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Fait partie de J.B.-P. Deiche : ancien magistrat
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Nous sommes heureux d’annoncer la prochaine publication d’un
ouvrage, intitulé Révolutions françaises, depuis 1789 jusqu’à nos
jours. L’auteur est M. Deiche, ancien magistrat, qui y a consacré
plusieurs années. Pour connaître l’esprit de ce livre, destiné à un
grand succès, il suffira de lire les deux articles suivants.
Le premier a trait à Danton, cette grande figure de la Révolution
de 1789. Voici l’opinion de M. Deiche sur son compte et sur les
terribles journées des 2, 3, 4, 5 et 6 septembre :
L’historien, dit-il, se trouve parfois dans une position très
difficile.
Ou taire, par faiblesse, sa pensée ;
Ou s’exposer, en la signalant, à passer pour un monstre.
Écoutons notre conscience, et disons franchement tout ce que
nous pensons, et de la Révolution, et des hommes qui y ont
figuré.
La grande figure de cette mémorable et salutaire Révolution
fut, sous la Constituante, l’incomparable Mirabeau. Pourquoi
faut-il que, sans renier précisément ses principes, il ait prêté
l’oreille aux propositions de la cour? C’est là, il faut le direavec une profonde douleur, un acte criminel qui ternit, en par
tie, sa gloire.
La seconde grande figure de notre glorieuse Révolution fut,
sous la Convention, le fougueux Danton. D’une stature qui frap
pait le peuple, doué d’un organe puissant qui le dominait, lui
empruntant parfois ses propres images, il fut le tribun par ex
cellence ; donnant toujours l’exemple du plus rare courage,
Danton fut l’idole de la multitude.
C’est ce qui devait nécessairement susciter l’envie de l’égoïste
et orgueilleux Robespierre. Craignant pour sa popularité et pour
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sa propre puissance, cet homme infâme, qui ne ressentit jamais
un élan de cœur, fit décréter d’accusation Danton et plusieurs
de ses amis politiques, notamment Camille Desmoulins, l’écri
vain le plus abondant et le plus spirituel de son temps.
Le 12 germinal (2 avril), les malheureux prévenus furent
transférés à la Conciergerie. Danton parla avec une grande
énergie : « C’est à pareil jour, dit-il, que j’ai fait installer le
» tribunal révolutionnaire. J’en demande pardon à Dieu et aux
» hommes ; mon but était de prévenir un nouveau Septembre,
» et non de déchaîner un nouveau fléau sur l’humanité. » Un
seul instant il montra un léger regret d’avoir pris part à la Ré
volution. « Il vaudrait mieux, dit-il, être un pauvre pécheur
» que de gouverner les hommes. » Ce fut le seul mot de ce genre
qu’il prononça.
Danton comparut devant le tribunal révolutionnaire, et,
quand on lui adressa la question d’usage sur son âge et son
domicile, il répondit fièrement qu’il avait trente-quatre ans et,
que bientôt son nom serait au Panthéon, et lui dans le néant.
Amené au supplice, Danton montra un calme digne de son
courage. S’adressant à Camille Desmoulins qui répondait aux in
jures des misérables, envoyés pour outrager les condamnés :
« Reste donc tranquille, et laisse là cette vile canaille. »
Arrivé au pied de l’échafaud, Danton allait embrasser Hérault-Léchelles qui lui tendait les bras ; l’exécuteur s’y oppo
sant, il lui adressa, avec un sourire, ces expressions terribles :
« Tu peux donc être plus cruel que la mort : Vas, tu n’empê» cheras pas que, dans un moment, nos têtes s’embrassent
» dans le fond du panier. »
Telle fut la fin de cet homme, dont la trempe fut inappré
ciable pour la Révolution. Oh ! qu’il dut cruellement souffrir
dans son cœur, en songeant à la femme jeune et belle qu’il
venait d’épouser et dont il était éperdûment épris ? C’étaient,
jusqu’à l’infini, les caresses les plus passionnées.
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Que dire maintenant des fatales journées de septembre, dont
Danton fut le principal instigateur ?
Examinons de bonne foi l’impasse terrible où se trouvait no
tre France bien aimée. Les Prussiens marchaient sur Paris, et
rien ne semblait pouvoir les arrêter. Les royalistes, heureux
de leurs progrès, conspiraient ouvertement ; en attendant que
Dumourier repoussât si glorieusement les ennemis du dehors,
il fallait en imposer à ceux du dedans. Dans un moment d’exal
tation patriotique, un massacre fut organisé, et une infinité
d’innocents durent en être les victimes infortunées : notre cœur
en saigne ; mais nous sommes obligés de dire que, sans cette
énergie, presque sauvage, notre chère France retombait plus
que jamais dans la servitude.
Telle est notre pensée que nous ne craignons pas de publier;
que Dieu fasse qu’elle nous soit pardonnée par nos parents et
nos amis, les seuls à l’opinion desquels nous attachions le plus
grand prix. Ils savent, eux, que nous ne sommes pas, par ins
tinct, portés au mal ; mais ils savent aussi que nous sommes
profondément pénétrés de ce principe sacré : « La suprême loi
est le salut du pays ; » pour l’obtenir, il faut, au besoin, s’impo
ser les sacrifices les plus douloureux.
Le second article, publié en 1877, est relatif au premier et au
second empire ; il est ainsi conçu :
Le général Bonaparte, si grand par ses nombreuses
et brillantes victoires en Italie, possédait, à 26 ans, une réu
nion de qualités militaires et civiles qui deviennent souvent
dangereuses à la liberté. Nourrissant déjà une ambition déme
surée, il devait avoir cette coupable audace d’esprit qui peut
porter un capitaine illustre à ambitionner plus que la qualité de
citoyen.
C’est ce qui arriva ; et nous disons avec la plus profonde dou
leur et avec la conviction la plus intime, que Bonaparte est
l’homme qui a été le plus funeste à son pays.
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C’est lui qui, sous la République, prit une part considérable
dans les fautes le plus reprochées au Directoire.
C’est lui qui l’entraîna dans le système des conquêtes ;
Qui le poussa, au 18 fructidor, dans la voie des coups d’Etat;
Qui inaugura les usurpations du pouvoir militaire sur les
pouvoirs civils;
Qui prit l’initiative de la création de ces Républiques éphé
mères, première cause de nos revers ;
Qui décida l’éloignement si inopportun de la plus belle de
nos armées ;
C’est lui qui, en Egypte, à la tête de cette armée, y fit sans
contredit des merveilles; mais qui finit par l’abandonner, com
prenant bien que son ambition ne pouvait être complètement
satisfaite qu’en France.
Dès son arrivée, il se présenta à l’Assemblée : « Président,
» dit-il à Gohier, les nouvelles qui nous sont parvenues en
» Egypte étaient tellement alarmantes, que je n’ai pas balancé
» à quitter mon armée pour venir partager vos périls. » —
« Ils étaient grands, général, répondit Gohier ; mais nous en
» sommes glorieusement sortis. Vous arrivez à propos pour
» célébrer, avec nous, le triomphe de vos compagnons d’ar» mes. »
La nation, composée, en partie, d’artistes et de soldats, qui
joignait à une vive imagination l’ambition effrénée des jeunes
démocrates, humiliée, dégoûtée de la mesquinerie des intri
gues et de la médiocrité des hommes qui occupaient la scène
depuis deux ans, voulait, à tout prix, un héros ; elle s’empara
de celui qui se présentait à elle, lui prêta libéralement tous les
mérites et toutes les vertus, sans se souvenir un seul instant
de la part considérable que Bonaparte, comme nous venons de
le dire, avait eue dans les fautes que l’on reprochait le plus au
Directoire.
Bonaparte était trop habile pour ne pas sentir de suite toute
sa puissance ; il en profita pour se faire nommer consul et,
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enfin, empereur. Parvenu au comble de ses vœux, il s’appliqua
à créer, au milieu de la nation française, une nation ou, pour
mieux dire, une tribu nouvelle, la tribu des fonctionnaires,
tribu indifférente à tout, hormis «à son intérêt personnel, et
n’ayant qu’une pensée, quand les gouvernements s’élèvent,
celle de s’élever avec eux ; qu’une préoccupation quand ils
tombent, celle de ne pas être entraînée dans leur chûte. Par
l’appât des places ou de l’argent, Bonaparte rassembla les hom
mes dans une même étable, dans une étable commune.
Grisant le peuple français de victoires, Bonaparte ne le laissa
pas songer à la liberté, et exerça un vrai despotisme. Il entrèprit toutes les guerres qu’il voulut ; il ne sembla préoccupé que
d’une pensée, celle de faire monter ses frères sur la plupart
des trônes.
C’est ainsi qu’usant de là plus insigne mauvaise foi, il fit
prisonniers, à Bayonne, des membres de la famille, royale
d’Espagne, et déclara à cètte nation une guerre qui fut, on
peut le dire, le commencement de la fin.
C’est ainsi que, malgré cette guerre désastreuse qui dévorait
ses meilleurs soldats, il poussa jusqu’au coeur de la Russie une
armée qui, affaiblie par un hiver anticipé, périt de misère, ensevelie, en grande partie, sous les neiges.
C’est ainsi qu’après avoir attiré deux invasions sur la France?
il la laissa moins forte et moins grande qu’il ne l’avait reçue dé
la République, à laquelle il devait tant, et qu’il avait si indigne
ment trahie.
Sans entrer dans de plus longs détails, on peut voir que
nous avons eu raison de dire que Bonaparte a été l’homme le
plus funeste à son pays. Expirant sur 1es rochers de SaintHélène, il laissa un nom d’un prestige merveilleux, qui devait
agir longtemps sur un peuple possédé, en grande partie d’un
esprit de chauvinisme déplorable. C’est grâce à ce nom qu’on à
vu régner en France le fils du roi de Hollande et de la reine
Hortense. Louis-Napoléon, dont la mère disait qu’il dévorerait
tous les trésors de la mer, n’eut en tous les temps qu’une pen
sée : celle d’occuper un jour le trône de son oncle. Il ne cessa,
en conséquence, de conspirer, et il entreprit à cet effet les deux
tentatives de Boulogne et de Strasbourg. Au lieu d’être, pour le
bonheur de la France, impitoyablement fusillé, il fut enfermé au
fort de Ham. Il parvint à s’évader. Après la Révolution de 1848,
il fut nommé représentant, et ne se fit remarquer à la Chambre
que par un silence absolu. Il s’agit de nommer un président de la
République. Le vertueux général Cavaignac était sur les rangs,
et il eut les suffrages de la majeure partie des électeurs éclairés,
ainsi que ceux d’un bon nombre d’officiers ; mais les soldats et
le peuple donnèrent leurs voix à Louis Napoléon. Nourri dans
les intrigues, il chercha surtout à séduire l’armée, et on vit, à
Satory, des revues où rien ne fut épargné pour ce résultat. As
pirant à l’Empire, qu’il avait rêvé toute sa vie, il tenta le fa
meux coup d’État de 1852. Des députés, des citoyens coura
geux prirent les armes ; et comme la résistance paraissait prendre
quelque consistance, on vint en prévenir le Président, qui, seul
dans son cabinet, répondit froidement : « Qu’on dise à Saint» . Arnaud de faire exécuter mes ordres. » Or, on prétend qu’il
ne s’agissait de rien moins que d’incendier, au besoin, Paris.
Quoi qu’il en soit, les soldats, gorgés de vin et d’eau-de-vie,
se ruèrent sur tout ce qu’ils rencontrèrent, et massacrèrent les
passants les plus inoffensifs.
C’est ici lé cas de rappeler et de flétrir la douloureuse his
toire des serments et des lois violées, des députés de la France
jetés dans lès prisons, des généraux saisis chez eux et chassés
de France, d’une foule désarmée et inoffensive mitraillée sur
le boulevard des Italiens, et, enfin, des milliers de familles
frappées et ruinées par la proscription de leurs chefs, à laquelle,
par une profanation coupable, le gouvernement ne craignit pas
d’associer la magistrature avilie, sans laisser pénétrer en
même temps dans les commissions mixtes l’impartialité, la
conscience et l’âme même de la justice. C’est là un crime
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dont ne se laveront jamais les infâmes parquets de l’Empire.
Malgré toutes ces horreurs, la France, effarée, aveuglée,
trompée, se laissa faire sans se douter qu’elle acceptait l’aven
ture sans le génie, et le nom sans le héros. Elle abdiqua, et le
suffrage universel ratifia, hélas ! cette abdication, sous l’influence des passions les plus diverses, et de fatales illusions qui
devaient être cruellement expiées.
Par la plus noire des ingratitudes, le premier soin du nou
vel empereur fut de saisir et de confisquer les biens de la fa
mille d’Orléans. Ici se joua une comédie célèbre par son jé
suitisme. Des ministres, notamment MM. de Morny et Magne,
paraissant désapprouver la mesure, donnèrent leur démission ;
mais, quelques jours après, ils reprirent leurs portefeuilles. On
prétend même que le trop fin ministre périgourdin fut, en réalité, le rédacteur du rapport lu par son cousin M. Maigne, at
taché au Conseil d’Etat.
Fidèle à ses habitudes de mauvaise foi, l’empereur prononça,
à Bordeaux, un discours par lequel il disait solennellement :
« L’Empire, c’est la paix. » Ce qui ne l’empêcha pas de porter
la guerre dans tous les pays.
Ainsi, de concert avec l’Angleterre, ils firent l’expédition de
Crimée, où furent sacrifiés des hommes et des millions à l’in
fini. Après la prise de Sébastopol, il intervint, à Paris, un
traité relatif à la Mer-Noire ; mais la Russie a réussi depuis à
le faire annuler.
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Puis est venue la guerre d’Italie. Toutes nos victoires n’y
furent dues qu’à la bravoure des soldats. Elles affaiblirent
l'Autriche, qui devait avoir bientôt à lutter contre la Prusse.
Elles parvinrent, enfin, à faire constituer à nos portes une,
puissance redoutable, l’Italie, qui, sans unité, ne devait nous
inspirer aucune crainte. Tout cela fut dû, en partie, à l’insigne
habileté du trop fameux Bismark, qui, lors de sa visite à l’em
pereur, à Biarritz, lui promit, dit-on, les frontières du Rhin, et
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qui, après avoir écrasé les Autrichiens, lui répondit : « Si vous
les voulez, venez les prendre. »
Une troisième guerre des plus désastreuses eut lieu au Mexi
que. Nos trésors y furent engloutis, et notre armée — quoique
toujours d’une bravoure à toute épreuve — fut, sur l’injonc
tion du gouvernement des Etats-Unis, contrainte à rentrer en
France.
L’empereur entreprit enfin une quatrième guerre que l’im
pératrice disait sienne, et qui avait pour but de consolider la
dynastie. On ne se rendit aucun compte des armements formi
dables de la Prusse, et nous pûmes à peine mettre en ligne
deux cent cinquante mille hommes. Sans plan de campagne,
sans généraux habiles, nos soldats furent toujours admirables
de courage; mais ils furent partout écrasés par des forces bien
supérieures. Le commandement général d’une armée avait été
confié au maréchal Bazaine, si célèbre depuis son infâme trahi
son. Désireux avant tout d’être maître absolu, il fit en sorte que
l’empereur allât rejoindre une seconde armée commandée par
le maréchal de Mac-Mahon. A la suite de quelques événements
militaires, Bazaine fut obligé de se retirer sous les murs de
Metz. On espéra un moment lui porter secours, et le ministre
de la guerre, Palikao, chargea de cette tâche difficile la seconde
armée réunie à Châlons. Si, par impossible, elle eût été sous
les ordres du jeune et illustre capitaine qui, sous la Républi
que, faisait si brillamment triompher nos armes en Italie, ou si
tout autre général moins célèbre sans doute, mais doué d’une
heureuse audace, avait été à sa tète, il aurait, au lieu de Se
dan, marché sur Paris. Réuni à cette généreuse armée de la
Loire qui vainquit à Coulmiers, il n’était pas impossible, ainsi
que le confessent quelques écrits allemands, que la France ne
fût sauvée. Cet immortel sauveur, s’adressant à la nation, se
serait alors écrié : « J’ai transgressé des ordres, mais j’ai
sauvé le pays ; montons au Capitole. »
A quoi tiennent quelquefois les destinées des empires ! Le
maréchal de Mac-Mahon, brave entre tous, ne fut pas illuminé
de cet éclair de génie militaire ; incapable de cette heureuse
audace qui pouvait tout sauver, il exécuta servilement les
ordres du ministre de la guerre. La prudence la plus vulgaire
lui faisait un devoir de marcher avec une rapidité inouïe.
L’armée faisait pourtant à peine trois lieues par jour. Assaillie
comme dans un entonnoir, par des ennemis innombrables,
sous les murs de Sedan, elle y fut écrasée, et obligée, malgré
des efforts héroïques, de se rendre prisonnière, ainsi que
l’Empereur.
Disons un mot, maintenant, du jeune prince Louis. Mort au
service de l’Angleterre, ce descendant de l’Empereur Ier
n’aurait jamais dû oublier qu’après le sanglant désastre de
Waterloo, Napoléon, se fiant à la générosité anglaise, se livrait
noblement à ses plus mortels ennemis. Méconnaissant tout ce
qu’il y avait de grand dans une telle conduite, le ministère
anglais le transféra à Sainte-Hélène, sous la surveillance de
l’infâme sir Hudson-Lowe. Nous voulons bien croire que la
fière Angleterre dut souffrir de la conduite de l’impitoyable
geôlier envers l’homme qui l’avait faite tant de fois trembler.
Quoiqu’il en soit, l’héritier du fatal empereur part, désireux
de se couvrir de gloire, et d’arriver plus vite, par cette voie, au
trône de son père. C’est une partie terrible qu’il va jouer ;
il la perd sous les coups des Zoulous.
On a, généralement, en France, le cœur bon et sensible.
On y déplore la fin tragique de ce jeune homme de vingt-trois
ans, qui n’avait jamais, lui, fait aucun mal au pays.
On y plaint aussi cette mère infortunée qui, venant de perdre
le plus beau trône du monde, avec l’époux qui le lui avait donné,
se trouvait si cruellement frappée dans la personne de son fils,
fils unique, sa seule consolation et son seul espoir. (Pensaitelle peut-être de revoir les Tuileries, qu’elle aimait tant)
Exemple terrible de la justice divine !
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C’était là, il faut dire le mot, sans vouloir manquer de respect
à une douleur immense, de la sensiblerie. On ne tarde pas de
se souvenir que cette impératrice si fière, qui se vantait d’avoir
fait sienne la guerre de 1870-1871, a causé la mort de tant de
milliers de jeunes gens, eux aussi la joie et l’espoir de leurs
malheureuses mères.
PÉRIGUEUX. — IMPRIMERIE J. BOUNET, COURS TOURNY, 15,
