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Médias
Fait partie de La bourse ou la Vie au Théâtre de Périgueux
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LA BOUE
+ Bn od
VIE
Opinion de la Presse Parisienne
Journal des Débats
Kijle est charmante, la comédie de M. Capus, charmante et pleine de
talent. Le premier acte tout entier est une merveille de grace, de finesse,
de comique et de satyre légére ; le second est de la fantaisie la plus diver-
tissante du monde; dans le troisiéme, se trouve une scéne de haute comédie
de tout premier ordre. Enfin, il y a dans toute la piéce un mouvement
aisé, un enchainement facile et naturel et le dialogue le plus vif et le plus
spir ituel qui se puisse.
\Gest.le chetf-d’ceuvre de M. Capus et c'est une piéce du plus haut
tour de France va commencer pour elle et elle est
destinée a remporter partout une victoire éclatante.
Kmile FaGurr,
Le Temps
M. Alfred Capus est un des jeunes auteurs dont le theatre attendait le
plus. I! vient de donner une euvre maitresse, LA BOURSE OU LA
VIE, quia obtenu un frane succés, hier, au Gymnase.
CApus a le don du comique sans amertume, avec ce mélange heurcux
invention et d’observation qui nous procure le double plaisir de la vérite
“et devi fantaisie. [] écrit une langue vraiment scénique. La comédie d’hier
fé classe au premier rang.
Gustave LARROUMET.
Le Figaro
Quelle délicieuse soirée et quelle adorable piéce! Quelle joie dassister
ai triomphe de l’esprit, du bel et du bon esprit francais, clair, jaillissant
et gai, tel que l’entendaient nos péres et tel que |’entendront nos enfants
et nos petits-enfants. Ces quatre actes ont été un véritable enchantement et,
ime fois encore, Alfred Gapus nous a\donné l’exemple d'un grand et Que |)
splendide succés, qui le place au tout*premier rang de la jeune génération
<iramatique, ¢’est, de tous nos auteurs, le plus parisien.
Rarement succés fut aussi complet, aussi éclatant, aussi unanime que
celui @hier soir. Dans les coulisses, on se passait Capus de main en raain,
de bras en bras et il a pu constater qu'il avait encore plus d’amis que
Brassac, le héros de la piéce, quise vantait de tutoyer trois mille personnes.
Tous les gens qui tutoyaient Gapus étaient la et ceux qui ne le tutovaient
pas, ravis, enthousiasmés, se sont mis a le tutoyer — ce qui est, a Varis,
plus grande marque Wadmiration et de respect qu’on puisse donner a
homme.
UN MONSIEUR DE L’ORCHESTRE.
te Figaro
eci est délicieux. La piéce est tout du Jong d’un esprit charmant, le
dialogue est tel que c’est un modéle du ton de la comédie légére et gaie.
Un trés grand succés a récompensé justement le trés grand talent que
Pauteur a montre dans cette euvre de sagesse riante, pleine d’observations
plaisantes, traduites en un dialogue étincelant.
l.e Gymnase tient un trés, trés gros succes.
Henry Fouguier.
Le Journal
Jamais M. Alfred Capus mavait encore montré autant de talent que ce
soir. Ah! quel subtil, quel délicat esprit! Quel don observation facile,
pas toujours superficielle. Quel joli art d’écrivain !
Alfred Capus est, parmi les auteurs nouveaux, peut-étre le seul qui
parle avec modernite le vrai style du théatre.
La réussite de son ceuvre exquise.a été ce soit si vive et si complete,
qwelle présage un long et durable succés. La soirée a ¢té trés heureuse
et le public a été charmé d’applaudir M. Alfred Gapus, un des plus fins
esprits de ce temps.
CaTULLE MENDES.
L’Indépendant
LA BOURSE OU LA VIE est une comédie agréable, gaie, v une
écriture élégante et facile, toute pleine d’obser vations ingénieuses et fines,
de mots spirituels, de répliques amusantes.
Le premier acte, charmant de simplicité, pose la situation avec une
clarté remarquable, le second dessine de la fagon la plus humoristique le
type pittoresque du financier Brassac ; quant a la scéne entre Heéléne et le
Houssel, qui remplit presque tout le troisiémeacte, elle est écrite avec infi-
niment de souplesse et de tact.
L’Echo de Paris
Le Gymnase, « qu'il en soit loué », nous a fait connaitre lagrément
dune comédie qui nous enchante par la grace des situations, de la conver-
sation, du dialogue fourmillant de fines remarques. par Vesprit qui fait
mieux quw’étinceler puisqwil éclaire, par esprit d’Alfred Capus.
Lucien MUHLEELD.
Le Gaulois
Enfin, voici une piéce qui-.est un succes !
LA BOURSE OU LA VIE estune comédie trés parisienne, d’un
grand charme, ornée d’un dialogue vil, spirituel, de cet esprit qui coule
de source, en mots de situation exquis, avec des personnages réels, sous
des allures de fantaisie, caricatures bien vivantes et finement dessinées de
main d’auteur dramatique.
Crest plaisir de voir cet auteur suivre cette grande route de la gaité
frangaise, riante et claire sous un rayon de soleil.
Félix DUQUESNEL.
Le Matin
Dans cette comédie ott j’aime tant de choses, ce que j’aime encore le
mieux, c’est quelle est une comédie, c’est-a-dire une piéce comique.
M. Carus garde au mot et au genre e leur vrai sens moliéresque. M. Carus
est un comique classique. LA BOURSE OU LA VIE est une pure
comédie de moeurs impures et son succes m’a ravi,
GoRGIBUS.
LE TEE AT RE
N’etait-ce pas jouer la difficulté que de mettre a la scéne Virritante
et douloureuse question d’argent ? Mais’ le philosophe charmant
quest M. Alfred Capus, le Parisien indulgent qui sourit des grands
mots et des grands gestes, qui observe les ridicules et les tares de ses
coulemporains avec comme le parti pris d’accorder des circonstances
atténuantes, l’écrivain verveux dont l’esprit jaillit de source, abon-
dant, limpide, petille et mousse comme du vin nouveau, a louvoyé
adroitement au milieu des écueils, ow il eit été si facile d’échouer.
Agrémentée de fantaisie, esquivant les situations pénibles, récréative
ducommencement a la fin, sans jamais tomber dans la caricature
bouffonne, teintée a peine de réalité comme ces crayons que l’artiste
rehausse dun peu d’aquarelle, traversée par des masques aimables
et droles qui ont le trés rare merite de n’étre ni inutiles ni encom-
brants, de yous remémorer tel ou tel que l’on coudoie, égayée par
tit un remuement de jolies femmes et d’adorables toilettes qui sont
aisir des yeux, la comédie que le Gymmnase a eu l’heureuse idée
presenter tiendra l’affiche: bien au-dela des jours moroses de
ynce ef de caréme.
Le clos Meilhac, qui élait 4 ’abandon et en friche, passe dans les
mains @un autre vigneron, dun jeune, ef nous promet de plus belles
vendanges qu’aux meilleures années.
L’aventure parisienne que M. Alfred Capus a découpée en 4 actes
est simple autant que claire, vaut surtout par les détails, commence
et s’achéve dans Ja joie supréme du rire.
Quant au premier acte, je n’en sais pas de meilleur, de mieux
construit, de plus spirituel dans tout le theatre @hier et celui d’au-
jour@hui. Le second est pimpant, gai, origimal au possible, véritable
trouvaille ce bar moderne style placé en face la ‘caisse, bar proprice
aux entretiens faciles et aux conclusions de marchés, aux derniers
assauts du client qui se défend et se méfie.
Le troisiéme est le plus remarquable et le plus scénique de la piéce
la scene entre Héléne et le banquier le Houssel est de grande allure,
émouvante jusqwaux larmes, elle eit décidé du succés de la piéce
Sil n’avait été deja assuré. La comédie s’achéve a la Douillette, une
prison nouveau genre, je diral méme nouveau siécle.
En résumé, suceés immense et hien mérité.
rené MAizmroy.
