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Médias

Fait partie de Mil neuf cent

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Une Aventure de la Guimard
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DÉCOR
Dans la guinguette de Terpsichore au coin du Pont-Neuf.

ARGUMENT
Au lever du rideau, parmi les buveurs attablés, au milieu des allées et venues des petits
clercs et des grisettes, l’on aperçoit un jeune garçon qui cherche vainement son amie.
Tout à coup elle apparaît.
Les deux amoureux ravis se rapprochent peu à peu et la scène se termine sur un baiser
cueilli sur les lèvres.
La foule s’amuse d’eux, les raille doucement; les pauvrets sont confus.
Arrivent des marchandes de frivolités, de bijoux, de bonnets, de fichus.
Les acheteurs s’empressent.
La fillette voudrait bien en avoir de ces beaux affiquets; mais en retournant ses poches, le
garçon s’aperçoit qu’il n’a pas le sou. Son amie est toute contrite, elle fait la moue et se retire un
peu dépitée.
On se moque du gars qui pleure son amie perdue. Tout à coup, entrée bruyante du sergent
recruteur et de son cortège de filles.
Il voit le garçon désolé. Avec l’aide de ses acolytes, tandis que le pauvret raconte naïve­
ment sa peine, le sergent le fait boire, le grise et lui promettant des félicités sans nombre et de
l’argent, arrive enfin à lui faire signer son engagement.
En possession de la légère bourse, le gamin n’a qu’une idée : la donner à son amie pour
reconquérir ses faveurs.
La fillette est d’abord radieuse à l’idée d’être riche ; mais en apercevant le recruteur qui
fait ripaille, elle comprend que, pour obtenir cette somme, son ami a dû s’engager.
Le garçon avoue. Tristesse des deux enfants.
Alors, la pauvre fille s’armant de courage, va redemander l’engagement au sergent et lui
rend la bourse. Le sergent enivré empoche l’argent et refuse de rendre le papier.
La foule ameutée veut faire un mauvais parti au recruteur qui dégaine. Brouhaha terrible.
Pendant cette scène apparaissent la Guimard et ses petites camarades de l’Opéra « qui
viennent incognito s’encanailler à la guinguette ».
Tout s’apaise devant cette apparition inattendue
La Guimard s’informe. On lui explique le cas et alors l’artiste, câline, féline, malicieuse,
enveloppe le sergent des plus savantes caresses. Elle semble se donner à ce bélître, puis se reprend
et enfin feignant de le trouver séduisant et beau, arrache au sergent l’engagement qu’elle déchire.

Chef des Chœurs : Mr H. CARRÉ

Le recruteur veut l’embrasser, mais déjà la Guimard s’est échappée de ses bras et se moque
de la colère du soudard qui jure de se venger et sort sous les « hou, hou » de la foule ravie du
bon tour que l’on a joué à ce vilain homme.
Les deux amoureux remercient la Guimard. Elle fait apporter du vin et ordonne aux violo­
neux de remonter sur leurs tonneaux, puis se mêle aux danses populaires.
On l’applaudit sans la connaître.
Tout à coup le sergent entre à la tête d’une troupe d’estafiers conduits par un brigadier de
police. Il fait cesser les rondes et cherche des yeux la Guimard qui, rieuse, se cache de groupe en
groupe. On s’amuse de la vaine poursuite du recruteur furibond.
Enfin il aperçoit la Guimard s’avançant crânement au devant du danger.
Le policier et Je sergent veulent mettre la main sur elle.
Le premier reçoit un coup d’éventail sur les doigts, et le sergent est gratifié d’une maî­
tresse gifle.
Arrivée du lieutenant de police et d’un ami, riche fermier-général et grand habitué de
l’Opéra.
A leur vue, Guimard et ses petites amies se dissimulent en riant ; mais l’estafier montrant
ses doigts endoloris et le recruteur se tenant la joue expliquent ce que vient d’oser cette femme
qui méconnaît la police et gifle l’autorité.
Le lieutenant est véritablement outré, il somme « l’inconnue » de s’expliquer. Alors la
Guimard raconte la vilaine action du sergent. Ce misérable a voulu séparer deuk enfants qui
s’adoraient et après avoir enivré le garçon lui a volé son argent.
Le lieutenant ne veut pas croire les affirmations d’une femme et semble ajouter foi aux
dénégations du recruteur.
A ce moment, le fermier-général s’approche, et reconnaît « la Guimard 1! ».
« Quoi ! c’est la Guimard, la grande danseuse, l’étoile de l’Opéra, la protégée du Prince
de Soubise ?? Est-ce possible ?? ».
Pour dissiper les doutes, la Guimard, très joyeusement jette au loin sa mante. Elle apparaît
décolletée, radieuse, ruisselante de pierreries au milieu de ses camarades de l’Opéra, et pour finir
de convaincre tout le monde, l’artiste danse le « dernier pas à la mode ».
Le lieutenant radieux jette à la porte les estafiers, chasse le sergent, et fait avancer
ses gens.
La Guimard remerciée par les deux amoureux, acclamée par la foule, monte dans la chaise
à porteurs, tandis que le lieutenant de police lui baise dévotement la main.





FÊTE
OFFERTE PAR

LE

GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE

FRANÇAISE

AU CONGRÈS INTERNATIONAL DES CHEMINS DE FER
AU CHATEAU DE VERSAILLES
LE Ier OCTOBRE I9OO

1er Acte de

Le Roi l’a dit
Opéra-Comique en deux actes de Gondinet et Mr Pu. Gille

»
Musique de Léo DELIBES

Le Marquis de Montcontour.

Mr L. FugÈre

Benoit.........................................

Mr Carbonne

Miton...........................................

Mr Grivot

Merlussac..................................

Mr Jacquin

Gautru........................................

Mr Gourdon

Pacôme.......................................

Mr Mesmaecker

Philomèle................................
Chimène..................................
La Marquise.........................
Javotte....................................
La Bleuette...........................
Flarambel...............................
Agathe......................................
Angélique...............................

Mlle Bean
M1Ie Daffetye
Mlle G. PlERRON
Mllc Tiphaine
Mme M. Delorn
MIle Eyreams
Mlle Marié de Lisle
Mlle VlLMA

Une Aventure de la Guimard
Ballet-Divertissement en un acte de Mr Henri Caïn

Musique de Mr A. MESSAGER
Chorégraphie de M'”' Mariquita — Décor de Mr L. Josseaüme — Costumes de Mr Ch. Bianchini

La Guimard................
M1Ie Edea Santori
Le Sergent recruteur
Le Lieutenant de Police. . . Mr Ch. Aubert
L’Amoureuse.....................

Quatre petits Rats.........

Mlles rATj André
Robin, Luparia

Quatre petits Clercs . . . .

Mlles VuiLLAUME lr=
Martinez, Lefresne
Otyllia

Deux Trompettes...........

Mlles Chambon, Mary

Deux Marchands.............

Mlles Vinder, Poupin

)

........ Mlie Chasles
L’Amoureux............................
... Mr Bartoletti
Le Patron de la Guinguette. . .

Mlle G. Dugué

Mr Price père

Huit Marchandes . Mlles Hatrel, Vuillaume 2e

May, Calvière, Leroy,
Nikitine, Eysser, Decaux
Quatre Ribaudes . Mlles Yolin, Broussier
Damongeot, Vuerchot
Quatre Grisettes. . MH=s de Cesac, Devilliers
Lucia, Pla
Le Sergent du Guet
.................. Mr Eloi

Bourgeois, Bourgeoises, Soldats, Musiciens, Porteurs.

Chef d’Orchestre : Mr A. MESSAGER
Chef des Chœurs : Mr H. CARRÉ

STERN, G».