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Médias
Fait partie de Raoul Pugno et Mme Marguerite Bériza au Théâtre municipal de la Ville de Périgueux le samedi 18 janvier 1908
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de cceur de Pugno, son pouvoir expressif sur le clavier, la finesse, le coloris
le charme supreme, la séduction de son jeu. Le 9° Concerto de Mozart, don
Pandanle plein de noblesse fait déja pressentir la premiere maniére de Beetho-
ven, son rondo alerte, enlevé un peu vivement par le piano suivi de lor-
chestre, puis le Concerto de Grieg, Si poétiquement coloré par les chants
populaires du Nord, semblent avoir été écrits pour Pugno, tellement il
s’adapte le génie intime de ces compositions a la célébrilé desquelles il a
largement contribué. Il est & remarquer que Villustre pianiste fut admirable-
ment servi par un Pleyel tout fraichement sorlti des ateliers et qui avait la
pureté de son d’un Stradivarius.
A. MANGEOT.
Le Guide Musical, 3 Novembre 1907.
Je ne vous cacherai pas que pour moi la perle de la séance a été le concerto
en mi bémol n° 9 de Mozart, exécuté par M. Raoul Pugno.
Il est impossible de mettre plus de délicatesse ferme et de légéreté simple,
plus de gout aussi & l’interprétation d'une cuvre classique. Il nous semble
que M. Pugno, d’ailleurs tres applaudi, aurait, surtout ici, mérité la fureur de
bravos et de cris qui ’a accueilli apres le concerto de Grieg.
H. bE CURZON.
LONDRES The Daily News, 16 Décembre 1907.
_ Puis nous avons entendu le jeu magnifique de M. Raoul Pugno dans le
Concerto en ré de Mozart. Ainsi que l'on sait, M. Pugno est le plus grand
interpréte actuel de Mozart. L’élégance et le raffinement de son style ne sup-
priment pas la puissance. Sa virluosite ne dépend pas des doigts seuls, mais,
chez lui, c’est une question de tempérament.
Je ne connais aucun pianiste qui puisse-jouer le Concerto de Mozart et le
Concerto Brandebourgeois de Bach avec la vigueur, la clarté et le charme
que M, Pugno a mis dans l’exécution de ces ceuvres.
La longue cadence du premier mouvement du Concerto de Bach fut une
merveille de finesse exquise, alliée & une sonorité soutenue. A la fin du
concer!, M. Pusno s’est couvert de gloire en faisant entendre les Variations
symphoniques de Cesar Franck. Il les joua, ainsi qu’il avait joué toute lapres-
midi, avec une verve extraordinaire.
‘La variation finale fut rendue avec une vigueur sonore & laquelle ne pou-
yaient s’attendre ceux qui ne l’avaient entendu que dans le Mozart. M. Pugno
est réellement le pianiste actuel le plus complet.
The Standard. 16 Décembre 1907.
Cest toujours un plaisir d’entendre M. Raoul Pugno, et surtout dans
Mozart, un maitre qu’il interpréte avec un sentiment et une compréhension
incomparables.
_ M. Pugno a commencé par jouer le Concerto en ré de ce maitre, et son
yeu au oF mélange de charme, de finesse, de vérilé, joint & une mailrise jamais
aut.
_ Avec ce don, si caractéristique chez cet artiste, de savoir interpréter les
différentes couvres dans l’esprit méme des maitres, M. Pugno fit entendre le
Concerto Brandebourgeois en ré de Bach. Finalement, il a fait ressortir le
coté tout d’émotion et le beau coloris des magnifiques Variations symphoni-
ques de C. Franck, nous démontrant ainsi, combien vaste est sa connaissance
de tout ce qui est musique de piano.
The Morning Post, 16 Décembre 1907.
La part de M. Pugno a été grande dans la seconde partie du programme,
et celle & laquelle son nom est attaché est toujours d’une grande valeur
artistique.
Comme pianiste, il occupe, une place unique. Son toucher est idéal, il est
délicat en méme temps qu'il est brillant. Tl joue sans effort et ne manque
jamais de produire l’effet qu'il désire. Chez lui. le cerveau guide la main.
Il interpréte le Concerto en ré de Mozart avec un sentiment parfait, une
connaissance profonde et un respect absolu de l’ceuvre.
Avec le méme effet, il a joué les Variations symphoniques de C. Franck. I
a donné son exacte valeur et le vrai sentiment & cette musique. Son interpré-
tation nous a fait paraitre le génie du maitre plus grand que jamais. En der-
nier lieu, il a joué de main de maitre le Concerto Brandebourgeois en ré de
Bach. et a tentl sous le charme son auditoire, qui écoutait avec une attention
soutenue ce grand maitre du piano,
BRUXELLES L’Etoile Belge, 24 Novembre 1907.
M. Raoul Pugno a joué, sur un admirable Pleyel, avec une puissance
sore el entrainante, le Concerto pour piano de Grieg. Le succes en a élé tres
vil.
M. Pugno a joué aussi le Concerto en ré mineur de Bach. Celui-ci_serait
assez élonné, s'il revenait parmi nous, de voir quelle allure inattendue la
sonorité de nos pianos modernes a donnée a ses modestes compositions pour
clavecin. Sous son doigt de fer, souple et gracieux pourlant, l’artiste accentue
leur rythme impitoyable, élargit leur carrure, éleve leur caractére ; et, avec
cela, l’expression s’anime et se colore; car ces oeuvres si savantes sont aussi
des ceuvres émues.
M. Pugno a été l’objet d’ovations enthousiastes bien méritées.
La Gazette, 23 Novembre 1907.
Dans le Concerto en ré mineur de Bach et celui de Grieg, joués avec une
aisance et une souplesse merveilleuses, M. Pugno a été superbe. Il a donné é
chacun de ces deux morceaux, de caractéres si différents, sa physionomie
propre : a l’un, sa profondeur, sa grandeur, sa pureté classiques ; a lautre,
son charme romanesque, son sentiment pénétrant, sa fantaisie réveuse. Et
cela a été exquis. Grandes ovations & Véminent artiste, bien entendu.
Le Petit Bleu, 24 Novembre 1907.
Il est vrai quil y avait au programme Raoul Pugno, et l’on sait combien
ce virtuose & le don d’attirer et d’enthousiasmer la foule.
Que peut-on dire de ce virtuose qui nait déja eté dit ? Dans l’austere et
émouvant Concerto en ré mineur de Bach, il a déployé des qualités de style
d'une admirable tenue classique, tandis que dans le Concerto en la mineur
de Grieg, il a eu des envolées d’une puissance et d’une fantaisie romantiques
qui ont donné & cette composition son entier et vérilable caractére. Et quelle
ampleur de sonorité alliée a la délicatesse la plus limpide ! Aprés le finale, on
a fait a M. Pugno une de ces ovations auxquelles il doit étre habitué, mais
qui, néanmoins, a dt le frapper par son unanime spontanéite.
Journal de Bruxelles, 24 Novembre 1907.
Le premier concert ¢lait donné avec le concours de M. Raoul Pugno. S’as-
surer le concours de Pugno, c’est assurer la réussite d’un concert. Quel mer-
veilleux pianiste ! Quelle parfaite alliance du style et de la virtuosité ! La
technique de l’éminent artiste est impeccable, mais le travail se dissimule
sous une aisance prodigieuse. Impossible de jouer avec plus de simplicité et
de naturel, tout en alteignant aux derniéres limites de la perfection.
LEIPZIG Leipziger Zeitung, 1907.
Raoul Pugno est un homme qui prend son art au sérieux ; et, avec la
pureté et la dignité d’un prétre, il nous a ouvert un beau chapitre de l’Evangile
de Mozart. Il n’y avait rien d’affecté et aucun désir de briller dans sa tenue.
Simple. pur et noble comme ce qu’il jouait, tel fut linterpréte, et tel il gagna
les sympathies et Vadmiration de tous. Les interprétes de Mozart sont rares
aujourd’hui, mais nous en avons un a Leipzig, M. Reinecke, qui a aidé a
conserver les traditions de sa musique el & en propager le govt : aussi, notre
public habilué a compris et a été de suite ravi par l’interprétation et le jeu
magnifique de Raoul Pugno.
