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Fait partie de Sa grandeur Mgr Dabert, évêque de Périgueux et de Sarlat à Bergerac : compte rendu des fêtes qui ont eu lieu à l'occasion du jubilé sacerdotal les 14 et 15 août 1886...

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SA GRANDEUR

Mgr DABERT
ÉVÊQ.UE DE PÉRIGUEUX ET DE SARLAT

A BERGERAC
COMPTE RENDU DES FÊTES
Qui ont eu lieu à Bergerac les 14 et 15 août 1SS6
A L’OCCASION DU JUBILÉ SACERDOTAL DE S. G. Mgr DABERT

BERGERAC
IMPRIMERIE GÉNÉRALE (É. MAURY), 3, RUE SAINT-ESPRIT

SA GRANDEUR

MGR DABERT
ÉVÊQUE DE PÉRIGUEUX ET DE SARLAT

A BERGERAC
COMPTE RENDU DES FÊTES
Qui oui en lieu à Bergerac les 14 et 15 aout 1&S6
A L’OCCASION DU JUBILÉ SACERDOTAL DE S. G. Mu>- DABERT

;

Le 14 et le 15 août dernier, la ville de Bergerac
fut témoin d'une bien touchante fête. Groupes
pendant ces deux jours auprès de leur Evêque
bien-aimé, les fidèles voulurent, à leur tour, célé­
brer les Noces d'or de S. G. Mer Dabert, et, à cette
occasion, ils lui offrirent une magnifique Croix
Pectorale, filial hommage de leur vénération et
de leur amour.
L’Éclaireur de la Dordogne donna, dans son
numéro du 18 août, le compte rendu de ces deux
journées qui ont laissé une douce impression dans
toutes les âmes.
C'est ce compte rendu du journal catholique
que nous avons cru devoir publier, en y ajoutant
quelques détails, sous forme d'opuscule, afin de
répondre aux désirs d'un grand nombre decatholiques et aux pressantes demandes qu'ils
nous ont adressées.
Bergerac, le 1er septembre 1886.

S. G. Mgr DABERT
A BERGERAC

----«-----

I
Il y a quelques semaines, une souscrip­
tion fut ouverte à Bergerac pour offrir à
Mgr l’Évêque de Périgueux, à l’occasion de
ses Noces d’or, une Croix Pectorale, en
témoignage de la vénération et de la grati­
tude des catholiques de notre pays. C’était
tout à fait à la veille de la grande céré­
monie jubilaire : il était téméraire d’espérer
qu’en un délai si court cette pieuse mani­
festation pût donner tous ses résultats.
Mais la pensée de ses promoteurs fut com­
prise et leur appel trouva dans tous les
cœurs le plus sympathique écho ; presque
aussitôt les listes nous furent retournées,
avec les offrandes des fidèles. Cinq jours

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S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

après, la souscription était close et dépas­
sait notre attente.
Nous l’avions remise aux bons soins des
Dames de notre ville et de l’Archiprêtré :
elle est l’œuvre de leur activité et de leur
zèle. Nous devons leur adresser ici nos
remerciements les plus sincères.
L’exécution de la Croix Pectorale fut
confiée à l’habile et consciencieux or­
fèvre de Bergerac, M. Farge, dont on a pu,
dans cette circonstance comme toujours,
apprécier le dévouement en même temps
que le bon goût. Cette Croix, avec sa
miniature en émail représentant saint Front,
patron du diocèse, dont la crosse terrasse
le dragon, est, en effet, un véritable et
riche objet d’art. Elle fait le plus grand
honneur aux artistes chargés de ce travail.
Les Noces d’or furent célébrées le 29 juin
à Périgueux, on sait avec quel éclat. Le
peuple de Bergerac y fut représenté par ses
pasteurs, par une nombreuse députation
de catholiques accourus de tous les points
de l’arrondissement et par les délégués du
Comité bergeracois de la souscription com­
posé de MM. E. Monteil, H. de Pourquery de Boisserin, Emile Morand, Auguste

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

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Reclus, Charles Lespinasse, comte de SaintAulaire, Daniel Bracliet, Joseph Luzié et
G. Marsaud. Mais la Croix n’était pas
terminée ; nous dûmes, avec un vif regret,
attendre une occasion nouvelle pour l’offrir
au bien-aimé prélat.
Néanmoins, M. Émile Maury fut chargé
de remettre à Mgr l’Évêque, la veille de la
cérémonie, l’Adresse suivante portant de
nombreuses signatures :
Monseigneur,

Le clergé de votre diocèse aura demain l’honneur
et la consolation d’offrir à Votre Grandeur, comme
un gage de sa filiale obéissance, une Crosse
Pastorale, signe de l’Autorité que vous exercez
avec tant de bonté et de sagesse.
Des mains de vos dévoués fils, les catholiques
de Bergerac et de l’Archiprêtré, vous daignerez
aussi, Monseigneur, recevoir dans quelques jours
une Croix Pectorale, emblème des hautes vertus
dont vous avez multiplié les preuves parmi nous.
Ils seront heureux de vous l’offrir comme un bien
faible témoignage de leur vénération et de leur
amour, et c’est ainsi qu’ils ont voulu plus particu­
lièrement s’associer à vos joies, en ce grand jour
de votre Jubilé Sacerdotal.
Avec tous vos prêtres, avec tous les fidèles,
nous demandons au Ciel, Monseigneur, de vous
conserver longtemps encore à ce beau diocèse de
Périgueux que vous avez fécondé par vingt-trois

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5. G. Mgr Dabert à Bergerac.

années de saints labeurs, à l’Église de France qui,
dans ces temps de trouble et de colère, se réjouit
de posséder en vous un évêque si vigilant et si
ferme.

II
L’occasion que nous attendions ne tarda
pas à se présenter. Samedi 14 août,
Da­
bert vint dans notre ville pour y présider
la solennité du 15. Prévenue de nos
désirs, Sa Grandeur daigna nous faire in­
former qu’elle serait heureuse de nous
recevoir, à huit heures, au Petit Séminaire.
Les membres des Conseils de Fabrique,
les bureaux des Conférences de SaintVincent-de-Paul de nos trois paroisses
et trois membres du Comité d’initiative se
réunirent dans la soirée du 14 et prièrent
M. Ernest Monteil, ancien maire de Ber­
gerac, ancien député à l’Assemblée natio­
nale, de prendre la parole en leur nom.
M. le comte de La Panouse, en ce
moment absent, avait fait exprimer son vif
regret de ne pouvoir se joindre à la
Délégation.
En remettant à
l’Évêque le magni­
fique écrin qui renfermait la Croix avec sa

S. G. Mgr Dabert a Bergerac.

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chaîne d’or, et l’Album sur lequel étaient
inscrits les noms de tous les souscripteurs,
M. E. Monteil s’est exprimé en ces termes :
Monseigneur,

L’Église du Périgord portait le deuil de deux
pontifes éminents, prématurément ravis à la con­
fiance, à l’amour et au respect de tous, lorsque
Celui qui sait calmer les douleurs et sécher les
larmes, envoya parmi nous un prélat qu’une
renommée de grande science et de haute vertu
avait précédé dans ce beau diocèse.
Avec le corps municipal de notre ville, au lieu
même où nous nous retrouvons aujourd’hui, j’eus
l’honneur de lui souhaiter la bienvenue et d’être
l’interprète des vœux et des espérances qui agi­
taient tous les cœurs à son arrivée dans nos murs.
Vous vous rappelez, Monseigneur, ces manifes­
tations de la joie générale, Se produisant de toute
part avec tant d’élan et de spontanéité.
Vingt-trois années se sont écoulées ! Et c’est
encore à moi qu’échoit la bonne fortune de venir,
avec les Conseils de Fabrique de nos trois pa­
roisses, au nom des fidèles de nos contrées, porter
le témoignage que les vœux jadis émis ont été
exaucés, que les espérances conçues autrefois ont
été dépassées, et exprimer à Votre Grandeur la
reconnaissance publique pour tout le bien accom­
pli dans le cours de votre pieuse et laborieuse
carrière.
Vos Noces d’or reportent naturellement nos
pensées sur la cinquantaine qui vient de finir ;
qu’il nous soit permis de diriger aussi nos regards
sur celle qui commence, d’unir à l’expression de

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S. G. Mgr Dabert à Bergerac.
O

notre gratitude pour le passé nos vœux et nos
espérances pour l’avenir, et de répéter ici ce qui
vous a été si cordialement et si bien dit ailleurs :
Ad multos annos !
Les fidèles ont tenu à honneur d’offrir à leur
évêque bien-aimé un gage de leur respectueuse
affection ; veuillez l’accepter, Monseigneur, comme
un souvenir de la vénération et de la piété filiale
de vos diocésains de Bergerac.

Profondément touché par cette démarche
et par les souvenirs que le chef de la Délé­
gation évoquait en ternies si délicats,
Monseigneur a laissé déborder la recon­
naissance et la joie qui remplissaient son
cœur d’évêque et de père. Il a eu pour notre
président, pour tous, pour le clergé et pour
les fidèles un mot gracieux. Nous regret­
tons de ne pouvoir reproduire qu’imparfaitement la réponse éloquente et émue du
vénérable prélat, qui voudra bien, d’ailleurs,
nous pardonner les infidélités de notre
mémoire. « Je suis, Messieurs, a-t-il dit
« tout d’abord, vivement reconnaissant de
« l’affectueux empressement avec lequel, à
« l’occasion de mon Jubilé Sacerdotal, vous
« êtes venus m’adresser, par l’organe de
« notre éminent jurisconsulte, si passion« nément dévoué aux intérêts de la Fabrique

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

ii

« dont il préside le Conseil, l’expression de
« vos sentiments et de vos vœux, burinés,
« pour ainsi dire, dans ce riche objet d’art
« que vous voulez bien aussi m’offrir. »
Puis, répondant aux éloges si mérités que
M. Monteil venait de lui adresser, Monsei­
gneur s’est exprimé avec cette modestie
qui caractérise les grandes âmes et qui
donne au talent un plus haut prix : « Vous
« avez apprécié avec trop de bienveillance,
« Monsieur le Président, mes écrits et mes
« œuvres dans ce diocèse. Bien graves sont
« les devoirs d’un évêque. Il tient d’une
« main le livre de la doctrine, et de l’autre
« la houlette du pasteur, double symbole
« qui le constitue devant son peuple le
« défenseur de l’Église et le sauveur des
« âmes. Il m’appartient, à moi qui arrive
« aux limites de l’âge, de me placer sans
« cesse en présence de ces grands devoirs,
« et cette considération, je vous l’as« sure, ne m’offre rien qui puisse m’enor« gueillir. »
De telles paroles, sur les lèvres d’un
évêque qui a conquis un rang si élevé dans
l’Épiscopat français, produiront sur nos
lecteurs, nous en sommes convaincu, l’im-

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S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

pression profonde qu’elles ont laissée dans
l’esprit de ceux qui ont eu l’honneur et
l’édification de les entendre.
Mais le cœur de notre saint évêque ne
pouvait taire l’émotion reconnaissante qu’il
éprouvait devant ce témoignage de la véné­
ration et de l’attachement de ses diocésains
de Bergerac. « Ce fut, a-t-il dit, sous votre
« initiative, comme premier magistrat de
« la ville, que la population me fit une si
« belle fête, maintenant encore bien pré« sente à ma mémoire. Vous m’offrez ainsi
« le moyen d’exprimer mes sentiments
« envers elle, en présence de ces messieurs
« qui la représentent si bien à cette heure,
« sentiments d’admiration et de reconnais«sance! Noble population catholique de
« Bergerac, si vive, si enthousiaste de tout
« ce qui est bien, de tout ce qui est beau,
«si généreuse et si fidèle! » Et ici, le
vénérable prélat exalte, en des termes
flatteurs, la générosité des catholiques de
Bergerac, qui se sont dépensés sans mesure
pour bâtir le magnifique et somptueux
monument de Notre-Dame et pour res­
taurer, avec autant d’élégance que de ri­
chesse, l’antique église de Saint-Jacques.

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

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Il les admire encore et les félicite d’apporter
toujours la même et pieuse ardeur aux
manifestations de leur foi dans les solen­
nités religieuses. .Mais il se sent aussi
pénétré de reconnaissance envers eux du
soin jaloux avec lequel ils gardent la
mémoire de leur ancien et inoubliable
pasteur, le vénéré M. Macerouze ; du res­
pect et de la confiance, mérités d’ailleurs à
tant de titres, dont ils entourent le clergé
de la ville ; des précieuses sympathies dont
ils honorent son cher Petit Séminaire, où
il est reçu lui-même avec une si filiale
affection et qui occupe une place privi­
légiée dans son cœur.
Monseigneur termine enfin par ces pa­
roles que nous croyons fidèlement repro­
duire : « Cette belle Croix d’honneur que
« vous m’offrez, Messieurs, en votre nom
« et au nom de nombreux et vaillants
« catholiques de la ville et de l’arrondisse« ment, me restera, avec la Crosse d’hon« neur que mon clergé m’offrait, il y a
« quelques semaines, comme la meilleure
« récompense que le premier pasteur d’un
« diocèse puisse ambitionner. Je la porterai
« avec une sainte fierté, comme le mémo-

14

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

« rial de votre filiale affection ; et quand je
« ne serai plus, elle vous sera rendue pour
« être au milieu de vous le mémorial de
« ma paternelle affection. »
La Délégation s’est retirée ravie de
l’accueil qu’elle avait reçu.

III
Le lendemain, Monseigneur a célébré
pontificalement la messe de neuf heures, à
l'église Notre-Dame. L’empressement des
fidèles à la Table Sainte lui a montré que,
chez nous, la Foi, loin de décroître, est
fortifiée et avivée par la persécution qui
s'acharne contre elle.
Les Enfants de Marie de la paroisse
Notre-Dame avaient fait demander à Sa
Grandeur la faveur de lui être présentées.
A deux heures, la petite Congrégation s’est
rendue au presbytère ; au nom de ses
compagnes, Mlle Antoinette Brunel-Layotte
s’avançant, un bouquet à la main, a adressé
à Monseigneur ce compliment d’une déli­
catesse et d’une grâce charmantes :

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

15

Monseigneur,

Un jour que le divin Jésus passait au milieu des
foules, semant comme toujours les bienfaits sous
ses pas, les apôtres, craignant de le fatiguer ou
méconnaissant la tendresse de son cœur, repous­
saient loin de lui les petits enfants. « Laissez-les
donc venir, » dit le divin Maître. Et, s’approchant
d’eux, il les bénit et les caressa.
Lorsque nous avons appris que Votre Grandeur
venait visiter un troupeau qui lui est cher, nous,
les Enfants de Marie de Notre-Dame de Bergerac,
la plus humble, la plus petite portion de ce trou­
peau, nous avons eu le désir, en cette année de
votre Jubilé Sacerdotal, de mêler nos timides voix
à celles qui, de tous côtés, ont fêté l’excellent
Père et le grand Evêque qui préside aux destinées
de l’Eglise du Périgord.
Loin d’imiter les apôtres, notre vénéré et si bon
pasteur nous a encouragées dans ce pieux dessein :
c’est qu’il sait, Monseigneur, que votre cœur,
semblable à celui de Jésus, garde pour les faibles
et les petits sa plus délicate tendresse et ses meil­
leures bénédictions.
D’autres, et nous avons entendu dans la Semaine
religieuse l’écho de leurs éloquentes paroles, ont
pu dire les dons que vous avez reçus, le bien que
vous faites au milieu de nous ; ce n’est pas là
notre tâche et nous ne. saurions l’entreprendre ;
mais, qu’il nous soit permis d’être fières de notreEvêque et que Votre Grandeur daigne accepter
l’hommage de notre respectueuse reconnaissance,
de nos vœux les plus ardents et veuille bien se
souvenir que cette petite Congrégation de Notre-

16

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

Dame de Bergerac a l’honneur de l'avoir pour
supérieur.
Si noblesse oblige, vertu et dévouement obligent
davantage : Qu’est-ce donc que la Sainte Vierge a
le droit d’attendre de nous?
Monseigneur, priez-la de nous rendre, dans
notre modeste sphère, dignes de marcher sur
vos traces, et il nous sera plus doux encore de
lui demander d’ajouter les années aux années, afin
que vous restiez plus longtemps parmi nous et que
votre couronne soit plus belle dans l’éternité.

IV
Aux vêpres, une très nombreuse assis­
tance se pressait autour de la chaire où
Monseigneur devait célébrer, en ce grand
jour de l’Assomption, les gloires et les
vertus de la Mère de Dieu. Après avoir
donné le texte de l’Écriture qu’elle a ma­
gnifiquement développé quelques instants
après, Sa Grandeur a été heureuse de
remercier les catholiques de Bergerac de
l’empressement et de la promptitude avec
lesquels la souscription a été par eux
acceptée, couverte et close. Avec sa grande
bonté et une indulgence extrême, elle a
aussi daigné, du haut de la chaire, désigner

i

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

17

l’auteur de ces lignes par des paroles beau­
coup trop élogieuses pour trouver ici leur
place et dont nous aurions le droit d’être
grandement fier, si nous ne savions tout ce
qui nous manque pour les mériter.
L’allocution de Monseigneur a vivement
ému tous les cœurs, et nul doute que
d’ardentes prières ne soient montées au
Ciel pour le supplier de conserver long­
temps encore au diocèse ce père bienaimé, à l’Eglise de France le grand Évêque
dont elle admire la science, la vertu et le
courage.
Le soir, M. le chanoine Montet, curéarchiprêtre de Notre-Dame, réunissait à
sa table, autour du pontife rayonnant de
bonheur, Messieurs les curés de la ville et
les membres de la Fabrique de NotreDame.
Au dessert, M. le chanoine Montet s’est
levé et a porté à Sa Grandeur un toast dont
voici à peu près les termes :
Monseigneur,

Résumant dans ma pensée les remarquables
discours, les éloges si bien mérités et les vœux
sincères qui vous ont été adressés à l’occasion

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S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

de votre Jubilé Sacerdotal, je vous les offre en
mon nom, au nom du clergé, des fidèles de
Bergerac et de l’Archiprêtré, comme étant l’expres­
sion des sentiments de la profonde vénération et
du respectueux et filial attachement que nous pro­
fessons tous pour Votre Grandeur.
Je suis heureux, Monseigneur, que votre pré­
sence au milieu de nous me permette de vous
redire ce souhait parti du cœur, qui, quoique bien
souvent répété, ne saurait vous déplaire, puisqu’il
est liturgique :
Ad multos anno s!

Après avoir rappelé avec émotion les
souhaits qui lui avaient été adressés par
son clergé aux fêtes de Périgueux, Mgr l’E­
vêque a remercié, en termes non moins
émus, le vénéré pasteur des vœux qu’il
venait de lui exprimer au nom de ses
invités, de ses confrères et de tous les
catholiques de Bergerac.
Ainsi s’est terminée cette charmante fête
qui a été comme une prolongation, à
Bergerac, de la splendide solennité jubi­
laire du 29 juin dernier.
Si, dans cette manifestation de notre
gratitude, de notre vénération et de notre
amour, l’illustre et pieux pontife a pu
trouver un adoucissement aux amertumes

• * •-

S. G. Mgr Dabert à Bergerac.

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qui abreuvent son âme, notre but est
atteint, et nous nous estimons heureux,
catholiques fidèles, d’avoir rempli un
devoir qui nous vaut une fois de plus sa
paternelle bénédiction.
Émile MAURY.

Bergerac, le 18 août 1886.

BERGERAC.

IMPRIMERIE GÉNÉRALE (É. MAURY)