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Fait partie de La Dordogne militaire : suite

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LA DORDOGNE MILITAIRE

CHRONOLOGIE

DES OFFICIERS GÉNÉRAUX
DEPUIS 1814
(Suite)

PAR

Joseph DURIEUX
Docteur en droit
Vice-Président de la Société Historique et Archéologique
du PÉRIGORD

Correspondant du Ministère de l’Education nationale

19 3 4

/

LA DORDOGNE MILITAIRE
Chronologie des Officiers généraux depuis 1814
(Suite).
Avant de dresser la liste des généraux de brigade ou maré­
chaux de camp de la Dordogne depuis 1814, nous tenons à réparer
quelques omissions, aussi involontaires qu’injustifiées, dans le
tableau des généraux de division ou lieutenants-généraux. Elles
concernent des compatriotes contemporains que nous rangions
parmi les généraux de brigade, mais qui possèdent des droits
incontestables à une meilleure catégorie. On nous pardonnera
la rétrogradation imméritée dont ils ont failli devenir victimes
bien malgré nous. C’est le cas ici de rappeler ce mot de Vol­
taire : « Sait-on ce qu’il en coûte de veilles et de recherches pour
arriver à écrire quelques lignes d’histoire ? » Et même, ajoute­
rons-nous, de simple biographie individuelle !
La Chronologie des généraux de division précédemment pa­
rue (1) doit donc se compléter de la manière suivante :

9 Octobre 1903.
Henri de POURQUERY de PÉCHALVÈS, né à Nîmes (Gard), le
7 août 1842.
Elève à Saint-Cyr, 1861 ; sorti 9e sur 234. Sous-lieutenant de
zouaves, 1863. Lieutenant au régiment étranger, 1866. Capitaine
au 76e de ligne, 1872. Chef de bataillon an 139e, 1880. Lieute­
nant-colonel, 1889. Colonel du 91e, 1892 ; du 62e, 1893. Général
de brigade, 1898 ; de division, 1903. Commandant supérieur de la
défense des places du groupe de Verdun, gouverneur de Verdun.
Retraité.
Campagnes du Mexique, 1864-67 ; contre l’Allemagne, 1870-71 ;
Algérie, 1882-83, 1886-88.
Chevalier de la, Légion d’honneur, 13 janvier 1879 ; officier,
30 décembre 1896 ; commandeur, 29 décembre 1904.
(1) 1932, in-8° de 27 pages. Périgueux, imprimerie, 1, rue VictorHugo.

*

- 4 y-

Mort à Bergerac, 27 avril 1914. Il avait épousé, à Bergerac,
en 1886, Mlle Marthe-Marguerite de Pourquery de Boisserin.
24 Juin 1910.
Albert-Ferdinand SERVIÈRE, né à Lunel (Hérault), le 19 décem­
bre 1848.
Ecole polytechnique, 1868. Fit sa carrière dans l’artillerie. Chef
d’escadron, 1889 ; lieutenant-colonel, 1896 ; colonel, 1900. Colo­
nel commandant le 3e régiment d’artillerie en 1902 ; général de
brigade le 23 septembre 1904 et de division le 24 juin 1910 ; ins­
pecteur général permanent des travaux de l’artillerie pour l’ar­
mement des côtes.
Chevalier de la Légion d’honneur, 20 décembre 1886 ; officier,
14 août 1902 ; commandeur, 11 juillet 1912.
Epousa à Auriac-de-Bourzac, en 1887, MUe de Teyssières.
Décédé, 29 mars 1922, à Nice.

13 Juillet 1915.
Jean-Baptiste dit Louis GLERGERIE, né à Excideuil le 11 mai
1854, fils des époux François et Aubine Labrousse.
Elève au collège d’Excideuil et au lycée de Périgueux ; à l’Ecole
polytechnique, 1874. Sous-lieutenant élève à l’Ecole d’applica­
tion. 1876. Lieutenant en second au 1er régiment du génie, 1879 ;
en premier, 1879. Capitaine en second à l’état-major particulier
du génie, 1881. Professeur adjoint de fortification à l’Ecole spé­
ciale militaire, 1882. Capitaine en premier, au 1er génie, 1887 ;
au 5e génie, 1889. Détaché à l’Ecole de guerre, 1889. A l’étatmajor de l’armée, 1891. Chef de bataillon, 1897. Professeur
adjoint de fortification à l’Ecole supérieure de guerre, 1898. Lieu­
tenant-colonel, 1904. Colonel, 1908. Chef d’état-major du gou­
verneur militaire de Paris, 1912. Général de brigade, 30 novem­
bre 1912. Membre du Comité d’état-major.
Campagne de Tunisie, 1881.
Placé dans la section de réserve, 1917.
Chevalier de la Légion d’honneur, 30 décembre 1892 ; officier,
31 décembre 1913 ; commandeur, 27 avril 1916. Médaille colo­
niale.
Croix de guerre. Cité à l’ordre de l’armée, 13 juillet 1915
(J. Officiel du 22) : « Général chef d’état-major du Gouvernement
militaire de Paris. Organisateur calme et méthodique, travailleur

5 —
puissant, a su en quelques heures mobiliser les contingents
envoyés par l’armée de Paris à l’aile gauche des forces opérant
sur la Marne, assurer leur transport ainsi que leur arrivée en
temps utile pour permettre la réalisation de la manœuvre ordon­
née par le haut commandement au commencement de septembre. »
Le maréchal Galliéni, dans ses Mémoires sur la défense de
Paris (25 août-11 septembre 1914), dont il était gouverneur, a
rappelé le rôle actif de Clergerie dans la victoire de l’Ourcq
qui sauva Paris par six jours de combat, et par la mobilisation,
notamment, de sept cents taxis-autos qui transportèrent promp­
tement 6.000 hommes de Gagny (Seine-et-Marne) au point dési­
gné pour la reprise des opérations dès l’aube du 8 septembre.
« L’idée me vint, a écrit Clergerie, de risquer le transport par
taxis-autos. L’opération, cpii devait être faite de nuit, présen­
tait d’assez sérieux aléas. C’était le premier transport d’un effec­
tif considérable par ce moyen, et il était improvisé avec des véhi­
cules qui étaient loin de présenter toutes les garanties désira­
bles. Enfin, nous étions déjà au début de l’après-midi. Il m’ap
parut cependant qu’avec des précautions convenables et en ne
perdant pas de temps, nous devions réussir. Je proposai donc
la chose au général Galliéni, qui approuva le projet, et on passa
à l’exécution. » Telle fut la véridique histoire des taxis de la
Marne, que le général a retracée lui-même dans un discours de
distribution des prix au lycée de Périgueux.
Mort au Pouyaud, commune de Trélissac, 25 février 1927. Ses
obsèques eurent lieu à Trélissac et son inhumation à Excideuil.
Il avait épousé à Paris, en 1879, MIle Lagorce, et eut pour
enfants deux fils (l’un officier, l’autre ingénieur), et une fille.
A l’instigation de M. Ernest Gay, le Conseil municipal de Paris
a 'donné à une rue du XVIe arrondissement le nom du général
Clergerie, que porte aussi une rue de Périgueux.
Il faut aussi mentionner à celte place, comme général de divi­
sion à titre temporaire, le général HENRi-Nicolas-Prosper LE
GROS, né à Epinal (Vosges) le 2 juillet 1852.
Sergent-fourrier au 42e régiment d’infanterie, 1870-71, engagé
volontaire. Elève à l’Ecole spéciale militaire 1872-73. Sous-lieute­
nant au 50° de ligne, octobre 1873 ; lieutenant, 1879 ; capitaine,
1885. Major au 95e, 1894. Chef de bataillon au 55e, 1896. Lieu­
tenant-colonel au 3e, 1901 ; au 49e, 1906. Colonel du 38e, 1907.
Général de brigade commandant ‘la 83e brigade d’infanterie,

— 6 —
20 juin 1911. Dans La réserve, 2 juillet 1914. Général de division
à titre temporaire du cadre de réserve. Retiré à Limoges.
Campagnes 1870-71 ; — Afrique 1873-74.
Chevalier de la Légion d’honneur, 11 juillet 1896 ; officier,
11 juillet 1912 ; commandeur, 20 juin 1920.
Mort le 8 mai 1924.
Il avait épousé à Périgueux, en 1883, Mlle Berthe-Lucie
Lacombe.
Le général H. Le Gros a publié :
— Le maréchal Grouchy et l’aile droite de l’armée française
les 17 et 18 juin 1815. — Revue militaire générale de 1912. Tirage
à part de 39 p. in-8°.
— La genèse de la bataille de la Marne (septembre 1914). —
Paris, Payot, 1919, in-16, 216 p.

24 Février 1926.
Né à Lille (Nord), le 20 octobre 1865, YvEs-Emile-Ernest-Marie
LE BOUHELEC est fils de Léon-Antoine-Marie et de Marie-EmilieJoséphine Desmaretz. Son grand-père maternel, colonel comman­
dant la place de Lille, ayant- pris sa retraite en 1871, s’établit
à Ribérac où il mourut en 1893. Le jeune Yvon fit ainsi toutes
ses études au collège de Ribérac et au lycée de Périgueux. Il
eut Ribérac comme point d’attache familial.
Admis à l’Ecole spéciale militaire en 1885, il passait sous-lieu­
tenant, deux ans plus tard, au 2e régiment de tirailleurs algé­
riens, et lieutenant en 1891 ; capitaine au 119e de ligne, 1893 ;
au 108e, 1897 ; au 4e tirailleurs, 1899 ; professeur adjoint à l’Ecole
spéciale militaire, 1902 ; au 71e de ligne, 1907. Promu la même
année chef de bataillon au 160e ; puis major du 162e. Passé au
2e bataillon de chasseurs à pied, 1909. Lieutenant-colonel du
106e, 1912 ; commandant le 3e régiment de marche de zouaves,
1914 ; au 46e, 1915 ; commandant par intérim la 57e brigade,
1916 ; la 29e division d’infanterie, 1917 ; la 58e brigade, 1919.
Général de brigade, 25 juin 1919. Commandant la 3e brigade
d’infanterie d’Algérie et la subdivision de Constant-ine, puis le
1er groupe de subdivision du 8e corps d’armée à Dijon. Général
de division, 24 février 1926.
Campagnes d’Afrique, 1887 à 1893 ; de Tunisie, 1899 à 1902 ;
contre l’Allemagne, 1914-19 ; Algérie, 1919.
Chevalier de la Légion d’honneur du 30 décembre 1901.

7
Officier du 5 février 1915 : « Lieutenant-colonel Le Bouhelec
dirige avec une très grande compétence et le plus grand dévoue­
ment toutes les opérations et les travaux de défense de son sec­
teur, voyant tout par lui-même jusque dans les moindres détails.
Son régiment est admirablement commandé au point de vue moral
comme au point de vue discipline. Le 28 janvier 1915, s’est mon­
tré de nouveau un véritable chef, prenant, aussitôt l’explosion,
toutes les dispositions en vue de parer à une attaque possible
de l’ennemi, faisant transporter sur le point menacé toutes les
défenses accessoires d’avance préparées, et dirigeant les travaux
avec le plus grand calme et le plus grand sang-froid. »
Cité à l’ordre de la 10e armée, 6 mai 1918 : « Pendant quinze
jours de combats très durs a largement contribué, par son action
personnelle, son activité et son énergie, au maintien, en présence
d’un ennemi très supérieur en nombre, de toutes les positions
confiées aux troupes d’infanterie placées sous ses ordres. En
particulier, a organisé dans des circonstances délicates des contreattaques qui ont parfaitement réussi. »
Cité à l’ordre de la 10e armée, 1er novembre 1918 : « Par son
action personnelle constante a imprimé aux opérations offensives
du 2 au 13 septembre une vigueur et un allant qui ont permis
à l’infanterie de la division, au cours de combats quotidiens et
opiniâtres, une profondeur de plus de neuf kilomètres.
» Le 14 septembre, après avoir préparé dans ses plus petits
détails l’assaut d’une position très fortement défendue par les
meilleures troupes de l’ennemi, a dirigé l’attaque avec brio jus­
qu’aux objectifs assignés. Par les habiles dispositions prises au
cours de l'action,, a fait échouer toutes les contre-attaques enne­
mies et a réussi à maintenir l’occupation de tout le terrain con­
quis. »
Commandeur du 28 décembre 1921.
Marié en 1892 dans les Côtes-du-Nord, avec Mlle Serret, il a
un fils, chevalier de la Légion d’honneur, et deux filles.
Le général de division Le Bouhelec fait partie de l’Association
des Périgourdins de Paris, dont il est un membre assidu.
* «

Signalons également ici trois hauts fonctionnaires militaires
d’un grade correspondant à celui de général de division :
Le contrôleur général de lre classe J.-B.-Urbain DEMARTIAL, né

— 8

à Périgueux Le 7 mars 1836, secrétaire général du Ministère de
la Guerre, grand officier de la, Légion d’honneur, mort à Péri­
gueux le 11 mars 1910.
Le contrôleur général de lrc classe Louis-Marie-XAViER de
BOYSSON, né à Toulouse le 3 décembre 1851, fils dTsaac-Amé
dée, conseiller général de la Dordogne, et de Marie de Chaunac,
élève de l’Ecole polytechnique en 1869, sous-intendant militaire
en 1885, ancien directeur du contrôle au Ministère de la. Guerre,
grand officier de la Légion d’honneur du 13 juillet 1915.

Et l’intendant général de lre classe. Pierre-ROGER GHAYROU,
né à Domme le 19 février 1866, successivement élève de l’Ecole
polytechnique en 1883, officier d’artillerie. Intendant militaire le
26 juin 1917, cité deux fois à l’ordre de l’armée pour son acti­
vité, sa compétence et son esprit réalisateur. Commandeur de la
Légion d’honneur depuis 1920, intendant général de lre classe le
24 février 1926. Membre de la Société Historique et Archéologi­
que du Périgord.
Il est l’auteur d’un volume présenté en 1832 à l’Académie des
Sciences morales et politiques : De l’art d’acheter à l’art d’agir.

Maréchaux de eatnp ou Généraux de brigade.
CHRONOLOGIE DE 1814 A 1934.

Première Restauration.

Passons aux maréchaux de camp promus depuis le règne de
Louis XVIII.
14 Juillet 1814.
Le comte Anne-CHARLES-Parfait CHAPT de RASTIGNAC, né
à Paris, rue de Vaugirard, le 5 mars 1776, fils de Jacques-Gabriel
comte de Rastignac, baron de Larech, seigneur de Puyguilhem,
Villars, Milhac, Lemontrade de Champagnac, Firbeix et autres
lieux, chevalier de Saint-Louis, et d’Angélique-Rosalie d’Hautefort de Champien.
Emigré en Russie. Général au service de Russie. Maréchal de
camp du service de France, 14 juillet 1814. Lieutenant des mous­
quetaires de la Garde du Roi, 1er juillet 1814. Inspecteur d’infan-

— 9 —

terie, 1er juillet 1818 ; inspecteur général, 23 juin 1824. Réformé,
1er septembre 1830:
Chevalier de Saint-Louis, 16 août 1814.
Commandeur de la Légion d’honneur. Titulaire de différents
ordres (Malte, Epée de Suède, Sainte-Anne et Saint-Georges de
Russie).
Mort à Paris, 5 février 1838.
Avait épousé à Rercy (Seine), en 1827, Mlle Léontine de Nicolaï.
Sans postérité.
14 Juillet 1814.

Louis-Victor-LÉON comte de ROCHECHOUART, né à Paris,
14 septembre 1788, cinquième enfant de Louis-Pierre-César et
d’Elisabeth-Armida Durey.
Mis en nourrice à Saint-Germain-en-Laye, il y demeura jus­
qu’à la fin de ,sa 6e année. Il entra en pension à Chaillot et fit à
Fribourg sa première communion, à 9 ans. A l’âge de 23 ans,
il devint chef de nom, et d’armes de la maison de Rochechouart.
Sou s-lieutenant en 1801 au régiment de Mortemart, il servit en
Portugal. Passé au service de Russie, il fit les campagnes de
Bessarabie et de Circassie, devint lieutenant dans la Garde impé­
riale russe, puis aide de camp de l’empereur Alexandre Ier, colo­
nel en 1813. Nommé au commandemant de la place de Paris,
31 mars 1814, il quitta ensuite le service de la Russie pour être
nommé maréchal de camp en France, 14 juillet, et lieutenant des
mousquetaires noirs. Il suivit à Gand le roi Louis XVIII pendant
les Cent Jours. Commandant de Paris et du département de la
Seine (12 octobre 1813), il eut, à Vincennes, avec le général Dau­
mesnil une entrevue dont il a écrit le récit très intéressant (1),
et a ajouté une branche de laurier, dit-il, à celles qui forment
le couronnement de ce valeureux périgourdin ; il a esquissé le
portrait de cet intrépide guerrier : « Le général Daumesnil avait
dû être fort beau dans ,sa, jeunesse, car à l’époque dont je parle
il avait conservé une figure remarquable, il était brun aux che­
veux noirs jais, un peu chauve ; sa jambe de bois le faisait paraî­
tre moins grand qu’il n’était avant sa blessure ; tout annonçait
en lui une grande fermeté de caractère. »
(1) Cette page, détachée par lui de ses Mémoires, alors inédits, fut
insérée dans Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, année 1833,
p. 248 à 2S1.
2

— 10 —
Il signa avec le préfet de police Pasquier l’ordre d’abattre la
statue qui surmontait la colonne de la place Vendôme. Il fut
« forcé » d’assister à l’exécution militaire du maréchal Ney.
Disponible, 31 décembre 1822. Retraité, 1848 et 1850.
Chevalier de Saint-Louis, 22 août 1814. Chevalier de la Légion
d’honneur, 18 mai 1820 ; officier, 1er mai 1821. Chevalier des
Ordres de Saint-Wladimir, du Mérite militaire de Prusse, de
Maximilien-Joseph de Bavière, de Léopold d’Autriche et de l’Epée
de Suède.
Posséda, à partir de 1828, les terre et château de Jumilhac.
Mort à Jumilhac, 27 février 1858.
De son mariage avec MUe Elisabeth Ouvrard il eut deux fils,
Aymery et Julien, et deux filles, la comtesse, de Montalembert
et la marquise de la Garde de Saint-Angel.
Ecrivit ses Souvenirs, qu’il dédiait à ses enfants, le 1er janvier
1839 à Jumilhac, et qu’un de ses fils publia en 1889. Une édition
nouvelle et non expurgée a paru en 1933.

9 Août 1814.
Le comte Michel-Jacques de SËGUR-MONTAIGNE, né à SaintMichel-de-Montaigne, le 30 mars 1758, fils de messire Alexandre
et d’Anne Roirié.
Sous-lieutenant d’infanterie de marine, 1774. Capitaine de
dragons, 1779. Sous-lieutenant aux gardes du corps (Cie de
Noailles), 1784 ; lieutenant à la Cie écossaise, 1814, et maréchal
de camp. Commandant de 1a. légion de Marie-Thérèse à Bordeaux,
avril 1815.
Avait émigré et servi à l’armée des Princes, 1792-93.

23 Août 1814.
Louis-Joseph NOMPAR de CAUMONT duc de LA FORCE, né
à Paris le 22 avril 1768, « fils de très haut et très puissant
seigneur messire Bertrand Nompar de Gaumont, marquis de La
Force et de Maduran, comte de Mucidan, marquis de Gaumont,
baron de Castelnau, les Mirandes, seigneur de la prévôté et
domaine de Bergerac et autres lieux, premier gentilhomme de la
Chambre de Mgr le comte de Provence, » et de. Mmo AlélaïdeLucie-Magdeleine de Galard. Baptisé à Versailles dans la cha­
pelle du roi. Frère cadet de la comtesse de Balbi, née au château
de La Force et l’une des reines de l’émigration.

— 11 —
Garde du corps Je 20 décembre 1781, sous-lieutenant au régi­
ment Royal-Vaisseaux de 1784 à 1788, major au 2e carabiniers
en 1789, il émigra en 1791, servit à l’armée des Princes et de
Coudé, passa, au service d’Angleterre en 1794 et à celui d’Es­
pagne en 1797.
Chef d’escadron à l’état-major de Bessières en 1809, adjudantcommandant l’année suivante, député de Tarn-et-Garonne au
Corps législatif, il fut promu maréchal de camp le 23 août 1814.
Retraité le 13 septembre 1832.
Il avait épousé à Paris, le 11 mai 1784, Mlle d’Ossun, et mourut
sans postérité le 22 octobre 1838, à Saint-Brice (Seine-et-Oise).
Il était commandeur de la Légion d’honneur.

23 Août 1814.
Le comte Antoine-Marie du CLUZEL, né à Nontron le 10 août
1737, de François, seigneur de Biarnès, et de Marie Dupeyroux.
Mousquetaire surnuméraire, 20 octobre 1750. Passé au régi­
ment de Saintonge-infanterie, 1753 ; lieutenant, 1754 ; capitaine,
1758. Capitaine aux gardes françaises, 10 juillet 1759 ; rang de
colonel d’infanterie, 1786. Emigré, 1792. Sent à l’armée des Prin­
ces, puis dans l’armée anglaise. Maréchal de camp, 1797 ; con­
firmé, 23 août 1814. Retraité, 25 février 1816.
Commandeur de l’Ordre de Saint-Louis, 3 mai 1816.
Décédé le 9 mars 1833, âgé de 95 ans, à Blanville-en-Beauce.
Bibliogr. : Le comte du Cluzel de la Chabrelie (avec portrait),
par A. Dujarric-Desoombes (1901) ; Le Bournat du Périgord, n° de
décembre 1916.
23 Août 1814.
Le comte Pierre-Michel de LAMBERTYE, d’une famille nontronnaise, né à Montluçon (Allier), le 15 avril 1750, fils de Jean,
chevalier de Saint-Louis, et d’Elisabeth Alamargot de Fontbouillant.
Mousquetaire en la lre Cie, 1770. Colonel du régiment de Nor­
mandie-infanterie, 1788. Emigré, 1792 à 1803. Retraité, 24 dé­
cembre 1814.
Chevalier de Saint-Louis, 30 mars 1788.

14 Novembre 1814.
Elie-Joseph TRIGANT de BEAUMONT, originaire de Guîtres
(Gironde), qui avait épousé, le 18 janvier 1^9&, MUe Elisabeth de
I BiBLio Chèque j
I DE LA VILLE I
! DE PÉRiC - ,'JX I

— Ï2 —
Leymarie de Bassignac, née à la Chapelle-Gonaguet, le 10 août
1772.

21 Décembre 1814.

Le comte Henri-Joseph de MALET de la JORIE, né à SaintMédard-d’Exci deuil, le 13 juin 1738.
Sous-lieutenant au régiment d’Artois-cavalerie, 1773 ; capi­
taine, 1777 ; capitaine réformé à la suite. Aide-major général des
logis. Aide de camp du baron de Fumel. Emigré, 1792. Lieute­
nant des grenadiers à cheval. Breveté colonel, 30 juillet 1792.
Chambellan du roi. Maréchal de camp avec retraite de colonel,
21 décembre 1814.
21 Décembre 1814.

Le chevalier Dominique-Charles de BOISSEUILH, né à Boisseuilh (Dordogne), le 19 juillet 1737, de Théophile (ancien 1er page
qui apporta, à Versailles la nouvelle de la victoire de Fontenoy)
et de Marie-Adrienne de Boisseuilh.
Sous-lieutenant au régiment de Lorraine-dragons, 1774 ; capi­
taine, 1779. Au régiment de Forez-infanterie, 1787. Emigré, juillet
1792. Aide-major des grenadiers à cheval. Porte-étendard dans
la 3e cavalerie noble, 1796. Ecuyer de Sa Majesté jusqu’en 1802.
Rentre en France. Maréchal de camp, 21 décembre 1814 (aurait
été déjà promu le 11 nov. 1794). Chevalier de l’Ordre de SaintLouis, 1793.
D’après les Notices généalogiques du baron de Woelmont
(tome II, p. 132), il mourut au château de Boysseuilh le 29 sep­
tembre 1816, sans alliance.
Dampmartin, qui commandait Lorraine-dragons, a signalé (Mé­
moires, p. 247) le naturel très vif de Boisseuilh, ses vues loyales
et désintéressées, son zèle digne d’éloges.

23 Janvier 1813.
Jean-Antoine de BRONS, né à Sarlat le 2 juillet 1743, fils de
noble Antoine de Brons et de Marie de Saurer. Baptisé le 3.
Il signait vicomte de Brons de Vérac, baron de Céserac ; mais,
comme il le déclara en mars 1813, son véritable et unique nom
était celui de Brons.
Cornette au régiment de cavalerie d’Escars, 11 août 1737. Lieu­
tenant au régiment de la Fère-infanterie, 6 août 1739 ; sous-aide

- 13

major, 1er février 1763 ; aide-major, 25 novembre 1764 ; rang de
capitaine, 24 mars 1769.
Un portrait du chevalier de Brons, capitaine aide-major au
régiment de la Fère, dessiné en 1770, a été gravé à l’eau-forte
et au burin en 1773, par son ami Pierre Marillier. Ce portrait,
faisant partie de la collection II.-B., a été vendu, le 7 avril 1930,
à Paris, par M. Lair Dubreuil, à l’hôtel Drouot.
Major du régiment provincial de Limoges, 31 janvier 1774 ;
réformé, 1775. Commandant du bataillon de garnison de Limosin, 10 mai 1778 ; rang de lieutenant-colonel, 22 janvier 1779.
Colonel du bataillon de garnison d’Armagnac, 3 juin 1779. Colo­
nel aide-maréchal général des logis, 25 août 1788. Chevalier de
Saint-Louis.
Emigré du Périgord. Sert de 1792 à 1802 à l’armée des Prin­
ces. Commissaire des princes à Luxembourg, Limberg et Wurtzbourg.
Son Journal d’émigration a été présenté le 25 janvier 1832 à
la Société des Archives historiques de la Gironde par M. le
baron de Pelleport.
Etant à Paris, il fit remettre un placet à l’Empereur le 18 juillet
1810, pour obtenir « une place de membre de la Légion d’hon­
neur ». Il exposait ses titres de membre du Collège électoral, du
Conseil du 4e arrondissement de Lot-et-Garonne, du Conseil muni­
cipal de Villeneuve-d’Agen ; outre ses services de colonel aidemaréchal général des logis de l’armée, il rappelait ceux de cheva­
lier de l’Ordre de Saint-Louis en 1778, de commandant des ville
et pays de Libourne en 1787 : « Trente-six ans de services mili­
taires, plusieurs années d’emplois civils, le plus respectueux
dévouement pour la personne sacrée de Votre Majesté et le zèle
le plus ardent pour son service, tels sont les motifs de la
demande qu’il ose faire à son auguste maître, et de l’espoir qu’il
ose former d’avoir l’honneur d’obtenir la grâce qu’il sollicite du
plus grand des souverains. Et le suppliant redoublera ses vœux
pour la conservation des jours précieux d’un héros si nécessaire
au monde et si justement cher à la France. »
Il vit Lacépède grand chancelier. Un peu plus tard, par lettre
écrite de Laon le 23 novembre, il appelait l’attention de celui-ci
sur sa candidature (1).
Sollicita son admission dans l’armée impériale, 1812.
(1) Archives de la Légion d’honneur : Candidatures,

— 14 —
Chef de corps franc, 1813. Il envoya un émissaire à Beresford
pour protester de son intention de passer au service du roi et
de libérer les prisonniers anglais internés dans le Périgord. Mais
ses allures ayant donné l’éveil aux autorités françaises, il fut
arrêté à Monségur (Gironde) et envoyé à Angoulême, où la chute
de l’Empire le délivra (1).
On croit qu’il mourut à Libourne en 181b.
Il eut un fils et une fille.
Deux décorations (Ordre de Saint-Louis et Ordre de MarieThérèse) lui ayant appartenu oui été données au Musée de la
Légion d’honneur (octobre 1916) par M. de Pelleport-Burète.
C’est probablement ce fils, prénommé Philippe, qui postulait
en 1804 un emploi à la Grande Chancellerie, comme nous l’ap­
prend cette curieuse et jolie lettre d’un bon chanoine honoraire
d’Agen au savant Lacépède :
Mon cher ami, j’ose encore me permettre de vous nommer
ainsi parce qu’en vous écrivant comme en vous parlant, c’est
à l’âme sensible et vertueuse, et non à l’homme revêtu de
dignités et comblé d’honneurs, que je veux toujours m’adresser.
Le porteur de ma lettre est mon neveu de Brons.
Vous aimiez dans votre enfance ma pauvre sœur pouponne.
Je ne crains donc pas d’être indiscret en implorant vos bontés
pour son fils. Ce jeune homme, que j’avais fait entrer dans
la marine, a perdu son état par la Révolution, et n’a recueilli
de la succession de ses parents, ruinés par la suppression des
rentes, qu’un bien chargé de dettes. Tl est trop rempli de sen­
timents de justice et d’honneur pour avoir hésité de le vendre
afin de les acquitter, de sorte qu’il est aujourd’hui sans bien
et sans état.
Aidez-moi, mon cher ami, à lui procurer du pain en lui don­
nant une place dans vos bureaux ou en lui ouvrant par votre
protection quelque autre débouché convenable. Je serais allé
moi-même vous en prier à Paris si les circonstances m’avaient
permis de faire ce voyage.
Mon neveu a de l’esprit, de l’honneur et de la probité, tt
dans les hauts emplois que vous occupez, un homme de sa
trempe pourrait peut-être vous être utile. Vous en jugerez par
vous-même et vous ferez de lui ce que vous croirez pouvoir
en faire de mieux. S’il veut m’en croire, il se donnera entière(1) Pour les mésaventures du personnage, voir l’article d’André
Vovard sur la retraite du général L’Huillier (Revue Philomathique de
Bordeaux, mars-avril 1914), et l’ouvrage du capitaine Vidal de la
Blache sur l’Invasion dans le Midi (Tome II, p. 147).

— 15 —
ment à vous, et cela ne lui sera pas difficile dès qu’il vous aura
connu. Mais si faut-il aussi que vous veuilliez de lui.
Quoique obligé de vivre retiré dans mon coin (à Augé), je ne
m’en estime point malheureux. Je ne le serais qu’autant que
je serais effacé du souvenir du petit nombre de ceux que j’ai
toujours aimés et estimés. Tous vos succès, dont je jouis comme
s’ils m’étaient personnels, ne me font point perdre de vue le
sentiment de vos peines que je continue de partager. Aussi me
serait-il doublement douloureux d’être oublié de vous.
Vous me voulez du bien, mon cher ami, faites-en à mon
neveu, et ma reconnaissance pour vous sera éternelle comme
mon amitié.
R. Fabry.

Peut-être mourut-il à Paris le 13 janvier 1868. Les erreurs
et confusions restent possibles. Nos renseignements s’arrêtent là.

24 Janvier 1815.
Le comte Adalberb-Charles de TALLEYRAND-PËRIGORD, né
à Versailles le 1er décembre 1758, fils de Gabriel-Marie comte de
Périgord et de Grignols, prince de Chalais, marquis d’Excideud
et de Théobon, baron de Mareuil et d’Ivier, et de Marie-Françoise
de Talleyrand-Périgord.
Sous-lieutenant aux carabiniers, 1774 ; capitaine, 1777. Passe
au Royal Pologne, puis aux dragons de Montmorency, 1784.
Colonel, même année. Emigré, 1791.
A suivi Louis XVIII à Gand, 1815.
17 Février 1815.
Le comte Louis de FOUCAUD, né à Celles, le .8 mai 1742, fils
d’Henri de Foucaud, seigneur et chevalier de Pombriand, et de
Marie-Sibylle du Lau. Neveu du curé de l’église Saint-Sulpice à
Paris.
Cornette aux carabiniers, 1er octobre 1756 ; lieutenant, 1760 ;
rang de capitaine, 1766. Aide-major à la brigade de Montaigu.
Major du 1er carabinier, 1788.
Emigré, 1791. Commandant en second de la Compagnie des
anciens officiers du corps des carabiniers pendant la campagne
de 1792 à l’armée des Princes. Capitaine au régiment de Castries
à cocarde blanche à la solde d’Angleterre, 1794. Sert jusqu’au
31 décembre 1802. Maréchal de camp (avec rang du 31 décembre
1797).
Pension de retraite, 5 novembre 1814.

— 16 —

Campagnes de 1757 à 1762 en Allemagne. A eu deux chevaux
tués sous lui à Crefekl et un à Minden. Deux campagnes en Por­
tugal avec l’armée anglaise.
Chevalier de Saint-Louis, 26 décembre 1779.
Devenu presque aveugle dans sa vieillesse. Père de famille
nombreuse. Le duc de Castries, en 1825, attesta qu’il ne con­
naissait- pas un meilleur officier, un plus brave et excellent homme
sous tous les rapports. Le Marquis de Saint-Astier et Mgr de
Lostanges firent de lui un vif éloge.
A la date du 14 avril 1815, Louis XVIII nomma maréchal de
camp honoraire Jacques de JAY (et non Gay), comte de Beaufort,
né à Périgueux le 4 août 1734, fils de messire Pierre de Jay,
seigneur de Beaufort, et d’Isabeau Dupuy de Barrière.
Jacques de Jay de Beaufort, chevau-léger de la garde du roi
du 1er juin 1750 au 30 'septembre 1787, avait participé, en
1761-62, à la guerre de Sept ans et aux campagnes de l’émigra­
tion, 1791-92. Il avait servi à Coblentz en qualité de maréchal
des logis de la lre compagnie noble d’ordonnance du roi et obtenu,
le 1er octobre 1814, une pension de 1508 fr. comme ancien lieu­
tenant-colonel.
Chevalier de Saint-Louis, 24 juin 1775.
Marié avec MUe de Patv.
Mort à Périgueux, 7 novembre 1823.

Deuxième Restauration
21 Décembre 1815.

Sicaire-Armand comte de TEYSSIÈBES, né le 28 novembre
1766 au château de Magnagot, paroisse de Saint-Jory-Lasbloux,
fils de Gabriel-Siméon de Teyssières, écuyer seigneur de Miremon, et de Françoise de Lestrade.
Page du roi en 1a. petite Ecurie, 1er avril 1782. Sous-lieutenant
au régiment de Saintonge, 15 avril 1785 au 15 septembre 1791.
Emigré, admis dans 1a. Compagnie à cheval des gentilshommes du
Périgord, juin 1791. Sous-aide major dans les Gardes de la porte à
Coblentz, 1er décembre 1791. Campagne de 1792 à l’armée des
Princes. Licencié, fin 1792.
Lieutenant dans la compagnie des Gardes de la porte, 16 juillet
1814 ; rang de colonel d’infanterie, 24 décembre 1814, A suivi le

- itcorps à BéLhune, 20 mars 1815. Maréchal de camp, honoraire,
21 décembre 1815. Cesse de servir, 1er janvier 1816. Retraité,
22 mai 1816. Retiré à Bouzot, commune de Boux (Côte d’Or).
Chevalier de Saint-Louis, 16 juillet 1814 ; de la Légion d’hon­
neur, 15 juillet 1815.
Décédé, décembre 1839.

17 Juillet 1816.
Louis-François-Joseph vicomte de la CROPTE de BOURZAC,
né le 5 juin 1753.
Entré au service, 5 février 1767, comme sous-lieutenant au
régiment de Conti-cavalerie. Capitaine ayant troupe, 2 mai 1772.
Emigré, 1791. Aide de camp de S. A. S. le Prince de Condé
jusqu’à l’incorporation à la solde d’Angleterre. Breveté colonel,
8 février 1798. Campagnes de 1792 à 1801. D’après un certificat
de Louis-Joseph de Bourbon (1814), il avait acquis, comme aide
de camp, des droits particuliers à son estime et à son intérêt par
1a. valeur et l’intelligence avec lesquelles il avait servi.
Suivit Louis XVIII à G and, 1815.
Son fils aîné Eugène, marquis de Bourzac, lieutenant au
27e chasseurs à cheval, puis capitaine aide de camp du général
Sparre, servit sept ans sous le Premier Empire et se distingua à
Vittoria, Pampelune, Craonne.

29 Janvier 1817.
Le comte Henry-François-Athanase. WLGRIN de TAILLEFER,
né au château de Barrière, près Villamblard, le 23 avril 1761.
Sous-lieutenant à la suite du régiment Royal-Pologne cavalerie,
10 août 1777. Capitaine dans Royal-Cravate cavalerie, 12 juillet
1781 ; démissionnaire, 2 septembre 1790. Emigré à Turin, 1790.
Envoyé par les Princes en France pour faciliter le passage de
Louis XVI à Lyon, 1790. Emigré, 1791. Refuse à Worms la place
d’aide de camp du prince de Condé, 1791. Commande une com­
pagnie des Chevaliers de la Couronne, 1795. Breveté colonel de
cavalerie, 6 janvier 1798. Rentre en France. Colonel-commandant
de la Garde nationale à cheval de la Dordogne, 14 décembre 1815.
Maréchal de camp, 1817.
Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, 27 décembre 1814.
Mort à Périgueux, 2 février 1833.
3

■JïtiM.-

— 18 —
Archéologue et collectionneur érudit, homme doux, aiïabïe,
généreux et ami dévoué.
Auteur des Antiquités de Vésone, cité gauloise, ouvrage publié
à Périgueux, 1821-26, imprimerie Dupont, 2 volumes in-4° de
454 et 688 pages, avec 24 planches.
20 Avril 1818.
Le comte, ensuite duc, Augustin-Marie-ELiE-Cbarles de T AL­
LE YRAND-PERIGORD, né à Paris le 8 janvier 1788, de ElieCbarles et de Marie-Caroline-Rosalie de Bayleux de Poyanne.
Sous-lieutenant à la suite du 7e hussards, 30 mars 1809. Lieu
tenant aide de camp du général Nansouty, 13 mai 1812 ; aide
de camp capitaine, 28 novembre 1813. Chef d’esca.dron, 13 mars
1814. Colonel, 20 avril 1814. Colonel du 1er cuirassiers de la
garde royale, 8 septembre 1815. Maréchal de camp, 20 avril 1818.
Inspecteur général de cavalerie. Pair de France, 1829. Retraité,
1er juin 1839.
Campagnes de 1809, Allemagne. 1812-14 : Grande-Armée, Rus­
sie, Saxe, France.
Contusions reçues aux batailles de la Moskowa et de Craonne.
Chevalier de la Légion d’honneur, 11 octobre 1812 ; officier,
19 mars 1815.
Mort en juin 1879.

26 Août 1818.
Le comte Jean-Baptiste-Yrieix de BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE, né en 1745, à l’île d’Oléron (Saintonge).

25 Avril 1821.
Béatrix-Charles-Madelon de FAYOLLE, comte de MELLET, né
à Paris le 22 décembre 1773, fils de Louis-Raphaël-Lucrèce de
Mellet, maréchal de camp en 1780 et grand-croix de Saint-Louis
en 1797.
Emigré, 1791, servit à l’armée de Gondé depuis le grade de
sous-lieutenant jusqu’à celui de colonel. Blessé, 9 décembre 1800.
Chevalier de Saint-Louis, 6 janvier 1801. Licencié, 1801. Rentré
colonel de la légion de l’Aube, 1815, et du 34e de ligne, 1820.
Maréchal de camp, 1821. Chevalier de la Légion d’honneur,
18 mai 1820 ; officier, 23 mai 1825.

- 19 —
Il obtint, le 26 février 1814, des lettres patentes portant colla­
tion du titre de baron.
Retraité, 1834. Chef du bataillon cantonal de la garde nationale
de Neuvic.
Décédé, 2 octobre 1854.

26 Août 1824.

Louis, baron POPON de MAUGUNE, né à Monbazillac le
28 mai 1775.
Officier d’infanterie, 1792. Blessé à la Compagnie de La Tour
d’Auvergne, dans les Pyrénées-Occidentales. Combattant des ar­
mées de Sambre-et-Meuse, d’Irlande, de Saint-Domingue, d’Espa­
gne. Chef de bataillon, 1799. Adjudant commandant, 1809. Pen­
sionné colonel d’état-major, 1924, et promu maréchal de camp
honoraire'.
Chevalier de la Légion d’honneur, 8 juin 1809.
Inhumé à Paris (cimetière du Père La Chaise), avec son frère,
général de division, né à Brive en 1772.
On voudra bien se reporter à la notice que nous avons consa­
crée, en 1920, au colonel de Maucune, dans la Dordogne militaire,
pp. 289-292.

31 Octobre 1827.
Le marquis Henry-Philippe de SËGUR-BOUZELY, né à Cunèges le 5 juillet 1770, fils de messire noble Isaac de Ségur, capi­
taine de dragons au régiment de Soubise, et de Jeanne Eymerie.
Filleul du lieutenant général Ilenry-Philippe de Ségur, cordon
bleu.
Sous-lieutenant aux chasseurs des Cévennes, 1786. H fut du
nombre des officiers choisis par le marquis de Bouillé pour sous­
traire le roi Louis XVI « aux attentats sans cesse renaissants »
et l’arracher, ainsi que sa famille, « aux persécutions des libé­
raux de ladite époque ». Emigré, 1792. Fit la campagne du duc
de Bourbon avec une compagnie des officiers du régiment de
Picardie. Armée de Condé, 1793-94. Légion de Damas comme
chasseur noble, de novembre. 1794 à octobre 1795.
Parti pour l’expédition de Saint-Domingue. Capitaine de gen­
darmerie avec le général Leclerc, puis attaché au vicomte de
Noailles, 1802. Mission aux Etats-Unis. Aide de camp de Murat,
13 août 1807. Chevalier de la Légion d’honneur, 29 août 1807.

— 20 —
,

....
Eut, à Heilsberg, le bras gauche emporté par un biscaïen et deux
blessures au côté droit, ainsi qu’une contusion au poignet occa­
sionnée par une balle qui fut amortie en brisant le chapeau du
célèbre général Lasalle, 10 juin 1808. Chef de bataillon au service
de Naples, 12 février 1809 ; major, 9 mars 1810 ; adjudant-com­
mandant, 12 septembre 1810. Admis au service de France pour
jouir de la solde de retraite d’adjudant-commandant, 13 janvier
1815. Maréchal de camp honoraire, 31 octobre 1827. Il avait pos­
tulé, en 1825, la croix d’officier de La Légion d’honneur. Cheva­
lier de l’Ordre du Mérite militaire, 1814, et de l’Ordre militaire
de Bavière.
Son grand-père avait été tué à la bataille de Raucoux et le frère
de celui-ci blessé. Cette branche de sa famille appartenait à la
religion protestante. Son père Isaac (né en 1735) et ses oncles
s’étaient retirés du service sans décoration pour ne pas porter
la croix de Saint-Louis qui était un signe de catholicité. Son père,
qui était aide de camp du lieutenant général de Ségur, et reçut,
à Clostercamp, une balle à la cuisse, devint maire de Sainte-Inno­
cence (canton d’Eymet).
Mort, 1828.
Monarchie de Juillet.

5 Janvier 1832.

Arnaud ROGÉ, né le 19 novembre 1776 au Clerc, commune
de Boisse.
Engagé au 8e chasseurs à cheval, 1798 ; brigadier, 1800 ; maré­
chal des logis, 1802 ; adjudant, 1804 ; sous-lieutenant, 1806 ;
lieutenant, 1809 ; capitaine, 1812. Officier d’ordonnance du géné­
ral Grouchy. En février 1814, il passa du grade de capitaine à
celui de colonel (quinze jours d’intervalle). A Waterloo, il reçut
sa cinquième blessure. Commanda le 8e cuirassiers, 1830. Maré­
chal de camp, il commanda successivement les départements du
Gers et de la Sarthe. Passé dans la réserve, 15 août 1839. Grand
officier de la Légion d’honneur, 14 août 1852.
Député au Corps législatif.
Mort à Paris, 24 mai 1854.
Cf. La Dordogne militaire, généraux et soldats, par J. Durieux,
p. 341-4.

— 21

31 Décembre 1835.

Armand-François LAMY, né à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 15 fé­
vrier 1781.
Elève de l’Ecole polytechnique, 1798, et de l’Ecole de Metz,
1800. Officier du génie : lieutenant, 1801 ; capitaine, 1807 ; chef
de bataillon, 1809 ; colonel, 1824. Maréchal de camp, 31 décem­
bre 1835. Inspecteur général du génie en Afrique et directeur du
service dans la province de Bône, juillet 1837.
Chevalier de 1a. Légion d’honneur, 26 mars 1811 ; officier,
15 octobre 1814 ; commandeur, 21 mars 1831 ; grand officier,
11 novembre 1837. Chevalier de Saint-Louis, 12 nov. 1817. Titu­
laire de l’Ordre du Soleil de Perse.
Conseiller général et député de la Dordogne.
Mort à Paris en activité, 5 novembre 1839.
Epoux à Paris, 1817, de MUe Amélie-Jeanne-Caroline Desmai­
sons, il laissa deux filles et un fds, Alphonse, né à Lille en 1820.
Son nom a été donné à la grand’rue de Thiviers.
16 Novembre 1840.
Jean-Alexandre VALLETON de GARRAUBE, né à Tonneins
(Lot-et-Garonne), le 27 mars 1790, fils de Joseph et de Louise
Laperche.
Officier d’infanterie ; aide de camp du général Mesclop, 1812.
Chef de bataillon aux Cent Suisses, 24 juillet 1814 ; à la Légion
du Jura, 1816. Lieutenant-colonel.
Colonel du 38® de ligne.
Général de brigade, 16 novembre 1840.
Chevalier de 1a. Légion d’honneur, 25 août 1814 ; officier, 3 oc­
tobre 1823 ; commandeur, 11 juin 1837. Chevalier du Brassard.
Député de la Dordogne (Lalinde), de 1831 à. 1848. Réélu les
30 novembre 1832, 21 juin 1834, 4 novembre 1837, 2 mars 1839.
23 décembre 1840, 9 juillet 1842 et 1er août. 1846.
Décédé, 23 juin 1859.
Deuxième République.

15 Avril 1850.
Antoine-Victor DESHORTIES de BEAULIEU, né à Paris le
9 juillet 1792.

— 22 —
Capitaine adjudant-major au 10e léger. Colonel du 4e léger à
Saint-Brieuc. Général de brigade, 1850.
Chevalier de la Légion d’honneur, 30 octobre 1827 ; officier,
19 avril 1843 ; commandeur, 19 décembre 1847 ; grand officier,
1er août 1834. Chevalier de 2e classe de Saint-Ferdinand d’Espa­
gne, 18 novembre 1823. Commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand,
6 décembre 1853.
Décédé à Nantes, 28 mai 1872.
De son mariage avec Mlle Guillot, il eut un fils, Gustave-Adol­
phe, colonel breveté du 83e de ligne, né à Saint-Brieuc en 1845
et mort à Paris en 1906.

22 Décembre 1851.
Jean-Gaudens-Bernard TATAREAU, né à Saint-Gaudens (HauteGaronne) le 30 janvier 1795, sorti du prytanée de La Flèche en
1814 et de l’Ecole de Saint-Cyr en 1815, accomplit sa carrière
dans l’infanterie. : 45 ans de services, 19 campagnes (Espagne,
Morée, Afrique), une blessure, 11 citations à l’ordre pendant les
guerres d’Algérie.
Commandeur de la Légion d’honneur depuis 1849, médaillé
de Sainte-Hélène et titulaire des Ordres du Sauveur de Grèce,
de Saint-Ferdinand et de Charles III d’Espagne, de Guillaume
des Pays-Bas.
Admis au cadre de réserve après avoir commandé l’Hôtel des
Invalides du 6 décembre 1856 au 31 janvier 1861, il vint habiter
sa propriété de la Péchère, près du Bugue, et fit partie de la
Société d’Agriculture, Sciences et Arts de 1a. Dordogne, puis de
la Société Historique et Archéologique du Périgord.
La guerre de 1870 le replaça à la tête du commandement mili­
taire de Périgueux, dont il avait commandé la, subdivision de
1852 à 1856 ; il organisa les Mobiles de la Dordogne.
En 1846, époux de Mlle Marguerite Mourniac de Sens, née à
Grand-Ca.stang (Dordogne), le 25 août 1822, fille de Bertrand
et de Jeanne-Justine de Laval. D’où un fils.
Conseiller général du canton de Sainte-Alvère.
Mort à Périgueux le 15 janvier 1886, à 91 ans.

— 23
Second Empire.

8 Septembre 1855.

HENRi-Antoine de LOSTANGES de SAINTE-ALVÈRE, né à
Paris le 5 mai 1801, fils de Charles et de Henriette-Marie-Etiennette de France.
Elève à Saint-Cyr, 1819. Sous-lieutenant au 4e de ligne, 1821.
Passé dans la Garde royale, 1826. Lieutenant au 65e, 1831 ; capi­
taine, 1833. Chef de bataillon au 29e, 1841. Lieutenant-colonel
du 66e, 1847. Colonel du 52e, 1852. Général, 1852. Section de
réserve, 1863.
Campagnes : Espagne 1823, Belgique 1832, Italie 1849-50,
Orient 1855-56.
Chevalier de la Légion d’honneur, 14 avril 1844 ; officier,
10 mai 1852 ; commandeur, 15 août 1860. Médailles de Crimée et
de la Valeur militaire de Sardaigne. Chevalier de l’Ordre belge
de Léopold. Commandeur de Saint-Grégoire le Grand.
Décédé à Paris, 8 mars 1866.

21 Décembre 1866.
Louis-Côme AGARD de ROUMEJOUX, né à Bussière-Badil le
20 décembre 1809, fils de Pierre et de Madeleine Sanzillon de
Mensignac.
Elève à l’Ecole spéciale militaire, 1er décembre 1830. Sous-lieu­
tenant, lieutenant et capitaine au 27e de ligne, puis au 2e batail­
lon d’infanterie légère d’Afrique, chef de bataillon en 1852 à la
Légion étrangère et au 74e de ligne, lieutenant-colonel au 72e
en 1855, colonel du 27e en 1857. Général de brigade, 21 décembre
1866. Placé dans la Section de réserve à 1a. fin de 1871, il fut
retraité le 9 janvier 1880 et comptait 41 ans de service actif,
16 campagnes (Algérie, Crimée, Italie), deux blessures de guerre
et deux citations.
Chevalier de la Légion d’honneur, 21 août 1846 ; officier,
17 janvier 1855. Commandeur, 12 mars 1862. Officier du Medjidié de Turquie, 1857.
Il est mort au 'Châtelard, commune de Teyjat, le 27 septem­
bre 1898.
Le colonel Breton, du 74e d’infanterie, avait écrit, le 22 jan­
vier 1855 :

— 24 —

« Roumejoux a été transpercé d’un coup de baïonnette qui,
entré au-dessous du cœur, est ressorti à La troisième vertèbre
du dos sans avoir touché les organes essentiels. Il sera évacué
prochainement sur Constantinople. Les docteurs répondent de lui.
Sur cent blessés comme lui, il en aurait péri 99. »
D’un autre côté, le général en chef Canrobert citait à l’ordre
général du 17 janvier le chef de bataillon Roumejoux, dans les
termes suivants : « Luttant de sa personne sur le parapet et
appelant les hommes à soutenir l’honneur du drapeau, il a fait
preuve d’une bravoure remarquable et a été grièvement blessé. »
Canrobert lui conférait, au nom de l’Empereur, la croix d’offi­
cier de la Légion d’honneur (1).
D’après l’ordre du régiment, M. de Roumejoux avait été gra­
vement blessé en donnant à tous l’exemple du courage et du
sang-froid.
Il l’avait échappé belle. De Constantinople à la fin de février,
il faisait dire à son colonel qu’il espérait revenir dans un mois.
14 Juillet 1870.
Charles AUGERAUD, né à Excideuil le 21 mars 1813.
Général, commandant l’artillerie du 10e corps à Rennes.
Chevalier de la Légion d’honneur, 6 août 1843 ; officier, 23 avril
1852 ; commandeur, 25 juillet 1864.
Décédé, avril 1879.
Troisième République.

27 Octobre 1870.

Pierre-Henry-Prosper CHOURY de LAVIGERIE, né à Rordea.ux
le 10 mars 1812, fils de Joseph-Victor et de Jeanne-Marie Lecorolier.
Engagé volontaire au 16e chasseurs à. cheval, 15 mars 1830.
Sous-lieutenant au 1er chasseurs d’Afrique, 1841. Capitaine, 1849.
Chef d’escadrons aux chasseurs de la Garde impériale, 1856.
Promu lieutenant-colonel à la bataille de Solférino. Colonel du
4e hussards, 1864. Général de brigade, octobre 1870. Comman(1) Lettres de Crimée du général Breton. Carnet de la Sabretache,
mars 1909, pp. 153, 154, 193, 203.

— 25 —
dant la subdivision de la Dordogne à compter du 3 mai 1871.
Chevalier de la Légion d’honneur, 1er septembre 1844 ; officier,
8 novembre 1836 ; commandeur, 21 décembre 1866. Médailles
de Crimée et d’Italie. Titulaire des Ordres de Pie IX et de SaintGrégoire le Grand.
Décédé, 27 mars 1893.
Epoux en 1837 de MUe du Eresche de la. Villorion et père de
trois enfants.
24 Novembre 1870.

Jacques-Jules DESMAISON, né à Paussac, 17 septembre 1813,
(ils de Pierre et de Marie Labrue.
Capitaine au 3° régiment de tirailleurs, algériens. Chef de
bataillon au 26° de ligne, 4 mars 1868. Retraité, 22 décembre
1868. Lieutenant-colonel, 28 août 1870. Général de brigade au
titre auxiliaire, 24 novembre 1870. Commandant de la lre bri­
gade de la 2e division du XVIe corps d’armée, 24 novembre 1870,
et de la lre brigade de la 2e division du XIXe corps d’armée,
2 mars 1871. Licencié, 16 septembre 1871. Retiré à Chanet-laPlaine, près Vieux-Mareuil.
Chevalier de la Légion d’honneur, 30 décembre 1857 ; officier,
18 août 1866.
Mort à Mareuil, 22 mai 1879.
De son mariage avec MIle Eynaud, il eut un fds Paul et une
fille Amélie, nés à Vieux-Mareuil.

30 Septembre 1875.
Marie-Charles-Venance marquis d’ARZAC, né à Saintes (Cha­
rente-Inférieure), le 29 mars 1822, fils de Marie-Henri-Constant
d’Abzac de Mayac et d’Eveline Descoublant.
Officier d’état-major, colonel aide de camp du Président de
la République. Général de brigade.
Chevalier de la Légion d’honneur, 24 mars 1855, pour sa con­
duite à la défense d’Eupatoria ; officier, 25 juin 1859 ; comman­
deur, 11 octobre 1873.
Mort au château du Ballet, près Castillonnès (Lot-et-Garonne),
24 octobre 1905. Veuf de Dorothée Lazareff.

25 Septembre 1877.

Adolphe-Pierre TIIOUMINI de la HAULLE, né à Coudé (Nord),
le 15 octobre 1821, ancien élève du prytanée de La Flèche et
de l’Ecole de Saint-Cyr, appartenait à l’infanterie.

»

— 26 —

Il se trouva au siège de Rome en 1849, comme lieutenant au
17® de ligne. Au Mexique, en 1866, il fut cité à l’ordre du jour
pour sa belle conduite à Porfîas et promu lieutenant-colonel au
95® de ligne. Colonel1 du 44e de ligne en 1870, général de brigade
en 1877, directeur de l’infanterie au Ministère de la Guerre en
1879, commandant de la 41e brigade à Nantes en 1881, comman­
dant de la place de Versailles, il fut retraité.
Il avait reçu les décorations suivantes :
Chevalier de la Légion d’honneur, 30 décembre 1862 ; officier,
13 avril 1870 ; commandeur, 3 février 1880.
Médaillé du Mexique.
Officier de l’Instruction publique, 1874.
Officier de N.-D. de Guadalupe.
Il avait épousé Mn® Berthe Aumassip, fille du médecin et con­
seiller de préfecture de la Dordogne, d’où une fille religieuse et
un fils mort jeune.
28 Juin 1881.
Ambroise-Etienne-Léopold DELPECH, né à Périgueux, 5 octo­
bre 1825, fils de Michel et de Rose Desvaulx.
Elève à Saint-Cyr, 27 novembre 1844. Sous-lieutenant au 4e de
ligne, 1846, après avoir obtenu le numéro' de classement 25 sur
300 élèves. Lieutenant, 1850. Passé au 1er régiment de voltigeurs
de la Garde impériale, 1854. Campagne de Crimée, 1855. Blessé
au siège de Sébastopol, 18 juin. Capitaine, 7 juillet. Campagne
d’Italie, 1859. Major au 64® de ligne, 20 juin 1866. Campagne
contre la Prusse, 1870. Lieutenant-colonel du 72® de marche,
il se battit à Pont-Noy elles, Bapaume et Saint-Quentin, puis à
l’armée de Versailles. Colonel du 88® de ligne, 29 décembre 1874.
Campagne de Tunisie, 1881. Général de brigade, 28 juin 1881.
Appelé au commandement de la 26® brigade à Langres, août 1881 ;
de la 34® brigade à Poitiers, 25 mars 1885.
« Chevalier de la Légion d’honneur, 1er juin 1855 ; officier,
26 avril 1871 ; commandeur. 20 décembre 1886. Médailles com­
mémoratives de Sardaigne, de Crimée et d’Italie.
Décédé, 3 juin 1891.

22 Septembre 1881.

x4rmand-Alexandre-Emmanuel marquis n’IIAUTEFORT, né à
Saint-Laurent-sur-Manoire, 5 mai 1823, fils du marquis ArmandJoseph-Camille et d’Anne-Laure Bertin.

— 27 —

Elève à Saint-Cyr, 1842. Fit sa carrière dans la cavalerie.
Colonel du 5e hussards. Général, 1881. Retraité, 1883.
Chevalier de la Légion d’honneur, 26 décembre 1864 ; officier,
6 février 1877 ; commandeur, 2 mai 1889. Médaillé d’Italie. Che­
valier de l’Ordre militaire de Savoie. Commandeur de l’Ordre
de Saint-Grégoire le Grand.
Décédé, 28 octobre 1903. Avait épousé, en 1869, MUe Lemercier
de Maisoncelle.

22 Août 1882.
Louis-Anne-Barthélemy AUGEY-DUFRESSE, né à Ribérac,
27 mars 1829, fils de Pierre-Camille et de Jeanne Vernet. Frère
aîné du contre-amiral Marie-Antoine Augey-Dufresse (1831-1891).
Elève à Saint-Cyr, 1846. Sous-lieutenant au 1er dragons, 1848 ;
au 10° dragons, 1830 ; lieutenant, 1852 ; capitaine adjudant-ma­
jor, 1854 ; instructeur au 9e dragons, 1855 ; capitaine, 1861 ;
chef d’escadrons au 3e dragons, 1867 ; lieutenant-colonel, 12 sep­
tembre 1870 ; au 2e hussards, 22 juillet 1871 ; au 25e dragons,
1873 ; colonel du 12e hussards, puis du 25e dragons, 1874. Direc­
teur de la cavalerie au Ministère de la Guerre, 1881.
Général de brigade, 1882. Commanda la 3e brigade de Cuiras­
siers au camp de Châlons. Retraité, 1er juillet 1885.
Campagne 1870-71. En captivité du 29 octobre 1870 au 27 mars
1871.
Chevalier de la Légion d’honneur, 14 août 1869 ; officier,
29 décembre 1881. Commandeur du Nichan Iftikhar, 1882.
Décédé à Ribérac, 11 novembre 1909.

31 Août 1883.

Jean-Baptiste-LÉopoLD SERMENSAN, né à Puissegeney, com­
mune de Clermont-d’Excideuil, le 9 novembre 1830, fils de JeanAmbroise, maire de la commune, et d’Antoinette-Fanny Dalignat.
Elève à Saint-Cyr, 5 décembre 1848 ; sorti 75® sur 317 élèves.
Sous-lieutenant au 21e de ligne, 1er octobre 1850, et au 3e batail­
lon de chasseurs à pied, 25 décembre 1853 ; lieutenant, 21 sep­
tembre 1854 ; capitaine, 23 septembre 1855 ; adjudant-major,
1er septembre 1861. Officier d’ordonnance du maréchal Randon,
ministre de la Guerre, 1863. Chef de bataillon au 1er régiment de
tirailleurs algériens, à Blidah, 26 décembre 1864. Lieutenantcolonel, 20 août 1870. Colonel du 58e de ligne, à Marseille,

28

11 juillet 1873 ; du 50®, à Antibes, 29 décembre 1874, puis à
Périgueux, nov. 1876. Général de brigade, 31 août 1883. Com­
mandant de la 71e brigade, 19 février 1884 ; de 1a. 2e brigade de
la division de réserve du Tonkin, 5 avril 1883 ; de la 69e bri­
gade, 24 juillet 1883. Retraité, 10 avril 1891. Retiré à Excideuil.
Campagnes d’Orient, 1834 à 36 ; d’Italie, 1839 ; d’Afrique,
1863 à 1870 ; contre l’Allemagne, 1870-71. Prisonnier de guerre
à Sedan, 2 septembre 1870 ; rentré par suite du traité de paix,
25 mars 1871.
Chevalier de la Légion d’honneur, 16 avril 1856 ; officier, 8 août
1871 ; commandeur, 28 décembre 1889. Médailles de Crimée,
d’Italie, de la Valeur de Sardaigne. Titulaire de la décoration
de 3° classe de l’Ordre Ottoman du Medjidié. Officier de l’Ins­
truction publique. Commandeur du Nichan Iftikhar.
Mort à Excideuil, rue d’Isly, 11 septembre 1912.
De son mariage avec MUo Marie-Elisabeth Guinard, à Périgueux,
le 11 mai 1880, il eut une fille née à Périgueux en 1882, élève
de la Maison de Saint-Denis, 1892-99, et un fris né en 1884.
2 Février 1886.
Marie-Elie-Guillaume-Elzéar de NÉGRIER, né à Périgueux, rue
du Plantier, le 15 septembre 1828, de Marie-François-Casimir,
général de division en 1841, et de Jeanne-Catherine-Adda Dauriac.
Engagé volontaire au 63e de ligne, 10 novembre 1847, soldat
au 7e léger le 11 avril 1848. Sous-lieutenant au 74e de ligne par
décret de l’Assemblée nationale du 29 juin 1848 ; lieutenant,
29 février 1852 ; capitaine, lor mars 1855. Major du 71° de ligne,
5 mars 1864. Chef de bataillon au 6e de ligne, 1er avril 1866 ; au
1er régiment de voltigeurs de la Garde impériale, 24 octobre
1868 ; au 11e régiment d’infanterie provisoire, 22 avril 1871.
Lieutenant-colonel au 32° de ligne, 21 décembre 1871. Colonel
du 103e de ligne, 4 avril 1878. Général de brigade, 2 février 1886.
Campagnes : Orient, 1854-1855,1856. Italie, 1859. Contre l’Alle­
magne, 1870-71. Afrique, 1871-72.
Rlessé par coup de feu à la joue droite (blessure grave), le
23 avril 1855 devant Sébastopol.
Commandeur de la Légion d’honneur. Décoré de l’Ordre de
Léopold de Belgique.
Marié à Douai (Nord), 1862, avec Mlle Copineau, veuve Dumont.
Décédé, 24 juin 1889, à Paris.

2ÿ —'

19 Juillet 1887.

Jean DUFAUD, né à Saint-Laurent-sur-Manoire, le 21 octobre
1828, fils de Jean et de Marguerite Parot.
Elève à Saint-Cyr, 1850, et à l’Ecole de cavalerie, 1853-54 :
sorti 79e sur 270 et 18B sur 64. A fait sa carrière dans la cava­
lerie. Colonel du 8° cuirassiers. Général de brigade, 1887. Passé
dans la section, de réserve, 1890.
Campagnes d’Afrique, 1861-65, 1869-71, 1877-80.
Chevalier de la Légion d’honneur, 29 décembre 1865 ; officier,
7 juillet 1885 ; commandeur, 16 octobre 1890.
Mort à Paris, 3 septembre 1901.
15 Avril 1890.

Jean-Baptiste BLANCHET, né à Crozant (Creuse), le 16 mai
1834.
Elève à Saint-Cyr, 1855. Officier d’infanterie. Colonel du 19e
de ligne, 1885 ; du 74e, 1886 ; du 99e, 1887 ; du 74e, 1888. Géné­
ral de brigade, 1890. Retraité.
Chevalier de la Légion d’honneur, 31 mai 1871 ; officier, 5 juil­
let 1888 ; commandeur, 9 juillet 1895.
Décédé à Monplaisir, commune de Boulazac, 29 novembre 1908.

9 Octobre 1894.
Jean GUILLOMET, né à Excideuil le 18 août 1837, fils de Jean
et d’Henriette Dufour.
Ecole de Saint-Cyr, 31 octobre 1855. Sous-lieutenant d’infan­
terie, 1er octobre 1857 ; lieutenant, 27 décembre 1861. Capitaine,
10 janvier 1866. Chef de bataillon, 11 février 1876. Lieutenantcolonel, 29 juillet 1885. Colonel du 68e, 29 mars 1889. Général
de brigade, 9 octobre 1894. Retraité, 13 juillet 1897. Retiré à
Paris.
Chevalier de la Légion d’honneur, 19 octobre 1870 ; officier,
11 juillet 1891 ; commandeur, 12 juillet 1897.
Marié avec Mlle Bossi.
Mort à Paris, 10 décembre 1916.

28 Septembre 1895.

Marie-Isaac-pAUL de BOYSSON, né au Chay, commune de Sio*
rac-de-Belvès, le 9 mai 1840, fils d’Isaac-Amédée et de Marie-

— 30 —
Thérèse de Chaunac. Frère puîné du général de division Bernard
de Boysson.
Ecoles polytechnique 1859 et d’application 1861. Lieutenant
d’artillerie, 1863 ; capitaine, 1869 ; chef d’escadron, 1880 ; lieu­
tenant-colonel, 1888 ; colonel directeur à Grenoble, 1891 ; géné­
ral de brigade, 1895 et commandant l’artillerie du XII® Corps
d’armée.
Chevalier de la Légion d’honneur, 13 janvier 1879 ; officier,
16 septembre 1896 ; commandeur, 30 décembre 1901.
Retraité, 1902. Décédé à Argentonesse, commune de Castels,
14 décembre 1914. Avait épousé, en 1866, M11® Moricet.

29 Avril 1896.

Jean-Albert DUMONT, né à Périgueux le 23 novembre 1839,
fils de Jean et de Marguerite Desvaux.
Ecole de Saint-Cyr, 30 octobre 1857. Sous-lieutenant de chas­
seurs à pied, 1er octobre 1859 ; lieutenant au 55® de ligne, 7 jan­
vier 1865 ; capitaine, 9 août 1870 ; chef de bataillon au 92®,
7 août 1877 ; lieutenant-colonel, 21 octobre 1887 ; colonel, 29 dé­
cembre 1890. Général de brigade, 29 avril 1896. Commandant
de la 13® brigade d’infanterie.
Cadre de réserve, 1902. Retiré à Paris.
Avait été blessé à la bataille de Champigny, 30 novembre 1870.
Chevalier de la Légion d’honneur, 26 janvier 1871 ; officier,
27 décembre 1884 ; commandeur, 11 juillet 1900.
Marié à Chaumont (Haute-Marne), avec Mu® Daguin, 1875.
Décédé à Voide, février 1929.
Oncle du Dr Albert Dumont (1859-1933), président de la CroixRouge de Périgueux.
23 Mai 1896.
Mathieu-Bernard-Hélène-Alphonse de SALIGNAC-FËNELON, né
à Francfort-sur-le-Mein (Allemagne), le 15 janvier 1842.
Ecole de Saint-Cyr, 6 novembre 1860. Sou s-lieutenant de cava­
lerie, 1er octobre 1862 ; lieutenant, 22 décembre 1867 ; capitaine,
20 août 1870 ; chef d’escadron, 26 juillet 1877 ; lieutenant-colo­
nel, 8 juillet 1886. Colonel, 27 octobre 1890. Général de brigade,
1896. Retiré à Cannes.
Chevalier de la Légion d’honneur, 7 février 1871 ; officier,
23 mai 1873.

— 3Ï —
24 Novembre 1896.
Marie-Antony-Jean LAPOUGE, né à Verteillac le 12 février
1837, fils de Jean et d’Anne-Philippine Lamy.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, 29 octobre 1856 (promo­
tion du Djurjurah). Sous-lieutenant au 61e d’infanterie, 1er oc­
tobre 1858 ; lieutenant, 12 août 1864 ; capitaine, 9 août 1870.
Chef de bataillon au 97e, 7 septembre 1880 ; au 13e bataillon de
chasseurs à pied, 1883. Lieutenant-colonel, 5 octobre 1888. Colo­
nel du 30B de ligne, 9 avril 1892. Présida la Commission inter­
nationale de délimitation de la frontière franco-italienne, 1893.
Général de brigade, 24 novembre 1896. Passé dans la section de
réserve, 1899.
Chevalier de la Légion d’honneur, 8 août 1871 ; officier, 9 juil­
let 1895 ; commandeur, 13 janvier 1907, comptait 50 ans de ser
vices et 2 campagnes. Prisonnier de guerre, du 2 septembre 1870
au 1er avril 1871.
Marié en 1876 à Callas (Var), avec MUe Julie-Berthe Porre.
Décédé à Draguignan, 18 février 1821.

25 Mai 1897.
Henry-Louis HUMBERT-DR.OZ, né à Bergerac, 3 octobre 1839,
fils de François, lieutenant de gendarmerie, et de Gabrielle Débets
de Lacrousille.
Elève à Saint-Cyr, 1858.
Général de brigade, 1897. Chef d’état-major du 19e corps
d’armée.
Cité à l’ordre du 1er corps de l’armée de Versailles pour sa
conduite dans les journées des 23, 24 et 27 mai 1871.
Chevalier de la Légion d’honneur, 8 juin 1871 ; officier, 26 dé­
cembre 1894 ; commandeur, 7 mai 1901.
Décédé, 26 octobre 1901.

11 Septembre 1898.

Louis-Eugène-Marie' PERBOYRE, né à Catus (Lot), 16 mai 1839,
devenu Périgourdin par son mariage, en 1872, avec MUe MarieAnna Piotay. D’où un fils et une fille.
Ecole polytechnique. A fait sa carrière dans l’arme du Génie.
Général de brigade, 1898. Officier de la Légion d’honneur, 9 juil­
let 1892. Retraité, 1900, à Saint-Martial-d’Artenset, où il est
mort, le 21 novembre 1918.

32 —

11 Juillet 1900.
Jacques PLAZANET, né à Montignac-sur-Vézère, le 13 mai 1843.
Ecole de Saint-Cyr, 3 novembre 1863. Sous-lieutenant de cava­
lerie, 1er octobre 1863 ; lieutenant, 8 janvier 1868 ; capitaine.
1er novembre 1870. Chef d’escadron, 8 juin 1882. Lieutenantcolonel, 29 mars 1889. Colonel, 9 juillet 1893. Membre du Comité
technique de la gendarmerie.
Général de brigade, 11 juillet 1900.
Retiré à Bordeaux.
Chevalier de la Légion d’honneur, 3 juillet 1887 ; officier,
11 juillet 1901.
1906.
Jean-Baptiste-Ilenri-Maxime de TEYSSIÈRES, né à la Guillermie, commune d’Auriac-de-Bourzac, le 16 février 1848, fils d’An­
toine-Armand et d’Anne-Agathe-Elodie Pastoureau.
Elève à Polytechnique, 1868, et à Metz, 1870. Sous-lieutenant
au 13e régiment d’artillerie, 1871 ; lieutenant à Fontainebleau,
1872. Passé au 21e de l’arme à La Rochelle, 1873. Capitaine, 1873 ;
passé au 30e régiment ; au 9e bataillon d’artillerie de forteresse,
1883. Instructeur à l’Ecole de Versailles, 1884. Chef d’escadron,
major du 26e au Mans, 1888 ; puis à Versailles, au 11e. Lieute­
nant-colonel, directeur de l’école d’artillerie à Rennes, 1893. Sousdirecteur à Versailles, puis détaché au Palais-Bourbon. Colonel,
commandant militaire du Palais de la Chambre des députés, 1899.
Général de brigade commandant 1a. 19e demi-brigade d’artillerie
à Vincennes, 1906.
Chevalier de la Légion d’honneur, 30 décembre 1886 ; officier,
30 décembre 1901.
Mort à Paris, 13 juin 1907 ; inhumé à Meudon.
De son mariage à Paris avec MUe Guindorff, il eut un fils,
officier,
22 Décembre 1906.

Marie-Michel-Alexandre-Gaston TOURNIER, né à Sarlat, le
24 janvier 1849, fils de Pierre-Charles et de Jeanne Cruèghe.
Frère aîné du commandant d’infanterie de marine Damase
Tournier et du capitaine de frégate Edouard-Elie.
Elève à Saint-Cyr, 1869. Sous-lieutenant au 98e de ligne, 1870,
puis lieutenant au 26e de marche et au 126e de ligne. Lieutenant
au Prytanée militaire, 1873 ; capitaine au 5e de ligne, 1879 ; au

— 33

14°, 1881 ; aiu 4e tirailleurs tonkinois, 1886. Major du 129e, 1891.
Chef de bataillon au 14°, 1894. Lieutenant-colonel du 66e, 1899.
Colonel du 67e, 1902 ; du 33e, 1906. Général, 22 décembre 1906.
Commandant la 70e brigade d’infanterie. Placé dans la section
de réserve, 24 janvier 1911.
Campagne de 1870-71 (Chatillon, Le Bourget). Affaire de LangSon, 1886.
Chevalier de la Légion d’honneur, 7 juillet 1886 ; officier,
21 avril 1906 ; commandeur, 12 juillet 1911. Médaille du Tonkin.
Décédé à Périgueux, 10 mars 1928.
Marié avec MUe Lecomte, à La Flèche (Sarthe), 1876.
12 Mars 1907.
Marie-Alfred CANTON, né à Thionville (Moselle), le 26 février
1860.
Lycée de Metz. Elève à Saint-Cyr, 1868. Sous-lieutenant de
zouaves. Officier d’infante.iie. Breveté de l’Ecole de guerre. Pro­
fesseur à Saint-Cyr. Colonel des 148e ef 106e régiments d’infan­
terie. Général, 1907. Commandant de 1a, 83e brigade. Passé au
cadre de réserve, 1911. Reprit du service, 1914.
Blessé à la bataille de Frœschwiller, 6 août 1870. Campagnes
d’Algérie-Tunisie. 3 citations.
Chevalier de la Légion d’honneur, 9 juillet 1883 ; officier,
6 juillet 1916 ; commandeur, 30 décembre 1908. Officier d’Académie et du Nicham Iftikhar. Médaille coloniale.
Fixé à Temniac, près Sarlat, depuis le mariage de son fds
avec Mlle de Jaubert.
Décédé.
23 Septembre 1914.
Pierre-Marie-Gabriel MALLETERRE, né à Bergerac le 30 avril
1868, fils de Pierre-Fortuné et de Gabrielle de Brugière.
Elève du collège de Bergerac et de l’école de Saint-Cyr, 1878.
Sous-lieutenant au 2e tirailleurs algériens, 1880. Lieutenant au
144° de ligne, 1886. Ecole supérieure de guerre, 1889-91 ; breveté
d’état-major et capitaine, 1891. Affecté aux 33e, 72e, 124e, 104e.
Professeur adjoint à l’Ecole spéciale militaire, 1898. Capitaine
au 130°, 1899. Chef de bataillon à l’Ecole de guerre, 1903. Lieu­
tenant-colonel au 83e, 1907. Colonel commandant le 46e de ligne.
Grièvement blessé, 9 septembre 1914, et amputé de la jambe
droite.

— 34
Général, 23 septembre 1914. Cadre de réserve, 26 juin 1916.
Publiciste et conférencier. Fondateur de la première associa­
tion de Mutilés. Directeur de l’hôpital de Neuilly. Directeur du
Musée de l’Armée, 1er décembre 1919. Adjoint au général de divi­
sion commandant des Invalides. Membre du Comité de la Société
des Gens de lettres.
Campagnes d’Afrique, 1880 à 1885.
Chevalier de la Légion d’honneur, 14 septembre 1897 ; officier,
17 septembre 1914 ; commandeur, 16 juin 1920. Croix de guerre,
10 avril 1915.
Décédé à Paris, hôtel des Invalides, 26 novembre 1923. Une
plaque commémorative consacrée an général Malleterre par l’As­
sociation générale des Mutilés de la guerre a été scellée aux Inva­
lides au 2e pilier à gauche, en novembre 1924.
De son mariage avec Mlle Niox, il a eu une fille, Mma Adam, et
un fils Jacques.
Voir dans la Nouvelle Revue (septembre-octobre 1925), une
notice par Maurice Alfassa.

27 Octobre 1914.

François-EnouARD de TEYSSIÈRE, né à Excideuil, 26 juillet
1856, fils de Joseph-Léonce et d’Edwige-Françoise de Malet.
Etudes aux collèges de Thiviers, Saint-Joseph de Sarlat, et du
Caousou, à Toulouse.
Ecole de Saint-Cyr, 1875. Sous-lieutenant au 57e de ligne, 1877.
Lieutenant, 1882. Breveté d’état-major, 1886. Capitaine au 37e
et au 88e, 1888. A l’état-major de la, 24e division, 1892. Au 508
de ligne, à Périgueux, 1894. Chef de bataillon au 62e. à Lorient,
1898 ; à l’état-major du Xe Corps d’armée, 1901. Lieutenantcolonel an 19e de ligne, 1905. Sous-chef d’état-major au Xe corps ;
chef d’état-major, 1909 ; colonel. Général, 1914.
Chevalier de la Légion d’honneur, 11 juillet 1900 ; officier,
10 avril 1915 ; commandeur, 16 juin 1920.
Membre de la Société Historique et Archéologique du Périgord.
Marié à Thiviers avec M1,e Barailler, 1883.
Décédé à Thiviers (La Guérinchie), 6 mai 1931.
C'f. notice nécrologique par le Dr Jean Durieux dans le Bulletin
de la Société Historique et Archéologique du Périgord, 1931.

35 —

20 Avril 1915.
Hilaire DESCHAMPS, né à Manzac-sur-Vern, le 19 août 1857,
fils de Martial et de Jeanne Ronteix.
Ecole de Saint-Cyr, 1875 : sorli 87e sur 345. Sous-lieutenant
au 14° de ligne, 1877 ; lieutenant au 107e, 1883. Détaché en Algé­
rie. Capitaine au 54e, 1889. Breveté d’état-major, 1892. Horscadre, officier d’ordonnance des généraux de Sesmaisons et Tisseyre, 1896. Chef de bataillon au 126e, 1901. A l’état-major du
XVIIIe corps, 1903. Lieutenant-colonel au 123e de ligne, 1909.
Stagiaire d’artillerie, 1910. Colonel du 125e, à. Poitiers, 23 sep­
tembre 1913. Général de brigade, 1915.
Chevalier de la Légion d’honneur, 21 septembre 1893 ; officier,
31 décembre 1912 ; commandeur, 30 décembre 1914. Officier du
Nicha.m Iftikhar.
Marié, en 1892, à Brantôme, avec M,le Dervaud.

23 Décembre 1918.
PxuL-Marie-Joseph GUILBEBT de LATOUR, né à Verdon,
17 décembre 1863, fils d’Edmond et de Marie du Cheyron du
Pavillon.
Ecole de Saint-Cyr, 1883. Ecole d’application de cavalerie,
1885. Officier de cavalerie. Lieutenant au 23e dragons, 1889.
Capitaine instructeur au 8e dragons, 1897. Capitaine comman­
dant au 9e dragons, 1903.
Lieutenant-colonel commandant le 234e régiment d’infanterie.
Général commandant la 5e brigade de cavalerie légère.
Chevalier de la Légion d’honneur, 11 juillet 1908 ; officier,
3 mai 1916 ; commandeur, 16 juin 1920.
Cité à l’ordre de l’armée, 4 juillet 1918 : « Pendant les opé­
rations du 28 mai au 3 juin 1918 s’est constamment montré bon
chef et bon soldat. Au milieu de ses escadrons, pendant les com­
bats au nord de la Marne, n’a cessé, par son exemple, de les
encourager à la. résistance ; a obtenu ainsi qu’ils fussent la der­
nière troupe combattante du nord de la rivière. Sur la rive sud,
a organisé rapidement son sous-secteur et en a gardé sans désem­
parer le commandement, sans que la fatigue en altérât son éner­
gie et ses moyens de commandement. »
Marié avec Mlle Choury de Lavigerie, au Mans, 1889. D’où plu­
sieurs enfants.



— 36 —

11 Juillet 1920.
Joseph-Marie-François-ALBERT BARDI de FOURTOU, né à Ma­
reuil, le 6 septembre 1866, fils d’Oscar et d’Alix Dereix de
Laplane.
Ecole de Saint-Cyr, 1886 ; Ecole d’application, 1887. Lieute­
nant au 21e chasseurs, 1891 ; capitaine au 13e hussards, 1900 ;
chef dfescadrons au 5e hussards, 1910 ; lieutenant-colonel au
4e chasseurs d’Afrique, 1er novembre 1914. Colonel du groupe­
ment de cavalerie, 26 mai 1917. Général de brigade, 1920. Rayé
des contrôles, 16 novembre 1930.
Campagnes : Tunisie, 1912 à 1914 ; Algérie et France en guerre.
Chevalier de la Légion d’honneur, 12 juillet 1911 ; officier,
10 juillet 1917.
Croix de guerre (2 citations en 1917). 1° « Colonel comman­
dant un groupement de cavalerie, a fait preuve des plus belles
qualités militaires dans la préparation du mouvement et l’exé­
cution rapide de la mission qui lui était confiée. » 2° « A pour­
suivi l’ennemi, bousculant son arrière-garde et le forçant à aban­
donner deux canons, des mitrailleuses et un important matériel
de guerre. »
22 Mars 1921.

Jean-Jules-André-Marie-EuTROPE CAZALAS, né à Ribérac, le
30 avril 1864, de Bernard-Alexandre, contrôleur des Contribu­
tions directes, et de Catherine-Modesta. Boussenot.
Etudes aux collèges de Sarlat et Rollin (Paris) ; Ecole polytech­
nique, 1er octobre 1884 ; Ecole d’application de l’artillerie et du
génie, 1er octobre 1886.
Lieutenant au 1er génie, 1er octobre 1888 ; stagiaire à l’Ecole
de tir du camp de Châlons, nov. 1889 à fév. 1890 ; Ecole supé­
rieure de guerre, 1er nov. 1893.
Capitaine, 26 fév. 1894 ; breveté d’état-major. stagiaire à l’étatmajor de la division d’Oran, 27 nov. 1896 ; mis hors-cadre à
l’état-major de la 16e div. d’infanterie, 9 mars 1898 ; passé au
6e génie, 19 oct. 1901 ; mis hors-cadre à l’état-major de l’armée
(2e bur.), 1er fév. 1904.
Chef de bataillon, 26 déc. 1908 ; affecté au 6e génie, 20 août
1909 ; à l’état-major partie, du génie, détaché à l’état-major de
l’armée (2e bur.), 12 oct. 1911 ; mis hors-cadre à l’état-major du
XIe corps d’armée, 9 déc. 1912 ; mobilisé à cet état-major, chef
du 3e bureau, 2 août 1914.
Lieutenant-colonel, sous-chef d’état-major du XIe corps, 1er nov.

— 37 —

1914 ; commandant le génie du XIe corps, 24 fév. 1915 ; chef
d’état-major D. E. S. de la 2° armée, 8 déc. 1915 ; commandant
le génie de la rive gauche de la Meuse (Verdun), 17 juin 1916 ;
chef d’état-major D. E. S. de la 4e armée, 20 oct. 1916.
Colonel, 31 déc. 1916 ; commandant le génie du XIII0 corps,
18 avril 1917 ; directeur du Centre d’études du génie de Châlons,
20 janvier 1918 ; réaffecté au génie du XIIIe C. A., par suite de la
suppression du centre d’études, 1er fév. 1918 ; chef d’état-major
de l’armée tchéco-slovaque, 12 sept. 1918 ; commandant le génie
du IVe C. A., 21 janvier 1919 ; désigné pour accompagner le dra­
peau du 6e génie à la revue du 14 juillet 1919 ; commandant p. i.
le génie de la XIe Région, 7 août 1919 ; démobilisé, 23 oct. 1919.
Général de brigade, 22 mars 1921, commandant le génie de la
XIe Région, et ensuite (28 déc. 1923) de la IXe Région.
Passé dans la section de réserve, 30 avril 1924.
Campagnes : Algérie, 1896-98 ; contre l’Allemagne et l’Autri­
che, 1914-19.
Chevalier de la Légion d’honneur, 18 juin 1903 ; officier,
28 oct. 1915 ; commandeur, 29 déc. 1923.
Officier d’Académie.
Croix de guerre, 2 citations (armée et C. A.) ; croix de guerre
tchécoslovaque ; médaille commémorative de la guerre, 1914-19 ;
commandeur de l’ordre du Lion Blanc (Tchécoslov.) ; chevalier
de 2° cl. de l’ordre de Saint-Stanislas (Russie) ; officier de l’ordre
de la Couronne (Roumanie) ; chevalier de l’ordre des SS. Maurice
et Lazare (Italie) ; chevalier de lre classe de l'ordre du Mérite
militaire (Espagne) ; chevalier de l’ordre de Saint-Benoît-d’Aviz
(Portugal) ; médaille interalliée.
Membre de la Société Historique et Archéologique du Périgord,
1894.
Président de la Société française de numismatique, 1927-31.
Président d’honneur de la Société du Musée militaire du Péri­
gord, 1924.
Epoux de MUe Abert Louise-Catherine, 1909.
Bibliographie :

Lebedev : Vers l’Inde, projet de campagne russe, trad. du russe,
1900.
Colonel Martinov : Le Blocus de Plevna, trad. du russe, 1904.
La guerre nationale de 1812, publication du grand état-major
russe. Correspondance officielle relative à la préparation de la
guerre en 1810 et 1811 : 8 volumes, trad. du russe, 1905-12.

— 38

Mémoires du général Bennigsen (1807-12), avec introduction,
notes, annexes et biographies, 3 vol., 1907-08.
De Stralsund à Lunebourg. Episode de la campagne de 1813,
1911.

Articles de Revues :
Feuilles d’Histoire du xvn® au xxe siècle :
‘Lettres de Napoléon et de Murat pendant la campagne
de Russie.
1909 -1
‘Epaves de lai retraite de Russie.

Gasconnades franco-russes en 1812.

‘Lettre du prince Repnine sur labataille d’Austerlitz. 1909 - Il
‘Un épisode de la revue 'du 1er avril 1814.

‘Les auteurs préférés de Catherine II.

‘Le Ballon l’« Entreprenant ».

‘Gneisenau et Diebitsch. Ce que la Prusse doit à la Russie. —
‘Un ouvrage faussement attribué à Catherine IL

Un ballon dirigeable en 1812.

‘Un billet de logement chez Dupuytren.
1910 -1
‘Un pamphlet russe sur Napoléon.

La mission de Narbonne à Vilna en 1812.

‘Encore une épouse sensible.

Talleyrand et Alexandre.

‘Tchernycher et l’agence russe d’espionnage.

‘Napoléon III et Totleben.

‘L’orateur et chansonnier Morant.

Mm0 de Staël et la. princesse de Koutouzov.
1910 - II
‘Souvorov et le peintre Müller.

Alexandre et l’incendie de Moscou.

Comment Vaudamme fut pris à la bataille de Culm.

Les impressions «de Constantin Boulgakov en 1814-15.
1911 -1
Le capitaine Klinger.
1911 -II
Les drapeaux d’Austerlitz.

L’armée russe jugée par Kosciuzko.

Le conseiller russe de Sanglen.

Lamothe Langon et M. de Santi.
1912 -1
Un propos de Mac-Donald.

Bonaparte au service de la Russie.

La Reynie, vainqueur de la Bastille.

Napoléon à Dresde en mai 1812.
1912 - II
Napoléon à Kourakine.


39 —
Partouneaux à Borissov.
1912-11
Witzingerode et Napoléon.

La Moskowa, souvenirs du chirurgien Laflize.
•—
Un émissaire de Napoléon en 1812.

La trahison de Caulaincourt.
1913 - II
Revue m™ des armées étrangères :
*La nouvelle organisation de l’armée espagnole.
1903
*Les grandes manœuvres italiennes en 1903.
1906
*Le sous-officier dans l’armée italienne.
1907
*L'armée anglaise en 1912.
1912
Carnet de la Sabretache :
Le Ballon militaire capturé à Wurzbourg en 1796.
1909
Une cuisine roulante à. la grande armée en 1812.
1914
Les articles marqués d’un astérisque * ont été publiés sans signa­
ture, ou sous de simples initiales, ou sous un pseudonyme.

24 Janvier 1923.
Maurice-Adrien BOULET-DESBAREAU, né au Havre (SeineInférieure), le 23 janvier 1867, fils de Jean et de Léontine-Louise
Pluchart. Appartient à une famille du Nontronnais.
Saint-Cyr, 1887. Sous-lieutenant, au 102e de ligne, 1889 ; lieu­
tenant, 1891. Capitaine au 143e, 1899. Chef de bataillon au 94e.
1912. Lieutenant-colonel et colonel. Général de brigade, 1923.
Placé sur sa demande dans la 2e section (réserve), 25 janvier 1925.
10 campagnes.
Chevalier de la Légion d’honneur, 31 décembre 1913 ; officier,
21 août 1918 ; commandeur, 1928. Croix de guerre (4 citations
à l’ordre de l’armée, en 1915 et 1918) : « Commandant le grou­
pement du. 329e d’infanterie et le 53e bataillon de tirailleurs séné­
galais, au cours d’une série de luttes incessantes et acharnées,
s’est montré chef de corps hors de pair, inculquant à ses trou­
pes le plus haut sentiment du devoir et faisant preuve des plus
hautes qualités combatives. A réalisé des progressions importan­
tes, a repoussé plusieurs contre-attaques et, au moment où l’en­
nemi s’est replié, l’a talonné sans arrêt, faisant 200 prisonniers,
prenant de nombreuses mitrailleuses et 5 canons de gros cali­
bre. »
Médaille d’honneur (bronze) de la Mutualité, 1908.
Retiré au Vésinet (Seine-et-Oise). Marié avec MUe Roulin et
père de trois enfants.

— 4o —

2 Juillet 1926.
Jean DUMON, né à Lalande, commune de Menesplet, le 26 jan­
vier 1863.
Ecole polytechnique, 1881. Officier du génie. Colonel, 30 sep­
tembre 1917. Général de brigade, 1926. Section de réserve.
Chevalier de la Légion d’honneur, 30 décembre 1906 ; officier,
12 juillet 1916 ; commandeur, 11 juillet 1922. Officier d’Académie.
Croix de guerre : missions très importantes, services exception­
nels dans l’organisation d’un secteur très étendu et nombreuses
reconnaissances sans aucun souci des bombardements.
Retiré à Lalande, près Menesplet.
17 Février 1927.
Octave-Frédéric-François MEYNIER, né à Saint-Yrieix (HauteVienne), le 22 février 1874. Fils d’un lieutenant-colonel en
retraite qui, né à Jumilhac en 1822, était entré à Saint-Cyr en
1846 et décédai en 1906. Frère puîné du professeur agrégé de
l’Université Albert Meynier, docteur ès lettres, et frère du chef
d’escadron d’artillerie Luc Meynier.
Elève à Saint-Cyr, 1893. Officier d’infanterie de marine jus­
qu’au grade de chef de bataillon. Colonel du 2e régiment de mar­
che de tirailleurs algériens,. 20 juin 1921. Général de brigade,
1927. Directeur des territoires du Sud de l’Algérie au Gouver­
nement général d’Alger.
Chevalier de la Légion d’honneur, 6 novembre 1899 ; officier,
10 juillet 1917 ; commandeur, 20 avril 1918. Croix de guerre.
Médaille coloniale.
Habite Alger. Marié, père de quatre enfants.

Février 1932.
Auguste-JEAN-Marie TILHO, né à Domme, le 1er mai 1876, fils
de Jean et d’Eulalie Glaumont.
Etudes aux lycées de Périgueux et Bordeaux. Ecole spéciale
militaire, 1893. Sous-lieutenant au 8° régiment d’infanterie de
marine, 1896. Lieutenant aux tirailleurs malgaches, 1897 ; au
6e régiment d’infanterie de marine, aux tirailleurs sénégalais,
1899, aux 1er et 7e régiments d’infanterie coloniale, 1902. Capi­
taine d’état-major dans l’Afrique Occidentale française, 1903 ;
au 3e colonial, 1906. Chef de bataillon du régiment indigène du

41 Tchad, commandant la circonscription du Borkou-en-Nedi, 1813.
Passé au 33e régiment d’infanterie coloniale. Deux citations à
l’ordre de l’armée, 1er août 1917 et 23 août 1918. Commandant
de la division malgache à Périgueux.
Chevalier de la Légion d’honneur, 9 juin 1905 ; officier, 22 jan­
vier 1909 ; commandeur, 21 décembre 1926. Médaille coloniale
agrafes Madagascar et Afrique Occidentale française.
Une blessure en 1899, par flèche, à la cuisse gauche.
Prix Duchesne-Fournet de la Société de Géographie de Paris
pour sa mission Niger-Tchad de 1906 à 1909.
Correspondant de l’Académie des Sciences, 11 mars 1918, en
remplacement diu général Galliéni. Membre titulaire (section de
géographie et de navigation) en remplacement du général Ferrié,
20 juin 1932, il est le premier saint-cyrien appelé à siéger à
l’Académie des Sciences.

1er Mars 1933.
Jean-Marcel-Alexandre BARBANCEY, colonel d’infanterie,
nommé au grade de général de brigade par décret du 26 février
1933, rendu en application de l’article 8 de la loi du 26 décem­
bre 1925, complété par la loi du 29 juin 1931, pour compter
du 1er mars 1933, et admis à la retraite à compter de la même
date.
Né à Villefranche-de-Longchapt, le 25 mai 1874, des époux
Pierre-Jean-Emmanuel Barbancey et Marie-Angèle Sourreau, il
entra à Saint-Cyr en 1894 et en sortit sou s-lieutenant au 14e de
ligne, deux ans plus tard. Lieutenant en 1898, détaché au ser­
vice géographique en Algérie et Tunisie, il passa capitaine; en
1907 au 53e, en 1908 au 104e, au 57e en 1911, au 50e en 1914, et
chef de bataillon en 1915, détaché à l’état-major de la 2e armée.
Lieutienant-colonel en 1920. Colonel en 1924.
Chevalier de la Légion d’honneur, 10 avril 1915 ; officier,
10 janvier 1921.
Croix de guerre, 1914, 1915.
Officier d’Académie, 1904. Chevalier du Mérite agricole, 1909.
Officier du Nicham Iftikhar.
Croix de guerre belge. Officier de la Couronne de Belgique.
Marié à Saint-Vincent-de-Connezac avec Mlle Jeanne-Marthe
Pourteyron, 1904.

42 —
20 Juin 1933.

François-Marie-JACQUES FOUGÈRE, né à Angoulême, le 26 mai
1881, Périgourdin par sou mariage, en 1910, avec Mlle Germaine
Saint-Martin, à Landry, commune de Boulazac. D’où une fille :
Jacqueline.
Ecole polytechnique, 1901. Officier d’artillerie.
Capitaine au 15e régiment d’artillerie, 1913. Chef d’escadron
au 241e, 23 juin 1919. Affecté à l’état-major de l’artillerie du
gouvernement militaire de Paris.
Général de brigade, 20 juin 1933. Commandant de l’artillerie
du Maroc.
Chevalier de la Légion d’honneur', 7 mai 1913 ; officier, 16 juin
1920.
Croix de guerre (cité à l’ordre de -l’armée le 8 mai 1915).
20 Juin 1933.

JEAN-Marie-Lucien-Auguste MICHET de la BAUME, né aux
Sables d’Olonne (Vendée), 10 avril 1878.
Etudes à l’Institution Saint-Joseph de Périgueux.
Ecole Saint-Cyr, 1897. Sous-lieutenant au 108e de ligne, 1899,
puis au 50e, 1900. Lieutenant, 1901. Ecole supérieure de guerre,
1906-1908. Breveté d’état-major. Capitaine au 5e bataillon de
chasseurs à pied, 1912. Chef de bataillon, 1916. Lieutenant-colo­
nel à l’état-major du 33e corps d’armée, 1921.
Général de brigade, 20 juin 1933. A la disposition du résident
de France au Maroc (service des commandements territoriaux).
Campagnes : contre l’Allemagne, 1914-1919 ; Orient, 1919-21 ;
Pays rhénans, 1921-23.
Chevalier de la Légion d’honneur, 30 décembre 1914 ; officier,
27 décembre 1923. Croix de guerre avec palmes, 1914, 1915.
Officier de la Couronne de Roumanie avec glaive.
Epoux de Mlle de Nervaux, à Périgueux, 1901. D’où 4 enfants.
«

* *
Nous avons relevé sur l’état des fonctionnaires militaires assi­
milés au grade de général de brigade les noms ci-après :

9 Juillet 1918.

Jean-Baptiste GAUTHIER, né à Lanouaille, le 24 juin 1865,
ancien élève du Lycée de Périgueux et de l’Ecole polytechnique,
ancien officier du génie, intendant général de 2e classe, comman-

— 43 —

deur de la Légion d’honneur, membre du Comité de la Société
amicale des Périgourdins de Paris.
12 Septembre 1924.
Lin, dit Robert BEAUSSENAT, né à Mareuil, le 23 septembre
1870, bis de Simon et de Jeanne Robert, ancien élève du lycée
de Périgueux, promu médecin général en 1924, directeur du ser­
vice de santé du XIe corps, commandeur en 1929, décédé à Ren­
nes, 1932. Père de deux filles.

12 Juillet 1925.
Marie-Joseph-Antoine CONDAMINAS, né à Langres (Haute Marne), le 15 juin 1867, d’une famille de Lanouaille, ancien élève
de Saint-Cyr, promu intendant général de 2e classe. Officier de la
Légion d’honneur, 12 juillet 1923.

14 Avril 1929.
Louis-Alexandre BOUYSSIE, né à Terrasson, le 25 novembre
1869, ancien élève de Saint-Cyr, promu intendant général de
2e classe et officier de la Légion d’honneur.

28 Février 1931.
Jean-Einmanuel-Paul TRASSAGNAC, né à Cherveix, le 9 avril
1872, promu médecin général et officier de la Légion d’honneur.
Membre de la Société Historique et Archéologique du Périgord.

21 Mars 1931.

Jean-René PINOIR, né à Château-l’Evêque, le 27 janvier 1873,
ancien élève du lycée de Périgueux et de l’école de Saint-Cyr,
promu intendant général de 2° classe et officier de la Légion
d’honneur.
19 Septembre 1931.
Adrien VIVIE, né à Ribérac, le 5 mars 1875, promu médecin
général des troupes coloniales et directeur du service de santé de
l’Afrique Orientale française à Tananarive. Officier de la Légion
d’honneur.
1er Novembre 1931.

Pierre CHAPUT, né à Vélines, le 22 mars 1873, promu phar­
macien général, Officier de la Légion d’honneur.

— 44 —

Ici un mot qui devient une prière. Le lecteur voudra bien excu­
ser les erreurs et les omissions qu’il aura relevées chez l’enquê­
teur. Je suis homme, l’erreur est humaine ; sans parler de recueils
qui parfois contiennent des fautes, l’attention du chercheur le
plus consciencieux ne reste pas toujours à l’abri d’une défail­
lance.
En récapitulant les investigations antérieures sur le Périgord
ou la Dordogne militaires, tant sous l’ancienne Monarchie que
pendant la période moderne, on arrive, en ce qui concerne les
officiers généraux ou assimilés de l’année de terre, aux résultats
statistiques suivants :

I. Maréchaux de France.
Règne de Henri III .....................................
— de Henri IV........................................
— de Louis XIII ...................................
— de Louis XIV ...................................
— de Louis XV ...................................
— de Louis XVI ...................................
— de Louis-Philippe ............................

1
1
1
1
2
1
1

Total ........................

8

IL Généraux de division ou lieutenants généraux.
Règne de François Ier .................................
— de Louis XIV .....................................
— de Louis XV .....................................
— de Louis XVI .....................................
Première République ...................................
Premier Empire ............................................
Première Restauration .........................
Deuxième Restauration .................................
Monarchie de Juillet .....................................
Second Empire ..............................................
Troisième République .................................
Total .....................

1
14
19
6
3
1
12
9
5
S
25
100 + 3 assimilés.

45 —
TU. Maréchaux de camp ou généraux de brigade.

Règne de Charles IX ...................................
— de Henri IV........................................
— de Louis XIII .....................................
— de Louis XIV ....................................
— de Louis XV ......................................
— de Louis XVI .....................................
Première République.....................................
Premier Empire ............................................
Première Restauration .................................
Deuxième Restauration .................................
Monarchie de Juillet .....................................
Deuxième République .................................
Deuxième Empire..........................................
Troisième République ...................................
Total .....................

2
9
20
8
31
9
4
10
8
3
2
3
35

146 + 8 assimilés.

Si ce relevé est exact et complet, ainsi que nous nous plaisons
à le croire, le nombre si considérable des généraux Périgourdins
dépasse en définitive 250, tant pour l’ancien régime que pour la
période moderne et contemporaine. C’est une phalange honorable,
imposante, impressionnante. Elle peut enorgueillir le pays natal.
Nous l’enregistrons, quant à nous, avec fierté, en rappelant, une
fois encore, que si les drapeaux changent, si les révolutions s’ac­
cumulent et si les années s’écoulent, la bravoure française, elle,
ne varie pas, et qu elle est toujours dans la race et dans le sang.
Telle est la conclusion logique d’une attentive exploration à
travers la belle et glorieuse histoire des officiers généraux du
Périgord et de la Dordogne.

Périgueux. — Imp. Cassard, rue Denfert-Rochereau.