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Médias

Fait partie de Mégazine n° 8

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MEGASTAFF écoeuré, arrête pour l'instant toute initiative d'organisation ou de program­
mation de concerts. Le dernier concert programmé au café des Barris avec Les Timides
(Mont de Marsan) a dû être annulé 48 heures avant, à cause d'une menace des propriétaires
du lieu sur la patronne du bar ( Adieu les concerts suivants prévus: Cut The Navel String
, Dirge, etc.). Le café ça Tartoon à St Astier lui, souhaite programmer des musiques ne
suivant pas spécialement nos goûts musicaux donc ils continuent en programmant eux-mêmeî.
Le problème de la programmation en bar, c'est que toutes les entrées vont au groupe(déduites de quelques frais) et l'association s'occupe des contacts, de la pub, de la sono
et des lights, des relations (enfin tout ce qui touche au concert en lui-même), tandis que
le bar s'occupe de fournir le lieu en état d'accueillir, une autorisation, le repas et c'
est tout. L'asso se démène bénévolement tandis que le bar augmente son chiffre d'affaire
par la vente de ses bibines. C'est tout et pourtant cela est source d'incompréhension...
Il n'y atoujours pas de salles de concerts adaptés au rock dans les coins... Les
promesses renferment toujours un caractère politique, tandis que nous ne demandons qu'
un rapport humain. Nous n'avons aucune subvention ou aide et chaque numéro de ce zine
sort à perte... Mais écoeuré n'est pas dégoûté, des concerts nous en referons sous peu
et malgré les obstacles. Pour l'instant nous allons ouvrir un local (ancien magasin Plato)
où vous trouverez infos, zines, skeuds, CD, labels indépendants du monde entier, démos,
books, t-shirt, des dépôts ventes et échanges. Le collectif 24 y tiendra aussi sa perma­
nence. Nous vous tiendrons au jus dans peu de temps.
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scx-

Conte
t>c
Fin £>e Siècle

rocker se plaignant à la Madone]

Jn rocker, les genoux en sang.
Priait dans l’église en pleurant.
kü dit: « Quand même! La vie, quelle crasse! ___
’ourquoi j’peux pas chanter comme Julio IglesiasJ
[C’est qu’il doit emballer, l’pépé!
_____
Moi qui suis jeune, j’me d’mande si Dieu n’s’est pas trompj
, La Madone lui répond: « Pourquoi te désoler?^
Julio, c’est un poète, toi tu sais bricoler.
bNe méprise pas tes dons, crache pas sur ta bécane*
Ton auréole, c’est ta banane ! »

(Chacun ses amygdales; faut pas se sentir en marge.<
1 Les uns chantent l’amour, pendant que les autres s’en cF

- 14 JUILLET 1939: naissance de Brian Maurice
Holden en Angleterre. Il émigre tout petit en
Californie avec sa famille. Jett Powers (futur
P. J. Proby) le remarque. A 17 ans, en 1956 il
débute sur scène à Los-Angeles. Il aurait d’
ailleurs gravé sur microsillon un 45 tours
contenant l'original de "Jet Black Machine".
Son beau-frère est Joe Barbera, producteur
de cartoons avec William Hanna (les célèbres
Hanna et Barbera des Flintstones etc.).Sa soeur
Sheila lui conseille de prendre un pseudonyme.
Ce sera Vince Taylor.
Il revient en Angleterre en 57 où la scène
Rock commence juste à émerger (Tommy Steele,
Marty Wilde...). Il fait du pub le "21's" son
Q. G et recontre Lonie Donegan (star du skiffle)
puis Tony Meehan, Tex Makins, Joe Moretti.
En 58, il forme son groupe avec Brian Bennet
(drums), Brian Lockling (bass) et Tony Sheridan
(guitar). On commence à le voir à la télé et à
des concerts où tout vêtu de cuir noir, il sé­
duit ses premiers fans. Ses musiciens sont eux,
tout de rouge vêtus et casquettés en réponse
aux Blue-Caps de Gene Vincent. Il enregistre
deux 45 tours en 58 et 59 dont le fameux "BRAND
NEW CADILLAC" qui demeurera un classic du rock
européen avec le "Shaking ail over" de Johnny
Kid. Après que Bennett et Lockling l'eurent quit­
té pour jouer avec Cliff Richard et que Tony
Sheridan entame une carrière solo et joue avec
la première formation des Beatles, il forme les
PLAY-BOYS avec Johnny Vance (rythm guitar, Tony
Harvey (guitar solo, Alan Hamilton*(bass) et
Bobbie Clarke (drums). A noter que Bobbie Clar­
ke est le premier batteur à employer une double
batterie en Europe. Ils enregitrent "Move over
tiger" en 1960 et "Jet black Machine" en 61.

C'est la consécration et ils entament une
tournée avec Johnny Kidd, Terry Dene, Lord
Sutch, Vince Eager et Gene Vincent.
Lors d'un concert en France à Calais en 60
avec les Shadows et Gene Vincent à l'affiche,
Vince remplace Gene au pied levé et tombe
alors amoureux de la France. Eddy Barclay le
remarque au cours de ce concert et lui propo­
se un contrat de 7 ans en France. Vince s'y
installe donc.
Puis tout va très vite, Vince est lancé
comme une lessive (cartes postales, badges,
porte-clés, affiches de 3 mètres etc.)
Il entrave très peu le français et est pré­
senté à Paris comme le successeur d'Elvis
Presley. Ses enregitrements, bien que bâclés
(+ de 20 titres en 2 nuits) sont tout de mê­
me largement au dessus de la production fran­
çaise de l'époque. On ne lui laisse pas le
temps de constituer son propre répertoire et
il est bombardé par les médias comme un ani­
mal sauvage et bizarre. Les journaux font la
une de ses idylles avec Brigitte Bardot ou
Sophie Daumier. Comparé à Johnny Halliday,
la star naissante du moment, il parait com­
me un diable bardé de chaines, maquillé dans
le style néo-romantique allemand des années

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30 pour ajouter de la dureté à son
regard.
En France, il est présenté comme
le n°l international du Rock. Cela
entraine une forte rivalité avec
Johnny. En fait, c'est surtout la
guerre entre Vogue et Barclay qui
fait rage et non entre les 2 person­
nages. Johnny parait sage et angéli­
que dans son costume pailleté et ses
chemises à jabot. Vince lui, terrifié
avec son érotisme et ses poses outrageuses. C'est la subversion suprême
dans ces années où le rock est une
bête noire, où la France vit dans 1'
angoisse des bandes de blousons noirs,
où les gens ne tolèrent pas la moin­
dre attitude sortant d'une moralité
trop bien réglée depuis la fin de la
dernière guerre. Le rock constitue
le chaos, le dérèglement, l'incompré­
hension totale. Ces blousons noirs
constitueront la grande majorité du
public de Vince et ils en feront
leur héros. L'envie de rébellion
monte en même temps chez les jeunes
face au boum de la société de con­
sommation alors naissante. Tout est
trop propre et huilé et n'admet en
rien la différence.
En novembre 1961 a lieu le troisiè­
me festival du rock au Palais des
sports (le premier en février et le

second en juin avaient consacré
Johnny); c'est le délire pour le
passage de Vince Taylor, l'hystérie
collective. Avant même sa prestation,
la salle est saccagée. Il dira:
" Dick Rivers (qui passait juste
avant avec les Chats Sauvages) a eu
le tort de mettre un costume comme
le mien; c'est sûrement pour cela
que le public a manifesté." Dick
Rivers raconte de son côté:" Au
Palais des sports, c'est là où tout
a commencé pour nous. Il y avait
6000 personnes dans la salle. Les
gens, en sortant ont tout cassé dans
le métro, ont déglingué les voitures,
tandis que les flics leur tapaient
sur la gueule. Pour ce qui est de
Vince lui même, il convient de noter
que, lorsqu'il est arrivé en France,
ça a été la claque! Il avait l'avan­
ce dans la tenue de scène et sur le
plan musical; il est devenu une sor­
te de demi-dieu."
Il devient l'idole de la destruc­
tion car les mêmes scènes de violen­
ce se reproduisent en province. Les
organisateurs hésitent alors à l'en­
gager. Il devient le démon noir.
Barclay le laisse complètement tom­
ber. ..La maison de disque lui fait
enregistrer une fade ballade en

8

français "Mimi" qui ne correspond en rien à
Vince. A l'Olympia, il partage la vedette avec
Henri Tisot et Sylvie Vartan fait la première
partie (chapeau! la programmation et son pu­
blic le boude...). On le voit entouré de stripteaseuses aux Folies Pigalle dans "Twist Appeal"
un show qui annoncera son déclin "twist" pour
ce héros du "rock" mis dans le même bateau que
les faiseurs de tubes "made in France".
En 63, après cette ascension au sommet de
la gloire, voilà que tout le monde lâche Vince.
Il troquera même son cuir noir contre un ensem­
ble blanc. Puis viennent les dures années
comme une lente descente aux enfers.
En 64, il produira tout de même son amie
Helen April (cover-girl). La préfecture de Pa­
ris interdit ses concerts et il revient sé­
journer à Londres où il chante avec Shane Fenton (Gary Glitter) et Paul Raven (Alvin Stardust). En 65 il forme le "Noise" avec Bobby
Clarke, groupe très en avance pour l'époque.
On le voit en première partie des Stones.
Il doit enregistrer avec Phil Spector aux
U.S.A et chanter avec les Stones mais des
problèmes de permis de travail l'en empê­
chent. Il se produit avec Lord Sutch, Tom
Jones puis sombre dans une folie mystique et
l'abus de drogues. Il déclare alors s'appeler
Mateüs (il enregistrera même sous ce nom).
Après des cures de repos, il fait un passage
au sein des INGOES qui deviendront plus tard
le groupe FAMILY.
En 66, il troque ses chaines contre une
croix et porte des cheveux très longs.
Toujours descendu par nombres de détracteurs
, et adulé par une poignée de fans, il fera
un éternel corne back sans pour autant sor­
tir de l'ombre dans laquelle on l'a"plongé.
Ses disques pourtant excellents sont mal
distribués. Les SHAMROCKS suédois reprennent
avec succès son "Brand New Cadillac" (il
jouera d'ailleurs en leur compagnie et celle
de Jerry Lee Lewis à l'Olympia). Il ne peut
assurer certains concerts par manque de per­
mis de travail. En fait, en 67 désabusé Vince
parait quasi immobile dans ses concerts, se
contentant de chanter sans conviction.
Ceux qui le soutiennent et le managent s'
appellent Jaques Barsamian de Rock et Folk,
Jean Louis Rancurel puis Jean Claude Pognant.
En 68 , on annonce des concerts mais il ne
s'y rend pas. Ses fans sont déçus par un
Vince maladif, crado, réplié sur lui-même.
On parle de la déchéance de Vince à Salut
les Copains. Mais à qui la faute??? Il ne
pourra même pas accepter le rôle important
qu'on lui propose dans un film. Il s'en suit
une multitude d'aller-retour entre l'Angle­
terre et la France, des apparitions et des
non-apparitions à ses concerts en dents de
scie. Il refuse des contrats alléchants.
Le journal Minute annonce son internement en
hôpital psychiatrique quand on annonce
ailleurs sa rentrée.
En 72, on le retrouve en grande forme
et des articles élogieux lui sont consacrés
en Angleterre. Des groupes divers l'accompa­

gneront mais il ne retrouvera jamais un
vrai groupe (Voyage, Phénomène, Le Poing,
Papoose, Auroch, etc.). En 74, il obtient
un petit succès pour sa reprise rock de
l'homme à la moto de Piaf. L'album "Cadi­
llac" avec Larry Martin parait en 75 mais
aucune promotion n'est faite et l'âme mu­
sicale est noyée par la Wah Wah de Larry
malgré la bonne intention et les reprises
grandioses de Vince. On annonce toujours
son retour en 76 et on réédite "Brand New
Cadillac". Tous les projets foirent abo­
minablement et on le retrouve chantant
dans un restaurant parisien, sans micro,
accompagné par des musiciens de folkjazz anglais, allant jusqu'à finir à la
plonge.
Pourtant Marc Zermati, le parrain du
punk, le soutient par l'intermédiaire de
l'Open Market (la boutique où je le croi­
sais alors assez souvent). Pourtant tous
ses 45 tours réédités en Angleterre se
retrouvent là-bas, un temps classés dans
les charts. Pourtant plein de gens re­
prennent son Brand New Cadillac après
les SHAMROCKS: Les RENEGADES (Italie),
les HELLRAISERS, WILD ANGELS, HOUSESHACKERS (GB), Burt BLANCA (Belgique).
GOLDEN EARRING (Hollande) enregistre­
ra en 73 "Just like Vince Taylor" qui
fait un tabac international.
A New York, Vince,dont Lou Reed pa­
rait comme l'enfant naturel, est vénéré
par Kim Fowley (qui lui dédiera un titre)
les NEW YORK DOLLS puis les CRAMPS.
David Bowie s'inspirera directement de
lui pour le personnage de Ziggy Stardust.
Dick Taylor (ex-Pretty Things) et Jimmy
Page en feront une de leurs références.
Mais les anciens disques demeurent in­
trouvables .
On le verra entre autre à Périgueux
en 75 sous chapiteau mais l'organisateur
peu scrupuleux partira avec la caisse
pour finir sa carrière au trou.
En 77, alors que le rock'n roll renait
grâce à la vague punk, Jean Charles Smaïne avec Larry Martin font campagne pour
réhabiliter Vince et le faire enregistrer
avec les moyens qu'il convient, mais en
vain. Les CLASH font du"Brain New Cadil­
lac" un hit punk rok'n roll, suivis sur
leur lancée par un paquet d'autres grou­
pes qui reprennent à la manière de Vince
ses reprises de classiques des 50's et
60's. Le rockabilly rebel explose de nou­
veau en Angleterre grâce aux Crazy Cavan,
Matchbox, Flying Saucers, Whirlwind etc.
En 80, le label Big Beat sort un 25cm
de Vince "Luv" (en même temps que plusi­
eurs autres 25 cm de JEZEBEL ROCK (Toulou
se),ALLIGATORS (Caen) et Chris Evans. Le
disque de convalescence selon Patrick Eudeline; certes ce ne sont pas les Play
Boys mais Vince en sort grandi sur un
disque rock'n roll.

Big. Beat dans la foulée organise un show
à l'Olympia avec les Alligators, Victor
Leed entre autre et Vince. Moustique 1'
autre idole éphémère des rockers sixties
français et "Screamin’Lord Sutch" sont là
pour l'encourager. Le malheur fait qu'ils
lui amèneront du wisky, ce qu'il ne fallait
pas à Vince pour ce retour. Vince entre en
scène et ses musiciens (Jacky Chalard, Verbeke etc.) partent sur un Memphis Tenessee
façon Play Boys; Vince commence à chanter
mais d'un seul coup, il devient livide sans
voix, le vide venait de l'envahir...(Alcool
!!??) et son concert dégénérera jusqu'au
ridicule incontournable. Sa copine qu'il
quittera peu après alla jusqu'à prendre le
micro pour vitupérer, poussée par les va­
peurs d'alcool.
On le vit encore à Périgueux peu après au
foyer Lakanal dans un piètre concert et
allant acheter ses chaînes au mètre à Auchan. Seul, défoncé, enchaîné à son image,
vomissant sa gloire passée aux terrasses
des cafés...
C'était fini et plus tard, il partira
se reposer en Suisse où il s'éteindra len­
tement dans l'oubli quasi total, rongé par
un cancer.
Reste son empreinte, son honnêteté trop
forte face aux dévoreurs du milieu showbiz
et aux politiciens apeurés par son image.
Ce sont eux qui l'ont détruit, qui l'ont
enfermé et empêché de vivre véritablement
sa passion. Vince malgré ses dehors sauva­
ges était un personnage extrêmement timide
qui n'a jamais réellement compris ce monde
d'ingrats, n'agissant que pour ses intérêts
bancaires. Quand Yvonnic m'apprit un soir
sa mort au début des 90 (la date exacte
nous l'avons oublié tous deux et ce n'est
pas important), je crois que la Terre s'
arrêta subitement de tourner sous nos
pieds. Ce mec avait donné un tel coup de
fouet au Rock!!!! Sa voix, son image, nous
hantaient tellement, imprégnés à jamais
dans nos têtes!!! Le soir même on pouvait
voir un homme ivre faisant la traversée
du pont des Barris sur la rambarde...
"WATCHA GONNA DO"

!!!

Il est temps d'en parler et de le re­
mettre à sa juste place.
Aujourd'hui, il est cité en référence
par de nombreux groupes des U.S.A ou d'
ailleurs, tous ceux qui comme lui débordent
de cette énergie et qui découvrent juste
ce personnage sidérant.
De Brian Setzer (ex Stray Cats) aux
groupes punk, hardcore etc... Kurt Cobain,
Lemmy, Jello Biafra, Ice-T.......... et il
fascinera encore ceux qui le découvriront
au cours des années à venir....pourtant
QUI fait l'effort de nous le remettre en
mémoire? Où sont ses vrais enregistrements,
ses images inédites? On espère que ceux
qui l'ont bouffé ne seront pas ceux qui

ROCK PERIGORD STORY

Dans le précédent numéro nous vous avons
I parlé des SEMINOLES apparaissant sur la pre­
mière compilation périgordine: "Partie de
rock" (87). Nous allons suivre maintenant d’
|un peu plus prés leur évolution.
La première formation en 87 rassemble Jean
iRémy au chant, Neil à la batterie, Cussou et
Thibault aux guitares et Hervé à la basse.
Après le départ de Thibault et un court passa­
ge de Gillou à la guitare avant qu’il ne par­
ité en Corse, Patrick issu
de SERGENT PEPPER
(groupe corrézien) les rejoint. C'est l’épo­
que folle où les fêtes se succèdent et les
premiers concerts mémorables dans la foulée
... est-ce que cela s'arrêtera vraiment?
En 89 , Jean Rémy s'en va rejoindre Thi­
bault pour former les BRACONNIERS. Le grou­
pe s'oriente alors vers ce que certains qua­
lifieront de"punk rock classieux". Les paro­
les en français resteront proches d'une cer­
taine poésie décadente tout en conservant 1'
âme de la rébellion. Plus proche des OLIVENSTEIN , et des frères Tandy ou d'EXTRABALLE
que des PARABELLUM ou des SHERIFFS, ils se
démarquent ainsi de cette tendance à la fa­
cilité régnant en France. Pourtant ils con­
serveront cette énergie Rock'n Roll flirtant
avec des mélodies efficaces. Trois démos se
sont suivies jusqu'en 89: 4titres à radio
France Périgord, 7titres à la maison et une
première démo 4 titres au studio System de
Jean Paul Trombert (Survie en sous-sol,Plus
rien, Génération, Pavillon D).
En 90, le groupe prend un autre virage
en remplaçant Neil par Sox à la batterie.
Neil rejoindra les LOOSERS puis PURE NOISE.
Sox issu de divers groupes (du HARD au Jazz)
touche aussi à la production (THOMPSON ROL—
LETS ,WATERGUNS, PORTOBELLO BONES, UNDOLOR,
HAVE NOTS).

Ils enregistrent en 90 une nouvelle démo
|chez Trombert (Missionnaire, Comme avant,
Subversion,Dégage) puis ils se retrou­
vent au studio du Chalet (Bordeaux) pour
le titre "Décadent" que l'on retrouvera
sur la compilation CD/K7 du fanzine ROCK
HARDI (volume 1) de Clermont Ferrand.
Au cours de multiples concerts, ils se
forgeront toute une flopée d'inconditionnels
d'abord sur la région puis partout où ils se
produiront.
En 92, on les retrouve sur 3 compilations
CD et K7: "Bad and Mad" (St Etienne) au côté
de PARABELLUM , EJECTES, SHERIFFS, NOZEMS,
THOMPSON ROLLETS, THUGS, REAL COOL KILLERS
etc. avec le morceau "Missionnaire"; "No
legal Murder" une compilation italienne
(Rome) du label la bande à Bonnot avec "Une
Plage"; "Pogo avec les loups" (Poitiers) au
côté de NEGU GORIAK, MISTER M00NLIGHT, LU­
DWIG VON 88, LEGITIME DEFONCE etc. avec le
titre "Demain les chiens".

Début 93 encore sur 2 compiles "Revanche
vol.3" (St Etienne) avec "Forcer la légende"
et "Folklore Urbain" (Montluçon) avec "Impa­
tience". Puis en mars 93 sort enfin le CD
10 titres "Vertigo" sur le label Feroce Mar­
quise , distrib Night and Day enregistré au
studio Carat (Bordeaux) et c'est la concré­
tisation d'un travail qui apparait comme
pleinement achevé. Ils sont bien accueillis
partout, même du côté des détracteurs du
rock enfrançais qui reconnaissent là, la

42.

qualité des textes. Suivra une longue
tournée qui les entraînera jusqu'au fin
fond de l'Italie. Fin 93, Sox, produc­
teur du CD les quitte et part former
SQUÂUR IT UP! Christophe le batteur
des PURE NOISE (qui venait de remplacer
Neil dans ce groupe) prend sa place au
pied levé. A ce moment là, il s'en sui­
vra un long stand-by qui continue à ce
jour. Chacun des protagonistes vaquant
à ses occupations respectives qui leur
laissera de moins en moinsde temps, pour
le groupe. Leur dernier concert aura
lieu pour le Festival de Tanmies en com­
pagnie des STRAW DOGS, FRENCH LOVERS,
LUDWIG VON 88 etc. en juillet 94. On les
retrouvera encore sur 2 compiles K7,
celle du fanzine DECHARGE ROCK'N ROLL
(Lille) avec "Forcer la légende" et
"Une Plage" et sur celle du fanzine
ROCK HARDI "Toute la nuit"(ClermontFerrand) à côté des MANIACS,BURNING
HEADS.SHAGGY HOUNDS, TABASKO, EJECTES
etc., avec le titre "Dans ces Familles".
De son côté Cussou joue aussi et
tourne avec EAT YA MUM! dans un style
plus proche du HardCore. Christophe
le batteur participe à un nouveau grou­
pe INSTEAD OF US aux influences Métal
HardCore Trash. Hervé est pris dans
la rédaction et l'édition de la revue
régionale culturelle "ICI".
Pourtant ils viennent d'enregistrer
un titre en répétition pour participer
à la compilation Rock Dordogne.
Espérons que le stand by ne durera pas
trop et on les attend pour de nouvelles
aventures SEMINOLANTES.
Bern.

Ai

De tous côtés, des groupes surgissent, se
forment, se reforment, se déforment, s'amélio­
rent et ont besoin de s'extérioriser pour se
faire entendre. Nous avons écouté leurs nou­
velles démos, suivi leurs sorties sur des la­
bels qui luttent pour aider leurs protégés
ou nous les avons vus en concert et jugés sur
pied. Bien sûr on en oubliera certains par man­
que d'information mais on parlera des groupes
qui nous ont bien branché même et surtout si ce
ne sont pas toujours ceux dont on parle déjà
trop.
Certaines villes sont des pépinières pour
le rock et depuis quelques lustres! On s'attar­
dera un peu plus sur elles.

BORDEAUX regorge de groupes de tous styles Dé3
puis peu dans la foulée du KID PHARAON, WET
FURS, NOIR DESIR etc. ont débarqué MUSH, STRAW
DOGS dont nous avons parlé dans le n°3 alors
qu'ils faisaient presque leurs premiers pas.

THE SLEEPPERS .. .
se retrouvent aujourd'hui ancrés à Bordeaux
après avoir sévi du côté de la Charente. Ne les
confondons pas avec le groupe anglais THE SLEEPERS (avec un seul P) dont on parle beaucoup en
ce moment. Nous avons d'ailleurs fait la faute
d'orthographe sur le Megazine n°5 alors que 1'
on disséquait la compile CD "Never get older"
(label Total Heaven) et les 2 titres de ce grou­
pe que l'on annonçait déjà comme prometteur.
Après cette première compile CD donc et une démo
6 titres "First Try", ils apparaissent sur un 45
tours (vinyl vert) "The Four Seasons"(A tribute
to Antonio Vivaldi) où ils représentent l'hiver
avec le titre "Jabba the Hut's Christmas" en com­
pagnie de D.I.T, DOG SHOP et SEVEN HATE. Ils sont
encore sur la deuxième compile acoustique "Never
get plugged" encore bien entourés (BURNING HEADS,
SKIPPIES, GARLIC FROG DIET, DRIVE BLIND etc.)
tout ça chez Total Heaven.
Les bases rock, hardcore.les ambiances Noise
débouchent sur une musique torturée, personnelle
et prenante. Après avoir digéré les influences
des DEITY GUNS, UNSANE ou HELMET, ils nous font
jouir et assurent une athmosphère sonore à fleur
de sens. Des moments calmes et reposants aux so­
norités évaporéss se conjuguent avec des montées
progressives et bruyantes telles des secousses
sismiques où la saturation est reine. Les jeux de
Laurent, le bassiste collé au plafond, de Fred,le
batteur maniant les tempos échevelés avec aisance,
de Manu, le guitariste chanteur torturant ses cor­
des vocales et son manche et de Nico liant la sau­
ce avec sa guitare, assurent un climat intergalacticosonique faisant décoller les cervelles. Leurs
morceaux comptent des histoires basées sur des dé­
lires et des rêves plongeant souvent vers un cau­
chemar sans fin. On attend avec impatience leur CD
9 titres "Illogical moody mind" qui devrait être
maintenant sorti.
c/o: Manu, Fred, Laurent (The Sleeppers) 58 rue Xavier Arnozan 33600 Pessac
tel:56.36.84.72 /Fax:56.99.18.05

moody

<5

SKULL DUGGERY ....

après 2 démos et 2 participations à des compiles
("Fnac Découverte" et "Plaies" du label Amanita)
qui ne laissent pas de marbre, il fallait voir
SKULL DUGGERY en concert. Ce qui fut fait à l'Aqua
Viva juste avant les sus-nommés SLEEPPERS. Reste
un reproche scénique: le niveau son. La salle étant
très petite, le son trop fort entraine au bout d'un
petit moment, une irrésistible envie de s'échapper.
Cette situation provoquera à ce niveau là: une con­
fusion sonore avec voix lointaine et juste audible,
et puis un son général distordu et fondu sans discer­
nement. A la limite, on comprend même la difficulté
pour les musiciens à jouer car ils ne doivent pas
réellement s'entendre eux-même, ce qui entraine une
tendance générale à ne pas jouer carré. Mais mis à
part ce problème de son mal dompté, il faut recon­
naître que les 5 SKULL fournissent une noisy toute
droit sortie des tripes qui marque sauvagement les
méninges des auditeurs.
La voix, tantôt écorchée, tantôt douce amère d'
une Marina crachant des textes inspirés par Salo où
les 120 jours de Sodome, appuyée par une rythmique
dure, syncopée eu martelante telle une machine sans
frein, soutenue par les 2 guitares convulsives aux
sons agressifs et la basse profonde confèrent une
athmosphère tendue proche d'un malaise où Ion arri­
vera à se complaire. Philippe du théâtre Barbey (ex
Périgourdin du groupe MODIGLIANI DESPERADO) les manage et les sonorise. Stéphane le batteur s'est déjà 1
fait remarqué chez les CARTOONS et JOHNNY THUNDER IS /
DEAD. Guillaume le bassiste a une formation classique
de joueur de piano. Avec Alex et Thierry aux guitares
furieuses, Marina les a rejoint à la fin de leur pre­
mier concert en vitupérant dans le micro. Ils adorent
HELIOGABALE et ça se sent, on peut les mettre dans la
lignée. Bientôt l'album sans aucun doute...
c/o: Space Voltage Management 20 rue
Beyssac 33000 Bordeaux Tel: Philippe: 56.31.92.39
Alex: 56.94.50.88 / Fax: 56.92.59.39
On voudrait encore parler sur Bordeaux de l'asso
Force Motrice qui fait tourner les 4 groupes: GRASS
HOOPER, EKTOR, PSYCHOTICS et les BUGS............ aussi
du groupe MARY'S CHILD....etc. ..mais ça viendra plus
tard.................................................................

K

MISTER SAY SO !....
voilà un tout nouveau grouptbordelais, composé d'an­
ciens T.T.P On ne les a pas encore vu sur scène mais
écouté leur démo 3 titres récemment pondue. Fusion
tous azimutsMetal Hardcore Funk Rap, dans le courant
actuel des groupes U.S puissants et remuants. Une
voix à la hauteur et des compos travaillées, n'enlè­
vent en rien la pêche que dégage nos lascards. Les
breaks, les voix, les riffs de guitares s'enchaînent,
se répondent avec une énergie soutenue par la ryth­
mique carrée mais pas monolithique. Le son général
est bon et c'est bien d'avoir livré les textes avec
la K7.
Donc MISTER SAY SO! constitue un groupe bien pro­
metteur, pur et dur et s'il se la joue comme ça sur
scène, ça doit forcément faire bouillir les sens et
attaquer les diverses fonctions qui stimulent l'être
humain. A rapprocher de BIOHAZARD, SICK OF IT ALL
en passant par SUICIDAL TENDENCIES pour la façon sans
pour cela tomber dans la copie ou la facilité. Une

démo encourageante, à suivre...
c/o: Eric Bordenave 10 rue Renière 33000
Bordeaux Tel: (Serge) 56.94.36.26 (répondeur)56.44.48.50
LIMOGES, où de nouveaux groupes fleurissent, après
les ZOMBIE LOVERS, les EJECTES, CHINESE RADIO KIDS,
LUNATIC KILLERS et autres SOCIETY FUCKS...............
THE BUSHMEN ....
sont composés d'anciens CHINESE RADIO KIDS et
forment un tout nouveau groupe limougeaud. Ils
semblent tout droit sorti des paysages austra­
liens avec un rock qui s'en inspire largement.
La démo et leurs passages récents sur scène con­
firment le bien que l'on pouvait attendre d'eux.
Passant des champs emplis de pop-songs énergiques
à la hargne punk provoc.ils marquent leurs em­
preintes sur leur passage comme à la bonne époque
préhistorique . D'ailleurs leurs cris ne sauraient
que nous appeler à fouler ces ossements jonchant
nos sols depuis l'âge des cavernes pour renouer
avec une danse rock tribale aux rythmes de leurs
sauvages mélopées. Le fanzine Abus Dangereux a
d'ailleurs misé sur eux en sortant un de leurs
titres sur leur CD. Ceux qui les ont vu et en
tendu paraissent tous enthousiastes... COSMIC
PSYCHOS et SUPER SUCKERS font partis de leurs
influences. .. Alors...
c/o ROCK-NoTES 22 rue du Consulat
87000 Limoges Tel/ 55.33.78.34

A noter que le batteur de TIME BOMB ON LEGS
les a récemment rejoint.
THE BLUE DEVILS....

dans un répertoire plus et même complètement
rock'n roll garage, font déjà partie des gloi­
res de la scène locale et cela semble mérité.
On les a entendu eux aussi sur un CD Abus
Dangereux, ils ont sorti un 45 tours et vien­
nent de sortir 2 titres en compagnie du MINI
COOPER GANG de Tours. La première chose à dire,
c'est qu'ils sonnent réellement dans l'esprit
sixties et l'on pourrait à l'écoute de leur
démo facilement s'y méprendre. Ils captent
complètement le son et l'énergie de ces grou­
pes du morceau "Tornado" en passant par des
rêves fous
et des athmosphères moites ou
dérangés et sordides. Garage à mort, sauvage
et bouillonnant à souhait , on ressent ces
relents crampsiens ou horror show de série B.
Chez les french group, on peut les rapprocher
des défunts DIRTEEZ. On les classera hors
tendance mais avec le plein de feeling.
c:o BAD KARMA: 8 rue du Canal
87200 Limoges Tel: 55.77.25.51 Fax/55.77.25.51
THE BEACHBREAKERS......
dans un esprit assez proche de celui des BLUE
DEVILS , ils ont un juteux répertoire rock'n
roll, garage, surf sixties classique. Le sax
et la voix féminine éraillée accrochent bien
sur leur démo 5 titres. Le chanteur des BLUE
DEVILS s'est d'ailleurs joint à eux pour 1'
occasion. Le son n'est pas des plus propres,
ce qui n'enlève en rien au charme désuet de
l'ensemble . Cinq musiciens, bien dans l'esprit,

s$3:

ilIVE
qn U

URGENCE

rockent et rollent sur des reprises (entre autre)
de classiques bien choisis qui devraient dévastés!
les bars et les salles.
c/o Véronique Brissaud 89 ave.
Emile Labussière 87100 Limoges Tel/ 55.10.25.79

A suivre aussi sur Limoges: END LESS FALL, SHOWMAN and the THUNDEROUS STACCATO'S, ATTENTAT SONORE,
ZOULOU BBQ, THEE HEADCOATERS...............
TOULOUSE: En temps qu'ancien toulousain, je n'ai
pourtant pas d'infos fulgurantes sur ce qui bou­
ge en ce moment par là-bas. Il va falloir y aller
voir tout de même d'un peu plus prés.
NO PASARAN.......

Depuis 91, NO PASARAN constituait surtout au départ
, un groupe classé "alternatif" composant des mor­
ceaux engagés. Mais voilà que fin 93 , le groupe met
tout à la poubelle et compose un nouveau répertoire
influencé par HUSKER Dü, DINOSAUR JUNIOR, NEW BOMB
TURKS etc. Le groupe avait subi les influences ren­
contrées sur sa route, délaissant un propos qui ne
lui correspondait plus. Aujourd'hui les voilà qui
enregistrent au studio Madrigal un rock plus violent,
teinté de mélodies pop. Leurs 4 titres sur la démo
"Automatisacion para todos" les font se retrouver
dans ce courant pop-noisy si prisé depuis peu. De la
ballade de "Sad Clown" avec son chant évaporé à la
mélodie sur fond bien rock de "Dead song", tout contribu à affirmer qu'ils ont réussi leur mutation bé­
néfique. Ils adorent les DRIVE BLIND et leurs collè­
gues toulousains des SHAGGY HOUND ou des GREEDY GUTS.
Je crois qu'ils peuvent s'engoufrer largement dans
la brèche taillée par des mecs comme les DRIVE BLIND.
c/o: Asso ELECTROCHOC 8 allée des
Rossignols 31650 Saint-Orens de Gameville Tel:61.26.
18.38 Fax/61.25.54.13
LUNGFISH.........
Ils ont sorti sur le label Madrigal leur CD "Kingshipnesshood". Loin des complications, des étiquettes,
des poncifs diffusés en radios et supermarchés, ce
groupe applique une recette très personnelle. On sent
que le GUN CLUB a tourné su leurs platines et les a
marqués. Un son sobre et distinct où les contrastes
sortent gagnants... A la limite d'un folk électrique,
d'un rock en demi-teinte au tempo moyen et à la satu­
ration feutrée ou d'une pop émotionnelle mélodique,ils
s'attachent à faire passer une sensation fraîche qu'
ils ont l'air de partager avec force et passion. Des
chansons-miroirs, poétiques sont interprétés sur scène
dans un dépouillement magique. Depuis le balancement
nostalgique du tempo pour s'aventurer vers des moments
de rage latente, nos quatre LUNGFISH frisent la pureté.
Une histoire d'amitié qu'ils cultivent et qu'ils veulent^
partager en la communiquant le plus possible.
c/o: LUNGFISH 8 rue de l'Etoile 31000
Toulouse Tel: 62.26.65.39 Fax: 61.12.45.81

A noter que les GREEDY GUTS ont sorti leur CD chez
Vicious Circle et qu'Uncontrolled records vient de sor
tir untitre de SHAGGY HOUND sur un 45 tours avec NEAR
DEATH EXPERIENCE. Faudrait parler encore des LUCKY
JUNGLE KIDS et de SAD CLOWN (de Muret)...ça viendra...

42

JOINDRE UN CHEQUE DE 55 FRS,
À L'ORDRE DE MADFGCAL STUDIO :
45, RUE BAUDELAIRE - 31520 RAMONVILLE ST AGNE

MONTPELLIER: On est dans le pays où naquirent les
phénomènes d’un punk rock alternatif à la française,
O.T.H, Les VIERGES,les SHERIFFS etc. Là où l'on trou­

ve aujourd'hui non loin de là, TANTRUM, DRIVE BLIND
qui se démarquent et d'autres qui suivent.
MOONSTRUCK.......
après avoir perdu Karine la bassiste chanteuse du grou­
pe, une nouvelle bassiste vient de la remplacer.
Revoilà donc nos trois nanas de MOONSTRUCK prêtent à
affronter de nouveau le public. Karine a rejoint les
DRIVE BLIND, tout en continuant TANTRUM (ça fait déjà
pas mal non!). La nouvelle bassiste est muette (elle
ne chante pas) mais très Sex!. Ainsi Christhine la gui­
tariste est passée au chant principal aidée par Alice
(batterie). Un dernier 45 tours vient de sortir sur un
label féminin allemand "Thunderbaby records". La troi­
sième et dernière démo du groupe présente leur rock
noisy qui n'est pas sans rappeler un L7. Puissance du
son , voix poussées prouvent encore qu'il existe des
groupes de filles qui se démarquent de ce que font les
mecs et empruntent des chemins parallèles. Le côté gara­
ge, la rythmique obsédante, les voix suraigus transper­
çants les tympans et la guitare saturée s'allient pour
créer cette athmosphère radicalement irradiante où la
haute tension électrique regénère les neurones et re­
charge les accus.
c/o Christine GUIN 23 av. St Lazare
Le parc des Roses Bat.D 34000 Montpellier Tel/67.72.41.8z

RACHID et les RATONS, FUCKING RASKASSES, GUERILLA etc.
autant de groupes de cette région qui veulent se bouger
le cul et se faire entendre au-dlà de chez eux.
RENNES: Avec les SKIPPIESde retour avec un deuxième albun

"Massive" chez Roadrunner Records,enregistré par Martin
Bisi (SONIC YOUTH, UNSANE), Rennes foisonne de groupes à
guitare dans des registres hardcore ou noisy. SLOY groupt
bitérois (Béziers) s'est aussi installé dans la ville
bretonne et se fait remarquer partout où il passe (l'her­
be repousse d'ailleurs sur leur passage contrairement à
celle qu'avaient foulé certains barbares de l'époque..).
Leur CD "Plug" enregistré par Steve Albini de Chicago
(au Black Box Studio) aussi chez Roadrunners confirme les
dire. Dans la grande cohorte des groupes rennais et une
scène allant du minimaliste cold ou indus au psycho en
passant par des genres diversifiés; on ne citera pas tout

GUNNERS..............

Rodés à la scène avec plus de 300 concerts en 5 ans et ap
2 CD: "Cosmic Furs" (92. 6 titres) et "Like no beast" (94
5 titres), ils reviennent sur un 15 titres "Sweating like
beast" tout ça chez Battlefield Records, le label rennais
Dépassant le mur du son grâce aux guitares et aux rythmes
éfrénés, le chant mélodieux ajoute sa dose de pop et équi
bre le tout. Sur des bases soit rock'n roll, punk ou meta
on retrouve l'influence première de groupes comme les HAR
ON's entre autres.Qualifié de pop-core, l'album se dégust
avec un appétit d'enfer d'un bout à l'autre, entraînant j
qu'à la fin et jusqu'à plus faim, un goût de reviens-y!
Ils reprennent le "Moonlight Shadow" hymne baba de Mike
Olfield en n'en gardant que la mélodie qui perd ainsi de
angélique naïveté et gagne de la substance. Leur nombre i
pressionnant de concerts en Europe et de festivals prouve
qu'ils ne restent pas les 2 pieds dans le même sabot à at
dre que ça tombe mais qu'ils vivent dans l'urgence à la m

nière de leur rock sauvage. A mettre vite entre toutes
les mains, les oreilles et les yeux...
c/o Bruno Perrin 55 Bd de la Tour d'Au­
vergne 35000 Rennes Tel: 99.67.51.24
On va pas faire un tour de France géographique du
Rock mais parler de ceux qui nous ont contacté, ceux
qu'on a pu voir sur scène ou écouter sur démo ou album.
Sautons donc plus loin à pied joint sur.................
ANGERS: Trop de groupes à Angers! ça c'est un bon re­
proche. Et des bons... en plus... on les éliminera tous
d'un seul coup pour garder celui qui nous tombe sous 1'
oreille et qui tourne sur notre chaine depuis quelques
mois avant même la sortie de leur CD... j'ai nommé:
CUT THE NAVEL STRING...

oui aujourd'hui l'album CD "Takis" est sorti chez Roadrunners. Mais nous avions déjà préparé ces quelques
mots avant son écoute car nous avions été pris dans 1'
engrenage CUT THE NAVEL STRING dés les premières démos
qu'ils nous avaient assénés. Images froides ou brûlan­
tes et démoniaques surgissent au travers de leur musi­
que au rythme, à la puissance et à la démesure évoluti­
ve. Conçu à l'aide de montées progressives vers la dé­
mence, leurs morceaux sur une base rock métal s'envolen
vers d'hypnotiques moments glissant sur des couteaux
acérés au dessus des rêves. La voix se déforme parfois
et les ruptures s'insèrent et s'enchaînent passant d'un
paradis sensuel à un cauchemar alterné. Les mots n'arri
vent plus à exprimer le tourbillon dans lequel nous en­
traine CTNS. Un nouveau genre de cold rescucité? Non,
plutôt une prise de Çripes qui reste dan9 la lignée
du rock actuel et la dépasse. Une tornade d'angoisses
s'échappe, il était temps qu'elle s'extériorise.
"Takis" ce CD qui sort enfin n'est qu'une juste con­
sécration, mais faut-il bien le mettre entre toutes
les mains, surtout de ceux qui ne s'entrouvriront
jamais pour libérer leurs tronches pourtant souvent
bien sales à l'intérieur.
c/o CUT THE NAVEL STRING 25 rue Plan­
tagenet 49100 Angers. Tel: 41.88.55.25
Dire que l'on a raté ce groupe à Périgueux qui de­
vait passer au bar des Barris où l'on ne peut plus
faire de concert.Espérons un prochain rendez-vous ...
avec impatience. Dur de déprogrammer pour le groupe
comme pour nous...
BRESSUIRE: Et oui tous les groupes ne sont pas proches
d'une grande ville à laquelle on peut les identifier.
Donc à Bressuire qui se situe dans les Deux Sèvres à
une cinquantaine de Km de Cholet, un peu plus d'une
trentaine de Parthenay et plus de 70 de Fontenay, il
y a un groupe qui a soulevé notre attention.

BUTCHfR FAST EDDY....

?0

au départ ce combo était composé de 4membres qui avaien
jusqu'alors enregistré une démo 6 titres en 92 et un CD
9 titres "Soûl for sale" en 93. Puis fin 94 le guitaris
te chanteur laissait tout tomber. Les 3 qui restaient,
au lieu de baisser les bras s'accrochèrent et reparti­
rent de plus belle avec de nouveaux morceaux et les
voix du batteur Philippe et du bassiste Guillaume (Sé­
bastien tient la guitare). Une nouvelle démo cru 95,
voit le jour et confirme le virage HardCore du trio. A
toute vitesse comme le rock qu'ils pratiquent, ils pri­
vilégient aujourd'hui la rage et la priorité pour leur

I

l

groupe. "Il ne faut pas attendre qu'un des 3 n'ai
plus envie'.'(dixit Guillaume alias Beurk).
La démo 5 titres démarré à toute berzingue, avec
un chant brut plutôt proche de l'énergie punk,
grossi par les choeurs. Des breaks bien venus et
ça repart dans unhardcore puissant, dévalant à
toute allure dans nos oreilles. Il veulent mettre
le feu aux scènes à grands coups de décibels.
Espérons qu'on pourra les voir avant qu'ils ne se
consument.
c/o Malinge Guillaume 14 rue de 1'
Aubépine 79300 Bressuire Tel: 49.65.06.21
CHARTRES: On se rapproche de Paris. The WAIT rési­
de dans les coins (voir Mégazine n°7). La ville ne

bouge pas beaucoup d'après les dires. Un groupe
évolue pourtant dans l'ombre de la cathédrale.
DHARMA BUMS ......
de quintet se retrouve en quartet après le départ du
chanteur (eux aussi!). Influencés U.S (ne pas confon­
dre avec le groupe U.S au nom quasi semblable), par
le punk, hardcore, disons plutôt pop core, ils tiennei
la route sans problème. Un son fantastique pour cette
démo enregistrée au studio Karma par Pascal "Mega Coo;
Ianigro. La qualité des compositions et des mélodies,
les place de suite à un très bon niveau. Tout est par­
faitement en place, mordant à souhait, énergique et
solide et tout simplement beau . Le titre "I can't
stand " reste collé à la mémoire. Plus inspiré aujour­
d'hui par la pop -punk californienne (GREEN DAY, JAWBREAKER), le résultat est net et consommable. A noter
qu'ils montent une asso avec Maryse du zine "Amour
étrange" qui s'appelle "Les poissons rouges" avec poui
but un concert mensuel dés septembre. Les groupes in­
téressés peuvent les contacter.
c/o Rémi Tourret 22 rue de la Corroirii
28000 Chartres Tel: 37.30.18.99
PARIS: On ne s'étalera pas sur la multitude de groupe!
de Paris et de la région parisienne de tous poils.

4
I

SHOCKTAWS......
ils se démarquent du troupeau et on est tombé amoureux
de leur démo. Avec des racines sixties (surf,garage,mod)
ajoutées à des retombées de punk 77 façon BUZZCOCKS, ils
se définissent eux-même comme faisant du surfcore. Après
avoir sévi dans un genre garage puis plus psycho, ils
se jettent dans des paysages acides imprégnés de la "wonderful western land" façon WITCHES VALLEY. La démo est
chargée de mélodies insidieuses à la fois naïves et barjots. On peut penser aux délires des SUBTIL TURNHIPS
qu'ils vénèrent. Tout ça sur un train d'enfer sauvage,on
se retrouve fredonnant leurs thèmes sans comprendre ce
qu'il nous arrive vraiment. En concert devant une ving­
taine de personnes (en bar, un dimanche à Périgueux, tant
pis pour ceux qui n'étaient pas là), ils nous ont pris
dans leur piège sonore. Et les quelques initiés en rede­
mandèrent jusqu'à plus soif. Tout ça dans une joie com­
municative, une sincérité énorme, des moments forts,
tendus ou merveilleux, des morceaux courts et une folie
latente, ils nous ont mis dans un état lumineux et on
on ne voulait plus les laisser partir. Comme quoi un pu­
blic minuscule peut faire un concert réussi malgré tout.
Dur,tout de même de faire un aller retour Périgueux Pa­
ris pour si peu, mais on s'en souviendra.
c/o François Julien 74 rue Vauvenargues
75018 Paris,Tel:16 (1) 42.26.37.17

DIRGE.......

on va finir avec un duo tout frais formé. Chant, gui­
tare, machines, tapes, nous voilà un peu loin du tra­
ditionnel arsenal d'un groupe de rock type. Et ils
rebuteront dés les premières mesures bon nombre de
gens que je connais. Musique froide, abrupte, synthé­
tique, rythmes déshummanisés répétitifs, voix grave
éructé, sons de basses vrombissantes: les ingrédients
d'un décapage mental aliéné où les machines ne font
qu'un avec l'humain. Le cerveau est soumis à rude épreuve et le sentiment est mécanisé. Métal neurotique,
hardcore haché au computeur, grincements électroniques
forment cet univers d'attaque directe des sens en re­
créant un climat malsain, dur et oppressant.
Un groupe comme CHROME avait forgé ces barrières, sui­
vis par des métalloïdes constructifs, faisant du son,
une industrie agressive.
A ne pas mettre entre toute les mains..........
c/o Western Land Corp
36 rue du
Clozeau 91350 Grigny Tel: 39.83.10.77/ 69.43.92.90

Plein d'autres groupes dont on aimerait parler
mais il nous faudrait des tonnes de pages et on devien
drait chiant à force.
Ceux qu'on a vu récemment en concert:
ELMERHASSEL (à l'Aqua Viva) - Des anglais d'ipswich,
qui font plaisir à voir avec leur pop fiévreuse s'é­
vadant aussi vers des sentiers ouverts par des punks
créatifs. Mélodie, sincérité, facilité, bonheur de
jouer,tous les ingrédients pour enjouer un public.
Sachant rester humble avec des morceaux-joyaux, on
peut les rapprocher d'un BIG RAY, frais et créatifs.
SIX PACK à la même affiche (St Etienne) en veut terri­
blement en jouant du mélodique hardcore mais ils man­
quent de confiance et peut-être de plus d'expérience.
SYOODJ (Lyon) lui aussi dans un hardcore mélodique,
mais avec un super son et mise en place, une origi­
nalité certaine et la cohésion idéale. Pourquoi n'
avait on pas entendu parler d'eux plus tôt?
GROWING CONCERN(au Solaris) - Ces romains ont été
moins fou que prévu. Leur fusion n'a pas vraiment per­
suadé. Peut-être est-ce dû à leur changement de chan­
teur. En tous cas, ce n'est pas passé avec nous.
CONDENSE (Lyon) - Ils confirment tout ce qu'on avait
pu entendre sur eux. A mettre très haut pour leur
attitude sur scène et en dehors. On en parle beau­
coup et c'est justifié largement. Invention, pêche
immense, ils nous clouent aux murs et en plus leur
dernier CD est fantastique....Alors !
PETER PLANE (Pau) - Ont ouvert pour CONDENSE à l'Aqua
Viva et sont aussi très inventif . Intéressant, tous
ces mélanges d'influences... D'un passage qu'aurait
pu pondre un groupe comme GONG début des 70'S, on s'
évade sur un riff punk 77 ou des mélodies hardcore.
Surréalisme, imagination, son maitrisé font d'eux un
groupe hors du commun.
JEFF DAHL (U.S.A) - Toujours fidèle au punk rock qu'
il n'a jamais cessé de jouer. Les fantastiques mor­
ceaux de Johnny Thunder et des Heartbreakers, de Stiv
Bators et de ses Dead Boys , tout ça envoyé avec le
son et la consistance qui leur sont dûs. Un grand
moment du rock devant trop peu de monde.
HAPPY DRIVERS (Angers) - Beaucoup de monde pour ce
concert à Bergerac. Ils donnent l'impression de croire
à ce qu'ils font . Des chants hymnes, cris de guerre

7

qui ameutent un public jeune et conquis. Le côté
bien français, proche d'une certaine variété à
textes, ne nous fera pas vibrer pourtant, peutêtre par un manque d'énergie et d'un esprit vrai­
ment rock.
WAMPAS à la même affiche. Ils n'ont pas trop chan­
gé depuis plus de 10 ans qu'ils existent. Ils en­
traînent leur public dans leur show plein de su­
eur et de moments forts. La forte personalité les
sauvera malgré le manque d'évolution actuelle. On
se souviendra de Marc Police malheureusement dé­
cédé, le guitariste des SATELLITES le remplace
maintenant.
SOME PRODUCT pour ses 10 ans proposait
plusieurs
concerts sur 3 jours. On notera que le public ne
s'est pas déplacé en masse et on a envie de
filer quelques bons coups de pieds au cul de ceux
qui se plaignent qu'il ne se passe rien ici.
GREASY KIDS STUFF (Angers) - On vous en causait
dans MEGAZINE n°7. Classiques Et péchus, ils savent
envoyer la dose qu'il faut pour réactiver les ma­
chines qui faibliraient quelque peu.
CITY KIDS - Ah! la la , il y a toujours un son pourri
dans cette salle omnisport du Toulon malgré quelques
interventions de dernière minute pour y remédier un
peu. Cela n'empêchera pas nos CITY KIDS de nous démon'
trer une fois de plus qu'ils assurent toujours . La
voix,qui peut rappeler John Cale,mais surtout des
moments pleins de nostalgie et de sons sauvages, en­
fin tout fait que nos havrais tiennent la route avec
la sincérité d'esprit qui les caractérise.
SKIPPIES - Des guitares décalaminantes, des mélodies
vitalisantes , les rennais continuent à déblayer les
sentiers du rock français. Mêmssi on ne les a pas vu$
au plus haut de leur forme au cour^ de ce concert,
ils savent canaliser un public et le conduire vers
des moments forts et puissants.
WELCOME TO JULIAN - Très dommage que leur set fut
aussi court mais le peu que l'on pu entendre confirme
tout le bien qui a été dit sur eux. La classe dans le
son, la cohésion et les compositions donnent à ce grou
pe une dimension surprenante. Ils ont su évoluer et
rajouter l'électricité qu'il fallait pour survolter et
rendre tonique leur noisy pop originelle.
MANIACS - Les suisses sont maintenant des habitués de
la région. Leur dernier album "Choose" fait très mal
dans le bon sens du terme. Mais sur scène, il faut
les couvrir d'éloges. Un son bien dompté, une présence
très forte, bref tout contribue à séduire le public
rock mais aussi les non initiés des tous petits aux
plus endurcis. Il faudra compter sur eux parmi les
plus grands. Leur passage à St Astier au cours du
festival de la "Vallée du Drôle" n'a en tout cas pas
laissé de marbre.
JEAN LOUIS COSTES - A l'Aqua Viva après le passage de
SQUAWK IT UP on pouvait découvrir ce performeur provo­
cateur. Trois personnages dans un décor , soutenus par
une bande son mélangeant rock, rap et toutes sortes de
musiques, évoluent nus, gesticulent, chantent et hurlent.
Perversion sexuelle, obséssion, folie tout s'enchaine.
à cent à l'heure. Costes met en scène ses délires sexuels
allant de l'homme à la femme sans transition. Et une par­
tie du public pudique ou non averti de fuir ou de refu­
ser ses images . Peut-être qu'il y a des gens vides de
fantasmes ou qui refusent ceux des autres...
Et encore plein de concerts à venir et .................

PAS DE COUAC POUR SQUAWK IT UP !

Quand verra t'on le nom de ce groupe écrit con­
venablement sur les revues et autres? Nos Péri­
gourdins ne débandent pas depuis leur formation
en tout cas et prennent peu de temps pour souf­
fler entre concerts et enregistrements. Quand
on sait que LOULI (guitare,chant) joue en même
temps avec ZELUTAH (reggae-roots) qui commence
à avoir pas mal de dates, que JEAN JEAN (basse,
chant) assure l'organisation des concerts de 1'
asso SOME PRODUCT, donne la main un peu partout
dans les coins pour des concerts ou autres manifs, qu'il participe activement au COLLECTIF
24, qu'il joue aussi dans 1'INCREDIBLE JERK
BAND (Big Band Rock) et qu'il fait une émission
hebdomadaire sur RADIO 103 (Houla Hoop) et que
par ailleurs SOX (batterie, chant) a longtemps
Records + La BANDE A BONNOT) , le tout conju­
assuré des sonos ou productions d'autres grou­
gué avec une grande tournée en France et en
pes... Evidemment ça fait pas mal d'activités
Italie avec ces derniers. En tout une soixan­
pour les personnages!!! (et on en oublie).
taine de concerts sur une année (plutôt plus
que moins) les aura amenés à jouer dans toutes
Et tout va très vite en plus, depuis fin 93:
les conditions possibles. Ils ne garderont pas
Premiers concerts et festivals, première démo
un souvenir impérissable des GROWING CONCERN
4 titres, bien accueillie dans tous les foyers,
par contre : question de rapports humains ...
zines et mégazines, concerts encore dans toute
bref...
A peine les voici de retour qu'
la France, sortie du CD 6 titres "An Atomic
ils préparent déjà d'autres projets dont un
Skunk" sur le label UNCONTROLLED RECORDS, et
titre sur la compilation Rock Dordogne et
du split EP "No Submission" avec les italiens
une tournée européenne pour septembre- octobre
de GROWING CONCERN (toujours sur Uncontrolled

9 /i.

influences métal, hardcore, punk, pop, hispani­
santes se dissolvent pour nous gicler dans la
tête en envoyant des messages d'avenir.
Bien sûr, on a pas la qualité sonore d'un réel
studio qu'ils mériteraient pleinement. Et c'est
peut-être dommage d'avoir sorti un CD dans ces
conditions: magnéto 4 pistes, enregistrement à
la maison ( car certains les jugeront trop vite
juste sur un son un peu défaillant!!). Dur de
mettre du relief sur ces 3 voix qui se chevau­
chent tour à tour, tous ces fûts et cymbales,

Le
premier CD donc nous a fait légèrement at­
tendre mais on est pas déçu. Six morceaux re­
flétant les différentes facettes et les divers
propos qu'ils veulent nous communiquer (anti­
fascisme, désespoir, révolte, déshumanisation,
et un gros paquet de sentiments et de poésies).
Côté musique, ils nous jettent, à bras le corps,
toute l'énergie et l'originalité novatrice de
la fusion intense qu'ils dégagent. Mélanges sai­
sissants remplis d'éclairs ultraviolets où les

ces basses profondes et ces satura­
tions claires ou trashy et ces samplers et effets ajoutés.................
Dans ces conditions, on dit "BRAVO",
le résultat ! ! ! et à demain pour une
tête d'affiche avec SQUAWK IT UP !
écrit bien fort, bien gras et sans
fautes.
La voix qui dit la poésie écrite par
NEIL de Mégazine n'est autre que celle
de SYBILLE la fille de Jean Marie CHATEAUVIEUX le sonorisateur (CREA) dans
le morceau "Klaus BARBIE was a MAN".
KINOU la copine à JEAN JEAN a fait les
photos. La jeune fille sur la pochette
n'est autre que Virginie du magazine
ICI, choriste dans 1'INCREDIBLE JERK
BAND et amie d'HERVE des SEMINOLES.
L'ami BESSERON a dessiné le rond cen­
tral et la pochette du 45 tours.
Tout ça pour dire que c'est une vrai
histoire de famille qui tourne autour
des SQ'IT'P........................
c/o J. L. Charasse Les Andrivaux
24650 Chancelade.
Bern<

IA BOUTIQUE de l’associatian MEGASTAFF
(lu COLLECTIF 24

TKI,;

+ LOCAL

53.35.46.52

infos * déinos * CB *vinyls*K7" collée tors "zines "Bock
BardCore *perfo "XltflES '"posters " T-shirts * Pop *
ttooks "Doc "reggae "Art "punk "jazz "boise "Concerts
Indés "PériGore" Bédés "LABELS"beer" etc...
Du Mardi au Samedi 10h.—12h. et 15h.—20h.

«

ONI.Y AIHIfcHKVI'S «

»

A*

25

NO FUTURE ?...

En l'espace de deux années orageuses pour
le système et la monarchie, le "NO FUTURE" des
adolescents rebelles prend une tournure ironi­
que et semble se retourner contre ses princi­
paux acteurs. Suite et fin de la tourmente...
Le 14 janvier 1978, sur la scène du Winterland Ballroom de San Francisco, après un "NO
FUN" visionnaire, les SEX PISTOLS tirent leur
révérence. Rotten en a sa claque et quitte le
groupe pour aller former PUBLIC IMAGE LIMITED
(PIL). Steve Jones et Paul Cook, quant à eux,
prennent la direction de Rio pour y retrouver
Ronnie Biggs ( truand en goguette, instigateur
du fameux casse du train postal en Angleterre),
et y enregistrent le simple "NO ONE IS INNO­
CENT", avant de tout plaquer pour fonder THE
PROFESSIONNALS.

Sid Vicious de son côté, retrouve sa bien
aimée Nancy à Londres, après s'être fait hospi­
talisé à New York pour un petit coma. Il joue
à 1'Electric Ballroom de la capitale anglaise
en août 78, avec Glen Matlock, Rat Scabies et
Steve New (guitariste des RICH KIDS, le groupe
de Matlock). Puis s'en retourne aux States
pour fouler les scènes new-yotkaiseslduLCBGB'S
et du Max Kansas City, en bonne compagnie:
Johnny Thunders, Jerry Nolan, Mick Jones, et de
nouveau Glen Matlock (pas rancunier). Il trou­
vera même le temps de se battre avec le frère
de Patti Smith et de se prendre la tête avec
Stiv Bators, avant de passer l'éponge et de
trainer avec lui dans New York quelques temps.

Malgré le split des PISTOLS, et l'attitude
de la presse qui semble tourner le dos aux punks,
les petits frères continuent leur chemin et gar­
dent le moral. GENERATION X sort son premier Lf,
intitulé sobrement "Génération X", et les BUZZCOCKS suivent avec "Another Music in a Different
Kitchen". Les DAMNED, quant à eux, pondent "Mu­
sic for Pleasure", avant de se séparer de leur
guitariste Brian James, tournent en Angleterre,
s'amusent à déverser du crottin de cheval sur
leurs groupes de premières parties, ou de les
fusiller à coup de boules puantes, et annoncent
sans cesse qu'ils se séparent pour remplir leurs
salles de concerts. Bref, les DAMNED restent les
DAMNED !

En fait, en ce début d'année 78, à part les
PISTOLS, personne ne semble être touché de dé­
pression ou d'un ras-le-bol démotivant. Les
CLASH vont enregistrer leur second LP, "Give'em
eough rope", qualifié de disque heavy-metal par
la presse spécialisée, et SIOUXSIE et ses BANSHEES finissent par céder à la tentation d'un
contrat discographique et acceptent les offres
de Polydor pour une série d'albums dont le pre­
mier s'intitule "The Scream". Quant à nos bons
RAMONES , fidèles à leur image de faux frères
crétins, ils continuent à nous séduire avec leur
rock à deux accords et nous envoient de leur
quartier du Queens, le très intéressant "
Rocket to Russia" (rien que le titre en est char­
mant de romantisme et de sensibilité !).

Tout va donc très bien, finalement, pour les
punks. Trop bien même, car l'idée rebelle des dé­
buts commence à s'évaporer, à être empaquetée,et
les as en marketing des majors s'en donnent à
coeur joie. "Offrez vous un mode de vie punk,vous
avez tout sous la main: singles pop habillés punk
grâce à leurs pochettes, albums, etc." Certains
commencent même à pointer le bout de leur nez
après la tempête, et se font récupérer malgré
eux par certains mouvements qui n'ont rien à voir
avec le rock'n roll. Je veux parler principale­
ment de SHAM 69 et UK-SUBS qui deviennent du
jour au lendemain, les groupes fétiches de ces
cons de skinheads, à qui on pourrait offrir n'
importe quoi d'autre sans qu'ils fassent la dif­
férence. Mais le but de cet article n'est pas là.

Malgré le fait que les groupes principaux de
la première heure n'aient pas décroché, on peut
donc prédire que 78 est l'année "symbolique" du
No FUTURE. En effet, en partant du principe que
le punk commence à être acheté, récupéré par le
marché du disque (et plus tard par celui de la
mode), on peut alors conclure qu'il n'a pas d'
avenir. Mais,n'était-ce pas l'idée de départ que
de ne pas durer? Vivre vite, Mourir jeune.
Mourir jeune! C'est malheureusement ce qui va
arriver à certains, usés par le business, ou deve­
nus totalement dépendants d'un mode de vie trop
"rock'n roll". Après que la police de New-York ait
retrouvé sa petite amie, poignardée dans un hôtel,
en octobre 78, Sid Vicious décède d'une overdose
aux allures de suicide. Il ne nous laisse finale­
ment que peu de souvenirs matériels: sa participa­
tion aux SEX PISTOLS pendant un an, et quelques
singles tirés de la B.O. de "Swindle". R.I.P.

After-Punk, cold-wave ou pop, les nouveaux
héros et leur mouvement ont, eux aussi, droit à
leurs étiquettes. Les précurseurs de la "vague
froide" viennent de Manchester. Formés après un
concert des SEX PISTOLS au "Lesser Free Trade Hall"
de leur ville natale, ils se nomment tout d'abord
WARSAW, et enregistrent sous ce nom, quelques ti­
tres, devenus célèbres depuis grâce à certains
pirateurs. Lorsqu'ils apprennent que "WARSAW" est
aussi le nom d'un group pop de Londres, ils déci-

2.2

dent de se rebaptiser, afin d'éviter plus tard
certains ennuis juridiques, bien connus du monde
du rock. Ils donnent ainsi naissance à "JOY DIVI­
SION", une appellation provenant des trstement
célébrés groupes de femmes juives qui servaient
de prostituées dans les camps de concentration
nazis.
WARSAW était, en fait, un groupe punk. Leur
style leur avait permis de jouer plusieurs fois en
première partie des BUZZCOCKS sur Manchester.
Avec JOY DIVISION, ils vont légèrement changer leur
fusil d'épaule et sont alors qualifiés de groupe
"cold". Leur musique est en effet moins agressive
que le punk-rock, c'est un héritage des mélodies

speedées façon BUZZCOCKS et d'harmonies pop et pla­
nantes sixties, en quelques sorte. Ian Curtis, leur
charismatique chanteur, n'est pas le reflet même de
la joie de vivre, mais c'est grâce à lui que cette
"division" va devenir célèbre. Sa façon de chanter,
loin d'être une représentation idéale d'enthousias­
me, va donner tout son sens au mouvement "froid".
Habile mélange de nervosité dépressive et de mélan­
colie adolescente, proche de l'attitude d'un schysophrène en prise avec ses démons intérieurs.
Après Iggy Pop, Johnny Rotten et Sid Vicious, Ian
Curtis est le nouveau félé du rock. C'est d'ailleurs
sur scène que ce terme prend tout son sens. Tel un
possédé, il avance vers son micro sur la pointe des
pieds, puis recule et revient chanter, en se déhan­
chant et en faisant tourner ses bras dans n'importe
quel sens. Impressionnant!
De cette vague froide sortent d'autres bons élé­
ments, dont ce petit groupe british qui deviendra
cinq ans plus tard le symbole des lycéens français:
THE CURE. Leadé par Robert Smith, leur "cold wave"
ne transparaît que début 80, avec les albums "Faith"
et "Pornograpy". Jusque fin 70, ils pratiquent plu­
tôt un rock que l'on peut qualifier d'After-Punk.
Le premier LP est d'ailleurs très intéressant à ce
niveau, peut-être moins "pop" que "Boys don't cry",
plus brut, proche des JAMS ou des BUZZCOCKS.
BUZZCOCKS qui sortent d'ailleurs leur second LP,dans
la tourmente froide, "Love Bites", lui aussi moins
agressif que le premier, et pour cause.
Enfin, comment terminer cet article sans vous
parler des "vampires"? Après le punk, la scène rock
british (et U.S à plus petite échelle), a donc été
un peu modifiée. Par ce que l'on appelle cold-wave,
mais aussi par l'apparition du rock "gothique".Pour
définir ce style, il m'est plus facile de le décrire
comme un mélange de rock pop mélodique auquel on
ajoute la folie punk, la déjante artistique "gothique"
(look Dracula, décors d'église, paroles peu catholi­
ques). De cette vague sortent deux grands noms:BAUHAUS
et leur chanteur félé Peter Murphy, sorte d'iggy Pop,
avec le côté pop en moins et le côté STOOGES en plus,
et CHRISTIAN DEATH, mené tout d'abord par Rozz Williams
, qui cédera ensuite sa place au guitariste du groupe,
Valor. Bien sûr, comme pour le punk, la scène gothique
va se développer très rapidement, grâce aux peu de
moyens financiers qu'elle demande pour former son grou-

dent de se rebaptiser, afin d'éviter plus tard
certains ennuis juridiques, bien connus du monde
du rock. Ils donnent ainsi naissance à "JOY DIVI­
SION", une appellation provenant des trstement
célébrés groupes de femmes juives qui servaient
de prostituées dans les camps de concentration
nazis.
WARSAW était, en fait, un groupe punk. Leur
style leur avait permis de jouer plusieurs fois en
première partie des BUZZCOCKS sur Manchester.
Avec JOY DIVISION, ils vont légèrement changer leur
fusil d'épaule et sont alors qualifiés de groupe
"cold". Leur musique est en effet moins agressive
que le punk-rock, c'est un héritage des mélodies

speedées façon BUZZCOCKS et d'harmonies pop et pla­
nantes sixties, en quelques sorte. Ian Curtis, leur
charismatique chanteur, n'est pas le reflet même de
la joie de vivre, mais c'est grâce à lui que cette
"division" va devenir célèbre. Sa façon de chanter,
loin d'être une représentation idéale d'enthousias­
me, va donner tout son sens au mouvement "froid".
Habile mélange de nervosité dépressive et de mélan­
colie adolescente, proche de l'attitude d'un schysophrène en prise avec ses démons intérieurs.
Après Iggy Pop, Johnny Rotten et Sid Vicious, Ian
Curtis est le nouveau félé du rock. C'est d'ailleurs
sur scène que ce terme prend tout son sens. Tel un
possédé, il avance vers son micro sur la pointe des
pieds, puis recule et revient chanter, en se déhan­
chant et en faisant tourner ses bras dans n'importe
quel sens. Impressionnant!
De cette vague froide sortent d'autres bons élé­
ments, dont ce petit groupe british qui deviendra
cinq ans plus tard le symbole des lycéens français:
THE CURE. Leadé par Robert Smith, leur "cold wave"
ne transparait que début 80, avec les albums "Faith"
et "Pornograpy". Jusque fin 70, ils pratiquent plu­
tôt un rock que l'on peut qualifier d'After-Punk.
Le premier LP est d'ailleurs très intéressant à ce
niveau, peut-être moins "pop" que "Boys don't cry",
plus brut, proche des JAMS ou des BUZZCOCKS.
BUZZCOCKS qui sortent d'ailleurs leur second LP,dans
la tourmente froide, "Love Bites", lui aussi moins
agressif que le premier, et pour cause.
Enfin, comment terminer cet article sans vous
parler des "vampires"? Après le punk, la scène rock
british (et U.S à plus petite échelle), a donc été
un peu modifiée. Par ce que l'on appelle cold-wave,
mais aussi par l'apparition du rock "gothique".Pour
définir ce style, il m'est plus facile de le décrire
comme un mélange de rock pop mélodique auquel on
ajoute la folie punk, la déjante artistique "gothique"
(look Dracula, décors d'église, paroles peu catholi­
ques). De cette vague sortent deux grands noms :BAUHAUS
et leur chanteur félé Peter Murphy, sorte d'iggy Pop,
avec le côté pop en moins et le côté STOOGES en plus,
et CHRISTIAN DEATH, mené tout d'abord par Rozz Williams
, qui cédera ensuite sa place au guitariste du groupe,
Valor. Bien sûr, comme pour le punk, la scène gothique
va se développer très rapidement, grâce aux peu de
moyens financiers qu'elle demande pour former son grou-

pe et créer son look (chemises en dentelles, chapeau
haut de forme acheté aux puces, look noir). Ces vampi­
res du rock seront d'ailleurs très vite qualifiés de
corbeaux. Les principaux acteurs de la scène gothique
ont des noms tout à fait charmants: ALIEN SEX FIEND,
SOUTHERN DEATH CULT (qui deviendra le célèbre groupe
punk-hard THE CULT), SEX GANG CHILDREN, SISTERS OF
MERCY ... En 78, tout prend forme, les groupes se bap­
tisent, répètent, essaient de se faire une place.
C'est l'année suivante que le mouvement se développe,
et si je citais plus haut BAUHAUS et CHRISTIAN DEATH
comme groupes de référence, il ne faut pas oublier
les VIRGIN PRUNES, bien sûr. Leur cas est un peu dif­
ficile à traiter tout de même, car à une certaine épo­
que,la presse les a qualifiés d'After-Punks, ou de
cold, alors que tous les amateurs s'accordent à dire
qu'il s'agit bel et bien d'un groupe gothique. Il n'y
a qu'à écouter leur premier album "A new form of
beauty" sorti deux ans plus tard, pour comprendre.

OXen
Si l'on dresse alors un bilan de ces quatre
années de déjante musicale, on constate que ceux qui
avaient fait leurs premières armes dans le punk-rock
ont quasiment tous évolué. P.I.L montre involontaire­
ment ce que va devenir le rock gothique avec des al­
bums tels que "Public Image" et "Flowers of Romance",
SIOUXSIE, après quelques albums Destroy, vire "cold"
(écouter "Kaléidoscope"), et nos amis les STRANGLERS,
sans rien demander à personne, sont rangés dans le
même panier à cause de leur look sombre et de leur
style un peu moins agressif qu'au début. Les CLASH,
eux, ne se reconnaîtront absolument pas dans tout cela
, et sortiront fin 79, l'excellent double album "Lon­
don Calling", teinté de rock, de pop et d'un peu de
reggae.

Enfin, précision importante pour certains, c'est
pendant la tourmente de 76/77 que des groupes tels
que SIMPLE MINDS ou U2 virent le jour, pour ne percer
finalement que bien plus tard.
CONCLUSION: Etes vous un Corbac? un Keupon ou au­
tre chose? Quelle importance. Voici une liste un peu
représentative des albums de l'époque à écouter.
THE CLASH: The Clash (CBS 1977) ; THE DAMNED: Damned (STIFF 1977) ............................................
THE JAM: In the City (Polydor 1977) ; RAMONES: Leave Home (SIRE 1977).............................
SEX PISTOLS: Never Mind the Bollocks Here's the SEx PISTols (Virgin 1977).............................
THE STRANGLERS: IV-Rattus Norvegicus (United Artists 1977) ............................................
P.I.L: Public Image (Virgin 1978) et Second Edition (Virgin 1979) .............................
BUZZCOCKS: Another Kind of Music in a Different Kitchen (United Artists 1978) ....
SIOUXSIE and THE BANSHEES: The Scream (Polydor 1978) ................................................
THE CURE: 3 Imaginary Boys (Fiction 1979); BAUHAUS: In the Fiat Field (4AD 1980) ...
VIRGIN PRUNES: A new form of beauty (New Rose 1981) .......................................
CHRISTIAN DEATH: Only Theater of Pain (Frontier 1982) .............................
JOY DIVISION: Closer (Factory 1980).
A la prochaine vague,
Hervé L.

- JUIN 95 -

Tout au fond, sache-le, je suis froid.
Que deviendras-tu seul, dans cette nuit-là: personne pour te protéger de toi-même. Tu
grinces encore et mords tes lèvres: quelques gouttes de sang noir que viendront lécher
des chiens aux yeux jaunes. Vous, poitrines noires, demandez le programme !

- Bon appétit.. .
- Ouais, c'est ça, à la tienne.

Si tu as du mal à te suivre, ne demande pas
à d'autres de le faire à ta place.

Visiter, capturer la beauté, le physique,
et puis les rendre laids, les avilir,
en éxécrer l'essence,
me payer un peu leur tête Enfin, me foutre de tout ça!
Tout enlacer à souhait!

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Cours pas après les
oiseaux,
c'est jamais que du
rêve qui s'envole.

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Les yeux gonflés de
sommeil
Le coeur gorgé de
soleil
Et puis...
Tes lèvres à 1'
arrière d'une
voiture
(une 4-L glaciale
peut-être dans une ruelle
abritée du soleil)
J'aimerais mordre à pleines dents
(insecte en deuil - coquillage)
Coupe éloignée de mes lèvres - amour -

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Désastre
Sabordage
Rigor Mortis
Clap De Fin.

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Neil - Juin 95 -

31

O#,

12

Les personnes suivantes sont totalement coupables de sévir dans les KITTENS : Christophe
s’abîme les doigts sur la contrebasse, Thierry s'acharne sur la batterie et Johann ne ménage
ni ses cordes vocales ni sa guitare. Nous les avons coincés au détour d'un coin de table.

MEGAZINE
Quelle
force
rock'n’rollesque vous a poussés à
reformer les Kittens ?
KITTENS : Avant tout la musique ! La
musique qu'on joue actuellement c'est à dire
du rock'n'roll. Et surtout parce qu’on est une
bonne bande de copains, qu’on s'apprécie et
qu'on aime jouer ensemble. Nous nous
sommes arrêter par obligation suite au départ
du batteur, ça nous a assommé et surpris.
Dans l'attente d'un nouveau batteur nous
avons formés les Whistle's Wind (rock U.S).
Thierry était parfait du coup nous avons
remontés les Kittens, le jeu de la
contrebasse, le rythme ternaire nous
manquant beaucoup.
Nous faisons des compos et des reprises
pour redonner vie à des groupes qui ne
tournent plus. El puis surtout pour se faire
plaisir à nous et aux gens, pour qu'ils
puissent nous situer dans la musique que
nous avons écoutés et écoutons encore.
M : On a remarqué un charmant
nouveau
batteur
(néanmoins
rythmé). En avez-vous beaucoup
auditionné avant de le choisir ?
K : Non.disons nous nous étions dit qu’on ne
remonterait pas les kittens avant d’avoir
trouver l'âme soeur. Thierry s'est présenté,
nous avons fait quelques morceaux ensemble
en cave, ça c'est bien passé alors nous
l’avons adopté ! Cela fait plus de six mois que
nous jouons ensemble.
M
: Depuis quand faites-vous
swinguer les amplis avec cette
nouvelle formation ?
K : Nous avons fait un petit truc à Bassillac
en essai enfin on en a parlé à personne.
C'était un soir où il y avait plusieurs
formations de différents coins en même
temps. On s'est testés sur 7/8 morceaux.
Sinon nous avons vraiment recommencé en
Janvier au Bar des Barris?
M.
Thierry
raconte
nous
ses
divagations groupusculiques anté
kittens...
K : J’ai joué dans les Braconniers pendant 2
ans et demi, après dans Bottle fly pendant
deux mois ; deux concerts au Bar des Fleurs
et à Nontron.
M : Es-tu aussi heureux que tu en as
l’air de jouer avec eux ? (Discrétion I
assurée,.
K: Tout à fait ! Je suis tombé sur la musique^
que j'apprécie et que j'aime jouer. Pourvu que
cela dure !
M:
Quel
plancher
ferez-vous
prochainement vibrer et à quelles
dates ?
K : Nous nous consacrons au répertoire et
au son en ce moment ainsi qu'aux compos
avec la ferme intention de réaliser une démo
sous peu

'***

qu'ils veulent, la musique c'est avant tout une

K : On ne sait pas II ne nous a pas encore
téléphoner ?l... (rire). A propos de Brian
Setzer il s'est lancé dans un big band jazzy

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*

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rockabilly et Slim Jim ? On tient ài^dire et on

I

nous arrive de sauter quelques numéros.

Nous pensons que tant qu'il y aura des
choses comme cela dans la région, c'est qu'il
y a des choses à dire et à taire.
SPÉCIAL THANKS : Nous remercions toute
les personnes qui nous aides et nous
soutiennes.

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33

Ballades en ville, un vague sourire aux lèvres, au matin, il fait encore frais,
juste assez pour mettre un peu de rose aux joues des demoiselles.
Réapparaissent alors les jupes courtes, les bras nus, tous ces petits apparats
de la séduction...
Alors, Diamanda Galàs, mon dernier crush... normal, tout à fait mon genre :
peau très blanche, chlorotique, longs cheveux noirs, immense regard de
folle... il n’en fallait pas plus pour que mon petit cœur succombe !
Et sur la pochette de “sportin’life", un grand couteau à la main !...
Au moins, serait-on sûr de ne pas s’ennuyer au matin ! Et de cesser de vivre
petit 1
Quitte à ce qu'il y ait portes claquées, bris de verre, bris de cœur !
Et cette voix !!... Sirène de police crevant le silence de la nuit ! mégaphone
hurlant amour et haine !!
Alors le cri reprend toute sa signifiance... Ghoule égorgée, sorcière de salem
au bûcher... Tout notre sang glacé, qu’enfin retombent à ses pieds nos âmes
nues... Nos âmes mortes.
Diamanda Galàs est inaprochable, probablement dangereuse, désaxe deux
ballades orthodoxes rhytm'n'blues (ou soûl, peu importe...) “Tony" et “Baby's
Insane”, hantées d'orgue Hammond, d’effets Leslie, de voix au téléphone...
Et par là même redécouvre toute une ancienne alchimie !... Un véritable
bouillon de sorcière que j'avale goulûment ! car enfin : du sang, de la sueur
et des larmes ! La vie !! Alors qu’importent certaines lourdeurs du dernier CD
avec John-Paul Jones, ex-bassiste de Led Zep, pensez-vous! ce chant, jamais
personne ne l'a osé ! sinon un Screamin’ Jay Hawkins, un Little Richard viré
foldingue !
Ce chant, c’est celui d’Aretha Franklin au désespoir, celui de l’orgasme, voire
de l’accouchement... Celui, d’une sorcière en notre lointaine enfance... La
maman, la putain, l’éternelle histoire...
Avec, en corollaire, l'amour, la haine, le désespoir, la violence, le sexe...
Toutes ces choses si belles, et après tout, demain, on verra...

Neil, Juin 95
“Corne Back Whenever You Want,
My Black Saran,
I Still Love You
Blood Kisses and Screams..."

U

- Dur à Bordeaux pour les concerts, bientôt il
ne restera plus que le Jimmy comme salle. En
effet, les flics ont fait fermé le DoRéMi pour
y avoir trouvé quelques Ecstasy pratiquement
inoffensifs et sans accoutumance. Dans ces cas
là, il faut fermer tous les bars où l'alcool
coule à flot et entraine vers des états indes­
criptibles de violences et de dégâts mais tout
bénef pour l'état.
- En plus, le théâtre Barbey dans le même Bor­
deaux ferme ses portes pour un certain temps
(voir annonce et explication dans l'encart).
CCS Concert rens: 56/94/37/25 Fax:56/94/37/25
Possibilité hébergement concert : 56/91/59/51

- Une petite bande de quartier suffit pour com­
promettre le concert des 10 ans de Some Product.
Le premier soir ils s'attaquent à 2 mecs isolés
du groupe ANDY'S CAR CRASH sur le parking de la
salle omnisport du Toulon, puis pendant la nuit
LA FERMETURE DU THEATRE BARBEY
cassent une ouverture et volent de la bouffe et
des boissons prévues pour les groupes. Le len­
ET DE LA ROCK SCHOOL
demain ils essaieront de défoncer la porte en
feraille, balanceront de la lacrimo dans la sal­ Après ,32 ans de bons et loyaux services, le THEATRE BARBEY va fermer
le et feront ainsi écourter le concert en plein ses portes en AOUT 95 pour réouvrir en SEPTEMBRE 1996. Des travaux
importants vont en faire un lieu entièrement consacré aux musiques
WELCOME TO JULIAN. En tout cas, ils ne s'atta­
amplifiées dans toutes leurs déclinaisons : diffusion, formation amateur et
quent pas aux bons mais à ceux qui se battent
professionnelle, répétition, centre d'information et de ressources,
pour eux et les respectent.
enregistrement, création... le tout dans une dimension locale, régionale,
nationale et européenne. Pourtant les activités de PARALLELES ATTITUDES
DIFFUSION (CCS Concert et la ROCK SCHOOL) ne doivent pas s'arrêter
de la grande exhibition du Collectif 24 à Plazac d'Août 95 à Septembre 96. Pour la ROCK SCHOOL une solution de repli
le 1er avril. C'est normal l'équipe féminine de est pratiquement arrêtée. Pour le CCS CONCERT, peu de piste, mais
Megastaff étaient en cuisine ( Colette, Carole, comme vous tous, nous attendons les échéances électorales municipales
pour lever l'hypothèque sur une programmation 95-96 comme d'habitude
Marie, Michelle, Marie, P'tite Marie et Bernard
éclectique et en phase avec l'actualité mondiale de la mouvance rock.

-Il y en a qui ont mangé du poisson cru le jour

l'entraineur de l'équipe). Explication: Sur 200
repas environ servis, quelqu'un (mais qui?) a
servi une partie d'une plaque de poissons devant
être enfourné sans se rendre compte qu'ils n'é­
taient pas cuits. Très grave erreur qui a fait
rigoler tout le monde grassement...

SERVANTE APRES VICE (Albi) et PARTNERS (Castres)
sont 2 groupes tarnais que l'ADDA du Tarn (suite
au festival de Blaye les Mines 94) s'emploie à
diffuser sur le plan national. Les premiers pré­
sentent un cocktail rock, funk, ska, reggae en
français (joli! le jeu de mot "service après
vente"). Les seconds s'apparentent à la pop an­
glaise avec des influences nirvaniennes.
PARTNERS: A. Rachat 23 rue Lenôtre 81100 Castres
tel: 63/59/03/08
SERVANTE APRES VICE: F.Verri
6 rue du faubourg de Sers 31490 Montgiscard tel:
61/27/99/71
ADDA - Michel Besset 63/77/32/18
fax 63/77/32/32.

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53-35. kG.ST-

35

- "Y’a de l’ABUS" est une compile CD 17 groupes
(SHAKING DOLLS, MUSH, FLESHTONES, DRIVE BLIND,D.I.T

etc. (30 F; PC) proposée par Vicious CIrcle/Abus
Dangereux et il y a encore le génial CD des D.I.T
"Good Boys" et le EP 3 titres des LINKERS parmi les
dernières sorties du label. Ils font fort et donnent
envie d’abuser de plus en plus (où est le danger?)
... ABUS DANGEREUX/VICIOUS CIRCLE BP 21 33151
Cenon Cedex.
- UNDOLOR va enfin sortir son album ( co-production
WEIRD records et ON A FAIM). Depuis le temps qu’on
connait ce groupe et qu’il mérite vraiment que l’on
parle d'eux car ils sont des garçons "biens" à con­
naître mieux. La souscription est lancée pour 80F.
le CD et 40F. la K7 (pc) chez ON A FAIM BP 166
86004 Poitiers Cedex.

- NICO à Angoulême s'occupe d'une émission de radio
Punk rock, HC sur radio Accords 96.8 Angoulême.
Mediator en est le titre et c'est le dimanche à 18h
30 (bonne idée de bosser le dimanche). Concerts,assos, zines, démos sont toujours au sommaire.
c/o Nicolas Carreau rue du Bourg 16410 Dirac.
- Les AMBASSADEURS après s'être produit à Plazac à
la grande exhib. du Collectif 24 ànt fait la 1ère
partie des RAMONES à Paris. On y trouve 2 ex-périgourdins Guillaume et Jean Marc au côté de VUILLE-

MIN qui nous a fait notre couvrante en passant.
- Des Périgourdins à Toulouse ont formé le groupe

FAY BULLY. Ce sont des potes de Megazine, Steph
(ex ARPETES) et Jean Mi (ex asso, MOCA ROCK à Ber­
gerac). A St Astier, ils ont joué avant THE SPELL
(blues-rock de Limoges) à ça Tartoon - sans com­
mentaire .

- Encore un ex-périgourdin Issygeac qui tient la
batterie dans un groupe toulousain HardCore FAKE
HYPPIE qui va se produire au festival des 5 chênes
(St Félix de Reilhac -24) le 2 septembre.
- Des procès verbaux de la gendarmerie de Rouffignac pour l'affiche de la Grande Exhibition jugée
trop choquante et pour 2 affiches posées , une sur
un magasin abandonné et une suspendue à l'envers
d'un panneau (gênante sans doute). Nous leur décer­
nons la mention "nul" surtout que leurs collègues
gendarmes dePérigueux se sont foutus de leur gueu­
le en ricanant grassement du zèle de leurs con-frères.
- Dgilly claude ne cesse de donner des galas et de

réactualiser son disque de chansons de Claude Fran­
çois même les claudettes l'on rejoint et il devrait
être à l'Olympia en 96. En attendant il a réussi à
faire déjà la première partie de Karen Cheryl à la
foire de Cournon. C'est une info ÏIM Poî.50F=lan.
Pim Poï infos/La Gazette des Gazelles 21 av. Jean
Jaurès 63400 Chamalières Tel: 73/93/55/21
- Le magazine Ici s'arrête (magazine mensuel ré­
gional culturel). Concocté par Hervé (SEMINOLES)

Virginie (INCREDIBLE JERK BAND et graphiste) et
Olivier, ils n'ont plus de rond pour continuer.
Mais ils ont d'autres projets derrière la tête.

%

- Le printemps des courges est heureuse de dire qu'

il faut s'inscrire pour les groupes (uscule) avant
le 16 sept.95 et filer votre dossier (1 biographie,
1 coordonnées des artistes + articles de presse +
1 photo blanc et noir + 1 enregistrement audio 2
titres + 1 vidéo pour les plus riches
à
Antenne Aquitaine du réseau printemps de Bourges
Eric Roux 22 Cours Barbey 33800 Bordeaux Tel:56/
94/37/25 .

L'équipe de
LA FANZINOTHEQUE c'est

- Au Festival de Blasimon (33) pas assez de monde et
gros préjudice pour l'organisation: un mort par O.D,
des volets arrachés aux maisons pour faire du feu ..
.... aïe Aïe aïe...................
- LE Fesstival Mégafolie a drainé lui aussi bien
moins de monde que ce qui avait été prévu. Pareil à
Limoges à John Lennon où les 2 jours du SUMMER MEGA­
SAUCE consacrés aux révélations rock françaises ont
fait très peu d'entrée..............
Les NOUVELLES du FLORIDA (salle multi-fonction d'

Agen) rendent hommage aux FRANTIC ROLLERS (rock'
n roll fifties du Lot et Garonne). En effet, voilà
35 ans que ce groupe existe et rentre ainsi dans
l'histoire. Le FLORIDA propose toujours des stages
autour des musiques amplifiées, concerts, studios
de répétition. Les nouvelles du FLORIDA (parution
aléatoire gratuite) donnent plein d'infos sur les
assos et autres en Lot et Garonne et partout en
France.
ADEM/FLORIDA Bd Carnot. Les NOUVEL­
LES DU FLORIDA BP 167 47005 Agen Cedex.

KeVER GET PLUGGED
SUBT IT L E □

EXPLOSIVE COOLIES
SKirPIES

neveu.
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SEVEN HATE

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SUIVE DLINS (L

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HART«S CHILI)

CAOLIC FIIOO DIET

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D.I.T.
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CUDSTAR

.



DURNINC HEADS

THE SLEEPPEnS
OREEDT OUTS :

.

DROKEN TOT

DONUS TRACES I
ANOUK / SARLINO CARS

P
Ce chien était une bête mais pas un con.
Le juge venait d'ordonner que Nestor
(Mâtin de Naples) soit sacrifié car il
était considéré comme dangereux. Après
avoir pris cette décision, le petit
juge a voulu caresser Nestor qui lui a
arraché la main d'un coup de dent.
Bien fait!

Quel départ! Marcel Rauger dit "Roro",
81 ans, décida qu'il en avait marre de
se battre contre toutes les maladies
dont il était accablé, et il prit le
parti d'en finir en se plantant un clou
en plein coeur. La classe!

Elle croyait lui faire mal en disant qu'
elle avait eu pitié de lui sur la fin de
leur idylle, et qu'elle avait réussi à
rester en bons termes avec sa meilleure
copine. Mais, quelle surprise quand elle
sut qu'elle avait toujours porté des
cornes que sa meilleure amie entretenait.

Ils se disputaient sur un sujet quelquonque et finalement, il a tellement eu les
boules qu'il s'est coupé les oreilles et
les parties génitales. Il a même refusé
qu'on le recouse.

Attention ! Il est devenu dangereux de se
brosser les dents le matin quand on est
speedé. La déchirure musculaire vous guet­
te. Ne rigolez pas, c'est arrivé prés de
chez vous.

Avez vous remarqué, les nouvelles matraques
des CRS ne sont plus en bois de rose, mais
en pommier, "ça coûte moins et c'est plus

facile à manier"- dixit les CRS eux-même.

3?

LOLA ET TOI

Deux petites fleurs se balladent
Dans une ville trop brutale.
La nuit hurle les voitures.
Deux petites fleurs se promènent
Dans cette ville , trop de haine
Pour sauver leur nature.

Deux jolies fleurs vont partir
Au soleil s'épanouir,
Retrouver leur beauté.
Deux belles fleurs vont s'ouvrir
Au jardin du plaisir,
Au bonheur parsemé.
Eh bien, maintenant, cueillez!
APACHE

On PENSE à TOI

Je me rappelle, il y a un an, quand
j’avais plus de tunes et que je croyais
plus en rien: cette femme qui me remon­
tait le moral et qui me disait: " Jean
Michel, ce n’est qu’un mauvais moment
à passer". En ce temps là, malgré ses
problèmes de fric, cette femme me fai­
sait des ardoises pour que je puisse
payer des coups à mes potes; pour leur
remonter le moral...
Je me souviens des 45 km qui me sépa­
raient de mes potes rockers Périgour­
dins que je pouvais retrouver chez
"DAME PAULE" (LE PLUS GRAND NOM DU
ROCK PERIGOURDIN). Et je suis persu­
adé que jamais je ne t’oublierai,
Eliane.
Jean Mi.

3S