FRB243226101PZ-223.pdf
Médias
Fait partie de Eléments synoptiques au sujet de certains perfectionnements consacrés par l'expérience et aperçu de quelques innovations récentes
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AU SUJET DE CERTAINS
PERFECTIONNEMENTS CONSACRÉS PAR L’EXPÉRIENCE
ET APERÇU DE QUELQUES
INNOVATIONS RÉCENTES
QUI SERONT COMPRISES DANS MA DEUXIÈME BROCHURE
DESTINÉE A COMPLETER LA PREMIÈRE
AFFÉRENTE A L’HYGIÈNE ET A L’ÉCONOMIE DES CONSTRUCTIONS
DANGER DES ADJUDICATIONS A RABAIS VOLONTAIRES
PÉRIGUEUX
CASSARD FRÈRES, IMPRIMEURS-LIBRAIRES
Rue Gambetta, 13 et 15, près des Boulevards.
1885.
ÉLÉMENTS SYNOPTIQUES
AU SUJET DE CERTAINS
PERFECTIONNEMENTS CONSACRÉS PAR L’EXPÉRIENCE
ET APERÇU DE QUELQUES
INNOVATIONS RÉCENTES
QUI SERONT COMPRISES DANS MA DEUXIÈME BROCHURE
DESTINÉE A COMPLETER LA PREMIÈRE
AFFÉRENTE A L’HYGIÈNE ET A L’ÉCONOMIE DES CONSTRUCTIONS
DANGER DES ADJUDICATIONS A RABAIS VOLONTAIRES
CASSARD FRÈRES, IMPRIMEURS-LIBRAIRES
Rue Gambetta, 13 et 15, près des Boulevards.
1885.
Le iq avril 1884, invité à fournir desrenseignements,
je les donnai.
Aujourd’hui, on m’engage à dire ma pensée relati
vement aux expériences faites. J’y accède avec plaisir et
reconnaissance, et je la dis, en toute franchise, aussi
sommairement que possible, à la suite des renseignements
dont il s’agit et que j’expose ici.
A. B.
Pèrigueux, ce 2 avril 1885.
La loi admirable du progrès résultant de l’accord
de toutes les forces et de l’union de toutes les volon
tés, le devoir de chacun est d’exciter, dans les coeurs,
les étincelles du feu Divin des questions d’humanité.
Mon but, en publiant, dès à présent, ces quelques
renseignements, est donc, afin de compléter plus
efficacement ma tâche, de susciter des observations
et de faire surgir des novateurs plus autorisés que
moi.
Quoi qu’il advienne, je m’estimerai heureux, je le
répète, d’avoir rempli une partie de la mission qui
nous incombe ici-bas : tenter de se rendre utile et
propager les idées de concorde. Dieu, en effet, a
déposé, dans le sein dela Terre, les germes de la
fécondité, pour qu’elle soit le théâtre de la lutte paci
fique et de l’union des peuples, mais non pour qu’elle
soit le théâtre navrant de la haine et des massacres.
Puisse la France porter bien haut le Rameau de la Paix !
A. B.
SALLES D’ÉCOLE
Ventilation.
Le système de mon ventilateur consistant, dans le haut,
en deux petites toitures superposées ; dans le bas, en une
trappe en bois, à un ou deux ventaux, carrée, rectangulaire,
ronde ou ovale, a été couronné d’un succès indéniable. Je
me suis servi, pour la mouvoir, d’une simple petite poulie
d’une valeur de 0 fr. 40 cent., au moyen de laquelle un
enfant lui fait faire va et vient, sans le moindre effort. —
Voir pour plus amples renseignements page 11 de ma bro
chure.
La pente de mes plafonds, 25 centimètres environ, à par
tir des murs à la trappe mentionnée, a complètement réussi
à faciliter la sortie des exhalaisons et de la chaleur, et à
empêcher l’immobilité de l’air, par conséquent à obvier à
l’accumulation de germes morbides, et cela sans surcroît de
dépenses.
La cheminée conduisant de la trappe aux deux petites toi
tures superposées, situées en contre haut de la charpente,
est composée sous le comble, de 4 poteaux entourés d’un
plafond ou d’une simple toile ou calicot.
A mon premier essai, j’établis une petite porte, presque
dans le haut de cette cheminée, pour me rendre compte du
résultat négatif ou positif de mon système.
Le soir de la première classe, l’exhalaison des enfants se
fit sensiblement sentir, mais le deuxième jour, elle aurait
incommodé la personne qui, ayant passé la tête dans la che
minée, par cette petite porte, aurait voulu tenter de rester
dans cette position, demi-heure en vedette.
Goût de ce ventilateur sur charpente, pour ardoises,
— 8 —
i1
Charpente 4 poteaux de 1.00 X 10 X 08. i
—
4
id.
0,80X10X08.
—
10 traverses de 1,10 X 10 X 08.
—
10
id.
55 X 10 X 08.
—
4 arêtiers de 1,00 X 08 X 06.
—
4 chevrons de 0,80 X 08 X 06.
—
8
id.
0,60 X 08 X 06.
—
4 arêtiers de 0,70 X 08 X 06.
—
4 chevrons de 50 X 08 X 06.
—
1 poinçon de 20 X 10 X 10.
A cent francs le mètre..................... ...................
27 00.
Plus-value pour les lames des persiennes, super
ficie, 2,08 à 10 francs, peinture comprise...............
20 80.
Poteaux 10 mètres courants (y compris 8 traver
ses), 16 mètres courants de 06 X 08 non travaillés
à 0,70 c. au plus (l’ouvrier a porté 0,65 c.)............
11 20.
Plafond, entourant ces poteaux, moyenne d’une
face 0,80, 4 faces 3.20 par 2,50 = 8 mètres à 2 fr.
au plus (l’ouvrier a porté 1,757................................
16 00.
Trappe 0,90 X 1,20 = 1,08 à 7 fr........ 7 56. \
4 Paumelles............................................. 400.
1356.
Poulie, fil et pitons.................................. 200. )
Couverture en ardoises du toit infé\
rieur 4 mètres à 5 fr.................................. 20 00. (
Couverture en zinc du toit supérieur 1m. 8 00. ( 40 00.
Poinçon, lambrequins et bourrelets.... 12 00.
128 56.
Si on en déduit la partie de la couverture de la salle,
occupée par le ventilateur, le prix en est réduit à... 120 00.
En résumé, ce ventilateur peut se faire de 100 à 150 fr.
Le coût serait moindre sur charpente pour tuiles creuses,
et presque nul, dansune salie surmontée d’un ou de plusieurs
étages.
Quant à la charpente des plafonds en pente, tels que je les
ai faits, et tels que je les soumets, elle donne un peu plus de
façon, mais l’entrepreneur s’y retrouve, largement, par la
— 9 —
facilité qu’elle lui offre d’employer tous les petits rebuts,
entre les 4 arêtiers. (Les ouvriers eux-mêmes l’ont reconnu.)
Refoulement par les vents d’une intensité
et d’une direction anormales, neutralisé
par mon ventilateur.
En outre des lames de persiennes dont sont munies les
deux petites toitures (ou souches de la cheminée), par où
s’échappent les exhalaisons et la chaleur ; dans le bas de
cette souche et au ras de la toiture, j’ai ménagé une rainure
destinée, principalement, à refouler le vent qui pourrait
passer entre les lames de ces persiennes.
En amont de cette rainure existe un bourrelet dans le but
d’endiguer la neige et l’eau qui pourraient pénétrer, sous
l’influence d’un grand vent, au travers de cette rainure.
L’expérience à ce sujet m’a également donné raison.
Action du soleil absolument annihilée
par les 2 petites toitures superposées.
Ces deux petites toitures étant lambrissées ou plafonnées,
sous les chevrons, entre ces derniers et la couverture il
reste un vide, mauvais conducteur du froid et de la chaleur.
De plus, ces toitures formant saillie de façon à empêcher les
rayons solaires de frapper sur les lames des persiennes. il
s’ensuit que le refoulement, par l’action du soleil, est com
plètement annihilé, et que, dès lors, l’opération se fait tran
quillement et sans obstacle.
Voir le plan dans ma brochure de 1882.
J’ai fait aussi l’expérience de mes plafonds, dans une salle
surmontée d’un ou de plusieurs étages. L’opération est bien
simple, il s’agit de. pratiquer dans un mur une gaine conve
nable, à partir de laquelle, on conduit les plafonds légère
ment en pente, 25 centimètres environ vers les trois autres
parois de la salle.
Impostes.
Mes impostes, munies d’oreillettes en bois, étoffes, ou en
10 —
lamettes aménagées en guise d’éventail, l’emportent de
beaucoup sur les impostes ordinaires qui, de chaque côté,
laissent passer,, en se resserrant, un vent coulis, beaucoup
plus nuisible que si les impostes étaient grand’ouvertes.
L’expérience m’a démontré que mon système de fermeture
est le plus fidèle des systèmes connus; il consiste tout bonne
ment en 3 ou 4 pitons. (Le coût de ces impostes est de 5 à 10
francs par croisée).
Nota. — J’ai employé plusieurs systèmes avec ou sans ressorts. J’ai
employé aussi, le même système dont je me sers pour mouvoir la trappe
du ventilateur. Il consiste en une poulie placée au-dessus de l’imposte,
d’un mentonnet à côté pour recevoir le panneton du loqueteau vissé sur
l’imposte, d'un petit piton posé en contrebas, à 6e à droite de la queue du
loqueteau et d’un piton ayant 12e environ de longueur, sis entre l’œil de la
queue de ce loqueteau et du petit piton mentionné, mais à quelques centi
mètres en contre haut.
Rainures-impostes.
Mes rainures impostes, à mon avis, sont préférables aux
impostes proprement dites. Ce sont des impostes de 8 à 12 c.
de hauteur, elles empêchent l’air chaud du dehors de péné
trer dans les salles en son état naturel. En effet, l’aspiration
étant plus vive et plus considérable, l’air se resserre davan
tage, et en se comprimant il se dégage de sa molle cha
leur, et cela avec d’autant plus de raison que le lambrequin
placé au devant de ces rainures les garantit de l’ardeur des
rayons solaires.
(Le coût est presque nul, 5 à 6 fr. environ par croisée, y
compris le lambrequin.)
Le système des ventouses établies dans les embrasures
des croisées, voir n° 4 de ma brochure (première planche),
rafraîchit les vitres, en été, et combat la buée en hiver.
Les ventouses plongeantes des soupiraux ont, comme les
rainures-impostes, obtenu plein succès. Il en est de même
des ventouses ménagées dans les combles au point de vue
de condensabilité. Ces ventouses sont comprises dans le prix
de la maçonnerie; en tout cas, leur coût serait insignifiant.
Closets
Emplacement réservé en
Échelle de 5 millimètres.
NOTA. — Ici n'est figurés qu'une
croisée, mais on peut, on devrait
même, en placer dans la cloison autant
qu’il y en a sur la façade.
Grosse cloison entre le couloir et la
salle avec double vitrage, également
séparé par un vide.
(Voir plan ci-dessous en E, E et ci-dessus en M.J
(Voir sur plan ci-dessous A, C, B.)
Cloisons séparatives entre deux
ou plusieurs salles.
J’ai essayé plusieurs systèmes de cloisons, notamment les
deux ci-contre : La séparation A. C. B. est composée de deux
cloisons simples, dont une immobile, l’autre ouvrante. Entre
ces deux cloisons est ménagé un vide de 3 à 4 centimètres
destiné à intercepter les sons ; la partie hachée, C., (voir
élévation) est ouvrante, soit à coulisse, soit autrement.
En 1.1. de la cloison séparative, entre le couloir et la salle
oblongue, sont deux impostes, dont deux semblables existent
aussi, sur la porte A. de la salle carrée; leur objet, com
me à Brantôme, est de ventiler les salles, par des temps ora
geux, sans avoir recours aux impostes extérieures.
COUT DU GROS VITRAGE.
Le coût du gros vitrage, dont les petits bois ont 0.04 sur
0.08, est de 9 francs le mètre superficiel.
Ce genre de vitrage est exempt de moulures inutiles, il est
à double feuillure, de telle sorte qu’entre les deux vitres il
reste un vide de 5 c. 1/2 à 6 centimètres propre à amortir le
son.
Le coût du vitrage de la double cloison est de 6 à 7 francs
le mètre superficiel pour une cloison, soit 42 à 14 fr. pour
les deux.
Les parties ouvrantes sont de 7 à 8 francs le mètre super
ficiel au lieu de 6 à 7 francs.
Avec ce système de cloisons, les trois salles de cette lo
calité, y compris le couloir, peuvent être surveillés par un
seul maître. Le cas échéant, quatre salles pourraient être te
nues par deux maîtres sans sujétion aucune.
De plus, les élèves les plus rapprochés de la double cloison
A. C. B. parleraient-ils en même temps, que d’une salle on
n’entendrait pas l’élève de la salle contigüe, si rapproché
qu’il fût de cette cloison et vice-versâ.
En outre de la surveillance, l’aspect général est gracieux
et imposant.
_____.
12 —
Un poêle calorifère chauffe parfaitement deux salles ; il
peut être allumé du couloir étant, si on le désire.
En résumé, la ventilation obtenue par ces systèmes est
plus naturelle et beaucoup moins coûteuse que celle de tous
les systèmes employés jusqu’à ce jour.
La corniche-ventilateur des Anglais, les souches-ventila
teurs, en tôles, agréées jusqu’à présent, en France et à l’é
tranger, offrent une ventilation moins naturelle, moins effica
ce, considérablement plus coûteuse, d’un entretien beau
coup plus coûteux, et sont beaucoup moins aptes à annihiler
spontanément et momentanément leur effet, si on le désirait.
Le cerveau ordinaire des salles d’école est de 4 mètres
environ.
A un mètre au contre-bas du plafond on peut mettre une
simple traverse — placer une porte vitrée au milieu compre
nant la hauteur totale du plancher à cette traverse — etfaire
les à côtés en panneaux mobiles (pleins ou vitrés) afin de
pouvoir convertir à volonté, sans frais ni détérioration, 2, 3
ou 4 salles en une seule salle. Et si l’on désire intercepter le
bruit d’une salle à l’autre, on recourt à une 2me cloison en
observant, entre les 2, un vide de quelques centimètres.
Nota. — Toute séparation peut être mobile en partie ou
complètement.
Il est d’usage de peindre, dans les villes surtout, les
murs et les cloisons. Le colonel Teyssier, qui s’occupe de
questions libérales avec autant d’autorité que de sollicitude,
propose de peindre les plafonds. Je partage absolument l’avis
du héros de Bitche surtout en ce qui concerne les hôpi
taux et les écoles des grands centres.
Et môme, selon moi, il serait urgent de passer à l’huile
bouillante, avant leur pose, les planchers des salles suscep
tibles d’une grande aglomération — ainsi on empêcherait
les animalcules de pénétrer au travers des pores du bois —
mais, tout au moins, il serait facile de les détruire en lavant
le plancher, de temps en temps.
Racler les planchers et les laver à l’acide phénique, est une
— -13 —
bonne mesure ; toutefois, mon système semble préférable, à
tous points de vues.
Dans les localités déshéritées de la fortune, la peinture à
l’huile ne pouvant être employée, faute de ressources néces
saires, on obtiendrait un résultat très satisfaisant en crépis
sant les murs à la chaux hydraulique ou à la chaux vive, et
en doublant ce crépis d’un enduit à la chaux vive : ce mode
est un puissant insecticide et hygiénique. Il faudrait opérer
de la même manière pour les plafonds.
Croisées.
J’ai remarqué qu’en assombrissant les croisées de gauche,
la lumière était plus douce, mais j’ai remarqué aussi, avec
toute la sollicitude due aux enfants, que des stores étaient
absolument indispensables pour préserver leur vue et leur
cerveau des atteintes directes ou indirectes des rayons solai
res. Ces stores doivent être maintenus par des fils de fer,
pour les préserver des coups de vent.
On obtiendrait de bons résultats avec des persiennes, bri
sées ou non, à lames mobiles, ou bien avec des volets inté
rieurs à lames mobiles également.
L’expérience donne raison, en tant que préservatifs de la
chaleur, aux stores ou persiennes extérieurs. Le volet inté
rieur est moins efficace ; il est plus commode, peut-être,
et il offre moinsde sujétion ; mais on peut bien sacrifier cinq
à dix minutes par jour, et cela durant 20 ou 30 jours au
plus, pendant l’année.
Trop d’aises deviendrait chose par trop ridicule.
J’ai constaté que les façades des salles composées de tru
meaux et de vides à peu près égaux, offraient une lumière
plus douce et une température plus agréable que celles com
posées de vides séparés par des piles étroites.
J’ai pu me convaincre, aussi, que dans les salles dont les
croisées d’une façade avaient pour vis-à-vis des trumeaux,
l’aération s’y opérait bien plus tranquillement, bien plus
efficacement que dans les salles dont les croisées de devant
sont en face de celles de derrière.
— 14 —
Chauffage.
De tous les modes de chauffages, la cheminée bien faite
est le mode le meilleur, au point de vue hygiénique, attendu
que, composée simplement, économiquement, mais de façon
à servir d’expirateur, elle peut remplacer les gaines compo
sées en vue de l’expiration et de l’aspiration, en hiver et
en été.
La difficulté, jusqu’à présent, était de trouver un système
de cheminée d’une construction facile, c’est-à-dire à la
portée de tous les ouvriers de la ville et de la campagne, là où
il n’y a pas de fumistes.
Je l’ai trouvé depuis longtemps, au point de vue du chauf
fage. Il s’agissait de la munir d’expirateurs ne remorquant
pas de courants nuisibles.
Prise d’air en A. à l’intérieur ; en B. à l’extérieur. Celle de
B. traversant en I. sous la plaque supérieure des deux plaques
horizontales, venant ensuite entre les deux plaques verti
cales, par X., ou bien revenant en K., ou à peu près, ou
mieux, au-dessus du manteau en L. Si la prise était en A.,
l’opération serait analogue.
Le petit carré I. de la coupe R. indique l’entrée de la prise
d’air, sous la plaque supérieure des deux plaques horizon
tales.
Il suffit d’un conduit retournant sur lui-même, qui peut
être formé par des barrettes en fer ou tout simplement avec
du mortier de chaux et d’arêne, ou bien adhérentes à la
fonte qu’on aurait fait couler à cet objet, si on le désirait.
COUT DE LA CHEMINÉE.
La première plaque de derrière a 60 X 60 X 60,
soit un poids de 3 k. 60 à 15 francs...........
Pour le transport et la pose 20 0/0.................
5 40 )
1 16 ) 6,56
Celle de devant 60 X 50 X 0 01 soit 3 kilog.
20 0/0...........
4 50 j
0 90 ) 5 40
Moyenne des 2 latérales 40 X 50 X 0 01,2 k.
20 0/0...
3 00 )
0 60 i 3 60
Plan de la Cheminée.
Échelle de dix centimètres.
— 15 —
Les deux de dessous 60 X 50 X 0 01............
d°
Celle formant rhumfort 80 X 35 X 0 01,2 k. 80.
20 0/0...
5 40
5 40
4 80 )
0 96 ) 5 76
Prise d’air et bouche de chaleur, environ....
Total...................
32 12
12 98
45 00
Comme on le voit, il suffit tout simplement d’avoir des
plaques ordinaires ; la tôle ou fonte du haut formant cou
vercle devant être inclinée, la plaque placée près du mur est
plus haute que les autres. Elle doit être distante de ce mur
d’un vide convenable, 2 à 5e, afin d’obvier au froid qui pour
rait pénétrer, de l’extérieur, au travers de cette partie du
mur amincie pour loger le tuyau de la cheminée. Il est
essentiel que cette partie amincie soit en briques posées à
plat et à double rang.
Le devant de la cheminée sera muni d’un tablier à lames
mobiles absolument semblable aux persiennes à lames mo
biles et destiné, pendant l’été, à servir d’expirateur. Ces
lames seront divisées en deux ou trois parties, pour obtenir,
à volonté, un tirage plus ou moins fort, mais de façon à ce
qu’il ne puisse pas nuire.
Par exemple, il faut qu’il soit loisible de tenir ouvertes les
parties 1 et 2 et de tenir fermée la partie n° 3, afin de ga
rantir du courant le bas des jambes des enfants.
1
N
2
Tablier pour l'été
(vu en coupe)
3
Dans les salles chauffées par des calorifères, une gaine
semblable à un tuyau de cheminée et munie d’un tablier
analogue à celui mentionné, serait un excellent mode d’ex
piration.
-16 —
On obtient un résultat bien satisfaisant, au point de vue
du calorique et de l’économie du combustible, par le simple
emploi de plaques de tôle ou de fonte. Il s’agit, tout simple
ment, de laisser un vide sous la plaque du foyer, de mettre
la plaque de derrière à 2 ou 3 centimètres du mur et les
deux latérales, en biais, comme celle X.
Ce système peut être exécuté par qui que ce soit, et, de
plus, il est à portée des moindres bourses.
Sinon par son coût direct (30 fr. environ), du moins par
l’économie qu’il procure.
J’ai pris la résolution de pratiquer dans le mur des salles
mitoyen avec les préaux, une ou deux grandes ouvertures
pour les affecter à des bibliothèques ou autres casiers, sans
empiéter sur les salles, et dans le but, si besoin était, de con
vertir en une deuxième salle la partie du préau faisant suite
à la salle existante.
En cette prévision, j’ai réservé dans le mur en face,
mitoyen avec le maison, une ou deux ouvertures identiques
pour les à affecter à des bibliothèques ou casiers.
Je place les closets assez loin des préaux, au cas d’être
obligé d’agrandir ces derniers d’une superficie au moins
égale à celle qu’on désirerait convertir en une deuxième
salle. Avec ce système on ne serait jamais pris au dépourvu
et on pourrait faire, peu à peu. et selon les ressources.
En tout état de cause, les espaces gagnés dans l’épaisseur
des murs ne sauraient être dédaignés.
Préaux.
L’expérience m’a démontré que les préaux fermés de 3
côtés, sauf la partie la plus haute des pignons qui doit être
ajourée et munie de grillages en bois à mailles serrées, sont
les plus agréables et les plus sains.
Selon moi on a eu grand tort d’en diminuer la superficie
fixée tout d’abord par M. Ferry, ministre de l’instruction
publique à 2 mètres par élève. Avecdeux mètres de superficie,
par élève, il était permis, les jours d’intempérie, d’y faire
— 17
faire l’exercice aux enfants, et c’est à cet objet que j’avais
rendu indépendante du reste du préau, la partie afférente au
gymnase.
La France doit être pacifique, mais énergique et vigilante.
Closets.
L’expérience m’a démontré que pour mieux chasser l’o
deur il fallait des ventouses dans le bas, mais qu’il ne fallait
pas laisser de vide entre le dessus des portes et les linteaux
et qu’il fallait établir un chapeau sur croisillons dans le
haut de la toiture.
En effet, au moyen des ventouses du bas et de ces croisil
lons ajourés, il se produit un courant ascendant tel que l’o
deur sort complètement au travers de ces croisillons.
Il faut que les ventouses soient placées de façon à ne pas
nuire aux enfants lorsqu’ils sont aux closets.
Maison d’habitation.
J’ai établi des portes de ramonage, dans les tuyaux des
cheminées des cuisines, notamment, au moyen desquelles
l’instituteur peut ramoner lui-même et éviter les incendies
en empêchant l’accumulation de la suie. Le prix peut être
nul, mais il peut être de 5 à 10 francs (voir ma brochure
de 1882.)
Déplus, on évite le ramonage par les toits, dangereux
pour les hommes et nuisible aux toitures et aux plafonds.
Comme on est obligé de faire du feu dans les cheminées
de cuisine, j’ai pensé que, sans frais, on pourrait profiter de
la chaleur de ce feu, au profit des salles d’école, ce qui est
facile au moyen d’une plaque en fonte ou d’une bouche de
chaleur. Le supplément de prix varie de 5 à 10 francs.
Si l’on place une plaque en fonte, il est facile, pendant
l’été, d’en annihiler la chaleur, en mettant un carreau der
rière, distant de cette plaque de quelques centimètres.
J’ai ménagé dans l’un des murs extérieurs une porte d’en
cavage, cette mesure a reçu la sanction unanime des admi-
— 18 —
nistrations et des propriétaires. Le supplément de prix est
compensé par l’escalier de la cave qu’on fait, dès lors,, plus
étroit et moins confortable.
En résumé, ces divers résultats sont assez satisfaisants,
pour me permettre d’envisager, avec plaisir, les services que
l’on peut rendre au point de vue de l’hygiène et de l’éco
nomie en ce qui concerne les hôpitaux, les constructions
rurales et tous autres établissements.
Ils m’engagent à persévérer dans mes recherches.
Concernant les expériences faites, voici ma pensée :
40 L’expérience m’oblige à maintenir les observations et
les systèmes contenus dans ma 1re brochure de 4882, à
laquelle M. le Ministre eut la bonté, de sa propre inspiration,
de réserver une petite place au Musée pédagogique de Paris.
2° Elle m’oblige à maintenir les observations et les sys
tèmes ci-inclus.
En un mot, bien que ces divers systèmes ne soient encore
que dégrossis, l’expérience et le devoir me forcent à leur
donner, jusqu’à nouvel ordre, la priorité dans leur ensemble
sur tous les ouvrages français ou étrangers que je connais.
Nota. — En ce qui concerne la cheminée, l’expérience
des plaques m’a donné raison, mais je n’ai pas encore eu
l’occasion d’essayer mon système de circulation de l’air sous
les plaques horizontales et près de la plaque verticale du
contre-cœur.
La conscience m’oblige à revenir sur le système des vitra
ges extérieurs. Eh bien, l’expérience m’a prouvé que les
salles éclairées par une série de croisées séparées par de
simples piles, sont on ne peut plus nuisibles à la santé des
enfants.
4° Le trop grand jour leur crève les yeux.
2° Le trop de chaleur leur fatigue la tête et l’estomac.
En un mot, ce système est on ne peut plus vicieux.
En plein été les enfants cuiraient dans leur jus, si on n’y
portait remède.
— 19
Le moyen de remédier à celles qui existent, c’est, comme
je l’ai dit plus haut, de munir leurs croisées de persiennes à
lames mobiles, etc., etc.
Je maintiens énergiquement mon dire concernant la néces
sité de n’admettre aux adjudications que des entrepreneurs
et des contre-maîtres qui en auraient mérité le titre, ce serait
un des moyens le plus efficace et le plus accepté, avec recon
naissance, par toute la classe ouvrière ; ce serait le moyen le
plus sûr de faire renaître, dans le civil, la meilleure des dis
ciplines, celle d’intuition, attendu qu’elle plairait à tous les
ouvriers honnêtes et avides de progrès.
L’agriculture, elle aussi, y gagnerait considérablement.
Et dans les villes et les communes, on n’aurait plus à dé
plorer ce margouillis dont sont victimes les malheureux
ouvriers, les fournisseurs et ceux qui prêtent l’indispensable
aux hommes, la nourriture.
En outre, l’administration supérieure serait débarrassée
des tracas auxquels elle est en hutte chaque jour.
L’entrepreneur capable et honnête serait respecté de tous,
parce qu’il serait apte à savoir apprécier et respecter la
dignité de chacun.
Il en serait de même du contre-maître
Ainsi s’établirait d’elle-même une douce discipline parmi
les ouvriers, car, qu’on ne s’y méprenne pas, les ouvriers
comme les soldats, sont glorieux, ajuste titre, d’avoir pour
chefs des hommes de valeur et de cœur !
Qu’on ne s’y trompe pas, vouloir continuer le système
d’adjudication à rabais volontaires, ce serait vouloir le raffi
nement de l’égoïsme qu’on a fait naître, en cessant de pro
téger le travailleur loyal, par conséquent l’ami du progrès.
Ce serait vouloir l’abaissement, peut-être même l’efface
ment de notre généreuse France.
Depuis près de quarante ans je n’ai cessé d’être en con
tact avec les ouvriers des villes et des campagnes. Ayant
étudié leurs mœurs et consulté leurs aspirations, avec la
douceur et le ménagement auxquels ils ont droit, je n’en ai
pas encore trouvé un seul qui ne fût pas démon avis.
— 20 Du reste, consultez la politique de M. de Bismarck.
Voyez s’il n’a pas su relever et élever son pays, par la
protection qu’il n’a cessé d’accorder aux ouvriers méritants.
Selon moi, le système d’adjudication à rabais volontaire,
appliqué à n’importe quelle branche d'industrie, est un
système vicieux, indigne d’un peuple civilisé attendu qu’il ne
remorque qu’un cortège de discordes, de dégoûts et d’atro
pines, tristes préludes de l’agonie d’un peuple, à courte
échéance.
N’aspirant à aucun gain, pas plus à celui de mes brochures,
car je les donne qu’à n’importe quels autres, j’ai lieu d’es
pérer qu’on ne me saura pas mauvais gré de mes efforts
_________
et de ma franchise.
'"BIBLIOTHEQUE >
DE LA VILLE !
DE PÉRIGUEUX/
Périgueux. — lmp. CASSARD frères, rue Gambetta, 13 et 15.
