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Fait partie de Généalogie de la Maison de Livron
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GENEALOGIE
LA MAISON
DE LIVRON
——■—--------
1236
à
1892
PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE CASSARD FRÈRES, 3, RUE DENFERT-ROCIIEREAU
(près de la cathédrale)
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GÉNÉALOGIE
LA MAISON
DE LIVRON
-------- se--------
1236
à
1892
PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE CASSARD FRÈRES, 3, RUE DENFERT-ROCHEREAU
(près de LA CATHÉDRALE)-
1893
9
MAISON DE LIVRON
EXTRAIT DU NOBILIAIRE DU DIOCESE ET DE LA GENERALITE DE LIMOGES
PUBLIÉ SOUS LES AUSPICES DE LA SOCIETE ARCHEOLOGIQUE DU LIMOUSIN
COMPLÉTÉ A L'AIDE DE DOCUMENTS RECUEILLIS PAR LA FAMILLE
LIVRON (p. 117), bourg en Dauphiné, sur la rive droite de
la Drôme, élection de Valence, à une demi-lieue de Loriol,
a donné son nom à une maison d’ancienne chevalerie des plus
nobles et des plus illustres de ce pays, d’après la Chenaye des
Bois, qui s’est successivement établie en Quercy et Béarn
au xii" siècle, en Limousin au commencement du xine, et
en Champagne vers le commencement du xv°. (Laine, Extrait
des Archives généalogiques et historiques de la noblesse de
France ; et de Gourcelles, Dictionnaire universel de la
noblessej.
Il existe une autre famille du nom de Livron-Savigny ; elle
est originaire de la Savoie et porte de gueules à la bande
d’argent, accostée de deux cottices de môme. Elle a donné
trois chevaliers de Malte. (Voir abbé de Yertot, Histoire des
Chevaliers).
« Monsieur d’Hozier, en la généalogie des Livron, marquis
» de Bourbonne, originaire du Dauphiné, dit que celte
» famille a plus d’ancienneté que ne luy en donnent les témoi» gnages qui en restent, parce que le premier de ce nom qui
» s’establit en Limosin au commencement duxni6 siècle, avoit
» pour ancestres des seigneurs qui possédoient la terre de
» Livron, située près de Valence en Dauphiné, dès que les fiefs
» commencèrent à devenir héréditaires aux grandes familles
» du Royaume. On trouve parmi les sénéchaux du Limosin,
» vers l’an 1236, Bernard de Livron ; et pour avoir mérité
» une si noble dignité que celle de sénéchal, il falloit que sa
» vertu et sa noblesse fut bien connüe, et que sa famille eut
» déjà poussé des branches glorieuses en ce pais. Cela
» supposé, suivons la généalogie que cet aulheura tracée, pour
» ne laisser passer cette maison naturalisée en Limosin, sans
» son éloge et le tissu des personnes qui la composent. »
(Père Bonaventure de Saint-Amable. Page 527, volume 3e).
Cette famille a donné un grand sénéchal, un croisé et un
chevalier de Malte, des chevaliers de l’ordre du roi, des
capitaines de cent et cinquante hommes d’armes des ordon
nances ; des gouverneurs des places de guerre ; des gentils
hommes ordinaires de la chambre du roi ; des conseillers
d’état ; un grand chambellan ; un grand maître et chef des
finances ; un premier gentilhomme de la chambre d’Henri,
duc de Lorraine ; un écuyer du roi Louis XI ; un grand écuyer
et général réformateur des eaux et forêts de France ; plusieurs
généraux, dont un chevalier du Saint-Esprit, grand-olficier de
la couronne.
Parmi les alliances on trouve les noms de : Comborn ;
Saint-Exupéry ; Pompadour ; Noailles ; Brémond d’Ars ;
Beaufremont ; Choiseuil, baron de Clermont ; du Chastelet ;
Bassompierre ; Rochefort ; Savigny-d’Anglure ; des Cars ;
Nettancour ; d’Authon ; Corlieu ; Vigier ; Tison d’Argence ;
de Lacroix des Ombraies ; de Mainvieille ; du Lau ;
Nexon ; Galard-Béarn ; Villelume ; Cosnac.
Une charte de Frédéric Barberousse, en date de 1157, donne aux
évêques de Valence le fief de Livron (Liberonis castrum,1 qu’ils ont gardé
jusqu’à la Révolution. Cette charte justifie les assertions de MM. Laîné et
de Courcelles, d’après lesquelles les Livron auraient quitté le Dauphiné
au xIIe siècle pour s’établir en Quercy et Béarn ; puis en Limousin au
xni” siècle, et en Champagne, en Loraine et en Angoumois au commen
cement du xv' siècle.
Liouro, Liovrho, est le nom latin de l’ancienne maison de Livron,
suivant la généalogie dressée en 1670 par feu d’IIozier, oncle du juge
d’armes.
Par occasion l’on va rapporter ici un titre de 1265 qui la concerne, tel
- 5 qu’il est énoncé par extrait au folio 105 (recto) d’un ancien terrier de
l’église collégiale de St-Yrieix, en Limousin, écrit il y a plus de 300 ans,
et communiqué en original au juge d’armes en 1748 par le Doyen de
ce chapitre :
« Item littera sub sigiilo officialis Lemoviscencis, de data vi kalendas
» octobris, anni Domini millesimi ducentisimi sexagesimi quinti, qua
» constat quod Goubertus de Liouro, miles, et Raymondus et Goubertus,
» filii sui, assignaverunt Guillelmo de ahento et suis heredibus sub
» annns censu duorum sexterariorum frumenti ad mensuram de Wartz....
» Quamdam vineam sitam montem de Goubartz, etc., etc....... »
D’après les traditions de famille, Bernard de Livron prit part à la
3° Croisade (1189-1193) ; puis à la conquête du Limousin sur les
Anglais (1203-1205) ; et c’est à cette époque que les Livron quittèrent
le Quercy et le Béarn pour se fixer en Limousin.
En 1236, Bernard de. Livron fut nommé par St-Louis grand sénéchal
du Limousin. Il dut cet honneur insigne à ses mérites, aussi bien qu'à
sa fidélité à la couronne de France.
Après lui, l’on trouve parmi les sénéchaux pour' le roi de France :
Pierre de Raymond de Rabasteins, Aymar de Mortemart, Poton de
Sentrailles, Gabriel d’Albret, Germain de Bonneval, Gallot de Lastours,
François de Pontbriant, le comte des Cars, Mr d’Epernon, Anne de Lévi,
duc d’Anville, le maréchal de Turenne et son neveu le duc de Bouillon.
L’office de sénéchal était à cette époque un des principaux de la
couronne. Dupleix, en l’an 1285, sous Philippe le Bel, explique en ces
termes l’office des sénéchaux :
« En ce temps les sénéchaux n’avoient pas seulement l’intendance
» sur la milice comme gouverneurs des provinces et chefs de la noblesse,
» mais ils avoient aussi la direction et administration de la justice. Les
» appellations des prévôts et juges étoient relevées par devant eux
» comme juges souverains, et se pourvoyoit-on rarement au parlement
» contre les jugements, si ce n’est pour des affaires grandement impor» tantes, et pour avoir réparation de quelque injustice trop manifeste. »
(Extrait du Père Bonaventure de Saint-Amable, carme déchaussé
d’Aquitaine en 1684, chronique du Limousin et histoire de St-Martial,
apôtre des Gaules et principalement de l’Aquitaine et du Limousin, page
526 et suivantes, volume 3*. — Cet ouvrage en trois volumes est à la
bibliothèque de la ville de Limoges).
— 6 —
GÉNÉALOGIE.
I. — Bernard de LIVRON, noble et puissant seigneur, séné
chal du Roi de France en Limousin, après la conquête de cette
province par Philippe-Auguste. Il est probable que c’est en
échange de ses services que le Roi fit don à Bernard de Livron .
du fief et terre noble de Wart, avec ses droits de justice.
II. — Raoul de LIVRON, seigneur de Wart, eut trois enfants :
1» Arnaud, qui suit ; 2° Pierre, qui transigea, en 1278, avec
son frère Arnaud, sur les droits qu’il prétendait à la succession
de son père ; 3° Jaubert, seigneur pour la quatrième partie du
bourg de Wart, lequel eut quatre fils : Géraud, Hélie, Raoul et
Jaubert, lesquels, en 1312, vendirent leurs droits sur la sei
gneurie de Wart à leur cousin Jaubert.
D’après le titre en latin, de 1265, d’un ancien terrier de l’église collé
giale de Saint-Yrieix, Jaubert avait un cinquième fils du nom de
Raymond.
III. — Arnaud de LIVRON, seigneur de Wart, allié à Marie,
sœur d’Aymar de Ferragut, testa en 1296. Il en eut cinq
enfants : 1° Jaubert, qui suit ; 2° Arnaud, auteur de la branche
de Puyvidal en Angoumois, rapportée § II. (De Courcelles,
Dictionnaire universel de la noblesse J II vivait encore en 1341;
3° Guy-Imberge, femme de Mathieu, seigneur de La Barre,
en 1303 ; 4° Almodie, femme de Bertrand, seigneur de Vassignac en Quercy, morte l’an 1308; 5° Marguerite, épouse de
Guy-Aubert, frère du pape Innocent VI.
La veille des calendes de novembre (31 octobre 1294), donation en
présence d’Etienne Cothet (chapt de Rastignac), chevalier du lieu de
Ségur, sénéchal de la vicomté de Limoges, par Bertrand de Vassignac à
Almodie de Livron, son épouse.
Ce même Etienne Cothet parait dans le testament d’Arnaud de Livron,
père d’Almodie, qui le chargea du soin de ses funérailles ; daté du lundi
des calendes 1296 (vieux style, c’est-à-dire 1297).
(Le titre en latin est conservé dans la bibliothèque du juge d’armes).
— 7 —
Vers l’an 1300, Marguerite de Livron épousa Guy-Aubert, frère
d’Etienne Aubert, pape, sous le nom d’innocent VI. De ce mariage
naquit : antre Guy-Aubert, mort vers l’an 1357 et qui avait épousé
Canthore Cothet, d’une famille noble du lieu de Ségur en Limousin.
(Généalogie des chapt de Rastignac dans le supplément de d’Hozier.)
IV. — Jaubert de LIVRON, seigneur de Wart, vers 1312, et
marié avec Almodie de Wassignac, veuve l’an 1334, fille de
Bertrand, seigneur de Vassignac, chevalier, et sœur de
Bertrand de Vassignac, qui avait épousé Almodie de Livron. Il
laissa de cette alliance :
!1° Goulfier, seigneur de Wart, maître d’hôtel du pape Inno
cent VI, l’an 1361, et mort sans enfants. Il avait épousé Agnès,
fille de Pierre, seigneur d’Ayen ; 2® Hélie, seigneur d’Aubiac,
qui suit; 3® Gérard ou Géraud, que certains généalogistes
considèrent comme l'auteur delà branche établie en Angoumois,
et comme le père de Foucault. Il est mentionné en l’an 1341 ;
4° Jaubert, abbé de Montagut, en 1360 ; Assalide, dite Mar
guerite de Livron, mariée à Gauthier de Maubernard de
Comborn, damoiseau, vers l’an 1365, et arrière neveu de Guy
de Comborn, évêque de Limoges, en 1236, et que la tradition
rapporte avoir vécu 140 ans.
Jaubert de Livron, qui est dit ici abbé de Montagut, est
probablement le môme que Jaubert de Livron, limousin, qui
fut abbé de Mont-Majour, au diocèse d’Arles, de 1353 à 1361.
(Nobiliaire, T. I, page 289. Semaine religieuse de Limoges,
T. IV, p. 214.)
V. — Hélie de LIVRON, damoiseau, seigneur d’Aubiac,
en 1362, épousa Marie de Saint-Exupéry, fille d’Hélie de
Saint-Exupéry, chevalier, seigneur de Miramont et de
Raymonde de Vayrat, il eut Jacques qui suit.
VI. — Jacques de LIVRON, damoiseau, seigneur d’Aubiac et
de Wart, Van 1397, épousa Marie, fille d’Aymar, Hélie de
Pompadour, damoiseau, et de Hélys, dame de Gibriac, dont il
eut : 1° Antoine, qui suit ; 2° Jean, moine et prévôt de SaintIbard, vivant vers 1413 ; 3° Jacques, mort abbé de Morimond,
célèbre abbaye dont dépendaient les cinq ordres de chevalerie
d’Espagne ; 4® Elisabeth, mariée à Bertrand Jaubert, seigneur
8 —
de La Queüe, le septième janvier 1435 ; 5°
religieuse de Sainte-Croix de Poitiers.
Souveraine,
Acte de 1426, du juge du château de Ségur (Securio), entre noble
Ilélys de Gibriac, damoiseau et noble Jacques de Livron, seigneur de
Wart, Gouffier, etc., etc.
Reconnaissance de rentes d’Hélys à Jacques, signé de Bosco (du Boys).
Reconnaissance de 1468 de Jean Héliot Foubert, habitant le lieu de
Saint-Robert, à noble et puissant Jacques de Livron, seigneur de Wart,
Aubiac, Poulverol......, pour un fief situé dans la paroisse de Conzours au
territoire de Mas-Barrières.
Cette reconnaissance est accompagnée de celles d’un grand nombre de
tenanciers.
Arrêt de 1478, au nom de Louis XI, en faveur de Jacques de Livron,
chevalier, seigneur de Wart, Aubiac, etc., etc., et de Jean, son frère,
contre le prévôt de Saint-Robert et autres.
Arrêt du Grand Conseil du Roi Charles VIII en 1489 en faveur de son
bien aimé et seigneur Jacques de Livron, contre Héliot Prophète, prieur
de Saint-Robert.
En 1493, sentence de Charles VIII en faveur de Jacques de Livron, le
maintenant en possession de certains teiritoires nommés du Puy-duBourg et du Puy-de-Marche, à titre d’héritier de Jean, son frère, en son
vivant écolier et étudiant de l’Université de Paris. Plusieurs sentences
rendues contre le prévôt de Saint-Robert et autres.
(Toutes ces archives ont été trouvées à l’abbaye de La Règle et sont
actuellement déposées aux Archives départementales de la Haute-Vienne.
Elles ont été communiquées, ainsi que celles mentionnées ci-après, par
monsieur Aubépin, archiviste de la Haute-Vienne.)
VII. — Antoine de LIVRON, chevalier, seigneur de Wart,
allié l’an 1413 à Marguerite, fille de Jean, seigneur de Noailles,
laissa de ce mariage : 1° Jacques de Livron, seigneur de
Wart, l’an 1458, et mort sans enfants d’Agnès, fille de Jean,
chevalier, seigneur de Nozières ; 2° Bertrand de Livron,
seigneur de La Rivière, qui suit ; 3° Françoise, religieuse à
Sainte-Croix de Poitiers.
VIII. — Bertrand de LIVRON, seigneur de Wart et de La
Rivière, par la mort de son frère aîné qui testa, l’an 1490.
Ecuyer d’écurie du roi Louis XI et capitaine de CoifFy, en
Champagne, il épousa, l’an 1477, Françoise de Beauffremont,
dame de Bourbonne, fille de Pierre de Beauffremont, sire de
— 9 —
Soye et de Courchatou, chevalier de la toison d’or, et d’Agnès
de Beauffremont, dame de Bourbonne. Il eut de cette alliance :
1° Nicolas, seigneur de Bourbonne, qui suit ; 2® Barbe, marié
le septième juillet 1-499, à Emery, baron de Gimel ; 3» Cathe
rine, alliée le vingt-troisième avril 1502 (alias 1506) à Jean de
Soilhat (de Souilhac), troisième du nom, seigneur de Montmôge
et d’Azerac, chevalier de l’Ordre du Roi, fils de Jean, deuxième
du nom, et de Marguerite de Roffignao ; 4° Magdeleine, mariée
à François de Choiseuil, baron de Clermont, en 1517.
Acte du 23 février 1169, devant Jean de Froisdefont, entre Jean de
Cheyssac, recteur et chapelain de Wart, et noble et puissant Bertrand de
Livron, chevalier, seigneur du dit lieu.
Confirmation de diverses redevances accordées au chapelain de Wart
par le Seigneur de Livron pour dire ou faire dire deux messes avec les
vigiles des morts, le drap mortuaire étant mis sur le tombeau des
Livron, à chaque septième du mois de Juin, èt pour faire sonner la
veille des dits jours les cloches à deuil. — Il fut dit aussi que les
chapelains par la suite étaient tenus à un anniversaire chaque année le
lendemain de la Nativité de Notre Seigneur, et le jour de l’octave de
l’assomption de la Ste Vierge, ces deux messes dites avec les vigiles des
morts, le drap mortuaire sur le tombeau, les cloches sonnant à deuil la
veille de chaque cérémonie.
Même anniversaire pour noble Dame Ilélys, le 15 octobre, jour de son
décès, ainsi que pour noble Dame de St Exupéry, autrefois de Livron.
Enfin, de faire chaque fois une absoute générale sur le tombeau des
Livron.
Appel au roi de Bertrand de Livron, baron de Bourbonne, et seigneur
de Wart et de la Rivière, de la sentence du sénéchal du haut Limousin
dans un procès entre le dit seigneur de Livron contre Geoffroy de
Pompadour (évêque) et Jean et Antoine de l’ompadour, père et fils, on
l’année 1494. (archives de l’abbaye de la Règle}.
IX. — Nicolas de LIVRON, seigneur de Wart, baron de
Bourbonne, chevalier de l’ordre du roi, grand gruyer et
général réformateur des eaux et forêts du royaume en 1538.
Capitaine de cinquante hommes d’armes des ordonnances et
gouvernement de Coilïy et de Monligny-le-Roi. Il épousa en
premières noces, en 1505, Claude de Boy, dame de Torcenay ;
et en deuxièmes noces, 1529, Odette L’Huillier, veuve de Louis,
seigneur de Stainville, sénéchal de Barrois. Du 1er lit sorti
rent : 1° Ctaude de Livron, marié à Gabrielle, fdle du dit
2
— 10 —
Louis de Stainville et mort sans enfants en 1529 ; 2° François
de Livron qui suit ; 3° Anne, femme de François Peyruse des
Cars, Seigneur de St Bonnet, l’an 1538.
X — François de LIVRON, seigneur de Torcenay, baron de
Bourbonne, marié, l’an 1541, à Bonne du Chastelet, dame de
Colombes, fille d’Erard du Chastelet, chevalier, seigneur de
Mongealle, souverain de Vauvillars, et de Nicole de Lenoncour, dame de Colombes. Il eut de cette alliance : 1° Nicolas,
tué enseigne de la compagnie d’ordonnance du duc de Mayenne
à Moncontour. Il n’eut pas d’enfants de Claude d’Eguilly, qu’il
avait épousée le 25 mai 1566, fille d’Henry d’Eguilly, chevalier,
seigneur de Rouvres, lieutenant de cent gentilshommes de
la maison du roi, et de Renée de St-Julien ; 2° Erard qui suit ;
3°Nicole,femme deFrançois de Monlpézat, seigneur de Laugnac
et baron de Tôüars, en Agenais, qu’elle épousa le 24 octobre
1564 ; 4° Françoise femme de Joachim de Rochefort, seigneur
de Pleuvant, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire
de sa chambre, et lieutenant de la compagnie d’ordonnances
du comte de Beyne, l’an 1573.
Reconnaissances et hommages des tenanciers de Wars, Objat et la
Rivière envers François de Livron, absent. Dame Bonne du Chastelet, sa
femme, en reçoit la reconnaissance. (Archives de l’abbaye de la Règle).
XI. — Erard de LIVRON, baron de Bourbonne, souverain
de Vauxvillards, gentilhomme ordinaire de la chambre des rois
Charles IX et Henry III, chevalier de l’ordre, conseiller d’état,
capitaine de cent hommes d’armes des ordonnances, gouver
neur de Coiffy, grand chambellan, grand maître, chef des
finances, et premier gentilhomme de la chambre d’Henry, duc
de Lorraine, l’an 1602. Il épousa Gabrielle de Bassompierre,
dame de Ville-sur-Ilon, fille de Claude, Etienne de Bassompierre,
bailly de l’évêché de Metz et de Barbe du Chastelet, dame de
Ville. De ce mariage : 1® François, abbé de laChalade, prieur
de Rélange, de Frauville et de Bouchecourl, pourvu parle Roi
de l’abbaye d’Ambronay en Bresse, l’an 1634 ; 2° Charles, qui
suit; 3° Bonne, mariée àiGabriel, Ferdinand, baron de Madruce,
comte d’Ave, l’an 1604 ; 4® Iolande, femme de Jacques, comte
des Cars, chevalier de l’Ordre du Roi et capitaine de cinquante
hommes d’armes de ses ordonnances ; 5° Gabrielle, abbesse de
Juvigny ; 6° Catherine, abbesse d’Epinal ; 7° N..., dame de
11 —
Remiremont ; 8° Charles-Henry, marquis de Ville, gouverneur
de Saverne, conseiller d’Etat et premier gentilhomme de la
Chambre du duc de Lorraine, son ambassadeur vers l’Empe
reur, les rois de France, d’Espagne et d’Angleterre, colonelgénéral de bataille, et mort général de ses armées, après avoir
épousé Anne de Haraucourt, fille de Nicolas, seigneur de
Ilaudon Villers, sénéchal de Lorraine, et de Anne de Génicourt,
dont il eut : A — Charles, marquis de Ville, premier
gentilhomme de la Chambre de Monsieur de Lorraine, et tué
colonel de cavalerie au service de ce prince ; B — Françoise,
abbesse de Vergaville ; C — Anne, dame de Ville, alliée en
premières noces à Jean, baron de Berne, au pays de Juiliers,
général de bataille et gouverneur de Montmédy, pour le
service du Roi d’Espagne; et en deuxièmes noces, avec Henry,
marquis de Haraucourt et de Fauguemont, maréchal de
Lorraine et de Barrois, gouverneur et grand bailly d’Allemagne,
mort gouverneur de Marsol et général de bataille.
L’abbaye de Remiremont, couvent de Bénédictines, où l’on n’était
admis qu’apiès avoir fourni les preuves de noblesse les plus authentiques,
percevait les dîmes et les rentes, ainsi que les redevances féodales sur
plus de deux cents villages et nommait à près de cent cures. L’abbesse
était ordinairement une princesse du sang royal.
XII. — Charles de LIVRON, marquis de Bourbonne, succes
sivement grand guidon, puis enseigne des gendarmes de la
reine Marie de Médicis, commandant un régiment d’infanterie
au siège de Verves, capitaine de cinquante hommes d’armes
des ordonnances et gouvernement de Coiffy ; l’an 1623, chevalier
des ordres du Roi de la promotion de 1633, gouverneur des
villes et comtés de Montbéliard et de Potantu; la même année
maréchal des camps et armées de sa Majesté et l’un de ses
lieutenants-généraux au gouvernement de Champagne. Il eut
de son mariage avec Anne de Savigny-d’Anglure, fille de
Charles Caladin d’Anglure, vicomte d’Estoges, baron deRosne,
comte de Tancarville, sénéchal de Lorraine, et de Marie Babou,
dame de Bourdezières et comtesse de Sagonne : 1° François,
mort abbé d’Ambronay après l’an 1658 ; 2° Erard-Chrétien, mort
jeune ; 3° Henry-Charles, mort chevalier de Malte, comman
deur de Robecourt ; 4» Charles, seigneur de Torcenay, puis
marquis de Bourbonne, qui suit, 5° Henry, mort à l’Académie;
6° Nicolas, marquis de Bourbonne, lieutenant au gouvernement
RC L A VILLE
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t-ht-GGUÇUX.
— 12
de Champagne et enseigne de la compagnie des gens d’armes
Anglais, tué au combat de Sénef en 1674. Il laissa de son
mariage avec Marie-Anne Galand, fille de Jean Galand, baron
d’Hérvillon en Champagne, secrétaire du Conseil, et de
Marie-Anne Camus, une fille unique, Marie-Anne de Livron,
religieuse ; 7° Catherine-Marie, abbesse de Juvigny.
L’oraison funèbre de Nicolas de Livron, tué à la bataille de Senef, fut
prononcée à l’église Saint-Jean de Chaumont, le 11 septembre 1674, par
le R. P. Vallon, de la Compagnie de Jésus. On le trouve ainsi désigné :
« Haut et puissant seigneur, messire Nicolas de Livron, chevalier,
» marquis de Bourbonne et autres lieux, conseiller du Roi en ses
» Conseils, et l’un de ses lieutenants-généraux au gouvernement do
» Champagne, maîstre de camp et sous-lieutenant des gens d'armes
» Anglais de Sa Majesté- »
A la cour de Louis XIV on l’appelait : « le brave et généreux Bour
bonne. » [Notice sur Bourbonne, par Roret, gradué de l’Université.)
XIII. — Charles de LIVRON, seigneur de Torcenay et mar
quis de Bourbonne à la mort de son frère Nicolas, épousa en
1650 Claude de Sallenove, dame de Cuisle et du Bricot, fille et
héritière de Claude de Sallenove, seigneur de Cuisle, du
Bricot et de Ville en Tardenois, et de Pérette de Goujon de
Thuisy, laquelle était morte en 1663. Il se mit alors dans l’état
ecclésiastique, fut pourvu de l’abbaye d’Ambronay après
François, son frère aîné, et mourut en 1691, laissant de son
mariage : 1° Joseph-IIenri ou Remy, qui suit ; 2° LouiseGabrieile, abbesse de Juvigny, après sa tante morte en 1711 ;
3° Jean-Baptiste-Erard, qui suit après son frère ; 4° MarieFrançoise-Almodie, mariée en 1705 à Marc-Antoine-Constantin
Valois, seigneur de Montmain, morte en 1713.
XIV. — Josepii-Henry ou Remy de LIVRON, seigneur de
Cuisle, dit le marquis de Livron, né en 1653, page de la
grande écurie, colonel d’un régiment de cavalerie, mourut en
1687. Il avait épousé, en 1683, Françoise-Bénigne de Belloy,
dame de Villemaux, tille d’Hercules, comte de Belloy, seigneur
de Villemaux, marquis de Montaigrillon, et de Marie de
Villemonlet, morte en 1694. Ils n’eurent pas d’enfants.
Françoise-Bénigne de Belloy épousa en deuxièmes noces
François Ledieu de Villiers, dont elle eut deux filles.
— 13 —
XIV bis. — Jean-Baptiste, Erard, marquis de LIVRON,
bachelier en théologie, quitta l’état ecclésiastique après la
mort de son frère, Joseph-Henry. 11 épousa en 1714, LouiseMagdeleine-Henriette-Charlotte de Nettancourt, fdle d’Henry
de Nettancourt, baron d’Eschelle et de Fontaine-Denvs, et de
Marie-Charlotte de Forges. Il mourut à Paris, le 13 mars 1728,
laissant une fille unique, Henriette-Charlotte-Anne-Almodie de
Livron.
Avec lui s’éteignit la branche aînée de la maison de Livron.
Il laissa et reconnut pour continuer son nom, titre et armes
Jacques de Livron, seigneur de Puyvidal, saint Constant,
saint Projet, le Roule, etc.... en Angoumois.
A la séance du 28 mars 1789, le chef de la famille de Livron, après
avoir fait ses preuves par devant l’assemblée générale de la noblesse de
la sénéchaussée d’Angoumois, fut désigné à l’unanimité pour faire partie
des quatre membres chargés de la vérification des titres et qualités de la
noblesse de cette province, et signa le procès-verbal : le marquis de
Livron (de Chancel, secrétaire de l’assemblée ; et procès-vetbal de cette
même assemblée déposé au greffet du tribunal d’Angoulême.)
§ II. — Branche de Puyvidal.
IV bis. — Foucault de LIVRON, petit-fils d’Arnaud de
Livron, seigneur de Wart, épousa Robine de Sonneville. Il se
croisa, et fit la guerre en 1400 contre Venceslas, empereur
d’Allemagne et roi des Romains. Il en rapporta un morceau
de l’arbre de la vraie croix et plusieurs autres reliques qu’il
donna au chapitre de Larochefoucauld. Pour ce bienfait, les
dits chanoines ont promis, par acte, de dire trois messes
annuellement et perpétuellement pour le repos du dit seigneur
et des siens (acte de 1411). Ces privilèges furent supprimés en
1793. Sur la demande de Monseigneur Cousseau, évêque
d’Angoulême, la famille ayant pu produire les titres authenti
ques de ces mêmes reliques, le conseil de fabrique de Laroche
foucauld, par une délibération spéciale, les rétablit en 1865.
(Bulletin de la Société Archéologique de la Charente.)
Il eut deux enfants de son mariage avec Robine de Sonne
ville : 1° N.... de Livron qui suit ; 2° Jeanne de Livron, mariée
à Pierre de Brémond, seigneur d’Ars et de Puyvidal.
D’après les preuves de noblesse dressées pour les chanoipesses et les
— 14
demoiselles de St-Cyr, Foucault serait fils de Gérard ou Géraud de Livron
et par conséquent l’arrière petit-fils d’Arnaud et non son petit-fils.
Malgré l’étendue du sujet, nous croyons devoir rapporter à cette place
tout ce qui a trait à la donation faite par Foucault de Livron de précieu
ses reliques au chapitre de Larochefoucault.
RELIQUES DE LA VRAIE CROIX A LAROCHEFOUCAULT.
« Le vendredi, 14 septembre 1866, fête de l’exaltation de la sainte
» croix, l’Eglise de Larochefoucault offrait à l’adoration de ses fidèles
» une relique insigne de la vraie croix, renfermée dans un magnifique
» reliquaire. Nous connaissons l’histoire de cette relique : C’était en
» l’année 1400, le sacrilège meurtrier de St-Jean Népomucène,
» Wenceslas l’ivrogne ou le fainéant, empereur d’Allemagne et roi des
» Romains, venait d’être déposé. Sa vie n’était qu’un tissu de débauches,
» de bassesses et de cruautés. On lui donne pour successeur Frédéric,
» duc de Brunswick qui, deux jours après meurt assassiné. Les princes
» électeurs appellent alors au trône Robert, comte palatin.du Rhin, et la
» guerre commence. Cette guerre était presqu’une guerre sainte, et la
» France envoya ses chevaliers combattre l’infâme roi des Romains.
» Maître de l’empire, Robert, le nouveau roi, veut récupérer le Milanais
> (1401) ; 11 est battu par Galéas II Visconti et meurt le 18 mai 1410.
» C’est alors sans doute que les seigneurs Français retournèrent dans
» leurs foyers. D’Anthon et Foucault de Livron rapportaient de cette
» expédition lointaine un précieux butin qu’ils se partagèrent. Foucault
» eut une partie du bois de la vraie croix et plusieurs autres reliques. La
» part du chevalier d'Authon ne nous est pas connue. Le premier soin
» du seigneur de Livron fut d’offrir ces saintes reliques à l’église Notre» Dame de Larochefoucault, afin qu’elles y fussent honorées et vénérées.
» Les chanoines de cette collégiale nous ont laissé les témoignages de
» leur vive gratitude par la charte suivante :
< Nous, les doyen et chanoines de l’Eglise collégiale de Larochefou» cauld, tous assemblés en chapitre, considérant et faisant attention que
» noble Foucault de Lyvron et damoiselle Robine de Soleville (Sonne» ville) son épouse, suivant toujours les traces de leurs ancestres, qui sans
» cesse onl été portés à l’avantage et agrandissement de notre dite église,
» nous ont donné une partie du bois de la vraie croix et plusieurs autres
» reliques, entre lesquelles sont : un morceau de la robe de la bonne
» Vierge, aussy bien qu’un morceau de sa coëffe, aussy bien qu’un
» morceau de la robe violette de Notre-Seigneur Jésus-Christ, avec une
» portion des ossements de saint Paul, apôtre, et ce, afin que les dites
» reliques fussent honorées et vénérées dans notre dite église, lesquelles
> reliques il avoit partagées avec le sieur d’Authon, chevalier, telles
» qu’elles avaient été trouvées et conservées dans l’église de Saint
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» Fronton (Saint-Front), lesquelles ils avaient acquises en faisant la
» guerre contre le roi des Romains, en l’an mil quatre cents.
» Mais, afin que les dits chanoines, ne paroissent pas ingrats d’un si
» grand bienfait, tous assemblés, comme d’issu3, et d’un commun accord
» avons dit et consenti qu’il serait célébré aujourd’hui une grand’messe
» dans notre église pour remercier Dieu de la faveur que leur a fait
» ledit seigneur de Lyvron, et promettons qu’il en sera célébré une
» solennelle et à perpétuité, pour lui et les siens, à l’autel de la Sainte» Vierge, et le jour de la conception de la Très-Sainte Vierge, et une
» autre messe solennelle le jour de la conversion de saint Paul, apôtre ;
» toutes lesquelles messes seront dites et célébrées annuellement et
» perpétuellement pour le repos des âmes dudit noble de Lyvron et
» de sa dite femme et de tous les parents.
» De plus, promettons de dire une grand’messe de mort pour lui, sa
» femme et tous les parents. C’est ce que nous dits, doyen et chanoines
» avons signé ladite promesse, et signé : Gaudin, doyen ; Gaspard Pian ;
» Jean Imbert; Joseph Tierebal ; Antoine Raynaud; Pierre Matias;
» Joseph Dubreuil ; Jean Cheneval ; Jean Morot ; Jean Audety ; et Hélie
» de Villemandy ; tous prêtres et chanoines de l’église de Larochefou» cauld. Et pour que le présent acte aye plus de pouvoir et de force, y
» avons apposé le sceau de notre collège.
» Fait le vingt-trois may mil quatre cent onze.
» Signé plus bas : De Laleu, secrétaire.
» Le 18 décembre 1775, la famille de Livron demandait aux chanoines
» de Larochefoucauld copie de ce titre glorieux, et Mathieu de Lacoste,
» feudiste et commissaire à Terrier, écrivait au bas de la copie :
« Vu et vidimé, collationné et tyré sur un original en parchemin un
» peu déchiré, étiqueté au-dessus par ces mots : Anniversaire pour le
» seigneur de Lyvron pour avoir donné les reliques de la Sainte-Vierge
» et les os de saint Paul. Et en dedans, avant la première ligne, il y a :
» La Rochefoucauld, 1411, lès (legs) de Foucault de Lyvron pour les
» reliques de la Croix, par nous, commissaire à Terrier, notaire feudiste,
» chargé du dépôt de messieurs les chanoines de Larochefoucauld, le sept
» décembre mil sept cent soixante et quinze.
Signé : Mathieu do Lacoste,
» Feudiste et commissaire à Terrier.
» Contrôlé à Larochefoucauld, le 18 décembre 1775.
» Reçu sept sous.
» Dulignon, Loco Albert.
» Bientôt la Révolution qui couvait depuis longtemps éclata. Les droits
» de l’homme ne furent pas moins méconnus que ceux de Dieu. Les saintes
» reliques furent dispersées et les vieux parchemins bridés. Quand fut
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» passée la tourmente, les fidèles de Larochefoucauld vinrent de nonveau
» baiser avec respect le morceau de la vraie croix qu'une main inconnue
» avait soustrait à la fureur sacrilège des impies. Le titre qui en assurait
» l’authenticité était perdu, mais la copie subsistait ; et nous avons eu
» le bonheur de la remettre à ses légitimes possesseurs.
» La même année 1864, Monseigneur Cousseau a déposé le précieux
» trésor dans un reliquaire gothique dont les Livron, suivant toujours
» les traces do leurs ancêtres, avaient gratifié l’église de Laroche» foucauld.
» Pour reconnaître ce nouveau bienfait et reprendre les antiques tradi» tions, la fabrique de l’église de Larochefoucauld a décidé qu’une
» messe solennelle serait annuellement célébrée pour cette pieuse
» famille.
» Foucault de Livron, marié à demoiselle de Sonneville, appartenait à
» l’antique famille de ce nom, depuis longtemps établie à Larochefou» cauld, comme le prouvent ces paroles des chanoines : suivant toujours
» les traces de leurs ancestres qui toujours ont été portés à l’avantage et
» agrandissement de nostre dite église. La maintenue de Daguesseau de
* 1667, donne pour armes aux Livron : fascé en devise d’argent et de ■
» gueules en six pièces, au franc quartier d’argent, au roc d’échiquier
» de gueules, blason qui est absolument le même que celui des pvron
» du Dauphiné, seigneurs de Bourbonne, maison illustre qui a produit
» plusieurs personnages de distinction, entre autre Bertrand de Livron,
» marié à Françoise de Beauffremont, et aïeul d’Erard de Livron, baron
» de Bourbonne, Grand maître d’IIôtel du Duc de Lorraine, marié à
» Gabrielle de Bassompierre, dont : Charles de Livron, marquis de
» Bourbonne, lieutenant général au gouvernement de champagne, nommé
» chevalier des ordres du roi, (Cordon bleu) à la promotion du 14
» mai 1663.
» Cette identité d’armoiries prouve la commune origine des Livron de
» Dauphiné et ceux de l’Angoumois.
» Ceux-ci devinrent seigneurs de Puyvidal par le mariage, avant 1456,
» de Jacques de Livron, qualifié écuyer, avec noble demoiselle Agnès
» de Brémond d’Ars, fille de Pierre de Brémond, seigneur d’Ars et de
» Puyvidal et de Jeanne de Livron ; cette dernière fille de Foucault du
» Livron et de Robine de Sonneville dont il s’agit dans cet acte.
> La famille de Livron s’est maintenue en Angoumois dans un rang
» distingué et s’est alliôo aux maisons les plus marquantes de cette
» province, telles que : Vigier, Corlieu, Tison d’Argence, d’Authon,
» Leymerie, La Croix des Ombraies, du Lau, etc.
» Le seigneur d’Authon appartenait sans doute à l’ancienne maison
» des seigneurs de la baronnie d’Authon, en Saintonge, race féodale
» étointe depuis longtemps, et qui a produit plusieurs célébrités. Outre
- 17 » le chevalier d’Authon, dit Barberousse II, lieutenant général des armées
» de merde l’Empire ottoman, gouverneur de la Régence d’Alger, etc.,
» etc., (voir Rainguét, Biographie saintongcoise], on peut citer encore
» l’historiographe Jean d’Authon, auteur des Annales du roi Louis XII,
» et Seguin d’Authon, chevalier, baron d’Oléron, conseiller du roi en
» ses conseils d’état et privé, sénéchal de Saintonge en 1606 et 1607,
» qui prêta serment au maire de Saintes le 13 juillet de cette dernière
» année, pour le maintien des privilèges de la ville. Il avait épousé Marie
» Martel, dont il eut Jean d’Authon, marié en 1621 à Judith de Nossay ou
» du Nozay. (Tout cet article intitulé : Reliques de la vraie croix à
» Larochefoucauld, est extrait du Bulletin de la Société archéologique
» de la Charente, année 1886.) Abbé Maratu, chanoine honoraire, curé» doyen de Montmoreau (Charente). »
Dans la chronique relatée ci-dessus, il est dit que la part des reliques
attribuées au chevalier d’Authon est restée inconnue. La légende rapportée
ci-après pourrait peut-être apporter quelque lumière sur cette question :
« Légende de Barberousse (Le chevalier d’Authon).
« Voici en résumé et dans le style de nos jours ce qu’en dit Brantôme
» dans ses Hommes illustres :
« Marguerite de Mareuil, en Périgord, se maria avec le seigneur d’Au» thon, en Saintonge, et porta en dot les terres de Bernardières et des
» Combes, qui échurent à son fils cadet.
«. Celui-ci, pris du désir de courir le monde, afferma ses terres et
» s’associa avec un autre cadet d’Angoumois de la maison de Berneuil
» de Montsoreau et, tous les deux, mettant la plume au vent, comme
» bons frères jurés de ne s’abandonner jamais et de vivre et mourir
» ensemble, vont busquer la fortune.
» Nos deux cadets arrivèrent à Mélhélin, île de Lesbos, sous les ordres
» de M. de Rabasteins. Ayant fait quelque léger et petit butin dans leurs
» courses sur mer, ils revinrent en France,-où le cadet d’Authon fit don à
» l’église de Champeau, sa paroisse, de la Coëffe de Notre-Dame rap» portée par lui de Jérusalem.
» Mais, après un court séjour, d’Authon vendit Bernardières au grand» père de Brantôme, en toucha le prix et revint à Méthélin avec son
» compagnon. Ils y achetèrent un bon vaisseau et, après de nouvelles
» courses et un nouveau butin, ils revinrent en France, où le cadet
» d’Authon fit bâtir un château sur sa terre des Combes, qu’il vendit
» quelque temps après à un greffier du parlement de Bordeaux.
’
» Il reprit à l’église de Champeaux la coëffe de Notre-Dame pour la
» donner à Saint-Front de Périgueux, et il quitta la France pour tou» jours.
» Revenu à Méthélin avec le cadet de Montsoreau, ils achetèrent un
3
18 —
» vaisseau avec lequel ils font si bien qu’ils se rendent grands et fameux
» corsaires. Puis, ayant honte de revenir en France, ils embrassèrent la
» foi des Turcs, se dirent enfants de Méthélin, prirent les noms de
» Caïradin et de Friadan Barberousse et devinrent rois d’Alger.
» Nous le tenons pour très certain, dit Brantôme, en notre pays de
» Périgord et Saintonge, tant pour avoir été remémoré et passé par
» les bouches et oreilles des pères et fils, que par anciens titres et appa» rences. »
D’un autre côté, on lit dans l'Etat sur l’église du Périgord par le
père Dupuy :
« L’an 1484 et le vingt-huitième avril, le seigneur Pierre d’Authon
» faict don au chapitre de Saint-Front de Périgueux de la précieuse re» lique de la sainte coëffe ou voile de la Vierge, qu’il avait apporté de
» son voyage d’outre-mer.
» La possession de ce voile occasionna entre l’église de Champeaux
» et celle de Saint-Front de Périgueux de longues discussions judiciaires
» terminées par transaction en faveur de cette dernière. {Notices hislori» ques sur le Nontronnais par SI. Ribault de Laugardière.) »
Il convient de rapprocher la charte de 1411, accordée par le chapitre
de Larochefoucauld en faveur de Foucault de Livron, de la légende de
Barberousse rapportée par Brantôme. Dans l’une comme dans l’autre, les
deux personnages en cause sont d’Authon et un cadet d’Angoumois ; car
Foucault était bien, en effet, un cadet d’Angoumois et pouvait appartenir
par sa mère, dont le nom n’est pas connu, à la maison de Berneuil de
Slontsoreau. De plus, dans l’un comme dans l’autre récit, la coëffe de
Notre-Dame se trouve parmi les dons offerts par ces deux chevaliers à la
suite de leurs expéditions.
Mais la charte de 1411 est authentique et la copie, dûment légalisée,
existe, alors que la légende, avec Brantôme pour historien, n’est tenuo
pour certaine que pour avoir été remémorée et passée par les bouches et
oreilles des pères et fils un siècle et demi après. De là des inexactitudes
probables aussi bien dans les faits que dans les dates. Comment admettre,
entre autres, que Caïradin, né en 1474 (mort en 1518), et Friadan, né
en 1476 (mort en 1546), aient pu être, l’un ou l’autre, ce d’Authon
(Barberousse) qui aurait donné en 1484 à Saint-Front de Périgueux une
relique qu'il aurait acquise depuis bien des années auparavant.
V. — N...... de LIVRON, écuyer, seigneur de Sonneville,
n’eut qu’un fils, Jacques de Livron qui suit.
VI. — Jacques de LIVRON, écuyer, seigneur de Puyvidal,
marié avant 1456 avec Agnès de Brémond d’Ars, sa cousine
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germaine, fille de Pierre de Brémond d’Ars, seigneur d’Ars, et
de Puyvidal, chevalier de l’ordre du Camail, écuyer de Charles,
duc d’Orléans, comte d’Angoulême, et de Jeanne de Livron.
Agnès porta celte terre noble de Puyvidal, qu’elle tenait dé son
aïeul, Pierre Challrays, à son mari dont elle était veuve en
1504. (Bulletin de la Société Archéologique de la Charente.)
Jugement par le lieutenant général d’Angoumois, du 24
novembre 1487, qui déclare être et appartenir à Jacques de
Livron et Agnès de Brémond d’Ars, son épouse, dame de
Puyvidal, les fiefs, terres et seigneuries de Puyvidal, le Masdu-Breuil et autres objets. Il eut deux enfants : 1° Foucauld,
qui suit ; 2° Marie, mariée à Jean Trigot, seigneur de la Barre,
par contrat du 5 février 1480.
Jacques de Livron assiste comme témoin au mariage de Antoine de
Villequier, seigneur de Montrésor, vicomte de Saint-Sauveur, des îles
d’Oléron, Maresmes, etc., etc., conseiller et chambellan du' Roi, avec
très haute et très puissante Charlotte de Bretagne, fille de très haut et
très puissant Alain, comte de Dreux, de Penthièvre, du Périgord,
vicomte de Tartas et de Limoges, captai de Bûche, etc., etc-, et de dame
très haute Françoise de Bretagne.
Ce fut fait et passé en la ville de Nérac, présents et témoings à ce
appelés et requis, nobles et puissants seigneurs : messires Jean de Pom
padour, Antoine de Saligaac, Laurent de Habrot, Charles de Montpérac,
Raymonet de Saint-Cyr, Jacques de Livron, Charles de Verne, Jean de
Lamothe, Pierre de Maresancousin, Gilles de La Vauver, Bertrand de
Montelanbrot, Jacques de Galard ; le 26e jour de novembre 1479 et
scellé de cire verte à double queux. (Collection Doat, volume XXXIX',
page 271, Bibliothèque Richelieu, MSS).
VII. — Foucauld de LIVRON, seigneur de Puyvidal, marié
à Robine Brocarde ou Broucharde, est qualifié d’écuyer,
seigneur de Sonneville dans son contrat de mariage, où sa
femme est Renouard. Le 11 juillet et le 16 août 1497, il fit
hommage à la comtesse d’Angoumois, de son fief et terre noble
de Puyvidal, comme l’avait fait en 1267, Guiol de David, à
Hugues de Lusignan, comte de la Marche et d’Angoulême,
pour sa seigneurie de Puyvidal et le bourg de St-Gonstant,
feudat du dit lieu. Le 1er juin 1504, il fit le partage des immeu
bles et de la succession de Jean de la Trémouille, seigneur
de Rouffiac, avec Jean de Brémont d’Ars son beau-frère.
Foucauld de Livron eut deux enfants de son mariage avec
— 20
Robine Brocarde : 1° François qui suit ; 2° Charles, écuyer,
seigneur de Beaumont, qui fut l’auteur de la branche du
Maine-Gruyer.
Ce dernier épousa Catherine Chaperon, fdle demessire Louis
Chaperon, chevalier, seigneur de la Roche, et d’Antoinette
des Ages, dont :
A. — Adrien de Livron, écuyer, seigneur de Beaumont,
marié le 9 mai 1556, à Charlotte Hervé, fdle de Jean Hervé,
écuyer, seigneur du Maine-Gruyer, dont : AA. — Adrien de
Livron, écuyer, seigneur de Beaumont, et SB Josias de Livron,
écuyer, seigneur du Maine-Gruyer, marié, le 1er août 1594, à
Esther Pastoureau, fdle de Jean Pastoureau, écuyer, seigneur
d’Ordières, et de Jeanne Travers, dont : Isaac de Livron,
écuyer, seigneur du Maine-Gruyer, capitaine d’infanterie du
régiment d’Aubeterre, par commission du 8 mai 16A3. lise
maria le 11 octobre 1630 à Esther Fort. Il fut maintenu dans
sa noblesse par ordonnance de d’Aguesseau, le 29 janvier
1667. Il eut quatre enfants, savoir :
A. — François de Livron, écuyer, capitaine au régiment de
Tourésis. B. — Autre François, écuyer, seigneur de Vandeuil ;
C. — Péronne, femme de Jacques Souqueux, seigneur de la
Touche. D. — Simon, capitaine dans le régiment de Beauvoisis
et qui fd un accord le 1er février 1698 avec ses frères et sœur
au sujet des différents qu’ils avaient pour le partage des biens
de leur père et mère. Il se maria dans la paroisse de Chadurie,
diocèse etéleclion d’Angoulême, avec Jeanne Sarrazin, fille de
François Sarrazin et de. Jeanne de Laplanche. Il mourut'en
1712, ne laissant qu’une fille, Marie de Livron, née le 3
.janvier 1707, et reçue à St-Cyr le 27 janvier 1716 (d’Hozier.)
VIII, — François de LIVRON, seigneur de Puyvidal, marié,
par contrat du 17 octobre, avec Pérette des Prez, reçu Balland
notaire royal, eut un fils, qui suit.
IX. — Geoffroy de LIVRON, chevalier, seigneur de
Puyvidal, épousa Marie Vigier de la Pile, par contrat du 18
septembre 1529. (Signé Colardeau.) Il stipula po.ur François
son père dans le partage de famille. Il eut cinq enfants :
1° Jean, qui suit ; 2° Foulques, marié en 1561 à Charlotte
Giraud des Combes, lille de Pierre Giraud, chevalier, seigneur
21
des Combes et de Robine d’Insigny, dont une fille unique
morte sans enfants ; 3° Marguerite, mariée à Raphaël de
Corlieu, baron de la Fenestre, 13 mars 1571 ; 4° Jean, seigneur
du Maine ; 5° Hausanne, mariée le 29 mai 1537 à Pierre Hervé,
écuyer, “seigneur de Rarillau, demeurant à Salles, seigneurie
de Villebois.
X. — Jean de LIVRON, chevalier, seigneur de Puyvidal,
marié par contrat du 6 janvier 1578 (reçu Charruau) avec
Antoinette d’Authon, sœur de Seguin d’Authon, baron d’Oléron,
conseiller du Roi en ses conseils d’État et privé, sénéchal de
Saintonge.
Antoinette d’Authon testa le 26 décembre 1595. Elle était
fille de Pierre, baron d’Authon et d’Anne d’Amaury et veuve
d’Antoine Renouard, chevalier, seigneur de Rochehertier en
Montbron. Il eut un fils qui suit.
XL — Piek.be de LIVRON, chevalier, seigneur de Puyvidal,
marié par contrat du 20 octobre 1625 (reçu Prévereau, notaire
royal) avec Anne de Leymarie, fille de Samuel de Leymarie,
seigneur du Breuil, et de Marguerite de Ghergé, demeurant à
la dite seigneurie du Breuil, paroisse de Touvre, en Angoumois.
La dite de Leymarie fut veuve en 1641 et tutrice de ses
enfants, dont elle justifia la noblesse cette même année. Ils
laissèrent cinq enfants : 1 » François, né le 22 septembre 1630.
Il eut comme parrain François de Larochefoucauld, et pour
marraine Catherine de Devezeau. L’auteur des Maximes ayant
joué un rôle important sous la Fronde, François de Livron,
son filleul, embrassa complètement sa cause et combaltit avec
lui le duc de Guise; 2° Jehan qui suit, né en 1631 ; 30 AnneMarie, née en 1632 ; 4° Luce ou Lucette, née en 1633 et mariée
en 1653 à Pierre de Pindray, avec 50,000 francs de dot;
5’ François, né en 1636.
XII. — Jehan de LIVRON, chevalier, seigneur de Puyvidal,
servit avec éclat sous le comte de Jonzac, le 11 juillet 1674.
Il fut institué héritier universel de sa mère, par son contrat
de mariage avec Marguerite de Lacroix, fille de messire
Gabriel, baron de La Fenestre et des Ombraies, et de Isabeau
de Berthomé, le 14 février 1653 (Leçujoyon et Broussard). Il
pipi
in î urfu iû
fut maintenu dans sa noblesse par jugement de Daguesseau, le
4’r septembre 1666. Il eut cinq enfants : 1° Jacques qui suit ;
2° Marie, épouse du seigneur de Lacroix ; 3° Pierre, seigneur
de Saint-Constant ; 4° François, écuyer, seigneur du Breuil ; il
épousa dans l’église d’Etagnac, Désirée de Roziers, veuve du
seigneur du Mas du Puy. Elle mourut à l’àge de 65 ans, le
12 septembre 1710, et fut enterrée dans l’église d’Etagnac. Elle
eut une fille, Scholastique-Gabrielle, abbesse de Juvigny, 1712;
5° autre François, marié à Marie de Montcourier, fille de feu
Luc de Montcourier, écuyer, seigneur de Bruges, et de Anne
d’Esmard, demeurant à Saint-Dizier en Saintonge (reçu Gorry,
notaire royal), le 13 août 1684. Il pourrait être l’aïeul de deux
généraux, dont l'un, Pierre-Gaston, marquis de Livron, fut
chargé de différentes missions près de Méhémet-Aly, alors
pacha d’Egypte, et qui fut, de 1808 à 1815, au service de
Naples, où ses dernières fonctions étaient celles de lieutenantgénéral, capitaine-général des gardes du Roi. Il devait avoir
pour sœur mademoiselle de Livron, née en 1750 et morte en
1833, dont parle Ambroise Tardieu dans sa Généalogie de la
maison de Boiredon. Elle avait épousé Auguste de Ypyny
d’Arbouse, marquis de Villemont, baron de Gannat, prince de
Cantaloupe, duc de Gelci, officier supérieur des gardes de
Monsieur, comte d’Artois, officier de Saint-Louis. Cette branche
s’est éteinte en 1852.
A la Restauration, n’ayant pas de descendants directs, le
général marquis de Livron écrivit à M. de Livron de Larochefoucault pour se rattacher à sa maison.
Par la suite, en 1876, lors de la publication par la Société archéolo
gique et historique du Limousin des manuscrits de Nadaud, le chef de la
famille de Livron s’adressa aux héritiers du général, afin d’obtenir les
documents nécessaires permettant d’établir la filiation entre les deux
branches. Cette démarche étant restée sans réponse, la généalogie de cette
branche latérale n’a pu être inscrite dans la réimpression de Nadaud.
Quatre demoiselles de la Maison de Livron ont été successivement
abbesses de Juvigny : 1" Gabrielle, fille d’Erard, baron de Bourbonne ;
2° Catherine-Marie, fille de Charles, marquis de Bourbonne ; 3‘ Louise
Gabrielle, fille de Charles, seigneur de Torcenay et marquis de
Bourbonne après la mort do son frère Nicolas ; 4’ Scholastique-Gabrielle,
fille de François, seigneur du Breuil.
XIII. — Jacques de LIVRON, chevalier, seigneur de
Puyvidal, le Breuil, le Roule, Saint-Constant, etc., marié par
*
- 23 contrat du 9 novembre 1683, avec Marie de Mainvielle, fille de
Jean, seigneur de l’Escurat en Saintonge et de Marie de
Roullain (reçu Moreau, notaire royal). Il fut convoqué par
Louis XIV pour servir au ban d’Angoumois, sous les ordres du
maréchal d’Eslrées, en 1694. Par contrat de mariage, il fut
institué par son père héritier universel, à la charge par lui de
payer, en fonds ou deniers, à chacun de ses frères et sœur,
une somme de 2,500 livres.
Par la mort de Jean-Baptiste Erard, marquis de Livron, il
devint le chef de cette maison.
Il eut quatre enfants : 1° François, qui suit ; 2° Jean, seigneur
de Saint-Constant, qui continuera plus tard la branche de
Puyvidal. En sa qualité de tuteur et curateur des enfants
mineurs de feu François de Livron, son frère, Jean de Livron
fit l’adveu et dénombrement du fief, terre et seigneurie de
Puyvidal, par devant tous les seigneurs, les président, tréso
riers de France, généraux des Finances, conseillers du Roi en
la généralité de Limoges, le 19 novembre 1731 ; 3° autre Jean,
seigneur de Larsat et de Monplaisir, demeurant à Reilhac,
épousa, le 14 avril 1720, Marie de La Chaslonie, laquelle
mourut en 1764; 4° Léon, qui eut pour parrain Léon de
Lacroix et pour marraine, Bénigne de Luchet, dame des
Défends.
Xiv. — François de LIVRON, seigneur de Puyvidal, épousa
Andrée Fé de Boisragon, fille de Jean Fé, seigneur de Boisragon, et de Magdeleine de l’Etoile (reçu Audoin, notaire
royal). Il eut un fils, qui suit.
XV. — Jean de LIVRON, seigneur de Puyvidal, épousa
Françoise de Gandobert, fille d’Etienne de Gandobert, seigneur
de Chenaud, et de Marie Fé Magnan, son épouse, demeurant à
la seigneurie de Chenaud, paroisse de Garat, en Angoumois
(reçu David, notaire royal, le 18 février 1743.) Il eut six
enfants : 1° Jean de Livron, qui suit; 2° Jeanne, femme
Gracieux ; 3® N... de Livron, marié à N... de James de SaintVincent; 4° N... de Livron, dite de Saint-Constant; 5Ü N... de
Livron, dite de Chisay ; 6» Louise de Livron, religieuse de
Sainte-Ursule d’Angoulême.
fut maintenu dans sa noblesse par jugement de Daguesseau, le
1,r septembre 1666. Il eut cinq enfants : 1° Jacques qui suit ;
2° Marie, épouse du seigneur de Lacroix; 3° Pierre, seigneur
de Saint-Constant ; 4° François, écuyer, seigneur du Breuil ; il
épousa dans l’église d’Etagnac, Désirée de Roziers, veuve du
seigneur du Mas du Puy. Elle mourut à l’âge de 65 ans, le
12 septembre 1710, et fut enterrée dans l’église d’Etagnac. Elle
eut une fille, Scholastique-Gabrielle, abbesse de Juvigny, 1712;
5° autre François, marié à Marie de Montcourier, fille de feu
Luc de Montcourier, écuyer, seigneur de Bruges, et de Anne
d’Esmard, demeurant à Saint-Dizier en Saintonge (reçu Gorry,
notaire royal), le 13 août 1684. Il pourrait être l’aïeul de deux
généraux, dont l'un, Pierre-Gaston, marquis de Livron, fut
chargé de différentes missions près de Méhémet-Aly, alors
pacha d’Egypte, et qui fut, de 1808 à 1815, au service de
Naples, où ses dernières fonctions étaient celles de lieutenantgénéral, capitaine-général des gardes du Roi. Il devait avoir
pour sœur mademoiselle de Livron, née en 1750 et morte en
1833, dont parle Ambroise Tardieu dans sa Généalogie de la
maison de Boiredon. Elle avait épousé Auguste de Vpyny
d’Arbouse, marquis de Villemont, baron de Gannat, prince de
Cantaloupe, duc de Gelci, officier supérieur des gardes de
Monsieur, comte d’Artois, officier de Saint-Louis. Cette branche
s’est éteinte en 1852.
A la Restauration, n’ayant pas de descendants directs, le
général marquis de Livron écrivit à M, de Livron de Larochefoucault pour se rattacher à sa maison.
Par la suite, en 1876, lors de la publication par la Société archéolo
gique et historique du Limousin des manuscrits de Nadaud, le chef de la
famille de Livron s’adressa aux héritiers du général, afin d’obtenir les
documents nécessaires permettant d’établir la filiation entre les deux
branches. Cette démarche étant restée sans réponse, la généalogie de cette
branche latérale n’a pu être inscrite dans la réimpression de Nadaud.
Quatre demoiselles de la Maison de Livron ont été successivement
abbesses de Juvigny : 1° Gabrielle, fille d’Erard, baron de Bourbonne ;
2° Catherine-Marie, fille de Charles, marquis de Bourbonne ; 3* Louise
Gabrielle, fille de Charles, seigneur de Torcenay et marquis de
Bourbonne après la mort de son frère Nicolas ; 4° Scholastique-Gabrielle,
fille de François, seigneur du Breuil.
XIII. — Jacques de LIVRON, chevalier, seigneur de
Puyvidal, le Breuil, le Roule, Saint-Constant, etc., marié par
»,
- 23 contrat du 9 novembre 1683, avec Marie de Mainvielle, fille de
Jean, seigneur de l’Escurat en Saintonge et de Marie de
Roullain (reçu Moreau, notaire royal). Il fut convoqué par
Louis XIV pour servir au ban d’Angoumois, sous les ordres du
maréchal d’Eslrées, en 1694. Par contrat de mariage, il fut
institué par son père héritier universel, à la charge par lui de
payer, en fonds ou deniers, à chacun de ses frères et sœur,
une somme de 2,500 livres.
Par la mort de Jean-Baptiste Erard, marquis de Livron, il
devint le chef de cette maison.
Il eut quatre enfants : 1° François, qui suit ; 2° Jean, seigneur
de Saint-Constant, qui continuera plus tard la branche de
Puyvidal. En sa qualité de tuteur et curateur des enfants
mineurs de feu François de Livron, son frère, Jean de Livron
fit l’adveu et dénombrement du fief, terre et seigneurie de
Puyvidal, par devant tous les seigneurs, les président, tréso
riers de France, généraux des Finances, conseillers du Roi en
la généralité de Limoges, le 19 novembre 1731 ; 3° autre Jean,
seigneur de Larsat et de Monplaisir, demeurant à Reilhac,
épousa, le 14 avril 1720, Marie de La Chaslonie, laquelle
mourut en 1764; 4» Léon, qui eut pour parrain Léon de
Lacroix et pour marraine, Bénigne de Luchet, dame des
Défends.
XIV. — François de LIVRON, seigneur de Puyvidal, épousa
Andrée Fé de Boisragon, fille de Jean Fé, seigneur de Boisragon, et de Magdeleine de l’Etoile (reçu Audoin, notaire
royal). Il eut un fils, qui suit.
XV. — Jean de LIVRON, seigneur de Puyvidal, épousa
Françoise de Gandobert, fille d’Etienne de Gandobert, seigneur
de Chenaud, et de Marie Fé Magnan, son épouse, demeurant à
la seigneurie de Chenaud, paroisse de Garat, en Angoumois
(reçu David, notaire royal, le 18 février 1743.) Il eut six
enfants : 1° Jean de Livron, qui suit; 2° Jeanne, femme
Gracieux ; 3» N... de Livron, marié à N... de James de SaintVincent; 4° N... de Livron, dite de Saint-Constant; 5" N... de
Livron, dite de Chisay; 6° Louise de Livron, religieuse de
Sainte-Ursule d’Angoulême.
— 24
XVI. Jean de LIVRON, seigneur de Puyvidal. marié en 1788,
à Agathe-Joséphine Warel de Beauvoir. Ii fut nommé à
l’unanimité pour faire partie des quatre membres chargés de la
vérification des titres et qualités de la noblesse à l’assemblée
de 1789. (De Chancel, secrétaire de cette môme assemblée.)
Il ne laissa qu’une fille, Amélie de Livron, mariée en 1803 à
Etienne-Prosper-Nicolas du Rousseap de Meymac.
De ce mariage sont nés : 1° Nicolas-Prosper, né en 1806,
marié le 12 janvier 1835 à Marie-Lucile de Bermondet de
Cromières ; 2° Anne Elisabelh-Prospérine, née en 1809, mariée
le 19 octobre 1829 à Léonard Mesnaud de Saint Paul ;
3° Anne-Juliette, née en 1811, mariée le 16 janvier 1832 à
Eutrope-Alexis-Gustave de Darbarin ; 4° Agathe-Joséphine,
religieuse de Ghavaigne.
XIV bis. — Jean de LIVRON, seigneur de Saint-Constant,
le Roule, Salmaze, la Maison-Blanche, les Gouttes, fils de
Jacques, seigneur de Puyvidal et de Marie de Mainvielle, était
chevalier de Saint-Louis et capitaine au régiment de Beauvoisis.
(Voir un acte de cession entre les deux frères en 1721, et leur
procuration au marquis de Sainte-Hermine, leur cousin.) Il
avait épousé Françoise de Barbarin de Montheil, fille de Jean,
seigneur du Montheil, de la paroisse de Saint-Pierre, en la
ville de Saint-Junien. Il est mort le 21 février 1735, a été
inhumé le lendemain, le chapitre et les pères Carmes convo
qués. (Archives de la mairie de Larochefoucauld. — Acte de
partage de 1772, Albert, notaire.)
Françoise de Barbarin de Monteil épousa en deuxièmes noces Jacques
Préverand de Beaumont, seigneur de Beaumont, chevalier de Saint-Louis,
capitaine au régiment de Tonrésis. (Voir le contrat de mariage de Jean de
Livron, son beau-fils, du 17 avril 1746.)
Cette famille de Barbarin, d’origine italienne passa en France dans la
première moitié du xv‘ siècle, vers 1440. Elle vint s’établir à Confolens,
ville autrefois comprise dans le diocèse de Limoges, et à Saint-Mauricedes-Lions. Les nombreux descendants de cette famille se sont distingués
dans l’armée, dans les finances, dans l’état ecclésiastique. D’autres se
sont alliés à d’excellentes maisons de l’Angoumois, et les nombreuses
branches qui se sont formées reconnaissent toutes pour chef : Maffé
Barbarin, natif de Florence.
Leurs armoiries sont : d’azur à 3 abeilles d’or, dont 2 en chef et 1 eu
pointe.
- 25 —
A la même époque et dans la même contrée, Françoise de Barbarin de
Montheil avait épousé Jean de Livron, seigneur de Saint-Constant, et
Catherine de Barbarin de La Plau, sa cousine, était mariée à Elie d’Abzac,
seigneur des Tuffas. (Paul Legrand, notes pour servir à un armorial et
histoire de l’Angoumois).
De son mariage avec Françoise de Barbarin, Jean de Livron eut un
fds, Jean qui suit.
XV. — Jean de LIVRON, seigneur du Roule, Salmaze, la
Maison-Blanche, les Gouttes, etc., chevalier de Saint-Louis
(extrait du rôle de la ville de Larochefoucauld), épousa, le
17 avril 1746, Marie-Anne-Esther Préveraud de Sonneville,
fille de messire Jean Préveraud, chevalier, seigneur de Sonne
ville, capitaine au régiment de Périgord et de Marie-Louise de
la Quille. Il fit partie, comme représentant de la Noblesse, des
dix-huit membres nommés par le roi aux assemblées provin
ciales du Limousin en 1787. (Lettre du roi au marquis de
Livron en Angoumois. communiquée par M. Maurice Ardant,
archiviste de la Haute-Vienne.)
Parmi les dix-huit membres nommés par le roi se trouvaient,
pour le clergé, Msr d’Argentré, évêque de Limoges ; M»r de
Castelnau, évêque d’Angoulême ; Msr de Saint-Sauveur, évêque
de Tulle. Pour la noblesse et comme président de l’assemblée,
le duc d’Ayen, fils du maréchal de Noailles ; et pour le tiersétat, M. de Roulhac, maire de Limoges, lieutenant général de
la sénéchaussée, depuis député aux Etas généraux.
De son mariage avec MUe de Sonneville, Jean de Livron eut
treize enfants : 1° Elisabeth, mariée en 1770 au baron de Ruffray, elle fut dame d’honneur à la cour, attachée à la personne
de Monseigneur le dauphin ; 2° Jean, né en 1749, mort en
1756, inhumé dans l’église de Rancogne ; 3° Marie, née en
1751 et mariée le 16 octobre 1783 à Jean de Jaubert, fils de
François, seigneur de Formiguier et de Saint-Gelais, paroisse
de Pansol, en Poitou, et de dame Marie de Puiffe (Albert,
notaire). Le frère de Jean de Jaubert avait épousé le 16 oc
tobre 1780 Marguerite-Camille d’Asnières de Villefrancbe;
4° Catherine, née en 1752 ; 5° Anne, née en 1753 ; 6° Jacques,
né en 1755, mort enfant; 7° Pierre, né en 1757, mort en 1763
et inhumé avec toute la famille dans l’église de Rancogne ;
8° Marguerite, née en 1758, morte en 1774 ; 9° Françoise, née
en 1760; 10» J.-Jacques-Abraham, né en 1763, mort à un
4
— 26 —
mois ; 11° Eulalie, née en 1764, carmélite ; 12° Angélique, née
en 1765, carmélite ; 13° Jean-Jacques, qui suit.
Elisabeth de Livron, mariée à Jean-Louis de Ruffray, baron de
Manteresse, famille d’origine Irlandaise venue en France, vers 1688, avec
Jacques II, avait été choisie pour nourrice du premier Dauphin, due de
Normandie. Etant accouchée après la Reine, elle fut alors nommée sa
gouvernante.
A la mort du duc de Normandie, le baron de Ruffray fut nommé
consul général à Andrinople, où il mourut de la peste, ainsi que sa
femme, en soignant les pestiférés.
XVI. — Jean-Jacques de LIVRON, seigneur du Roule,
Salmaze, la Maison Blanche, les Gouttes, etc., né en. 1766,
chevalier de Saint-Louis, servit dans les gardes du roi (chevaux
légers) et plus tard dans l’armée de Condé. A la Restauration
il rentra dans la compagnie Wagram (gardes du corps}; mais,
peu de temps après, par suite d'une extinction de voix, il dut
se retirer brigadier des gardes.
Il demanda et obtint l’insigne honneur de monter dans les
carosses du roi, faveur accordée seulement aux familles titrées
et prouvant au moins quatorze degrés de noblesse. (Borel
d’Hauterive.)
Il se maria en 1803 à Jeanne-Henriette-Joséphine du Lau,
fdle de Louis, comte du Lau, seigneur de Lâgebaston, et de
Françoise Garnier de la Boissière ; elle était cousine de Msr du
Lau, archevêque d’Arles, massacré aux Carmes le 2 septembre
1792. De cette alliance sont nés : 1° Françoise-Anne-Pauline,
née le î fructidor an XII, morte enfant ; 2° Marie-Adèle, née le
le 3 fructidor an XIII, mariée à M. de Fleury ; 3° Jean-Léon,
qui suit; 4° Julien-René-Edouard, né le 8 août 1808, mort
archiviste de la Charente en 1857 ; 5° Philippe, né le 21 sep
tembre 1810, mort enfant ; 6° Françoise-Jeanne-Hélène, née le
8 novembre 1812, mariée àM. de la Laurencie, officier supé
rieur d’infanterie ; 7° Anne-Aline, née le 20 mars 1814, mariée
au baron de Ruffray, petit-fils d’Elisabeth de Livron ; 8° Mar
guerite-Clara-Estelle, née le 7 août 1819, morte enfant.
XVII. — Jean-Léon de LIVRON, né le 24 août 1807, sorti
de l’école militaire de Saint-Cyr en 1827 et entré la môme
année aux gardes du corps, compagnie de Grammont. En 1830,
— 27
il accompagna le roi Charles X à Cherbourg, puis rentra dans
ses foyers. Marié en-1834 à Marie-Félicie-Hortense de Gay de
Nexon, fille de François-Alexis baron de Gay de Nexon et de
Marie-Hortense-Amable de Bermondet de Cromières, il en a eu
quatre enfants : 1° Jean-Amable, qui suit; 2“ Léonide-Marie,
née le 9 juillet 1836, morte le 25 avril 1832 ; 3° Anne-Ma'rieCéline, née le 2 mars 1837, mariée en 1864 au baron Arsène de
Villelume, nommé sous-lieutenant aux zouaves pontificaux au
combat de Castelfidardo, puis chevalier de l’ordre de SaintGrégoire-le-Grand. Il était le petit-neveu de M110 de Sombreuil
qui avait épousé le comte de Villelume. En 1870, le baron de
Villelume reprit du service aux zouaves pontificaux, et c’est là
qu’il a contracté la longue et douloureuse maladie qui l’a em
porté le 19 janvier 1891. 4° Paul-Marie-Gustave, né le 21 sep
tembre 1845.
La décoration du Lis fut accordée à Jean-Léon de Livron, le 30
septembre 1814. (Brevet du cabinet particulier du Roi au marquis de
Livron Jean, n° 17151).
Jean-Léon de Livron est décédé à Limoges le 2 septembre 1889 et
inhumé le surlendemain à Nexon, dans le caveau de la famille.
XVIII. — Jean, Amable de LIVRON, né le 15 août 1835,
sorti de St-Cyr en 1857, au 10° régiment de dragons, marié le
20 novembre 1860 à Marie-Julie-Louise de Galard de Béarn,
fille de Ferdinand Thibaud, comte de Galard de Béarn, et de
Marie-Julie-Sophie de Jean de Jovelle. Dont : 1° Henri-MaqieJean, qui suit, né le 20 septembre 1861 ; 2° Marie-Henriette,
Blanche, née le 2 juin 1865, entrée, le 2 juillet 1886, dans
l’ordre des Bénédictines de Solesmes ; 3° Pierre-Henry-MarieJoseph, né le 20 décembre 1873.
Le nom patronimique de Jean, Amable de Livron, et celui de PaulMarie-Gustave de Livron, son frère, ayant été mal transcrits sur le registre
des actes de naissance de la commune de Nexon, aussi bien que le nom
de leur père (né en 1807) sur le registre des actes de naissance de
Larochefoucauld, ceux-ci durent adresser une requête au tribunal do
première instance d’Angoulême, à l’effet d’obtenir la rectification de
l’orthographe de leur nom, laquelle a été ordonnée par jugement du 23
août 1880 et transcrite la même année sur les registres des actes de
naissance de Nexon et de Larochefoucauld.
Les pièces demandées et produites à cet effet ont été :
1’ L’acte de baptême de Jacques de Livron, fils de Jean, seigneur de
Puyvidal et de Marguerite de Lacroix, du 16 mars 1655.
2’ L’acte de baptême de Jean de Livron, fils de Jacques, seigneur de
Puyvidal et de Marie de Mainvielle, du 29 août 1686.
3° L’acte de baptême de Jean de Livron, fils de Jean, seigneur de
Puyvidal, Saint-Constant, et de Françoise de Barbarin de Montheil, du
3 octobre 1726.
4° L’acte de baptême de Jean-Jacques-Abraham de Livron, fils de Jean
et de Esther Préveraud de Sonneville, en 1766.
5" Le procès-verbal de l’assemblée générale de la noblesse de la
sénéchaussée d’Angoumois, séance du 28 mars 1789, déposé au greffe du
tribunal, dans lequel l’auteur commun des exposants est dénommé
de Livron et signé le marquis de Livron.
XIX. — Henry-Marie-Jean de LIVRON, né le 20 septembre
1861, sorti de l’école militaire de St-Cyr, en 1883. Il a épousé,
le 7 décembre 1885, au château de Yaugoubert, Bonne-AngèleMarie-Octavie de Gosnac, née à Vaugoubert, le 15 décembre
1864, de Daniel-Louis-Fernand, vicomte de Cosnac et de MarieLouise-Eugénie-Gersinde de Sabran-Pontevès, de la famille
ducale de ce nom, dont :
1° Jean-Marie-Foucault-Sébastien, né au château de Vaugoubert, le
4 septembre 1886.
2’ Blanche-Claire-Marie-Gabrielle, née à Périgueux, le 9 août 1889.
3° Marie-Germaine-Emmanuelle, née à Périgueux le 25 mars 1891.
Armes. — Livron porte : d'argent a trois fasces de gueules, au franc
canton d’argent, chargé d’un roc d’échiquier de gueules.
Supports. — Un homme et une femme sauvages au naturel.
Cinier. — Une teste de licorne d’argent.
Couronne. — De marquis.
Notes isolées.
Louise de Livron épousa, le 9 janvier 1553, Christophe de
Plessis, seigneur de Chauffour et de la Merlière, fils de Jean et
d’Anne Bigul. (Nadaud, nobiliaire manuscrit.)
Marguerite-Adias-Catherine de Livron, était abbesse de
Bonnesaigne en 1555. (7?wL soc. arcli., T. XI. P. 81J
Charles de Livron est compté parmi les abbés de Beaulieu,
vers l’an 1560. ('Deaitlieu, Roi/ de Pierrette, page 24).
Louise de Livron, Marguerite et Charles de Livron, ci-dessus
mentionnés sans fdiation dans les notes isolées de Nadaud,
doivent être les enfants de François de Livron. (vinmc du nom
et de Pérette des Pretz.)
NOTICE
SUR LES TERRES ET SEIGNEURIES AYANT APPARTENU
OU APPARTENANT A LA MAISON DE LIVRON.
WART. - OBJAT. — LARIVIÈRE.
La seigneurie de Wart était située sur les confins du Limousin, dans
l’arrondissement de St-Yrieix actuellement.
Objat (Aubiac) est aujourd’hui un chef-lieu de canton, près de Ségur,
dans la Corrèze. L’église paroissiale porte les armes de la famille de
Livron, par qui elle a été construite.
Larivière, dont le beau château subsiste encore, est une annexe du
Haras de Pompadour. Il porte également les armes des Livron.
Lors de la séparation des deux branches de Bourbonne et de Puyvi
dal, une partie des terres de Wart et d’Objat fut vendue à Julien de
Beaupoil, dont le père, Guillaume de Beaupoil, avait acquis la seigneurie
de St-Aulaire située près d’Uzerche, en bas Limousin (nobiliaire de
Nadaud article Beaupoil de St-Aulaire.)
BOURBONNE
Chef-lieu de canton de la Haute-Marne de tout temps réputé pour ses
bains. Les Romains en avaient réuni les eaux dans de vastes bassins
dont les parois étaient entièrement recouvertes de marbre blanc. De
somptueuse constructions servaient alors de maisons de campagne aux
Patriciens de la ville des Césars.
Au xi" siècle, le château de Bourbonne était un castel formidable
entouré de hautes murailles et flanqué de tourelles aux créneaux
aériens.
La seigneurie de Bourbonne faisait partie des domaines du comte de
Champagne qui s’en était emparé au détriment du duc de Bourgogne.
Les premiers seigneurs connus sont : Régnier i", Guy 1er et Hugubert
qui, en 1160, figurent parmi les fondateurs de l’abbaye de Morimond ;
Geoffroy, fondateur de l’abbaye de la Creste par les dons qu'il lui fait ;
Hugues II et Régnier II qui prit part à la 3”” croisade en compagnie des
sires de Dampierre. Une fille de Régnier apporta cette terre en dot à Guy
de Trichastel, dont la petite fille épousa Bernard de Choiseul avec
Bourbonne pour avoir. De ce mariage naquit Isabeau de Choiseul, mariée
à Guillaume de Vergy, dont la fille et unique héritière, Jeanne de Vergy,
épousa Henri de Beauffremont.
— 30
Par le mariage de Françoise de Beauffremont avec Bertrand de Livron
(1477), Bourbonne passa dans la maison de Livron, qui a conservé ce
fief jusqu’en 1674, époque de la mort de Nicolas de Livron.
Les marquis de Colbert et de Maillebois en firent alors successivement
l’acquisition ; puis, en 1734, elle revint à François de Chartraire, prési
dent à mortier au parlement de Dijon.
Madame de Chartraire ayant survécu à sa fille, la comtesse d’Avaux,
vendit les bains civils à l’état le 12 septembre 1812.
Le comte d’Augny, héritier de Madame de Chartraire, a vendu ensuite
le château et les dépendances.
Le château actuel, bâti sur les ruines de l’ancien, ne ressemble en rien
à l’antique castel des seigneurs de Bourbonne ; c’est une habitation d’un
goût tout moderne.
Les traces des écussons des anciens seigneurs existent encore sur les
mûrs des écuries. (Extrait du manuel de Koret, notice sur Bourbonne.)
PUYVIDAL.
En 1267, la seigneurie de Puyvidal appartenait à Guiot David, écuyer,
qui en fit hommage à Hugues de Lusignan, comte de la Marche et
d’Angoulême.
En 1313, Puyvidal avait pour seigneur Pierre Chaffrays, chevalier.
Sa petite fille, marquise Chaffrays, porte cette terre à son mari, Guillaume
de Brémond, deuxième du nom, chevalier, seigneur d’Ars et de Rouffiac,
en Angoumois.
Elle fut l'aïeule d’Agnès de Brémond,mariée à Jacques de Livron. C'est
par cette alliance que Puyvidal est devenu le berceau de la branche qui
porte ce nom.
Le château actuel a été construit, en 1450, par Jacques et Agnès de
Livron. Voici ce qu’en dit M. J. Miclion dans sa statistique monumentale
de la Charente :
« Puyvidal, cette jolie construction du xv* siècle, a subi de nombreuses
» mutilations. L’on a fait disparaître les tours dont la façade du Nord
» était flanquée. Les charpentes en tiers-point ont fait place à des toits
» plats entourés d’une romaine. Le plan primitif, comme la plupart des
» châteaux du temps, formait un carré de bâtiments flanqué de quatre
» tours. On devra remarquer dans ce château : 1° La tour Sud-Ouest,
» dont le plan est singulier ; 2° Une jolie porte ogivée au centre de la
x façade du midi ; les serrures délicates dont elle est encadrée sont
» ornées dans le haut,de crosses végétales terminées par un panache et
» ont, à droite et à gauche, des pinacles ; 3° Les cheminées du corps
» principal qui ont cinq mètres au-dessus du toit ; elles sont octogones
» et se terminent par un couronnement d’ornementation gothique.
— 31 —
» On y voit l’écusson de la famille de Livron par qui le château a été
» construit. »
Puyvidal est actuellement la propriété de Monsieur de Magnac, petitfils d’Amélie de Livron.
Dans l’état de dénombrement rendu, le 19 novembre 1731, par Jean de
Livron, seigneur de St-Constant par devant les président, trésorier de
France, etc., de la généralité de Limoges, comme tuteur et curateur des
enfants mineurs de son frère François, seigneur de Puyvidal, il est dit
que la maison noble, hôtel, chasteau, forteresse et fortifications de Puyvidal relevaient immédiatement du roy de France pour son comté
d’Angoulême ; et que la terre en dépendant avait huit mille journaux du
pjays avec droit d’exploit dans toute la forêt de la Braconne moyennant
cinquante sols annuels d’hommage au suzerain.
BELLEVUE.
Bellevue est aujourd’hui la résidence du chef de la famille de Livron par
le mariage de Jean Amahle avec Marie-Sophie-Louise de Galard-Béarn.
Cette terre était entrée dans la maison de Galard, le 20 septembre
1662, par le mariage de Charles de Galard-Béarn avec Jeanne de
Lespinay, dame de Bellevue, fille de François de Lespinay. seigneur du
dit lieu, et de haute et puissante dame Lydie de Chabot. (M. Noullens,
Généalogie de la maison de Galard, tome IV, page 1435.)
La façade ouest du château ornée de deux beaux pavillons crénelée
appartient au xv* siècle, alors que la façade située à l’Est, avec ses deux
tourelles, parait de construction beaucoup plus récente.
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PERIGUEUX.
IMPRIMERIE CASSARD FRERES.
