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Médias

Fait partie de La Cavalcade périgourdine. 30 Mars 1856

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(Une voix.} Le voilà ce vainqueur,
(Le chœur.} Plein de gloire et d’honneur !
LE CHŒUR

Soldats, etc.
(Une voix.) Fiers Anglais, fuyez tous,
(Le chœur.) Echappez à ses coups !
LE CHŒUR

Soldats,, etc.

(Une voix,} Noble Espagne, Aragon,
(Le chœur.) Vous tremblez à son nom !
LE CHOEUR.

Soldats, etc.
(Une voix.) Son vieux cri sonne encor :
(La chœur.) « Du Guesclin, sang et mort!
LE CHŒUR .

Soldats, francs-archers,
Pages, écuyers,
Prenez vos bannières
Aux couleurs guerrières ;
Nobles et manants,
Clercs, etudiants,
.Que chacun s’empresse
A crier : Largesse !

— 3 —

L’AUMONE.

(Chantée à la Cavalcade.)

Riches heureux1, dans vos palais immenses
Où se déploie un luxe fastueux,
Plaisirs, festins, équipages, dépenses,
Folles grandeurs, tout éblouit vos yeux.
Des vanités brisez en vous l’idole :
Par ses bienfaits l’on se montre puissant.
Donnez, donnez pour le pauvre une obole
Dieu, dans le ciel, vous rendra votre argent. )
Vous qui portez, charmantes jeunes fdles,
Robes de soie et corsets de satin,
Bijoux, manteaux, dentelles et mantilles,
Songez parfois que le pauvre est sans pain.
De vos bijoux la parure frivole
Contre le froid défendra l’indigent.
Donnez, etc.
Petits enfants, si la bonté divine
Vous a fait naître au milieu des grandeurs,
A vos genoux quand l’orphelin s’incline»
Il ne faut pas dédaigner ses douleurs.
Un faible don, un regard le console,
Et la pitié dissipe son tourment.
Donnez, etc.

D. M.

— 4

PHYSIONOMIE DE LÀ CAVALCADE DE PÉRIGUEUX.

Air de Briclidi brididi.

REFRAIN.

Débardeurs,
Ecuyers,
Charlatans,,
Pierrots,
Colporteurs,
Chevaliers,
, Commerçants
D’ coco,
Diablotins,
Echevins,
Vidons tous les mains
Des Périgourdins.

Ce noble seigneur
Dont le bras vengeur
Des Anglais nous protège,
Ce bon Du Guesclin
N’a plus un sequin
Pour payer son cortège.
Débardèurs, etc.

Plus d’ sept ans et demi
L’ sir’ de Franc-Boisy
En Orient lit la guerre;
Mais sa femme un jour
Lui fit voir le tour.
Ah ! plaignons sa misère !
Débardeurs, etc.

Chanteur ambulant,
De ton instrument
Tu promettais merveille ;
Mais, hélas ! tes sons
Valent Les chansons :
Grâce pour notre oreille. (
Débardeurs, etc.

Cet Anglais farceur
Et cet amateur
Viennent de T Amérique ;
Là, quand ils chantaient,
Les chiens aboyaient :
O divine musique !
Débardeurs, etc.

Ce couple étranger
En train d’voyager,
C’est Soulouque et sa dame ;
Il revient, dit-on,
D’expédition :
Son pays le réclame.
Débardeurs, etc.
1

— 6 —
Ce pauvre Pierrot,
Tout nu, sans pal’tôt,
Voudrait bien fair’ bonn’ mine ;
Mais ses bas troués,
Ses souliers percés
Annoncent sa débine.
Débardeurs, etc.

Si vos diabl’ d’enfants
Ont le mal de dents
Ou le ver solitaire,
Not’ grand charlatan
Vous vendra d’longuenL :
11 connaît son affaire.
Débardeurs, etc.

— 7 —

LE SIRE DE FRANC-BOISY.

Complainte sans rime.... ni raison.

Avait pris femme
- )Bis
Le sir’ de Franc-Boisy. )
Tra la, tra la, tra la, tra la la la
ïra la, tra la, tra la, la la la.

La prit trop jeune,
Bientôt s’en repentit.) Bis
ïra la, etc.
Partit en guerre
) „.
Pour tuer les ennemis, j ls'
Tra la, etc.
Revint de guerre
Bis.
Après sept ans et demi.) IS‘
ïra la, etc.

De son domaine
1„. '
Tout 1’ monde était parti.) ls
ïrà la, etc.

Que va donc faire
) „..
Le sir’ de Franc-Boisy.) ?s’
ïra lar etc.
Chercha sa femme
Trois jours et quatre nuits. ) Bis
ïra la, etc.

■#

— 8 —
Trouva madame
Dans un bal de Paris. )Bis
Tra la, etc.
Corbleu, madame,
Que faites-vous ici?)Bis
Tra la, etc.

Je dans’la polka
Avec tous mes amis. )Bis
Tra la, etc.

Morbleu, madame, )Bis
Avez-vous un mari?)
Tra la, etc.
Je suis, monsieur, )Bis
Veuve de cinq ou six. )
Tra la, etc.

Mordieu, madame, )Bis
Cett’ vie-là và finir ! )
Tra la, etc.
Qui êtes-vous doncque
Pour nie parler ainsi? )'
Tra la, etc.

Je suis lui-même,
iB-s
Le sir’ de Franc-Boisy.)
Tra la, etc.

V

La prend, l’emmène
1^.
Au château d’Franc-Boisy. )Bis
Tra la, etc.

Lui tranche la tête
) R.
D’une bail’ d’son fusil, j
Tra la, etc.
*
,
\ ' '
Puis il l’embaume
Avec du patchouli, j
Tra la, etc.
Creusa sa tombe
Du bout d’son parapluie, j
Tra la, etc.
Et sur sa tombe 1^^
Il sema du persil, j
'
Tra la, etc.

De cette histoire,
La morale, la voici, j l'
Tra la, etc.
A jeune femme
Il faut jeune mari, j
Tra la, etc.

'

— 10 —

«

«

O PATRIE!
Chœur à 3 parties. — (Chanté à la Cavalcade.)
I
O ma belle patrie,
Pour défendre tes sillons
S’il te fallait notre vie,
Chacun de nous dirait : Marchons!
Si jamais l’étranger,
n.
( Dans tes plaines fertiles,
P,am-{ Venait te profaner,
Fort.
Plutôt mourir et te venger.! (Bis.)

Le sang brûle nos veines ;
C’est le sang des vieux héros :
Comme eux, nous gardons nos haines
Pour qui menace tes drapeaux.
Si jamais, etc.
Dans le sein de ces traîtres
Nos glaives Seraient plongés ;
Nous ne voulons pour nos maîtres
Que les enfants du sang français.
Si jamais, etc.
UNE VOIX SEULE.

Dieu Le promit, ô France !
La sain Le immortalité ;
Tes soldats, par leur vaillance,
Te garderont ta liberté...
TOUT LE ChOEUR.

*

Si jamais l’étranger,
Dans tes plaines fertiles,
Venait te profaner,
Plutôt mourir et te venger ! (Bis.)
D. Michelet.

i

— 11 —

CHANSON DES HALLEBARDIERS PÉRIGOURDINS
REFRAIN.

• "

Vidons le verre à chaque coup :
Pour bien faire, il faut boire tout.j
Buvons, amis,
Buvons, amis,
De ce jus de la treille ;
Pour s’égayer,
Le franc troupier
Boit sa liqueur vermeille.
Vidons le verre, etc.

.

Quand je suis gris,
Le Paradis
Me semble une bouteille ;
Je bois un coup,
Deux coups, trois coups,
Et gaîment je sommeille.
Vidons le verre, etc.

Minois fripon,
Œil polisson,
Bouche fraîche et gentille,
Rien, sur ma foi,
Ne vaut pour moi
Un bon vin qui pétille.
Vidons le verre, etc.

.*

«

Ÿ'

— 12 —
Dans nos refrains,
Chantons les vins,
Les bons vins qu’on préfère,
Le vieux Bordeaux,
Château-Margot
>
Et Champagne et Madère.
Vidons le verre, etc.
D. Michelet

LA JOURNÉE DU 30 MARS A PÉRIGUEUX.

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I I

Ce jeunes cavaliers, rappelant un autre Age ,
due troupe en ce jour au passé rend hommage,
©loire à l’intelligent et brillant escadron!
dn connétable illustre, un immortel Breton ,
Hst l’âme de la fête, et son ombre héroïque
W'y mêle pour aider la charité publique.
’Oomoie autrefois toujours protégeant le malheur,
e héros fait lui-mêmè une quête d’honneur;
1 a fait de son casque une noble escarcelle,
ïajotre offrande à la main, volons au-devant d’elle.
^BÎ^LiCTHEQU-- H. R.
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LÀ VILLE

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-------------------------------------------- -Périgueux. — lmp. Dupont et Ce.