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Médias

Fait partie de Mégazine N° 6

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*• »

BURNING HEADS
CAPTAIN BEEFHEART
GAUNT
FREE JAZZ
ULTIMATE ZÉRO

A 1*époque ou
nous avons déjà
tout fait, dit,créé...
Car nous avons eu
les cheveux longs
pendant que tout le
monde les avait bien
dégagé autour des
oreilles et nos vête­
ments ont brisés les
conventionnels costu­
mes uniformisés pour
sortir de l’anonymat
médiocre du parfait
citoyen. Notre musi­
que a jeté loin les
bases d’un nouvel
univers furieux de
rythme, de vie et de
passiono Nous avons
montré notre nonappartenance à une
foule de moutons sans
personnalité. Nous
avons imaginé et créé,
dans la peinture, le
dessin, les images,
les formes, le son
et tous les moyens
transmissibles ou
perceptibles par nos
sens, de nouvelles
visions artistiques,
culturelles, sociales
et dans tous les do­
maines. Nous avons
eu les cheveux héri­
ssés en contradiction
avec ceux qui s’é­
talent emparés de
nos idées pour les
mettre à leur compte
(en banque)o Nous
avons tout cassé
pour montrer qu’il
n’existait pas qu’
une voie où tout le
monde doit suivre
un exemple et essayer]
de l’imiter. Nous
nous sommes enrichis
de toutes les cultu­
res du monde déjà
existantes pour les
mélanger et en faire
de nouvelles. Nous
avons montré que le
vide existait et
restait à combler

CIL

CjUC

X

UH

fJUUVOiî.

ICODCIIUXI

les choses différemment. Nous
avons fait l’amour dans tous
les sens et cassé les tabous
(homosexualité, rapports sadomaso, passion subtile etc.).
Nous sommes allés au bout de
nos fantasmes. Nous nous som­
mes fait subir les sensations
les plus fortes pour éveiller
notre plaisir à de nouvelles
émotions. Nous avons tout ex­
périmenté. Nous avons pris
toutes les drogues pour aug­
menter notre expérience et la
faire partager. Nous avons
communiqué tout ce que nous
avons fait au monde entier
ainsi que tout ce que nous
pensons. Ouelques-uns nous ont
écouté, particulièrement ceux
qui avaient les oreilles dis­
ponibles et pas prises dans
un engrenage où ils ne sont
pas même des boulons, mais de
simples micro-organismes dont
la mort n’a aucune influence
sur quoi que ce soit.
On nous a alors tout pris pour
le mettre en conserve et en
faire des affaires commerciales.
L’esprit fait vendre et on a
uniformisé, alors, nos délires,
nos destructions, nos inven­
tions, notre décalage. Bien
sûr, on a pu ainsi tout recalé
et normalisé pour le remettre
dans cet engrenage si bien
huilé. A l’heure où avec tout
ce que nous avons pu apprendre
et comprendre, on pourrait
donner à tous cette compréhen­
sion des choses et les faire se
développer. Ils restent calés
entre le boulot, la télé et les'
loisirs organisés. Cela fait
trop longtemps que nous savons
parler, écrire et nous exprimer
dans tous les sens pour que
nous VIVIONS maintenant ensem­
ble. Mais comment se fait-il
que ce monde veuille notre peau
et se condamne à rester esclave
et àborner ses plaisirs pour son
petit cul personnel?
Oui! Nous avons tout inventé...
même un édite mégalo pour ce
Megazine n§6 et il y a encore
demain.. o

SOMMAIRE
1— Couvrante : Arnaud
2- Edito Mégalo:
Bern + Arnaud
3— Sommaire: Ritchy
4- Mega mode d’emploi:
Chalmy
Rollins Band: Marc
Madiot
Coin des sorcières:
Carole + Chalmy +
Arnaud
5«»Rock Périgord storys Jean Jean +
Bern
6-Boogie: Bern +
Ritchy
8- Rock du coin:Bern
9- Nameless/ToRoI.BoU:
Bern
10-Coin de la bouffe:
Bern + Ritchy
12- Stupéfiant: Bern +
Cocteau,, Ptit Luc,
Jean Philippe,Phix
13- Captain Beefhearts
Bern
18-Larzu: Bern
20- Gibson: Franck
21- Energy Freak out
Freeform: Neil
24-Burning Heads:DeanJean + Fabrice +
Pierzou
26-Rigor Mortis:Neil
29- Heliogabale: Bern
30- Rachid et les ratons/Les fils de
Crao: Bern
31- Ultimate Zéro:
Bern
32- Gaunts Bern
33- Du sang,, de la vo­
lupté,, de la mort:
Neil
35- Timides/Infraktion:
Bern
36- INFOS: Bern + Sam,
Ritchy, Chalmy,,
Arnaud, Besseron,,
Chester, Ness
41- Concerts: Chalmy,
Besseron, Ritchy
42- Dernières minutes:
Bern, Tôt’s +Ritchy
43- Live: Bern + Ritchy,
Chalmy,, Besseron
44- Last: Arnaud

MISE EN PAGE: BERN
MISE EN LIGNE:KINOU
MISE EN PLI:MEGASTAFF

ZïÇ

CONTACT
—Asso MEGASTAFF
41(bis) cours St Georges
24000 Périgueux ........

«B-S»
Rédacteurs: Bern, Neil,
Jean Jean,, Franck,Chalmy, Tel: 53.08.33.46 (Bernard)
53.54»52.46 (Colette
Carole.»..
et Huggy)
Dessinateurs: Arnaud,,
Chalmy, Ritchy, Sam, Bern
Photos: Pierzou
Collaborateurs: Colette,
Hü99y» Cathy, Slobo,
□ulien

'I

Merci à
Fabrice, Besseron, Adeline,
Orion, Jean Rem’s, Marie,
Chester, Ness,, Yannick Biot,
Pascal, Domi, Fanzinotheque,
Centre culturel de St Astier,
Doumé, Aida.Marc Madiot,Gotlib
„Marco, les gazelles. Abus
Dangereux etc., etc...

flEM/IZIML'. est un produit élaboré par l'institut ni'Ai/î JTflfT
Il est essentiellement composé à base de vin de pays et
de matières grasses d'origine animale.

Il agit sur le stress et combat la nostalgie chronique.

ATTENTION comme tout produit actif, f1E<MZINE peut
chez certaines personnes, entrainer des effets plus ou
moins gênants : dans certains cas rares, il est possible
que survienne une éruption cutanée et/ou une réaction
allergique; il faut immédiatement arrêter le traitement.
Tout abus peut entrainer des modifications du système
pileux ainsi q'une hypertrophie dentaire peu compatible
avec le baiser.
Pas d'utilisation prolongée
vétérinaire de famille.

sans

l'avis

de

votre

Ne jamais laisser à la portée des imbéciles.
Vous pouvez dépasser la date limite d'utilisation,qui
n'est pas indiquée en clair sur l'emballage.

HENRY ROLLINS... interview express (sic !)
HENRY "J'tais la gueule à tout le monde" ROLLINS n'est pas très bavard... nous
l'avons constaté pour vous:
Q: Euh Henry, ou peut-on se procurer tes bouquins en Europe ?
R J'SAIS PAS III (regard noir et saillie de biceps à l'appui)
Q: Heu. en Belgique ? ... à Paris ? ..
R: NAAAN, en Angleterre, (épaulé-jeté et 200 pompes d'une main)
Q Aaah et tu n'aurais pas les coordonnées ?
R: NAAAN III... faut regarder dans le botin (Ben tiens, j'y aurais
jamais pensé tout seul )
OK Riri, on ne t'importunera plus, retourne à tes haltères et épargne nous tes
plans jazz-hardcore chiants quand tu reviendras parce que le pire, c’est qu'on
t'aime lllll

6 UX

[or$

^Cut l(f

(suite du Megazine n§5)
Après la chute des Pretty Boys,
Mathieu le chanteur se consacrera à
ce qu’il exerçait déjà depuis pas
mal de temps, la restauration des
meubles anciens et 1'antiquité,bro­
cante, abandonnant complètement le
milieu rock. De leur côté Manu.Philipe et Didier montent un nouveau
groupe avec François (chant,guitar)
de Liiaoges: les SCUBA DRIVERS. Leur
premier concert aura lieu en octo­
bre 86 au Must (dans sa première
version bar avec concert rock le
dimanche),. C’est une première par­
tie du groupe suédois SHOUTLESSo
En 87, ils s’affirment et sortent
un 45 tours chez Spliff, "I don't
need spell" avec un concert à 1’
appui au Brabant (Bassillac) qui
se termine en baston générale.
Ils partent alors pour une série
de concerts autour de la France
et participent à la compile"Eyes
on you" de chez Closer au côté des
THUGS, Kid PHARAON, FIXED UP,
BATMEN, MISSING LINKS etc..
Mais en 88, Manu leur guitariste
"furieux" les quitte. Patrice, 1'
ancien PRETTY BOYS les rejoint
aussi sec, puis Christian, le gui­
tariste des FLYING BADGERS de Bor­
deaux se rajoute à lui. Avec cette
formation, les SCUBA DRIVERS sorti­
ront en 89 leur premier L.P, 6 ti­
tres chez Spliff "Welcome to hard
times"(distrib* New Rose).Philibert
alors roadie du groupe apparaitra
sur l’album dans un larsen de gui­
tare majestueux. En juin, pour fê­
ter ça, a lieu un fantastique con­
cert dans la salle des fêtes de
Trelissac en compagnie des THOMPSON
ROLLETS et des REAL COOL KILLERSo
Ils apparaitront aussi sur "La chair
humaine ne vaut pas cher", compile
Go Get Organized en compagnie des
Cadavres, Rats, Sheriff, Guadalcanal,
Karbala 413, Kambrones, Kidnap,

Washington D,C, Mad Monster, Thompson,
Rollets, Soucoupes Violentes, Dee
Cats, Watchmen (putain, on les a tousj
cités .... non,, tiens .. Witches
Valley...Ah! voilà..). Mais malheu­
reusement environ 6 mois après le
L.P, le groupe devait spliter.
Et pourtant,tout le monde s'inté­
ressait à eux, leurs tendances aus­
traliennes se confirmaient ainsi
que la solidité de leur rock speedé
et enluminé. Certains, les cite en­
core en influence,. Pendant ce temps
il se passait pas mal de choses chez
d’autres groupes de la région.

INTRO:
Pourquoi ce titre? Posez la
question et demandez d’expliquer
ce que ce mot veut exprimer par
rapport à la musique. Les répon­
ses vont être plus qu’évasives et
l’on pourra juste donner seule­
ment des références. C’est à ce
titre qu’il ne faudra pas trouver
dans ce qui va suivre un quelquonque article sur un sujet re­
présentant cet esprit musical.
Par contre ce feeling pourra très
bien accompagner nos phrases et
rythmer notre langage.

TIQUETTEROCK»
Perdu, parmi les étiquettes,
petits écriteaux placés sur les
objets pour en indiquer le conte­
nu, dont la musique et le rock en
particulier Se sont emparés pour
définir un styleo Le style est la
manière propre à chaque individu
ou groupe d’individus d’exprimer
sa pensée. En se penchant sur la
question, on s'aperçoit qu'il s’
agit plus d'une référence à un
style qui aurait été créé par un
groupa ou un mec ayant pondu

quelque chose de nouveau ou d’ori-'l
ginal à un moment donné. Mais là
où ça se complique, c’est que ces
références se sont mélangées de­
puis longtemps. Le besoin de points
de repères, a fait que l'on a
affublé les créations musicales
de mots désignant le style auquel
elles devraient appartenir. Le
plus dur c’est que dans le rock
il faut prendre en compte bien
sûr la musique proprement dite
mais aussi le son des instruments,,
la façon de décomposer le rythme,
la signification des textes, le
côté visuel et tout un tas d’au­
tres trucs qui sont liés et fa­
briquent une originalité et par­
fois un esprit impalpable et dif­
ficile à sonder.
De leur côté les marchands
(suceurs de fric) et les criti­
ques (suceurs de cervelles),sou­
vent associés, collent leurs
étiquettes indispensables à la
vente, au rangement et à l'ordre
des choses bien classées. Le
public de son côté suit allègre­
ment cet état des choses dans
les revues et autres médias qui
se spécialisent de plus en plus
dans un "style" et cloisonnent
leurs lecteurs ou autres clients

dans des cases précises et
imposées et tout ce qui 1'
entoure de prés ou de loin
est ainsi assimilé et enfer­
mé. Vous avez bien lu, on a
parlé d'étiquettes sans en
citer encore aucune. De tou­
te façon, elles varient au
gré du temps qui passe, mais
il nous en reste quelques
une qui définissent encore
une particularité musicale
bien propre...
FRIC-STARS:

Par contre, nous voilà
depuis un bout de temps dans
ce système des rock-stars où
celui qui n'y entrera pas ou
qui ne pourra pas y accéder
sera vite rejeté et aura un
mal fou à se faire entendre
ou ne sera même pas écouté.
Il est loin (ou a t'il vrai­
ment existé?) le temps où 1*
on cherchait à découvrir par
nous même sans subir l'influ­
ence des dieux "presse-fricmédia-pouvoir-puissance-gloi­
re”. Difficile ou simplement
impossible pour un petit
groupe de pouvoir exister à
long terme ou même de débuter.
Déjà le premier problème re­
pose sur la discrimination du
matériel musical. Le matos
coûte cher et il n'existe
aucun moyen d'y accéder sans
payer (légalement parlant).
Les endroits pour répéter,on
n'en parle pas tellement ils
posent de problèmes (faudra
quand même en causer plus
tard). On remarque comme par
hasard que ce sont pour la
plupart ceux qui ont des
moyens au départ qui sont
ceux qui ont le moins de cho­
ses intéressantes à exprimer.
SOUPE DE POIREAU:

Les poireaux, on est sûr
qu’on pourra faire de la sou­
pe avec.. Mais les ingrédients
et la façon de les employer
vont faire qu’elle sera bonne
ou pas. Pourtant ce sera tou­
jours de la soupe au poireau,
(sans aucun rapport -quoique-)
Cette réflexion n'est
pas vraiment vrai car ça dé­

pend aussi du poireau en luimême (texture, saveur, goût,
état de mûrissement, qu'a t'
il bouffé lui-même avant,
etc..). Pourtant il aura tout
de même son étiquette de poi­
reau avec son prix. Mais estce qu'on peut réellement
comparer un homme
avec un poireau si plus est,
c'est un rocker?
Bon, ils font tous par­
tie tout de même de la gran­
de famille animal-végétal
même si l'homme intelligent
ne veut pas en faire partie
(et minet râle).
FINAL:

Choisissez l'autre,,.
Celui qui par ces imperfec­
tions ne ressemblera pas au
modèle. C'est peut-être ça
qui fera son originalité, et
sa différence face à la ré­
férence connue. L'exemple en
est la preuve... encore
faudra t'il l’écouter.

^[T UPt

EAT YA MUM1 et BLOODY BEATNIX,
isemble pour un concert au üimmy à BorBordeaux se met à l’heure périgourdine;

ce temps avait lieu une soirée poiteDoRéMi avec les groupes "WEIRD RECORD"
JE, ABDOMEN,. SEVEN HATE» C’était donc 1 e
n.tiers/Périgueux... Sans suite...

MW

^>EAT YA MUM! : s’est vu obligé d'arrêter en pleine *
répétition. Les voisins piquant leur crise et ne
supportant plus le bruit (les coups de fusil n'
pa^ loin

SneSdém£ ^titres. Ils font aussi pas mal

J

de reprises (voir Africa de Toto) et environj^rfgg^JÇJg^
3 concerts dans l’année..
attend impatiemment leur CD JW
W
SOUAWK IT UP1: On^aL:T;.^4.r4 «««y-même avec

1
A

^UNDERGROUND 3AMMERS:Le groupe de la vallée
^de l’isle a splité.Ludo (batteur) et Xer
(bassiste) continuent avec les BLOODY BEAT
NIX. Patou, le guitariste,chanteur joue
£hHqREË$ avec 2 autres acolytes (Bourn’s et Seb) et
leur nouveau groupe sortira bientôt de sa
BTCKro

a joué au DoRéMi à Bordeaux
on parle d’eux plus longuechain numéro. Leur Hard Core
re na n t. F
» wn m

A

Cette BOUFFE....o Dés la naissance, elle nous prend la tête
et la vie, et ça continuera jusqu’à la mort. Braillez les bébés!
Enfournez gouluement tétons ou tétines!
Et après! C’est la première
raison de vivre,, celle qui nous fait fonctionner, qui fait marcher
la machine. Bouffe et Sexe font tourner la race humaine. Ils sont
souvent liés d’ailleurs.......

Dés le matin au réveil, à peine
sauté du lit et il se rut dans la cui­
sinée Le café au lait l'attend... Il
pourra plonger sa tartine de pain
beurré dans ce mélange liquide allant
du marron clair au brunâtre. La graisse
du beurre formera des yeux jaunâtres ou
de grasses auréoles nageant à la surfa­
ce® Il portera alors cette mouillette
dégoulinante jusqu'à la bouche et en­
gouffrera cette matière à la fois spon­
gieuse et glissante à grands coups de
"schlurp" et autres sons discrets et
subtils® Il mettra un coup de zique
pour accompagner le rituel. De chaque
côté des lèvres couleront des flots
qui lui feront pencher la tête juste
au-dessus du bol où les gouttes iront
se noyer. Manoeuvre délicate que d'
apprécier l'état de trempage du pain
beurré, le secouer par petits gestes
saccadés, ou même le presser pour en
extirper le trop d'imbibation. C'est
à ce moment que des filets de liquide
se propageront sur les mains. Il fau­
dra s'interrompre pour s'essuyer et
re commencer. Après plusieurs tarti­
nes, il ne restera que le café au
lait où le café est souvent mal dé­
layé dans le lait ou inversement,
auquel se rajoutent les auréoles
grasseuses et les miettes
ramollies, tombées du pain.

Bu goulûment, il ne restera
plus que de courrir aux chiottes pour parfumer l'atmos­
phère et se libérer des abus
de la veille.
Mais la journée ne fait que
commencer....
(Exemple de petit déjeuner à
la française... mais il en
existe bien d'autres.............
» «« ••

Toujours la même histoire
depuis le moyen-âge (et même
avant), le musicien, marginal,
rêveur, idéaliste se fait en­
core jeter, dés fois qu'il sa­
lirait et nuirait à la diges­
tion de ceux qui s'empiffrent
et ne donnent rien par peur
d'eux même et de leur petit ven­
tre. Ceux-là, ne vivent que pour
bouffer et dormir et avoir plus
que leur voisin. Dire que c’est
la majorité et qu'ils sont bien
protégés par la maréchaussée,
ces brâves gens.Et quand ils
jettent leurs surplus de nourri­
ture, ils protègent même leurs
poubelles,. Ils engraissent en
bouffant les autres.Il ne faut
pas les déranger, ces pauvres
gens et surtout avec du rock.

tournent, tournent et nous dé­
crochent les oreilles.CAPTAIN'
BEEFHEART and his MAGIC BAND
devient le groupe que nous écoutons le plus (et surtout moi.n'
étant pas fondu de free jazz).
A l'époque nous faisions de pe­
tits groupes rock où je chantai:
et je m'aperçus que l’influence

Ma voix devenait la même, éruc­
tation guturale hyper grave, cas­
sée et égosillée, déformation
atonale et gerbante de mots glai­
reux. La voix du Captain me han­
tait au point de martiriser la
mienne mais avec volupté et amour
.. Ce me vis presque dégobiller
dans le rrrjLcro dans des concerts

du Captain devenait
•O,

improvisés délirants où le public
n’avait qu’à bien se tenir pour ne
pas être empli de gerbe (ils au­
raient pu s'en resservir, vu qu*
elle devait être faite de substan­
ces hallucinogènes et d'alcool).
La voix du Captain, parlons en:
Hanl< Cicalo, l’ingénieur du son
(Safe as milk), raconte que pour
une des chansons sa seule voix a
détruit un micro Telefunken de
1200 dollars (de l’époque) et n'a
pu être enregistrée à certains en­
droits.
Mais d’où sortait le personnage?!
Don Van Vliet, puisque c'est
son nom usuel est né à Glendale
en Californie en 1941. Déjà tout
petit, il se met à vouloir sculp­
ter comme il dit "Tous les oiseaux
du ciel, tous les poissons de la
mer, tous les animaux de la terre".
Il faut donc remonter à son enfan­
ce pour cerner cet anti-conformis­
te primaire spontané."De pense que
chacun est parfait lorsqu'il n'est
qu’un bébé.o.et je n'ai jamais
grandi”.Il passe sa jeunesse ain­
si, des heures et des heures à
créer des sculptures, ses parents
lui glissant ses repas sous la
porte de sa chambre. Il faut dire
que Don possède un 0.1 exception­
nel, très en dessus de la moyenne,

il fut même placé dans une école
de surdoué (Génie?). Il obtient
une bourse à 13 ans pour apprendre
la sculpture en Europe mais ses
parents refusent de le voir partir.
"Mes parents me dirent que tous les
artistes étaient des homosexuels.
Ils m'emmenèrent au coeur du désert,
d’abord à Mojave puis à Lancaster".
C'est à Lancaster qu’il rencontre
Frank Zappa qui devient son meilleur
ami d'enfance et aussi son meilleur
ennemi (haine et passion). Il s'ini­
tie au jazz (Omette Coleman, Cecil
Taylor) en conservant ses racines
blues profondes du Mississipi. Le
cri animal et les sons humains le
fascinent pour leur côté naturel
comme le blues et la musique pro­
gressive. Début des sixties, il re­
joint Zappa à Cucamonga pour former
un groupe THE SOOTS et pour un pro­
jet de film. Zappa venait d'acheter
des caméras gigantesques à un studio
ciné qui avait fait faillite et le
premier film qu'il allait tourner
devait s'appeler "Captain Beefheart
versus the Grunt People" (Capitaine
Coeur de Boeuf contre les gens grogneurs). Don se met à détester l'art
universitaire. Directeur de chaines
de magasins de chaussures, il dé­
clenche une pagaille folle en lais­
sant tout tomber juste avant le
rush de Noël.

A
"jT.

Enfin en 1964 Captain Beefheart and
his Magic Band apparait sur scène;
il a emprunté ce nom de Captain
Beefheart à une espèce de tomates
géantes cultivées en Californie.
Ils ont tous les cheveux longs jus­
qu’à la taille, des pantalons et
manteaux de cuir noir,,(le guitaris­
te à un bandeau sur l’oeil). Per­
sonne n’avait encore jamais vu ça
en 640 Leur subversion commence à
attirer les maisons de disque. Ils
enregistrent leur premier simple
la même année avec une version dé­
jantée du "Diddy Wah Diddy” de Bo
Diddley (petit succès seulement à
Los Angeles). On essaie un deuxiè­
me 45 tours mais il est jugé incom­
mercialisable. "3e comprends que
quelqu'un qui joue de la musique
libre ne soit pas aussi commercial
qu’un stand de vente de hamburgers.
Mais est-ce que c’est parce qu’on
peut manger un hamburger et le te­
nir à la main que l’on ne peut en
faire autant avec de la musique?".
Tout le monde s’essaiera à le pous­
ser à n’être qu’un simple chanteur
de blues mais.o. Enfin, après le
refus d’A et M son 4label de sor­
tir ses bandes, c’est Buddah qui
sort son premier album toujours en
64. Le Magic Band, c’est Don Van
Vliet (vocal, harmonica), Ryland

,J*

Cooder (guitar, qui fera la carriè­
re solo que l’on connait), Alex
Srroufer (guitar), Jerry Handley
(bass) et 3ohn French (drums).
En 65, une tournée les entraine en
Europe puis au festival de Monterey où ils ne joueront pas. Le
lead-guitar le quittant, il forme
un deuxième MAGIC BAND avec deux
nouveaux guitaristes Alex SaintClaire et Jeff Cotton. Ils enre­
gistrent ainsi le deuxième album
"Strictly Personnel"(chez Blue
Thumb). Mais Beefheart n’est pas
content car Krasnow le producteur
se permet de rajouter et d’altérer
des passages avec des moyens élec­
troniques. Tout le groupe le quit­
tera lors d'une tournée européenne.
Il est vrai que le Captain deman­
dait une approche vraiment particu­
lière des instruments. Il revient
alors à Lancaster où Beefheart
retrouve Zappa qui vient de créer
son label "sfraight", il promet
toute liberté au Captain et sort
ainsi "Trout Mask Replica" avec un
nouveau Magic Band composé d'amis
(aucun d’eux n'est musicien).
Mais Beefheart n’est pas content
car Zappa assure la promo au mi­
lieu des autres: GTO'S (groupies

J*.

en délire), Wild Man Fisher
(brailleur des rues) et ALICE
COOPER (théâtre rock de l'hor­
reur), Beefheart ne veut pas
faire partie de cette galerie
des inclassables, sûr que c'est
un objet entièrement à part.
"Trout Mask Replica" est enre­
gistré en une nuit (8 heures).
"Le fait est, dit-il, que je ne
puis utiliser personne qui soit
musicien". Il apprend au Magic
Band son rôle, note par note,
les possibilités de rapport de
notes disjointes, casser les
rythmes,, les nouvelles dimen­
sions que crée le hasard etc,..
Lui, il chante avec 20 voix
différentes entrecoupées de ri­
res, de paroles chuchotées et
il torture un saxophone jusqu'
au bout du son.

Une note de chirurgien parviendra
au responsable de Straight qui s'
arrache les cheveux. Il lui avait
demandé de venir pour surveiller
les arbres qui auraient pu souffri
des bruits et s'écrouler lors de
ces enregistrements...
Dérision, destruction harmonique
mais aussi pureté, naïveté par la
sauvegarde du naturel, BEEFHEART
invente et ouvre des voies à con­
tre courant de la culture hippie.
"Je ne veux pas vendre ma musique.
Oe voudrais la donner, car à 1*
endroit où je la prends, il n'y a
pas à la payer". Il enregistrera
encore pour Straight "Lick my
decals off beby" où la construc­
tion de son univers musical s'af­
firme encore. Mais le Captain vit
toujours loin de tout, peignant,
sculptant, écrivant sans cesse.
Il participera en donnant sa voix
à 2 albums de Zappa "Mot Rats"(68
et "Bongo Furies"(74) et illumine
ra par sa seule présence la zique
un peu bouchée, prétentieuse de
Zappa.

L'album "Mirror Man"
-enregistrements géniaux
des débuts m'arrivera
dans les oreilles et
en import qu'au début
des années 70 et pres­
que en même temps que
"The Spotlight Kid"(71).
Le Magic Band était com­
posé alors de ces musi­
ciens fous aux noms bar­
bares: Zoot Horn Rollo
(guitar), Drumbo (guitar)
Artie Trip-Ed Marimba
(batterie), Rockette
Morton (Batterie-Basse)
.Winged Eel Fingerling
(guitar),Roy Estrada-

"The Spotlight Kid"(Reprise)
aborde un petit virage dans
la musique qui se retrouve
plus structurée, aseptisée
tout en gardant son origiLa déformation ob­
sédante, répétitive est
toujours là comme si le
blues avait donné naissan­
ce d'un côté au rock'n
roll et de l'autre à Captain Beefheart, seul dans
sa voie."Clear Spot"(Wea
72) contient encore de
belles explosions comme
"Big eyed beans from Venus"
mais l’ensemble est de plus
en plus rangé dans un rock
épais standardisé, dû aux
impératifs de la production
qui essaie de dompter le
Captain. ün retient encore
"Shiny Beast"(79-80) chez
Virgin, orné d'un dessin
?

du Captain Don Van Vliet et quel­
ques courtes résurrections tempo­
raires du personnage. Mais depuis
de nombreuses années, l’homme est
loin, retiré dans son désert des
Mojaves,. avec sa femme Jan, occu­
pé qu’il est à enregistrer sur
magnéto la "présence sourde de 1'
incorrigible nature"(sifflements
de serpents, silences mystiques).
En 88, pourtant* une compilation
(Imaginery Records) rassemble une
dizaine de groupes reprenant des
morceaux du Captain (Sonic Youth»
XTC, That Petrol Emotion etc..).
On sait qu’il existe une quantité
de livres, écrits
par Don Van Vliet mais la plupart
n’ont pas été publié.
Très peu d’éléments nous res­
tent aujourd'hui dans les mains,
de ce phénomène musical. II doit
pourtant exister des rééditions
C.D de ces enregistrements,. Un
livre que je n’ai pas encore lu
vient de paraître aux éditions
Parallèles,"Captain Beefheart"par
Guy Cosson. Il est vrai que 1'
homme est tellement surprenant
(une mine pour les défricheurs).

Hamster Jovial et ses InaesS—v

Le souvenir,, lui ne peut disparaitre. Dans les
halles de Paris avant leurs démolitions, concert
fou avec un Magic Band délirant, le batteur tapant
2 cymbales en même temips placées à l’opposé l’une
de l’autre, les guitaristes bougeant dans tous
les sens en arpentant la scène de long en large
(vers 69). En 69 au Festival d’Amougies (premier
grand festival français qui fut repoussé de Paris
en Amougies),Zappa se joint à lui et Captain diri­
ge cet orchestre dans des moments intenses faisant
gonfler,, rétrécir, serpenter ou se briser l’espace
sonore. Et ces concerts européens ne donnent qu’
une petite idée de ce que ce Magic Band était ca­
pable de faire sur scène. On voit le public améri­
cain stupéfait devant leurs rares apparitions.
Une musique qui ne cherche pas à drainer les fou­
les, qui ne cherche pas à démontrer une supériori­
té, qui s’impose d’elle même parce qu'elle est audelà des autres. Et pourtant les critiques exis­
tent, Ian Anderson(Oethro Tull) essaie de patron­
ner un Magic Band sans Beefheart en disant que le
Captain était un tyran, qui tirait toute la cou­
verture à lui, Oue Beefheart aurait été un singe
qui jouait au petit bonheur en tapotant un piano
et que Zoot Horn Rollo et Rockette Morton repéchait
les bribes qui faisaient la musique du Magic Band. .
Mais la musique de Beefheart se situera toujours
au delà de toutes critiques car elle est en dehors
de ce système et ne peut pas être atteinte par ce
biais. II fera quelques concerts en tout et pour tout.
En 72. on le verra au Bataclan pour l’émission TV Pop2,
heureux les joyeux possesseurs de l’enregistrement.
On pense qu'il aura bien fait de disparaitre de la
scène rock qui ne tolère pas les démarches sortant de
sa logique restrictive. On apprend aujourd'hui que
Franck Black, l’ancien Pixies, s’est adjoint le con­
cours d’anciens membres du Magic Band pour son dernier
album et concerts (se prendrait-il pour le Captain ?).
Au début, on parlait de mon pôte, lui, il n'a pas
attendu la fin des années 70. Il a sauté du haut de
cet immeuble et est allé s'écraser sur la chaussée...
Son mal avait réussi à l'envahir jusqu’au bout et il
ne l’a pas supporté............................................................ ............

K1

1
t le rock, ou prétendu tel, d'aujourd'hui, devrait un peu lorgner vert cette logique de
déglingue sonique, vers cet horizon de liberté retrouvée...
rock blanc des fifties découlait, ce n'est pas un mystère, du pouvoir incantatoire blue
l'évolution de celui-ci en cet hybride nommé rhythm'n'blues. Le blues s'était alors élei
ifié, frotté aux grandes formations, à la notion de "groupe". Dès Duke Ellington, en
t, le chaloupemant typique, le mot "rock" dans les titres des morceaux... Dès Gab Callo
y, Big Joe Turner... Et ce furent aussi des orgies avec le gospel : chez les Impression
Curtis Mayfield, les Soûl Stirrers de Sam Cooke...
___

Viendraient plus tard les mods anglais : leur obsession pour le blues pur, pour le son
ftotown, et chez certains, les plus snobs et novateurs, pour le jazz s voyez les rêves
big-band de Gharlie Watts, simple exemple, son obsession ne date pas d'hier...
En 62-b5, Stones et les autres (raramounts, Artwoods, T-Bones...) ne prétendaient qu'à une
seule respectabilité t celle du jazz, son imagerie, sa cohorte de déglingués, d'hommes
-chirés par la dope et l'alcool. L'inévitable romantisme noir...
Depuis, noirs et blancs semblent s'être tcuuné-:le dos, les noirs abandonnant, par une phrase
lapidaire du grand iiiles Davis, le blues aux "petits blancs".
Ayant léché ce blues, on voit où en est la musique noire aujourd'hui...
Les blancs, eux, s'emparent le plus souvent du pire du son black s et ce sont des basses
pilonnées, des funks pachydermiques sur rythmique heavy, ce sont urban Dance oquad ou les
Hed tiot Chili reppers, en france, ff'f. nême si l'énergie vitale que dégagent ces groupes
peut, le temps d'un concert, emporter l'adhésion.
_____________________________ ______

Curieusement, les seuls à parler vraiment de Grand Bruit, de déglingue, comme attitude et
base musicale, ne me semblent qu'emprunter aux premiers bruitistes seventies t les allemands
allumés (Can, Neu...) pour la répétitivité, les séquences en boucles, les industriels anglosaxons (Cabaret Voltaire ou les géniaux Throbbing Gristle) pour l'alibi du "cri primai",
la "mise en "musique" d'une souffrance... Ce sont alors les sinistres Ministry, Nine Inch
Nalls i des bébés-Manson roulés dans la boue du Woodstock 94, rien de mieux.

El le free-jazz dans tout ça ? Il nous faut bien remonter à la no-wave new-yorkaise, encensée
à l'époque par ïves Adrien, critique-prophète, hélas évaporé dans la nature.
Tous ces groupes - Mars, Teenage Jésus, et SURTOUT le génial James White - ne plaisantaient
pas, incarnaient une réalité : la violencf,,la solitude urbaine, la poudre - encore et hélas.
Socialement, on n'est guère plus avancés aujourd'hui.
Il faudrait peut-être reprendra des leçons chez ces gens-là, réécouter James White atomiser
"uon't stop till you get enough" de Michael Jackson - improbable hit fin-de-race - en faire
la chose la plus violente, la plus sexuelle qui soit, cracher sa colère, sa rage de mal—vivre
dans son sax, devenu, comas l'avait enseigné Coltrane - ou Iggy avec sa voix - corollaire,
extension phallique, agressive, de son propre corps.
Et James White, lui aussi, descendait gifler le publicapathique, englué dans les opiacés
et la bière, du New-York zombie. Et étirait Jusqu'à la plus extrême tension la ballade mora—lisatrico du Godfather of Soûl James Brown, ce "King Heroin" recraché sec comme un os,
tout en souffrance et dégoût : "And yes, he would sell his guitar / For the pries of a fix" ..

Mais, voyons, apprendre le sax aujourd'hui ! Alors qu'avec quelques saraples.. . Mais où est
la violence ? Où sont le jeu, l'amour, le frôlement de la mort, le danger ?
Chez tous ce
groupes du moment qui se prétendent violents, subversifs, Je n'entends qu'un propes musica
des plus convenus.
Alors on tricote, on bidouille, on prend des posas de méchants, on se piquouze un peu de
temps en temps, ou on s'en donne l'air... Et ça devrait suffire !?
NON1 I qu'on nous ramène James White de l'enfer ! Qu'on réécoute les solos étranglés de Tom
Verlaine, les B.0. de films-cauchemars de Barry Adamson, les chuchotements de ghoule de
Lydia Lunch .
Ecoutez le silence de l'ultime solo d'Ornette Coleman, expiré dans son sax en plastique,
devant un public de jazzeux scandalisés...
Ecoutez l'immense détresse d'Albert Ayler ? une chute en couac, et quelques jours plus
tard, on retrouvait son corps dans l'East River...
Ecoutez la fureur, l'amour des musiciens noirs d'alors I "It serves you right to suffer"
psalmodiait John Lee Hooker. Bien sûr, c'est de blues qu'il s'agit, une fois de plus I
Et bien sûr, les temps ont changé, mais la colère gronde encore... et la tristesse est la
niSms •

Le free-jazz ? Mais écoutez-sn ne sarait-ce qu'une fois ; même si vous n'aimez pas, peutêtre antendrez-vous un peu de ce déchirement, gouterez-vous de ces plaies offertes. Peutêtre vous sentirez
enfin VIVRE

ça devrait être plus facile cette fois-ci. Ca paraît peut-être un
peu nigaud mais c est un truc auquel on tient énormément.
Dés le départ avant que les choses commencent, on était quasi
certains d’avoir un vinyl...
F : Le fait que ce soit produit par Jack Endino
vous ouvre t-il des voies pour les ou la
distribution?
P : Non, je ne pense pas, lui fait un travail de producteur et

ça s’arrête là.
F : ça peu intéressé un label américain peut-être?
P : Ca m’étonnerait qu'n label américain soit intéressé par un

groupe français car il y a tellement de bons groupes aux EtatsUnis qu’ils onl déjà beaucoup à faire chez eux. El puis, si un
label est intéressé ce sera par rapport à la musique du groupe
et non parccqu’il est produit par Jack Endino ou Tartanpion...
La suite a été employé également en radio sur les
ondes de radio 103 à Périgueux (102.3 Mhz) par
le biais de l'émission Houla-Hoop!

J.J : Jean-B, tu joues avec le groupe depuis
combien de temps ?
Jean-B : Un peu plus de 6 mois. Je jouais déjà avec Pierre

dans D.D.T, on continue d’ailleurs mais ce n'est pas évident
car les Burning nous prennent le gros du temps. Sinon, ça fait
6 ans que je joue de la basse.
J.J : Quelle sensation as-tu ressenti lorsque les
Burning t'ont proposé de jouer avec eux!
T : Il a fait dans son froc (rires bêtes...)
J..B : Ouais, j’ai fait dans mon froc (rc-rircs bêtes...), Non,

ça ma vraiment fait plaisir. C’était un peu un rêve... Je
l’attendais mais je l’attendais pas non plus.
T : Belle phrase!
J.J : Tu as fait combien de concerts avec les
Burning?
J.B : Une vingtaine, une trentaine peut-être...
J.J : Quels changements par rapport à D.D.T.?
J.B : Beaucoup plus de concerts, beaucoup plus de répètes.

On répète à peu près tous les jours quand c’est des périodes
fastes, si peut dire. Oui beaucoup plus de concerts, ça permet
de bouger, ça change vraiment...
J.J : Et toi Thomas, tes impressions sur le
changement de line-up?
T : Disons qu’avant à ma droite il y avait Jahl qui était bon

bassiste, solide bien charpenté, un peu statique, donc il n’y
avait pas beaucoup d’animation.
Maintenant, J.B saute partout tout en envoyant la purée donc,
c’est bien. Le côté prisé de Jahl était bien mais quand Pierre et
Phil de l’autre côté laissaient un petit peu parler les chevaux
et sautaient partout, Jahl était toujours statique.
On a donc gagné un peu plus avec J.B : feeling, patate,
fougue... Du sang neuf.
J.J : Thomas avant de jouer avec les Burning tu
as joué dans d’autres groupes. Peux-tu nous en
parler un peu?
T : J’ai joué dans Komintern Sect du début jusqu’à la fin. On

a fait quelques albums, quelques compris, pas beaucoup de
concerts et on s’est bien amusé au début et un petit peu moins

à la fin, c’est pour ça qu’on a arrêté.
Après, il y a eu une petite période où j’ai fait un groupe avec
d’autres gens juste pour rigoler. Et ensuite, avec l’ancien
bassiste des Privés qui était au chômage (Jahl), le guitariste
des Bumblc Becs (Phil) et avec un autre chanteur, on a décidé
de faire les Burning Hcads. Puis au bout d'un an, ce chanteur
est parti, on a trouvé Pire pour le remplacer et depuis, c’est
les Burning et il y a juste J.B, il y a 6 mois qui a rejoint le
groupe.
J.J : En créant les Burning, vous êtes-vous fixé
une ou des lignes de conduites?
T : Pas vraiment. On s’est dit, essayons de faire un truc qui

va changer un petit peu, il y avait un espèce de courant rock à
Orléans, et donc de remettre la patate du punk avec un peut
peu plus, de son et un petit peu plus d’expérience.
Il n’y avait pas d’autres objectifs. Il faut que ça continue à
évoluer doucement comme ça l’a fait depuis le début, et les
choses ont progressé petit à petit... On a eu la chance de faire
une grande tournée avec les Thompson Rollets et ç a été un
peu le départ. On a commencé à avoir des cadences un peu
plus suivies et intenses après cette tournée. Ca fait maintenant
2 ans.
P : C’est à cette période qu’on s’est dit soit on fait 2 concerts
par mois, soit un par week-end et là, en fait, on s’est retrouvé
à faire des concerts tous les jours et on s’est dit tient, c’est le
moment où on pourrait bosser un peu moins et faire ce
groupe un peu plus, ça a été un peu le tournant. Il y avait un
choix à faire.
J.J : Toi Jacques qui fait le son, tu as connu les
Burning depuis quand?

Jacques : Essentiellement depuis celle tournée avec
Thompson où moi aussi j’ai arrêté de bosser. Je leur avais fait
le son à Blois la première fois cl j’avais trouvé ça plutôt
sympa. El après par hasard avec un autre pote Blésois (Bouli)
on s’est retrouvé avec les Burning et depuis j’y suis resté.
J.J : Avant, tu avais fait de la sono?
J : J’avais joué dans des groupes (dont les redoutables

Imbibés N.D.L.R.) et je me suis branché sur le livc car le
bassiste du groupe est parti bosser en studio (Fred qui était
présent en avril 94 sur le stage “Pas de quartier” à Périgueux),
et je me suis dit qu’il y avait une autre manière de faire du
son, je me suis intéressé, j’ai appris sur le tas.
On fait ce qu’on peut de toute façon...
J.J : Quelle impression as-tu ressenti lorsque tu
as dû bosser la 1ère fois sur une grosse table de
mixage?
J : C’est énorme, ça impressionne un peu. Ben, de toute

façôri faut faire, alors tu fais quoi...

BURNING HEADSs "Dive" deuxième
album CD est sorti chez Plav It
Aqain Sam (France). Sack Endino
(Seattle) en est le producteur
(papa de Nirvana» Mudhoney etc),
"un ton au-dessus de la majori­
té des combos californiens pour­
tant passés maîtres dans cette
discipline.......... à la hauteur d’
un NoFx..." dixit Patrick Tad
Foulhoux dans Rock Sound n819»

R IGOR MORTIS
Posologies en permanente augmentation, cherchant, sans résultant probant, une drogue qui
ne lui fasse pas de mal, il continue de pérorer dans l’obscurité.
A les côtés, au sol, le"8ubstance Mort” de thilip K.Dick, la Bible, Cormac Mac Carthy,
gisent entr’ouverts.
Jouant à mélanger bop pills, uppers et downera, il n’attend plus pour sortir de sa réclu-sion volontaire que la libération du nouveau CrampB (prévu pour Octobre, chez Création).
Diable ! encore un mois à tenir ! avant qu’enfin la lumière du jour ne redevienne supporta-ble. Hochant tristement la tête, des-larmes de mauvaise folie séchées aux coins des pau-pières, il invoque sans répit certain prénom, habité, hébété...
Ce "Vlad" psalmodié n’est pas celui de Vladimir Vissotsky, l’Iggy Pop russe, mort-'dans une
explosion de tous ses nerfs vrillés par la vodka.
Plutôt celui de ce seigneur roumain ressuscité d’entre les morts par Coppola : les images,
d’or et de pourpre, du plus terrible noir, du blanc le plus virginal, sont encore dans sa
tête tandis qu’il marmonne, fît là, défintivement, sexe et sang se mêlent en un seul goût

Hans Bellmer : La cruauté du rut. Dessin reproduit avec l'autorisation de la galerie A. F. Petit (Paris).

Xavier de Maistre ; "Il est beau, sans doute, d’être ainsi dans une relation fami 1 j.ère
avec la nuit, le ciel et les météores, et de savoir tirer parti de leur influence.
Ah ! les relations qu’on est forcé d’avoir avec les hommes sont bien plus dangereuses !"
(in "Expédition nocturne autour de ma chambre", éditeur Le Castor Astral) .

•••affronter les mots, se les coltiner, tous, et de? plus terribles, afin d’entrevoir
ce que certains contiennent en eux de dangereux, d’explosif...

Céline : "Celui qui parle de l’avenir est un coquin. C’est l’actuel qui compte. Invoquer
sa postérité, c’est faire un discours aux asticots."

L*un des personnages les plus intéressants du rock ricain, nudi Prctrudi, n’a toujours pas
dissipé le mystère, livré la substantifique moelle de son inspiration tordue ( en anglais :
nasty, crooked, seraient plus exacts ).
Leader des Fuzztones, infatigables garagistes, ex-acteur porno, dessinateur gore inspiré
(voir toutes les pochettes des Fuzztones), éboueur passionné des poubelles sixties punk,
d’où il ramène entre ses mains souillées les artefacts les plus trash, comme boue offerte
au soleil : ce sont "I'm a living sickness" des inqualifiables Calico Wall, "Kadar eyes”
des Godz (jumeaux inconnus du Velvet), ou encore "Green Slime" ou l'incroyable "Dante'»
inferno" des Blues Magoos en pleine explosion acide...
Le jour où ce type se décidera à composer plus et mieux - les originaux des Fuzztones ne
sont bien souvent que pâles copies des grands inspirateurs sixties punk -, Lux Interior et
Ivy auront enfin trouvé un frère, et Screamin’Jay Hawkins (avec qui il enregistra d* a-i 1 lenra
un mini-LP live) un autre fils blanc .
>^Cet homme visite journellement l'enfer (comme il est un "Enfer" des bibliothèques), viole
a l'interdit et le hnn
- Tl
ml
mi. nn + T'«
liao+'lr».

| Daniel Darc, ex-chanteur de Taxi Girl, écrit désormais dans Best J à son actif des pages
! brillantes, allumées par la passion, sur Sinatra, le mC5. A venir, probablement, d'autres
| papiers sur Albert Ayler, Sun KA...
| Il y a longtemps, Daniel Darc avait lancé "le heavy-metal est la musique du futur", il y a
| bien dix ans, vérifiez.. .Hypothèse à l'époque improbable, mais prophétique : que sont les
| actuels cartonneurs/bétonneurs actuels, les Soundgarden ou Pearl Jam, sinon des groupes de
| heavy-metal ?
| Daniel Darc n'a jamais manqué d'audace, voire d'insolence... Or, regardez le rock'n'roll
factuel : une fillette morte de trouille à l'idée de déplaire, de choquer, indigne de notre
g respect •
î Le manque de courage tuera le rock'n'roll, si ce n'est déjà fait.
|Darc le répète et l'explique à plaisir, et en a le droit pour s^être jadis frotté à tout
j ce que le rock peut avoir en lui de dangereux, subversif. ..

^L'automne à notre ports... Il est bientôt temps de de goûter à nouveau à la réclusion. Des
îjours entiers devant un écran muet, écouter sans relâche les "grands emmurés", Leonard Co-hen, Johan Asherton et les autres, relire les poètes blafards. Garder la chambre...
Jusqu'à s'apercevoir, dans une trouée de lucidité, qu'on ne fait là que répéter la dernière
scène de la pièce, avant l'enfermement définitif. Que le plaisir qu'on est tire est suave.
Et de se souvenir que "morbide" vient du latin "morbidus" : ce qui est doux.
Lire donc "Morbidezza" de Philippe de la Genardière (éditions Actes Sud) : "Tu as fait un
mauvais rêve, dans un miroir. Tu vas te mettre au lit, tu vas tout oublier. C'est à cause
de Friedrich, de ses yeux fous, dans le miroir. Tu vas passer la tâte sous l'eau froide.
Puis tu te jetteras dans le sommeil. Il fera frais dans ton trou.

Il fallâir revoir "Bad lieutenant" d'Abel Ferrara, le mois dernier sur Canal + .
Pour Harvey Ketel, son ivresse naufragée, sa violence maladive.
Pour cette statue de la Vierge brisée à terre pendant le viol d'une jeune nonne par deux
garçons fous de rage rentrée, de désir mal dit.
Pour les shoots en direct, les pleurs convulsifs, les résultats du base-bail, les matins
glauques du flic véreux.
Au fur et à mesure, Harvey Ketel semble se consumer de plus en plus vite. Mieux î se pour-rir lui-même, de l'intérieur. On a rarement aussi bien filmé ce processus, cette dégrada-tion. On ne l'a jamais aussi bien dit, exceptés certains poètes de notre Moyen-Age. C'est
Abel Ferrara est un homme du Moyen-Age, catapùlté dans une époque voulue lisse, cotonÇa
-neuse .
Pas étonnant de l'avoir vu arriver titubant, soutenu pour monter les marches du festival

Entendu (puis écouté) le premier disque de Mano Solo, chanteur français visiblement marqué
*
par une certaine chanson réaliste.
"Tu la sens déjà, au creux de ton bras / La femme de ceux qui n'en ont pas."
Entre autres jolies choses dites, dans ce texte terrible, sur l'héroine, eu plus précisément
sur l"addiction" à l'héroïne.
Il y a là une nette afférence au "She's my wife, she's my life" maladivement ricané de Lou
Reed, dans "heroïn" (Velvet Underground).
Parallèle enrichi d'une identification mystique de la poudre à la Sainte Vierge : "la femme
de ceux qui n'en ont pas", disent en effet certains catholiques.
Et confirmation, si besoin était, par un artiste éclairé (et éclairant) du statut indénia­
ble de substitut maternel, puis amoureux, des drogues injectables.

Best publie, dans son numéro d'Aout, un entretien passionnant avec le Br Olievenstein (di-recteur du centre de désintox de Marmottan, auteur de quelques livres pas inintéressants
sur la question). Y sont passés a,u crible par ce très fin analyste des personnages comme
Iggy, Bowie, Jagger... Dommage que Kurt Cobain manque à l'appel, on aurait peut-être
entrevu des choses intéressantes sur le suicide, sale idée qui nous chatouille les nerfs
à intervalles réguliers dans le temps .
Deux chansons de Gainsbourg pour illustrer de façon distanciée notre propes : "Quand mon
6.35 me fait les yeux doux", et le trop méconnu "Chatterton" :
"Chatterton suicidé
Hannibal suicidé
Démosthène suicidé
Quant à moi.•.
Quant à moi,
ça ne va plus très bien"

"X": c’est la troisième démo du
groupe HELIOGABALE. Ce groupe
parisien est formé de Viviane
(le bassiste, qui écrit dans le
fanzine Hyacinth),, Philippe(guitar), Klaus (Batteur, ex-M.K.B)
et de Sasha la chanteuse dont la
photo illustre notre article (on
s'excuse auprès des 3autres).Ils
sont ensemble depuis 92 et leur
troisième démo est accueillie,,
l'on ne peut mieux dans tous les
fanzines. Groupe bruyant et tour­
menté; citons en vrac ceux qui
auront pu les imprégner ou les
toucher d’un peu plus loin:
SONIC YOUTH, SISTER IODINE,SILVERFISH, BIRTHDAY PARTY et LYDIA LUNCHo•• Musique informelle
aux guitares saturées, à la li­
gne de basse morbide* au martè­
lement hypnotique et à la voix
d’écorchée vive frôlant le sadomaso à la Poli Styrène d' X RAY
SPEX (dans "Oh! Sondage up yours
Mais ce ne sont plus là, les
piaulements punk-ados ou les
miaulements pop doux-amères mais
une voix profonde, bien mûre,
pleine de suavité langoureuse
dominée par les cordes vocales
de Sasha. Il se dégage une sen­
sibilité qu'avait déjà pu trans­
mettre certains groupes allemands

des 80's (Malaria, X-Mal Deutshland etco). Dans un autre regis­
tre on retrouve la rudesse des
SLITS* mais plus précisément la
tension d'un H0LEo Oue de com­
paraisons, pour un groupe qui
possède surtout la maitrise du
son et un côté envoûtant, mais
ils sont surtout HELIOGABALE
(empereur romain mythique, fou,
anar et démesuré). A noter que
Sasha chante aussi bien en an­
glais qu'en russe et allemand et
ils ont déjà fait une tournée en
Angleterre.
Contact: Philippe Thiphaine 54
sentier des Bleuets 91290 Aroaion.

Sous le soleil de Montpellier,
où croassent les plus belles
filles de mon pays comme partout
ailleurs, la connerie fait fu­
reur (dixit Rachid et les Ratons).
Ce groupe beur de 7 ratons ges­
ticule depuis octobre 86 et écu­
me le Sud de la France de Greno­
ble à Barcelone. Ils prêchent la
tolérance tant qu'elle n'est pas
la porte ouverte à "l'enculage
permanent”. Leur démo ”Dèche,

CD 4 titres (d'environ 5 minutes le
titre). Ces fils de Crao dont le nom
est inspiré par la bande dessinée de
Rahan font dans le Hard Core-TrashMétal. Nés dans les Vosges, ils sont
une tribu de 13 avec des ex-GORETS et

Crasse et Tradition* (2 titres)
envoie un punk rock alternatif
hargneux, haineux en français
plus le côté fêtard et la déri­
sion toujours présente. Tempo
de marteau piqueur, guitares
saignantes et paroles caustiques
sont envoyés à plein régime avec
un son compact. L'influence
orientale apparait en filigrane
derrière ce rock enragé bien
construite Trois titres du grou­
pe figurent sur la compile "Les
dieux se nourrissaient" (New
Rose)00n apprend qu'une compile
où ils vont être présent devrait
sortir avant la fin de l'année
le titre "Vive le souk (Label
I.D) en compagnie des SHERIFF,
LEGITIME DEFONCE, TABASKO,BURNIN'
HEADS, L.P.M, MESCALEROS,UNDOLOR
etc,,, soit 20 groupes, mais on
en reparlerao(tiens! il y aura
aussi les FUCKING RASKASSES..........
Rachid et les Ratons:795 av. de
Mr Teste Bât. I apt.281
34070
Montpellier Tel: 67.45.27.29
REP:67.60.85.66

amis des DOUBLE NELSON (la tribu voisine)."0n fait du mystico-core-friture
-fusion of death": ça résume bien le
mélange musical; du Trash en Français
ou anglais de l'humour préhistorique
et moyennâgeux. Ils ont fait un clip
"Le Cassoulet" qui leur sert de carte
de visite (plus original qu'une démo?)
Sur scène, ils utilisent les costumes
(guerriers, hommes et femmes de CroMagnon, La Chose etc..), cracheurs de
feu, danseuses, dans un cocktail total
d'érotisme sauvage et de rock farouche
, rythmé par le tempo lourd de l'en­
clume. Leur CD est rempli de ces chant
guerriers, d'un conte du moyen-âge dé­
lirant, d'un hymne tribal et même d’un
peu de folklore rigolo pour conclure.
Surprenant! la voix guturale en fran­
çais et les rajouts de synthé sur les
rythmes martelés et la guitare heavy.
Les titres:"Mud","Dame Isabeau","Hea­
vy Grillage","Fils de Crao" entre
Pantera et les Ludwig (on pense même
à Ange de 70 pour les allusions moyenâge). Un groupe sans doute à voir sur
scène, en tout cas, un beau CD avec
un beau livret, et une affiche magni­
fique style "HeroVc Fantasy" signée
Enok.
Contact: Doumé 6 rue Aristide Briand
88120 Vagney..
Tel: 29.24.72.49

E «Eft*

t;-

r

Ces terrassonnais (Terrasson est
situé entre Brives et Périgueux) dé­
butent sur les planches lors de la
journée Exhibition, le 26 février 94
à l’Agora de Boulazac, organisée par Loïc:"J'ai une crise de cystite en ce
moment et ça c 'est gore. 3'écoute aule collectif 24. La formation ini­
ssi de tout et en ce moment du jazz
tiale a trois ans d’existence. La
et
surtout du reggae."
formation actuelle a environ une
de tout et particulièOrion:"Pareil
année d'existence, avec un nouveau
l'indus.
et du reggae".
rement
de
guitariste Vincent, s'ajoutant aux
Loïc
et
sa
crise de cystiDur,
pour
trois autres copains Christian à la
de
jouer
à
l'Aqua Viva à
te,
avant
basse, Loïc à la batterie et Orion
mais
leur
set
après celui
Périgueux
guitariste chanteur. Jeune groupe,
CAR
CRASH
et
NAMELESS
va
d

ANDY'S
ils sortent tous du lycée cette an­
être
surprenant
de
maturité
et
de
née, il est programmé pour ce "teecohésion.
Avec
un
Hard
Core
inventif
nage day" par Some Product à l’aqua
original, ils se révèlent être un
viva et c'est là que nous les avons
jeune groupe plein d'avenir à la per­
rencontré. Ils ont déjà assuré une
sonnalité à découvrir.
dizaine de concerts et enregistré
Ils
auront joué à Villamblard
et le
2 démos, la première à Brives et la
31
oct.
à
Tulle
avec
l'asso
Swing
deuxième prés de Périgueux à Chateau
Lévèque au studio de Jean Paul Trom- Easy et son tremplin. A noter qu'ils
ont fait un concert pour le cinquan­
berto On les a vu dans un bon con­
tenaire du journal la Dordogne Libre
cert avec FAST UNITY (Paris).Ils ne
apres
une sélection de la caisse d'
jouent que leurs compositions.. Au­
allocations
familiales et qu'ils n'ont
jourd’hui ils sont tous étudiants
pas encore été payés*(env. 2000F),il
à Bordeaux et Toulouse sauf un (bey a plus de trois mois. Si c'
cause recalé au bac...)
est ceux qui ont les moyens
-Comment définissez vous votre musi­
(face aux assos bénévoles) qui
que?
font des plans comme ça, là,
Orions”Du Hard Core Progressif.”
il y a de quoi gueuler sérieux.
Christian:”A tendance Zéro."
Contact: tel: Loïc 53502052
-Qu’est ce que vous écoutez en ce
moment?
Christian:"De tout. Absolument de
tout, sans détail et j'insiste, sauf
de la Dance Music et du Glam Rock mai s
de la Technoo"
Vincent:"De tout aussi mais plutôt d
jazz et sauf la même chose que Chri
tiano"

C

face, laissant le public derrière lui.
Et ils allumeront le Solaris et leurs
reflets resteront longtemps gravés
dans les miroirs ornant le plafond du
bar et décomposant les images. Passage
qui laisse des marques, des traces;
ah! oui, je repars avec le tee-shirt
(souvenir) et la tête explosée de biè­
res (et le foie! alouette!).
Dommage, dommage que je ne fus pas
plus riche, car la quasi totalité des
U.S, GAUNT, venu de son Colombus natal productions "Crypt", le label UOS de
Tim Warren étaient en vente pour le
dans l’état d’Ohio pour investir le
concert. Tous les fantastiques grou­
Solaris à Périgueux, on s’attendait à
pes
sixties, fifties rock'n roll et
voir des mines de ricains haineux com­
punk
UoS dans les compiles "Back from
me on les voit dans les livres et les
the
grave
”, "Sin Alley" etc... et les
films. Mais nono.. malgré l’étiquette
groupes
juteux
et furieux comme les
punk qui leur est apposé, voilà 4 gen­
Gories,
New
Bomb
Turks, Raunch Hands
tils garçons qui pourraient sortir tout
etc.,
etc.,
enfin
tout le catalogue
droit de l’université si réputé de Coétait

déployé
devant
nos yeux alombuso Un chanteur ,guitariste au look
vides
et
nos
porte-monnaies
videso
de joueur de base-bail,un autre guita­
Les
2
albums
de
GAUNT,
bien
sûr :
riste à la barbichette entre Zappa et
le
mini
LP/CD,
10
tunes
"Sob
Song"
Faith no more, un bassiste à la gueule
et
le
brand-new
14
songs
LP/CD
”1
de Crumb jeune (époque étudiant) et un
batteur qui pourrait aussi bien être un can see your mom from here". Ou’on
quelquonque chômeur ou ouvrier métallo
se le dise. A noter que les
de Boulogne Billancourt. Rien à voir
CD Crypt sont distribués en
aussi bien avec les "punks” anglais 77
France par Media 7, les viqu’avec les groupes punk sixties U.SO
nyls par Groovy Eyes et dans
Mais trêve de bavardage sur les tron­
plusieurs catalogues V.P.C
ches, rentrons dans le vif du concerto
(Vicious Circle etc..).
Un démarrage comme si l'on remontait
la machine et c 'est parti, compact,hui
lé, garage punk influence. au mordant
sauvage,, renforcé d'hymnes punk pirate.
vocalises entrecroisées avec le riff
répété de la guitare. Tempo martelé,
basse appuyée - Rien à envier aux punks
rebelles alternatifs français - Voix
nasillardes (relent garage),, lorgnant
vers les Damned
pour des envolées
destro-punk-pop ou vers Green Day pour
la simplicité spontanée speedée (pour
parler de ce dont on parle). Et ça ne
s’arrête pas; laa quarantaine de petrocores commence à se tortiller, le chanteur s’en mêle et s'avance jusqu’à se
coincer

"DU

SANG,

DE LA VOLUPTÉ
et de

La MORT”

"Sleeps with angels" : "(il) dort avec les anges”... Il est d'emblée évident que
l'ombre morose de Kurt Cobain plane sur l'album ; mais aussi celles d'autres amis
perdus en route•
Car Neil Young a cet âge — difficile — où l'on commence à voir mourir autour de
soi, où cancer, ravages accumulés des drogues, de l'alcool, suicides, font tomber
les autres. Mark Jd.tze}, dans une très belle chanson de son "Love songs - live",
exprimait on ne peut mieux cette douleur ; "...and the crime of my life / Is
watching you drown...".
Lou Reed lui-même, pris d'un inhabituel accès de lucidité, a bâti sur ce thème
son meilleur disque depuis des lustres, ce "magic & Loss" d'il y a 5 ans. Le
foutu cancer vanait d'emporter deux de ses meilleurs aais,*dont le génial et
légendaire Doc Pomus ( que son partenaire en écriture/enluminures rhythm'n'blues
mort Shuman devait rejoindre quelques mois plus tard). Descendant enfin de son
piédestal, le Roi Lear sembla enfin s'inquiéter de choses humaines, laissant vC
soin aux éxégètes d'entretenir sa légende, vacillante statue...

Neil ïoung, lui, n'a par contre jamais attrapé la grosse tête au point de
recueillir ses textes et d'en faire un bouquin vite torché, sac à junkeries
et visions urbaines mille fois volées, rebattues, délavées.
rorté aux nues, cité comme influence majeure par une génération entière de
gratouilleurs feignasses aux ripes longues, Neil Young a soudain pris un coup
de jeune, vu son oeuvre entière réévaluée.
Ce fut "Ragged glory", boule de nerfs et d'électricité, puis "Harvest Moon"
et un album "Uhplugged", moissons paisibles de chansons automnales. Un repos
mérité, juste pendant à de précédents disques, "Harvest" ou "Cornes a time",
avec mêmes qualités, mêmes défauts, dont un manque de passion frustrant,
comme certains Van Morrison "faciles" de ces dernières années.
33

Aujourd’hui, il repique une saine colère. L'album commence par une comptine
tellement simple et pure qu’on jurerait l'avoir déjà entendue cent fois. Puis
un mid-tempo tirant presque sur la ballade, "Prime of life", mais déjà le ciel
s'assombrit. Derrière, une guitare écorche, résolument électrique, la paisible
rythmique. La suite du disque confirme : c'est du Neil Young épileptique, dents
serrées, sauvage et mordant comme une bête blessée.
Jusqu'aux 13 minutes de "Change your mind", magistrale leçon d'humilité :
on laisse parler la poudre, c'est à dire les guitares, quand l'émotion étrangle
trop la voix, que le verbe se fait impuissant à décrire, dérisoire...
Plus les chansons du disque passent, s'installent, plus se fait forte la
sensation d'être pris dans un maelstrom émotionnel, d'une intensité quasiinédite .
On en demeure abasourdi, médusé, mais surtout ému comme on ne l'a pas été
depuis longtemps : depuis le dernier Nick Cave pour être précis, l'autre grand
disque de 1994 (on attend quand même le nouveau REM pour faire son tiercé...).
Et ce n'ôst certes pas un hasard si ces deux disques, "Sleeps with angels"
et "Let love in" de Nick Cave, explorent les mêmes thèmes (amour, sexe, mort...)
et émanent tous deux de gens mûrs, c'est à dire ayant, largement en ce qui con-cerne Neil Young, dépassé la trentaine •
J'ai moi-même passé l'âge d'avoir l'impression, même vague, de perdre mon
temps à écouter de la musique...
Car enfin, voyez un peu l'effarante auto-indulgence de la scène rock actuelle,
du "mainstream", débris grunge aux States, ou racolages pop à n'importe quel
prix en Angleterre. Un ne se fatiguera même pas à donner des ndms ...
Tous ces foutus disques inutiles, qui au final se ressemblent tous, parce qu'ils
crèvent tous d'envie de ressembler à quelqu'un, à un "son", à une "manière"...
Neil Young, lui, n'essaie plus depuis longtemps de ressembler à qui que ce soit.
Et c'est peu dire que, comparés à son disque de feu, de sang et de larmes, la
plupart des autres disques sortis cette année fofat pitié, ou pire, agacent.

(dist. Bondage VPC).
Mimi (chant,guitar), Pilou(bass)
et Titi (guitar) au printemps 90
sont des gens très timides et dé­
cident de former un groupe à Mont
de Marsan. Un premier batteur Don
Diego est remplacé par Bach en 92
(issu du blues) et le bassiste
les quitte. Ils deviennent alors
un trio. Les reprises diverses de
KORTATU aux INMATES qu’ils jouent
au départ cèdent la place à leurs
compos. Après pas mal de scène,
le CD voit enfin le jour, début
94, enregistré à Dax et mixé au
studio "Le Manoir" à Leon(Landes)o
Ils mélangent allègrement le Punk
77 et le courant alternatif qui
s’en est suivi (SHERIFFStWAMPAS)
au Rock des 50's,60's. L’Hymne
Punk flirte avec un côté plus
psychobilly. Ce mélange est tout
de même croustillant. Les mor­
ceaux sont inégaux, mais on re­
tiendra surtout les temps forts
et la voix si particulière de 1*
imposant Mimi. Voix aigu et dou­
ce avec un petit accent trainants
elle donne un ton original au
groupe mêmeStelle peut dérouter au
début, elle résone mieux après
une écoute plus approfondie.
Energie rock’n rollienne, ryth­
mique à cent à l'heure amènent un
chant aux paroles directes et
simples. Ils font même une ver­
sion de "L’île aux enfants" où
Dorothée en prend plein la gueule.
Bon,, je pense qu'il faut avoir
vu le groupe sur scène, avec la
personnalité "énorme" du chanteur
(de poids! ) en train de remuer le
public et conquérir ses suffrages.
Le temps des rires et des chants..
Casimir n'est pas fini... Mimi et
les TIMIDES sont lào..
Contact: 14 rue des Lys 40000
Mont de Marsan tel:58.75.22.76

l<7 Démo 5titres "L'Abus n'exclut pas
1l'usage"„ enregistrée par Rémi Ponsar'
(voir O.T.H) au studio de la Loge.
Groupe parisien depuis 92, ils ont
écumé la France et même l'Italie.
Assemblage de Rock Punk 77 et de reggae/ska, ils s'expriment en français.
2 guitaristes, 1 chanteur, bassiste
et batteur; 5 personnalités avec d*
anciens; membres des DILEURS forment
ce groupe aux textes rebelles et dé­
nonciateurs de "cette société" qui
étouffe ceux qui ne veulent pas y
adhérer» Ils citent les CLASH ou les
WHO dans leurs influences parmi tant
d'autres. Leurs sets énergiques en­
voient la dose d'intensité homogène
où les reprises de STIFF LITTLE FINGERS, O.ToH, et SHAM 69 côtoient
leurs morceaux.
"Mac Dollar" est un hymne anti-Mac
Do (Amerike envahissante, allez vo­
mir chez eux !) et "Vigile" dénonce
ce boulot de traitre et la gueule de
cet emploi d'enculasse. Ces 2 mor­
ceaux sont dans un style Punk aux re­
frains répétés en guise de mélopée.
"Dommage” ralentie le tempo en un
reggae appuyé, "Assujétir les masses
, c'est tout ce qui les tracassent",
le message passe simplement. "Rien à
foutre" explose la haine et l'envie
de ne pas collaborer pour pouvoir
exister» "Danse" plus mélodique et
tube dans la forme,, le fond reste
cru et dur par ses paroles : "Danse
sur les interdits"» Le groupe fabri­
que une feuille d'infos :"Fric-Frak"
et a participé à des compilations
dont "Chaud Bises Party"(Folklore
Urbain)»
INFRAKTION: contact.. Aida - Société
Infernale 102 Bd Henri Barbusse .
93100 Montreuil tel:16(1)48.18.03.45

Z~ C
• Déménagement pour News
Papir qui se fabrique maintenant vers

»* X«X»
Orûm.
M]ï(G

Toulouse. Des infos régions par régions
+ étranger (label, zine, agenda,
boutique, radio, groupe) N° 21 (sept).
Pour les infos (avant le 15 du mois) à
Yves Roumagnac - Chemin de
Lagarrigue - 31340 Villemur - tél.. 61
09 24 44. Pour les abonnements, 1 an =
50 frs à l’association Encore Pire - 119
rue des Flandres - 75019 Paris.
Lola, qui faisait partie de
l’organisation du plateau tournant à
Villamblard est à peu près contente de
celte journée où se côtoyaient dix ers
styles. 300 entrées, du soleil. Ils
espèrent faire mieux l’année prochaine.


• Rectifions le tir. L’émission de

• Espagne + Italie Punk Hard
Core ; Où se procurer disques et

radio News Rock de la meme Lola et
Stéphane, c’est bien sur Orion RLC
87.6 MHZ mais c’est à Maurens et non
à Bergerac, c/o : Orion RLC (Lola) - Le
Petit Meynot - 24140 Maurens. Tél. 53
24 02 61.

cassettes introuvables (La Polla
Records, Korlatu, Ncgu Gorriak, etc...)
? sur le catalogue de diffusion
alternative C.E.C.L. Diffusion, c/o
:C.E.C.L. - BP 54 - 83501 LA Scyne
Sur Mer Cedex.

• Il court, il court le furet : c’est

• Carole, après avoir galéré un peu en

une chanson périgourdine (ça c’est de
l’info!) qu’a composé De La To#belle
(compositeur du coin du début du
siècle). Le furet est aussi l’animal que
Carole a adopté en plus de son iguane.
Il s’appelle Gandalf et il court, il court.

Bretagne ne sait plus si elle est bretonne
ou périgourdine, bigoudenne ou
pétrocoricnne.

• Les Trolls de Bayonne se sont
déformé^ séparés) et c’est bien dommage
“je voudrais pas crever”.
• Screamin’Jay Hawkins (“I put a
spell on you”) le chanteur Bluesy fou à
la voix aux profondeurs envoûtantes,
accompagné de son éternel crâne,
ressuscité grâce à la pub, sera sans doute
dans nos murs bientôt, quelques-uns de
ces inconditionnels s’y évertuent... à
suivre...

• Extra Jazz, est un lanzine rock

bordelais avec dans le numéro d’été
(N°24) Grotüs, Baslard, Les Thugs,
Prohibition, Janiloi Joe, Papa Biittlc,
Voodoo Musak, Today is lhe day,
Garlic Frog Dict, Watermclon Club,
Dog Faccd Hcrmans, tout en interview
mordante et des critiques lanzincs,
démos. Toute une accumulation à
décrypter avec intérêt. Le N° 25 devrait
être sorti à cet’ heure. 20 frs par la poste
à Guillaume Gouardes - BP. 150 Bordeaux Cedex.

• Ritchy a sorti son stick N°4, le titre

“Holliday”. Zine au mini-format bâtard
12 pages pleines de dessins porno, crade
avec Besseron, Morgan, Arnaud, Ness,
Mr Plus, demandez le à Megazine s’il
en reste. 5 frs ou gratuit suivant le
temps.
• Bernard a décidé d’arrêter de dire

qu’il allait arrêter de dire qu’il allait
arrêter de boire cl ainsi de suite jusqu’à
épuisement

• Sweet Silence est un groupe de

Heavy trash qui a commencé par
produire leur tee-shirt puis une démo.
Après les tee-shirts viendront sans doute
les zonblous mais pour l’instant ils
préparent un CD 5 litres et il cherchent
à tourner, c/o : Stéphane Brûlez - 2
square Grimur - 92350 Plessis
Robinson. Tél. 46 32 18 54.

•Jean Rém’s et Marie sont entrain

de transformer leur masure en palace
grand luxe, ça les change de leurs 2
minuscules pièces sous les toits.
• Ultimate Zéro, Décadence Fuel

et d’autres pas trop content du plateau
tournant à Villamblard où les maisons
de disques étaient absentes, la nourriture
très mince et le passage des groupes très
rapide avec une interminable attente
depuis le malin, et alors Lola!
Les gens de Pyrox, troupe
incendiaire de rues étaient invités à la
foire-expo de Périgueux pour des
interventions, le thème choisi cette
année étant le leu. Certains exposants
n’ont rien trouvé de mieux qu’à dire,
qu'ils les gênaient et qu’ils aillent
ailleurs car les gens s’intéressaient plus
à eux qu’à leurs stands.



Des lignes ont sauté dans
Megazine N°5. Il fallait lire dans
l’article sur Sub-Rosa (Angoulême que
les Mad Monster Party avaient sorti 2
LPs chez Black & Noir et Mick
Beethoven un 45 tours chez Closer.



n’est plus secrétaire de
Mcgastaff cl est remplacé par Cathy.
Bernard n’est plus président cl remplacé
par Colette. Julien reste trésorier et
gardien du trésor (sûr que personne s’en
approchera). Cela s’est fait en cours
d’une réunion animée à la Tartine.

• Huggy

Sexes en ferrailles dans 2
nouveaux films : Telsuo de Shinya
Tsukamolo où l’on voit la belle s’assoir
sur un sexe en érection en forme
d’énorme vrille métallique cl décorer la
tapisserie de jets d’hémoglobine (film
culte à voir) cl Vibroboy de Jan
Kounen (auteur des clips de Pauline
Ester “le monde est fou” cl El mer Food
Beat “Danicla” entre autre) où l’on voit
le super héros métalloïde crassoïdc
brandir un marteau piqueur godcmichct
énorme défonçant tous les culs
(complètement barjot).



•Les Innommables ont étrenné les
premiers la nouvelle scène de l’Aqua

Viva (Bar des Arcades). U ont joué pour
le festival ycousliquo d'inauguration 4
morceaux à 2. C’était Bernard l’ex
Looscr, Pure Noise, Francky (ex
Arpètc) ; Ludo le troisième Larron
(Zelulah) souffrant d’une rage de dent
l’ayant transformé en éléphant Man
(Tot’s les a rejoint à l’harmonica pour
“l’eau monte”).

Le
grandiose
Kadamé,
illustrissime chanteur a finalement
accepte d'honorer de sa. magnifique
présence la journée de la solidarité à
Périgueux (19/10) pour la modique
somme de 17 ()()() 1rs, n’ayant pu
obtenir les 20 (X)0 1rs qu’il exigeait au
départ de la D.D.A.S.S (dire que les
groupes américains Gaunl et A Subtic
Prague jouaient en meme temps pour
pratiquement rien, pour le lun). Nous
étudierons bientôt le cas kadamc.



• Plato, c’est un nouveau marchand de

• Arnaud (voir dessins dans Megazine)

disques LP, CD, et K7, petite boutique
sympa dont le stock s’agrandit de jour
en jour. Vous êtes sûr de recevoir ce que
vous avez commandé dans un delai
d’une semaine, alors n’hésiter pas à
demander ce que vous voulez. On y
trouve Megazine (même les anciens
numéros). Plato : 4 ave. Daumesnil 24(XX) Périgueux - Tél. 53 53 19 70

peint des motifs sur cuir et motifs flash
tatoo et Carole réalise sur commande
des colliers, bracelets indiens U.S. Si
vous passez les voir vous pourrez voir
le mini zoo et la reproduction des chutes
du Niagara en réduction. Pour les 2 tél.
53 54 59 38

Undolor + Seven

Hâte les 2

groupes poitevins, ensemble sur un
même 45 tours qui dégage fort. 25 1rs
port compris à l’asso La Pont’ach Appt 1 - 23 rue de Tout Vent - 86280
Saint Benoît - Tél. 49 88 19 78
• Les Gaziers ont pris le pouvoir et

les rennes de La Gazette des Gaziers,
tandis que les Gazelles se retrouvent
enduites de gaze. Tous les mois,
toujours gratos, envoyez 50 1rs pour 1
an (pour le port) à la Gazette des
Gazelles - 21 ave Jean Jaurès - 63400
Chamalièrcs.
•Guy Béart a déclaré qu’il ne viendrait

pas chanter l’eau vive à l’Aqua Viva
même si il y était invité. D’ailleurs tout
le monde dormait avant qu’il l’est dit.
• Larzu existe, je l’ai rencontré et il

n’a rien à voir avec Bernard, malgré ce
qu’on entend dire.
Nouveau Kitten’s groupe rockab
de Périgueux avec un nouveau batteur.
Thierry ancien Braconnier. On attend
leur retour sur les scènes.
Fred du Café de la Paix de St
Astier a abandonné le navire et a laissé
son bar. Pourtant il y a eu des concerts
fabuleux et cet été un paquet de groupes
y était programmés (Undolor, Eat Ya
Mum, Sad Clown etc...). Dommage
mais on était pas toujours au courant
des dates, on pense que le bar serait sur
le point d’être repris avec un nouveau
look et des concerts rock réguliers mais
chut...
La revue Ici est là. Revue
culturelle mensuelle régionale faites par
Hervé (Séminoles), Virginie et Olivier,
il y a 2 pages sur 24 consacrées au rock.
Dans le N° 1, il y avait un article sur le
label Uncontrolled Rds, dans le N° 2 un
article sur 3 concerts programmé par
Some Product (Kent Steedman, “Yage”,
Gaunt, A Subtle Prague). Ici : 53 07
43 44/ 53 07 25 70 chez tous les
libraires.

• Mega Sonic Boom Blast (Paris)
et Greedy Guts (Toulouse) sur le

septième 45 tours (vinyl jaune du label
Uncontrolled Rds tél. 53 53 10 92
• Les même Uncontrolled changent

d’adresse et voici la nouvelle :
Uncontrolled Rds - Bat B - appt 201 ave Louis Lescure - 24750 Boulazac
Bourg. Les prochaine productions
prévues sont : Drive Blind / Shippies,
Shaggy Hound / Near Dcath Expérience,
Groggy Holly / Universal Vagrant. (que
du beau monde).
•Art Fécule “spécial vieux” ça ne

nous rajeunit pas depuis que ce fanzine
de BD dessins de l’atelier du Père Igor
est annoncé. Enfin on va l’avoir tout
neuf dans les mains.
• Les mêmes, Marco et l’atelier
du Père Igor se sont exilés, et se

retrouvent perdus (et tranquille) aux
confins sauvages du Périgord. L’Atelier
du Père Igor : Poulvezey - 24350 Grand
Brassac - Tèl. 53 90 84 46
• Adeline arrête la Tartine (ce

n’est pas une histoire de petit déj’). De
nouveaux repreneurs pour ce resto où il
faisait bon bouffer, on ne sait pas si on
y trouvera toujours Megazine.
•Les pommes colorent les cheveux

en jaune blond platiné, la preuve, c’est
Polo, qui nous en est revenu ainsi avec
sa mèche impressionnante ainsi teintée
(qu’il cache sous sa casquette de l’armée
d’ailleurs).
• Le Prisonnier (la série TV culte)

sera le thème de l'espace fanzine du
salon international de la bande-déssinée
d’Angoulême (le 26, 27, 28, 29 janvier
95). On y décernera l’Alph-Art fanzine.
le rôdeur y sera présent (c’est le fanzine
du fan-club français du Prisonnier).
Megazine sera aussi dans le coin.

• Weird Records (label de Poitiers)
affirme que nous baignons dans une
triste époque d'abêtissement musical qui
prévoit l’uniformité des genres cl pour
autant que l’on puisse en juger sur la
création musicale de ces derniers mois,
ça ne s’améliore pas. Eux ils viennent
de sortir “The Wcaning day” l’album
CD de Seven Haie (hard corc mélodique,
Poitiers) après ceux de The Sensé (noisy
pop-rock) “No One Carcs” et des
Abdomens (hard corc, cybcrpunk,
Bordeaux) “Sur Fond de Biotope”. Weird
- 185 Faubourg du Pont Neuf - 86000
Poitiers - Tél. 49 46 84 40
• Toxic à faire : C’est le titre de la

feuille inl’o de l’asso Virus (St Aslicr, la
vallée du rock suite, feuille mensuelle
avec un édito, les concerts programmés,
des news, et des reports concerts, disque,
zincs. Virus : 53 04 25 36 (infos)
• En automne les feuilles tombent à

la pelle avec celle du collectif 24, celle
de Virus, celle Megzinfo, il y a celle de
Sonic Produel ave les programmations
(Aqua Viva, Solaris) d’un côté et l’autre
la playlisl radio (La Nuit des Loups,
Houla Hoop) cl des publicités. Rens: 53
53 89 33
Société Infernale manage
depuis peu les Rats et Infraklion, Aïda,
Société Infernale - 102 bld Henri
Barbusse - 93100 Montreuil - tel. (1) 48
18 03 45

• La

• Le studio Anianita (8 pistes et un

bon malos) proposent scs services et
compétences. 1 jour 7(X) 1rs, 3 jours
18(X) 1rs + 400 1rs par jour sup. ça vaut
le détour. Amanila, Elxeparia - 64240
Ureuray - Tél. 53 29 78 87
• Karok N°2 fanzinc avec W.A.Q,

Vandals, Garçons Bouchers, No Rcason,
Kulch, Happy Drivers, Mouches
Fuckers et des Zick Politik-news. 13 1rs
+ port (6frs70) en chèque ou timbres
neufs à Loheae Youenn - Kerdano 29630 St Jean du Doigt.
Original Disease présente sa
proposition de dégagement du territoire,
soit le T-Shirt ( 10 sacs) et leurs stickers
(5 1rs) chez Cu. 1 rue du Point du jour 70000 Vcsoul - 84 76 82 09. Le
CD/k7 “Cocktail Party” CD = 90 1rs,
k7 = 60 1rs chez On A Faim - BP 166 86004 Poitiers ccdcx et la K7 livc “Is
Damparis Burning?!” 25 1rs chez Alex
Bûcher - 35 rue de Valcntigney - 254(X)
Audincourl - 81 34 45 45



• Le satanisme ça existe aussi en

France avec le trio Métal Satanique
“Losl Cows” qui diffuse sa K7 démo
contre 20 1rs port compris à Guillaume
Gouardes - BP 150 - 33036 Bordeaux
ccdcx.
• Tôt’s après avoir donné 2 recettes

pour Megazinc, c’est perdu dans ces
locks après avoir était cherché en Inde
ou au Burkina Fasso a voulu aller en
Chine en passant par Madagascar. On
espère une recette pour le prochain
numéro si on l’attrape au vol.
• Condense présente son maxi CD 6

litres “Air” chez Pandémonium pour 50
1rs (port compris) à Philippe Petit - 8
place des Marseillaises - 13001
Marseille.
• Scènes de Rock en France, le

livre (220 photos, 150 groupes, 160
pages est disponible dans toutes les
bonnes librairies rock pour 140 1rs.
• L’expo scène de rock en France

est à Bergerac pour le Festival Overlook
à la bibliothèque municipale du 31
octobre au 19 novembre.

DERNIERES MINUTES + + + DERNIERES MINUTES +++ DERNIERES MINUTES +++ DERNIERES
- Les Gazelles ont repris le pouvoir
dans la Gazette de novembre et les
gaziers sont mis au placard, mais voi­
là, elles nous annoncent que c'est le
dernier numéro (26). Les Gazelles nous
quittent donc mais on pourra trouver
Pim Poï Mag (feuille info mensuelle)
à la place.
- ART FECULE n§4 spécial vieux est
enfin paru. Ils étaient au salon de la
bédé de Bassillac et ce numéro est très
beau - 20 F.
Atelier du Père Igor: 53.90.84.46
- LES EJECTES ont montré leur savoirfaire en matière reggae/ragga/ska à l1
Aqua Viva le 10 nov. Les 9 éjectés
auraient mérité un public plus nombreux
tout de même.
- FLIGHT CASE (Toulouse) a gagné le
tremplin rock du Festival Overlook die
Bergerac où étaient présents BLOODY
BEATNIX (St Astier),NEISSE’N ODER (Ber­
gerac), et BORDERLINE (Sarlat). SOAWK
IT UP, TREPONEM PAL, les Performances,
la compagnie OUVRE LE CHIEN et peintu­
res se sont enchaînés dans 2 super­
soirées.
- Le SALON du disque, CD et BD aura
lieu le 4 décembre au Centre des con­
grès de Périgueux de lOh à 19h.(info
53.54.11.49)
- Sur AOUI T.V, Rock Désinvolte (Live)
2 fois par mois, le samedi à 21h.
Le 19/llîFRENCH LOVERS. LE 3/12 KING
SIZE, LE 17/12 SEMINOLES .........................

LA RECETTE DU TOT'S
(Direct from Madagascar)
Au moment de boucler Tot’s arrive avec
sa recette et on la glisse aussi sec.
POULET à L’ANANAS
(pour la nana du poulet)
Découper un poulet (1 poulet pour 4 en­
viron. Badigeonner légèrement de miel
liquide, poivrer, saler. Faire revenir
avec un bouquet garni. Si le poulet, à
ce moment part en courant, revenez au
point de départ de la recette et recom­
mencez. Une fois revenu, dégraissez
avec un peu de vinaigre et d'eau.
Pendant ce temps,, ouvrir une petite
boite d’ananas (réservez le liquide de
conserve ,
rajoutez moitié rhum et bu­
vez le tout...puis continuez...).
Rincer l'ananas et disposer le en tran­
che sur votre poulet, 10 minutes avant
la fin de cuisson. Pour le temps total
de cuisson, tatez et contrôlez qu’il
soit à point. On servira avec un riz
parfumé.

Le ska n'est pas mort, il exi­
ste encore. Les SELECTER vien­
nent de faire une tournée en
France. On se souvient du fa­
meux "On my radio". Le ska,
joyeux, speedé, déluré, exis­
tait déjà dans les années 60
et des tubes comme "Al Capone"
d'EMPEROR ROSKO devenu "Gang­
sters" dans les mains des SPECIALS attaquaient les charts
anglais. Les skinheads fachos
s’en emparent par connerie et
se retrouvent ainsi en contra­
diction avec leur"religion".
Début des 80*s, BAD MANNERS,
MADNESS, SELECTER, SPECIALS
etc. font la une. Après, ils
tombent un peu dans l’oubli
populaire, mais les fidèles
sont toujours là et nombres de
groupes aujourd'hui s'en ins­
pirent. Les authentiques "Rude
Boys" sont toujours là. Un tas
de groupes mélange ces influ­
ences, surtout en France d’
ailleurs (Punk/Ska, Ragga etc.)
On ne va pas encore polémiquer
sur le grand brassage confus
des étiquettes et toc! En tout
cas, le délire ska, c’est la
bonne ambiance.