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Médias
Fait partie de La petite fonctionnaire au Théâtre de Périgueux le jeudi 5 septembre 1901
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LA PETITE FONCTIONNAIRE |
BRASSEUR
Au moment ou les affiches annoncent le pro-
chain passage de BRASSEUR, avec le grand
succés des Nouveautés, la Petite Fonoctionnaire,
nos lecteurs liront avec intérét la biographie de
lexcellent artiste du Théatre des Variétes, tres
documentée et finement écrite par le délicat écri-
vain, notre jeune confrére André Barde.
BRASSEUR est peut-étre en ce moment l’ar-
tiste qui compte la plus grande variété de roles
% son actif et, 4 coup sar, le plus grand nombre
de créations typiques; car c’est 1a, précisément,
la caractéristique de son talent souple et multi-
forme; il ne peut dessiner un personnage, sans
qu’aussitot celui-ci s’impose & nous comme une
figure connue, sans qu’il s’affirme comme un
type qui doit demeurer.
Voyez cet extraordinaire Labosse, du Vieux
Marcheur, avec sa téte de pommier blanc, ‘sa
démarche que guette l’ataxie, sa tenue un peu
raide de vieillard qui se surveille pour paraitre
encore vert; voyez Paul Gostard, du Nouveau
Jeu, élégant, frivole, fétard, traversant la‘ vie
avec une indifférence qui s’amuse de tout; voyez
le Ménélas de la Belle Héléne, magot épique,
gateux héroique, avec de petits bouts de jambes
frétillards et un masgue d’inénarrable stupidite:
voyez Tourneur, de la Veine, un role difficile.
tout de demi-nuances, d’intentions délicates, de
fine et pénétrante comédie ow il est d'une tenue
parfaite; voyez enfin Pied, de Vive PArmée !
Pied, le soldat abruti, dont horizon se limite a
la cour du quartier, Pied et son oil mort, son
pas lourd, son intelligence courte, sa voix rapée
par l’alcool : voila cing personnages bien diffé-
rents, n’est-il pas vrai? Eh bien! ces cing per-
sonnages, il lés a joués avec la méme maitrise,
ily a obtenu le méme succés, un succés consi-
dérable et son talent s’est montré égal dans le
vaudeville, dans la comédie, dans la piéce rosse,
dans lVopéra-bouffe, voila une diversité d’emplois
unique au théatre.
Gela tient 4 ce que BRASSEUR a toutes les
qualités du comédien, il a le théatre dans le
sang, il est sur la scéne comme chez lui, appor-
tant un naturel charmant méme dans les roles
d'une cocasserié outrée, et & coté de sa verve
} comigque pleine d’entrain, de ses trouvailles de
drélerie qui font pamer toute une salle, ayant la
petite note émue, la « petite fleur bleue », le
«zien » sentimental qui améne une larme invo-
lontaire au coin des yeux; avec cela, une diction
parfaite, une articulation nette —ce qui est rare
Comédie en 3 Actes, de M: AtrreD-CAPUS
SDS
au théatre, quoi qu’on en pense — une élégance
et une distinction natives, enfin tous les dons de
nature nécessaires pour faire l’artiste de premier
plan, de grande vedette qu'il est devenu.
D’ailleurs, BRASSEUR a été 4 bonne école:
ceci veut dire qu’il n’a nas passé par le Conser-
vatoire, vous m’avez compris; cest ce qui fait
M. BRASS
Dans le role du Vicomte de Samblin
De la Petite Fonctionnaire
qu'il a gardé toute la saveur d’un talent original
et bien personnel, au lieu de le corrompre et de
Vamoindrir par les traditions, les trucs, le métier,
les ficelles, tout Varsenal: d’art en faux et en
simili qu’on enseigne dans. la poussiéreuse mai-
son du faubourg Poissonniére. BRASSEUR s’est
fait luirméme, peu & peu; surles planches, acqué-
rant de l’expérience @ ses dépéns — la seule pro-
fitable —et, comme en forgeant on devient forge-
ron, il est devenu comédien en jouant la comédie.
C'est aux Nouveautés,en 1879, qu’il débuta aux
cotés de son pére, Brasseur, l’ancien pensionnaire
du Palais-Royal, qui s’était rendu si célébre dans
le répertoire de Labiche, Brasseur qui, tout en
étant directeur, jouait dans les piéces qu’il mon-
tait. Comme tous les artistes, Brasseur pére ne
voulait pas que sa descendance embrassat la méme
carriére que lui; il révait pour son fils un autre
avenir; aprés lui avoir fait faire de sérieuses
études a Condorcet, études terminées par de bril-
lants examens, il le destinait & Saint-Cyr et le
voyait déja gagnant un rapide avancement dans
le métier des armes et décrochant ses épaulettes
de colonel en menant ses soldats au feu.
C'est aufeu dela rampe—unfeu plus terrible en-
core, carceux qu’il tue n’ont méme pas le bénéfice
d'une mort glorieuse— qué s'exposa BRASSEUR.
Tel pére, tel fils On ne lutte pas contre une
vocation aussi impérieuse, surtout lorsqu’on
est « enfant de la balle ».D’ailleurs, BRASSEUR
gagna ses grades plus vite qu’il ne l’aurait fait a
la caserne, car dés lVorigine il se distingua dans
les premiers et trouva un genre tout particulier
en mélant a l’outrance folle une exquise distinc-
tion. Ses créations sous la direction dé son pére
sont nombreuses. C’est : le Voyage en Améri-
que, les Domestiques, Serment d'Amour, les
énages Parisiens,le Chateau de Tire-Larigot,
LAmour mouillé, Adam et Hvé.
Entre temps, succédant & son pére, il était
devenu directeur ; mais les soucis de la direction
ne lui plurent qu’& demi, il passa la main et
entra aux Variétés.
C’est 1a qu’il conquit cette célébrité qui fit cou-
rir tout Paris pour le voir dans toutes ces piéces
ou lon était sur qu'il avait trouvé une nouvéauté
saisissante et curiéuse : c’est la qu'il prit aussi-
t6t la premiére place et qu’il créa la Vie Pari-
sienne, la Bonne a tout faire, le Premier Mari
de France, Madame Satan, l’Héroique Lecar-
dunois, le Carnet du Diable, le Truc de Séra-
phin, ('Giil crevé, le Pompier de service, Paris
ui marche, le Petit Faust et enfin le Nouveau
eu, le Vieux Marcheur,la Belle Héléene, la
Veine et Vive Armée! toutes piéces qui furent
pour lui autant de vistoires.
Cette fois. il apparait dans le vicomte, de la
Petite Fonctionnaire, le dernier triomphe d’Alfred
Capus, et il en fait encore uné création inoublia-
ble de gentleman-farmer brutal, bourru, bon
enfant et bébéte, ot l’on retrouve toutes ses qua-
lités d’artiste consommé, et cette grande simpli-
cité, cette grande honnéteté dés moyens qui font
de lui, & ’heure qu'il est, le premier comédien de
Paris. ANDRE BARDE-
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