tué par. les
Sarrazins à la prise de Damiette, en 1250.
Charles de Pignol, chevalier, issu au sixième degré filiatif de la

— 394 —
généalogie dudit Raimond, continua la branche aînée, fixée à Sarlat depuis le 4 février 1573.
Plusieurs membres de la famille ont occupé des charges importantes au présidial de Sarlat. Ils portaient, avant la Révolution, le
titre de comte.
Aux Etats-Généraux de 1789> figure parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse, à Périgueux : Messire Jean-Baptiste de Pignol,
chevalier, seigneur de la Corvière et autres lieux, habitant de la
ville de Sarlat.

DE PINDRAY, d'Ambelle, de Puyacau, de Marafy, de Sainte-Croix, de la Sudrie, etc.
ARMES : D'argent, au sautoir de gueules.

La maison de Pindray, dit Lainé, originaire du
Poitou et l'une des plus anciennes de cette pro. vince, a formé plusieurs branches, dont l'une,
venue en Périgord, y aurait produit plusieurs rameaux.
Ce même auteur donne la filiation de cette famille depuis Josselin, qualifié sire de Pindray, dans deux actes de 1353 et 1364, et la
poursuit sans interruption jusqu'à nos jours.
Plusieurs ordonnances de maintenue de Noblesse ont été rendues
en sa faveur par les intendants de Poitou et de La Rochelle, en
1667 et 1699, et j'ajoute également que le nom de Pindray se trouve
aussi clans les jugements des intendants do Bordeaux, portant
maintenue de noblesse pendant la période de 1697 à 1718.
Je rappellerai, en outre, que cette famille a été représentée aux
assemblées de la Noblesse, en 1789, à Périgueux, par : Messire
Pierre-François de Pindray, chevalier, seigneur d'Ambelle, SainteCroix et autres places (voir aux procurations), et à Saintes.

PINOTEAU.
ARMES : Ecartelé , au 1, d'argent, à un lion de sable,
armé et lampassé de gueules; au 2, de gueules à l'épée
haute d'argent, franc quartier du baron militaire ; au 3, de
gueules à un sabre et une carabine d'or, en sautoir (armes
d'honneur), et au 4, d'argent au chevron d'azur, accompagné de trois lapins de sable, qui est de Brunauld.

Le général Pinoteau fut créé baron de l'Em-

— 395 —
pire par décret du 26 avril 1815. Ce titre a été confirmé le 24 mai
1862.
DE PLAMON.
ARMES : Parti, au 1, un lion do... ; au 2, trois merlettes
on pal de... (Sans indication des émaux.)

Dans la liste des émigrés (district d'Excideuil) imprimée en 1793, Plamon-Pouzae est
qualifié ci-devant noble.

LA PLACE, de Sallebœuf, de Javerlhac, de la
Faurie, de Torsac, de la Prade (en Périgord et
en Angoumois).
ARMES : D'azur à trois glands d'or tigés et feuillés de
même.

Pierre de la Place était, avant 1450, seigneur
en partie de Saint-Meuret de Dronne, près Ribérac (Dordogne); il avait épousé une demoiselle do Cumont, dame
en partie de Cumont et de Sallebœuf, dont la notice se voit plus
haut n° 238, laquelle, étant veuve, épousa en deuxièmes noces Golfier de Jaubert de la Roche.
Elle eut de son premier mari : 1° Bertrand de la Place, écuyer,
seigneur de Saint-Méard, qui épousa, avant 1511, Isabeau de
Fayolle, fille de Hugue de Fayolle et dame de Lur ; 2° Jean de la
Place, écuyer, seigneur de Sallebœuf; 3° Pierre de la Place,
écuyer, seigneur de Javerlhac.
Le deuxième, demeurant au repaire noble de Sallebœuf, épousa
demoiselle de Grimard de Fronteau, mariée en deuxièmes noces, le
16 novembre 1538, à messire Jean de la Cropte, écuyer, seigneur
de la Mothe-Saint-Privat.
Le troisième, Pierre de la Place, écuyer, seigneur de Javerlhac,
fut maire d'Angoulême, en 1506, mis à la tête de la députation que
la ville envoya à Tours pour traiter du mariage de Claude de
France avec François duc de Valois, comte d'Angoulême, le 19 mai
1505. Ledit Pierre (1) épousa Marguerite Pastoureau, dame de Ja(1) Dans le Nobiliaire du Limousin, il est dit que noble Pierre de la Place,
écuyer, seigneur de Sallebœuf, de la Tour-Grenier, etc., rendit hommage, le 20
juin 1499, et que la famille íìt ses preuves de noblesse en 1598.

— 396 —
verlhac, fille de noble Dauphin Pastoureau, élu par le roi à la
comté du Périgord, de ce mariage provinrent :
1° Hélie de la Place, écuyer, seigneur de Torsac, lequel fut
maire d'Angoulême, en 1561. Ce dernier fut père de Pierre de la
Place, écuyer, seigneur de Torsac, gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi. De son mariage avec Gabrielle Tizon d'Argence,
il eut trois fils et une fille ; l'aìné, François de la Place, seigneur de
Torsac, épousa Jeanne de Vassoigne, en 1621 ; le second, Pierre,
seigneur de Saint-Gharmans, a fait la branche de ce nom, et. le
troisième, Hélie, celle des seigneurs de Gharmans. La sœur se maria le 15 août 1610, à René de la Cropte, écuyer, seigneur de la
Mothe-Saint-Privat ;
2° Pierre de la Place, écuyer, seigneur de Javerlhac, jurisconsulte et philosophe en renom, premier président en la cour des aides de Paris, calviniste tué à la Saint-Barthélemy, qui a formé une
branche dont est sorti Hélie de la Place, conseiller d'Etat, également gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, ambassadeur
en Hollande sous Henri IV.
Les détails me manquent pour compléter cette notice.

DE PLAS (JEAN), de Plagnier, évêque de Périgueux, 1524(10 novembre).
ARMES : D'argent a trois jumelles de gueules.

Noble famille du Limousin.
Le P. Dupuy écrit que le 23 avril 1525, il
fit son entrée solennelle, porté, suivant l'usage,
depuis l' église de Saint-Pierre-Laneys (ès-Liens), jusqu'à son siège
épiscopal , sur les épaules par les quatre barons du Périgord :
Beynac, Biron, Bourdeille et Mareuil.
Ce prélat permuta son évêché pour celui de Bazas, le 4 août
1531. Jean de Plagnier (de Plas), ajoute le P. Dupuy, fit bâtir le
château de son nom sur les frontières du Périgord et du Limousin.

— 397 538

LA PLEINIE, do Puymartin, de Campagne.
ARMES : De gueules à la cloche d'or, Grand Armoriai
de France, registre de Sarlat, sous le nom de N. Lapleinie
de Campagne.

Sur la production de titres, de 1568, la famille
de' Lapleinie a été maintenue dans sa noblesse en
1666. (Voir dans l'Etat général des gentilshommes de Sarlat, maintenus par M. Pellot en 1666.

DE POMPADOUR (Geofíroi), Evêque de Périgueux, nommé le 20 juillet 1500.
il

ARMES : D'azur à trois tours d'argent crénelées et maçonnées de même.

II fit son entrée solennelle le 12 octobre 1503
et mourut en 1511.
Un autre, du même nom, également évêque de Périgueux, fut
nommé le 20 octobre 1550, prit possession de son évêché le 13
décembre 1551, et mourut en 1553.
Je dois de plus inscrire, avant ces deux prélats, un autre Geoffroi de Pompadour, lequel avait fait son entrée épiscopale à Périgueux, le 16 avril 1480.
En 1483, d'accord avec la communauté de Périgueux, il commença rétablissement du couvent des P. Augustins. Ce fut Jean
du Puy, seigneur de Trigonan, qui donna le fond où fut bâtie
l'église.
A la convocation des États-Généraux, en 1485, Geoffroi de Pompadour, député du clergé, y représenta le clergé et obtint, de
concert avec les autres députés de la province, le maintien des
immunités et franchises de la ville. II mourut en 1514.

— 398 —
540 ,

DE PONS, de Saint-Maurice, de Monclar, de
Clermont, de Mespoulet, de la Mothe-Cendrieux,
de la Jaunie, de la Bassinie, de Saussignao, de
Monestier, de Sainte-Croix de Razac, sires de
Pons, seigneurs de Montignac, de Limeuil, de
Cognac, de Château-Reynaud, de Bergerac, vicomtes de Tarascon, de Cariât et de Blaye,
prince de Mortaigne, barons d'Oléron, etc., en

Périgord, Saintonge, Quercy et Guienne.
ARMES : D'argent à la fasce bandée d'or et do gueules de six pièces.

C'est ainsi qu'elles sont inscrites à Versailles dans la salle des
Croisades, sous le nom de Renaud de Pons, lequel alla en TerreSainte au temps de la seconde croisade, de 1145 à 1188.
Hélie de Pons est qualifié che\alier, seigneur de Monclar, châtellenie en Périgord, dans un acte d'acquisition de 1259 faite par
lui en la paroisse de ce nom. C'est le premier sujet par lequel la
Chenaye-Desbois commence la filiation, qu'il poursuit sans interruption jusqu'au 29 novembre 1763, date du mariage de LouisMarie, marquis de Pons, brigadier des armées du roi, fils de
Charles-Philippe, comte de Pons, seigneur de Saint-Maurice,
lieutenant-général des armées du roi, avec damoiselle Marie-Anne
de Cossé-Brissac, fille du lieutenant-général de ce nom.
Cette maison, ajoute ce généalogiste , des plus anciennes du
Périgord, a possédé depuis près de 500 ans la terre de SaintMaurice, ancien repaire noble, ayant juridiction sur Saint-Maurice
et Saint-Laurent-des-Bâtons, commune de Sainte-Alvère.
Au sujet de la branche de Saintonge, Courcelles dit que c'est de
la haute considération dont jouissait la maison de Pons qu'est
venu ce vieil adage : Si roi de France ne puis être, sire de Pons
voudrais être.

DE LA PORTE, de PUYFERRAT, du Puy-SaintAstier, de Chantérac, de la Rolphie.
ARMES : D'azur à deux tours girouettées d'argent, maçonnées de sable et jointes par un entremur de même
avec porle au milieu. Alias : De gueules à deux tours
girouettées et un portail entre les deux tours d'argent.

Ces armes, qui semblent rappeler le nom —
armes parlantes — ne sont pas les seules que

— 399 -cette famille ait portées ; on trouve sous le nom de la Porte :
D'azùr au chevron d'argent accompagné de trois pommes de pin
d'or. Serait-ce le blason primitif? C'est ainsi qu'elles sont sculptées sur une clé de voûte du château de la Rolphie, commune de
Coulounieix, autrefois commune de Saint-Etienne de la Cité de
Périgueux ; noble repaire dans la seigneurie de Périgueux, ayant
appartenu, dans les xvi e et xvn e siècles, à cette famille.
La maison de la Porte, originaire du Puy-Saint-Front (Périgueux), où elle était connue depuis 1200, a toujours tenu un rang
distingué dans l'Ordre de la Noblesse. Saint-Allais lui donne une
filiation suivie à partir de Bertrand de la Porte, damoiseau, marié
avant l'an 1409 avec Jeanne de Fayolle, dame en partie de Cliantérac. C'est le premier de la famille de la Porte, ajoute le même
généalogiste, qui vint s'établir au Puy-St-Astier.
Julien de la Porte, chevalier, seigneur du Puy-St-Astier, coseigneur de Chantérac, etc., issu au douzième degré dudit Bertrand, était également seigneur de la Rolphie depuis le 27 juin
1562, époque de son mariage avec Charlotte de Belcier (1), fille de
Bertrand de Belcier, écuyer, seigneur de la Rolphie.
Charlotte de la Porte, pefite-íìlle de ces derniers et héritière de
la terre et seigneurie de la Rolphie, qu'elle porta en mariage, le
22 octobre 1605, au comte François d'Aloigny, dont les descendants en sont depuis restés possesseurs jusqu'au 3 septembre 1781,
époque de la vente qui en fut faite par messire Thomas-Anne
d'Aloigny, chevalier, seigneur, marquis d'Aloigny, à messire Bernard de Mèredieu, écuyer, seigneur de Saint-Górac, et, par héritage, à la famille de Froidefond de Boulazac.
Aux Etats-Généraux de 1789 figure parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse du Périgord : « Messire Jacques de la Porte,
marquis de Puyserrât, ci-devant major des dragons de Montmorency, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, habitant ordinairement en sa terre de Puyferrat. » (Voir aux procurations.)
Le fils de ce dernier, Pierre-Jean-Nicolas, comte de la Porte de
Puyferrat, a épousé, le 6 novembre 1817, Marie-Catherine-Louise
de Calvimont, dont est provenu Pierre-Louis-Théobald de la Porte
de Puyferrat.

(1) Ladite Charlotte étant veuve se remaria avec Philibert de Bourdeille, chevalier de l'Ordre du roi, baron de Montanceix, etc.

- 400 542

DE LA PORTE, de Lusignac, de Champniers,
de la Saladie, avec titre de baronnie en Périgord.
ARMES : D'azur à la sasco d'argent. Alias : A la sasee
componée d'or et de gueules de six pièces, accompagnée
de deux loups passant d'or, l'un en chef et l'autre en
pointe. — Alias : D'azur à deux loups passant d'or, séparés par deux cotices de même.

La Ghenaye-Desbois donne la filiation de cette famille du Périgord, qui sembl deistincte, du moins par les armoiries, de celle qui
précède, depuis Geoffroy, seigneur de la Porte, lequel vendit la
terre de la Bachellerie, le 8 du mois d'octobre 1260, jusqu'à HélieJean de la Porte, chevalier, seigneur de Lusignan, qui, de son
mariage en 1674 avec Marthe de la Touche, eut deux filles, dont
l'une épousa son cousin-germain Pierre de la Geard, comte de
Cherval, grand sénéchal de l'Angoumois, et l'autre qui, sur les
preuves de sa noblesse, fut reçue à Saint Cyr au mois d'octobre
1688.
0
Vers la fin du xvn 6 siècle ou au commencement du xvin , époque
où fut dressé l' Armoriai manuscrit que j'ai souvent cité dans ce
recueil, il existait plusieurs membres de la famille, entre autres :
Messire Pierre de la Porte, chevalier, seigneur de Lusignac et
autres lieux, habitant dudit Lusignac, et-ses frères François de la
Porte, capitaine-major de la ville et citadelle de Metz, et Hélie de
la Porte, prieur et curé de Lusignac.
En Saintonge figurèrent en 1789, aux assemblées de la noblesse,
plusieurs membres de cette maison.
Sous le nom de la Porte, de Cadillac, de Pauliac, de la Jarthe,
de la Nauze se voient : De pourpre à la fasce d'azur accompagnée
de deux lions d'argent, l'un en chef, l'autre en pointe. Ne serait-ce
pas une branche des la Porte, de Lusignac, etc. ? Une certaine
analogie dans les armes semblerait le faire croire.
Jacques de la Porte, écuyer, sieur de la Jarthe, conseiller secrétaire du roi en la cour des aides de Guienne, né vers 1690,
acquit le lies de Cadillac, commune du Fleix.
Cette famille, qualifiée du titre de baron de Pauliac, a fourni des
officiers et des membres du parlement dont un périt sur l'échafaud
révolutionnaire en 1794. (Notice sur le Fleix, de l'abbé Pécou.)

— 401 —
Du POUGET, de NADAILLAC, de Villeneuve, de
a Farge, de Saint-Symphorieh, de Maréal, du
Repaire, de Saint-Aubin, de Nábirat, de Laval,
le Fonnaute, de Papon, etc.
ARMES : D'or au chevron d'azur accompagné on pointe
l'un mont de six coupeaux de sable.
DEVISE : Virtus et hœredcs.

La maison du Pouget est originaire du Quercy, d'où elle s'est
répandue en Languedoc, en Périgord-, en Auvergne et dans la
Haute-Marche.
Elle est connue dans l'histoire depuis Gérard du Pouget, chevalier, qui prit part à la première croisade, de 1096 à 1145.
Bertrand du Pouget, cardinal prêtre du titre de Saint-Martial,
créé prince de Bologne par un bref papal, mort en 1348, était —
voir le Nobiliaire d'Auvergne, par J.-B. Bouillet — de cette maison qui a fourni des capitaines de 50 hommes d'armes et des chevau-légtrs, un lieutenant-général des armées du roi, plusieurs
chevaliers de son Ordre, plusi :urs maréchaux de camp, des gouverneurs de places fortes, -des gentilshommes de la chambre et
nombre d'officiers de tous grades, décorés de l'Ordre de SaintLouis.
A son ancienneté et ses illustrations elle joint aussi de grandes
alliances.
Cette maison a été représentée aux assemblées de la Noblesse
du Périgord en 1789 et parmi les volants, à cette date, pour les
députés de l'Ordre, on voit inscrit : Haut et puissant seigneur
messire Bernard-Laurent du Pouget, chevalier, seigneur de Maréal,
en Quercy, seigneur des fiefs de Fonnaute et Papon, habitant en
son château de Fonnaute, paroisse de Cazoulès, en Sarladais.

544

DE POURQUERY, de la Roche, de la Bigo^Jtie, de la Ponterie, de Pechalvès, etc.
ARMES : D'azur à un porc-et-pic d'argent défendu et
rmé de même ; au chef du second émail, semé de
rèfles de sable, à l'aiglc au vol éployé de même, brodant.

C'est ainsi qu'elles sont décrites en tête de la
26

— 402 —
généalogie de la famille, publiée dans le Nobiliaire de Guienne,
en 1858. Dans le Grand Armoriai de France, registre de Sarlat,
elles sont enregistrées sous le nom de Pourquery de la Bigotie :
D'azur à l'aigle couronnée d'argent chargée sur ï estomac d'une
croix pattée de gueules et accompagnée en pointe à dextre d'un
porc-et-pic d'argent et à séneslre d'un lion d'or. Sous le nom de
Pourquery de la Ponterie, elles sont : D'azur à la hure de sanglier
d'argent.
Mais ces armes ne sont pas les seules dont la famille ait fait
usage. Une branche sur laquelle les renseignements ont, sans
doute, manqué à fauteur du Nobiliaire de Guienne a porté : d'azur
à deux balances en équilibre d'or, la verge de môme soutenue au
centre par la pointe d'une épée d'argent garnie d'or que tient un
dextrochève d'argent, et sommé d'une couronne royale d'or.
La balance, symbole de la Justice, rappelle la charge de juge qu'ont
occupée dans le xvi 6 siècle, à Monpazier, plusieurs sujets du nom
de Pourquery. Ces dernières armes se voient sur un sceau que
possédait le docteur Laferriòre, lequel le tenait du chanoine Pourquery, son oncle ; elles sont de même sur un cachet que M. René
de Lascoups a trouvé à Siorac, propriété dont il a hérité des
Pourquery. Ce sceau est écartelé des armes de la famille de Salignac-Fénélon.
La famille de Pourquery est connue à Monpazier, en Périgord,
depuis le xve sièle. Alternativement de robe et d'épée, ses membres se sont distingués dans ces deux carrières, de même que dans

r Église.
Elle constate sa noblesse par des lettres d'anoblissement que
conféra le roi Louis XIV, en 1654, à Raimond de Pourquery, juge
de Monpazier, a en considération, est-il dit par S. M., des services
qu'il nous a rendus, ayant dès ses jeunes ans porté les armes pour
notre service et témoigné son courage et sa valeur en plusieurs
occasions, et depuis par son zèle à nos intérêts dans les fonctions
de sa charge et en divers emplois qu'il a eus des généraux de nos
armées dans les derniers mouvements de notre province de
Guienne, pendant lesquels il a eu plusieurs rencontres, hazardé sa
vie pour le bien de notre Etat et particulièrement ayant eu avis
que les troupes ennemies, commandées par le sieur de Castelnau
de la Force, allaient assiéger la ville de Belvès, il s'y rendit et entra avec ses amis, appuya ladite ville avec tant de courage et de
vigueur que les ennemis furent contraints de lever le siège avec
perte de plus de 200 hommes, en haine de quoi ils ravagèrent tous

— 403 —
les bestiaux du sieur de Pourquery et ruinèrent ses maisons
de campagne, de sorte qu'il lui revint à perte plus de 20 mille
livres.
En considération desquels services.... Nous avons icelui Pourquery anobli et anoblissons par ces présentes du titre d'écuyer,
voulant qu'il soit tenu pour tel, ensemble ses' descendants, etc. »
Un Charles Pourquery, sieur de la Bigotie, fut nommé, le 1 er
juin 1701, conseiller du roi, secrétaire de la maison et couronne
de France (cours des aides).
L'authenticité de la noblesse de la famille est, en outre, constatée par la présence aux assemblées de l'Ordre, en 1789, de
N. de Pourquery, de la Bigotie, de la Roche, lieutenant do maréchaux de France, habitant au château de la Roche, paroisse de
Liorac. (Voir aux procurations.)

DE PRESLE JACQUINOT.
A RMES : D'or ù la bande de sable.

Originaire de Pagny en Lorraine, la maison
Jacquinot de Presle a suivi alternativement la
carrière des armes et de la magistrature, l'Eglise
— dans les Pères Jésuites — et les lettres lui
doivent également des sujets distingués.
Par suite des guerres dont la Lorraine fut le théâtre ; par suite
aussi de l'incendie des titres en 1793, et plus tard de l'anéantissement des papiers dont Charles Norbert Jacquinot de Presle demanda
par testament la destruction complète après sa mort, arrivée eu
1833, mesure non seulement regrettable pour la famille, mais
encore au point de vue de l'histoire, et enfin par suite de la dispersion dans différentes provinces de plusieurs de ses membres, il est
peut-être difficile, sinon impossible, de dresser la généalogie complète, c'est-à-dire de trouver le point de jonction de toutes les
branches et d'en donner une filiation suivie.
Quoi qu'il en soit, d'après les documents qu'il m'a été donné de
connaître, je puis constater que le premier sujet qui commence la
lignée de la branche de Presle, dont le chef, Silvain Jacquinot de
Presle, réside à St-Martial-d'Hautefort, en Périgord, servait dans
la compagnie des hommes d'armes du sire de Vaudemont, en
1498 ;

— 404 —
Que lo second, Nicolas Jacquinot, fut attaché en 1525 à la maison du duc de Lorraine ;
Que le troisième, Pierre, s'établit à Pont-à-Mousson et y fut
échevin en 1600 ;
Que le quatrième, François, y fut conseiller au bailliage en 1650 ;
Que le cinquième, Nicolas, fut conseiller au parlement. De ce
dernier provinrent deux fils : 1° Claude Nicolas qui suit ; 2° François, auteur d'une autre branche.
Claude Nicolas, conseiller au parlement, vivant de 1723 à 1784,
eut de son mariage avec une demoiselle de Norroy, entre autres
enfants :
Charles Norbert Jacquinot de Presle, secrétaire de la surintendance du comte d'Artois, 1 er secrétaire des finances, plus tard
secrétaire de Louis XIII, chevalier de Tordre du Roi de St-Michel.
Dans son brevet, S. M. rappelle les services rendus aux rois, ses
prédécesseurs, par les père et grand-père dudit Charles Norbert.
Parti de France avec le comte de Provence en 1791, il fut chargé de
missions importantes auprès de plusieurs souverains en Italie, en
Saxe, et ne quitta les princes qu'en 1798. Marié en 1785 avec
demoiselle Louise Perrin, sœur du député de ce nom dans la Dordogne, famille noble du Lyonnais, il eut pour fils :
François-Charles-Nicolas Jacquinot de Presle, qui ne fut pas
seulement un vaillant officier, mais un écrivain distingué.
Collaborateur du Journal des sciences militaires, il a publié un
ouvrage surl'art militaire, dont l'envoi qu'il en fit à Monseigneur
le comte de Chambord lui valut l'honneur de recevoir la lettre
suivante :
« Je suis touché, Monsieur, de l'envoi de votre cours d'art et
d'histoire militaire. Ce livre, qui se rattache à des études qui me
sont chères et à la gloire de la France, m'est précieux comme un
utile moyen d'instruction et comme l'ouvrage d'un homme de talent
et de loyauté. Signé: Henry. Goritz, novembre 1837. A Monsieur
de Presle.
Ce dernier, chevalier de la Légion d'Honneur en 1810, de Charles III en 1822, de St-Louis en 1825 et de Saint-Ferdinand, brisa
son épée en 1830, le 29 juillet, à Saumur, après avoir mis cette
ville en état de siège.
Voulant rester fidèle à son serment, ce fut en vain qu'on lui offrit,
en 1836, le grade de lieutenant-colonel.
II avait épousé en 1836, en Franche-Comté, demoiselle PalmyreSophie de Rochejean, dont il eut :

— 405 —
Charles-Nieolas-Sylvain Jacquinot do Presle qui, de sou mariage
en 1858 avec M" e de Caffarelli, sdle du comte de Casi'arelli ol de
Marie Le Clerc de Juigné, a eu deux lìls et deux filles.
II est dit plus haut (voir au 5 e degré de filiation) que Nicolas eut
deux fils dont l'aìné, Claude Nicolas, a continué la descendance, et
j'ajoute que le second, François, a été le chef d'une autre branche.
Ce dernier, attaché aux intendances, a eu do son mariage avec uno
demoiselle de La Groix, le fils qui suit :
Louis, colonel du 1" des lanciers, lequel avait fait ses preuves pour l'Ordre de Malte, lorsque la Révolution détruisit cet
Ordre.
Vient ensuite Claude-Charles, baron Jacquinot, lieutenant-général des armées du Roi. Grand officier de la Légion-dTIonneur,
commandant de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis et pair de
France. De son mariage avec demoiselle d'Auospergue , famille
princière d'Autriche, sont parvenus deux fils :
Charles, page du roi Charles X, assassiné le 29 juillet 1830, sur
la place du Carrousel.
Et Auguste, baron Jacquinot, sous-préfet, auditeur au Conseil
d'Etat, père d'un fils et d'une fille.

DE PRESSA C et de PREYSSAC de Lioncel, de
Lisle.
ARMES : D'azur nu lion d'argent armé, lampassc et couronne d'or, aceompagné de huit losanges d'or en pal,
quatre à dexlre, qualre à sénestre. (Armoriai manuscrit
de la (in du xvi" siócle, souvent cité.)

Dans le Grand Armoriai de Fronce, registre de Périgueux, sous
le nom de François de Preyssac, écuyer, seigneur, marquis de
l'Isle, elles sont simplement : d'argent à un lion de gueules.
La conformité du nom de celte famille avec celui de la grande
maison de Pressac d'Esclignac, que les généalogistes font descendre des ducs de Gascogne, et l'identité des armes de ces deux maisons, peuvent faire croire à une communauté d'origine.
Quoi qu'il en soit, par les alliances distinguées qu'a contractées,
en Guienne, la famille dont il s'agit ici, et par le jugement de
maintenue de noblesse rendu en faveur de messire Hector de

- 406 —
Pressac de Lioncel, chevalier seigneur, baron de l'Isle (en
Périgord), par les intendants de Bordeaux en 1666, le nom et
les armes ont leur place marquée dans le nobiliaire de notre
province.

DE PRÉVOST, de Salles, de Sansac, de la Force, de Masduran, de Gensac, de Touchimbert, etc.
ARMES : D'argenl à deux fasoes de sable, accompagnées
de six mcrlellcs du même 3, 2 el 1.

Maison d'ancienne noblesse, distinguée par ses
services et ses alliances, dont la filiation s'établit depuis Pierre Prévost de Salles, vivant en
1140.

Du PUCH (MORAND), de la Grange-Neuve, de
Mauzac, etc.
ARMES : D'azur au lion d'argent, au chef cousu de gueules, chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles
de même.

•Dans un armoriai dont le nom de l'auteur m'échappe en ce moment, figurent sous le nom de
Morand du Puch, les armes suivantes : D'azur à l'épêe d'argent en
barre garnie d'or, accompagnée de trois étoiles du second émail.
Sous celui de Morand, en Périgord, Jeoffroy d'Eschavannes les
décrit : D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles de même, et en pointe d'une épée d' or, au chef de même, chargé
de trois lionceaux de sable, au franc quartier de gueules , à une
épée haute en pal d'argent, signe distinctif de baron de l'Empire.
Dans ces dernières armoiries, l' émail du champ n'est pas seulement le même que dans les deux premières ci-dessus décrites, mais
plusieurs des pièces qui meublent ces trois écus ont des analogies
frappantes qui peuvent faire conjecturer que ledit Morand, titré
baron de l'Empire, appartient à la famille qui fait l'objet de cette
notice.
Si cette opinion était vraie, il faudrait voir dans le franc quartier à sénestre, qui charge l'écu de ce dernier, non un anoblissement, mais un titre dont Napoléon I er rehaussait souvent des familles déjà en possession de la noblesse.

»

— 407 —
Quoi qu'il en soit, les Morand du Puòh, avant 1789, complaienj
grand nombre de chevaliers de Saint-Louis, parmi lesquels cinq
frères, dont un général de brigade et un autre général de division.
L'on sait que le grade d'officier général conférait de droit la noblesse à celui qui y parvenait, et à toute sa postérité, sans qu'il fût
besoin de recourir aux formalités de lettres d'anoblissement, et
que trois degrés de chevaliers de Saint-Louis donnaient aussi la
noblesse héréditaire.
Remontant plus avant dans le domaine historique et généalogique de la famille, j'aurais encore, comme constatation de sa
noblesse, à rappeler que sept de ses membres ont été tués en combattant pendant la guerre dite de sept ans.
Cette maison compte encore plusieurs représentants, dont une
branche avait naguère pour chef le général de division de cavalerie Théodore-Elie Morand du Puch de Féletz, lequel, de son mariage avec une demoiselle de Foucauld de Dussac, a laissé un (ils
qui est aujourd'hui officier de chasseurs à cheval.

Du PUY, de la Jarthe, de la Forêt, de Trigoan, de la Garde, de Barrière de la Rocheoubert, etc.

f

ARMES : D'or au chêne de sinople, au chef d'azur chargé
: trois fleurs tW lis, el. d'après quelques auteurs, deux
•éneaux d'argent mouvants du haut de l'écu.
——

Au lieu de créneaux, ne peut-on pas plutôt y
voir un lambel comme brisure? On trouve aussi sous le nom de du
Puy d'Agonac : D'azur au lion d'or.
Les armes, telles qu'elles sont figurées en tête de cette notice, se
voyaient sur le château de la Jarthe, commune de Coursac, et gravées également sur une clef de voûte de l'église de cette commune.
Courcelles dit que ces mêmes armes étaient sculptées sur la
tour principale de la ville de Périgueux, la tour Malaguerre.
La famille Du Puy, noble et ancienne en Périgord, a rendu dans
les temps des guerres anglaises, et durant les troubles du xvr3 siècle, de nombreux et importants services à la ville de Périgueux. La
longue suite de sujets qui y ont occupé avec distinction les premières charges municipales prouve surabondamment la haute considération dont elle jouissait. De 1319 à 1561, on compte, en effet,
dans la ville et la Cité, une trentaine de consuls ou maires de ce

— 408 —
nom. Les maires seuls y sont au nombre de vingt, chiffre bien significatif quand on se reporte à ces époques où les habitants de
Périgueux, en possession des droits de ville libre, s'administraient
eux-mêmes et nommaient leurs maires et consuls.
Mais ce n'est pas seulement dans la magistrature municipale que
la maison du Puy a donné des sujets recommandables ; l' armée lui
doit, entre autres personnages marquants , un maréchal de camp,
en 1659, sous le règne de Charles IX.
Cette famille lient par ses alliances aux maisons d'Abzac, d'Aix,
d'Arnaud de la Borie, de la Baume Forsac, de Beyly, de Beaupoil
Saint-Aulaire, de Beaufort, deBelcier,de Bonneguise, de Brun, de
Calvimont, de Cugnac, de Fars, de Ferrières Sauveboeuf, de Gasques, de Jaubert, de Lasteyrie du Saillant, de Lestrade de Conty,
de Montardit, de Paty, de la Porte de Lissac, de Rcilhac, de la
Roche-Aymond, de Saint-Astier, de Salignac-Fénelon, de Taillefer, etc.
En réparant à Périgueux une belle maison, il serait plus exact de
dire le bel hôtel que M mo du Saulx tenait de son père, M. Frédéric de Gamanson, rue de la Constitution, n° 2, les ouvriers ont
mis à découvert, enchâssé dans un mur intérieur et caché sous
une couche de mortier, un écusson présentant en relief des armoiries parfaitement semblables à celles qui sont données ci-dessus,
incontestablement de la famille du Puy.
J'ai dit plus haut que les du Puy avaient successivement occupé
dans les xiv e ,xv B et xvi G siècles les premières charges municipales,
ce qui fait supposer avec raison qu'ils avaient dans la ville leur résidence habituelle- Aujourd'hui, la découverte qui vient d'être faite
de l' écusson aux armes de la famille, dans ledit hôtel, permet de
conclure que les du Puy en ont été anciennement possesseurs,
peut-être les fondateurs.

DE PUYLIMEUIL (DE CHANTAL).
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, d'azur au lion léopardé
d'argent, c'est-à-dire passant, surmonté d'un coq de même,
tenant dans sa patte droite une épée, alias dans son bec
une épée, aux 2 et 3, d'or à trois merlettes de...

Sous le nom do Puylimeuil, on trouve :
Cinq points d'argent équïpóllés à quatre de gueules, au cheí chargé de trois besants, sans indication d'émaux.

— 409 —
Chantal parait être le nom que revendique la famille ; on
trouve, en effet, parmi les votants, en 89, pour les députés de la
Noblesse, ainsi inscrit : Messire Louis-Bertrand de Chantal, écuyer,
seigneur de Puylimeuil, habitant de la maison noble de Cendrieux.
Dans le Recueil des titres de la ville de Périgueux, imprimé en
1 775, on voit M. de Puylimeuil, ancien gendarme de la garde du
Roi, chevalier de Saint-Louis, retiré avec pension. Sous ce nom
de Puylimeuil, ne doit-on pas y voir celui de Bertrand de Chantai,
ci-dessus désigné ?

DE LA RAMIÈRE, dePuycharnaud, de MaisonNeuve, etc.
ARMES : D'azur au sautoir d'or cantonné de quatre étoiles de même.

Cetle famille, sur la présentation de ses titres,
a été maintenue dans sa noblesse dans la personne de Jacques de la Ramière, écuyer, seigneur de Puycharnaud, conseiller du roi ordinaire de son hôtel,
cornette de la compagnie de chevau-légers, de feu la reine, mère
de Sa Majesté, et capitaine de cavalerie dans le régiment de SaintMathieu , habitant de Saint-Etienne de Droux , sénéchaussée de
Périgueux.
Les la Ramière étaient qualifiés, avant 4789, du titre de comte,
et dans un inventaire du 25 janvier de la même année, LouisGabriel comte de la Ramière est dit dernier baron de Nontron.
M. Ribault de Laugardière, dans ses notes historiques sur le Nontronnais, mentionne un hommage rendu au roi Louis XVI par le
comte de la Ramière, pour sa terre et seigneurie de Nontron (1).

(lj Vente faite le 19 juin 1789, par h]ut et puissant seigneur Louis-Gabriel
de la Ramière, chevalier, comte de la Ramière, baron de Chnmpnier, seigneur
de Piégut, etc., habitant au château de Puycharnaut, paroisse de Sainl-Eliennole-Droux, du Pontet et de Tras-lo-Bos, faisant partie du fief de la Salominie, à la
charge par l'acquéreur de rendre hommage audit vendeur sur le devoir d'une
paire de gants blancs, moyennant 3.300 1.

— 410 —
DE RANCONNET, d'Escoire (en Périgord),
de Noyan (en Bretagne), de Mauroy (en Aunis),
de St-Médard (id.), de la Rochegueheneuc (en
Bretagne), de la Marlière, de la Fresnay (en
Bretagne), de Bonbonnière, de Polignac, etc.
ARMES : De gueules à la fasoe d'argenl, surmontée d'un
taureau d'or passant.

Le nom de Ranconnet rappelle le souvenir du célèbre juriconsulte
Aimar de Ranconnet, second président au parlement de Paris, auteur du Trésor de la langue française, tant ancienne qne moderne,
né en Périgord, vers 1498, et mort à la Bastille, en 1559.
Cette famille, d'ancienne extraction chevaleresque (voirie Nobiliaire de Bretagne, par Potier deCourcy), paraît être venue en Périgord avec Jean de Bretagne, vers 1440. En 1444, Jean de Ranconnet y était établi. U eut pour fils Pascal, qui épousa Marguerite
de Belcier. De ce mariage naquirent trois fils, dont l'aìné, François
de Ranconnet, seigneur d'Escoire, s'allia, en 1511, .à Hélène d'Abzac de La Douze, qui le rendit père de Bertrand, marié, en 1540, à
Catherine de Gimel. Celui-ci fut père de Joseph, mari de Catherine
de Polignac et aïeul de Benjamin, chevalier, seigneur d'Escoire, de
Polignac, de Lonbonnièrcs, de Mauroy, etc., qui, de son mariage
avec Anne d'Espaigne, eut, outre quatre filles qui entrèrent, l'une
dans la maison de Touchebœuf-Clermont de Monsec, le 11 janvier
1630, et les trois autres dans colles de Gironde, de Bessou et du
Bousquet. François-Louis de Ranconnet, écuyer, seigneur d'Escoire,
de Mautoy, de Saint-Médard et de la Rochegueheneuc, lequel fut
maintenu par arrêt du parlement du 27 septembre 1632 dans la
pleine jouissance de cette dernière terre, comme héritier principal
de Guy Henri de Bourbon, marquis de Malauze (1), marié deux fois :
1° en 1669, avec Marguerite d'Aydie de Bernardières, etc.; 2° en
1700, avec Henriette-Charlotte d'Hautefort deBruzac. C'est du premier mariage que naquit Antoine-René de Ranconnet, page du roi,
en 1699, lequel épousa, le 15 janvier 1726, Jacquette de Royer de
Frèsnay, etc., dortt provinrent deux (ils; le second, Louis-René de
Ranconnet, né le 5 décembre 1730, qualifié comte de Noyon, sei-

(1) II est dit dans Saint-AUais, que mesdames de Touchebœuf, de Gironde, de
Bessou et du Bousquet surent Ioules quatre et leurs descendants appelés à la
succession de Henri de Bourbon-Malauze.

. _ 411 —
gneur d'Escoire et marié avec une demoiselle d'Aydie ; c'est de ce
mariage que naquirent trois filles, dont l'une fut la marquise de
Saint-Aulaire.

DE RASTIGNAC (CHAPT et plus anciennement
CAT (1) de Laxion, de Puyguilhem, de Mansac,
de Lage-Auchat, de la Germanie, de Jalhez, de
la Jouchat, du Pouget, de Goulonges, de Peyrignac, de Nanteuil, de St-Jory-Lasbloux, de Gorgnac, etc.
ARMES : D'azur au lion d'argenl lampassé, armé et couronné de gueules.
DEVISE : In Domino confído.

Cette maison, qui parait descendre des sires de Chabannais, a
formé plusieurs branches dont l'une, venue du Limousin, s'est établie en Périgord dans les premières années du xiv° siècle.
Elle compte parmi ses ancêtres un prince de l'empire, évêque de
Limoges, de 1360 à 1390; un autre, de Bazas, vers 1498; un archevêque de Tours, en 1722, non moins recommandable par ses
vertus que par ses talents. La libéralité sans bornes de ce prélat
lui mérita le titre de père du peuple. Outre ces grands dignitaires
de l'Eglise, elle a donné des chevaliers des Ordres du Roi, des
gouverneurs de provinces, des conseillers d'Etat, d'épée, des
maréchaux de camp, des lieutenants généraux d'armée, dont l'un,
bailli de la haute Auvergne, chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit,
se distingua par sa valeur dans maints combats, entre autres, l'an
1594 contre les Croquants qui avaient levé, en Limousin, l' étendard
de la révolte. L'historien de Thou l'appelle « un homme d'un courage infatigable. »
Les meilleures maisons du Périgord s'honorent d'avoir pris alliance avec celle de Chapt de Rastignac
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par ordonnance
de messire de Montozon, subdélégué de Pellot, commissaire
député dans la généralité de Guienne, du 6 décembre 1668, et a été

(1) Son nom ancien est Cal ou Chat. Ce n'est que depuis le milieu du xv" siècle que Jean Chat, huitième du nom, seigneur de Raslignae, et la famille ont pris
constamment celui de Chapt de Raslignae.

— 412 —
représentée dans toutes ses branches, aux assemblées de la Noblesse
de 1789, à Périgueux, à Angoulême et à Sainl-Yrieix, sous les titres de chevaliers, comtes et marquis.

DE RAVILHON,
Bouscatel ,

de Bussou, de Vignol, de

do la Serre , de Pineyrolles ,

de

Thimel.
ARMES : De gueules à la tour crénelée d'argent, au chef
cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Cette famille, que l'on croit originaire du Bordelais, est établie en Sarladais (Périgord) depuis
le commencement du xV siècle. Sa carrière a été presque toujours
militaire.
Le 5 juin 1578, le capitaine d'armes Ravilhon reçut à Abbeville
de Henri IV, roi do France, par lettre écrite de sa main, un laisserpasser pour lui et les hommes de sa suite, à l'effet de remplir unè
mission que S. M. lui avait confiée pour le pays de Guyenne.
De 1597 à 1654, Raymond de Ravilhon, chef alors de cette maison, eut sept enfants. L'ainé, François, devint maréchal de camp
des armées du roi ; le second fut abbé commendataire de l'abbaye
royale de Beaulieu en Champagne, et les cinq autres moururent à
l'armée dans des grades élevés. Depuis lors, la famille a continué
ses bons et loyaux services. Elle compte plusieurs gouverneurs de
places fortes et plusieurs chevaliers de Saint-Louis ; elle a- donné
également deux maires à la ville de Sarlat.
Dans une notice sur cette famille, il est dit qu'un de ses membres, Jean de Ravilhon, abbé des moines de Dôme, dut à son mérite
et à sa piété d'être élevé au siège épiscopal de Sarlat. Dans la liste
des évêques de cette ville, en 1370, on voit en effet un nom qui,
par son analogie (Jean de Reveilhon), semble confirmer cette
assertion; mais je dois cependant faire remarquer que, s'il y a
peu de différence dans le nom, dans le fond et dans les pièces qui
meublent l'écu du prélat, il n'y a aucune ressemblance avec le
blason des Ravilhon.
Le nom de Ravilhon figure dans les assemblées de la Noblesse
du Périgord, lors des Etats généraux de 1789, avec la qualification
de chevalier.

- 413 —

Du RECLUS DE GAGEAC, de Solemnieu,
de Masbertier , d'Aubenie , de Puyfoteaú , du
Breuil, de Fáugères , de Sibiou,, de Polignac,
de la Valette, de Gageac, de Lespinasse, de StMayme, de Lascouts, de la Farge, des Bories,
de la Tuilleres, de Chadau , de Cablan (en Limousin et en Périgord).
ARMES : D 'azur à trois chabots d'argent.
DEVISE : Etiam inclusus, scmper Iicclusus.

Ces armes n'ont aucune analogie avec celles qui se voient dans
le grand armoriai de France (registre de Périgueux), sous le nom
de Pierre du Reclus, écuyer, seigneur de Lespinasse, conseiller
du roi et chevalier d'honneur. Elles y sont décrites ainsi : de
gueules au chevron d'argent, accompagne de trois roses d'or.
Cette famille, dont le nom patronymique est du Reclus, serait,
d'après Laine et Borel d'Hauterive, originaire du Poitou. Le premier sujet dont les généalogistes mentionnent l'existence en Périgord y paraît dans des actes de 1466 à 1478. C'est à partir de
celui-ci qu'ils dressent une filiation suivie jusqu'à nos jours.
Les du Reclus comptent plusieurs conseillers au Présidial de
Périgueux, dont un pourvu de l' office de chevalier d'honneur le
14 janvier 1694, et un maire de la ville en 1644, également conseiller du roi au Présidial, dont le zèle et le dévouement à la cause
royale, pendant les troubles de la Fronde, sont rappelés dans la
Liste chronologique des Maires, publiée en 1873. — Ils ont donné
aussi à l'arméè bon nombre d'ofhciers et à l'Eglise plusieurs
sujets.
Trois ordonnances de maintenue de noblesse ont été rendues
en saveur de la maison du Reclus. L'une par la chambre souveraine
des Francs fiefs, le 26 avril 1676, l'autre par le conseil d'Etat du
roi le 11 avril 1672, et la troisième par M. de Bezons, intendant de
la généralité de Bordeaux, le 4 janvier 1707. En 1789, parmi
les votants pour les députés de la noblesse aux Etats généraux,
on voit ainsi inscrits : Messire François de Reclus , chevalier,
baron de Gageac, seigneur dudit lieu, de Lespinasse, de Cablan,
etc., et messire Jean du Reclus, chevalier, seigneur de Chadau et
de Tuillères.
Je ne veux pas terminer cette notice sans rappeler que l'un des
membres de la famille, René-Amódée du Reclus, baron de Gageac,
nommé, en 1830, membre correspondant de la Société d'agricul-

— 414 —
ture, sciences et arts de la Dordogne, composa à cette occasion
une épître en vers qui n'est pas seulement l'œuvre d'un charmant
poète, mais bien aussi celle d'un vrai patriote.

REDON, des Vergnës. '
ARMES : D'azur à une sasce d'or, accompagnée de neuf
besants d'argent rangés cinq en chef et quatre en pointe.

C'est ainsi que ces armes sont décrites dans le
grand armoriai de France (registre de Périgueux) et qu'elles se voient sur une lettre signée
Redon, écrite de Redon, à la date du 10 mai 1690, à M. Chevalier
de Cablans, maire de Périgueux. — Le signataire de cettre lettre
était major des milices en 1689.
L'analogie des armes ci-dessus avec celles indiquées plus loin
à la notice Saint- Yrieix de Redon, n°
, semblerait faire croire
que, sous ces deux noms, il n'y a qu'une seule et même famille ;
mais, dans ce cas, quel est le nom patronymique ? Est-ce SaintYrieix, est-ce Redon ? Dans le doute, j'ai cru devoir en faire deux
articles distincts.

DE RÉGNIER, des Limagnes, de Glane,
d'Antissac, de la Tour.
ARMES : D'azur à l'aigle

d'argent éployée , surmontée

de trois étoiles d'or rangées en fasce (1).

Le nom de Régnier figure dans les listes des
familles maintenues dans leur noblesse (période
de 1697 à 1718), et dans celle des votants à Périgueux pour les
députés de Tordre aux États généraux de 1789 ; on voit ainsi
inscrits : Messire Barthélemy de Régnier, chevalier, seigneur des
Limagnes , habitant en son château des Limagnes , paroisse de

(1) Sous le nom de Pierre Régnier, prêtre missionnaire, mais sans les étoiles.

r
— 415 —
Thiviers , et messire Charles Régnier, chevalier, seigneur de
Glane, d'Antissac, de la Tour et autres lieux, ancien capitaine
commandant du régiment de Navarre (infanterie) et chevalier de
Saint-Louis.

558

DE RÉMONDIAS (CHAPITEAU), de Guissale, de
lTsle d'Espagnac, du Vignau, de la Jomerie,
du Breuil de Fayard, des Planes, do la Sommerie, de Chevalieras, du Fauriat.
ARMES : D'azur à trois étoiles d'or en fasce , accompagnées de trois chapiteaux de même que le troisième en
pointe, soutenu d'un croissant d'argent.

Cette famille est mentionnée, dans les documents historiques de
l'Angoumois, à partir du xvi° siècle. Pierre Chapiteau, seigneur de
Rémondias, fut élu maire d'Angoulême en 1570, et' échevin, dans
la même ville, en 1574. Son fils aîné Denis Chapiteau , écuyer,
seigneur de Rémondias et de l'Isle d'Espagnac, fut également
maire d'Angoulême en 1586.
En 1635, Salomon Chapiteau, écuyer, seigneur de Rémondias,
assiste en personne à l'assemblée des ban et arrière-ban de la noblesse d'Angoumois, convoquée, sur Tordre du roi, les 1 er et 2
septembre de ladite année.
La famille a formé deux branches, dont Tune, dite de Rémondias
(du nom d'un fief qu'elle possédait dans la commune de Minzac,
canton de Monbron), la seule qui subsiste aujourd'hui, est fixée en
Périgord depuis le mariage, en décembre 1860, de son chef actuel,
Charles-Marie Chapiteau de Rémondias , avec demoiselle MarieFélicité du Bue de Marcussy, fille de Henry-Joseph du Bue de
Marcussy et de dame Jeanne-Marie-Elisabeth de Montozon de la
Borde.
De ce mariage sont issus un fils, né le 17 juillet 1862 , et trois
filles.
La famille de Rémondias a été maintenue dans sa noblesse par
d'Aguesseau en 1666 et 1667, et six de ses membres ont voté aux
États généraux de 1789, dans Tordre de la Noblesse, en la sénéchaussée d'Angoulême.

— 416 —
Du REPAIRE , de Glédat (DURAND).
ARMES : De gueules à la fascc d'argent.

Le nom qui précède celui de du Repaire de
Clédat est DURAND, ainsi qu'il est établi par la
procuration notariée que « messire Pierre Durand, écuyer, seigneur du Repaire, ancien capitaine d'infanterie, chevalier de Tordre royal et militaire de SaintLouis, habitant en .-,on château de Clédat , paroisse de St-Rabier
(Périgord) », reçut de « haut et puissant seigneur messire Dominique-François de Féletz, chevalier, seigneur baron de Féletz et
autres places, habitant en son château de ce nom, paroisse d'Aubas, » procuration à Tcffet de le représenter en 1789 aux assemblées de la noblesse du Périgord. (Voir aux procurations.)
Le nom patronymique du Repaire étant indiqué Durand,
on est porté à croire que les Durand, du Reclus, du Repaire, etc., incrits plus haut, n° 252, lorment une seule et
même famille. Toutefois, je crois devoir faire remarquer que la
différence de leurs armes vient contredire cette assertion.

DE RÉVEILLON (JEAN), Evêque de Sarlat de
1370 à 1395.
ARMES : D'azur à trois marteaux, 2 et 1, surmonté d'un
lambel de gueules.

Noble famille du Poitou.
C'est sous le gouvernement de cet évêque que
le saint Suaire de Cadouin fut porté à Toulouse.
Cet évêque mourut à Tàge de 107 ans.

561

RIBAULT, de LAUGARDIÈRE, de Naintel, de
Mesnil, de Lisle.
ARMES : De gueules à la fasee d'azur bordée d'argent,
chargée de trois tourteaux d'or, accompagnée de trois croix
ancrées d'or. (D'après Bazin de la Galissonnière.)

D'après le Grand Armoriai, elles sont décriées : De gueules à trois croix ancrées d'or, au
chef cousu d'azur chargé de trois Lésants d'or.

— 417 —
D!après de vieux cachets de famille et une liasse de papiers conservés à la Bibliothèque nationale, section des manuscrits, sous le
titre général Ribault, en Normandie : De gueules à la fnsce d'azur,
chargée de trois besants d'or, accompagnée de trois croix ancrées
d'argent.
Ces dernières, bien que fausses, ou du moins à enquerre, puisque la fasce d'azur repose sur un fond de gueules, ce qui est une
hérésie en matière héraldique, où il est de règle de ne point mettre couleur sur couleur, ni métal sur métal, ces dernières, dis-je,
sont celles qu'a conservées en Périgord la branche de Laugardière.
: Ribault est le nom patronymique de cette ancienne famille, originaire de la Normandie, où la branche aînée s'est éteinte dans la
personne de Ribault de Naintel, qui fut gentilhomme ordinaire du
roi Louis XVI.
La branche cadette passa en Anjou et à Saint-Dominique, et
c'est d'un de ses rameaux, dispersés par les évènements de 1789,
partie en Berry et partie dans l'Aunis, que descendent les Ribault
de Laugardière établis à Nontron (Périgord) en 1812 (1).
A l'époque de la recherche des nobles de la généralité de Rouen,
de 1666 à 1690, la maison de Ribault a été maintenue dans sa noblesse.

DE RIBEYREYS, de Courbeffy, de la Bastide,
de Saint-Priest-les-Fougères, de la Salle de la
Meynardie, de Ste-Marie , de la Feuillade, de
Farges, de Chauffour, de Sourzac, de Nouzerines,
etc., en Périgord, en Poitou et en Berry.
ARMES : D'azur à Irois lions couronnes d'or, armés et
lampassés de gueules, celui de la pointe passant.

La maison de Ribeyreys, noble d'extraction, a donné sort nom à
un château et terre situés dans le haut Périgord. Elle a produit
plusieurs personnages distingués par leur mérite (Morcri.)

(1) Le dernier représentant maie de colle branche, cn Périgord, Pierre-Henri
Ribault de Laugardière, né à Nontron le 29 mars 1814, est mort dans cette
ville, le 16 avril 1887, laissant après lui des œuvres littéraires pleines d'intérêt
pour l'histoire de son pays natal et où le sentiment patriotique et religieux se
révèle à chaque page.

27

— 418 —
Bien que la Chenays-Desbois rappelle que, par contrat du 8 juin
1188, Louis de Ribeyreys, vidame de la ville du pays de Courbeffy
et do St-Priest-les-Fougères, lit cession et abandon à Jean la Place,
chapelin de Courbeffy et de St-Priest-les-Fougères, de dîmes dont
noble Armand de Ribeyreys, son père et ses auteurs, jouissaient,
ce généalogiste ne donne la filiation suivie de la famille que depuis
le milieu du xiv" siècle.
Sur la production de ses titres, la maison de Ribeyreys, qui a
formé plusieurs branches et rameaux, en Périgord principalement,
et en Poitou et en Berry, a été maintenue dans sa noblesse de race
par divers arrêts et ordonnances, entre autres, par ordonnances de
Montozon, subdéléguó de Pellot, intendant de Guienne, le 2 novem .
bre 1668 ; deux arrêts du parlement de Bordeaux, l'un du 17 février
1610, l'autre du 30 juillet 1730, et enfin un arrêt de la Cour des
Aides, du 8 août 1731.
Aux États-Généraux de 1789, elle a été représentée à Périgueux
par messire Elie de Ribeyreys, chevalier, seigneur de Farges et
autres lieux, habitant en son château de Farges, paroisse de
Vanxains , et par messire Jean-Georges de Ribeyreys, écuyer,
seigneur deLambertie, ancienofstcieraurégimentd'Aunis, habitant
en son château de Meynissou, paroisse de St-Aquilin, également en
Périgord (voir aux procurations), et pour plus amples détails, le
e
dictionnaire de la Chenays-Desbois, où l'on voit que dès le xv
siècle, le titre de baron de Courbeffy, et au xvi? celui du marquis
de la Bastide, étaient portés par la famille de Ribeyreys.

Du RIEU, des Rieu, des Rives, de MARSAGUET,
de Lespinasse, de la Couture, etc.
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, d'azur à trois étoiles
d'argent ; aux 2 et 3, également d'azur à trois épées d'or,
flamboyantes, et rangées la pointe en haut.

Cette famille, qui paraît originaire de Périgueux, a été anoblie dans la personne de Pierre
du Rieu^seigneur des Rives, par Louis XIV, au mois de juin 1653,
en considération de nombreux services rendus par lui et son
père.
Parmi les votants pour les députés aux Etats-Généraux de 1769,
figurent à Périgueux, dans l'Ordre de la Noblesse, « le seigneur du
Rieu de la Couture et le seigneur du Rieu de Marsaguet.

— 419 Parla mort du jeune lieutenant de chasseurs à cheval Alfred du
Rieu de Marsaguet, chevalier de la Légion-d'Honneur, tué dans la
dernière guerre avec la Prusse, et par celle de son père AlfredCharles du Rieu de Marsaguet, ancien capitaine aux chasseurs de
la garde, chevalier de la Légion-d'Honneur et de St-Louis, démissionnaire en 1830 par refus de serment, la branche aînée dito de
Marsaguet, s'est éteinte, et les terre et château de ce nom ont passé
à la veuve de ce dernier, et de là à sa Mlle, mariée le 10 février
1866, à Charles Hoareau de la Source, membre du conseil général
de la Dordogne, lequel parait être issu d'une branche cadette des
Hoareau de Courcy, noble famille originaire de Normandie ; une
autre branche du nom de du Rieu de Marsaguet subsiste en Périgord. Son chef était, il y a quelques années, maire de Vergt et
représentant de ce canton au conseil général.

564

BBII

Du RIEU de MEYNADIÉ, de Cumont, de la Rouquette, de St-Salvadou, de St-Beauzille, de Gineston, de la Lantarie, du Cros et de la Parthe, de
Maisonneuve, de Fargis, comte deMesnil-Habert,
baron de St-Michel deLanes, etc., en Rouergue,
en Languedoc, en Agenais, en Lorraine, en Mirepoix et en Périgord.

ARMES : D'argenl à Irois l'usoes ondées d'azur, au chef de même chargé de
trois fleurs de lis d'or. Couronne comtale. Supports deux lions.

Cette famille, dont le nom patronymique ost du Rieu (ou del
Rieu, en latin de Rivo) remonte au commencement du xu c siècle
et établit une filiation depuis fan 1300 jusqu'à nos jours.
Pour constater, par titres, la noblesse do cette maison, il me
suffit de rappeler qu'un Jean du Rieu fit ses preuves au Prieuré
de St-Gilles, en 1619, et qu'il fut reçu chevalier de l'Ordre de
St-Jean de Jérusalem, le 4 août 1620 ; qu'un Pierre de Rieu fut
nommé gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, par lettres
patentes du 14 juillet 1622 ; qu'un François du Rieu fut chevalier
de Malte en 1668 ; que la famille a été maintenue dans la noblesse
d'extraction par ordonnances, en 1668, de M. Pellot, en 1679, de
M. de Bésons, et en 1784 (le 31 janvier) par arrêt du Conseil d'Etat
du Roi ; et enfin, qu'en 1789, Antoine du Rieu de Meynadié, écuyer,
a figuré dans les assemblées de la noblesse à Agen pour sélection
des députés de l'Ordre aux Etats-Généraux.

— 420 —
La branche de ce nom, venue de l'Agenais, s'est fixée définitivement en Périgord par le mariage, en date du 9 février 1886, de
François- Joseph du Rieu de Mcynadié, lequel tenait déjà à notre
province par sa grand'mère, Madame de Carsalade-du-Pont, née de
Laurière, avec Marie-Anne de Carbonnières de St-Brice.
er
Sont issus de ce mariage, deux íìls : Arnaud et Arald, le 1 né le
20 octobre 1886, et le 2° né le 24 août 1888, et une fille Brigitte,
née le 7 juillet 1890.

DE RILHAC ( OU de Reilhac), Jean, Évêque de
Sarlat, 1528.
ARMES : D'argent à la bande et à la bordure d'azur
chargées de neuf besants d'or posés 3, 3 et 3, qui est
d 'Abzac ; écartelé de Barríìeo qui est d'or à la fasce de
gueules, accompagnée de six Heurs de lis, trois en chef et
trois en pointe d'azur.

S'il est vrai, ainsi que le dit le chanoine Tarde, que Jean de
Reilhac est Jean d'Abzac, ces armes sont bien celles qui doivent
être attribuées à cet évôque, lequel mourut le l or avril 1529, après
avoir gouverné environ onze mois.

Da RIVERAIN, de la Borie, du Pont.
ARMES : D'azur à trois poissons d'argent posés l'un sur
l'autre, le premier et le dernier contournés.

Ces armes figurent ainsi dans le Grand Armorial de France (registre de Bergerac), sous le
nom de Jean de Riverain, qualifié écuyer, seigneur dudit lieu. Alias : sous celui de Philippe de
Riverain, écuyer, seigneur de la Borie et du Pont, elles sont :
Parti, au 1 er , ainsi qu'il vient d'être dit, et au 2 e , d'or à un chêne
de sinopleet un buisson de môme posé en sautoir.

I

— 421 -

m

567

ROBERT, d'AÌfous, do Rouffaillac, de Maupas, de Roussetie.
ARMES : De
á un lion de
8UP un quartier do
l'écu, formant l'angle séneslro de h pointe de
et contenant un soleil do
au chef d'azur , charge de trois
étoiles d'argent.

—/

Ces armes sont relevées sur un testament lait
à Montpon, le 13 mai 1721, par noble Pierre Robert, écuyer, seU
gneur de Rouffaillac.
Les gentilshommes verriers de ce nom habitaient la juridiction
de Montpon et particulièrement la Double.
Noble Jacques Robert, habitant do Saint-Martial-d'Artenset, était
hommager du seigneur châtelain de Montpon.
En 1709, vivaient à Belarbre, paroisse de Servanche, Isaac Robert, écuyer, seigneur dAlfour, noble verrier, marié à Françoise de
la Croix de Jovelle, et Thérèse Robert, íille de Daniel Robert,
écuyer, seigneur de Montpon et de demoiselle de Villars.

DE ROBINET, de la Serve, de Peignefort, des
Granges, des Combes, de la Barde, de Plas, de
Nabinaux, de Cazeaux, de la Faye, du May, etc.
ARMES : D'argent au lion de gueules, à la tour crénelée
d'or ou d'argent.

Dans les jugements des intendants de Bordeaux, portant maintenue de noblesse, recherches de 1697 à 1718, figurent les Robinet de la Serve et de la
Faye, et dans la liste des votants pour les députés de la Noblesse,
aux Etats-Généraux de 1789, on voiL inscrit à Périgueux : Messire
François de Robinet, chevalier, seigneur de la Serve, et à Angoulême plusieurs membres de la famille, sous les noms de Robinet
de Plas, comte de Plas, seule branche existante de nos jours, de
Lignères.

— 422 —
De ROCHE, de la Veyssière, de Puyroger, de
Cavilhac, d'Andrimont, etc.
ARMES : D'argent à trois rochers d'argent.

C'est ainsi qu'elles sont sculptées, sur pierre,
au plafond du palier principal d'une maison située en face de l'ancien hôtel de ville de Périgueux, place du Coderc, maison dont il ne reste qu'un escalier de
la Renaissance fort admiré par les archéologues. Ces armes ne
font-ellespas présumer que les de Roche sont les fondateurs de cette
maison ?
Sous le nom de Roche du Pierail, on trouve : D'azur au chevron
d'or, accompagné en chef de deux étoiles de même et d'un rocher
mouvant de la pointe de ì'écu. Et sous le nom de Roche de la Tugues : De gueules au rocher de huit coupeaux d'argent et deux oiseaux affrontés de même, becquetant un cœur d'or ; au chef cousu
d'azur chargé de trois étoiles d'argent.
La famille de Roche a assisté aux assemblées de la Noblesse du
Périgord ; et, parmi les votants pour les députés de l'Ordre aux
États-Généraux de 1789, se voient ainsi inscrits : Messire PhilippeHenri de Roche, écuyer, seigneur de Puyroger, capitaine-commandant de la compagnie des grenadiers du régiment de Saintonge,
chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis ; messire
Joseph de Roche, écuyer, seigneur de la Veyssière ; le chevalier
de Roche, et le seigneur de Roche d'Andrimont.

DELAROCHE-AYMON, de Prémillac, d'Eissandiéras, du Cluzeau, de Saint-Antoine, de là
Verderie, du Verdier, du Plantier, de la Rivière,
de la Brousse, de Lespinasse, de la Jarthe, du
Breuil, de la Roussie, des Essarts, etc.
ARMES : De sable semé d'étoiles, ou molettes déperon
d'or au lion de même, armé et lampassé de gueules. Alias :
semé de trèfles. — D'autres auteurs ajoutent un orle ou bordure d'éperon.

L'ancienneté.de la maison de la Roche-Aymon, dont plusieurs
branches se sont établies dans le Bourbonnais, l'Auvergne, la
Marche, le Périgord et le Berry, remonte, dit Courcelles, à plus

de sept siècles. De 1100 à 1776, elle a formé une chaîne de plus
de 86 générations.
Le grand nombre de ses terres, dont l'une de son nom, située
dans le pays de Combrailles, au diocèse de Limoges, et qu'elle a
possédée jusqu'à la Révolution, était autrefois un alleu noble et
indépendant ne relevant de personne ; les places éminentes qu'elle
a occupées dans l'Etat et dans l'Eglise, et les alliances illustres
qu'elle a contractées ne permettent pas de douter qu'elle ne soit,
suivant l'expression de l'abbó d'Estrées, qui en adressé la généalogie en 1776, du premier fonds de l'ancienne noblesse de France
ou des Francs.
Elle a donné à l'Eglise un abbé de Clairvaux et archevêque de
Lyon, mort en odeur de sainteté, en 1235 ; un évêque du Puy, en
1703 ; un cardinal-archevêque de Narbonne, puis de Toulouse et
de Rheims, premier pair et grand-aumônier de France, abbé de
Saint-Germain-des-Prés, président des assemblées du clergé, depuis 1768 jusqu'en 1775. C'est lui qui eut le triple honneur de baptiser, de marier et de sacrer le roi Louis XVI.
Et, à l'armée, deux chevaliers croisés, en 1248 ; un sénéchal
d'Auvergne, en 1472 ; un grand-prévôt de l'hôtel du roi François I er , tué à côté de ce monarque à la bataille de Paviè, en 1525 ;
un sénéchal de la Marche, en 1615 ; plusieurs chevaliers et commandeurs de Tordre de Malte, depuis 1420, et un grand nombre
d'ofiìciers supérieurs, parmi lesquels on distingue quatre lieutenants généraux d'armée du roi, décorés de divers ordres et revêtus de commandements importants ; l'un d'eux commanda Tartillerie française à la bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745.
Deux représentants de la famille, l'un de la branche des Essarts,
en Périgord, capitaine au régiment de Beaujolais, périt dans le funeste combat deQuiberon, et l'autre do la branche de la Roussie,
également en Périgord, ayant été du nombre des prisonniers, subit
le même sort dans la prairie d'Auray, connue aujourd'hui sous le
nom de Prairie des Martyrs.
Le nom de Laroche-Aymon figure dans les listes des familles
maintenues dans leur noblesse en novembre 1666, et, en 1789, il se
voit également dans celle des votants pour les députés de la noblesse aux Etats-Généraux, à Périgueux et à Bordeaux.
Cette grande maison a porté les qualifications do marquis, de
comte, de vicomte, de baron, et, sur preuves faites au cabinet du
Saint-Esprit, elle a été admise aux honneurs de la cour en 1769 et
1792.

(Voir pour plus amples détails, le Nobiliaire d'Auvergne, par
Douillet, l'histoire généalogique de la maison de France et des
grands-officiers do la couronne, par Gourcelles, le dictionnaire de
la Chenaye-Desbois et Badier, etc.

DE ROCHECHOUART, de Montemart, de
Tonnay (Charente), de Chandernier, de Faudoasde-Barbazon, de Glermont, de Jars, de Montigny, de la Brosse, de Fontaine-Beaudau, de
Pontville, du Bâtiment, de Jumilhac, etc.
ARMES : Fasoó, ondé, endenté d'argent et de gueules
do six pièces.
DEVISE : Antb mave undx.

Cette grande maison, issue des vicomtes de Limoges, a produit
plusieurs branches qui, toutes, se sont distinguées par d'illustres
alliances, de hautes dignités et d'éminents services.
Dans le dictionnaire de la Chenaye-Desbois, de même que dans
l'histoire des grands-officiers de la Couronne, par ledit Anselme et
et Moréri, il est rapporté qu'Aimery I 61' du nom, vivant, au commencement du xi 8 siècle, fut le premier qui transmit à sa postérité
celui de vicomte de Rochechouart.
Aimery IV, nom patronymique, vicomte de Rochechouart, fit
le voyage de la Terre-Sainte, ainsi qu'il est constaté- par l'inscription de son nom et de ses armes dans la galerie de Versailles
(I p0 croisade).
Les Rochechouart ont donné deux cardinaux à l'Eglise, sept chevaliers du Saint-Esprit, des conseillers-et chambellans du roi ; des
gouverneurs de province, des sénéchaux, des lieutenants-généraux,
un maréchal de France, dans la personne de Louis-Victor de Rochechouart, duc de Mortemart et de Vivonne, pair de France, prince
de Tonnay (Charente), gouverneur de Champagne et de Brie, viceroi de Sicile, etc., lequel conduisit les galères du roi et y fut en qualité de général de la Sainte-Église, titre dont le pape Clément IX
l'honora, lui permettant de porter dans l'écusson de ses armes, lui
et sa postérité, le gonfanon de l'Eglise.
Cette illustre maison, bien qu'originaire du Poitou et implantée
en Limousin, doit prendre place dans l' Armoriai de la Noblesse du
Périgord, puisque, à diverses époques, elle a possédé dans notre

- 425
province, plusieurs seigneuries et fiefs importants, notamment, en
1258, la châtellenie de Nontron ; en 1283, le repaire noble de la
Coussiére-Saint-Saud ; en 1302, partie d'Abzac, autre repaire no.
ble relevant de la châtellenie de Nontron ; en 1360, le repaire noble
de Javerlhac, relevantde la même châtellenie ; et, il n'y a que quelques années, l'ancien repaire noble de Jumilhac, relovant de la
châtellenie d'Excidcuil. Ces deux dernières terres érigées en
marquisat.
M. Ribault de Laugardière, dans ses essais topographiques,
historiques et biographiques, donne le nom de tous les possesseurs de la seigneurie de Jumilhac, depuis le xin" siècle jusqu'à nos jours, et cette nomenclature est longue, puisque le dernier qu'il indique, au n° 13, est Louis- Victor-Léon comte de Rochechouart, général de brigade, lequel, de son mariage avec dame
Elisabeth Ouvrard, a laissé deux fils et deux filles, dont l'une a
épousé le comte de Montalembert et l'autre le marquis de SaintAngel.

DE LA ROGHEFOUCAULT, d'Estissac; —duché pairie, — de Rastignac, de la Rocheguyon,
deMontclar, etc.
ARMES : Burelé d'argonl ot d'azur, à trois chevrons do
gueules, le premier tícimc brochant sur le tout.

Cette maison, originaire de l'Angoumois, et
que l'on croit issue des sires de Lusignan, qui ont donné des rois
de Jérusalem et de Chypre, des comtes de la Marche, d'Eu et
d'Angoulême, a pris part aux croisades et à toutes les guerres du
moyen-âge. Elle a rempli les plus grandes charges à la cour, a
possédé plusieurs fiefs et terres titrées et s'est alliée aux plus nobles familles.
François de la Rochefoucault, prince de Marsillac, fut parrain du
roi François I er , en 1494, et c'est pour conserver le souvenir de
cet insigne honneur que les aînés et grand nombre de sujets de
cette maison ont porté depuis le nom do François.
François VI e du nom de la Rochefoucault, auteur des célèbres
Maximes et Mémoires, était de cette famille, laquelle s'est divisée
en de nombreuses branches, dont trois sont les ducs de la Rochefoucault et de la Rocheguyon, qui ont formé les ducs de Liancourt,

— 426 —
les ducs d'Estissac, les ducs de Doudauville, les ducs de Bisaccia
et enfin les comtes de Bayers.
Aux Etats Généraux de 1789, très haute et très illustre
M me Louise-Elisabeth de la Rochefoucault, duchesse d'Enville, dame du duché de la Rocheguyon et des baronnies de Montclar et autres places, donna procuration à haut et puissant seigneur Jean de Coustin-de-Bourzolle, chevalier, seigneur marquis
de Coustin, capitaine au régiment de Royal-Étranger cavalerie,
habitant au château des Landes, paroisse de Sainte-Colombe, sénéchaussée de Périgueux, à Fèffet de voter en son nom aux assemblées de la Noblesse du Périgord. (Voir aux procurations.)

DE ROCHON, de Lapeyrouse, de Vormezelle,
de Quinsac, de Chateauvieux, de Piles, de la
Gaubertie, de St-Félix, de la Chapelle, de Bellegarde, de Clermont, de Bridoire, de St-Avit, de
Balhier, etc.
ARMES : D'azur à la bande d'argent chargée de trois
étoiles de gueules et accompagnée de trois chevrons alaises d'argent.
DEVISE : Vaillance.

Quand on considère les rapports intimes qui existaient autrefois
entre l'Auvergne, le Limousin et le Périgord — ces trois pays
semblaient, en effet, no faire qu'une seule et même province V- il
n'y a pas lieu de s'étonner que des historiens aient donné pour
berceau à la maison de Rochon de la Peyrouse, ou la PeyrouseRochon, tantôt l'Auvergne, tantôt le Limousin, tantôt le Périgord.
L'auteur de la généalogie de Ja famille, Auguste Catan, archiviste paléographe de Besançon, après avoir fait remarquer cette
divergence d'opinion, se demande si le navigateur Lapérouse
— d'une famille noble de la province de Toulouse — dont le nom
patronymique était de Galaud, mais auquel aurait été ajouté celui
de Lapeyrouse par suite de la cession de la terre de ce nom par
une parente, si dis-je le navigateur généralement appelé de Lapérouse, n'appartenait pas à celle de Rochon de la Peyrouse.
1
Si l'on considère, ajoute cet écrivain, que cette dernière a possédé plusieurs seigneuries près de Toulouse ; que de 1213 à 1450
elle s'est établie dans cette contrée ; si l'on songe enfin qu'elle est

— 427 —
la seule du nom qui ait habité le pays, n'est-on pas en droit d'admettre que l'illustre marin appartenait à l'une des branches de
cette maison?
Après avoir appelé l'attention sur les vraisemblances qui semblent autoriser ce rapprochement, il donne la filiation de la famille
de Lapeyrouse à partir de Amblard de Lapeyrouse, qui suivit
saint Louis en Palestine, revint en France aprés mille dangers
et infortunes, prit part à l'expódition de Flandre et mourut en 1310.
Ne pouvant, dans une simple notice, faire connailre tous les
sujets qui, de cette date jusque vers le milieu de ce siècle, ont fait
une lignée non interrompue de 15 ou 16 degrés, je me borne à répéter le préambule dont l'auteur de la généalogie fait précéder son
œuvre.
Cette famille chevaleresque, dit-il, est l'une des plus anciennes
du royaume ; essentiellement vouée aux armes, elle a fourni à nos
armées un chevalier croisé, huit officiers généraux, six colonels et
une foule d'officiers de tous grades ; elle compte parmi ses membres, un gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Louis XIV, et
un grand juge de la province du Languedoc. La charge importante
de maróchal-des-logis de la garde du roi a été en sa possession
pendant environ deux siècles (1) ; deux de ses membres ont possédé des abbayes en Périgord et à Ypres, en Flandre. Ses alliances
ont été souvent illustres et toujours distinguées.
Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse aux États-Généraux de 1789, figurent à Périgueux : Messire Louis-Bonaventure
Rochon de la Peyrouse, brigadier des armées du roi, et le comte
de Vormezelle.

574

DE ROFFIGNAC, de la Chapelle St-Robert,
de Belleville, d'Apremont, de St-Germain des
Vergnes, de Maulet, de Bouë, do la Motho
d'Alassac, de Richemont, de la Renaudio, de
Marzac, de Coussagne, de Ghavagnac, du Piessis, du Castel-Fadaise, etc.
AHMES : D 'or au lion de gueules.

DEVISE : Premier chrétien du Limousin.

(1) Charge correspondant au grade de colonel de cavalerie.

— 428 —
Dans l'histoire de saint Martial par le P. Bonavy, il est dit que la
maison de Roffignac fat la première que l'apôtre du Limousin con^
vertit à la foi chrétienne ; aussi, les seigneurs de ce nom se faisaient-ils gloire de prendre le titre de Premier chrétien du Limousin. C'est, en effet, la devise que portent les descendants de cette
antique et noble famille.
Le même historien ajoute que saint Martin, en bénissant la maison
de Rofiìgnac, lui promit que sa race se perpétuerait à jamais. Les
branches en Limousin, en Angoumois et principalement en Périgord donnent, par les nombreux rameaux qu'elles produisent, un
caractère d'authenticité à cette prédiction de l'apôtre.
La maison de Roftìgnac a pris part à la l r0 croisade et à celle de
saint Louis en 1248, ainsi que l'atteste un titre souscrit à St-Jeand'Acre en 1250, titre qui lui a valu l'honneur de voir son nom et ses
armes au musée de Versailles.
Resserré dans les limites d'une simple notice, je n'entreprendrai
pas de remonter au point de départ de la famille ; la généalogie
avec toutes ses branches ayant, du reste, été publiée dans le Nobiliaire du Limousin, Fauteur donne l'historique de cette grande
maison mieux que je ne saurais le faire.
II ne me reste donc, pour terminer cette notice, qu'à rappeler que
dans les jugements des intendants de Bordeaux, portant maintenue
de noblesse (période de 1697 à 1718), figure le nom de Rofiìgnac
et que parmi les votants, à Périgueux, dans l'Ordre de la Noblesse
aux États-Généraux de 1789, se voit ainsi inscrit: « Haut et puissant seigneur René comte de Roffignac, brigadier de dragons, chevalier de St-Louis, seigneur châtelain de la chapelle St-Robert,
de Belleville et co-seigneur de la Feuillade.» (Voir aux procurations.)
La branche de Roffignac établie en Périgord a pour chef Ferdinand-Robert comte de Roffignac, lequel, de son mariage avec une
demoiselle Rœderer, a eu trois iils. L'aîné, Martial, qui a épousé
M" 6 de Gaillon ; le second, Gaston, M 1 ' 6 d'Abzac de la Douze ;
le troisième, Robert, non marié.

— 429 —
DE LA ROMAGÈRE (OU de la Roumagère), de
la Brugère, de la Filolie, do la Bouge, de Ronssecy, etc.
ARMES : D'azur au chevron brisé d'or, potencé et contrepotencó d'azur, accompagné en chef de deux losanges
d'or, et en pointe d'un lion d'argent. — On n'explique pas
toujours le chevron brisé.

Dans les jugements des intendants de Bordeaux, portant maintenue de Noblesse (recherches sur la noblesse de 1697 à 1718), se
voient les noms de Roumagère de la Filolie, et de la Roumagière
de la Brugière. En décembre 1666, la famille était déjà en possession d'une maintenue, et aux États-Généraux de 1789, ligure à
Périgueux, parmi les votants pour les députés de la noblesse : haut
et puissant seigneur, messire Anne de la Romagère, chevalier,
marquis de Ronssecy.

ROMANET DU GAILLAUD,
etc.

de Meyrignac,

ARMES : D'argent au chevron de gueules accompagné de
trois branches de romarin, deux en chef et une en pointe
au naturel.

Cette ancienne famille du Limousin sc rattache au Périgord par plusieurs alliances et, en dernier lieu, par le mariage du seigneur Romanet du Caillaud avec
M lIe Thérèse de Siorac, fille de Armand de Siorac et de demoiselle Adine Debest de Lacrousille, dont sont issus quatre iils.
Parmi les votants aux Etats-Généraux de 1789, on voit figurer
dans F Ordre de la Noblesse, en Limousin, ainsi inscrits : Messire
Mathieu Romanet du Caillaud, écuyer, et son fils Léon-François
Romanet du Caillaud, écuyer, seigneur de Meyrignac.

577

DE LA ROQUE, de Mons.
ARMES : De gueules au lion léopardé d'or sur un mont
de sinople.

Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse
en 1789, on voit ainsi inscrit : Haut et puissant
Messire Jean-François de la Roque, chevalier,
comte de la Roque de Mons.

— 0Ù —
C'est ce môme comte de la Roque qui fut élu, à cette époque, un
des députés de la noblesse du Périgord.

DE LA ROQUE (do JOAS) de Laveyssière, de
Perpuchet, de Lanquais, etc.
ARMES : D 'argeni au rocher d'or charge de deux fanaux
d'argent allumés.

Celte famille parait originaire de Lanquais
' ffl^ (en Périgord), où elle possédait, dès le milieu du
xvi" siècle, le château de la Roque, qui est le nom sous lequel elle
est le plus généralement connue.
Dans une ordonnance rendue à Bordeaux, le 22 avril 1768, par
M. de Forges, intendant de Guienne, qui déchargea du droit de
franc-fief Jean-Guy de Joas, écuyer, seigneur de la Roque, il est
fait mention d'un testament, en latin, d'un Jean de Joas, lequel ne
peut être qu'un des ascendants des Joas-de-la-Roque, dont les seuls
survivants mâles sont deux frères habitant ensemble à Issigeac, au
château de la Roque.
Parmi les titres qui établissent le droit de la famille de voir son
nom et ses armes dans VArmoriai de la Noblesse du Périgord, il
suffirait de mentionner neuf contrats de mariage, depuis 1555 jusqu'en 1772, où le nom de Joas est toujours précédé ou suivi de la
qualité de noble, d'écuyer et de messire, et de rappeler que, sur
la présentation des titres de la famille par Alain de Joas-de-laRoque, devant M. Pellot, intendant de Guienne, celui-ci, après les
avoir vérifiés, ordonna, le 15 mars 1668, qu'il serait inscrit dans le
catalogue des nobles ; mais je rappellerai, en outre, que la cour des
aides de Bordeaux avait déjà, le 31 mars 1664, ordonné que lui
et ses descendants jouiraient des privilèges, franchises, exemptions et immunités dont jouissaient les autres nobles du royaume,
et qu'un arrêt analogue, rendu le 22 mars 1666, en faveur du
même, l'autorisait à se faire inscrire clans le catalogue des nobles
de Condom.
Enfin j'ajouterai, comme preuve irrécusable de la noblesse de
la famille, qu'aux Etats-Généraux de 1789, Messire Isaac-Pierre de
Joas, chevalier, seigneur de la Roque, se fit représenter à l'Assemblée de la Noblesse du 16 mars 1789, par Messire Joseph de Chas-

sarel, chevalier de l'Ordre royal et militaire de St-Louîs, sous la
qualification de seigneur de Lanquais.

579

ROQUECOR.
ARMES : De gueules à une bande d'or.

Raymond de Roquecor, 1 er évêque de Sarlat,
pourvu par le pape Jean XX1Ï, incontinent après
l'érection de Sarlat en évêché.
Noble maison de PAgenais.

DE ROSSIGNOL, des Limaignes, de la Faye,
de la Plaine, etc.
ARMES : D'azur à trois épées d'argent posées en pal, les
pointes en bas, rangées ; — relevées sur un testament, sous
le nom de Jacques Rossignol, seigneur de la Faye.

Gette famille ligure dans les jugements des
intendants de Bordeaux portant maintenue de
Noblesse. (Période de 1697 à 1718.)

DE ROUGÉ (Gabriel-Louis) Évêque de Périgueux, décembre 1771.
ARMES : De gueules à la croix paltée d'argent.

Sacré en 1772, il mourut en novembre de la
même année , dit fabbé Audierne, alias : le 3
avril 1773, âgé de 43 ans, et fut enterré le 5 du
même mois dans la chapelle de St-Jean, en présence des maire et
consuls en habit de deuil.

— 432 —
DE ROUGER (OU Rougi.er et Roger) , du
Repaire, de Vessat, de la Mesplie, de la Faucherie.
ARMES: D'hermine au chef d'azur chargé de trois têtes
de lion d'or.

Le Grand Armoriai de France (registre de
Périgueux) donne ces armes sous le nom de Léonard de Rouger, écuyer, seigneur du Repaire; garde de la porte
du roi ; do Bernard Rouger, écuyer, seigneur de Vessat, et sous
celui de François Rouger, seigneur de la Mesplie.

DE ROUMEJOUX (ACARD).
ARMES : D'azur semé de billettes d'or à deux chevrons
brisés d'argent brochant sur le tout. — Elles se voient également sans le semé de billettes.

Cette famille a pris son nom du lieu de Roumejoux, commune dAugignac, relevant au
xiv e siècle de la châtellenie de Nontron et depuis
de la justice de Champniers.
Le gouvernement de la Restauration, en récompense des services
rendus par la famille de Roumejoux, laquelle avant 1800 se qualifiait
du titre d'écuyer, accorda, au chef qui la représentait alors, des lettres
de noblesse, pour lui et ses descendants, noblesse qu'elle a depuis
constamment soutenue par do bonnes alliances. Je rappellerai entre
autres celles contractées par M. Anatole de Roumejoux avec une
demoiselle de Flaugeac, dont une fille mariée au comte Félix de
Fayolle ; par son père avec une demoiselle de Fayard ; et par son
grand-père avec une demoiselle de Sanzillon.
Dans la carrière militaire, où déjà s'était fait distinguer avant la
Révolution un officier supérieur, major au régiment d'Auvergne
et au gouvernement de neuf brigades, je citerai de nos jours le
général comte Agard de Roumejoux.

— 433 —
DE ROUSSET, du Cluseau, de Bòsredpn, etc.
ARMES : D'or a trois bandes de sinople.

Cette famille, l'une des plus anciennes du Périgord, est-il dit dans lo Nobiliaire de Guienne,
s'est fondue, en 1674, dans celle de Senigon-deRoumefort. L'identité do ses armes avec celles de
Salignac-Fénelon pourrait faire supposer qu'elle est une branche
de cette illustre maison.
Elle a été reconnue issue d'extraction noble :
1° Par une sentence du 6 décembre 1851, en décharge des tailles
et autres subsides ; 2° par une autre sentence, en date du 10 octobre 1571, de sélection de Périgueux rendue contradictoireinent avec
le syndic de la ville et la juridiction d'Issigeac ; 3° par une ordonnance de maintenue, rendue par Pellot, intendant de Guienne,
en 1666 ; 4° enfin par la convocation en 1690 aux ban et arrièreban des gentilshommes du Sarladais.

DE LA ROUSSIE, de Bonrccueil, etc.
ARMES : D'or à un loup de gueules. (Grand Armoriai île
France, registre de Périgueux.)

Dans un état des taxes faites dans l' étendue de
sélection de Périgueux, en exécution de l'édit du
mois de novembre 1610, il est dit qu'un des
membres de cette famille, imposé dans la commune du Change à une somme de 40 fr., en a été, par ordonnance
du 29 avril, déchargé, attendu sa qualité de noble.
A l'oecasion de la naissance du Dauphin, Louis XIII accorda un
certain nombre de lettres de noblesse. Celles données à Man; de la
Roussie, sieur de Bonrecueil, de la sénéchaussée de Périgueux, sont
du mois de novembre 1698. Ledit Marc épousa Judith de Maraval
et fut père de François, marié en 1666 à Marguerite du Cluzel.
Le nom de la Roussie se voit parmi les familles en saveur desquelles ont été rendues des ordonnances do confirmation de
noblesse.

28

- 434 —
DE ROUX, d'Aysse de Lusson, de la Salle, de
Moncheuil, Maumont, de la Forest, de la Mothe,
de Campagnac (1).
ARMES : D'azur à trois l'asces d'argenl, ou mieux :
Fascé d'argent et' d'azur de six pièces, et accompagnées
en chef de trois fleurs de lis d'or.

La maison de Roux est de la meilleure noblesse du Périgord, où
elle est connue depuis le xi e siècle. On trouve en effet dans le cartulaire d'Uzerche (folio 614) que Arnaud de Roux, de la ville de
Nontron, íìt donation à l'abbaye, Tan 1066, de l'eglise de SaintMichel avec le fief presbytérial et les dîmes qu'il possédait par
droit héréditaire, pour la fondation d'un obit ou anniversaire en la
mémoire de son père et de sa mère.
La filiation de la famille s'établit régulièrement par titres depuis
Hélie de Roux, qualifié damoiseau, dans une transaction passée le
10 septembre 1401, entre lui, son fils Bertrand et Aymard de la
Porte. C'est sur ces titres que les intendants chargés de la recherche de la noblesse ont rendu en faveur de cette famille des ordonnances de maintenue, le 25 juin 1599, le 22 avril 1635, le 26 mars
1666, en décembre de la môme année et en janvier et 3 septembre
1667.
A partir dudit Hélie, on compte 16 générations successives.
Aymard de Roux de Lusson (qui forma le 3° degré filiatif), qualifié noble et écuyer, rendit hommage le 14 avril 1464, ;au seigneur
d'Albret en son château de Nontron pour sa maison noble et repaire de Lússon.
Lui et son fils Allen, marié avec demoiselle Philippine du Lau,
rendirent le même hommage le 9 mai 1487, au seigw uí de Mareuil-de-Villebois.
Pierre (6e degré), qualifié comme ses prédécesseurs d'écuyer, sei- '
gneur de Lusson, comparut aux ban el arrière-ban du Périgord et
servit avec distinction dans l'armée du roi, ainsi que le prouvent
les certificats des lieutenants-généraux de la sénéchaussée de Périgueux de 1564 à 1567.
Son fils Léonard suivit comme lui la carrière des armes ; deux

(1) Sous le nom de Houx de Campagnac de Brie, on trouve les armes suivantes : De gueules à la bande d'argent accompagnée en chef de trois roses de
même et en pointe de trois rocs d'échiquiers aussi d'argent en orle.

— 485 lettres écrites par le seigneur de Bourdeille, aux habitants de Thiviers, en date du 7 décembre 1574, constatent qu'il fut chargé d'escorter avec ses troupes de guerre un ambassadeur du roi d'Espagne près de S. M. ; qu'il reçut aussi d'André de Bourdeille, sénéchal du Périgord, ordre de prendre le commandement du fort de la
Renaudie le 18 août 1575 ; et que le duc de Mayenne lui donna
mission de lever 110 hommes de guerre pour la garde et la sûreté
du château de Montlieu, vers 1585. Ce même Léonard, marié le 28
février 1501 avec demoiselle Marguerite d'Abzac, avait rendu hommage, en février et mars 1558, au comte de Périgord.
e
Au 9 degré de filiation on voit qne le petit-fds de ce dernier,
Jean, écuyer, sieur de Lusson, habitant dans sa noble maison de
Vidaux — vicomté de Rocroy, en Poitou — ne pouvant, pour
cause de maladie, se rendre en personne pour continuer ses services dans les armées du Roi, y envoya son fils aîné Roch, écuyer,
sieur de la Forest, qui, après avoir donné des preuves éclatantes
de son zèle et de son courage, fut tué sur le champ de bataille,
ainsi qu'il appert d'une lettre que le duc de Bourbon écrivit à cette
occasion à son père.
Gabriel, écuyer, sieur de la Salle, de Maumont et de la Forest,
par la mort de son frère, continua la descendance (10* degré).
Deux autres frères dudit Gabriel : Charles et Léonard, formèrent
des branches d'où sont sortis plusieurs rameaux. Le dernier, qualifié noble, sieur de la Bastide, épousa, le 22 juin 1081, Françoise de
Vassal, dont il eut trois fils : l'un d'eux connu sous le nom du chevalier de Lusson, capitaine au régiment de Champagne, 1715 ; un
autre lieutenant dans le même régiment ; et l'aîné, dont la filiation
se poursuit jusqu'à nos jours.
De cette branche se voit, au 12 e degré, Jean de Roux de Lusson,
garde du corps, marié avec Marie de La Geard, fille du marquis de
ce nom, duquel mariage est issu : Elie de Roux, marié à Françoise
de Goursac, père de Henri de Roux-de-Lusson, c'est le fils de ce
dernier, faisant le 10° degré de filiation, qui sert aujourd'hui dans
la marine.'
La maison de Roux, dont je n'ai fait, ici, qu'indiquer quelques
branches, a voté à Périgueux dans l'Ordre de la Noblesse aux ÉtatsGénéraux de 1789. (Voir aux procurations.)

— 436 —
DE ROYÈRE, de Brignac, de Lolm, de Peyreaux,
de Mancibre, de la Jarousse, de la Reinie,
■Mil
de la Germanie, de la Tour d'Ayen, de la Tuillerie , de Bois-Rouget de la Cour, de Montclar,
de Chastre, de Badesol, de la Cave, etc.

«II
Hiiìfil

m1

ARMES : De gueules à trois sasces de vair.

La maison de Royère, originaire du Limousin, où elle est connue dès l'an 1000, compte parmi ses ancêtres Olivier ou Fucald de
Royère, soigneur, baron de Brignac lequel, d'après une tradition
consignée dans une généalogie manuscrite de lá famille, se croisa
pour la Terre-Sainte et fut, en 1101, au secours de la ville d'Aire,
assiégée par les infidèles ; ce serait ce même gentilhomme qui
aurait importé dans sa province les premiers chevaux arabes dont
est provenue la race dite des chevaux limousins.
A partir de noble Pierre de Royère, qualifié damoiseau comme
ses ascendants, lequel épousa, le 17 avril 1409, une fille de noble
Eymeric de la Jarosse, damoiseau, la filiation s'établit régulièrement et se poursuit, sans interruption, jusqu'à nos jours.
Mais ce n'est pas seulement en Limousin que cette maison a
tenu un rang distingué dans la noblesse. Venue en Périgord depuis
plus de deux siècles et demi, elle y a formé deux branches : l'une,
dite de Peyreaux, l'autre de Mancibre de la Cave ; la première vient
de s'éteindre par la mort du marquis Gaston de Royère de Peyreaux, qui a laissé cinq filles, et la seconde, issue des comtes de
Royère de la Cave, dont postérité.
Aux qualifications distinctives de la haute noblesse de damoiseaux, écuyers et chevaliers qui ont désigné ses premiers sujets,
la maison de Royère a porté, dans les temps plus modernes, celles
de vicomte, comte et marquis.
Elle a fait ses preuves de Noblesse en 1598, devant le commissaire du gouvernement, remontant, dit Lainé, au-delà de 1429 ;
noblesse qu'elle a constamment soutenue, soit par des positions
élevées dans l'Eglise et dans l'armée.soit par de grandes alliances.
Aux États-Généraux de 1789, ligure à Pórigueux, parmi les
votants dans l'Grdre de la Noblesse, le vicomte de Royère de
Peyreaux, lieutenant des maréchaux de France.

DE LA RUE (BOUDIER), d'Aysse, do Pierreflcho,
de l.i Batut, 'de Beaumont, de la Borie, et en
partie de St-Pardoux-la-Riviòre (en Périgord),
etc.
ARMES : D 'argent à un phénix couronné de sable, posé
sur un bûcher entouré de gueules.

Cette famille possède des lettres patentes en forme de chartes,
données à Versailles en août 1700, par lesquelles Louis XIV conlìrme dans sa noblesse Pierre Bordier de la Rue, seigneur d'Aysse,
l'anoblit de nouveau en tant que besoin, avec ses enfants mâles et
femelles nés et à naître, et lui permet de continuer à porter les
armes que ceux de sa famille ont portées de tous temps.
Ces armes, blasonnées ci-dessus, telles qu'elles se voient sur
lesdites lettres patentes , sont enregistrées de môme dans le
Grand Armoriai de France (registre de Périgueux), le 19 août 1700.
Dans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse (période de 1697 à 1718), se trouve le nom de la
famille ; il figure également dans les listes de votants, à Périgueux.
pour les députés de la Noblesse aux Etats-Généraux de 1789 ; il y
est ainsi inscrit : Messire Pierre Bordier d'Aisse, écuyer, seigneur
de Pierrefiche, y habitant dans son repaire, paroisse de Thiviers.
(Voir aux procurations.)
Dans le Bulletin de la Société historique et archéologique du
Périgord, tome V, il est fait mention d'un Périgourdin du nom de
Bordier qui, en qualité d'oflicier, fit partie de la suite de Jean de
Gontaut-Biron, baron de Salignac, nommé , en 1601, par le roi
Henri IV, ambassadeur à Constantinople, et qu'on outre, comme
chroniqueur, fit l'historique (en 1500 pages in-folio pleines d'intérêt) des événements qui, jusqu'en 1610, marquèrent cette importante ambassade.
Ledit Bordier, en nous apprenant lui-môme, dans son récit, que
Pluviers, en Périgord, était « sa bonne et chère patrie », no dit-il
pas, par là, qu'il fait partie de la famille dont il est ici question, et
qui est encore représentée à Bergerac ?

V

— 438 —
DE SAINT-ANGEL,. de la Forge, de la
Bredde, du Pont, d' Aux, de Morpain, de Mallet,
de Pugerin, de Rougerie, de Montbreton, etc.
ARMES : D'or au palmier de sinoplo, supporté par
deux lions affrontés de gueules. Alias : de sable, armés,
couronnés et affrontés de gueules.

Dans le Nobiliaire de Guyenne et de Gascogne, il est dit que la famille est, sans aucun doute, originaire de la
seigneurie de Saint-Angel, élection de Tulle, en bas Limousin, et
qu'elle est de très ancienne noblesse.
Les registres de l'hôtel de ville de Périgueux constatent son
existence en Périgord depuis la seconde moitié du xv° siècle ;
ainsi de 1478 à 1525, on compte quatre conseillers du nom de SaintAngel, et un maire de la ville, de 1536 à 1537.
Dans Y Histoire de la prise de Périgueux par les Huguenots, en
1575, et de la reprise de cette ville, en 1581, par les catholiques,
il est parlé d'un Hélie de Saint-Angel qui fut assassiné à Cahors.
Par de fort bonnes alliances, par la distinction dans les grades
militaires, par l'inscription de son nom dans le catalogue des nobles du royaume, le 16 mars 1669, par la convocation au ban de la
sénéchaussée de Guienne, en 1692, et, enfin, par la présence de
plusieurs de ses membres, en 1789, à l'Assemblée des Etats Généraux de Guienne tenue à Bordeaux, la famille de Saint-Angel justifie pleinement sa noblesse et le titre de comte donné à Jean de
Saint-Angel, qui fit ses preuves pour être admis au nombre des
écuyers de la reine de France. Ce dernier, chevalier de Saint-Louis,
breveté chef de bataillon, mort en 1837, sans laisser d'enfants de
son mariage avec Marie de Brivazac, a institué pour son héritier
universel son neveu Victor de Saint-Angel, lequel a relevé le titre
de comte que portait son oncle. Ledit Victor, comte de Saint-Angel, officier de Saint-Cyr, démissionnaire en 1830, a eu de son mariage avec Henriette-Joséphine de Puch de Montbreton, deux fils,
dont l'un a épousé M lle de Cafarelli, fille du comte Eugène de Cafarelli et de Marie Le Clerc de Juigné, et continue la descendance de
cette branche.

— 439 —
DE SAINT-ASTIER, des Bories, de lTsle, d'Allemans, du Lieu-Dieu, de Sarliac, de Savignacles-Eglises, de Montanies, de Montréal, de Morítancès, de la Barde, de Saint-Germain, do Crognac, de Sauveterrc, d'Antonne, etc.
ARMES : D'argent à trois aigles de sable posées en chef
et en pointe, trois cloches du même émail bátaillëes d'or,
posées également 2 et 1 (1). Ces trois cloches ont été ajoutées en mémoire, dilon, de ce que les cloches des églises de Limoges sonnèrent miraculeusement
d'elles-mêmes, à la mort de Pierre de Saint- Astier, évêque de Périgueux, arrivée le 8 juillet 1275 , dans le couvent des dominicains de Limoges, où il s'était
retiré.

La généalogie de cette maison, œuvre de l'abbé de Lespine, publiée par M. do Saint-Allais, nous apprend que plusieurs branches
onl porté d'autres armes : celles de Montancès, et d'Antonne, trois
lions; et celle de Montréal, miefasce ; elle nous fait savoir, en outre, que le blason à cinq fasces, mêmes armes que celles de la maison de Beynac, a été longtemps porté par les seigneurs des Bories
et du Lieu-Dieu.
Une branche, établie en Lorraine vers le milieu du xvi e siécle,
ligure parmi les maisons d'ancienne chevalerie de cette province,
avec ces dernières armoiries ; ce sont los mômes qui se voient
sculptées dans le premier parti d'un écusson formant cul de lampe
à la retombée d'un arc de voûte de la tour, nord-d'ouest, du château des Bories ; quant au second parti qui, à la première vue,
semblerait contenir trois cloches, examiné avec plus d'attention, on
y voit distinctement : trois ruches à miel. Ce double écusson porte
la date de 1580, et comme en 1572, une demoiselle de Mellet avait
épousé le seigneur des Bories, on s'explique que, faisant reconstruire le château de ce nom, le mari et la femme y aient fait accoler leurs armes.
Cette maison, ainsi que le disent les généalogistes ci-dessus, est
du nombre de celles qu'on peut appeler indigènes, parce qu'elles
ne se sont jamais éloignées des lieux où elles ont formé leurs pre-

(1) Les armes aux trois aigles sont la reproduction de celles que l'on voit
sur le sceau de Hélie de Saint- Astier, chevalier et co-seigneur de la ville et
seigneurie de l'Isle, servant, en qualité d'écuyer dans la guerre de Flandres,
sous le règne de Philippo-le-Bel. Ce sceau porte : un cavalier armé de toutes
pièces, tenant à la main droite l'épée haute et do la gauche un écu chargé do
trois aigles, le cheval caparaçonné rehaussé d'aigles.

- 440 —
miers établissements; elle a le rare avantage que plus on remonte
vers sa source, plus on découvre en elle d'éclat et de marque de
grandeur ; on s'accorde universellement à la faire descendre de la
famille du saint hermite Asterius, que l'abbaye de Saint-Astier reconnaît pour son fondateur, lequel mourut vers le milieu duvn e siècle. II était le plus jeune des enfants du seigneur de Puydepont (1).
■ Qn compte jusqu'à vingt-deux seigneurs du nom de Saint-Astier
qui ont été décorés de la chevalerie, depuis le milieu du xn° siècle
jusqu'à fan 1400.
Quoique restreint dans les limites d'une simple notice, je tiens
à rappeler, ici, que Jacques do Saint-Astier, seigneur des t Bories,
d'Antonne, de Sarliac, de Savignac, etc., chevalier de l'Ordre du
Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine de 50 hommes
d'armes et 50 lances de ses ordonnances, eut le gouvernement et
la garde de la ville de Périgueux, le 18 mai 1569', que Geoffroy de
Saint-Astier, chevalier, seigneur du Lieu-Dieu, de Ligne, etc.,
cousin issu de germain du précédent, fut aussi chevalier de l'Ordre
du Roi, capitaine de 50 hommes de ses ordonnances et lieutenantgénéral pour le roi au gouvernement de Verdun ; que vers la fin
du xvii e siècle, Henri de Saint-Astier, chevalier, seigneur des Bories, etc., également gentilhomme de sa chambre, était qualifié
haut et puissant seigneur et baron, et que son fils Jean-Jacques
était marquis des Bories, titre qui a successivement été porté depuis — c'est-à-dire depuis deux siècles — dans la branche de ce
nom, laquelle est représentée aujourd'hui par Antoine-Astier-Albéric do Saint-Astier, marquis des Bories, né le 19 novembre 1811.
Cette famille ne s'est pas seulement distinguée dans la carrière
des armes ; elle a fourni à l'Eglise nombre de dignitaires, plusieurs
prélats, parmi lesquels, Pierre de St-Astier, évêque de Périgueux
depuis l'an 1233, qui fonda à Périgueux le monastère des Frères
Prêcheurs ou Dominicains. C'est celui qui mourut à Limoges en
odeur de sainteté dans le Couvent des Dominicains, en 1275, ainsi
qu'il est dit plus haut ; Armand de St-Astier, chapelain du pape,
nonce apostolique, qui fut dernier abbé de Tulle et 1 er évêque de
cette ville en 1317, mort le 6 juillet 1333, et fut inhumé à Rocamadour ; et Archambeaud de St-Astier, abbé d'Aurillac, nommé à
l'évêché de Sl-Flour avant 1320.

(1) Puydepont, ancien château, paroisse de Neuvic, sur la
l'Isle (Périgord).

rive droite de

La ville de Périgueux lui doit bon nombre de consuls et de mai 4res. Parmi ces derniers, on voit Archambaud de St-Astier, élu en
1528 ; Forton ou Fortanier de St-Astier, seigneur des Bories, lequel
occupa cinq fois cette charge de 1135 à 1462, et à qui ses concitoyens
avaient déjà donné, en 1431, une marque éclatante de l'estime
qu'ils avaient dans ses talents militaires, lorsque, à peine âgé de
30 ans, ils le choisirent pour leur capitaine et lui confièrent la garde
et la défense de la Cité qui était alors menacée par les Anglais ;
Jean de St-Astier, seigneur de Ligne, fils dudit Forton, qui fut par
trois fois nommé maire, en 1481, en 1490 et en 1496 ; et eníìn, le
fils dudit Jean, noble Forton de St-Astier, chevalier, seigneur du
Lieu-Dieu, qui fut investi de la même charge en 1533.
Le nom de St-Astier se voit dans les jugements des intendants
de Bordeaux portant maintenue de Noblesse (période de 1697 à
1718), de même que dans les listes des votants pour les députés de
la Noblesse aux Etats-Généraux de 1779, où figure, à Périgueux,
ainsi inscrit : Très haut et très puissant seigneur Pierre Astier'
comte de St-Astier, chevalier, seigneur, marquis des Bories, Antonne, Sarliac, Savignac-les-Eglises , St-Germain-du-Salembre ,
St-Jean-d'Ataux et autres places, chevalier de l'Ordre royal et militaire do St-Louis, mestre de camp de cavalerie.
Ce dernier avait été page de la Grande-Ecurie, avait joui des
honneurs de la Cour et avait eu l'honneur de monter dans les carrosses du Roi.
En 1814, il était lieutenant des gardes du corps du Roi et en
1816, lieutenant-général de ses armées.
Je ne peux mieux terminer cette notice, qu'en répétant, avec fauteur de la généalogie de St-Astier, l'une des plus complètes qu'ait
publiées St-AUais: que cette maison, établie en Périgord depuis un
temps immémorial, réunit tous les avantages qui caractérisent la
noblesse de premier ordre et qui sont : l'ancicnneté, la distinction
des services, f illustration des alliances, de grandes possessions et
un nombrèux vasselage.

DE ST et STE-AULAIRE (de BEAUPOIL) de
Normalet, de la Roche-Mallet — en Bretagne —,
de Tarnac, de la Porcherie, de la Grenerie, de
Mansac, de Coutures, de la Renaudie, de CastelNouvel, deLanmary, des Chabanes, de Quinsac,
de Gorse, de Dixmerie, de Pestillac, de Mareuil,
de Milly, de Bertry, de Sorges, de Pindry,d'Au-

— 442 —
gerville, de Fonteniìles, de la Luminade, de Montplaisir, du Mas,
— en Limousin et en Périgord — de Gironde — en Poitou — d'Arsinde — en Beaujolais, près Moulins, etc.
ARMES : Do gueules à Irois couples de chiens d'argent, liés d'azur, posés 2 et 1 •
DEVISE : Scmper fìdelis.

La maison de Beaupoil est originaire de Bretagne ; deux de ses
membres, Hervé et Geoffroy de Beaupoil, se croisèrent en 4248,
et leurs noms et armes figurent' au musée de Versailles.
Yves de Beaupoil, chevalier, seigneur de la Normalet (au pays
de Bretagne), est le premier que mentionne lo Nobiliaire du Limousin, par l'abbé Nadaud. II vint dans cette province, et de là en Périgord, ou du moins ses descendants, dans le milieu du xiv e siècle,
vers l' époque, à peu près, de la. cession du comté de Penthièvre et
de la vicomté de Limoges faits à la veuve de Charles de Blois, tué
lé 29 septembre 13H4, en défendant ses droits à la couronne ducale
de Bretagne que lui disputait Jean de Montfort.
Noble Guillaume de Beaupoil, qualifié dans son testament du 8
août 1455, puissant seigneur, fils du précédent, acheta vers 1403
(dit Nadaud), la terre et la seigneurie de Ste-Aulaire, près d'Uzerche en bas Limousin (de Sancta Eulalia), c'est-à-dire de Sainte et
non de Saint-Aulaire, ajoute ce généalogiste.
C'est par suite de cette acquisition qu'au nom patronymique de
Beaupoil, s'est incorporé celui de ladite seigneurie, qui désigne
généralement toutes les branches de la famille dont plusieurs, toutefois, signent Saint-Aulaire au lieu de Sainte-Aulaire.
La branche dite des seigneurs de la Porcherie et de la Grénerie,
s'est éteinte dans Louis, maréchal des camps et armées du Roi, tué
au combat de Rumersheim, dans la haute Alsace , le 29 août
1709.
Cette branche compte un évêque do Tulle, en 1702 ; un grandmaréchal de l'Ordre do Malle, un lieutenant-général pour le Roi
du haut et bas Limousin, lequel fit partie de l'Académie française
en 1706, etc.
Celle de Couture et de Lanmary, d'où sont sortis les seigneurs
du Pestillan, des marquis de Lanmary, de Fonteniìles, de .Sîorac,
etc., qui ont donné deux grands-échansons de France, grand
nombre d'officiers généraux, un ambassadeur, des, chambellans,
etc. .
Celle de la Luminade (terre érigée en baronnie lu 1055), séparée, dit la Chenays-Desbois, de la branche aînée, àir commence-

— 443 —
ment du xv° siècle et qui n'a pas cessé de se distinguer par ses services militaires et a donné un maréchal des camps et armées du
Roi dans la personne de Raymond de Beaupoil, sur la tête duquel
la Luminade a été érigée en baronnie.
Relativement à cette branche, il ost dit dans le Chartrier Français, au dictionnaire des anoblis, que :
« Beaupoil de Saint-Aulaire (Raymond), baron de la Luminade,
» obtint le 30 juillet 1669, un arrêt du conseil qui le maintient dans
» sa position de noble et d'écuyer ; et Antoine, son fils, un autre
»• arrêt du conseil du 7 février 1708, qui le décharge du paiement
» de la somme de 4,000 livres, à laquelle il avait été taxé, comme
». usurpateur de noblesse dans le rôle arrêté au conseil. Les, deux
» arrêts de faveur, — ost-il ajouté dans l'ouvrage — ne peuvent;
» être considérés que comme un anoblissement. »
Qu'il me soit permis de faire suivre cette note de quelques observations :
Frapper de condamnation pour fait d'usurpation de Noblesse,
Antoine, fils de Raymond Beaupoil de St-Aulairc, sur la tête duquel
les terres de la Luminade, de Valeix, de la Garde, de Bretoux
avaient été érigées en baronnie, en mai 1655 et qui fut maintenu
le 30 juillet 1669, dans la qualité de noble et d'écuyer, était une de
ces nombreuses injustices commises par des commissaires répartis
dans les provinces, à l'effet de rechercher les usurpateurs de noblesse, mais qui, ainsi que je l'ai fait remarquer dans une note qui
fait suite à l'introduction de ce Nobiliaire, semblèrent, par des condamnations multipliées , se préoccuper bien plus íde la question
financière que du côté moral à atteindre.
Cette injustice à l'égard d'Antoine est d'autant plus m.a.nifçJsi.e„qu'il
avait été reçu, le 4 janvier 1667, écuyer du Roi en la grande-écu-,
rie et que, comme tel, il avait dû, de même que son père pour obtenir sa maintenue, prouver, par titres authentiques, sa noblesse et
filiation noble. à 1560 au moins. II était donc de toute équité qu'Antoine fût déchargé de la taxe à laquelle il avait été condamné
comme tant de bons gentilshommes qui plus tard furent également
maintenus.
J'arrête ici ces observations, en concluant que les arrêts ci-dessus du 30 juillet 1669 et 7 février 1708, concernant Raymond et
Antoine de Saint-Aulaire, père et fils, ne peuvent être considérés
que comme une constatation de noblesse, un droit reconnu, ce qui
constate en un mot une maintenue, et non comme des arrêts de faveur, un anoblissement, ainsi qu'il est dit dans le Chartrier Français.

— 444 —
J'ai dit plus haut que les Beaupoil de Saint ou Sainte-Aulaire,
s'étaient fait remarquer dans la carrière des armes et, comme
preuve, je rappellerai d'après l'ouvrage publié par Louis Paris,
ayant pour titre : L' impôt du Sang, que treize gentilshommes, du
nom, simples officiers, ou officiers supérieurs, sont tombés glorieusement sur les champs de bataille.
On voit ainsi que la maison de Beaupoil de Saint-Aulaire a payé
sa large part de l'impôt du sang qui avant 4789 était prélevé sur la
Noblesse française.
Elle a été représentée, lors des États-G-énéraux de 1789, aux
Assemblées de la Noblesse de Périgueux, de Limoges, de Bordeaux, deLibourne, de Saintes, de Saint-Yrieix, et plusieurs de ses
membres y ont figuré avec les qualifications de : barons, comtes et
marquis.
On distingue parmi ses alliances : Caumont La Force, Talleyrand, Laroche-Aymon, Bourdeilles, Fumel, Carbonnières, Grimoard de Beauvoir du Roure, Harcour, Soyecout, Vivonne, Creton d'Estournel, etc.

DE SAINT-AUVENT (PERRY) de la Chauffye,
de Rossignol, de Ghalagnac, de Pressignac, etc.
ARMES : D'argent à une bande de sable accompagnée de
deux lions de gueules, l'un au-dessus, l'autre au-dessous.

Raymond de Perry, écuyer, seigneur de la
Chauffye et Rossignol, maintenu dans sa noblesse
en 1667, par Daguesseau, rendit hommage au roi, à Périgueux
pour Rossignol et la co-seigneurie de Chalagnac, l'autre moitié
appartenant au chapitre de Périgueux. Son fils Isaac, qualifié plus
tard marquis de la Chauffye et de Saint-Auvent, marié en 1681 à
Anne de Rochechouart, fut convoqué au ban de la noblesse de la
sénéchaussée de Périgueux en 1690. (Archives de la Gironde C2337 et 4155). (Bibliothèque nationale sondée en Périgord.)
Mme la baronne de Vassal, née Perry de Saint-Auvent, réside en
son château de la Vassaldie, commune de Goûts, canton de Verteillac (Périgord) ; elle a pour filles M mos de Mondion et de Braquilange.

— 445 —
DE SAINT-CHAMANS, du PESCHIER, de Pazayac, de Montmège, etc.
ARMES : De sinople ù trois sasces d'argent, au chef engrélé de même — d'après la Chenaye-Desbois — de gueu.
les, d'après J.-B. Bouillet.
DEVISE : Nil n/si vincit itmor.

Dans le Grand Armoriai de France (registre
de Périgueux) les armes sont décrites sous le nom de Léonard de
Saint-Chamans, écuyer, seigneur de Pazayac : D'or à trois grenouilles de sinople.
Ce dernier blason me semble devoir être mis dans la catégorie
des armes fantaisistes et parfois ridicules que les commis de d'Hozier donnaient, à défaut de renseignements positifs, aux familles
qui refusèrent souvent de se soumettre à une révision éminemment
fiscale, ainsi que j'ai cru devoir le faire observer plus haut, dans
une note de l'introduction de l'Armoriai.
Cette famille, originaire de la Creuse, dont la filiation suivie commence à Hercule de Saint-Chamans, chevalier, vivant en 1280, a
produit un grand-maître de l'Ordre du Temple en 1172 ; un bailli
royal des montagnes d'Auvergne en 1332 ; un grand-maréchal de
l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1428 ; et, dans les armes,
plusieurs officiers de hauts rangs.
Cette famille a contracté de nombreuses alliances en Périgord,
entre autres avec celles : de Saint-Aulaire, du Peschier, de la
Garde, de Gimel, d'Hautefort, de Chapt, de Badefol, Green-deSaint-Marsault, de Bertin, etc.

DE SAINT-CLAR (OU de Saint-Clair) de Thon,
de la Feuillade, de Puymartin.
ARMES : D'or à la cloche d'azur bataillée d'argent,
chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

au

Ancienne famille noble du Sarladais possédant
S..... ■•. y . : iJ au XVI e siècle le château de Puymartin avec la
qualification de haut et puissant seigneur ; déchue à partir du
xvi e siècle, elle a été rétablie au xvin e . (Voir aux archives départementales. — Lettres de Noblesse.)

Jean de Saint-Clar, écuyer, sieur de Thon, caj)ilaine de grenadiers au régiment de Toulouse, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, pensionnaire du roi, marié à Marguerite de
Selves, mourut le 12 février 1735, au repaire noble du Thon, paroisse de Bézenac.
Un autre Jean de Saint-Clar, écuyer, sieur de la Feuillade, cacheta son testament mystique le 19 août 1714, avec les armes cidessus décrites.
Deux des membres de cette famille sont inscrits dans la liste
des émigrés du district deSarlat avec la désignation de ci-devant
gardes du corps.
Sous le nom d'Antoine de St-Clar, conseiller du Roi au présidial
et assesseur en la maréchaussée de Sarlat, le Grand Armoriai
de France , registre de Sarlat , inscrit les armes décrites cidessus.

DE SAINT-CYR (DU PIN), du Boutonnes, des

595

Lèzes, d'Aucor, de Bessac, etc.
ARMES : D 'azur à

m

trois bourdons rangés d'argent, en

pal (1).

Le nom patronymique de cette famille est
Dupin (ou du Pin). St-Cyr est un nom terrien
qui parait avoir été pris de la commune de StCyr, canton de St-Laurent-de-Corre, en Limousin ; c'est sous ce
dernier qu'une branche, en Périgord, était généralement désignée.
L'abbé Nadaud a donné, dans le Nobiliaire du Limousin, une
filiation suivie de la famille depuis 1473. Le plus grand nombre de
sujets dont il y fait mention sont qualifiés écuyers et quelques-uns
y sont désignés chevaliers.
Ce généalogiste fait suivre la notice d'un article ainsi conçu :
François Dupin, secrétaire de monsieur de Tourny, intendant de
Limoges et de Bordeaux, fut depuis qualifié écuyer receveur des
tailles à Périgueux, où il mourut. II était pénitent bleu à Limoges,
le 7 mai 1772.

(1) En Limousin, ces armes sont décrites d'argent à trois bourdons d'azur ;
et, en Poitou, les bourdons de gueules.

Plusieurs des membres de cette famille ont assisté aux Assemblées de la Noblesse du Périgord en 1781), et l'un d'eux y a figuré
en qualité de secrétaire dudit Ordre.
Deux frères représentaient naguère la famille en Périgord ; l'un
d'eux habitant le château d'Aucor, ancien fief, commune de Beaussac, marié avec demoiselle de Bessot de Lamothe, dont plusieurs
enfants ; et l'autre avec demoiselle de Forichonde la Bardonnie.

SAINTE-COLOMBE (Astier), Evêque de Sarlat, octobre 1361.
ARMES : De gueules à trois colombes d'argent, portant
dans leur bec un rameau d'olivier de sinople. Alias : D'azur à trois colombes damées.

Les armes de cet óvèque et celles de Pierre
Itier, qui se voyaient à la voûte et aux piliers de
la chapelle Notre-Dame, à Sarlat, témoignent que, si ce dernier l'a
commencée, le deuxième l'a achevée. II siégea jusqu'en 1370, époque de sa mort.

DE SAINT-EXUPÉRY, (anciennement de
Saint-Supery), de Miremont, du Pognon, du
Fraysse, de Saint-Amand, de Montpellerie, de
Fleurac, de Roufslgnac, dePaleyrac, de Sigoniac,
de la Salvagie, de Cardou, en Périgord, de Segonzac, en Limousin, etc.
»
ARMES : Écartelé, aux 1 et 4, d'or au lion de gueules,
qui est de Saint-Exupéry ; aux 2 et 3, d'azur à l' épée haute d'argent garnie d'or
posée en pal, qui est du Fraysse.

Cette maison, connue en Limousin dès le xi° siècle, parait avoir
pris son nom du château de Saint-Exupéry, situé dans cette province.
Vers 1330 elle s'établit en Auvergne par suite de l'alliance d'Hélie de Saint-Exupéry, chevalier, avec la sœur et héritière en partie
de Raimond de Miremont, mort sans postérité.
C'est l'un des fils issus de ce mariage qui a formé la branche
cadette, laquelle s'est perpétuée en Périgord et en Quercy et y
compte de nombreux représentants.

— 448 —
La branche aînée en Auvergne a fini clans Guy de Saint-Exupéry,
chevalier, seigneur de Miremont, de Favars, de Chayrols, du
Dognon et autres lieux, conseiller du Roi, bailli royal des montagnes d'Auvergne, à Aurillac, de 1558 à 1562, lequel n'a laissé de
son mariage, contracté le 29 mai 1548, que trois filles, dont l'une,
Françoise, épousa en 1571, Henri de Bourbon-Malauze, vicomte de
Lavedan ; la 2 e , Rose, mariée à Louis de Rillac, chevalier, de SaintQuentin ; et la 3'', Magdelcine, dont le sort est ignoré.
Louis de Saint-Exupéry, oncle du précédent, était chanoine,
comte de Lyon. Ce titre seul suffirait. pour constater une haute noblesse, car on sait qu'on ne pouvait être reçu dans ce chapitre sans
preuves authentiques de seize quartiers ; mais s'il fallait encore
d'autres constatations de noblesse, il suffirait de rappeler, outre ses
alliances distinguées dont il serait trop long de donner ici la nomenclature, qu'à toutes les recherches de la noblesse par les intendants des provinces, la maison de Saint-Exupéry a été maintenue ; qu'aux États-Généraux de 1789 elle a été représentée par plusieurs 'de ses membres, entre autres, à Périgueux, par haut et puissant seigneur Jean, comte de Saint-Exupéry, chevalier, seigneur
du Fraysse, de l'Isle, de Paulin, de la Salvagie et autres lieux, ancien lieutenant commandant, commandant d'escadron des gardes
du corps du Roi, maréchal des camps et armées, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, habitant en son château de
Terrasson ; et par haut et puissant seigneur, messire Jean Balthazar, comte de Saint-Exupéry, seigneur de Rouffignac, Fleurac, Paleyrac, Sigoniac, ancien lieutenant des maréchaux de P'rance, habitant en son château de Cardou, commune de Bourniquel, sénéchaussée de Sarlat (voir aux procurations) ; et enfin, que la maison de
Saint-Exupéry a été admise à l'honneur de monter clans les carrosses du roi, le 25 octobre 1754, dans la personne de Jean, comte de
Saint-Exupéry, exempt des gardes du corps, et que sa femme,
Jeanne-Magdeleine de Cugnac, comtesse de Saint-Exupéry, a été
présentée à la cour par la comtesse de Noailles, le 22 mai 1757.

- 449 —
DE SAINT-LÉGIER, d'Orignac et de la Sausaye (branche de Saintonge), de Richemont (en
Périgord), etc.
ARMES : De gueules à la croix d'argent, chargée d'un
Qlat d'azur, surchargée en abîme d'un sautoir d'argent et
cantonnée de qualre Heurs de lis d'or.
Couronne de marquis ; supports, deux lions couronnés
d'or.
DEVISE : Deus et iîstx.

Cette maison, originaire de Bourgogne, résidait en Saintonge,
dans la première moitié du xv e siècle, ainsi qu'il appert d'un dénombrement de la baronnie et châtellenie d'Archiac, en Saintonge,
où l'on voit, à la date du 14 août 1472, Guillaume de Saint-Légier
rendre hommage à la dite baronnie. Elle tient au Périgord par le
mariage du vicomte de Saint-Légier avec une demoiselle de Chabans, de laChapelle-Faucher, de Richemont, etc., dont est provenu
le comte Adhómard de Saint-Légier, marié avec une des filles du
comte de Vezet.
Aux États-Généraux de 1789, on voit figurer parmi les votants
dans l'Ordre de la Noblesse de Saintonge : Jean-Auguste de SaintLégier, comte d'Orignac, et son frère Jean Grégoire, vicomte de
Saint-Légier, secrétaire de l'Ordre de la Noblesse ; le premier est dit
page du comte de Clermont, sous-lieutenant au régiment d'Enghien
infanterie, et le deuxième vicomte de Légier, capitaine de vaisseau,
chevalier de St-Louis. (Voir pour plus amples détails La Noblesse
de Saintonge et d'Aunis, par L. de la Morinerie.)

599

DE SAINT-MARC, de Vauzour, de Naillac.
ARMES : De gueules à la bande d'argent accompagnée
de six besants d'or.

C'est sous le nom de N. de Saint-Marc-deVauzour, chevalier, seigneur de Naillac, que le
Grand Armoriai de France (registre de Bergerac) a enregistré ces armes.

29

— 450 —
DE SAINT-MARTIN, de Laborie, dePuygueraud, de la Bruyère, du Mas.
ABMBS : D'azur à une croix
quatre fleurs de lis d'or.

d'argent cantonnée

de

Le nom de Saint-Martin se voit parmi les familles maintenues pendant la période de 1697 à
1718.

DE SAINT-OURS, de la Bourelie, de Bouniagues, de Verdun, des Mirandes, de Ferrant, de
Salibourne, de Suquet, de Lancinade, de la Vigerie, de la Bleynie, d'Urval, etc.
ARMES : D'azur à un ours

d'or sur un piédestal de

gueules, adexlró en chef d'un croissant d'argent. Alias :
D'azur à Tours passant d'or sur une terrasse de gueules.

Dans l'Eta-t général des gentilshommes de l'élection de Sarlat
maintenus dans leur noblesse par M. Pellot, intendant de Guienne
en Tannée 1666, sont mentionnés onze sujets du nom de cette
maison.
Dans les assemblées de la Noblesse aux Etats-Généraux de 1789,
figurent également bon nombre de sujets du nom de Saint-Ours, à
Périgueux et à La Rochelle.

DE SAINT-PAUL (DU BUT), de la Baronnie,
duChâlard, de Saint-Paùl-la-Roche, de la Vallade,
etc.
ARMES : D'azur à la bande d'or accompagnée de deux
fleurs de lis de même, l'une en chef et l'autre en pointe, et
un paon rouant également d'or brochant sur la bande. (Timbre de baron.)

Léonard du But, qualifié du titre d'écuyer, seigneur de la Baronnie, du Ghàlard, de Saint-Paul-la-Roche, la Vallade, etc., fiefs
dont il était en possession depuis 1776, et qui sont encore dans la
famille de Saint-Paul, succéda, par lettres du roi Louis XVI, en
date du 3 mars 1781, à Jean de la Brousse, sieur du Beauffrand,

dans la charge de conseiller-secrétaire du roi, maison, couronne
de France près la cour des aides de Montauban, charge qui conférait la noblesse au premier degré. L'exemption des tailles sur tous
les biens possédés par le sieur de Saint-Paul, suite de cette charge,
fut enregistrée à Périgueux, en août 1784.

DE SAINT-VIANCE (DE PHILIP), de la Garde,
de la Guènes, de Palagensas, de la tour de Philip — près Tulle — de Puymège, d'Objat,
d'Eybennes, du Bousquet, de Vaugoubert, ancien repaire noble, commune de Quinsac, canton
de Champagnac-de-Belair, en Périgord.
AHMES : D'azur à cinq Irangles abaissées d'or, en chef
un cor de chasse de même, accompagné de Irois étoiles ou moleltes d'or.
Alias : écartelé, aux 1 et 4, d'azur au cor do chasse lié et enguiché de même ;
aux 2 et 3, bandé d'or et d'azur, et plus simplement d'azur au cor do chasse
d'or.

Cette famille, originaire de la vicomté de Turenno, où elle florissait vers le commencement du xm e siècle, tient au Périgord par
plusieurs alliances, parmi lesquelles se voient d'Abzac, d'Aubusson-de-Villac, de Miremont, de Carbonnières, du Chilhau-desFieux, de Coustin-de-Bourzolles, du Masnadaud, de Larmandie,
deLostanges, de Salignac-Fénelon, etc.
En 1207, deux frères, qualifiés damoiseaux, rendent hommage à
Raymond, vicomte de Turenne. En 1397, noble et puissant seigneur Geraud de Philip rend également hommage à Robert,
comte de Ventadour, pour les terres, fiefs et biens nobles qu'il possédait dans les ville et paroisses de Guène et de la Garde. Dès le
milieu du xv 0 siècle, on voit aussi Raymond de Philip, qualifié
comme le précédent, rendre le même hommage pour les biens, cidessus désignés, et pour ceux qu'il avait dans la paroisse de Palagensas et pour les droits pt justice qu'il y possédait.
C'est ce dernier qui réunit à son nom patronymique do Philip
celui de Saint-Viance, ainsi qu'il avait été stipulé par son contrat
de mariage de 1430, avec Catherine de Saint-Viance.
Aux hommages ci-dessus relatés, s'ajoute celui que rendit, en
1540, haut et puissant seigneur Hélie de Philip, seigneur de SaintViance et de la Garde, au comte de Ventadour et au baron de Donzenac, et, la môme année, à M sr le Dauphin, duc de Bretagne.

— 452 —
On compte neuf chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem du nom
de Philip-de-Saint-Viance, parmi lesquels un grand-prieur d'Auvergne, grand-maréchal de Tordre et général des Galères de la religion ; — nombre d'officiers, dont cinq frères tués dans une seule
bataille ; — des maréchaux de camp, un liculenant-général ; —
deux gouverneurs, l'un de Cognac et l'autre de la vicomté de Turenne, etc.
A ces détails sommaires, qui constatent suffisamment une grande
noblesse, j'ajouterai que la maison de Philip-de-Saint-Viance se
qualifiait, dès le commencement du xvn e siècle, des titres de baron,
de comte, de vicomte et de marquis, et que plusieurs de ses membres ont voté pour les dépués de TOrdre de la Noblesse aux EtatsGénéraux de 1789, dans la Corrèze et dans la Creuse.

DE SAINT-YRIEIX, de Redon (1), de la Baronnie (2), de la Pouyade (3).
ARMES : D'azur à une sasee crénelée de trois pièees d'or,

surmontée do trois étoiles d'argent. Alias : d'or. (Armoriai de Franoc, registre de PérigueuxJ,
mais différemment décrites, dans

mêmes armes,

V Armoriai manuscrit

de la fin du xvir siècle.

Jacques, Antoine, François, Hélie et autre François de SaintYrieix frères , habitants du château de Redon , reconnaissent
pour descendants de leur famille François de Saint-Yrieix, sieur
de la Baronnie, habitants de la Pouyade, paroisse de Naillac, sénéchaussée de Périgueux.
Dans les registres du greffe de sélection de Périgueux, sont
mentionnés, de 1693 à 1750, des jugements qui déclarent exempts
d'impôts, des biens appartenant à diverses personnes, parmi lesquelles se trouve, à Tarticle de la Noblesse : Messire François de
Saint-Yrieix, chevalier, seigneur de la Baronnie, famille maintenue
par Pellot, le 10 mars 1667. Ses titres remontent à Raymond de
Saint-Yrieix, vivant en 1498.

(1J Ancien repaire noble, commune de Grange-d'Ans.
(2) Commune de Naillac.
(!3) Fief dépendant de la commanderie de Condat, paroisse de Naillac,

605

Du SAILLANT (DE LASTEYIUH), do Comborn,
d'Ussac, de Vergy, d'Allassac, d'Objac, de Voutezac, de Saint-Viance, de Valences, de SaintJulien, de Mauinont, de St-Bazille., de Bazille,
de Brouzeille, de Lavergne, de Gensac, de StBonnet, des Farges, du Luc, de Flomonl, de
Merlhac, de la Jarthe, commune de Goursac
(Périgord).
ARMES : De sable à l'aiglo d'or.

Plusieurs branches, entre autres celles de Lasteyrie, du Saillant,
de Comborn, du Luc, au lieu de ces armes simples, ont porté, ainsi
que le dessin ci-dessus les reproduit : Ecartelé, aux 1 et 4, de sable à l' aigle d'or ; aux 2 et 3, d'argent au lamhel de gueules de
trois pendants.
Elles sont écrites de même dans la maintenue de noblesse de la
famille par Daguesseau, intendant de la généralité de Limoges.
Recherches de 1666 à 1669.
La maison de Lasteyrie, originaire de la ville d'Allassac, en Limousin, est d'ancienne chevalerie. Elle établit sa filiation suivie
jusqu'à nos jours, depuis Pierre de Lasteyrie, qualifié chevalier en
1250.
Cette famille, dit Borel d'Haulerive, étant à la croisade de saint
Louis, lit à des marchands génois un emprunt dont le titre est entre ses mains.
Le nom du Saillant, qui est celui d'une seigneurie en Limousin,
laquelle a appartenu à la famille depuis 1371, a été incorporé à
celui de Lasteyrie, et a été souvent porté seul notamment par la
branche de Lasteyrie du Saillant du Luc.
Cette maison a contracté alliance avec les meilleures du Limousin et du Périgord, et a été admise aux honneurs de la cour.
II est dit plus haut qu'elle avait été maintenue dans la noblesse
par Daguesseau, et j'ajoute, en terminant cette notice sommaire,
qu'elle a figuré, en 1789, aux assemblées de la Noblesse du Périgord et du Limousin, et que parmi les votants pour les députés de
l'Ordre, dans notre province, se voit ainsi inscrit : « Haut et puissant seigneur messire Jean-François Lasteyrie , vicomte du Saillant du Luc, seigneur du Change et de Saint-Bonnet, co-seigneur
de la ville et paréage d'Allassac, seigneur des Farges, en Limousin, et seigneur du Cayre, de Sambats, de Linoire, de la Margay et
autres lieux, en Périgord. (Voir aux procurations.)

— 454 —
DE SALIS, de La Balut, du Breuil.
ARMES : D'azur à trois sasccs d'argent, au lion d'argent
lampassé et arme do gueules brochant sur la première et
la troisième sasce, celle du milieu brochant sur le lion.
Grand Armoriai do Franco (registre de Sarlat).

Cette famille, l'une des plus anciennes du Périgord, s'est éteinte en 1712 dans la personne de
messire Henri de Salis, seigneur, comte de la Batut, gentilhomme
ordinaire de la chambre du roi , capitaine d'une compagnie de
chcvau-légers, etc.
Ce fut sa sœur, mariée le 6 mai 1681, à David de la Borie, capitaine au régiment de Noailles, qui apporta la terre de la Batut,
près Saint-Cyprien, dans la maison de la Borie. connue aujourd'hui sous le nom de la Borie de la Batut.
Géraut de Salis, est-il dit par Saint-Allais, mort en 1120, contribua, en 1115, à la fondation de Cadouin et de quatre autres
abbayes.

DE LA SALLE, de Born, deBosredon, de Chabarlen, etc.
ARMES : De gueules à la tour d'argent crénelée el maçonnée de sable, .donjonnée- de deux pièces de même, et
soutenue de deux troncs écotés d'or posés en sautoir.

L'identitó parfaite des armes des la Salle, en
Auvergne, et des la Salle en Périgord, semblerait indiquer une communauté d'origine.
Aux Etats-généraux de 1789, figurent parmi les votants de l'Ordre de la Noblesse, en Périgord, le seigneur de la Salle de Born,
et le seigneur de la Salle de. Bosredon et de Chambarlen.

608

DE SALLEGOURDE ( DE RAYMOND ), de Bourzac, de Vignoles, de Saint-Paul, de Chassât,
d'Aulaine, de Beausoleil, de Sarlande, de la
Grange, de la Borie, d'Ayran, dePressac, des Rivières, de Montagrier, de Narbonne, deMacanan,
de la Gonterie, de Doulaine, etc.
\RMES : Losange d'or et d'azur, au chef de gueules.

— 455 —
La Chenaye-Desbois, avec d'autres généalogistes, fait mention de
plusieurs sujets du nom de Raymond, vivant dans les xT', xii°,xiii 0
et xiv" siècles, mais il ne donne une filiation suivie que depuis Moudot de Raymond, écuyer, seigneur de Gonterie (en Périgord), vivant en 1449, date d'un partage avec son frère Ithier de Raymond,
seigneur du Breuil, et de Dignac'(en Angoumois).
Cette maison a formé plusieurs branches ou rameaux, dites : des
seigneurs de Beausoleil, de la Doulanie et de la Gonterie (en Périgord) ; de la Grange, de Pressac, de la Borie, de la Cote et de SteCroix, près de Mareuil (en Périgord); de la Chapelle-Ste-Quitière,
de Saint-Michel (en Agenais) ; de Saint-Germain et de SainteColombe, de Sallegourde et de Macanan (en Périgord).
Au quatrième degré de filiation de cette branche qui tient plus
particulièrement au Périgord, la Chenays-Desbois fait mention de
Gabriel comte de Raymond, seigneur de Vignoles, lequel épousa,
le l Br août 1602, Marguerite de Macanan, dame de Sallegourde,
nom qui s'est incorporé au nom patronymique de Raymond, et
auquel s'est joint également celui de Macanan.
Au huitième degré le même auteur fait conriailre deux frères,
l'un, Gabriel de Raymond, qualifié haut et puissant seigneur, marquis de Sallegourde, conseiller du grand-conseil au parlement de
Bordeaux, qui épousa, le 31 décembre 1764, à Périgueux, Françoise de Chancel, fille de François-Victor de Chancel, seigneur de
la Grange, etc., et de Marie Martin de Nantiat. Ledit Victor, fils de
fauteur des Philippiques, la Grangc-Chancel, et François-Joseph
de Raymond, seigneur, baron de Rions, Vignoles, Tranchard et
autres lieux, chevalier de Saint-Louis, qui épousa, le 28 janvier
1778, Adélaïde-Charlotte-Angélique de Raymond des Rivières,
branche de Saint-Domingue , dont le chef , chevalier de SaintLouis, habitait le château des Rivières, en Périgord, et ne s'est pas
marié.
La famille de Raymond, sur la production de ses titres, a été
maintenue dans sa noblesse, le 15 septembre 1668; en 1789, elle a
été représentée aux grandes assemblées de cette époque ; parmi
les votants pour les députés de l'Ordre se voient inscrits à Périgueux : Messire Louis comte de Raymond, seigneur de la terre et
baronnie d'Ayran et de la Faye, marquis de Sallegourde et autres
lieux; messire Antoine de Raymond, chevalier, seigneur de Pressac , la Coste, les Bruyères, etc., et messire François-Joseph
Raymond de Sallegourde, écuyer, chevalier de l'Ordre de St-Louis.
(Voir aux procurations.)

— 456 Dans la ville de Périgueux, parmi les maisons de l'époque de la
Renaissance se voit encore celle que possédait la famille de Raymond de Sallegourde ; on la désigne toujours sous le nom de
l'hôtel de Sallegourde. Elle est siluée rue Saint-Roch.

DE SALLETON, de Jameaux, de Rudelou, de
St-Michel, de St-Front, des Bordes, deLabrousse>
etc.
ARMES : D'azur à un chien d'argent passant sur une terrasse de sable.

C'est ainsi qu'elles sont décrites dans le Grand
Armoriai de France , registre de Périgueux,
sous le nom de Jean-Baptiste de Salleton, seigneur de Rudelou.
(Etat de la noblesse du 13 juin 1698). Dans le même Armoriai,
sous le nom de François de Salleton, chanoine à Périgueux, le
chien est dit : portant à la gueule une branche de sinople. Sur un
couvert d'argent ayant appartenu à la famille, le chien est posé
sur la branche même, laquelle se contourne au-dessus de sa
tête.
Le nom de Salleton figure dans les jugements des intendants de
Bordeaux, portant maintenue de Noblesse (recherches de 1697 a
1718) ; il se voit également dans la liste des votants aux EtatsGénéraux de 1789 (Ordre de la Noblesse), ainsi inscrit : « Messire
de Salleton, capitaine commandant au régiment de Condé, chevalier de St-Louis. »
Dame Jacqueline de Salleton, veuve de messire Pierre comte de
la Roche-Aymon, fut représentée à sélection des députés par
Messire Alexis de Salleton, seigneur de Jameaux. Parmi les votants,
se voit également Messire Paul-Stanislas de Salleton, seigneur de
St-Michel, capitaine commandant au régiment d'Aunis (infanterie),
chevalier de St-Louis, habitant en son château de St-Michel, paroisse
de Cantillac-en-Périgord. (Voir aux procurations.)

— 457 —
DE SANXET, (de GRENIER et GARNIER) de la
Peyre, de Nabinaud, de la Mothe, de Monlong,
de la Croix.
ARMES : D'azur à trois chiens courants d'argent, 2 en
chef et 1 en pointe.

Sous le nom de Grenier, écuyer, sieur de la
Peyre, Y Armoriai de France (registre de Périgueux) les armes sont : d'hermine à la fascede gueules. Mais, dans
r Armoriai manuscrit de la fin duxvir3 siècle, elles sont telles que le
dessin et Ta description ci-dessus les donnent sous le nom de
Daniel Grenier, sieur de Nabinaud, de la Peyre, juridiction de
Montpon, sénéchaussée de Périgueux. La branche dite de Grenier
de Sanxet, vivante aujourd'hui, porte bien les armes aux Irois
chiens courants, mais seulement mis l'un sur l'autre.
En 1581, Armand de Grenier, qualifié écuyer, sieur de Nabinaud
et de la Mothe, acquit du roi de Navarre — depuis Henri IV — la
métairie de la Peyre, paroisse du Pijou, juridiction de Montpon,
avec tous droits seigneuriaux.
En 1619, noble Grenier, sieur de la Vaure, juridiction de Moncuq, reçut également l'investiture de rentes au village de Sanxet,
la Devigne, etc.
En 1704, noble Hólie de Grenier, écuyer, sieur de Monlong, habitant en la noble maison de Monlong, paroisse de Pomport, fit
échange de fiefs avec Henriette de Foix-de-Candallo, princesse de
Buch, agissant pour Henri-François de Foix de Candalle, duc
et pair.
En 1707, noble François-Élie de Grenier, écuyer, sieur de Monlong, habitant de la ville de Bergerac, rendit foi et hommage pour
ses maisons nobles de la Croix, paroisse de la Monzie et de la
Mothe, paroisse de Monteil, conformément à d'autres hommages
rendus par ses prédécesseurs, entre autres en 1661.
Enfin; en 1872, noble Jean de Grenier, chevalier, seigneur de
Nabinaud, était gendarme de la Garde du Roi.
On trouve, en outre, un arrentement de la terre de Monlong, à
Peyre Garnier, incontestablement Grenier de Monlong — fait par
noble homme Henri de Roffignac, seigneur de Gardonne, du l'.l
avril 1496.

— 458 DE SANZILLON, de la Faucaudie, de Beaulieu, de Doulliac, de la Gélinie, de Pouzac , de
Manzac , de la Chabasserie , de Mensignac, du
Lieu-Dieu, de St-Jory, etc,
ARMES : D 'azur ò trois mcrlottes d'argent. Courcelles
dit, trois sanzilles (armes parlantes) etl'abbé Nadaud, dans
le Nobiliaire du Limousin : trois pigeons d'argent, les
ailes, becs et pieds d'argent.

La maison de Sanzillon, originaire de la ville de St-Yrieix, en
Limousin, a formé plusieurs branches qui ont donné des sujets
distingués dans la noblesse, soit de cette province, soit du Périgord,
où elle contracte de nobles alliances.
Le premier degré de filiation de la famille commence vers le
milieu du xiv e siècle et se poursuit régulièrement jusqu'au quinzième : dans la branche aînée, c'est-à-dire dansEmmannel de Sanzillon Mensignac du Lieu-Dieu, fils de Louis-Grégoire de Sanzillon,
marquis de Mensignac, officier supérieur, chevalier de St-Louis, et
de demoiselle Dorothée de Chabans-Joumard, mort sans postérité ;
et jusqu'au quatorzième degré, dans la branche de la Chabasserie
dite de St-Jory, qui a fini dans Etienne Gédéon, marquis de Sanzillon, colonel commandant de la 1'° légion do la gendarmerie
royale, chevalier de St-Louis et du Phénix de Hohenlohe, et officier de la Légion-d'Honneur, lequel n'a laissé que des filles, de
son mariage avec demoiselle Marie de Captai de Saint-Jory
Labloux.
La généalogie de la maison de Sanzillon, publiée par les auteurs
ci-dessus nommés, pouvant facilement être consultée, j'arrête ici
cette notice en rappelant toutefois que la famille a été maintenue
dans sa noblesse aux diverses recherches faites par les intendants
des provinces, qu'elle a fait ses preuves pour l'Ordre de Malte,
pour les Pages et pour les honneurs de la Cour, et qu'en 1789, elle
a été représentée aux assemblées de la Noblesse, par messire
Jean-Louis de Sanzillon, marquis de Mensignac. (Voir aux procurations.)

— 459 —
SARLANDIE, de Mitougnac.
AHMES : De gueules à une hure de sanglier d'argent
couronnée d'or, au chef d'argent chargé de trois glands do
sinople rangés. Sur le testament de Jean Sarlandie, prêtre-chanoine de l'église collégiale du chapitre de St-Astier,
elles sont simplement à un chevron, accompagné de 3
glands.

Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse pour nommer des
députés aux Etats-Généraux, se voit ainsi inscrit : Messire Pierre
de Sarlandie , chevalier, seigneur de Mitougnac et autres lieux,
demeurant au château de ce nom, paroisse de Goux , en Périgord.

DE SARODE.
ARMES : De gueules à une demi roue d'argent, au chef
d'argent chargé de trois étoiles rangées d'azur.

Cette famille est qualifiée du titre d'écuyer,
seigneur de St-Cibar, paroisse de la Chapelle, en
Périgord, où elle est représentée par M. de Sarode, maire de Savignac-les-Eglises.

614

DE SAUJON (CAMPET).
ARMES : D'azur à' la fasce d'argent accompagnée d'un
croissant de même en chef, et une coquille aussi d'argent
en pointe.

Dans les études archéologiques de la Saintongo
et l'Aunis, par M. de la Morinière, cette maison
est dite l'une des premières de Guienne et de
Saintonge.
Dame Bénigne-Elisabeth Campet de Saujon.au nom de son
mari, Claude Beaupoil de St-Aulaire, vote par procuration aux
Etats-Généraux de 1789 pour son fie f de Brie, en la sénéchaussée
de Saintes.

— 460 DE SAULH1ÈRE, de Nanteuilh, etc.
ARMES : D'azur au chevron d'or chargé de cinq croissants du premier émail, accompagné de trois roses du second
2 et 1. C 'est ainsi qu'elles sont données dans le Grand Armoriai de France (registre de Périgueux) ; dans l' Armoriai
manuscrit dressé vers la même époque et souvent cité, les
armes sont décrites sous le nom de Pierre de Saulhière, seigneur du Lieu-Dieu : D'argent à trois roses de
gueules et un chevron brisé aussi de gueules chargé de cinq croissants d'argent.

Celle famille figure dans les procès-verbaux faits par devant
Montozon, commissaire subdélégué par Pellot , intendant de
Guieune, portant vérification des titres de Noblesse devant lui produits, 1667.
Le nom de Saulhière se voit également dans les jugements des
intendants de Bordeaux, portant maintenue de noblesse (période de
1697 à 1718.)

DE SAULNIER (ou de Saunier et Sonnier) de
la Borie, de Champagnac, de Fqnfènille, des
Mortes, de Puymarleau, d'Argentine, de la Plaine,
de Ferrières , de Neuville , de Beaupine, des
Granges, du Buguet, de la Forest, de Montplaisir, de Condat, ou Roi, de la Bardon, de la Vigerie, de la Barde, de Plaissac, de Mondevis,de
Peyrelade, de Leyinarie.
ARMES : D'azur à un chardon d'or tigé c> feuillé de sinople, supportant deux
chardonnerets affrontés do même.

Celte famille, ainsi que l'indique la nomenclature des seigneuries
ci-dessus, a formé grand nombre de branches ; originaire du Périgord — île la ville de Brantôme, dit Courcellcs — elle a toujours
tenu un rang distingué dans la noblesse, par son ancienneté, ses
services et ses alliances.
De la branche dite de Monplaisir et de Condat, est sorti Guillaume Saunier, marquis de Monplaisir, maréchal des camps et armées du Roi, tué à la bataille de Malplaquet le 11 septembre 1709.
C'est ainsi qu'il est inscrit sur les tables de marbre de la galerie de
Versailles.
La maison de Saunier a été maintenue dans sa noblesse par

— m —
Pellot, intendant de Guienne, le 15 mars 1667 , et en 1789, plusieurs de ses membres ont voté pour les députés de la Noblesse '
aux États-généraux, en Périgord et en Saintonge.

Du SAULT, de St-Laurent (près Périgueux).
ARMES : De sable àl'aigle éployée et au vol abaisse d'argent, becquée et onglée d'or. Ces armes sont, peintes dans
l'église de St-Laurent. Elles y sont écartelées de Bodin
de laRoudetie — voir à la notice n" 95 — seulement l'émail
du champ est d'or et l'aiglc est de sable, contrairement à
celles qui sont décrites ici, d'après le Nobiliaire de
Guienne.

Quelques membres de oette famille ont porté le nom de du
Sault de St-Laurent, par suite d'un mariage avec un Bodin de StLaurent.
L'auteur du Nobiliaire de Guienne attribue à la famille du Sault
un évêque de Sarlaten 1746, mais c'est vainement que l'on chercherait dans la liste des évêques de cette ville un du Sault ou Dussault. C'est dans le catalogue iles abbés commendataires de Terrasson, que l'on trouve un Jean-Jacques du Sault, possesseur de
cette abbaye de 1709 cà 1780.
Cette famille figure dans les maintenues de Noblesse et parmi les
votants en 1789. (Ordre de la Noblesse).

Du SAULX.
ARMES : D'argent à deux saules de sinople posés sur
une terrasse de même, accompagnés en chef d'un triangle
versé d'azur, chargé de trois étoiles d'argent rangées en
fasce et d'un croissant aussi d'argent posé en poinlc.

Le Héraut d'armes, revue illustrée de la noblesse, publiée sous la direction du comte Alfred

de Bizemont, en reproduisant Y Armoriai de la noblesse du Périgord, a ajouté à l'article du Saulx la note suivante :
« Nous n'avons eu sur cette famille, qui tient en Périgord par ses
dernières alliances, que peu de renseignements, mais nous constatons qu'avant 1793, elle était qualifiée dans les registres de l'état-

— 462 —
civil de noble, de messire et d'écuyer, et qu'à cette époque où tant
de nobles recevaient la sanction de leurs titres sur l'échafaud,
l'aïeul de Gabriel du Saulx, payait les siens de sa tête sous la hache
révolutionnaire. »
Cette famille s'est éteinte dans la personne du fds dudit Gabriel
du Saulx et de M lle Alix de Gamanson ; frappé le 2 décembre 1870,
par une balle prussienne, au combat de Patay, Fernand du Saulx,
lieutenant des mobiles de la Dordogne, succombait le 28 décembre
1870, des suites de sa blessure ; mort qui a précédé de peu de
jours celle de son malheureux père qui, venu en toute hâte avec
me
M du Saulx, pour lui fermer les yeux, expirait trois jours après,
atteint de l'épidémie qui sévissait alors dans nos ambulances.
me
M du Saulx, atteinte elle-même par le terrible fléau, h'a pas
cessé de se tenir au chevet de ses chers mourants, et, le 3 avril
1871, ramenant à Périgueux les deux cercueils, on la voyait abîmée
dans sa douleur, les accompagner au cimetière, et assister à leur
ensevelissement, dans le tombeau de la famille.
Dix-huit ans après, M mo du Saulx, type admirable de la résignation, modèle accompli de toutes les vertus, ange de charité chrétienne, rendait sa belle âme à Dieu.

DE SAUNHAC, et de Sauniac de Belcastel,
de Faussac, de la Chaussade, etc.
ARMES : D'or au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules. Alias : D'or au lion de gueules à la
bordure dentelée d'or, et aussi de même, mais avec 12 besants d'azur en orle.

Cette famille a été maintenue dans sa noblesse,
en Albigeois, en Rouergue et en Quercy. Elle figure à Périgueux
parmi les votants de l'Ordre de la Noblesse pour les députés aux
Etats-Généraux de 1789, sous le nom de Pierre de Sauniac-de-Belcastel, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
(Voir aux procurations.)

— 463 —
DE SAURET, de Peyrignac, de Lassond, de
la Sauvetat.
ARMES ; De gueules à deux épées d'argent en sautoir
les pointes en haut, garnies d'or, surmontées chacune d'unô
couronne.

Ces armes figurent sur un testament mystique
du 21 septembre 1736, accolées à celles de la famille de Bourzac de Reillac, à laquelle était allié noble Jacques
de Sauret, écuyer, chevalier d'honneur en la sónéchaussée et siège
présidial de Sarlat. Ces dernières sont d'argent à un lion de... au
chef cousu de gueules chargé d'un croissant d'argent. Sur un acte
du 31 mars 1774, portant nomination d'un chapelain à la chapellenie de Castan du Lot, desservie dans l'église paroissiale de Montcuq, près la ville de Belvès, on voit les armes propres des Sauret,
sous le nom de messire Jacques-François-Calmine de Sauret,
écuyer, lieutenant dans le régiment de Poitou. Et, sur un -autre
testament mystique du 6 juillet 1790, un cachet portant sur les
deux épées en sautoir un lion brochant.
Le nom de Sauret figure parmi les signataires d'une délibération de la noblesse de Sarlat, à l'effet de donner tous pouvoirs aux
députés de la noblesse aux Etats-Généraux de 1789.

DE SAUZET, de Saulière, de la Double, de
Langlardie, deChabane, etc.
ARMES : D'argent parti au l or , de gueules à cinq fusées, 3 et 2 ; au 2, d'argent cinq merleltes de sable (1).

Les preuves de noblesse de cette famille furent
trouvées bonnes en 1598, par les commissaires
du gouvernement.
En 1366 et 1383, elle est qualifiée des titres de damoiseau et
écuyer.
Noble Louis de Sauzet rendit hommage au dénombrement le 10
avril 1391.
Messire Louis de Sauzet était grand-prieur d'Auvergne en 1633.

(1) Armoriai manuscritde la lin du xvn-siècle. L'écu timbré d'uncasquedefasce.

— m —
Jean de Sauzet, sieur de Ladouze, habitant aroisse de Condat
sénéchaussée de Périgueux, est porté dans l'Armoriai manuscrit de*
la fin du xvn e siècle, souvent cité, avec le blason ci-dessus.

DE SAVY, de la Roque, du Mondiol, de Campagnac, etc
ARMES : D'argent au cœur de gueules surmonté de
trois clous de la passion.

La branche de Savy du Mondiol, en Languedoc, et en Périgord, pur droit de succession,
porte le titre de baron de Campagnac.
Plusieurs membres de cette famille figurent, en 1789, à Périgueux, parmi les votants pour les députés de l'Ordre de la Noblesse
aux États-Généraux.

SCHAËFFER.
ARMES : D'azur à un agneau passant d'argent, l'écu timbré d'un casque.

En 1696, date de la publication de V Armoriai
de l'Alsace, sont ainsi décrites les armes de Jean
Scliaëffer, juge prévôt (1) au bailliage royal de
Wantheneau, auteur au 5° degré de celui qui fait ici l'objet de
cette notice.
Bien que l'Alsace ait été cédée à l'Allemagne par la République,
l'on n'oublie pas que cette province a été annexée à la France par
la Monarchie, sous Louis XIV, en 1648, et que, de cette époque,
jusqu'en 1871, elle est toujours restée Française.
Mais ce n'est pas seulement à ce titre que le nom de Schaëffer
doit avoir sa place dans VArmoriai du Périgord. M. Paul Schaëffer
n'a-t-ii pas acquis son droit de cité dans notre province, par sa position dans rádministration ? Très jeune, il a été sous-préfet de
Sarlat, sous le maréchal de Mac-Mahon, et après la chute de l'Em-

(1) Office de judicature héréditaire, que les descendants dudit Jean occupaient
encore au moment de la Révolution.

— 465 —

pire, s'étant fait inscrire au barreau de Périgueùx, il n'a pas tardé
à y occuper un rang des plus distingués.
En dehors du barreau, on sait aussi que le zèle et le dévouement éclairé qu'il apporte chaque jour à la défense des grands principes religieux et sociaux, lui ont valu, outre la reconnaissance de
tous les catholiques, l'honneur de recevoir du Saint-Père la décoration de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.
De son mariage avec mademoiselle Marie de Royère, fille du
marquis de Royère de Peyreaux et de mademoiselle de Montmartin, sont provenus quatre enfants, dont un fils, Henri-Jean.

DE SCORAILLES (ou d'Escorailles).
A RMES : D 'azur à trois bandes d'or.

Cette ancienne et illustre maison, qui tire son
nom du château — Castvum Scorallium — situé à
une lieue de Mauriac, dans la haute Auvergne, et
que les historiens citent comme l'une des placesfortes que Pépin le Bref assiéga et prit sur Waïfre, duc d'Angleterre, en 767, a. prouvé, par titres, sa noblesse,
depuis Begon 1 er , seigneur de Scorailles, qui testa le 3 décembre
1030. Elle tenait, dès-lors, le premier rang dans la haute chevalerie d'Auvergne et des provinces voisines.
Raoul de Scorailles fut évêque de Périgueùx de 1001 à 1013.
Guy, seigneur de Scorailles, et Raoul, son père, se croisèrent au
Concile de Clermont en 1093 et prirent part à la conquête de la
Terre-Sainte ; ce fait est consigné dans les preuves de cour faites
par cette famille et conservé au cabinet des manuscrits de la bibliothèque nationale.
La France a toujours trouvé dans cette noble famille de nombreux et intrépides défenseurs ; des chevaliers de renom : des
sénéchaux de "provinces ; des capitaines d'hommes d'armes ; des
chevaliers de l'Ordre du Roi ; des maréchaux de camp ; des lieutenants-généraux d'armée et des officiers dé tous grades. On en
comptait, sous Louis XIV, 52 sous les drapeaux.
L'Eglise lui doit, outre l'évêque de Périgueùx, des évêques à
Cahors et à Limoges ; des abbés aux abbayes de Tulle, de Vesette et d'Aubazine ; des doyens au monastère de Mauriac ; des
abbesses à ceux de Brageac et de Bonnesaigne.
La maison de Scorailles a contracté d'illustres alliances, parmi
30

— 406 —
lesquelles se voient les comtes de Rodez et du Périgord ; les vicomtes de Comborn et de Turenne, les sires de Mareuil, etc.
Le généalogiste de Bouchet, en 1681 , constate, qu'originaire de
e
l'Auvergne, elle a produit plusieurs branches et rameaux qui s
sont étendus dans les provinces du Limousin, de la Bourgogne, de
l'Agenais et du Périgord.
Ces deux dernières sont représentées : en Agenais, par le marquis de Scorailles , et en Périgord, par le comte de Scorailles,
résidant en son château de Manou, commune de Coursac.
Inutile de rappeler que la maison de Scorailles, à la grande
recherche ordonnée par Louis XIV en 1666, a été maintenue dans
sa noblesse, notamment à Agen.

SECONDAT
Brède, etc.

DE

MONTESQUIEU,

de

la

ARMES : D'azur à la sasce d'or — la sasce n'est pas toujours indiquée — accompagnée en chef de deux coquilles
de même et en pointe d'un croissant d'argent.

Dans le Nobiliaire de Guienne, il est dit que
les premiers titres de la famille constatent son
érigord. Plus tard, par des alliances, dans notre
province, entre autres, dans le courant de ce siècle, où un de ses
membres a épousé une des filles du marquis de Saint-Aulaire, n'y
a-t-elle pas acquis son droit de cité ? Je n'avais donc garde d'omettre dans V Armoriai de la AToblesse du Périgord, le nom et les
armes de cette illustre maison, qui compte Charles-Louis de Secondat-de-Montesquieu, baron de la Brède, l'un des 40 de l'Académie française, l'immortel auteur de VEsprit des Lois. (Voir,
pour l'historique de la famille, le Nobiliaire de Guienne.)

DE SEGONZAC (de BARDOM), de Castel, de
Migolfaulquier — commune de Lussac — de la
Salle — commune de Taniers — de Gastaudias
— commune de Saint-Paul-de-Lizonne — de
Fagenal — commune de Lussac — de Vaux, de
Bonnefons, de Saint-Pardoux, de laMartinie, etc.
ARMES : D'or à l'aigle de profil de sable, langué et armé

de gueules empiétant un barbeau du second émail lorá du troisième et lui becquetant la tête, posé en sasce sur une rivière d'argent mouvante do la pointo de
l'éeu. La canton dexlro du chef chargé d'une croisette de gueules.

Saint-Allais donne une filiation suivie de cette famille, depuis
Guillaume de Bardon , seigneur du repaire noble de Migofolquier
et de la Salle (diocèse de Sarlat), connu par titres depuis l'an 1450.
Elle a toujours tenu, dans notre province, un rang distingué par
ses services, ses alliances et par la possession de terres importantes.
Par sentence de l'élection de Périgueùx, rendue le 12 décembre
1614, Raymond de Bardon, écuyer, seigneur de Castel et de Gastudias, fut déclaré exempt de la taille à laquelle les syndics et cotisateurs voulaient l'imposer, attendu que de la production de ses
titres, remontant à 1518, sa noblesse était parfaitement établie.
C'est le fils dudit Raymond de Bardon qui, par son mariage, du
4 juillet 1572, avec Madeleine de Vigier, fille de Hélie Vigier,
écuyer, seigneur de Segonzac, et de dame Isabeau de Chabans, devint possesseur de la terre et repaire noble de Segonzac, et obtint,
au mois de février 1623, des lettres patentes en forme de charte,
par lesquelles le roi érigeait en baronnie la terre et seigneurie de
ce nom, mouvantes du comté de Périgord, « tant en considération
des bons et recommandables services qu'il avait rendus au voyage
de Béarn, aux sièges de Saint-Jean-d'Angely, de Clairac, de Montravel et de Tonnens, et pendant la rébellion de ceux de la religion
prétendue réformée, qu'en considération des services des prédécesseurs... » (Lettres enregistrées au parlemeut de Bordeaux, le
12 mai 1623.)
Lors de la grande recherche ordonnée par Louis XIV, FrançoisLouis de Bardon, chevalier, seigneur, baron de Segonzac, pelitfils du précédent, fut maintenu dans sa noblesse par M. de Montozon,. commissaire subdélégué de M. Pellot, intendant de la généralité de Guienne, le 26 janvier 1667.
Dans Y. Etat Militaire de France de 1789 et années précédentes,
au chapitre intitulé Maison du Roi, on trouve le marquis de Segonzac comme lieutenant commandant la compagnie de Luxembourg,
grade équivalant à celui de maréchal de camp. II figure aussi avec
la même mention sur la liste des maréchaux de camp dans le même
recueil.
Parmi les votants pour nommer des députés aux Etats-Généraux
de 1780, se voit ainsi inscrit : « Haut et puissant seigneur Louis
de Bardon, baron de Segonzac, seigneur dudit lieu et de St-Par-

468 —
doux-su r-Drône, eu Périgord, maréchal des camps N et armées du
roi » et parmi les signataires de nouveaux pouvoirs aux députés
nommés dans l'Ordre de la Noblesse, figurent le baron et le vicomte
de Segonzac.

DE SEGUR, captai de Puychagut, Soudan de
Preissac, seigneurs et barons de Montazeau, de
Montaigne, de Pouchat , de Fougueyroles , de
Romainville, de Montbrun, de Boirat, de St- Vivien, de Pitray, de Minzac, de Bougeli, de Pardalhan, vicomte de Cabanac et d'Arzac, de Leycherie, du Grand Peuch, marquis comte et vicomte de Segur, etc., en Limousin, en Guienne, en l'Ue de France,
en Champagne et en Autriche.
ARMES : Ecartelé, aux 1 et 4, de gueules au lion d'or ; aux 2 et 3, d'argent plein.
La branche de Gabanac ajoutait pour brisure à ses armes une bordure d'azur,
alias : de gueules chargée de neuf besants d'or.

A cette maison d'ancienne chevalerie, originaire du Limousin,
appartenait Guillaume et autre Guillaume de Segur qui prirent part
à la croisade de 1240, ainsi que le constate Pinscription de leurs
nom et armes au musée de Versailles. Elle a formé grand nombre
de branches qui ont produit des ambassadeurs, des gentilshommes
de la chambre, un surintendant de la maison de Henri de Navarre
■— depuis Henri IV — un maréchal de France, un évêque, un ministre de la guerre, des dignitaires de l'Ordre du St-Esprit, un grand
nombre d'officiers généraux, etc.
Le comte Paul-Philippe de Ségur, auteur d'une relation de la
campagne de Moscou en 1812 et 1813, était fils de Philippe-Henri,
marquis de Ségur, maréchal de France.
Le nom de Ségur se voit parmi les familles maintenues dans leur
noblesse, et parmi celles qui ont voté aux Etats-Généraux de 1789
dans l'Ordre de la Noblesse, figure à Périgueùx : « Messire Isaac
vicomte de Ségur, seigneur de Ste-Innocence, lieutenant-colonel
d'infanterie, commandant le bataillon de garnison du Perche, habitant en son château de la Peyssade, commune de Mescoules, canton de Vélines, en Périgord. »

— 469 —
DE SELVES, de St-Avit, de la Pomarède.
ARMES : D'azur a deux fasces ondées d'argent.

Sous le nom seul de Selves (en Sarladais), parmi les familles bourgeoises de la ville sont données les armes ci-dessus. Elles se voient de
même dans un testament mystique (du 12 janvier
1736) de Jean de Selves, écuyer, seigneur de la Pomarède, ancien
capitaine d'infanterie, marié à Jeanne de Loys.
La famille de Selves, laquelle, est-il dit par St-AUais, lit ses
preuves devant Gherin pour les honneurs de la Cour; ce généalogiste lui donne des armes identiques.

DE SENAILHAC, de la Vitrolle.
ARMES : D'azur au chevron d'or accompagné de trois
étoiles do même, deux en chef et une en pointe.

C'est ainsi que ces armes se voient sur le testament mystique de Jean de Senailhac, lieutenant au régiment d'Orléans dragons, demeurant
au lieu de Villars, paroisse de Saint-Avit, du 18
avril 1870.
Parmi les votants aux Etats-Généraux de 1789, figure dans l'Ordre de la Noblesse : Messire Joseph de Senailhac, écuyer, seigneur de la Vitrolle, habitant au présent château.

DE SENIGON, du Rousset, du Cluzeau, de
Roumefort, du Thouron.
ARMES : D'or à deux lions affrontés d'azur.

C'est en vertu d'un testament du 11 juillet
1712, ratifié par lettres patentes de Louis XV du
mois de septembre 1720, et 3 juin 1758, enregistrées en 1759, que la famille de Senigon a fait revivre le nom et

— 470 —
les armes de Rousset du Cluzeau. (Voir au n°584.) Messire Jean
de Senigon-du-Rousset, écuyer, seigneur du Cluzeau, noble repaire,
paroisse de Proissans, donna procuration au comte de Laborie-dela-Batut, pour voter à Périgueùx, en son nom, pour les députés de
la Noblesse aux Etats-Généranx de 1786. (Voir aux procurations.)
Le nom de cette famille ligure également à Agen, parmi les votants de l'Ordre de la Noblesse. Le baron de Senigon-de-Roumefort habite en son château d'Angely (Charente-Inférieure).

DE LA SERRE (etLassère), de Molières, de la
Maletie, de Blanchet, de Boissonnie, de la Saigne, de Valojoux en Périgord.
ARMES : D'argent au cerf passant de gueules, au chef
d'azur, chargé de trois étoiles du premier émail, sur le
testament de Pierre-Jean-François de La Serre, écuyer,
sieur de Molières, capitaine au régiment de Berry, infanterie), chevalier de Saint-Louis, commandant pour le roi à Gazai le 4 avril
1750'.

Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse à Périgueùx en 89,
se voient inscrits : Messire Jean de Lassère, habitant de la Boissonnie ; messire François de Lassère, capitaine d'invalides ; et leur
frère aîné messire François de Lassère, chef de bataillon dans le
régiment d'Anjou-infanterie, habitant au château de Molières paroisse de la Chapelle-Aubareil. (Voir aux procurations (1).

SERVIENT (Hélie), Evêque de Périgueùx, 24
octobre 1384.
ARMES : D'azur à trois bandes d'or, au chef cousu du
premier, chargé d'un lion, du second.

II fit son entrée solennelle dans sa ville épiscopale le 1 er octobre 1385.

(1) Pierre de La Serre, seigneur de la Maletie, de Blanchet, de Molière, sénéchal do la vicomté de Turenne.

— 471 —

DE SEVIN (Nicolas), Evêque de Sarlat de 1646
à 1658.
ARMES : D'azur à ln gerbe d'or.

DE SIMON, de Chatillon, de la Gardie.
ARMES : D'argent à trois montagnes de sinople.

Pour constater le droit de cette famille à
prendre place dans le nobiliaire de la province, il
suffira de rappeler que plusieurs de ses membres
ont figuré honorablement dans la magistrature
municipale de Périgueùx. L'un deux, François de
Simon, qualifié écuyer, sieur de Chatillon, conseiller du roi en
ses conseils d'Etat et privé, fut maire de la ville de 1653 à 1654 et
renommé en 1676 ; et son fils Jean de Simon, écuyer, seigneur de
la Gardie, fut revêtu de cette même charge en 1719. Tous deux
sont inscrits dans le Grand Armoriai de France ("registre de la noblesse de Périgueùx).
Un Jean de Simon, écuyer, seigneur de Chatillon, était chevauléger de la garde du Roi et chevalier de Saint-Louis. Son testament, en date du 21 février 1753, est cacheté des armes ci-dessus
décrites. Sont présents à l'ouverture du testament Suzanne de Colom de la Cellerie, dame d'Abzac, messire Louis Bridât, écuyer,
seigneur de la Pradelie, repaire noble, chevalier de Saint-Louis, et
dame d'Abzac, habitant de la Cellerie.

— 472 —
DE SIORAC (1), seigneur de Siorac, de la
Grèze, de Campagne, de la Guionie, de Lempzours, du Peyrat, de Lestang, de la Palanque et
autres lieux, en Périgord.
ARMES : Parli, au 1, d'azur aux chaînes d'or posées en
croix, sautoir et orle (2). Elles se voyaient ainsi dans une
ancienne chapelle de Siorac, et l'on sait qu'un noble Jean
de Siorac (1436) en fut le fondateur; au 2, parti, à un lion,
accompagné de deux étoiles, armes primitives.

Un sceau du xiv 6 siècle, trouvé à Siorac, bourg situé sur les
bords de la Dordogne, berceau de la famille, ne laisse aucun doute
à cet égard ; il porte en légende : S. Amalvi de Siouraco, qui ne
peut être qu'un des deux Aymeric de Siorac, lesquels figurent dans
un acte de 1339, qualifiés damoiseaux (3).
Bien que les Siorac aient tenu à honneur de substituer à leurs
armes primitives celles de concession royale, j'ai cru devoir,
dans le double écusson décrit ci-dessus, rappeler le souvenir de
leur antique blason (4).
Par son ancienneté, sa noblesse d'extraction, ses alliances et ses
armes, la maison de Siorac doit être mise au rang des plus distinguées et des plus honorables de notre province.
Quoique le pillage et l'incendie du château de Siorac, pendant
les guerres de religion, aient rendu difficile la découverte de tous
les titres de la famille, ceux qui ont été sauvés de cette époque,
et ceux qui ont survécu à la Révolution de 1789, lui permettent de
prouver une existence noble depuis le commencement du xm e siècle. Ainsi il est certain :
Que noble Bertrand de Siorac, donzel de la paroisse de ce nom,
près Fontgoffler, canton de Belvès, vivait à cette date, d'après une
quittance dotale où il est dit qu'il constitua à sa sœur Bertrande,

(1) Son nom est écrit dans les vieux titres, Syouraco, Sioraca, Ciouraco, Siouracet enfin Sioraci
(2J II est de tradition que ces armes ont été concédées à la maison de Siorac,
en récompense d'actions d'éclat dans divers combats contre les Maures, lors de
leur expulsion d'Espagne. Ces armes sont, en effet, les mêmes, sauf les émaux,
que celles du royaume de Navarre. Elles représentent les chaînes de fer dont
les Espagnols entouraient leur camp pour se défendre contre les surprises.
(3) Archives de la famille.
(4) II est regrettable
diquent les émaux.

que ni le champ, ni les pièces qui meublent l'écu, n'in-

— 473 —
pour son mariage, 5,000 s., monnaie du Périgord, et des habits
d'écarlate et des fourrures (archives de la famille).
Que le 6 février 1201, R. de Siorac, abbé de Sarlat, assiste à un
traité passé entre l'abbé de Pontigny et celui de Gadouin (1) ;
Qu'en 1283, Guillaume de Siorac, qualifié damoiseau, par son
testament, écrit en latin, institua pour ses héritiers : Bernard, Rodolphe et autre Bernard, et les substitua les uns aux autres (2) ;
Que le 10 juillet 1833, Aymeric de Siorac, damoiseau, fils d'Aymeric, fit vente à Guillaume de Meynard, prêtre de Saint-Martin-*
le-Pin, de six pièces de terre et des prés qu'il possède dans ladite
commune. Acte passé à Ribérac, sous le sceau de l'ofstcial de Périgueùx (archives de M. Bremond-d'Ars, allié de Siorac) ;
Qu'en 1349, époque où l'épidémie connue sous le nom de PesteNoire, sévissait à Monpazier, Bernard de Siorac était archiprêtre
de Capdrot ;
Qu'à la date de 1436, un noble Jean de Siorac fit bâtir une châpelle à Siorac (3) ;
Et enfin, que le 6 août 1444, fut passé un acte d'ascense par Pierre
de Lavergne, damoiseau, et Marguerite de Siorac (de Siouraco), sa
femme.
Tous ces sujets semblent devoir appartenir à la maison de Siorac ; néanmoins, la filiation généalogique régulièrement prouvée
par titres originaux, ou copie en forme que possède la famille, ne
s'établit que depuis.
Noble homme Jean de Siorac, co-seigneur de Siorac, seigneur
de la Grèze et autres lieux, lequel épousa, par contrat du 8 novembre 1487, damoiselle de Caumont, fille de noble et puissant seigneur Brandelis de Caumont, chevalier (4).
A partir de cette date, la lignée se poursuit jusqu'à nos jours sans
interruption.
A l'alliance avec la grande maison de Caumont, j'ajouterai celles
que les Siorac ont contractées avec de nobles familles, entr'autres
avec les Saintours, les St-Clar, les Brun de la Valade, les Gualabert, les Berlhon de Marnac, les Mellet, les Lambert de Lamourat, les Grimoard, les Normands de la Guionie , les Hortic de

(1) Congrès scientifique de France, 2" volume, page 414, imprimé à Périgueùx,
en 1880.
(2) Archives

de la famille.

(3) Archives de l'abbé Brugière, curé de Coulounieix.
(4) Archives de la famille.

- 474 —
Freignol, les Reigner de Glane, les La Faye de la Martinie, les
Laval de Ladou, les Brémond d'Ars, les Faucher de Versac, les
Brochard de Puymorin, les Lestrade de Conty, etc.
Sur le vu de ses titres (recherches de 1666 à 1675), la maison de
Siorac a été maintenue dans sa noblesse ; plus tard (recherches de
1698 à 1717), dans les jugements portant également maintenue, on
voit , parmi les familles inscrites, le nom de Siorac ; plus tard
encore, elle fait ses preuves pour les Pages et les écoles royales
militaires, et en 1789, lors de la convocation des États-Généraux,
on voit figurer parmi les votants de l'Ordre de la Noblesse : « Messire François-Rodolphe de Siorac, chevalier, seigneur de la Guionie, Palanque et autres places, habitant en son château' de la Guionie, paroisse de Lempzours. »
La famille, dans la ligne masculine, est aujourd'hui représentée
par Messieurs Marc et Armand de Siorac, frères (ce dernier, né le
e
14 avril 1860, est aujourd'hui lieutenant d'infanterie au 61 de ligne), et par leur oncle, Armand de Siorac, chevalier de la Légiond'Honneur, ancien inspecteur divisionnaire des lignes télégraphiques, résidant en sa villa des Morilloux, commune de Trélissac,
lle
près Périgueùx, lequel, de son mariage avec M Adine Débets
de Lacrousille, a eu une fille mariée à M. Frédéric Romanet du
Caillaud, noble famille du Limousin, dont sont provenus cinq
garçons.

DE SIRUEILH (OU Sireuilh),de St-Pantaly, de
Tayac, ancien repaire noble ayant justice sur
Tayac, canton de St-Cyprien, de Siourac, ou
Siorac.
ARMES : De gueules à une tour d'argent crénelée et un
lion d'or armé, langué et couronné.

Ces armes sont ainsi blasonnées dans l'armorial manuscrit où j'ai souvent puisé, sous le nom de Jean de Sirueilh, seigneur de St-Pantaly ; la position de la tour et du lion
n'est pas assez précise dans cette inscription pour affirmer que les
meubles de cet écu sont à leur véritable place.
Un seigneur de Sireuilh qualifié écuyer, co-seigneur de Siourac,
épousa, en 1571, Françoise ou Jacquette d'Abzac.
La maison de Sireuilh, établie à Siorac, en Sarladais, depuis le
e
xve siècle, ne s'est point éteinte à la fin du xvi dans celle du Lion-

— 475 —
de-Belcastel , comme il est dit dans le Journal de François de
Sirueilh, chanoine de Saint-André, de Bordeaux, archiprêtre de
Blaye, publié à Bordeaux en 1873, par M. Clément Simon, avocat
général, président de la Société des sciences, lettres et arts de
Pau, puisqu'un Sireuilh de Brilly, seigneur de Saint-Pantaly, était
officier en 1692, et qu'un Jean de Sireuilh, seigneur de Saint-Pantaly, était maintenu dans sa noblesse par Pellot, intendant de
Bordeaux, en 1666.

DE SOLMINIHAC (ou Solmignac), de Perucet,
de Ghaune, de Belet, de Recidou, de la Vigerie,
de la Mothe, de laBorie, d'Estrabourg.
ARMES : D 'azur à deux cerfs passants d'argent l'un sur'
l'autre, les têtes contournées.
La branche de Belet écartelait : do gueules à trois belettes d'or ou d'argent.

Le Grand Armoriai de France, par d'Hozier, ayant donné sous
les noms de Philippe de Solminihac, écuyer, sieur de la Chapelle;
de Jacquelin de Solminihac (registre de Bergerac), écuyer, sieur de
la Bilhac ; de Charlotte de Solminihac. veuve d'Antoine d'Hautefort, seigneur de Vaudre, les armes décrites : d' urgent à 5 pals (ou »
vergettes) d'azur ; au chef cousu du champ chargé d'un cœur de
gueules sommé d'une croisette de gueules (alias : d'un croissant) ; et de plus, les voyant sur le portrait du bienheureux Alain
de Solminihac écartelées de Belet, j'avais dû croire que c'était là
le blason de nos Solminihac du Périgord ; mais un jugement de
maintenue de noblesse, rendu par Pellot, le 5 novembre 1666, en
faveur d'Hélie de Solminihac, seigneur de Belet, constate que ces
dernières étaient celles que porte la branche de Ghaune, existante
de nos jours. Celles décrites d'azur à deux cerfs passants d'or,
écartelées dé Belet, appartiennent donc en propre aux Solminihac
qui font ici l'objet de cette notice.
Dès le xm e siècle, cette famille était établie au château de Solminihac, près Sarlat, dans la juridiction de Beynac. Les seigneurs
de ce nom étaient alors qualifiés de chevaliers, ainsi qu'il est constaté
par les pièces originales ou copies collationnées, possédées par
Mme Delpech , née de Solminihac, pièces à l'aide desquelles
M. Léo Drouyn a établi une filiation depuis 1251 , ou du moins
depuis 1290. Dans son dictionnaire généalogique, Courcelles

- 476 —
a dit qu'elle a toujours tenu un rang distingué dans l'Ordre de la
Noblesse de notre province.
Vers le milieu du xvi* siècle, Jean de Solminihac, seigneur de
Belet et de Récidou, produisit, en son nom, celui de ses frères, de
Charles de Solminihac, écuyer, seigneur de Bouniagues et de tous
ceux qui portaient le même nom, l'inventaire des titres de noblesse
de la famille.
C'est du troisième fils dudit Jean, marié par contrat du 29 novembre 1579 (1), avec Marguerite de Marquessac, que naquit au château
de Belet, le 23 novembre 1593, Alain de Solminihac (Rembaud,
père en Dieu), lequel fut pourvu, après son oncle Arnaud de Solminihac, de l'abbaye de Chancelade, à l'âge de 22 ans, et ensuite
nommé par le roi Louis XIII, à l' évêché de Cahors en 1636. Sa
sainteté et ses œuvres s'accrurent encore avec sa charge épiscopale (2).
II mourut en odeur de sainteté le 31 décembre 1659 et fut inhumé dans le monastère qu'il avait élevé à Cahors de ses propres
deniers.
Le 24 avril 1635, à la demande des commissaires généraux, députés pour le régalement des tailles en Guienne, André, frère aîné
du bienheureux Alain, réunit de nouveau les titres de noblesse de
la maison de Solminihac et fut, sur leur examen, admis à jouir,
comme par le passé, de l'exemption de toutes tailles, subsides et
impositions.
Enlìn, à la grande recherche de 1666 faite sous Colbert par ordre
de Louis XIV, la famille reçut de nouveau confirmation de sa noblesse ; et en 1789, on voit son nom dans la liste des votants à
Libourne et à Bordeaux.
Hélie de Solminihac, neveu du bienheureux Alain, n'ayant eu de
son mariage avec Marie de Chabans, que deux filles, dont l'aìnée
épousa le 10 décembre le marquis de Fayolle, qui devint ainsi possesseur des seigneuries de Belet et de Récidou ; là s'éteignit la
branche aînée ; mais déjà, vers 1580, noble André de Solminihac,
écuyer, seigneur de Chaune, oncle dudit Alain, avait formé une
autre branche qui ne tarda pas à produire de nombreux rameaux.

(1) Ce contrat existe aux Archives départementales de la Dordogne, série E
(papiers de la famille do Fayolle).
(2) Alain do Solminihac prit pour blason, comme évêque de Cahors, une croix
et, le patron de l'église cathédrale St-Etienne. Son sceau était parti, au 1, à la
croix alaisée, et au 2, à un St-Eticnnc.

— 477 —
Dans celle-ci, on compte plusieurs officiers de terre et de mer, un
lieutenant-colonel en 1646 et un colonel d'infanterie de marine mort
à Bordeaux dans le courant du dernier siècle.
Dans la première branche, on voit noble Pierre de Solminihac,
seigneur de Belet et de Récidou, maire de la ville de Périgueùx
de 1500 à 1510, et renommé en 1524.
Cette maison compte encore des représentants dont quelquesuns sont établis àPompignac,et d'autres à Lorient (en Bretagne).

DE SORBIER, de Jaurès, de Corbiac, de Lespinassat.
ARMES : D'or à un arbre de sinople (sorbier ou cormier
accosté de deux lions affrontés de gueules ; au chef d'azur
chargé de trois étoiles d'argent.

Le droit de cette famille à prendre place dans
l' Armoriai de la Noblesse du Périgord est suffisamment établi par sa présence, en 1789, aux assemblées de la
Noblesse. Parmi les votants pour les députés de l'Ordre, on y voit
ainsi inscrit: « Messire Simon de Sorbier de Jaure, écuyer, seigneur de Lespinassat, paroisse de St-Christophe. »

DE SORBIER (et duSourbier), Touraine, Agenais, Périgord.
ARMES : Ecartelé, auxl et 4, d'azur à trois sorbes (ou cormes) d'or qui est Sorbier ; au 2 et 3, d'azur à la bande d'or
accompagnée de deux fleurs de lis de même, qui est Timburne par substitution.

Noble Louis de Sorbier, chevalier, chambellan
du roi Louis XI, fut nommé, en récompense de ses services militaires, gouverneur des villes et châteaux de Bergerac et de Domme,
en Périgord. Lainé ajoute à cette note, qu'il eut plusieurs enfants
dont un s'établit en Agenais et les autres en Périgord. N'y aurait-il
pas communauté d'origine avec les Sorbier dont la notice précède ?
Un Jacques de Sorbier était conseiller du roi en ses conseils,
président à la cour des aides de Bordeaux ; il portait pour armes :
Ecartelé, aul, un sorbier arraché de...; au2, un lionpassant de...;
au 3, trois hillettes de gueules ; au 4, cinq points équipollés de...

— 478 —
DE SOUC, de Plancher, de la Garelie, de Berbiguières, de Marnac, etc.
ARMES : D'argent à une souche de laurier à deux bran,
ches de sinople sur une terrasse de même ; au chef d'azur
chargé de trois étoiles d'or.

Un membre de cette famille était, en 1690,
conseiller secrétaire du roi, maison et couronne
de France.
Dans un acte notarié du 1 ER mai 1773 entre le seigneur de Ghabans de Richemond et le seigneur de Plancher, ce dernier se qualifie ainsi : Messire François-Jean-Baptiste de Souc de Plancher,
chevalier, seigneur baron de Berbiguières et de Marnac, du fief de
Plancher et autres lieux, ancien capitaine de cavalerie, chevalier
de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, pensionnaire du roi,
demeurant en sa maison, place de la Clautre, paroisse de St-Front,
de Périgueùx.
Dans les papiers légués par M. Léon Lapeyre à la bibliothèque
de Périgueùx, il est raconté qu'après la mort du marquis de Chanlost, gouverneur de la ville, au nom du prince de Gondé (16 septembre 1653), MM. Souc, seigneurs de Plancher, de la Garelie, etc.,
s'emparèrent de la caisse des troupes du prince dont le commandant logeait chez eux, et que ce serait là l'origine de la fortune de
cette famille.

641

DE SOUILLAG, DE MONTMÈGE (1), d'Azerat(2),
de Terrasson (3), de Salignac, de Gaubert (4), du
Bourg, etc.
ARMES : D'or à trois épées de gueules, en pal, la pointe
en bas.

La maison deSouillac, qui parait avoir pris son
nom de la ville et châtellenie de Terrasson, située

(1) Montmège, ancien repaire noble, ayant haute justice sur quelques villages
de la paroisse de Terrasson.
(2) Azerat, ancien repaire noble, mouvant de la châtellenie d'Hautefort.
(3) Terrasson, ancien repaire noble, relevant, au xiv siècle, de la châtellenie de
Larche.
(4) Gaubert, ancien repaire noble, ayant haute justice sur quelques villages de
la paroisse de Terrasson.

— 479 —
sur la Dordogne, en Quercy, n'est pas seulement distinguée par
une haute ancienneté et par une longue suite de services rendus à
l'Etat et à FEglise, elle tient par ses bonnes alliances à d'illustres
maisons.
La terre de Montmège (en Périgord) n'est sortie de la branche à
qui elle a donné son nom, qu'en 1655, par le décès de Jean de
Souillac, seigneur de Montmège, de Salagnac, de Terrasson et de
Gaubert, capitaine colonel des cent-suisses de la garde ordinaire du
roi, lieutenant-général de ses armées, conseiller en ses conseils et
privés, mestre de camp d'un régiment d'infanterie et décoré de
l'Ordre du St-Esprit, le 15 janvier 1652. Les Suisses Pavaient nommé le hon capitaine.
Mort en 1645, son cousin, issu de Germain-David de Souillac,
continua la descendance.
Le dernier rejeton de cette illustre maison, le vicomte de Souillac, chef d'escadre et cordon rouge, mort au château de Bardou (en
Périgord) le 11 mars 1803, âgé de 71 ans, avait été gouverneur de
tous les établissements des Grandes-Indes, pendant la guerre d'Amérique. M. de Suffren, dans sa correspondance avec le maréchal
de Gastries, ministre de la marine, en rend le plus glorieux témoignage et l'associe à ses succès.
II figure aux assemblées de la Noblesse du Périgord en 1789.
Voici comment il est inscrit parmi les votants pour les députés de
l'Ordre : « Très haut et très puissant seigneur Jean-Georges marquis de Souillac, seigneur de Bardou, Bridoire, Montblan... et
autres places, habitant en son château de Bardou, sénéchaussée de
Sarlat. »
La ligne masculine des Souillac a fini dans les maisons de Montferrand, de Roquette, du Pavillon et de Foucauld.
(Voir pour plus amples détails : le P. Anselme, d'Hozier et les
mémoires de Ghavaignac.)

DE TAILLEFER (Wlgrin), de Mauriac, de
Grignols, de laGrimoardie, deDouzillac, de Ghateau-Merle, de Barrière, de Villamblard, de Vergt,
de Roussille, de Lastour, etc.
ARMES : Losange d'or et de gueules, qui est d'Angoulême ancien ; au centre, un écu de gueules, au dextrochère de carnation paré d'argent, mouvant de l'angle dex-

— 480 —
Ire supérieur, tenant une épée de même en bande garnie d'or, taillant une barre
de fer de sable en barre, accompagnée de deux molettes d'éperon d'or à huit rais,
une en chef et l'autre en pointe, qui est de Taillefer. (1)
TIMBRE : Couronne comtale antique et fermée de comte souverain.
CIMIER : Un dextrochère de carnation mouvant d'un nuage d'argent paré de
même et tenant un badelaire d'or.
DEVISE : Non quot, sed ubi.

M. de Saint-Allais, de Gourcelles, l'abbé de Lespine et autres
généalogistes, se sondant sur la tradition et sur les témoignages de
plusieurs savants distingués tels que les frères Sainte-Marthe, du
Bouchet, des Brandes, Aymar de Chabannais, etc., font descendre cette famille des comtes d'Angoulême, lesquels sont issus de
Wlgrin I er qui fut établi comte de Périgord et d'Angoulême en
806, par le roi Charles le Chauve, dont il était proche parent.
Les historiens rapportent que Guillaume, petit-fils de Wlgrin, et
fils, en 916, du comte Alduin I er , fut surnommé Taillefer pour avoir,
dansun combat contre les Normands, pourfendu jusqu'à la ceinture
le chef de ces barbares.
C'est en mémoire de ce trait de valeur et de force extraordinaires
que sa postérité a conservé ce surnom, qui se retrouve dans les armes de la famille.
La branche aînée, est-il dit par Saint-Allais et autres auteurs, a
possédé de père en fils le comté dAngoulême, pendant quatorze
générations, c'est-à-dire jusqu'à Aimardde Taillefer, mort en 1218,
laissant pour héritière sa fille unique Isabelle qui, après la mort de
Jean, dit Jean sans Terre, roi d'Angleterre, son premier mari, arrivée en 1217, épousa Hugues, sire de Lusignan, comte de la Marche.
La seconde branche, établie en Périgord dès le xi° siècle, a commencé à Alduin II, comte d'Angoulême, mort en 1302 et a continué
la descendance dans la personne de Arnaud de Taillefer, comte
d'Angoulême, second fils dudit Alduin.
Quelque fortes que soient les présomptions de la descendance
de la maison de Taillefer, en Périgord, des comtes dAngoulême,
la libation n'est établie, littéralement jusqu'à nos jours, que depuis

(i) Les comtes d'Angoulême, issus de Wlgrin, éteints en 1180, portaient losangé d'or et de gueules. De son mariage avec la fille du comte de Toulouse
provinrent deux enfants, le 1" fut comte d'Angoulême, le 2« comte de Périgord.

— 481 —
Guillaume de Taillefer, chevalier, vivant sous le règne de SaintLouis, et mort le 18 mai 1275, suivant un acte passé par ses enfants.
La branche aînée de Mauriac, de Grignols, etc., a produit ses titres de noblesse devant Pellot, intendant de Guionne, le 5 janvier
1667. Issue de cette branche, celle de Barrière, de Roussille, etc., a
fait également ses preuves de noblesse et a été admise aux honneurs
de la cour dans la personne de Henri-Franeois-Alexandre de Taillefer, appelé le comte Wlgrin de Taillefer, maréchal des camps ët
armées du Roi, par brevet du 29 janvier 1817, auteur des Antiquités de Vósone.
Ce fut son père qui, sous le nom de messire Henri-Jacques Wlgrin, marquis de Taillefer, vota à Périgueux pour les députés de la
noblesse aux Etats-Généraux de 1789, en son nom propre et au
nom de Louise-Marguerite de Taillefer, sa sœur, veuve de messire
Marc de Brochard, seigneur de Puymorin, et ancien mousquetaire gris de la garde du Roi.

DE TALLEYRAND-PÉRIGORD, comte do Périgord, seigneur, comte de Grignols, de Fougueyrolles, de Neuvic, prince de Chalais, vicomte deFronsac, marquis d'Excideuil, baron de Beauville et de Mareuil, seigneur de Saint-Severin,
de Beauséjour, de la Campagne, duc de Dino,
prince de Benevent, duc de Valençay, etc.
ARMES : De gueules à trois lions d'or lampassés, armés et couronnés d'azur
(galerie de Versailles, salle des Croisades).
Couronne antique de prince, pour timbre. Cimier : un lion mis entre deux
cornes de bœuf.
DEVISE : Ro que Diou.

Les généalogistes font descendre les Talleyrand, comme les
Taillefer, de Wlgrin comte d'Angoulême et de Périgord, lequel,
ainsi qu'il est rapporté à l'article précédent, était parent de Charles le Chauve.
D'Alduin, qui, en qualité d'aîné, succéda à son père au comté d'Angoulême, viennent les Talleyrand.
La dynastie des comtes du Périgord se suit depuis Wlgrin,
mort le 3 mai 886, jusqu'à Archambaud VI (quinzième degré)
31

— 482 —
qui, par arrêt du 49 juin 1399, sut condamné au bannissement et à
la perte de son comté, dont le roi Charles Ví investit son frère,
Louis, duc d'Orléans. On sait que ce dernier le vendit en 1437 à
Jean de Blois, dit de Bretagne, comte de Penthièvre ; que sa
mère l'apportaen dot en 1470, ainsi que la vicomté de Limoges, à
Alain, sire d'Albret ; et que des d'Albret, il passa à Antoine de
Bourbon, père d'Henri IV, lequel le remit à la couronne comme
grand fief.
Dans l'arbre généalogique dressé par Saint-Allais, la branche
collatérale des comtes du Périgord, dite des seigneurs de Grignols, princes de Chalais, commence à Hélie de Talleyrand, troisième fils de Hélie V, comte de Périgord, qui se croisa pour la
Terre Sainte, où il mourut en 1205. De cette branche, devenue
l'aìnée par l'extinction, en 1425, de la dynastie des comtes de
Périgord, sont sorties d'autres branches ou rameaux qui comptent
aujourd'hui plusieurs représentants.
Cette grande maison a donné un chambellan de la chambre du
roi Charles VI ; un autre du roi Charles VIII ; un grand-aumônier
et un grand-chambellan de France ; des ambassadeurs et des chevaliers des ordres ; des capitaines de cent hommes d'armes ; des
lieutenants généraux ; des gouverneurs de provinces ; des grands
d'Espagne ; un chevalier de la Toison d'or, et un grand-maître des
Templiers, mort en 1244.
Aux titres et distinctions dont grand nombre de personnages du
nom de Talleyrand ont été de tous temps revêtus et qui sont indiqués ici sommairement, j'ajouterai que cette maison a donné également à l'Eglise des évêques, des archevêques et des cardinaux.
Parmi ces derniers, je citerai Hélie de Talleyrand, évêque de
Limoges en 1324, d'Auxerre en 1329, et ensuite d'Albano. Gréé'
cardinal en 1331, il exerça une grande influence sur les affaires de
son temps et fut surnommé le faiseur des papes, parce qu'à diverses époques il avait puissamment contribué à sélection de trois
pontifes. Pétrarque, dont il éta ;.t l'ami, dit « qu'il préféra faire des
souverains pontifes que de l'être lui-même. »
Ce même Hélie de Talleyrand avait fondé à Périgueux, en 1347,
la chapelle de Saint-Antoine, avec des revenus pour douze chapelles, et à Toulouse le collège de Périgueux. Par une clause de
son testament, il demanda à être enterré daDS la collégiale de
Périgueux, dont il avait été chanoine.
Aux assemblées de la Noblesse du Périgord, en 1789, figurent,
parmi les votants pour les députés de Tordre aux Etats-Généraux,

— 483 —
grand nombre des membres de cette famille. (Voir aux procurations.)

TAMPOUR, de Brousset, de la Mothc.
ARMES : De gueules à trois molettes do sable.

Ces armes sont ainsi énoncées dans l'armorial
de la fin du xvu° siècle, sous le nom de Bernard
de Tampour, sieur du Brousset, et de Jean de
Tampour, sieur de la Mothe, frères, habitants de
la paroisse de Saint-Astier, avec cette observation en marge : Gentilshommes verriers.

TATAREAU.
ARMES : De gueules à une étoile d'argent.
DEVISE : Défendre Dieu et Roi.

A la chambre des comptes de Pau, il est fait
mention, à la date du 27 avril 1663, d'un hommage de N. de Tatareau, et, dans les archives
des Basses-Pyrénées, on voit un Jean de Tatareau pourvu de
Tétat et office de conseiller juge de Saint-Gaudens, par le ttres
datées de Versailles du 18 octobre 1758, signées Louis XIV, lettres qui furent reçues par le parlement de Toulouse le 8 janvier
1759, et enregistrées aux registres de la cour conformément à la
volonté du roi. Ges pièces authentiques, qu'il m'a été donné de
connaître, suffisent assez pour constater que le nom de Tatareau,
ancienne famille du Nébousan, était précédée de la préposition de.
Nos grands législateurs de 89, en supprimant cette particule, lui
ont donné ainsi une importance que jusque-là elle n'avait jamais
eue (1).
Le général Tatareau, né en 1795, devait donc être inscrit sur
les registres de l'état-civil tout simplement Jean-Gaudens-Bernard Tatareau, nom qu'il a toujours porté ainsi dans sa longue et
honorable carrière militaire, qui se résume en 45 années de services, 19 campagnes que complètent de nombreuses citations, la

(i) Je crois l' avoir démontre dans une note de mon introduction, page 12.

— 484 —
décoration de commandeur de la Légion-dTIonneur et plusieurs
autres, etc., (1) sans songer à réclamer des tribunaux le rétablissement de la particule, dont le nom de ses ancêtres avait été précédé bien avant la Révolution, ainsi que le constatent les sujets
cités ci-dessus, et auxquels je puis ajouter le Père de Tatareau, religieux trinitaire, auteur de plusieurs ouvrages estimés, qui, après
avoir passé de longues années à Jérusalem, rentra en France et
fut nommé aumônier de la duchesse d'Orléans.
En 1870, le général Tatareau, nommé au commandement de la
subdivision militaire, organisa à Périgueux la garde mobile, et,
malgré ses 75 ans, il sut, dans son ardent patriotisme, retrouver
une nouvelle jeunesse.
Fidèle à sa devise, il est mort à Périgueux en bon chrétien et
en vrai chevalier français.
De son mariage avec M lle de Sens est provenu un fils, Bernard,
lieutenant au 12 e régiment de chasseurs à cheval, qui réside au
château de la Péchère, charmante habitation qu'avait fait bâtir
son père, en Sarladais.

DE TAUZIA (ou THAUSIA), de Litterie, de
Flosègues, de Montbron, etc.
ARMES : D'azur au chevron d'or accompagné en chef de
deux roses de même et en pointe d'un lion également
d'or ; au chef cousu de gueules chargé d'un croissant
d'argent accosté de deux étoiles de même.

Cette famille, originaire de Bigore, a été anoblie, en 1544, pour services rendus à la monarchie. Vers cette
époque, elle compte à la fois dix-sept officiers dans les. armées du
Roi.
La noblesse de cette maison a été confirmée en 1707, et l'un de
ses membres, Both de Thauzia, député parle conseil municipal de
Bordeaux pour annoncer au roi Louis XVIII la soumission de la
ville à son autorité, reçut à cette occasion de Sa Majesté le titre de
vicomte.
Le chevalier de Tauzia de Litterie, ancien officier de dragons,

(1) Voir dans le Panthéon da la Légion-d'Honncur, par Théophile Lamarthière, ses états de services.

— 485 —
épousa le 5 novembre 1805, M" 0 de Briançon, famille dont l'article se voit au numéro 139 de V Armoriai de la Noblesse dwPérifford. C'est de ce mariage qu'est provenu M. Gustave de TauziaLitterie, marié le 6 avril 1847, avec M Uo de Madaillan-Montataire,
autre famille inscrite plus haut, numéro 431.
Une demoiselle de Tauzia de Flosègues épousa, le 8 juillet
Í813, le baron de Briançon.
A cette courte notice j'ajoute que le nom de Tauzia se trouve
dans la liste des votants de l'Ordre de la Noblesse, en 1789, à
Sainte-Foy, à Bazas et Castelmoron.

TENANT, de Razac, de la
Tour.

Mothe,

de la

ARMES : Sous le nom de François Tenant, écuyer, sieur
de Razac, VArmoriai de France (registre de Périgueux) i
les décrit ainsi : D'argent à deux merlettcs de sable en
chef et un lion de gueules en pointe ; sous celui de Jean
Tenant, écuyer, sieur de la Mothe de Razac (même Armoriai, même registre) : D'argent à un lion de gueules.

Dans l'armorial manuscrit de la lin du xvn e siècle, il est dit :
François Tenant, sieur de Razac et de la Mothe, habitant de la
paroisse de Thiviers, porte pour armes : Un pin de sinople avec
deux molettes de sable au-dessus, le tout en champ d'azur.

DE TERMES, de Veyrignac (1), de Lasvaux,
de la Lauvie, de Rosanne.
ARMES : D'or á trois fasces de gueules ondées, et au
chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

On trouve sous ce nom d'autres armes : D'argent au lion de gueules accompagné d'un croissant posé^au centre de l'écu, du côté sénestre.
La Chenay des Bois dit cette famille établie dans le Quercy et
le Limousin, il aurait dû ajouter, et en Périgord. La preuve en est
dans la possession des seigneuries indiquées ci-dessus et dans le
vote, à Périgueux, pour les députés de la noblesse aux Etats(1). Ancien repaire noble, commune de Gaulegeac, avec justice dans la paroisse.

— 486 Généraux de 1789, de messire Pierre de Termes, chevalier, seigneur de Veyrignac, Lasvaux et autres places.
Par ordonnance de 1667, la maison de Termes de Rosanne a été
maintenue dans sa noblesse.

DE TERRASSON, de Cheneuzac, de Monleau,
etc., etc.
ARMES : D'azur à un monde d'or, accompagné en pointe
de deux étoiles du même ; ou d'azur à trois croissants
d'argent adossés et entrelacés, accompagnés de trois étoiles d'or.

On trouve sur cette famille quelques notices
généalogiques qui autorisent à penser qu'elle tire son origine du
lieu de Terrasson, ville située à l'extrémité de la province du Périgord, aux frontières du Bas-Limousin et du Quercy. En effet, il
existe dès le xi 6 siècle, à Terrasson, une famille de ce nom alliée
aux vicomtes de Turenne.
En Périgord le nom de Terrasson figure dans plusieurs chartes
jusqu'au xn" siècle.
Est-ce la môme famille que l'on trouve à Lyon dans la seconde
moitié du XVII 0 siècle et qui a produit des hommes illustres dans
la chaire, les sciences et le barreau ? On serait porté à répondre
affirmativement à cette question, quand on examine les armoiries
des Terrasson de l'Angoumois et des Terrasson de Lyon ; ces
deux maisons ont également le champ d'azur avec étoiles d'or, et,
à l'égard des trois croissants d'argent entrelacés, que ces derniers
portent dans le milieu de l'écu, ils se trouvent aussi dans celui des
Terrasson d'Angoulême, excepté que ceux-ci (dit la Chesnay des
Bois), ont tellement allongé les pointes des trois croissants, que
ces pointes semblent se joindre l'une à l'autre et former une espèce de boule, un Monde, qui est la pièce principale des armoiries des Terrasson d'Angoulême (1).
Si, comme il est dit plus haut, la famille tire son nom du lieu
de Terrasson, en Périgord, son droit de prendre place dans le
Nobiliaire de la province lui est doublement acquis. On sait, en

(1) Un Pierre de Terrasson, seigneur, sieur de Cheneuzac, était maire et capitaine de ki ville d'Angoulême, les 23, février et 14 mars 1578.

— 487 —
effet, que, clans le courant de cë siècle, un de ses membres a
épousé la lìllc ainée de Monsieur do Gamanson, famille pórigòuVdine dont la notice se voit au numéro 304 de V Armoriai du Périgord.
Au reste, la noblesse de la maison de Terrasson est constatéè
par la maintenue de d'Aguesseau, 1666 et 1667, et par le vote, en
1789, à Angoulême, de plusieurs de ses membres.

DE TESSIER (OU TEYSSIER et mieux TEXIER),
de Javerlhac, de Feuillade, du Breuil, d'Augignac, de Grospuy, d'Hautefaye, de Taliveau,
d'Abjat, de Saint-Germain.
ARMES : D'azur, alias ■: de gueules, à trois navettes
d'or (1).

Le Nobiliaire du Limousin, qui donne la filiation de cette
famille depuis la fin du xv 8 siècle, constate que, le 4 novembre
1507, Barthélemy Texier, docteur ès-lois, conseiller au parlement
de Bordeaux, rendit à Alain d'Albret, vicomte de Limoges, aveu
de la quatrième partie de la châtellenie de Javerlhac ; qu'en 1541,
François Texier, écuyer, seigneur du Breuil, paroisse de Jumilhac,
fit semblable hommage, de même que le fils de ce dernier, le 14
février 1583.
Dans ce même Nobiliaire on voit que : Sicaire-Adrien Texier,
écuyer, seigneur de Talivaud, gendarme de la Guienne, et capitaine de cavalerie, nommé chevalier de Saint-Louis, le 25 mai
1775, habitait Nontron, où il fut élu colonel de la garde nationale,
le 15 septembre 1789 ; qu'il eut deux fils, dont l'un, AmbroiseAdrien, fut gendarme de la garde, et le second émigra. Rentré en
France en 1802, il fut fait chevalier de Saint-Louis par ordonnance du 8 novembre 1815, et fut élevé au grade de chef de bataillon du génie, par un- brevet du 20 février 1817. Marié avec
Marie-Marthe de Salleton, il a ou, entre autres enfants : JulieJeanne-Virginie, qui a épousé François-Armand de Fornel, et
Jeanne-Julie, mariée, le 15 novembre 1841, à Jean-Louis Desmier.

(1) Une- branche, dite de la Boigo, brisait ses armes d'un chef chargá d'un
croissant.

— 488 —
A l'assemblée générale de la Noblesse, en 1789, la famille
Texier a été représentée à Angoulême, à Tours et à Périgueux.
Parmi les votants dans cette ville, on voit, ainsi inscrit : haut et
puissant seigneur François Tessier, marquis de Javerlhac, seigneur de Javerlhac et maréchal de camp. (Voir aux procurations.)

DE TESSIÈRES (et de TEYSSIÈRE), de Beaulieu (1), de Boisbertrand, de Ghatreix, de Miremont, de Bellesise, de Masdechamp, de Puyfrand, de la Porte (2) de Brodie, de Blanzac, de
la Bertinie (3), de Burée (4), de la Rolandie,
etc., etc.
ARMES : Losange d'argent et de gueules.

La maison de Tessières, que l'on croit originaire de l'Auvergne,
■est connue, par titres, depuis le xn° siècle. En juillet 1247, Guy
de Teyssières (de Teyssièras), chevalier, fut un des quatre seigneurs qui se rendirent cautions d'une somme d'argent que
Hélie VII de Talleyrand, comte de Périgord, devait au roi SaintLouis.
Le 20 mars 1423, Jean de Tessières et Laure, sa sœur, furent
maintenus, par sentence du juge d'Excideuil, dans la possession
qui a subsisté dans la famille jusqu'en 1793, époque où cette terre
fut vendue nationalement pour cause d'émigration de deux frères,
officiers dans les gardes du corps du roi.
Cette famille, qui a formé en Périgord, en Limousin et en Poitou plusieurs branches et y a contracté de nobles alliances, a
donné d'excellents officiers dont plusieurs sont morts au service.
A diverses époques, elle a fait ses preuves, pour Saint-Cyr, poulies Pages et pour l'Ordre de Malte ;
Elle a également constaté sa noblesse par plusieurs maintenues
rendues à différentes époques, notamment, le 15 mai 1599, à Poi-

(1) Beaulieu, ancien repaire noble, commune de Lanouaille.
(2) La Porte, aneien fief, dans la paroisse d'Excideuil.
(3) La Bertinie, ancien repaire noble, commune do Montagnac-la-Crempse.
(4) Burie, ancien repaire noble.
(5) La Rolandie, ancien fief, dans la châtellenie d'Excideuil.

— 489 —
tiers; le 14 janvier 1667, à Limoges ; et, en Périgord, le 5 mai
1668 ; et lors de la convocation des États-Généraux, eh 1789,
grand nombre de ses membres figurent parmi les votants pour les
députés de l'Ordre de la Noblesse. (Voir aux procurations.)

DE TESTARD, du But, de Taillefer, de la Caillerie, de Perpezac, de la Rigale.
ARMES : D'or à une têlo humaine de sable, enflammée de
gueules.

Elles sont ainsi décrites dans V Armoriai de
France, registre de Périgueux, sous le nom de
Joseph de Testard, écuyer, seigneur de la Caillerie. Et dans le même armoriai, également registre de Périgueux ,
elles sont décrites sous le nom de Mathurin de Testard, écuyer,
seigneur de Taillefer : D'azur, à une tête humaine d'argent enflammée de gueules, ombrée de sable.
Dans ces deux descriptions, il n'y a que les émaux qui soient
changés.
Cette famille a été reconnue noble d'ancienne noblesse par jugement des commissaires députés pour les droits de francs-fiefs
dans le ressort du parlement de Bordeaux.

653

Du THEIL, de Châtillon, de Lignères.
ARMES : D'argenl à un Theil do sinople (tilleuil sans
doule).
Alias : A un pin arraché de sinople, accompagné de trois
croissants de gueules, deux en chef et un en pointe (grand
armoriai de France, registre de Périgueux).

Dans l'armorial manuscrit déjà plusieurs fois
cité, ces armes sont décrites : D'or à trois croissants de gueules
surmontés d'un lion de sinople.
Du Theil, écuyer, seigneur de Châtillon, fut maintenu dans sa
noblesse par Pellot (1).

(1) Robert du Theil, écuyer, seigneur de Siorac, habitait en son château de
Siorac, paroisse de Razac, on Périgord.

— 490 —
THEUILIER (ou THUILLER ), de Saint-Hylaire,
de Saint-Avit.
ARMES : D'argenl a l'arbre terrassé de sinople et un lion
de gueules rampant sur le fùl.

Plusieurs membres de cette famille votèrent à
Périgueux, en 1789, pour les députés de la Noblesse aux Etats-Généraux. Parmi eux figurent :
Messire Pierre Thuilher de Saint-Hylaire, écuyer, seigneur de StAvit, habitant du village de Pommier, paroisse de Savignac-lesEglises, et haut et puissant seigneur messire Jean-Gérosme de StHylaire, chevalier, seigneur de Saint-Hylaire, Ferrières et autres
lieux, ancien lieutenant-colonel au régiment de Périgord, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, pensionnaire du
roi. (Voir le procès-verbal du 16 mars 1789 et les procurations.)

DE THIBAULT, de la Gauderie.
ARMES : Palé d'or et d'argent, de quatre pièces, chaque
pal d'argent chargé d'un losange de sable.

Jean de Thibault, qualifié noble, seigneur de
la Gauderie, eut, de son mariage avec Catherine
de Saint-Aslier, du Lieu-Dieu , une fille qui
épousa, le 17 janvier 1531, Bernard d'Abzac,
écuyer, seigneur de Bellegarde, etc.

DE THOMASSON, de SAINT-PIERRE, des Condamines (de las Condaminas), do Pouzat, de Plamont, des Vergnes, de Salevert, dePuychalard,
du Queyroy, etc.
ARMES : De gueules á un chevron d'argent, accompagné en chef d'un lion d'or et en pointe d'une étoile
du même (1).

Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par jugement

(1) On trouve aussi le chevron brisé.

rendu par Pellot, le 16 décembre 1667, et par un arrêt du conseil
privé du roi, en date du 11 août 1692, dont copie authentique, sur
parchemin, se trouve dans les archives de la famille.
Parmi les pièces relatées dans cet arrêt, je citerai :
1° Une ordonnance du sieur d'Aubeterre, gouverneur du Périgord, en date du 21 septembre 1589, qui enjoint à Guillaume de
Thomasson, écuyer, seigneur de Plamont, de se trouver le 10 octobre suivant, en la ville de Périgueux, afin de résoudre toutes choses
expédientes pour le bien et conservation dudit pays ;
2° Une lettre missive du sieur de Bourdeille, en date du 24 septembre 1636, par laquelle il est ordonné à Jacques Thomasson,
écuyer, sieur de Pouzat, de se tenir prêt pour s'opposer" aux
desseins des Espagnols sur Bayonne ;
3° Un extrait du procès-verbal du 18 juin 1639, fait au siège de
Périgueux, pour la convocation des ban et arrière-ban, portant que
Jacques de Thomasson, écuyer sieur de Poujat, contribuera aux
ban et arrière-ban pour le quarantième d'un cheval léger ;
4° Un certificat du 12 juillet 1674, du •maréchal d'Albret, constatant que les sieurs Guillaume, Jacques, Léon et Louis de Thomasson, frères, sont actuellement auprès de lui dans la convocation de
la noblesse en la province de Guienne.
Le 26 mars 1760, Louise de Thomasson fit ses preuves de noblesse et fut admise au nombre des demoiselles élevées dans la
maison royale de Saint-Louis, fondée à. Saint-Cyr. (Bibliothèque
Nationale, cabinet des titres.)
Aux Etats-Généraux de 1789, on voit figurer, parmi les votants
de l'Ordre de la Noblesse, ainsi inscrits : Messire Yrieix de Thomasson, écuyer, seigneur de Puychalard, habitant au repaire de
Sallepenche, paroisse de St-Germain-des-Prés, juridiction d'Excideuil, en Périgord; messire Salomon de Thomasson, écuyer, chevalier de Plamont, habitant au château de Plamont, mémo paroisse; messire Pierre Thomasson de Pouzat, chevalier, seigneur
de Saint-Pierre, y habitant, paroisse de Saint-Germain-des-Prés.
Cette famille figure également à Saint-Yrieix dans les assemblées de la Noblesse, en 1789, dans la personne de messire Jacques Thomasson, écuyer, seigneur du Queyroy ; il y vota personnellement pour lui, et, par procuration, pour dame Louise de Lubersac, veuve de messire Jacques de Monfrabœuf, chevalier de
l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur des Piquets.
Parmi les alliances directes de cette maison on peut citer les fa-

— 492 —
milles de Coral ou Goralli, de Tessières, de la Roche-Ay mond, de
Mosnier de Planeau, de Vaucocour, de Chasteigner, de la RochePosey, de Couhé de Lusignan, do Vitrac, de Malet, de Roux de
Lusson, de Lestrade de Conty, de Brochard de Puymorin, de Sanzillon, etc.
La ligne masculine des Thomasson de Saint-Pierre est aujourd'hui représentée par : MM. Louis-Joseph de Thomasson de SaintPierre, chef de bataillon au 136° de ligne, chevalier de la Légiond'Honneur, et Guillaume-Ferdinand de Thomasson de St-Pierre,
archiviste-adjoint du département de la Dordogne, tous deux fils
de Pierre-Justin de Thomasson de St-Pierre et de Marie-MichelleHonorine de Sanzillon.
Une famille du nom de Thomasson, dite de Vessat, de Garlande,
qui possédait naguère en Périgord la terre de Vaugoubert, est
représentée par M. Raoul de Thomasson, lieutenant au 29 e régiment d'artillerie ; mais les preuves suffisantes pour établir sa jonction avec les branches ci-dessus désignées m'ayant manqué jusqu'à
ce jour, je n'ai pu en faire ici une seule maison, tout en constatant néanmoins qu'elle porte les mêmes armes.

THOUMINI, de Sanomontuli, de la Haule, de
la Ginganière, etc. (En Italie, en Angleterre et
en France.)
ARMES : D 'argent, à la croix de sable cantonnée de quatre merletles d'azur. Timbre : Couronne comtale ; supports deux licornes.

Le nom de Thoumini paraît patronymique,
c'est-à-dire non emprunté à une terre. II fait préjuger tout d'abord
de forigine italienne de la maison qui le porte et, si l'on regarde
les alliances de ses premiers auteurs — toujours avec de nobles
familles romaines — on acquiert bientôt, en même que la certitude de cette origine, celle de sa noblesse ; dès le milieu du
xvi° siècle, on la voit, en effet, en Italie qualifiée des titres de seigneur, de noble et de chevalier, y occuper des positions élevées,
y contracter des alliances distinguées, et, environ un siècle plus
tard, continuer en Angleterre ces nobles alliances, de même qu'en
France, où une branche est venue vers 1616 et s'y est définitivement fixée.
La filiation de la famille, dressée sur titres authentiques, par

— 493 —
M. de Saint-Allais, commence à Pierre-Adrien Thoumini, marié,
vers 1570, avec noble demoiselle Marie-Madeleine Sinouwina,
duquel mariage provint Jean-Barthelemi Thoumini, seigneur de
Sanomontuli, qui fut capitaine de la garde de Clément VIII par
commission de 1602, où il est qualifié de très noble et brave chevalier romain.
Le généalogiste poursuit la lignée jusqu'au 11° degré, jusqu'à
Jean-Baptiste-Joseph Thoumini de la Haulle, officier supérieur,
commandeur de la Légion-d'Honneur, chevalier de l'Ordre royal
et militaire de Saint-Louis et de Saint-Ferdinand d'Espagne.
Ce dernier a laissé entre autres enfants Pierre-Adolphe Thoumini-de-la-Haule, général de brigade, commandeur de la Légiond'Honneur et décoré de différents ordres, lequel tient deublement
à notre province, et par son mariage, en 1835, avec Mlle Berthe
Aumasssip, fille du docteur de ce nom-, conseiller de préfecture à
Périgueux, et chevalier de la Légion-d'Honneur, mort en 1868 ;
et parla possession de la terre de Jaineau, commune de Biras,
qu'il a vendue il y a peu d'années, de celle où il réside aujourd'hui à la Forge-d'Ans, commune de la Boissière-d'Ans, et par une
belle maison à Périgueux, rue du Palais.
De leur mariage sont nés, en 1854, une fille, religieuse au
Sacré-Cœur, et un fils que la mort vient, cette année, de leur enlever.

TISON (Pierre), Evêque de Périgueux, 27
juillet 1349.
ARMES : D'or à doux lions de gueules passants l'un
sur l'autre, à un lambel de trois pendants de même.

Noble famille de l'Angoumois.
Ce prélat mourut à Château-l'Evêque, le 11
août 1384. (Voir le Périgord illustré.)

DE TOUCHEBŒUF, de la Roche, de Beaumont, de Clermont, de Pierre-Taillade, des
Junies, de la Conté, de Besse, de Monsec, du
Piquet, de la Tour, de Saint-Georges, de Beauregard, etc.
ARMES : D'azur à deux bœufs passants d'or, l'un sur
sur l'autre. — Une branche a porté d'azur au lion léo-

— 494 —
pardé d'or en chef, et une vache d'argent, en pointe, sommés de trois épis

d'or

rangés.

Gette maison, d'ancienne chevalerie, est originaire de la vicomté
de Turenne, où elle était connue dès le xi e siècle.
Le nom de Beaumond est incorporé à celui de Touchebœuf,
depuis le mariage, vers 1380, de noble Pierre de Touchebœuf,
damoiseau, seigneur de la Roche, avec Galienne de Beaumond, fille de noble Pierre de Beaumond, seigneur de PierreTaillade, près Meyssac, en la vicomté de Turenne, et de Jeanne
Robert-de-Lignerac. Ladite Galienne, dernière du nom de Beaumont, de la plus ancienne chevalerie (dit M. de Saint-Allais), mais
distincte de celle de Beaumont, venue du Dauphiné, fut héritière,
par testament du 16 juin 1365, de Pierre de Beaumond, archidiacre d'Angers, prévôt de Saint-Martin de Tours, à la charge de
faire porter son nom et ses armes par un de ses enfants. C'est depuis cette époque que la branche cadette de la maison de Touchebœuf s'est toujours appelée de Touchebœuf-Beaumond.
La branche aînée, issue également de Galienne de Baumond, a
pris le nom de Clermont de la maison et château de ce nom, dont
était possesseur en Quercy, dès le milieu du xv° siècle, le chef des
dites branches. Ce nom de Clermont devait d'autant plus se conserver dans la famille que, outre l'érection en comté, en 1642, de
la terre et baronnie de Clermont, sur la tête d'Antoine de Touchebœuf-Clermont, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi,
Guyon de Touchebœuf, baron de Clermont, père dudit Antoine,
avait épousé, le 27 janvier 1581, JudiLh de Clermont, fille de noble Armand de Clermont, seigneur de Pilles.
La généalogie historique de cette famille, par M. de SaintAllais, ayant été imprimée en 1818 (dans le 14° volume de VArmorial universel), je n'ai pas à rechercher, antérieurement à cette
date, les nombreux personnages dont le zèle, la bravoure et la
fidélité ne se sont jamais démentis, et les sujets qui, dans l'Eglise,
se sont rendus recommandables par leurs vertus et leurs lumières ; mais je tiens à constater ici que de nos jours le nom de
Touchebœuf a été et est encore dignement porté par les deux
branches subsistantes de Clermont et de Beaumont, il me suffira f
de rappeler :
1'° Que lors de la guerre désastreuse de 1870-1871, Maximilien
de Touchebœuf-Beaumond, fils du comte de Touchebœuf-Beaumond et de M"° Esther de Foucauld-de-Dussac, est tombé glorieusement au combat de Basoche, près Montmirail, et que son frère

— 495 —
Paul qui, plus heureux que lui, mais non moins vaillant, a échappé
aux balles ennemies, et a été fait à 24 ans capitaine au 140 e de
ligne. II est aujourd'hui intendant militaire de 2 e classe.
2° Que dans l'armé pontificale a lìguré honorablement le comte
Guyon de Touchebœuf-Clermont, chef de la branche aînée de ce
nom ; la médaille de Castelíidardo, la croix de chevalier de Tordre
de Saint-Grégoire, et celle d'officier de François I° r l'attestcnt
assez.
Gette famille a fait ses preuves pour les honneurs de la cour en
février 1780, et a été maintenue dans sa noblesse.
Toutes ses branches ont été représentées aux assemblées de la
noblesse, en 1789, sous les titres de comte de Glermont et de
marquis de Beaumond.

DE LA TOUR, d'Igonie (1\ de St-Privat (2),
de la Faurie (3).
ARMES : D'argent à Irois chevrons de gueules.

Elles sont ainsi décrites dans l'armorial manuscrit de la fin du xvn e siècle, souvent cité,
sous le nom de Guillaume de la Tour, seigneur
d'Igonie, habitant du bourg de Saint-Privat do
ITsIe, sénéchaussée de Périgueux. Dans Y Armoriai de France,
registre de Périgueux, sous le nom de François de. là Tour, seigneur d'Igonie, les trois croissants sont remplacés par trois
barres.
La noblesse de cette famille est constatée par ^inscription de
ses armes dans les deux armoriaux ci-dessus et par la présence du
seigneur de la Tour Saint-Privat, à l'assemblée des Etats -Généraux de 1789, Ordre de la Noblesse.

(1) Igonie, aneien repaire noble, commune de Saint-Sulpice-d'Excideuil.
(2) Saint-Privat, ancien repaire noble, áyanl justice sur la paroisse, 1760.
(3) La Faurie, ancien fief, châtellenie d'Auberoche.

— 496 —
DE TOURTEL, de Chassaignac, de Puygombert, de Gramont, de la Peyronnie, de la Rivière, de la Boissière, de Foucauld, de Fonbonne, de Bosredon.
ARMES : De gueules à trois besants d'or, ou trois tourteaux, armes parlantes.

Gest ainsi qu'elles se voient dans le LivreVert de l'hôtel de ville de Périgueux.
Mais on trouve aussi sous le nom de Tourtel : D'azur à la tour
d'argent maçonnée de sable et meublée de cinq pièces de même,
accompagnée de trois mouchetures d'hermine posées 2 et 3 et de
quatre besants d'or, trois en chef, dont un entre les points d'hermine, deux sur les côtés et un au-dessous du point d'hermine de la
pointe.
Et sous le nom de Tourtel de Gramont : de gueules à trois cygnes (ou oies), d'argent becquées et membrées d'or.
Des auteurs disent que la famille de Tourtel tire probablement
son origine du lies de ce nom, situé dans la paroisse de Roufíignac,
en Sarladais.
Elle a donné plusieurs maires et consuls à la ville de Périgueux.
En 1535, Fronton Tourtel était consul ; il le fut également en
1589, époque où il signa, en cette qualité, un traité d'association
pour la défense de la religion catholique, apostolique et romaine.
Un Jean Tourtel, seigneur de Ghastanet, était maire en 1614; un
François-Bertrand Tourtel de Chastenel, Tétait en 1637, et un André Tourtel de Gramont, en 1732.
Un Raymond de Tourtel, écuyer, seigneur de la Rivière, se fit
reconnaître, en 1682, le droit de placer des girouettes sur son habitation.
Les Tourtel ont contracté, en Périgord, des alliances avec les
familles de la Porte, en 1604 ; d'Alexandre de la Rolandie, en 1620;
de Valbrune, en 1589 ; de Montozon, en 1624 ; de Chalup, en 1644;
d'Alexandre de Golce, en 1668; du Dognon, en 1677 ; de Bertin, en
1682 ; du Mazeau, en 1691 ; de Cremoux, en 1707; de Roche de
Puyroger, en 1724 ; de Fayolle, en 1754.

— ■497 -,
DE THEILHARD, du Basty.
ARMES : D'azur à deux chevrons d'or accompagnés eu
chef de deux étoiles et en pointe d'un croissant entouré de
cinq étoiles, le tout du second émail (1).

Bien que ces armes ne me sussent pas connues .
lorsque je publiais, en 1858, V Armoriai de la Noblesse du Périfford, le droit de la famille do
Treilhiard à y figurer, étant constaté par la présence d'un de ses
membres aux assemblées de la Noblesse du Périgord, en 1789, je
n'avais garde d'omettre son nom ; je suis heureux do pouvoir, aujourd'hui, le faire suivre de ses armes.

DE TRÉLISSAC (GHAUDRUC).
ARMES : D'azur à la fasce d'or, accompagnée de trois
roses d'argent, deux en chef et une en pointe.

Cette famille, souvent qualifiée dans divers actes antérieurs à 1789, de messire, noble et
écuyer, compte plusieurs officiers dans l'armée ;
deux, entre autres, dans le régiment de Boulonnois. (Voir la liste imprimée dans le Recueil des titres de la ville
de Périgueux, page 622), et un émigré, du 23 juin 1793.
Elle a donné à l'église de Montauban un Evêque.
Cette famille était encore représentée à Périgueux, il y a peu
d'ànnées, par le neveu de Mgr do Trélissac, lequel était officier de
marine et chevalier de la Légion-d'Honneur. II est mort à Angoulême, sans postérité.
La terre et le château de Trélissac, acquis par M. P. Magne, ancien ministre, sont devenus aujourd'hui, par les améliorations que
son fils y a apportées et les soins que la veuve de ce dernier tient à
cœur de continuer, une des plus belles propriétés qui avoisinent
Périgueux.

(1) Dans la Sigillographie du Limousin, par M. Ph. de Bosredon, le croissant,
au lieu d'être entouré de cinq étoiles, semble être surmonté d'un cep de vigne
feuillé à deux grappes de raisins.
Jean-Baptiste Treilhard, célèbre jurisconsulte, élait Comte de l'Empire ; né
le 3 janvier 1742, il mourut le 1 er octobre 1810.

- 408 —

DE TRICARD, de Rognac (1), paroisse de Bassillac, de Bosredon, etc.
ARMES : D'or à trois chardons de gueules tiges et feuillés de sinople.

Ces armes, décrites ainsi dans l'armorial manuscrit de la fin du xvi e siècle, sous le nom de
François de Tricard, seigneur de Rognac, se
voyaient accolées à celles des Beaupoil de Saint-Aulaire, sur de
vieilles tapisseries provenant de l'habitation, à Périgueux, de la
famille de ce nom, située place du Greffe, aujourd'hui Daumesnil,'
en face de la cathédrale de Saint-Front, charmante maison à tourelles, qui a été démolie, il y a quelques années, pour faire place
à une construction peut-être régulière, mais sans aucun style.
De ce gracieux castel qui avait passé par mariage aux SaintAulaire, il nous reste une belle cheminée de la Renaissance, que
l'on peut voir dans notre Musée départemental, et deux charmants
dessins, l'un du baron Jules de Verneilh-Puyraseau, l'autre de M.
Vauthier, ancien architecte. (Voir le Chroniqueur du Périgord et
du Limousin, et l'Album du Vieux Périgueux.)
Les armes des Tricard de Rognac, sauf l'adjonction d'une croisette au chef de l'écu, sont sculptées dans l'ancienne chapelle du
couvent des Pères Augustins-Réformés, que fonda, le 10 mai
1615 (2), le vicaire général de Mgr de la Béraudière, évêque de.
Périgueux, du nom de Tricard, couvent qui fut plus tard transformé en prison, et dont une partie est aujourd'hui affectée au
Musée départemental.
Cette famille compte un juge mage à Périgueux, lequel fut maire
de la ville en 1497, et de 1653 à 1654, ce fut lui qui, député de la
ville, à Paris, fit confirmer ses privilèges.
DE TRION (ou TRYON), de Leygurat, ancien
fief de la châtellenie de Piégut, de la Cour (3),
d'Espanvillers, de Montalembert, etc.
ARMES : D'argent à deux jumelles d'azur en bandes, accompagnées en chef d'une croisetle ancrée de gueules.

Le Grand Armoriai de France, registre de Périgueux, sous le nom de Pierre de Trion de Mon(1) Rognac, ancien îles relevant d'Auberoche.
(2) Dans Y Estât de l' Eglise en Périgord, le P. Dupuy dit le 18 mai.
(3) La Cour, ancien fief, commune d'Augignac, Nontronnais.

— 499 —
talembert, écuyer, seigneur d'Espanvilliers et de .Leygurat, les décrit ainsi : D'argent à deux bandes de gueules et une bordure dentelée d'or. Les branches de Tryon-Montaleinbcrt les portaient :
Ecartelées, d'argent à la croix de sable, qui est de Montalembert.
La maison de Trion ou de Tryon, originaire d'Ecosse (dit SaiutAllais), remonte aux temps les plus reculés. Une branche passa
en France et s'étendit dans les provinces du Périgord, de l'Angoumois et du Poitou, vers la fin du xn° siècle. La filiation se suit depuis Aymeric de Tryon, qualifié chevalier, vivant en 1318 ; son
fils Pierre et son petit-fils Guillaume, sont qualifiés damoiseaux,
dans une enquête faite à leur requête, on date du 31 août 1445,
pour rentrer en plusieurs possessions qui leur appartenaient dans
la châtellenie de Nontron.
Le nom de Montalembert a été incorporé à celui de Tryon, par
suite du mariage contracté, le 7 avril 1516, de Pierre de Tryon,
chevalier, écuyer de Leygurat et autres places, avec Gabrielle de
Montalembert, fille de noble Charles de Montalembert, d'Essé,
d'Espanvillers et de la Rivière. C'est par la mort du dernier représentant mâle de cette branche, que les descendants de ladite
Gabrielle, héritière des biens et armes de son oncle paternel, se
sont appelés depuis do Trion-Montalembert.
Aux alliances les plus anciennes et les plus distinguées, cette
maison joint à cet avantage, dit le môme généalogiste, SaintAllais, celui d'avoir rendu des services importants à l'Etat, et
d'avoir scellé de son sang, sa fidélité et son dévouement à son roi.
Elle n'a pas seulement fait ses preuves de noblesse pour entrer
dans les Pages, dans l'Ordre de Malte et dans celui de Saint-Jeande-Jérusalem, etc. En 1789, lors de la réunion des Etats-Généraux, elle a figuré parmi les votants pour les députés de la Noblesse.

DE TRIVULCE (AUGUSTIN), Evêque de Périgueux, 1541.
ARMES : Palé d'or et de sinople de six pièces.

Issu d'une noble famille d'Italie, il fut nommé
administrateur de l'évêché, le 17 août 1541, par
suite de la démission, du 8 juin de la même année, du cardinal Longwy de Givry.

— 500 DE VALBELLE (Joseph-Alphonse), Évêque
de Saríat, 8 janvier 1721.
ARMES : D'azur au chien lévrier d'or rampant.

Ce fut cet évêque, originaire de la Provence,
qui prononça le panégyrique de saint Vincentde-Paul, le héros de la charité.

DE VALBRUNE, de Belair, de Monbelair,
de la Valade.de Laurière, de la Garde, de la Batut.
AMES : D'azur à la bande d'argent chargée d'une fleur de
lis du champ, accompagnée de neuf étoiles d'or en orle, cinq
au-dessus et quatre au-dessous.

La famille de Valbrune est ancienne en Périgord. Les registres
de la ville de Périgueux nous la montrent occupant dans le xiv°
siècle des charges municipales. Ainsi, en 1348, Pierre de Valbrune
était consul, et environ un siècle plus tard et jusqu'en 1547, date
où Jean de Valbrune, seigneur de Laurière, fut élu maire, on relève
une série de sujets de ce nom occupant la même charge. En 1547,
un autre Jean de Valbrune était qualifié de juge, et, en 1555,
figure encore dans la liste des maires , un autre Jean de Valbrune.
A cette constatation de l'ancienneté de la famille, j'ajoute celle
de sá noblesse,- qui est incontestablement établie par sa présence,
en 1789, dans les assemblées de la Noblesse, soit pour voter pour
les députés de l'Ordre, soit pour leur donner de nouveaux pouvoirs. On y voit, en effet, le nom de Valbrune de Bélair.

— 501 —
VALETON, de Boissièro, de Garaube, de Fonlenelle, de Filolie.
ARMES : D'or au sauloir de gueules accompagné en chef
d'une éloile d'azur, adexlré et séneslré d'une aiglette de
sable ; en pointe un lion de gueules.
Alias :D'une chauve-souris et cn pointe d'un lion de
gueules.

Quoique le nom de quelques membres de cette famille soit inscrit sur la liste des votants de l'Ordredu Tiers-Etat en 1789, il n'en
est pas moins vrai que les Valeton de Fontenolle, de Boissière et
de Garaube, ne formant qu'une seule famille ayant la mème origine, les mômes armes, ainsi que le constate un acte authentique
du 15 septembre 1776, ont été, par une ordonnance de Pellot,
intendant de Bordeaux, du 13 juin 1667, inscrits sur le catalogue des nobles de cette généralité ; que, le 11 juin 1777, il y a eu
aussi en leur faveur un jugement de maintenue de noblesse, rendu
par la cour des aides de Bordeaux et que le nom de Fontenelle
Valeton, ainsi écrit, se trouve au bas d'une délibération du corps
de la noblesse de Ste-Foy et pays de nouvelle conquête, prise dans
1'assemblée qui eut lieu le 17 janvier 1789.

I

DE LA VALETTE, de Montbruô, dé Catsac ,
de la Finou, de Roufslac, de la Voyssiòrc , de
Moncontour, deBassefaye, de Varennes, deFiescamp, de Morlhon, deParisot, etc.
ARMES : D'or au cœur de gueules, an chef d'azur chargé
d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles de même.
La famille a également porté: Parti au 1, de gueules à un
gerfaut d'argent (oiseau de proie du genre faucon), ayant la patte dextre levée,
qui est de la Valette; au 2, de gueules au lion d'or armé et lampassé d'argent, qui
est de More-Ion.
DEVISE : Plus quam valor valetta valet.
CRI : Non œs, sed fìdcs.

En mémoire des hauts faits du grand-maître del'Ordre de Saint-

— 502 —
Jean de Jérusalem, Jean de la Valette-Pafisot, si célèbre par la
défense de Malle contre les Turcs en 1565, le baron de la Valette
la Finou, sur .la constatation d'une môme origine, fut autorisé à
porter, en chef de ce dernier blason la croix de dévotion de l'OMre
de Malte.
Un arrêt du Conseil d'Etat, du 18 août 1667, maintint dans, sa
noblesse Pierre de la Valette, seigneur de Fiescamp, comme étant
lui-même issu de la grande maison de ce nom.
Plusieurs sujets de la famille votèrent dans l'Ordre de la Noblesse
pour les députés aux Etats-Généraux de 1789. Je puis citer : Messire Isaac-Jacques de la Valette, chevalier, seigneur do Montbrun,
de Laveyssière, de Moncontour, etc. ; messire Jean-Isaac-Françcis
de la Valette la Finou, chevalier, baron de la Valette, .seigneur des
Hess deBassefaye, etc., près la ville de la Linde ; et messire JeanPierre de la Valette, écuyer, chevalier de l'Ordre royal et militaire
de St-Louis, seigneur des fiefs de Varennes, juridiction de Lanquais. (Voir aux procurations.)

DE VARS,de Vauzelles, commune de Nanteuil
de Bourzac, commune de Verteillac, de Puylambert, du Repaire, en Saintonge.
A BMES : D'azur à trois cœurs d'argent.
Ges armes sont données dans un catalogue
manuscrit dressé vers l'époque des recherches
de la vraie et fausse noblesse, 1666, sous le nom
de François et autre François de Vars, seigneur de Vauzelles, habitant dùdit repaire, paroisse de Nanteuil, sénéchaussée de Périgueux. Elles se voient de même dans le Nobiliaire du Limousin,
par Nadaud.
Jean de Vars, écuyer, seigneur de Vauzelles, écuyer ordinaire
de la grande écurie du roi, de la paroisse de Nanteuil, châtellenie
deBourzac (3n Périgord), íìt son testament le 30 juin 1635 ; ilavail
épousé Isabelle de Lambert.
Le nom de cette famille figure dans la liste des maintenues de
noblesse de 1666. (Nobiliaire de Nadaud.)

-r-

503 —

DE VASSAL, de la Vassaldie, de la Tourette,
de Rignac, de Fréssinet, de Bellegarde, de la
Coste, de Sineuil, de la Queysie, de Touron, de
la Barde, de Roumegoux, de Pèrdigat, du Marais, de Brignao, de Pechaurier, de Senalhae, de
Montviel, de Chanet-Mirabel, des Ecuyers, de la
Baurie, do Cadillac, de Barrault, de Fondelin,
d'Ondas, de Mazières, etc.
ARMES : D'azur, à la bande d'argent remplie de gueules, chargée de trois besants d'or et accompagnée de deux étoiles de même, posées l'une en chef et l'autre en pointe.

La maison de Vassal, originaire du Quercy, est de la plus ancienne chevalerie. Connue dès le x e siècle, elle a formé grand nombre de branches et rameaux qui se sont répandus en Languedoc,
en Périgord, en Limousin, . en Agenais et en Rouergue.
On cite comme un fait remarquable que, lors de la recherche de
la noblesse, en 1666, il y eut trente-sept branches qui surent maintenues. Dix d'entre elles furent représentées dans les assemblées
de la noblesse aux élections de 1789.
Dans la généalogie de cette maison publiée en 1825 par le chevalier de Courcelles — mais incontestablement l'œuvre de l'abbé
de Lespine — il est dit en note que M. le maréchal de Mouchy se
plaisait à raconter qu'il avait vu, dans sa jeunesse, à l'armée d'Italie, quatre-vingts gentilshommes du nom de Vassal, servant tous à
cette armée, depuis le grade de cadet gentilhomme jusqu'à celui
de lieutenant-général. Ce fait extraordinaire, ajoute le généalogiste, pour une famille qui, dans une seule génération, a fourni à
l'Etat un aussi grand nombre d'officiers, rappelle les Fabius de l'ancienne Rome.
La généalogie des Vassal, à laquelle Fauteur adonné une grande
extension, me dispense d'étendre davantage cette notice.

DE VASSIGNAC, de Colonges, de Sailhac, de
Mier, d'Alvinhac, de Carennac, de Mensignac,
d'Imecourt, Goncores, de Langlade, de Beyssac.
ARMES : D'azur à la bande d'argent cousue de sable.

Cette maison, qui a pris son nom du château et
de la tour de Vassinhac, en bas Limousin, est

— 504 —
une des plus anciennes et des plus considérables du Limousin.
Elle était décorée de la chevalerie dès les temps de Philippe-Auguste et au commencement du règne de saint Louis.
Elle compte un sénéchal d'Arthur de Bretagne, vicomte de Limoges en 1300 ; après 1400, des gouverneurs de la vicomté, ville
et château de Turenne jusqu'en 1677 ; un évêque de Yabres, dès
l'an 1364, et, dans le même siècle, un de ses membres occupait-une
charge à la cour des papes d'Avignon.
Et depuis le règne d'Henri IV, on peut dire que cette famille est
toute militaire. Dans les guerres de Louis XIV, neuf frères du
nom de Vassinhac-dTmocourt étaient dans le même temps au
service avec leur père, lequel était mestre de camp de cavalerie ;
il avait pour major son fils aîné et quatre de ses autres fils étaient
capitaines dans le même régiment. Cinq de ces jeunes gentilshommes furent tués au service ; et ce qu'il y a de particulier,,,
c'est que le père avait eu un pareil nombre de frères qui avaient
tous également péri en servant dans les troupes. II n'existe peutêtre pas, ajoute le généalogiste Courcelles, de famille noble en
France qui ait, en si peu de temps, versé autant de sang pour la
patrie.
La maison de Vassinhac, dont la filiation est suivie depuis la
lin du xn° siècle, a formé trois branches principales, dont plusieurs
sujets tiennent au Périgord par des alliances et la possession de
plusieurs fiefs.
De la première, sont issus les seigneurs de Vassinhac, marquis
dTmecourt, en Champagne. Déjà il en était sorti la branche de
Beyssac, en Limousin, dans le milieu du xm e siècle.
De ces branches celle dTmecourt seule existe.
Le comte Wlgrin de Taillefer, clans ses Antiquités de Vésone,
tome II, chapitre III, donne des détails intéressants sur quelques
maisons de la Renaissance à Périgueux et signale celle qui est au
bout de la rue de la Sagesse, au nord de la halle, laquelle a remplacé l'ancien hôtel de ville, renfermant, dit-il, un escalier, l'un
des plus beaux monuments d'architecture qui ait été élevés dans le
xvi e siècle, et ajoute en note : « On croit que cet escalier est l'ouvrage de MM. de Vassinhae-d'Itneoourt. » Les noms et armes de
cette famille ont donc leur place marquée dans f Armoriai de la
Noblesse du Périgord.

- oOo —
DE VAUCOCOUR (de.Valle Cucurri), du Repaire, de la Brugère, du Château, de Nalhao, de
Bardou, de Sigoulès, du Cluzeau, de la Roche
Saint-Martial, du Tussou, de la Valade, des Limaignes, des Roches, etc. (en Périgord), de
Ghaunay, de la Girasse, de la Besse, de SaintPrivat, de Beaupuy (ces deux dernières seigneuries en Sazadais), de Gostis (en Agenais), de Villemur, etc.
ARMES : D'azur à Irois fleurs de lis d'or (1), au chef d'argenl chargé de trois
yeux au naturel veillant de fasce. On trouve aussi : au chef cousu de gueules
chargé de trois yeux de profil d'argent (2).

La maison de Vaucocour a dû donner son nom au château de
Vaucocour, situé dans la ville de Thiviers (en Périgord i.
Sa filiation est établie depuis Aymard de Vaucoçour., cneyjlïíer,
seigneur dudit lieu, lequel dota d'une chapelle, en 1121, l'abTlaye
de Dalon, de l'Ordre de saint Bernard, et se poursuit sans interruption jusqu'en 1809, époque où mourut à 'Tours son dernier représentant, ne laissant qu'une fille mariée à N. de Villantruys, colonel d'infanterie.
Elle compte plusieurs gentilshommes de la Chambre du roi, une
dame d'honneur de la duchesse de Berry, pendant le règne de Charles X, plusieurs officiers supérieurs dont un maréchal des camps et
armées du roi, des chevaliers de différents ordres, plusieurs gouverneurs, un abbé et un évêque, etc. (3)
Elle a été maintenue dans sa noblesse par divers jugements, et
notamment par sentence de la généralité de Bordeaux, du 6 août
1705, et, en 1789, elle a été représentée, à l'assemblée de la noblesse convoquée pour nommer des députés aux États-Généraux,

(1) Ces armes, qui sont identiques à celles de la Maison de France, no peuvent
avoir qu'une noble origine, de même que le chef qui les accompagne. Les trois
yeux veillants, est-il dit dans une note d'une généalogie imprimée do la famille
de Vaucocour, rappellent la vigilance d'un de ses membres qui découvrit une
conspiration contre son souverain. On a lieu de croire que ce blason est tout
entier do concession royale.
(2) Une empreinte sur cire, d'une lettre signée Vaucocour-d'Ambois, écrite
de Bergerac, le 4 septembre 1748, à M. de Chevalier de Cablanc à Périgueux,
porte les mêmes armes, mais le chef est soutenu d'une devise de gueules.
(3) Raimond de Thiviers (de Valle-Cucurri), évêque de Périgueux, en 10U3, mort
en 1101.

— 506 par : Messire Pierre de Meslon, écuyer, et par messire Nicolas de
Mèredieu, chevalier, seigneur d'Ambois, l'un et l'autre chargés de
procuration de messire Marc de Vaucocour, chevalier de l'Ordre
royal et militaire de Saint-Louis, ci-devant capitaine commandant
de chasseurs au régiment, colonel général de l'infanterie française
et étrangère, etc. (Voir aux procurations.)
C'est ce même Marc de Vaucocourt qui íìt avec distinction les
campagnes de l'armée des Princes, pendant rémigration, et mérita,
avec le titre fie marquis, le gracie de lieutenant-colonel d'infanterie. Celte famille est éteinte.

DE VAUCOCOUR (de Gaillard), de Làge, de
Négronde, de Fontalard, etc.
AHMES : Écartelé, aux 1 et 4, d'azur à un lévrier courant
d'argent ; aux 2 et 3, de gueules à un château pavillonné
de tnois pièces d'argent crénelées de sable, qui est de
Gaillard ; au chef cousu de gueules chargé de trois yeux
au naturel veillant, qui est de Vaucocour.

Ces armes n'ont d'autre analogie avec celles ci-dessus que par
le chef, qui n'est , là qu'un souvenir du fief de Vaucocour acquis par
la famille de Gaillard, le 1 er avril 1730.
Par suite de la vente aux enchères publiques de la terre et seigneurie de Vaucocour, l'acquéreur a ajouté, à son nom patronymique de Gaillard, celui de Vaucocour. Incorporés ensemble, ces
ileux noms n'en ont plus fait qu'un seul, et, en 1789, on voit en effet, parmi les votants clans l'Ordrede la Noblesse, deux membres de
la famille ainsi inscrits : Messire Jean Gaillard, chevalier, seigneur
de Vaucocour ; et messire Jean-Jacques-Gaillard de Vaucocour,
habitant dudit château.
Cette famille a été investie des honneurs du capitoulat en 1759,
clans la personne de Jean-Lóonard-Gaillard, acquéreur de la terre
et seigneurie de Vaucocour, relevant en plein fief du roi de France,
auquel il en rendit foi et hommage le 8 octobre 1745. Le petit-fils»
dudit Jean Léonard, né le 4 septembre 1762, lit la campagne, de
1792 à l'armée du Prince, frère du roi Louis XVI, en qualité d'agrégé aux gardes du corps, et celles de 1796, 13 août, 2, 18, 19 et
24 octobre, dans les chasseurs nobles, et le 25 décembre 1815,
il fut créé chevalier de Saint-Louis.

— 507 —
DR VAYRES de la Coudonriie.
A RMES : D'argent à un lion do sable armé cl lampassé
de gueules cl une bordure d'azur chargée de neuf besants
. d'or.

C'est sous le nom de Charles de Vayres,
écuyer, sieur de la Coudonnie, que le Grand Armoriai de France (registre de Sarlat) a enregistré
ces armes ; ilétait fils de Geoffroy, vassal du marquis d'Hauteíort, qui
rendit un hommage au roi en 1654.
Dans un testament mystique, du 12 janvier 1787, de Claire-Françoise de Lestrade de la Cousse, épouse de messire Joseph de
Vayres, chevalier, seigneur de la Coudonnie, se voit un double
sceau : l'un d'azur à ï aigle d'argent au chef cousu d'azur chargé de
trois fleurs de lis d'or, qui est de Vayres ; l'autre, les armes des
Lestrade de la Cousse déjà données au n° 411.

DE VEAUX, de Fuybertie, etc.
A RMES : D'argènl au chevron de gueules accompagné en
chef de deux croissants et en pointe d'une étoile de même.

Sans la grande révolution, la famille de Veaux,
branche établie à Montignac, n'aurait pas eu besoin des titres d'anoblissement qui lui surent
conférés par la Restauration, car, outre les charges qui lui permettaient de se qualifier, antérieurement à 1789, des
titres de noble, d'écuyer, elle avait eu de plus suffisamment de
chevaliers de Saint-Louis pour avoir do droit la noblesse héréditaire.
Quand j'écrivais ces lignes (voir le 2 e volume du Héraut d'armes), il existait encore deux représentants de la famille : l'un ancien
garde du corps, puis officier de chasseurs à cheval, sous la Restauration — personnification parfaite des chevaliers d'autrefois —
lequel, voulant rester fidèle à ses serments, brisa son épée en 1830,
ainsi que son frère, officier supérieur dans le même régiment, l'autre digne fils de ce dernier, jeune homme de vingt-cinq ans, que
nous avons vu, au premier appel du Saint-Père, s'enrôler comme
soldat dans les zouaves pontificaux — noble phalange dont il devait
en peu d'années devenir un de ses brillants capitaines — et qu'une

— 508 —
balle au cœur a frappé, en plein triomphe, au combat de Mentana,
le 3 novembre 1867.
Ce jeune héros se faisant tuer vaillamment à la tête} de sa compagnie pour la plus sainte des causes, n'est pas une illp&'ation pour
sa famille seule ; le Périgord, justement fier de lui aVoir donné le
jour, a déjà inscrit le nom d'Arthur de Veaux parmi pes gloires les
plus pures, et l'Eglise le comptera désormais au nombre de ses
glorieux martyrs.
. \ . . .
A son blason de famille il avait ajouté cette noble devise : Dieu
et le Roi.

Du VERDIER, de Mouneix (ancien repaire noble, commune d'Aubas, canton de Montignac).
ARMES : D'azur à une fasce ondée d'argent (Grand Armoriai de France, registre de Périgueux.,) Alias : D'azur
à la bande ondée d'argent.

Les détails généalogiques me manquent sur
cette famille ; toutefois, je puis constater qu'elle
a été représentée aux Etats-Généraux de 1789 dans l'Ordre de la
Noblesse par haut et puissant seigneur messire Charles du Verdier, chevalier, châtelain de Mouneix, la Filolie ,jj Viéillevigne,
Montignac, baron de la Chapelle-Albareil et autres glaces, ancien
mousquetaire de la garde du roi, habitant en son château de Mouneix, paroisse de Saint-Pierre-de-Montignac. (Voir aux procurations.)

DE LA VERONE (ou mieux de Lavergne) de
Cerval, de la Mothe, de Croze, de Rousset, etc.
ARMES : De gueules plein, au chef d'argent chargé de
Irois coquilles de sable.

Comme'pour la famille qui précède, la noblesse des Lavergne est incontestablement établie par sa présence aux assemblées de la noblesse en 1789.
Parmi les votants de cet ordre se voit ainsi inscrit : Messire
François-Hubert de Lavergne, chevalier, seigneur de Cerval, ma-

— 509 —
réohal des camps et armées du roi, habitant de la ville de Sarlat.
Dans le Grand Armoriai de France (registre de Sarlat) on voit :
N. de la Vergne, conseiller-secrétaire du roi, maison et couronne
de France, en la chancellerie près la cour des aides de Montauban, maire de la ville de Sarlat. Les armes qui lui sont données y
sont ainsi décrites : D'argent à un hérisson de gueules.

680

DE VERGNES, de la Borie, du Pont.
ARMES : De gueules à un pont de trois
maçonnées de sable sur des ondes d'argent .

arches d'or

Dans le Grand armoriai de France (registre
de Périgueux), sous le nom de Louis de Vergnes, écuyer, sieur de la Borie, du Pont.

DE VERNEILH, de Puyraseau (1) de Lage, de
la Domaise, en partie de Nexon, etc.
ARMES : D'argent à trois palmes de (sinople mouvantes
d'un croissant de gueules, au chef de même chargé de trois
étoiles de champ.

Au xni e siècle, on voit figurer dans un acte
de fondation de l'abbaye des Bénédictins de
Brive un Joannes de Vernolhio de Annexonio (acte publié par
l'abbé Roy-Pierrefltte, dans les mémoires de la Société archéologique de Limoges). Ce Jean de Verneilh de Nexon ne se rattachet-il pas incontestablement à la famille de Verneilh-Puyraseau,
laquelle possédait, vers le milieu du xvr9 siècle, la co-seigneurie de Nexon, et tirait son nom du village de Verneilh, situé
dans la paroisse de Nexon.
Baluze (Missalanées, volume IV, page 125), fait connaître aussi
Jean de Verneilh, chanoine de la cathédrale de Limoges, en 1280.
De ces deux faits, on peut induire que la famille de ce nom est

(4) Puyraseau (commune de Pluviers), flef relevant de Piégut (ancien fort relevant de Nontron.)

— 510 —
du nombre de celles qui peuvent revendiquer des droits à une ancienne noblesse. (1)
Le titre de baron, conféré à M. de Verneilh de Puiraseau, Fauteur de l 1Histoire d'Aquitaine et autres ouvrages, loin de faire
préjuger contre une noblesse ancienne, ne peut donc donner à la
famille qu'un nouveau lustre, une plus grande considération.
L'historien que je rappelle ici fut député de la Dordogne à sept
législatures, préfet de la Corrèze èt du Mont-Blanc, et président
de chambre à la cour, royale de Limoges.
Félix et Jules de Verneilh-Puiraseau ont hérité des goûts littéraires et scientifiques de leur aïeul : Félix, digne émule de M. de
Gaumont, le fondateur de la Société française d'archéologie, se fit
connaître, bien jeune encore, dans le monde savant, par un grand
nombre de publications, parmi lesquelles je citerai son bel ouvrage sur la basilique de St-Front.
M. de Gaumont, se faisant l'organe de cette savante compagnie,
avait eu la pensée d'élever un monument à notre regretté compatriote dans le cimetière môme où il avait été inhumé ; mais lui et
ses collègues ayant su que le désir de la famille était de faire opérer la translation de sa dépouille vénérée dans la chapelle du château de Puyraseau, construite sur les plans du noble défunt et décorée artistement des dessins de son frère, ont dû s'incliner avec
respect devant une volonté si juste, heureux néanmoins d'ériger
dans notre musée départemental un buste à celui dont les nobles
qualités de l'esprit et du cœur surent si bien se faire apprécier des
savants et aimer de tous ceux qui l'ont connu.
L'intéressante cérémonie eut lieu à Périgueux le 19 novembre
1867, au milieu d'une assemblée sympathique, où la Société
française d'archéologie, les comités de plusieurs départements, le
conseil général de la Dordogne, le conseil municipal de Périgueux,
la ville de Nontron et la Société d'agriculture tinrent à honneur à
se faire représenter.
Jules de Verneilh n'est pas resté étranger aux œuvres de son
frère aîné, et les archéologues et les artistes apprécieront toujours
la rectitude et l'élégance des nombreux dessins dont il les a enrichies. Mais là ne s'est pas borné son talent : de son crayon facile
il a fait de charmants croquis que bien des maîtres lui envieraient.

(1) Le Nobiliaire du Limousin, do Nadaud (T . IV), cite deux chevaliers du
xin" siècle du nom de Verneilh.

— 511 —
— Son album des monuments du vieux Périgueux, avec le texte
en regard, restera comme une œuvre capitale. — II a déplus, de sa
plume non moins facile, écrit diverses brochures où se révèlent à
chaque page, avec le sentiment patriotique, une exquise distinction et un esprit toujours de bon aloi.

DE VERNEUIL, de la Barde, de Greyssac, de
la Peyre, baron de l'Isle.
ARMÉS : D'azur au chevron d'or accompagné de Irois
aigles d'argent, deux en chef et une en pointe (1).
Le nom de Verneuil figure dans les jugements
des intendants de Bordeaux portant maintenue
de Noblesse, jugements rendus pendant la période de 1697 à 1718.
Cette famille a également constaté sa noblesse en votant pour
les députés de l'Ordre aux Etats-Généraux, en 1789.

(1) Ces mêmes armes se voient sur une lettre signée de Verneuil, écrite eu
1081, à M. Chevalier de Cablan, maire de Périgueux, de 1G80 à 1681, timbrée
d'un casque avec lambrequins.
(2) Dans les testaments mutuels do Pierre de Verneuil, écuyer, seigneur de la
Peyre, officier du roi dans la grande Fauconnerie de France, et maire perpétuel de la ville de Périgueux, et de Marie de Lestrade (des Lestrade, de Floirac
et de Contie), il est fait mention de Jean-Baptiste de Verneuil, seigneur de Roumejoux; de Jean de Verneuil, seigneur de Chanterane; de Jean de Verneuil,
seigneur de Saint-Paul; de autre Jean de Verneuil, seigneur de Boisférant, et
de Jeanne de Verneuil; mais les armes qui scellent les testaments, en date du 18
décembre 1710, diffèrent complètement de celles ci-dessus décrites. Les empreintes sur cire portent, mais sans indication d'émaux, un croissant et deux étoiles
de chaque côté en haut, et un chef coupé, à une pièce qui m'a paru être un
porc-épic.
M. Ph. de Bosredon, dans sa Sigillographie, donne au n° 59G le sceau de Joseph
de Verneuil, seigneur de la Barde, de Creyssac, baron de Lisle, fils de Pierre
de Verneuil, seigneur de la Peyre, et de Marie de Lestrade, marié par contrat du
23 janvier 1719, à Anne de Pressac de Lioncel, demoiselle de Lisle, fille de
François-Hector de Pressac de Lioncel, marquis de Lisle et de la Chèze, en Saintonge, et de Anne de Chiniac, et les décrit ainsi : Deux écussons accolés, celui
de dextre, d'azur au chevron d'or accompagné de trois aigles d'argent, deux en
chef et une en pointe, qui est de Verneuil, ainsi qu'il est dit plus haut; celui de
sénestre : d'azur au lion d'argent, armé, lampassc et couronné d'or, accompagné
de quatre losanges du même de chaque côté, qui est de Pressac. Couronne de
marquis.

Dans la liste des maires de Périgueux, publiée en 1873, on voit,
à la date de 1703, messire Pierre de Verneuil, seigneur de la
Peyre, qualifié officier du roi dans la grande Fauconnerie. II
exerça avec M. du Cliesne de Montréal, la charge de maire alternatif de la ville de Périgueux, créée par le roi, en 1706.

DE VERNINAG, de Saint-Maur, de Groze,
de Palliez, etc.
ARMES : D'ai'gent à un chevron d'azur et un arbre audessous sur une terrasse de sinople ; au chef de gueules
chargé d'une étoile d'argent accostée de deux croissants de
même. (Armes nouvelles,) Et plus anciennement : d'argent
á un arbre de sinople terrassé, issant de la pointe de
l'écu, et un lion passant sur le fût de l'arbre ; au chef
d'azur chargé d'un croissant accosté de deux étoiles de même. Ces deux écussons
timbrés d'une couronne comtale.
Dans la France héraldique, par Ch. Poplimont, de vair à une aigle de gueules. Sous les noms de Verninac, chevalier de la Légion-d'Honneur, du château
de Croze, (département du Lot), et de Verninac de Croze, chevalier de la
Légion-d'Honneur, président du tribunal de Tulle (Corròze), 1874. — Alias : à
un lion sur champ d'argent.

Gette famille, qui parait originaire de l'Auvergne, remonte, par
titres authentiques, à Jacques de Verninac, vivant en 1519 à Soulliac,
en Quercy.
Los Verninac se rattachent au Périgord par diverses alliances,
entre autres avec les familles de la Tour du Roc, de Ghassaigne, de
Laval, du Bousquet de Salignac, de Lestrade de Floirac, de la Chèze,
d'Aydie, de Montet, Delpit, etc.
François de Verninac, de son mariage avec Malguerie Delpit de
Lile de Salignac, en Périgord, eut plusieurs enfants, dont un, Raymond de Verninac, qui fut ministre de la marine, amiral et gouverneur de possessions françaises dans riii.de. Son nom est sur Fobêlisque de Luxor qu'il avait ramené d'Egypte, étant capitaine de frégate.
II est mort en 1872, laissant un fils, Raymond de Verninac de
St-Maur, capitaine de frégate, officier de la Légion-d'Honneur , décédé au châteauduPetit-Change, près Périgueux, le 19 juillet 1887.
Sa carrière s'annonçait non moins brillante que celle de son père,
lorsque la mort est venue brusquement la briser à l'àge de 43 ans, ne
0
laissant pas de postérité de son mariage avec M" Marie Dubois.

— 513 —

DE LA VER RIE- VI VANS (OU VIVANT), de Siorae, de Doissac, de Villefranche, de Carlou, etc.
ARMES : Parti, au 1, d'argent à trois l'asces ondées d'azur,
au chef de gueules, chargé de Irois étoiles d'or, qui ost de
la Verrie; au 2, d'or au lion couronné de gueules, qui est
de Vivant.

C'est en vertu d'une substitution que la mai-,
son de la Verrie a ajouté à son nom et à ses armes les nom et armes de Vivant.
Sous cette double dénomination comparurent, le 16 mars 1788,
à l'assemblée générale des Trois-Etats de la province du Périgord,
Ordre de la Noblesse, haut et puissant seigneur messire Antoine
de la Verrie-Vivans, seigneur de Siorac, Doissac, Villefranche, en
Périgord, et autres places, habitant en son château de 'Siorac;
messire Joseph de la Verrie-Vivans, chevalier, seigneur de Villefranche, capitaine de grenadiersau régiment du maréchal de Turenne, habitant au repaire de Carlou, paroisse de Saint-Amand.
(Voir aux procurations.)

DE VERTEUIL.
ARMES : Ecartelé, au 1, d'argent à trois losanges de gueules en bandé ; au 2, d'argent

à la fasce ondée d'azur, au

chef de gueules chargé d'une étoile d'or; au í), de gueules
á la bande d'or accostée de deux cotices d'argent, et au 4,
d'azur au mouton d'argent.

Le nom de Verteuil figure dans la liste des familles maintenues dans leur noblesse (période de
1697 à 1718). Et lors du vote par les députés de la Noblesse aux
Etats-Généraux de 1789, on voit le seigneur baron de Verteuil
représenté à l'assemblée de l'Ordre, à Périgueux, par le seigneur
Coustin, marquis de Bourzolles.

33

-514
DE VERTHAMONT.
ARMES : Ecartelé, au 1, de gueules au Hon léopardé d'or;
aux 2 et 3, cinq points d'or équipollés à quatre d'azur; au
4, de gueules plein.
DEVISE : Fais que doys, advienne que pourra.

Bien que le Limousin soit le berceau des Vertharnont, le Périgord revendique l'honneur d'inscrire dans son nobiliaire les nom et armes de cette vieille maison.
Pour justifier, du reste, cette inscription, ne suffit-il pas de rappeler que Jean de Verthamont, capitaine de cavalerie, fut convoqué,
en 1690, au ban et arrière-ban de la sónéchaussée de Bergerac,
pour les fiefs qu'il tenait dans la cité du Périgord, et que ce fut sa
veuve, née d'Augeard, qui fit enregistrer, dans le grand Armoriai
de France, registre de Bergerac, les armes de son mari, telles
qu'elles sont décrites ci-dessus. Mais ce n'est pas seulement à cette
époque que la famille a acquis son droit de cité en Périgord , elle
s'y rattache par diverses alliances notamment avec les Lambertie,
les Rofftgnac, les Ségúr, les Martin de Tyrac, et, encore de nos
jours, avec les Royère et les Beaupoil de Saint-Aulaire.
En mentionnant cette dernière alliance, je tiens à honneur de
rappeler qu'elle a été contractée, en Périgord, avec une des filles
du marquis de Saint-Aulaire, par le comte Henri de Verthamont,
alors zouave pontifical , lequel , peu d'années après , dans la
guerre de 1870-1871, tombait en héros sous les balles prussiennes
en défendant, au combat de Patay, le drapeau du Sacré-Cœur de
Jésus.
Voici ce qu'il répondit à un de ses plus intimes amis lui rappelant qu'il était père de famille et qu'il n'était plus tenu par son âge,
ni par les lois de son pays, à exposer ses jours : « Aucune considération de famille ne saurait m'arrêter, j'ai combattu pour Pie IX
spolié et dépouillé de son royaume ; aujourd'hui que mon pays est
envahi par l'étranger, ma place est aux avant-postes. »
La noblesse des Verthamont a été maintenue et constatée à l'époque des recherches faites par les intendants des provinces. Elle
a fait ses preuves pour l'Ordre de Malte, et en 1789, lors des assemblées de la Noblesse, on voit plusieurs de ses membres inscrits
parmi les votants pour les députés de l'Ordre, avec les qualifica.tions de marquis, de comte, de baron, à Saintes, Angoulême, Tarbes, Libourne et Bordeaux. C'est dans cette dernière ville que
Charles de Verthamont eut l'honneur d'être nommé député de la
Noblesse.

Doux de ses membres figurent parmi les consuls de la ville de
Limoges, en 1367.
Cette famille, dont la filiation se suit régulièrement depuis le
milieu du xv° siècle, a produit des personnages marquants dans la
robe et clans l'épée et, entre autres, des présidents au parlement de
Bordeaux et des colonels du régiment du nom de Verthamont.

687

DE VETAT, de la Barotière, de Chandoré, du
Taillan, de Remensignac, du Vetizon (fief et château de ce nom, paroisse du Petit-Bersac, canton de Ribérac, en Périgord).

ARMES : D'azur à trois U-angles d'argent sommées do trois
merlettes d'or en pal. C'est ainsi que ces armes étaient
portées en Périgord par la famille do Vétat ; mais dans la
Noblesse de Saintonge et d'Aunis, par L. de la Morinorie, elles sont décrites sous
le nom des N. Vétatde Chandoré : de... à sept gouttes d'eau de... posées 2,4 et
1, accompagnées de deux annelets de... en pointe ;lo toutsurmonté d'un soleil
de... issanl du chef.

S'il ne m'a pas été donné d'avoir sur cette famille qui vient de
s'éteindre, de détails généalogiques, je puis du moins constater
qu'elle a été maintenue dans sa noblesse par d'Aguesseau, chargé
de faire la vérification de ses titres le 26 avril 1671, et qu'elle a
reçu une nouvelle confirmation de noblesse par son vote aux EtatsGénéraux de 1789, en Périgord et en Saintonge.

DE VEYREL, de la Jarthe, de Grézelou (corn
munede Trélissac.)
ARMES: Coupé, au

1, parti de gueules et d'azur à l'aí-

gle d'argent brochant ; au 2, également parti, de gueules ot
d'azur chargé d'un sautoir (ou croix de St-André) d'argent
brochant, cantonné de quatre étoiles dont deux posées sur
la ligne du parti.

Ces armes sont relevées sur deux tableaux religieux qui se
voyaient encore en 1858, l'un dans la chapelle de la Jarthe, au-dessus de l'autel, l'autre dans l'église de Trélissac.
. Cette famille est ancienne en Périgord. Les registres de la mai-

rie de Périgueux nous font connaître un consul en 1353 et un maire
de 1622 à 1623.
Sur la production de ses titres et la preuve de sa filiation depuis
1559, le chevalier Bazin de Bezotis, intendant de la justice, police
et finances en la généralité de Bordeaux, rendit, le 11 mars 1669,
une ordonnance de maintenue en faveur de Sicaire de Veyrel,
écuyer, seigneur de la Jarthe. En conséquence, il fut inscrit au
catalogue des nobles de la sénéchaussée de Périgueux.
La construction de la chapelle de la Jarthe, commune de Trélissac, remonte à Tannée 1631, époque de la peste qui sévissait alors
en Limousin et en Périgord.
La famille de Veyrel, qui s'était réfugiée au château de la Jarthe,
ne put pas, cependant, échapper à la contagion.
Un mémoire, écrit de la main de Jérôme de Veyrel, à la date de
la fin de niai 1631-, nous apprend que sa femme, ses deux enfants,
son père et son grand-père lui furent enlevés et que, frappé luimême, il fut le seul de sa famille qui triompha de la mort.
Ce fut lui qui, voulant rendre grâce à Dieu de lui avoir conservé
la vie, fit construire à la Jarthe, sur remplacement où reposaient
les corps de tous ceux qu'il venait de perdre, une chapelle sous
lMnvocation de saint Roch, pour y faire célébrer le service divin
et prier pour le repos de leurs âmes.

DE VEYRINES, de Ste-Alvère (ancien repaire
noble relevant au xvi° siècle de la châtellenie de
Limeuil, ayant depuis, ajoute le vicomte de
Gourgues, haute justice sur Ste-Alvère, et le litre de marquisat.
ARMES : D'argont à la croix d'azur cantonnée de quatre
merletlcs de sable.

Sur un reliquaire provenant, dit-on, de l'ancienne église d'Andrivaux et qui est aujourd'hui dans celle de Chancelade, reliquaire
doublement précieux, car outre l'intérêt artistique que la Société
historique et archéologique du Périgord lui a reconnu, il renferme
les reliques vénérées de saint Front, de saint Basile et de saint Maurice ; sur ce reliquaire, dis-je, on voit quatre fois répété un écu
écartelé, divisé par un trait (ou croix) dont chaque quartier porte
un oiseau de sable. C'est bien ainsi que sont les armes de la famille

de Veyrines. Et ne sait-on pas que ce nom sous lequel sont désignés plusieurs communes, bourgs et habitations on Périgord, était
aussi un nom patronymique dès le xn u siècle ? Ainsi, un Pierre de
Veyrines, qualifié damoiseau, passa, le 4 juin 1385, une transaction
avec Peyronne de Touchebœuf, fille de Bertrand de Touchebœuf
(de Tocabou), damoiseau de Castelnau-des-Mirandes, sur Dordogne, et femme d'Armand de Motes, damoiseau de Berbiguières, et
Jean de la Calprenède, habitant du mont de Domme.
Remontant plus haut on trouve également : Bernard de Veyri-.
nés, seigneur de la Barde, près du Bugue, lequel fut père de :
Guillaume-Armand de Veyrines, damoiseau, qui épousa en 1382
Philippe de Limeuil, dame de Ste-Alvère, dont il eut entre autres
enfants :
Noble Jean de Veyrines, seigneur de Ste-Alvère , marié vers
1400 avec damoiselle de Flamenc de Bruzac, dont il eut quatre
filles :
1° Antoinette de Veyrines (autrement de Limeuil) qui épousa,
le 27 novembre 1448 v noble Jean Adhémard de Lostangës, damoiseau •
2° Louise de Veyrines, mariée le même jour à noble Pons de
Larmandie, damoiseau de Miremont ;
3° Jeanne, alliée en 1451 à noble Jean de Laurière, seigneur de
Lanmarie ;
4° Autre Jeanne dont le sort est ignoré.
Les armes décrites en tête de cette notice ont. tellement d'analogie avec celles du reliquaire deChancelade qu'onserait porté à croire
que ledit reliquaire provient de la famille de Veyrines.

DE VIELGASTEL (DE SALVIAC), baron de Verdun, de Gazaí, de Belleisle, de Veziat, de Roquecave ou Marminhac, etc.
ARMES : Do gueules à uue tour d'argent maçonnée d»
sable, donjonnée de trois tourillons de même.
DEVISE : Diex li vol. — Et quam velus est castvum cujus
nascitur origo.

La famille de Salviac de Vielcastel, originaine du Quercy, se
glorifie de compter parmi ses aïeux deux nobles chevaliers : Pierre
et Etienne de Salviac de Vielcastel, qui tous deux suivirent, en

— 518 —
1006, Raimond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, à la TerreSainte.
Godefroy de Bouillon honorait de son amitié ces deux frères jumeaux, qui périrent ensemble et surent enterrés dans le même tombeau. (Histoire des Croisades, par Richard.)
C'est sur le vu de ses titres, remontant à 1099, que les commissaires chargés de la recherche de la noblesse rendirent en sa faveur, le 27 septembre 1666, un jugement de maintenue et que l'écusson de la famille fut placé dans la galerie de Versailles, salle
de la l re croisade.
Aux Etats-Généraux de 1789 figurent , parmi les votants dans
l'Ordre de la Noblesse de Périgueux : Messire Charles de Salviac
de Vielcastel, chevalier, seigneur, baron de Verdon, habitant en
son château de Vielcastel, etc., et messire Charles-François Pons
de Salviac de Vielcastel, chevalier de l'Ordre royal et militaire de
Saint-Louis, ancien capitaine au régiment d'Auvergne, seigneur
des Grèzes et co-seigneur de Siorac, habitant au château de Veziac, paroisse de Montplaisant, en Sarladais. (Voir aux procurations.)
A cette famille appartient le comte Horace de Vielcastel, qui
s'est acquis, de nos jours, une brillante réputation dans le monde
littéraire.

VIGIER , de Périgueux , de Caussade , de
Premilhac, de Douzillac, de Beauronne, de JaverIhac, de Segonzac, etc.
ARMES : De gueules à trois lions d'or et une eotice d'argent brochant sur le tout.

Ces armes, apposées sur une quittance, étaient
le sceau dont faisaient usage les branches de
Douzillac et de Beauronne, probablement, dit M. de Courcelles,
issues des Vigier de Caussade.
Sous le nom de Vigier de Saìnt-Rabier, on trouve les armes
suivantes : D'or à trois étoiles d'azur, et sous celui de Vigier de
Siorac, Vigier de Plas, et Guillaume Vigier, abbé de Chancelade : D'argent à la bande de gueules et une bordure de même,
chargée de huit besants d'or; sous le nom seul de Vigier (Aunis
et Saintonge) : D'argent à trois fasces.
Malgré la différence de ces armoiries, j'ai cru devoir en donner

— 519 —
la description dans Y Armoriai de la Noblesse du Périgord, en raison des alliances nombreuses et distinguées que les Vigier, qualifiés de titres nobiliaires, ont contractées dans notre province.
La maison de Vigier, dit Courcelles, dont l'origine remonte aux
temps les plus reculés et qui peut être regardée' comme la souche
commune de plusieurs branches qui se sont répandues en divers
temps en Périgord, en Angoumois et en Limousin, paraît avoir
pris son nom d'une charge appelée viguerie ou vigerie, en latin,
vicaria (1), que ses premiers auteurs ont exercée dans la ville du
Puy-Saint-Front de Périgueux (2). II est certain, ajoute ce généalogiste, que la famille Vigier possédait cette charge, à titre de fief
dès le xi e siècle.
La vente du droit de viguerie fut faite en 1304 par Hélie et
Pierre Vigier, qualifiés gentilshommes. Ce sont les mêmes qui se
voient dans la liste des maires de Périgueux et de la Cité : le premier, en 1307, et le second, en 1341. En 1333 on voit également
noble Bernard Vigier, maire de la Cité de Périgueux.
La branche de Caussade s'est éteinte dans la maison de Cugnac,
et celle de Premiìhac, issue de celle de Caussade, dans la maison
de Laroche-Aymon.

692

DE VILLARS, de la Filolie, de Mondésir, de
Moulinneuf, de Venlas, de Félines, de Monpcyran, de la Salle, de Varenne, de Pontignac, de
Montchoisy, de Minzac.
ARMES : D'hermine au chef de gueules, chargé d'un lion
issant d'argent.

Dans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse (recherches de 1697 à 1718), on
voit ainsi inscrit : Jean de Villars, seigneur de Monpeyran, et Pierre
de Villars, seigneur de la Varenne, et parmi les votants, en 1789,
dans l'Ordre de la Noblesse de Périgueux : Messire Léonard de

(1) Le Viguior (vicarius), était le lioulenant du seigneur à qui la justice appartenait.
(2) On présume que ce fut un évêque do Périgueux — peut-être Frotaire de
Gourdon, qui, en qualité d'abbé de Saint-Front, inféoda le premier cette charge,
vers la fin du x° siècle.

— 520 —
Villars, chevalier, seigneur de Pontignac, du repaire de Minzac, et
autres places, habitant en son château de Pontignac, en Périgord,
et nobles Marie et autre Marie de Villars, de Pontignac, dame de
Montchoisy, lesquelles furent représentées à l'assemblée par messire François de Maillard de la Faye, chevalier de l'Ordre de Malte.
(Voir aux procurations.)

DE OU DU VILLARS, de la Brousse, de la Cournerie.
ARMES : Ecartelé d'azur et d'argent au lion contourné
de sable, brochant sur le tout.

Ces armes, peintes sur un arbre généalogique
de la famille, sont timbrées d'un casque de profil.
Dans le manuscrit de la fin du xvn 6 siècle que j'ai
souvent cité, on trouve le nom de Villars, des Roches, paroisse
de Saint-Laurent-de-Gogabaud : D'azur à trois lions d'or.
Par testament, en date du 22 août 1555, on voit que noble Pierre
de Villars, seigneur dudit lieu, eut plusieurs fils dont tous sont
qualifiés écuyers.
Parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse, en 1789, on voit,
ainsi inscrit : Messire Georges de Villars, écuyer, seigneur de la
Brousse, habitant du repaire de la Cournerie, paroisse de St-Avitde-Villars.
Cette famille était-elle distincte de celle qui précède ? Le peu
d'analogie de leurs armes permet d'en douter.

DE VILLEMUR (ARMAND), Evêque de Périgueux, 15 octobre 1347.
ARMES : Écartelé, au 1 et 4, de gueules au lion d'or armé
et lampassé du champ ; aux 2 et 3, d'or à trois pals de gueules.

Transféré à Pamiers, le 13 février 1348, et
créé cardinal du titre de Saint-Sixte, évêque de
Palestine, en 1351, il mourut subitement à Avignon, le 28 octobre
1355. (Périgord illustré.)

DE VILLEPONTOUX, de Jaurès, de Corbiae.
ARMES : D'argent au lion de sable, armé et lampassé de
gueules.

Ces armes, ainsi décrites dans le manuscrit de
la fin du xvn c siècle, déjà plusieurs fois cité, sont
timbrées d'un casque panaché, à demi tourné.
Le nom de Villepontoux se voil inscrit dans les
jugements des intendants de Bordeaux, période de 1697 à 1718.,
portant maintenue de noblesse. II se voit aussi dans la liste des votants pour les députés do la Noblesse de Périgueux aux EtatsGénéraux de 1789. En janvier 1584 le roi avait anobli Simon de
Villepontoux, dit le capitaine Jaure, sergent major de Bergerac.
Noble Jean de Villepontoux, écuyer, seigneur de Jaure, fit enreristrer les lettres patentes, le 19 août 163-1, au greffe de la cot:r
des aides.

DE VILLERS-LAFAYE
Périgueux, 1652.

Cyrus, Evêque de

ARMES : D'or à la t'asce de gueules.

Noble famille de Bourgogne.
Nommé le 21 juillet'1653, il prit possession de
son évêché le 7 novembre suivant et mourut à
Paris, le 4 octobre 1665. II fut inhumé dans le
couvent des capucins de la rue Saint- Jacques.

DE VILLOUTREYS DE SAINTE-MARIE, etc.
ARMES : D'azur au chevron d'or, accompagné en chef
d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles et en pointe
d'une rose de même.
DEVISE : Dispose, fait mieux.

Dans les jugements des intendants de Bordeaux portant maintenue de noblesse, rendus dans la période de
1697 à 1718, figure le nom du seigneur de VillouIreys-de-SainteMarie ; il se voit également dans la liste des votants pour les dépu-

— 522 —
tés de la noblesse du Périgord, aux Etats-Généraux de 1789.
Jean-François, comte de Villoutreys, était ancien page de Louis
XV et successivement cavalcadour du Roi et de Mesdames.
Cette famille est représentée par le marquis de Villoutreys, au
château du Plessis-Villoutreys (Maine-et-Loire).

Du VINS, du Manègre (1), de Pepeyroux, de
Monteton, de Fonbat, de la Fleunie (2), de Cramisat, etc.
ARMES : D'argent au chêne terrassé de sinople, accosté en poinle de deux sangliers (ou porcs) passants et affrontés de sable.

Outre ces armoiries données dans le Grand
Armoriai de France, on y trouve également, sous le nom de Jean
de Vins de Fombas : d'or, à un arbre de sinople accompagné de
deux étoiles de gueules et d'un lion de même en pointe passant devant le pied de T arbre.
Cette famille figure dans l'Etat-Général des gentilshommes de
sélection de Sarlat, maintenus dans leur noblesse, en 1666, par
M. Pcllot, intendant de Guienne, de même que dans les assemblées de la noblesse, lors des États-Généraux de 1789, sous le nom
de haute et puissante dame Marie-Thérèse de Goudin, veuve de
haut et puissant seigneur, messire Antoine de Vins, seigneur du
Masnègre, Peypeyroux, Cramirel et autres lieux, laquelle fut représentée par haut et puissant seigneur Marie-Antoine de Vins,
seigneur du Masnègre.
DE VITRAC, de Vandière, de Laudonie, de
Saint-Michel (3), de la Tour.
ARMES : D'azur à trois trèfles d'or. Alias de sinople.

En vertu de l'adoption d'un des membres de
cette famille par le vicomte d'Abzac, les noms,
titres et armes de ce dernier ont passé dans une
(1J Le Masnègre, commune de Valojoux, ancien repaire noble relevant de la
commanderie de Condat.
(2) La Fleunie, commune do Condat-sur-Vézère, ancien repaire noble ayant
haute justice sur deux villages de Condat.
(3) Ancien repaire noble commune de Cantillac.

— 523' —
branche de Vitrac qui s'est appelée depuis d'Abzac-de-Vitrac.
Aux Etats-Généraux de 1789, se voit parmi les votants dans l'Ordre de la Noblesse ainsi inscrit : Messire Élie-Bernard de Vitrac,
écuyer, seigneur de Vitrac, ancien exempt des gardes du corps du
Roi et chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, habitant du village de Laudonnie, paroisse de Tourtoirac, lequel fit et
constitua pour son procureur-général et spécial, messire Pierre
vicomte d'Abzac de Limeyrac, habitant en son château de Limeyrac. (Voir aux procurations.)
Plusieurs sujets de cette famille suivent la carrière des armes.

DE VIVANT (ou de Vivans) de Pouyac, de
Doissac (ancien repaire noble, canton de Belvès) du Boscq, etc.
ARMES : D'or au lion de gueules couronné de môme.
DEVISE : II n'en devail crever là ou Dieu et le
ble n'en peut nuire (1).

dia-

Gesarmes sont ainsi décrites dans le Grand Armorial de France (registre deSarlat), sousle nom de Joseph-Geoffroy
de Vivans, comte de Pouyac, seigneur de Doissac, le Boscq et autres
lieux. Elles sont les mêmes sur le tombeau de Geoffroy de Vivans,
ce chef du parti calviniste, en Périgord, en Agenais, en Quercy et
en Limousin, dont l'activité, le courage et l'audace lui valurent
d'être successivement chambellan du roi de Navarre, membre de
. son conseil privé, mestre de camp de la cavalerie, et gouverneur
/ en Périgord et en Limousin. Le grand nombre de lettres dont
l'honora le futur Henri IV, témoignent assez du cas que le brave
Béarnais faisait de sa personne. Par ['extinction de cette famille
dans celle de la Verrie, cette dernière a accolé le blason de Vivant
au sien propre, ainsi qu'on le voit dans le double écusson porté
plus haut n° 607 de l'Armorial.
Une notice sur la famille de Vivans, insérée en note de la généalogie de Touchebœuf, par M. de Saint-AUais, constate que la
maison de ce nom était noble et ancienne en Périgord.

(1) Paroles d'Henri IV demandint à Loyseau, son médecin, qui avait soigné
Vivant des blessures qu'il avait reçues à la bataille de Contras. Comment va Vi.
vant, Loyseau ? II est parti pour Sainle-Foy. En litière ? demande le roi. — Non,
à cheval — Ventre-saint-gris !

DE WAUBERT DE GENLIS.
ARMES : D'azur à une herse d'or, et deux épis d'orge da
même mis en sautoir, brochant sur le tout.

Cette famille, originaire des Pays-Bas, dont la
noblesse remonte au-delà du xiv" siècle, s'est
fixée en France dans le xvn e et a obtenu de
d'Hozier, juge d'armes de France, les certificats qui établissent
qu'elle doit jouirde tous les privilèges de l'Ordre de la Noblesse
du royaume.
Elle se rattache au Périgord par le mariage du général de Vaubert de Genlis avec M"« Véchembre, d'une famille notable de
cette province.
De ce mariage sont issus deux fils, tous deux officiers de cavalerie, et une fille mariée au général Guioth.

ADDITIONS ET CORRECTIONS
DES ARTICLES CONTENUS DANS LE I" 1' VOLUME.

A la note page 16 il est dit : «Voir aux procurations, de la page
■60 à la page 188 » ; c'est là une indication fausse, les procurations
étant, dans le second volume.
ALAMIGEON
A la page 30, au lieu du n° 10 (erre"ï typographique), Lire n" 5,
et ajouter que ces renseignements ont été donnés par M. Paul
Huei.
n'ALBA.
A la page 31, n° 6, ajouter en note Hélie d'Alba, avocat et bourgeois de Bergerac, avait été anobli par lettres patentes île décembre 1638, enregistrées le 12 mai 1640, en la cour des Aides do Bordeaux.
D'AMADE.
Page 36, n° 13, après cette phrase: « Sa place dans l' Armoriai
de la Noblesse du Póriyord n'est point douteuse, » devait suívrè
l'attestation que la noblesse de Castillon et des environs donna à
un des membres de cette famille. Elle est ainsi conçue :
« NouS, écuyers soussignés, certifions et attestons à tous ceux
qu'il appartiendra, que sieur Isaac Damade, vil noblement ; qu'il esl
issu d'une famille qui a toujours été associée à la Noblesse;que sieur
Jean Damade, son aïeul, a vécu noblement, lequel avait cinq fils —
(au nombre desquels était le père du dit sieur Isaac Damade, qui vit
aussi noblement), au service de Sa Majesté dans le régiment de
Maugiron cavalerie, dont trois officiers et les autres volontaires,
l'un desquels fut ensuite garde du Roi, qui fut tué à la bataille
d'Ellinguen, et un do ceux qui étaient officiers, s'est retiré pen2í

sionné du Roi ; que deux de ses grands oncles étaient officiers
dans le dit régiment, l'un capitaine commandant, et l'autre aidemajor, chevalier de Saint-Louis et pensionné du Roi ; que bien
d'autres de ses parents ont servi dans le même régiment ; qu'il y a
eu un lieutenant-colonel et brigadier des aroiées du Roi, et les
autres major, capitaines et chevaliers de St-Louis et également
pensionnés du Roi. En foi de quoi nous avons donné la présente
attestation. »
Signé : D E T AUSIA , ancien major de cavalerie ; de G RAILLY
DE P OINSONNET , mestre de camp de cavalerie ; D UJON
DE T AUZIA ; de T AUZIA , capitaine réformé au régiment
de Chartres cavalerie ; M ARCON , brigadier des gardes du Roi ; chevalier de L ACTEARD ; de L ABOILS ;
Q UEYSSAT (père des sieurs de Queyssat); D ENOIS.
D' ARLOT.

Le Grand Armoriai de France supprime dans les armes la
grappe de raisin, ainsi qu'un ou deux cachets de famille, c'était
une brisure de puinesse, car la grappe est non seulement indiquée
par d'IIozier, mais elle existe aussi sur un tombeau de 1461 , dans
l'église de Firbeix, et sur la litre de celle de St-Pierre-de-Frugie,
deux seigneuries de cette famille.
D' AYDIE.

A la page 48, n° 33,

ligne 5, au lieu

de Benanger , lire

Bena uges.
D' AYMERIC.

A la page 50, ajouter du Chastaiùg, nom sous lequel cette
famille est désignée dans certains actes, sans même que le nom
patronymique précède.
DE

BELLEYME.

A la page 72, n°71, après la description héraldique, ajouter que :
plus anciennement, les armes se voient d'argent au chevron d'azur
accompagne en chef de deux trèfles de sable et en pointe d'un crois-

sant de môme, et compléter le premier paragraphe de la sdiation
suivante :
Ledit Pierre, né à Beáumont du Périgord, le 14 mars 1717 et
mort le 29 août 1819, fut père de : Jean-Louis de Beleyine, né le
16 janvier 1787 et mort le 24 février 1862, qui fut président du tribunal de la Seine, préfet de police, vice-président de la Chambre
des députés. II eut pour fils :
Charles-Louis de Belleyme, député de Blois de 1845 à 1846 et
Adolphe de Belleyme, qui siégea également à la Chambre des députés (représentant ^arrondissement de Bergerac), où il fut rapporteur de plusieurs lois. II est mort en 1864, laissant une lille
unique, Gabrielle de Belleyme, mariée au marquis de Trévise ;
de ce mariage, une fille mariée en 1888, au prince de Gystria.
Louis-François de Belleyme, cousin germain de Pierre de Belleyme, ingénieur géographe, habitait la Grasserie, paroisse du Salon,
près de Vergt, et Bassac, près Villamblard. Son fils, Jean-Baptiste
(1767-1836), notaire royal à Périgueux, cousin issu de germain du
président de Belleyme. De son mariage avec Anne de Scudyé, sont
provenues deux filles, dont Tune mariée à M. Bonhomme de
Montégut et l'autre à M. Débets de Lacrousille, ancien député à
l'Assemblée constituante, décédé en 1851.
D'après des renseignements postérieurs fournis par la famille,
on voit que les Belleyme sont originaires da Perche et de Normandie et que leur généalogie (preuves de 1640, élection d'Argentan), remonte au xi 6 siècle : que Guerin de Belleyme porta le titre
de comte de Domfront et Geoffroy de Belleyme, celui de vicomte
de Chateaudun ; que par testament, en date du 12 juillet 1551,
Robert de Belleyme institua son fils Louis, avec stipulation à vie
en saveur de Antoine de Belleyme, cadet, seigneur de la GrangePerrier, au lieu de Bergerac (d'où la branche du Périgord), plus
une aumône de mille livres aux sieurs Religieux de Montaigne.

DE

BELRIEU.

A la page 73, ligne 10 : au lieu de Vivazet, lire Virazei,
baronnie qui passa aux d'Augeard par le mariage de Catherine de Belrieu avec Henry d'Augeard, président à mortier au par
lement de Bordeaux, en 1717.

DE

BERGUES.

A la page 75, n° 78, après la neuvième ligne, ajouter : Un Jean
de Bergties est déclaré noble et exempt de la taille, par arrêt du
Conseil d'Etat du 8 mai 1642.
DE

LA BORIE.

Page 94, n° 111 : Le nom patronymique de la famille de la
Gaubertie, seigneur de la Borie, est Véra. Jean de Véra, natif de
Castille, épousa en .1445, Marie d'Abzac, dame de la Gaubertie.
DU

BOUCHER.

Au dernier paragraphe, page 97, de la notice 115, annuler les
mots : sous les noms de.
DE

BOYSSON.

Pendant l'impression de ce premier volume, et mieux renseigné
en ce qui concerne de Boysson, page 105, n» 130, et du Buisson,
page 122, n° 157, je dois à la vérité de déclarer que ces deux familles se rattachent à celle de Boysson ou du Buysson de Mirabel,'
d'Aussonne, de Bournazel, etc., aujourd'hui éteinte.
Comme prouve de la communauté d'origine, il suffirait de rappeler que fauteur de la branche de Boysson, venu en Périgord,
fut appelé à Cahors comme président 'au présidial, par l'influence
de son parent, Hugues de Buisson ou de Boysson d'Aussonne, gouverneur du Quercy.
11s appartenaient l'un et l'autre aux Boysson, capitouls de Toulouse, qui étaient tous, sans exception, des Boysson ou Buisson
d'Aussonne, de Mirabel, etc.
J'ai aussi à signaler l'omission involontaire de vote fait en 1789
dans l'Ordre de la Noblesse du Quercy, par Bernard de Boysson, bisaïeul de nos Boysson, dont le fils servit dans l'armée de
Condé.
Eiilìn, je dois rectifier la qualification de conseiller au présidial
attribuée aux Boyssou, depuis Antoine qui épousa dans la l' e moitié
du xvn* siècle, Pierrette d'Abzac, fille de Isaac d'Abzac, et dont
une lìlle fut mariés à Brandelis de Gironde, de Montclar ; c'est
Président que j'aurais dû dire.

DE BRÉMOND.

Page 108, ligne 4, au lieu de Sainte- Aulaire, lire Saint-Aulayc
(canton de l'arrondissement de Ribérac).
DE BRUZAC.

Page 120. Ajouter à la fin de la notice : Cette famille releva le
nom patronymique de Flamenc, dans les actes authentiques, à
partir de 1695.
DE

CARRIÈRE.

Page 130, dernières lignes, à Pénoncé des armes, après avoir
dit : « aux: ailes déployées » pjouter « le tout en champ d'azur »
puis... panaché avec timbre et non au timbre. Ces armoiries sont
les véritables de la famille périgourdine Carrière de Montvert. Un
cachet de famille les donne ainsi, semblables à celles produites
pour la maintenue de 1666. (Archives de Montvert.)

DE

LA CHAPELLE.

Page 147 Effacer le paragraphe concernant Jean et François
de Morethon, portés au 2 me volume, page 106, n° 179, sous leur
vrai nom de Morelon.

DE

CHASTEIGNER.

A la page 152, n° 199, au lieu de Chateigner, lire Chasteigner,
et ajouter : sires de la Gliastaigneraie (1060-1406) ; barons de
Preuilly (l re baronnie de Touraine) ; marquis de la Roche-Posay ;
comtes de Chinssé, en Poitou; marquis de Saint-Georges, en Aunis ; barons de Malval et du Lindois, en Limousin, etc., etc.
Cette maison, originaire du Poitou, a possédé en Périgord, et
jusqu'à la Révolution de 1789, le fief de la Brangelie, paroisse de
Vanxains.
Les représentants actuels de ce nom en Périgord appartiennent
à la branche du Lindois (branche aînée), détachée en 1550 de la
souche Poitevine.)

— 530 —
DE CHAUSSADE.

Page 154, ajouter aux seigneuries : deJolimont, nom d'une
branche sous laquelle des représentants actuels de cette famille
sont connus.
DU CHAZEAU.

Page 154, ajouter aux seigneuries : de Beaumond, nom que
portait une branche auxvii» siècle, avec qualification de chevalier.

DE

COLOM.

Page 163, ligne 4 , après
des Camps , ajouter de Labrousse , nom sous lequel sont connus les de Goulon de
Labrousse, représentant de nos jours les anciens gentilshommes
verriers de la contrée.
DE

COSNAC.

Page 167, lignes 14 et 15, au lieu de « sa veuve, née de
Sabran » , lire « sa fille mariée au comte de Lestang d'Hust. »

DE COUHÉ.

Page 169, après Couhé, lire de Lusignan, et après en Limousin et Poitou, ajouter en Périgord.

DE

COURSOU.

Page 171, ligne 3 ; après : aux 1 et 4 de gueules, ajouter : au
lion d'or.
DE COUSTIN.

Page 171, à la description des armes, indiquer l'émail des léopards, d'or, et au lieu d'Oradour-sur-Veyres, lire Vayres.

— 531 —
DE LA CROIX.
Les productions pour maintenues de noblesse, V Armoriai
général de France, l'écusson gravé sur la porte d'entrée de
Jovelle, et les cachets de famille , indiquent : une croix patlée
ou tourielée d'azur sur laquelle s'appuie un lion de gueules.
— Page 174, ligne 25, au lieu de « Mémoires de M. de La
Rochejaquelein » lire « de la marquise de La Rochejaquelein,
(édition originale de 1889). »
DE CUMONT.
Page 177. Le Raymond de Gumont, seigneur de Sallebœuf (fief
de la commune de Cumond et non de Sl-Capraise) était un
Brémond, ainsi que le fait observer M. de Brémond d'Ars, dans la
généalogie de sa famille.
D'ESCATHA.
Page 188. Sous le nom de d'Escatha de Beauretour, les armes
montrent les 9 besants placés d'une façon toute différente ; ils sont
groupés 3 ensemble, ceux du chef 2 et 1, et ceux de la pointe 1 et 2,
en forme de trèfle, et chaque groupe ainsi placé, deux en chef et un
en pointe (Archives de M. Huet) ; j'ajoute que sur. une pièce en
parchemin conservée au château de Boisset, à M. F. d'Escatha, on
voit Hélie d'Escatha, damoiseau, fils de Raymond, chevalier, seigneur des Vignes, passer le jeudi avant la Saint-André de 1356, une
transaction avec Jean de Caslelnau, au sujet de la basse justice
des Vignes, dans la paroisse de Mensignac.
D'ESCUDIER.
Page 189, à ce nom, ajouter: ou de Scudier ou de Scudyé.
D'ESTUT.
A la page 192, n° 261, ajouter aux seigneuries celles de Bouniagues, de Mazières; et, à la description héraldique et sur le dessin
même, voir : au lieu d'un pal d'azur, cinq pals et mieux cinq ver-

— 532 —
geMes ; et de plus, compléter le premier paragraphe : après le mot
substitution par : Michel Estutt d'A'ssay, archer de la garde écossaise, ayant épousé vers 1510 l'héritière d'une branche de la
maison de Solminihac, sa descendance depuis en a porté le nom,
mais avec les- armes des Estutt un peu modifiées.
DE FAGES.

Page 193 : au lieu de : 18 officiers, lire : 18 chevaliers, et
page 194, ligne 7, au lieu à' archevêque de la Gironde, lire : Archives départementales de la Gironde.

DE LA

FARGUE.

Page 196, ligne 27, effacer : à Périgueux.
DE FAUCHER.

Page 198, ligne 17, au lieu de ou rameaux, lire : aux rameaux.
DE FAYOLLE.

Page 200, ajouter aux seigneuries : de Tocane, de Neuvic, de
Saint-Apre, de Douet, du Chadeuil, de Verteillac, de Clermont,
de Vernodes, et à la description des armes, lire Tenants (supports), au lieu de tenant (participe présent.)

DE

FAYOLLES.

Page 201. M. de Saint-Saud, en consultant les différents dossiers
de d'Hozier, etc., au cabinet des titres, à la Bibliothèque Nationale,
qui concernent la famille de Fayolles, seigneurs dePuyredon, SaintFront, Château-Geoffroy, n'a pas trouvé de jonction entr'elle et
celle du même nom qui était seigneurs de Sarrazac, Lisle, Lavaud,
etc., malgré l'analogie des armes de Puyredon : d'argent à 3 lions
de gueules, armés et lampassés de sable. Les Fayolles de Puyredon
y sont dits originaires du Poitou, où une branche subsista longtemps dans la sénéchaussée de Civray ; ils vinrent se fixer en

— 533 —
Périgord à la lin du xv° siècle ; leur nom patronymique sembla il
être à cette époque Joubert, et antérieurement Pisseleu. Ils soûl
représentés de nos jours en Lot-et-Garonne.

DE

FÉNELON (Salignao).

Page 206 : le champ des armes est d'or et non d'azur.
DE FUMEL.

- Page 221, ligne 26 du n° 298, lire Lisle et non l'isle.
DE LA GEARD .

Le nom s'écrit aussi de Lageard. A la description des armoiries,
au lieu de au-dessous de la queue du lion, lire au-dessus, ainsi que
la gravure l'indique.
DE GIVRY

Après Lesparre, au lieu de du Lucquel, lire du Taquet.
GRANT. '
Dans la nomenclature des seigneuries, en tète et dans le corps
de la notice, lire de Pouzet au lieu de Rouget, et Faveyroux, au
lieu de Fareyrou, le Fresne au lieu de le Fresse.

DE

LAMBERTERIE.

Page 283, ligne 12 de la notice 381, au lieu de 1805, lire 1875.
DE

LAMOTHE

Page 284, aux seigneuries, au lieu de La Queyrie , lire de La
Queyzie, et au nombre des alliances, mettre à la place de Mastain,
Mastin ; Tessiè'res pùur Tessiùre ; Bonnet d'Olóon pour Bonnet
d'Olières ; ajouler à Toucbebœuf-Beauinont, Touchebœuf-Clermont.

— su —
DE

LANES.

Page 287, ligne 19 : au lieu de Marquisat, lire : Marquis,
car la seigneurie de Pommiers était en Saintonge, tandis que SaintMichel était considéré comme un démembrement du marquisat de
La Roche-Chalais.
DU LAU.

Page 297, au nombre des seigneuries indiquées, au lieu de La
Selle, lire de Celles.

DE

LAVAL-BOUSQUET.

Page 303, ajouter après la description des armes : Cette famille
a reçu, vers la fin du xvi e siècle, des lettres de noblesse en récompense de services militaires.

DE LAVAUD.

Page 303, le nom est de Lanaud : les armes sont parlantes. La
seigneurie de Sainte-Aulaye de Montravel, arriva à cette famille,
par le mariage de Jacques-Louis de Lanaud (ou Laneau), chevalier, sieur de la Beylie, avec Jeanne de Ségur, clame de SainteAulaye, dont il fit hommage â farchevêque de Bordeaux en 1671.
(Archives de M. de St-Saud.)

DE LESTRAPE.

Page 301, aux seigneuries, lire Floirac pour Foirac.

DE LUPEL.

Page 313, cette famille a quitté le Périgord, le château de Razat,
appartient au comte Théobald de Choiseul-Gouffier, marié à M" 0
Bathilde de Lupel.

— 535 —
M ALE VILLE.

DE

Page 326, n° 441 et non 341, erreur typographique prolongée jusqu'au chiffre 479, qui reprend Tordre régulier. A l'avant-dernier
paragraphe, après : plusieurs enfants, ajouter dont le iìls aîné, le
comte de Maleville, a épousé, le 9 août 1890, M Uo Marguerite Berthier, fille du vicomte Berthicr.

DE

MAREUIL DE VILLEBOIS.

Page 330 : Cette famille existe enore de nos jours, un député
de ce nom siège à la Chambre actuelle.

MONTAUBERT.

DE

Page 360 : Cet article fait double emploi avec celui consacré à
la famille de Ferrand, page 204.

DE

MONTET.

Page 363, n° 441 (et non 341), ligne 3 de la notice, au lieu de
Chapellenie, lire : Châtellenie.
PAPUS.
Page 379, ligne 24, au lieu de Beugière, lire : Brugiòre.
DE

LA PLACE.

Page 395, n° 536, ligne 7, au lieu de Saint-Meuret, lire :
Saint -Méard, et ligne 18, au lieu de Grimard de Fronleau, lire :
Grimoard de Fratteau.

DE

PLAMON.

Page 395, la notice sur l'émigré de ce nom concerne
Thomasson, seigneur de Plamont et de Pouzal,

un

PRESSAC.

DE

Page 406, ligne 4, au lieu de VIsle, lire : Lisle (commune du
canton de Brantôme).
ROBERT.
Page 421, ligne 17, au lieu de seigneur de Montpon, lire :
sieur de Maupas. II y avait dans Montravel, une maison noble
de Maupas, et Hélie Robert, damoiseau, rendit un hommage, en
février 1306, à l'archevêque de Bordeaux, pour sa terre de
(effacé), dans Montravel. (Notes de M. de Saint-Saud.)
DE

ROBINET.

Page 421, n°568, à la description héraldique, au lieu : d'argent,
au lion de gueules, qu'il faut annuler, voir : d'azur à une tour
crénelée d'or ou d'argent, seule pièce qui meuble l'écu.
DE ROCHEGHOUART.

Page 424, après la description des armes, ajouter : Timbre :
couronne antique de prince, Aiinery I er , vicomte de Rochechouart,
étant qualifié prince d'Aquitaine, en 1027, dans le cartulaire d'Uzerche.
Au lieu de Montemart (seigneurie, duché), lire : Mortemart,
et dans le môme article, ligne. 17, effacer nom patronymique après
imerylV, car Aimery n'est qu'un prénom, et ajouter à la dernière ligne de la page suivante , avant Saint-Angel, le nom
patronymique : de La Garde.
DE ROCHON.

. Page 426, dans l'explication des armes, voir, comme l'indique la
gravure, deux chevrons au lieu de trois que porte le texte.
DE LA

ROMAGÈRE.

Page 429: V Inventaire des Archives départementales de la Charente, dit que le nom patronymique est Vermonet.

DE LA ROQUE (de JOAS.)

A cet article, n° 578, au lieu de Perpuchct, lire : Perponcher,
et, après la description des armes, ajouter : la branche de Perponcher les blasonne de la façon suivante :
De gueules à Irois colonnes d'argéht, au chef d'azur chargé de trois étoiles
d'or rangées.
DEVISE : Ma pairie est au ciel.
CIMIER : Un chien aile.
CRI : Braque cl vol.



De cette branche étaient : François de Joas de Perponcher , qu
épousa en 1540, Anne de Laurière, íî 11© du seigneur de Laurière
de Ferran et de Guillermine de la Boëtie — deux familles périgourdines inscrites dans le 1 er volume de Y Armoriai du Périgord,
l'une au n° 406, l'autre au n° 96 ;
Et Joseph de Joas, écuyer, seigneur de Perponcher et de la
Salle, marié, le 8 juin 1736, à Quitterie Elisabeth de Carrière —
autre famille portée au n° 168 du 1 er volume du même Armoriai.
Ces alliances confirment ('assertion du vicomte de Gourgues qui
dit : « Les Perponcher se rattachent à la famille de Joas, qui habitait la Roque, près Lanquais, canton de La Linde, en 1613.
« Les descendants dudit François porté plus haut (cette dernière
note est extraite des Variétés Girondines, par M. Léo Drouyn),
passèrent, dans le xvii8 siècle, au service de Hollande. L'un d'eux,
Isaac, officier au service du roi de Prusse, devint colonel en Hollande et obtint deux certificats de gentilhomme du Périgord,
attestant sa noblesse.
» L'un des enfants de ce dernier — au nombre de 14, — devint
le comte de Perponcher, ambassadeur du roi de Prusse, dans la
seconde moitié du xix e siècle. »

DE

ROQUECOR.

Page 131, cet article fait double emploi, car il figure déjà au
n° 25, page 43, sous le nom de Asnremont.
DE ROUMEJOUX.

Page 432 : une erreur typographique s'est glissée à la dernière

— 538 —
ligne de la notice. Au lieu de : général comte Agard de Rouniejoux, lire : Came Agard, etc.

DE LA

ROUSSIE.

Page 433, rectifier la date des lettres de noblesse : 1638, au lieu
de 1898.
DE SÉNAILHAC .

Page 469, n° 629, ajouter, après de la Vitrolle (1), de Durestal (2), de Gamblazac (3), de Malefon (4), de Vialard (5), de Salibourne (6), etc.
En outre, faire précéder le dernier paragraphe de la notice, des
détails qui suivent :
Dans une filiation de la famille, dressée depuis Jacques de
Sénailhac, vivant en 1609, et suivie jusqu'à nos jours, on voit cinq
conseillers au parlement de Bordeaux et à la cour des Aides, sept
officiers, dont un, major au régiment de Gambrésis ; six capitaines,
dont un, ancien gendarme de la garde du Roi, chevalier de SaintLouis, et un lieutenant, Etienne- Joseph de Sénailhac, seigneur de
Durestal, lequel, ayant appris que les habitants de la paroisse de
Varennes voulaient le nommer Syndic pour Tannée 1740, déclina
cette marque de confiance, attendu que, comme officier, il était
toujours au service du Roi. Une ordonnance du 4 décembre 1739,
signée Boucher, intendant de Bordeaux, constate qu'il fut fait droit
à ses observations
Branches issues du mariage de Alphonse de Sénailhac avec
Agathe de Commarque :
1° Raymond, marié à M" 0 de Lucy, dont :
A. Bobert.
B. Evariste.

(1) La Vitrolle, maison noble, commune de Limeuil.
(2) Durestal, ancien repaire noble, commune de Cendrieux.
(3) Camblazac, ancien repaire noble, commune de Cendrieux.
(4) Vialard, ancien repaire noble, commune de Sl-Avit-du-Bugue.
(5) Malefou, commune de Sl-Avit-de-Vialard.
(0) Salibourne, commune du Coux, ancien repaire noble.

— 539 —
C. Mario.
2° Ludovic, marié à M" e Lafont, de Marseille, dont un fils.
Autre branche formée par le frère d'Alphonse ci-dessus mentionné :
Raymond, marié à M" e Ursule-Eveline de Galard de Béarn (i)J
dont :
A. Albéric, trappiste, mort pendant la guerre.
B. Arthur, marié à M" e Nelly du Pin de Saint-Cyr, dont cinq
filles.
C. Franceline, mariée à Etienne de Villars, officier supérieur
en retraite.
DE

SIORAC.

Page 473, ligne 8, au lieu de 1833, lire : 1339, et au dernier
paragraphe de la page suivante, au lieu de 61 roe de ligne, lire :
63 me-.
DE

TESSIÈRES.

Page 488, à la ligne 14 de la notice, au lieu de 1423, lire : 1433,
et rectifier que Jean de Tessiòres n'était pas frère, mais simplement fondé de pouvoir de Laure. (Note de M. Huet.)
DE THIBAULT.

Ajouter aux seigneuries : de Servanehes. La vicomté de ce
nom (canton actuel de Saint-Aulaye), appartenait, depuis le milieu
du xvn e siècle, à une famille du parlement de Bordeaux, dont les
armes étaient semblables à celles énoncées, mais avec le parti
suivant : d! azur à une bande d'argent accompagnée de deux éioiies
du môme.
DE

LA TOUR.

Page 495, n° 160, à la ligne 10, au lieu de croissants, lire
chevrons.

(1) Eveline de Galard de Béarn était fille d'Emery Saint-Mars de Galard do
Béarn et de Jeanne-Hélène de Bouilhac, veuve en premières noces du baron do
Vassal de La Vassaldie, el sœur de la marquise de La Douze.

DE THOMASSON.

A la première ligne de la page 491, au lieu de : Cette famille a
été maintenue dans sa noblesse, le seize décembre 1667 ; il faut
lire: six décembre; et aux alliances, lire: Chasteignèr de In
Roclie-Posay, sans tenir compte de la virgule qui semble indiquer
deux familles distinctes.
DE

VERTHAMON.

Ligne 12, de la page 514 : au lieu de « dans la Cité de Périgord », lire « dans la province de Périgord. »
Jean et Pierre de Verthamon, écuyers, de la branche périgourdine et protestante de Bergerac, obtinrent, le 12 mai 1677, un
arrêt de confirmation de noblesse, du Conseil d'État. La filiation,
d'après cet arrêt, n'est pas conforme à celle donnée par Nadaud.
(Archives de M. de Saint-Saud.)
r
DE P£ RIS U EUX

Inipr. (le la Dordogne.