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Médias
Fait partie de Chansonnettes montignacoises : précédées d'une notice biographique sur l'auteur par son petit-fils
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CHANSONNETTES
MONTIGNACOISES
pa R
Pierre BOUILHAC
•LABOUREUR
PRÉCÉDÉES D’UNE NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR L’AUTEUR.
PAR
Le Jardin d’Amour
La Petite Merveille
Le Banquet nuptial
SON
PETIT-FILS
Le Jardin d'Angèle
j,
La Promenade du Cœur
S
Le Bouquet enchanté
T?0
Les Agaceries de Jeannette
TOULOUSE
imprimerie: VialElle: e:t pErrY, rue: du maY
CHANSONNETTES
MONTIGNACOISES
PAR
Pierre BOUILHAC
LABOUREUR
PRÉCÉDÉES D’DNE NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR L’AUTEUR
PAR
Le Jardin d Amour
La Petite Merveille
Le Banquet nuptial
SON
PETIT-FILS
Le Jardin d’Angèle
La Promenade du Cœur
Le Bouquet enchanté
Les Agaceries de Jeannette
TOULOUSE
IMPRIMERIE VIALELLE ET PERRY, RUE DU MAY, 1
1908
_____
NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR L’AUTEUR
PAR SON PETIT-FILS
Le fidèle et durable souvenir laissé à tous ceux qui l’ont
connu par l’auteur des chansonnettes qu’on lira plus loin, m’a
déterminé à les faire rééditer.
En agissant sous l’empire d’une pieuse admiration, j’ai tenu
à conserver à mon grand-père son titre de « laboureur ». C’était,
d’ailleurs, avec un agréable mélange de fierté et de modestie
qu’il substituait ce titre à tous ceux dont il aurait pu entourer
son nom.
Fils d’un médecin dont le talent rappelait celui des Bouilhac
qui furent, l’un médecin de Louis XIII, et l’autre, premier
médecin des 'Enfants de Louis XV, Pierre de Bouilhac naquit
à Montignac en 1795.
D’une nature enthousiaste, et ayant grandi à une époque où
la gloire des armes Françaises entraînait facilement les cœurs
généreux, il se destina tout d’abord à la carrière militaire.
C’est ainsi qu’il entra à Saint-Cyr en 1813 et qu’il en sortit
comme sous-lieutenant en janvier 1815 : il prit part en cette
qualité à la mémorable campagne des Cent-Jours.
En 1818, dégoûté d’un état qui lui ordonnait de laisser l’épée
6—
au fourreau devant les alliés, mon grand-père abandonna la
carrière militaire, revint dans sa ville natale, professa les
mathématiques durant deux années au collège de Montignac,
et se livra à l’étude de la science, encore peu explorée, de
l’agriculture et de l’agronomie.
C’est vers cette époque-là qu’il épousa, à Montignac, Mlle Sclafer de Lagorsse (1).
Après la Révolution de 1830, il fut nommé chef du bataillon
de la garde nationale de Montignac.
L’exercice de ce commandement, d’une part, et, une commu
nauté de goûts pour les questions d’agronomie, d’autre part,
ont certainement contribué à fortifier les liens d’amitié qui
s’étaient établis entre le chef dubataillon de Montignac et celui
qui devait devenir le maréchal Bugeaud.
Dans une lettre (2) très curieuse dont j’ai l’original sous les
yeux, le général Bugeaud lui écrivait la phrase suivante :
« Mes opinions sont trop sincères, mes convictions trop
fortes, pour que mon patriotisme ne cherche pas à les commu
niquer à des hommes comme vous ».
Il semblerait, d’après ces mots, que le futur maréchal faisait
un certain cas du modeste commandant qui resta à la tête de
la garde nationale de Montignac jusqu’au début de 1839.
Au commencement de 1839, un Montignacois ami de la
famille, M. Mérilhou, pair de France et ancien ministre, mani
festa à son compatriote et ami, une précieuse affection en lui
offrant, à Paris, une hospitalité fort agréable.
Mon grand-père fit la connaissance, chez M. Mérilhou, d’un
certain nombre de personnages qui venaient souvent jouer au
(1) Je ne puis dissimuler le regret de n’avoir pas connu ma grand’mère.
En dehors de la profonde affection que lui avaient conservée tous les siens,
un des plus doux souvenirs de mon enfance est d’avoir entendu, par la
bouche de simples paysannes dont le cœur était plein de gratitude, les échos
de la reconnaissance du pauvre à son égard.
(2) Lettre de huit pages et relative à la politique générale en France. Elle
a été envoyée de Blaye, en 1832.
— 7 —
whist avec l’ancien ministre, en particulier celle de M. de Montalivet qui était ministre de l’intérieur.
Peu de jours après, le commandant de la garde nationale de
Montignac entrait dans l’administration en devenant souspréfet de Bergerac.
« Dans le but de restreindre la mendicité le plus possible,
il institua, dans cette ville, une commission chargée, au moyen
de souscriptions charitables, de donner des secours aux mala
des, aux infirmes, et à tous les ouvriers dont la solde n’était
pas suffisante pour fournir à leurs besoins les plus indispen
sables et à ceux de leur famille. Il institua plusieurs salles
d’asile, et un comice agricole, établi par lui dans chacun des
treize cantons de son arrondissement, ouvrit un concours
annuel pour les cultivateurs, les fermiers et les éleveurs
d’animaux de course et de labour.
« Tous les journaux de l’époque ont signalé la courageuse
conduite qu’il tint en 1843, pendant tout le temps que la
suette militaire exerça ses ravages épidémiques au milieu de
la ville confiée à ses soins.
« Nommé sous-préfet de Saint-Jean-d’Angély au mois de
janvier 1843, il reçut la croix de la Légion d’honneur le mois
suivant, et demanda et obtint, un an et demi plus tard, la souspréfecture de Sarlat où il introduisit les mêmes réformes qu’à
Bergerac (1) ».
En 1848, il abandonna la carrière administrative pour repren
dre ses études favorites sur l’agriculture.
Après la Révolution de 1848, mon grand-père publia dans
différents journaux des articles agronomiques et il a réuni un
certain nombre de ces articles dans un ouvrage intitulé :
« Causeries Champêtres ».
Caractérisées par une science qui n’excluait pas la galan
terie, ces « Causeries » dans lesquelles l’auteur a réservé un
(1) Leroy, Panthéon Biographique.
— 8 —
place à l’idylle et à l’églogue, ont laissé un souvenir qui sub
siste toujours.
Dans un article récemment paru dans une ravissante publi
cation périgourdine, le Bulletin mensuel du « Bournat » (1),
M. Dujarric-Descombes, avec sa plume aussi délicate que dis
tinguée, ce qui n’est pas peu dire, l’a aimablement rappelé en
parlant du félibre qu’il y avait en Pierre de Bouilhac.
Les conseils qui sont donnés dans ces « Causeries » n’ont
malheureusement pas été toujours suivis.
On s’est, d’ailleurs, toujours heurté à une opposition systé
matique, toutes les fois qu’on a voulu réaliser un progrès en
agriculture.
Il serait difficile de se faire une idée des difficultés que ren
contra mon grand-père, même dans sa famille, quand il intro
duisit, dans nos contrées, la culture de la luzerne, grâce à
laquelle « les champs acquirent une prodigieuse fertilité, les
bestiaux se multiplièrent, les landes se défrichèrent, et de
belles moissons couvrirent des champs jusqu’alors incul
tes » (2).
Mais, s’il a rencontré des difficultés sur sa route, elles n’ont
pas été préjudiciables à la gaieté de l’auteur des « Causeries
Champêtres ».
Le vieillard était resté doublé d’un parfait homme du monde ;
on le retrouve à chaque page, dans ses écrits qui se ressentent
d’une amabilité procédant à la fois d’un cœur généreux et
d’une gaieté dont on se souvient encore.
Cette gaieté ne l’abandonnait jamais; elle lui faisait cortège
quand il allait s’asseoir au fauteuil de la présidence, à la
Société d’agriculture de la Dordogne ; il l’a conservée jusqu’à
la fin de ses jours, et, trois ans avant sa mort, il en donnait
encore la mesure avec sa dernière « Causerie Champêtre » dans
laquelle il s’exprimait ainsi :
(1) Numéro de Novembre t907.
(2) Causeries Champêtres, p. 393.
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« DERNIÈRE CAUSERIE
« Mes Amis,
« Aujourd’hui, il ne sera question ni d’art ni de science ; c’est
assez courber le front sur le sillon. Encore une chansonnette,
et je vous dis adieu pour toujours. Pour moi, plus de bêche,
plus de charrue, plus de hoyau ; je ne veux plus que des
gazons, des chansons et des fleurs. A mon âge (83 ans), il est
temps de se reposer. Depuis bien des années, je cherche à
augmenter votre pensée et votre bien-être ; si je n'ai pas réussi,
vous me saurez au moins gré de mon intention.
« Voici la chansonnette :
«LE BOUQUET D’ANGELE
Air : Commençons la semaine, etc.
Premier Couplet
Anzèlo quoy lo roso,
Lou lis et lou muguet;
Quey zoli lou bousquet
Quand lou ciel nous l’envoyo !
Angèle c’est la rose,
Le lis et le muguet ;
Qu’il est beau le bouquet
Quand le ciel nous l’envoie !
Refrain
Quai zouzou, qual bizou
Qua quel bousquet del’Anzèlo;
Quai zouzou, qual bizou
Què la flour d’un anzélou !
Quel joujou, quel bijou
Que ce bouquet d’Angèle ;
Quel joujou, quel bijou
Que la (leur d’un petit ange !
— 10 —
2me Couplet
Un pastoureau rôdait
Autour d’un petit ange,
A un amour bien doux
Son cœur toujours pliait.
Quel joujou.
Un pastourou roudavo
Altour dè l’anzélou,
A d’un amour bien dou
Soun cœur touzour plézavo,
Quai zouzou, etc.
3me Couplet
Angèle lui envoyait
Un sourire, une fleur;
Ce présent toujours
Au ciel le transportait.
Quel joujou, etc.
Anzèlo y’envouyavo
Un sourire, uno llour ;
A quel présent touzour
Al ciel lou transportavo.
Quai zouzou, etc.
4me Couplet
Le pastoureau rêvait
Lou pastourou reybavo,
Dans le ciel il se crut ;
Dis lou ciel sè créguet ;
Un ange parut
Un anzé pareiguet,
Angèle lui ressemblait.
Anzèlo ly semblavo.
Quel joujou, etc.
Qual zouzou, etc.
5me Couplet
Notre amoureux guettait
Le cœur du petit ange ;
De ce petit bijou
Il en fit sa cage.
Quel joujou, etc.
Nostr’ amouroux gueytavo
Lou cœur dè l’anzélou ;
Da quel pitit bizou
El n’en faguet sa gabio.
Qual zouzou, etc.
6me Couplet
Anzèlo eyssoubreillavo
Las flours del paradi,
S’en faguet un abri
Què soun cœur embeaumavo.
Quel zouzou, etc.
Sur soun sé babillavo
Uno charmanto tlour
Què li disio touzour :
May té vé, may t’eymavo.
Quai zouzou, etc.
Angèle enlaçait
Les fleurs du paradis,
Elle en fit un abri
Que son cœur embaumait,
Quel joujou, etc.
Couplet
Sur son sein babillait
Une charmante fleur
Qui lui disait toujours :
Plus il te voit, plus il t’aime
Quel joujou etc.
11
8me Couplet
Lou mirai altour d’eylo
Touzours vous réfleyssi
Un pitit paradi,
Uno pito merveillo.
Qual zouzou, etc.
Le miroir autour d’elle
Toujours réfléchit
Un petit paradis,
Une petite merveille.
Quel joujou, etc.
9me couplet
Un bel zour, nostr’ Anzèlo
Sur moun roc pareiguet,
Lo roso et lou bluet
Palissient dovont eylo.
Qual zouzou, etc.
Un beau jour notre Angèle
Sur mon roc parut,
La rose et le bleuet
Pâlissaient devant elle.
Quel joujou, etc.
lOme Couplet
Un sourirè d’Anzèlo
Un sourire d’Angèle,
Quey lou myrté d’amour,
C’est le myrte d’amour,
Charmanto pito flour
Charmante petite fleur
Què toujours vous ernbaoumo. Qui toujours vous embaume
Refrain
Quai zouzou, quai bizou
Qua quel Bousquet de l’Anzèlo;
Quai zouzou, quai bizou
Què la flour d’un anzélou !
Quel joujou, quel bijou
Que ce bouquet d’Angèle ;
Quel joujou, quel bijou
Que la fleur d’un petit ange
« Adieu, mes bons amis. N’oubliez pas que pour être heureux
il faut la science et le travail ; par l’ascension de l’intelligence,
vous vous assurerez, avec la gerbe, les joies du cœur et de la
pensée. »
« Mars 1878. »
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DE L.A VILLE ï
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En octobre 1881, pieusement et douloureusement attristés,
précédant cette population de Montignac qui ne nous a jamais
ménagé les marques d’une affection qui nous est chère, mar
chaient, derrière son cercueil, les petits-enfants de celui qui
avait exprimé cette pensée élevée.
Sur ces petits-enfants qui l’ont connu, admiré et embrassé,
12
la mort a déjà exercé ses ravages et n’a épargné que mon frère
et moi.
S’il a été consolant, dans la suite, de voir venir au monde
deux petits anges qui, en devenant nos cousines, ont ajouté
deux jeunes filles — aujourd’hui mariées — au nombre de ces
petits-enfants, il a pu être consolant aussi de ne pas oublier
la recommandation qui vient d’être citée :
« Pour être heureux il faut la science et le travail ! »
Elle a été particuliérement retenue par mon frère : il l’a
prouvé avec des travaux de physiologie végétale qui lui ont
valu un titre de « lauréat de l’Institut », et un grade de «. doc
teur ès sciences » obtenu avec une thèse soutenue en Sorbonne.
Montignac (Dordogne), 20 février 1908.
BOUILHAC,
Capitaine d’Artillerie.
Chansonnettes
Montignacoises
LE JARDIN D’AMOUR
Air : Baysso-tè mountagno, léilotè Wallon.
1er Couplet
Sur moun roc salvazé lou printein veinguet, [bis)
D’amours et dè rosas el lou tapissait, {bis}
2e Couplet
Et bienléou voultigeint guirlandas et fiours, {bis)
Lou souleil la doro d’un rayoun d’amour, {bis)
3e Couplet
Dè moun roc s’exhalo daus parfums ta doux {bis)
Qu’ùn dirio què véneint dùn cœur amouroux. {bis)
4e Couplet
Un inteint sans cesso bourdouna pertou {bis)
Lou niou, la fauvéto et lou papillou. {bis)
— 14
5e Couplet
Daus bourdous ta teindreys sautis d’uno flour (bis)
Vestisseint dè charmeys lou raybe d’amour, (bis)
6e Couplet
Et tout sè fayt rosas per miel embeauma (bis)
Eyssi lasannadas nou sè fanneint pa. (bis)
7e Couplet
Un po pas rè veyrè de pus insantour (bis)
Què l’indrè oun pousso la roso d’amour, (bis)
8e Couplet
Uno fée s’abrito sur moun roc fluri, (bis)
Dè doussours, dè charmeys eylo l’imbèli. (bis)
9e Couplet
Lous auzéos, èoux-mêmes, rèpéteint touzour (bis)
A quel bel cantique qu’appelleint l’amour, (bis)
ioe Couplet
Tout eyssi respiro un bounhur sans fi ; (bis)
Lou gazoum, la moulso, la flour zou m’en di. (bis)
11e Couplet
Quoy eytal què Diou lou paradis fagué (bis)
Sur un bri dè moulso, l’amour s’y troubè. (bis)
LA PROMENADE DU CŒUR
Air : Commençons la semaine, qu’en dis-tu, cher Voisin
Ier Couplet
Coumeinsant la zournado
Mè dit la Zanètou,
Lou mati la chansou,
Lou ser la permènado.
Refrain
Val bien miel bien s’eyma,
S’adoura sans zou sè dirè,
Val bien miel bien s’ayma
Què zou dirè sans zou fa.
2e Couplet
La bello Margaritto
Mè counservo touzour
Soun cœur et soun amour
Per embelli ma vitto.
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sè dirè,
Val bien miel bien s’ayma
Què zou dirè sans zou fa.
i6 —
3e Couplet
Margoutillo escoutavo
Lou qu’appelleint l’amour;
Lou couqui tout lou zour
Soun cœur essarmênavo.
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sè dirè,
Val bien miel bien s’ayma
Què zou dirè sans zou fa.
4e Couplet
Ma feimno vol plo rire,
Prèteint qué n’aymi doua ;
Eylo so pas coumpta
Quoy treinto què sal diré,
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sè dirè,
Val bien miel bien s’ayma
Què zou dirè sans zou fa.
5e Couplet
Sur lou bel sé d’Hortenso
Un vé luzi l’amour ;
El taquino touzour
Et lou cœur boto ein donso.
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sè dirè,
— 17 —
Val bien miel bien s’ayma
Qué zou dirè sans zou fa.
6e Couplet
Zanetou deybousavo
Un essavel dè flours,
Di lou gumel touzours
L’amour sé faufilavo.
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sè dirè,
Val bien miel bien s’ayma
Què zou dirè sans zou fa.
7e Couplet
Un zour yau rencontrairi
La bello Zanètou,
Mè dounait un poutou,
Ma yau lou ly tournèri.
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sè dirè,
Val bien miel s’ayma
Què zou dirè sans zou fa.
8e Couplet
Calquorè, zou vous dis-ji,
Lou cœur mè satouillait,
Zanètou sin meylet
Mè dounait lou vertigi.
— 18 —
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sé dirè,
Val bien miel bien s’ayma
Què zou dirè sans zou fa
ge Couplet
Per fini la zournado,
Mè sal trouba touzour
Un piti bri d’amour,
Uno pito eimbrassado.'
Refrain
Val bien miel bien s’ayma,
S’adoura sans zou sé dirè
Val bien miel bien s’ayma
Què zou dirè sans zou fa.
LA PETITE MERVEILLE
Air : Baysso-tè mountagno, lévotè -vallou.
1er Couplet.
Sur lours cœurs yau chanti may sur las amours, (bis)
Lou printein, la zoyo, lou mel et las flours. (bis)
2e Couplet
Lou lis et la roso s’intindeint tous dou (bis)
Per fa de ma myo un piti bizou, (bis)
3e Couplet
Di soun cœur sè lozo la dousso candour, (bis)
Di soun œil nè brillo un esclair d’amour, (bis)
4e Couplet
Lou mati ayt zolio et lou ser bien miel, (bis)
L’amour per l’y playré davalo del ciel, (bis)
5e Couplet
Sur mous pas mé fouito lous plazers, las flours, (bis)
Et lou ciel sè dreubo per yau tous lous zours. (bis)
— 20
6e Couplet
Lou souleil, la luno, l’estello del ciel, (bis)
Què l’œuil de ma miyo nè brilliè pas miel, (bis)
7e Couplet
L’argeint, l’or, la perlo per eylo sount rè, (bis)
Dis un zour dè festo Diou la feys'sounè. (bis)
8e Couplet
Di soun doux sourirè millo nious d’amour (bis)
Fascineint la visto, lou cœur per touzour. (bis)
9e Couplet
Vouldrio plo, zou zuri, nè culi calcun (bis)
Sans pièta ma myo nè douno pas un. (bis)
10e Couplet
Diou dè Diou m’inquièti may moun cœur tabè, (bis)
Un boun moût mè calrno ein soun air tindrè (bis)
i ie Couplet
Mo ein mo eintrèrant dit un bousquètou (bis)
Q’habiteint lou raybè, la flour, l’auzèlou. (bis)
12e Couplet
Ma m.iyo s’eindeur sur un gazoun ein flour (bis)
Millo auzeaux la berceint di lours chants d’amour.(bis)
13e Couplet
Lou lila, la roso et lou sabridou (bis)
Fant pléoré sur eylo sa qu’an dè pu dou. (bis)
21
14e Couplet
Ma miyo seyveillo dis un sounze huroux (bis)
Mel, ni la. ni beaumè fuguèreint pu doux, (bis)
15e Couplet
Quoy eytal què Diou lou paradis faguè (bis)
Dis un pli de roso l’amour s’y troubè. (bis)
16e Couplet
Ma bienleau tout cesso plazers et sanchoux, (bis)
L’amour et soun charmey s’einvoleint tous doux, (bis)
LE BOUQUET ENCHANTE
Air : Bayssoté mountagno, lévotè vallou.
Ier Couplet
Uno zinto drolo daurado d’amour (bis)
Di moun cœur ein brazo, sè glissait un zour. (bis)
2e Couplet
Podi pa vous dirè lou plazer qu’agui, (bis)
Crèguéri mè veyri di lou paradi. (bis)
3e Couplet
Di ma sabonoto ma bello vinguet, (bis)
Sur soun sé brillavo un zoli bousquet. (bis)
4e Couplet
Dè flours einsantadas eylo l’avio fa, (bis)
D’amours, dè teindressas l’avio parfuma, (bis)
5e Couplet
Poudio pas, zou crézi, lou miel embauma, (bis)
D’un fiai d’amouretto l’aviot estassa.
— 23 —
6e Couplet
Voulgueri, zou zuri, lou sainti un jour, (bis)
L’y troubi lou charmé, lou beaumé d’amour, (bis)
7e Couplet
Sur un liet de rosas eylo s’indurmi ; (bis)
L’amour di soun raybè serviot de couyssi. (bis)
8e Couplet
Un raybè ta zoli bienleau s’einvoulait (bis)
Notro zinto drolo eindel sen annait. (bis)
9e Couplet
Sous un play ma bello s’assupit un zour (bis)
Berçado zou sabi d’un nouvel amour, (bis)
10e Couplet
Lou bousquet sè fanno, la fillo tabé, (bis)
Yaguè pu dè charmeys, lou ciel se cluqué. (bis)
11e Couplet
Ainsi, di la vito, un trobo touzour (bis)
Un momen dé zoyo apeuy la doulour. (bis)
LE BANQUET NUPTIAL
Air du Second Quadrille des Étudiants.
Ier Couplet
Hueit lou ciel ayt ein festo per aqueaux amouroux,
Et di lours coeurs fayt plèorè tout sa qu’a dè pu doux
Refrain
Sount bien huroux,
Poudeint zoudirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux )
Bis.
Aqueaux amouroux. )
2e Couplet
Uno charmanto nobio parado dè candour,
Per un seintier dè roso al timplè annet un zour.
Refrain
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
25 —
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux ) n.
Bis.
Aqueaux amouroux. \
3e Couplet
Uno blansso courouno tressado per l’amour
Nè douno à sa paruro calcoré d’inchantour.
Refrain
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux
Aqueaux amouroux
Bis.
4e Couplet
Un ruza la gueytavo, dè soun œuil lo sègait,
El culit uno roso sur soun sè l’estassait.
Refrain
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount
bien huroux )bis
A
Aqueaux amouroux. )
5e Couplet
Mo ein mo s’avancèreint d’uno chapello in flours,
Et sur l’autal zurérint dè bien s’ayma touzours.
— 2Ô
Refrain
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux
Aqueaux amouroux
6e Couplet
Sur la dallo del timplé tous dous azonouillas
Vèguérint di la zoyo lours cœurs einsadènas,
Refrain
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux
Aqueaux amouroux
7e Couplet
Sur la bransso de myrtè chanteint lous auzèlous,
Lous plazers et la zoyo d’aqueous dous amouroux.
Refrain.
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux 1
Aqueaux amouroux. )
— 27
8e Couplet
Dis uno chansounnetto fasso per aquel zour,
Vous ay dounna la copio d’un anzè dè doussour.
Refrain.
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux )
A
Bis.
Aqueaux amouroux. )
9° Couplet
Per bien festa la noce de nostreis partourous,
Nou sal trinquas et beauré al bonhur dé tou dous.
Refrain.
Sount bien huroux,
Poudeint zou dirè,
Sount bien huroux,
Nous sal bien rirè,
Sount bien huroux 1
A
? BlS.
Aqueaux amouroux. }
LES AGACERIES DE JEANNETTE
Air du : Quadrille des Etudiants.
Ier Couplet
Dis un piti chambril oun Zanètou sè lozo
Coulo beaumè d’amour, coulo beaumè dè rozo.
Refrain.
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! )
Et roupiou piou, vivo l’amourou ! )
2e Couplet
La bello Zanètou a dousœuils, zou vous dis-ji,
Quein vous invisazant vous donneint lou vertiji.
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et rioupiou piou, vivo Zanètou !
Et roupiou piou, vivo l’amourou ' 1
3e Couplet
Quand Zanètou parey, dè l’amour quoy lacopio,
Un piti paradis al tour d’eylo sè trobo.
29 —
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! ) .
•
•
• l'amourou i! ) BlsEt roupiou
piou,
vivo
4e Couplet
Di moun zardi fluri un zour l’amour chantavo
Lou cœur indoulvèra Zanètou l’escoutavo.
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou! i __
i- roupiou
•
•
•
Et
piou,
vivo
1'amourou .! ! Bis.
5e Couplet
Sur un gazoun s’eindeurt la charmanto Jeannettô,
Un raybè délicioux l’y traverso lo testo.
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! i
Et roupiou piou, vivo l’amourou ! )
6e Couplet
Un zoli piti bru ein sursaut la réveillo,
Quoy lou bru dè l’amour què tinto à soun aureillo.
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! ,
Et roupiou piou, vivo l’amourou ! )
— 3o —
7e Couplet
Un bru ta bravillou vous inberlificoto,
Vous imbeaumo lou cœur et di lou ciel vous boto.
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! )
Et roupiou piou, vivo l’amourou ! )
8e Couplet
Zamay dègun n’a vi la Zanètou sourirè
Sans sinti di soun cœur l’amour et son déliré.
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! J
Et roupiou piou, vivo l’amourou ! >
9° Couplet
La Zanétou sa bè què soun œuil nous fascino,
Nè rit dè tout son cœur et mémo nous badino.
Refrain
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! \
Et roupiou piou, vivo l’amourou ! )
1oe Couplet
Perquè la Zanètou d’amour ayt touto fasso,
Voli l’y damanda di soun cœur uno plasso.
— 3i —
Refrain.
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou !
Et roupiou piou, vivo l’amourou !
11me Couplet.
Un zour la Zanétou dous poutous m’invouyavo,
Né voulguéri mas un perquè l'autre mé tuavo.
Refrain.
Touzour, touzour la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou ! )
. piou, vivo 1'amourou ! ), t BIS
Et. roupiou
12me Couplet.
Da quello mort touzour, touzour un raviscolo,
La Zanètou zou dit, zou so et zou vous provo.
Refrain.
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanètou !
Et roupiou piou, vivo l’amourou !
13me Couplet.
Dè tant dè Zanétous à quello ayt pu ruzado
Que vous saisi lou cœur, lou boto ein marmèlado.
Refrain.
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanétou !
Et roupiou piou, vivo l’amourou !
— 32 —
14me Couplet.
Toutas la Zanétous quoy daux luzers, zou zuri,
Quo vouscroquo lou cœur, quo donno lou martiri.
Refrain.
Touzour, touzour, la neu coumo lou zour.
Et roupiou piou, vivo Zanétou !
)
Et roupiou piou, vivo l’amourou ! }
