FRB243226101_Pellisson_41e_045_jpg.jpg

FRB243226101_Pellisson_41e_045_jpg.jpg

Médias

Fait partie de "Severo Torelli" Théâtre

extracted text
OPINION Det LA PRESSE

M. Coppée, qui nous a fait le grand hon-
neur d'ussister a la representation, comp-
tail dans la salle beaucoup d’amis connus
et inconnus, ils lui ont fait une chaleureuse
evalion.

Gest a Melle Méa que revient en grande
partie le succes de la soirée. Vans le role
de Severo, écrasant pour ses dix-neuf ans,
elle s'est revelée grande tragéedietine, Sa
diction harmonieuse et quasi-musicale fait
admirablement vessortir le vers, elle manie
admirablement sa voix chaude et bien tim-
brée. Bientot, sans doute, nous pourrons
applaudir Mle Mea sur une grande scene,
nous serons toujours heureux de nous rap-
peier que c’est a Versailles quelle a, pour
ainsi dire, regu te bapltéme artistique. Le
role de douna Pia était tenu par Mme Mea;
ici encore nous avons le plaisir de consta-
ter un grand succes. Il est, je crois, difficile
de remplir ce rdle avec plus de talent et de
chaleur.

M. Delétraz a*pensé a tout etn’a rien ne-
gligé; costumes et accessoires sont d'une
grande richesse et la mise en scene est des
plus suignees. = Le Liberal de seine-et-
Oise, de Versailles.

Ii y avait foule a la représentation de Se-
vero Torelli, et le public s’est vivement inte-
ressé a cette ceuvre aussi admirablement
pensée qu’eerite.

L’auteur a place le sujet a Pise, au temps
de la Renaissance italienne, -epoque on ne
peut plus favorable aux beaux decors et
aux elégants: costumes. Mise en sceéne et
eostumes étaient somptueux. ~

juvre et interpretes out eu un tres grand

le Jane Méa, une comédienne
ni bs aiden oulilligtaasiec

setiente™ |

que saj sducation dramatique a été
dirizée par une artiste maitresse de la haute
comedie, a joue le role de Severo Torelli en
artiste douée de cette perfection vibrante
gui constitue l’dme, enlevant, entrafnant
Pauditoire enthousiasmé. Me Méa, |’excel-
jent professeur et la non moins exceliente
comédienne, qui posséde l’srdente flamme
sans laquelle il n’est pas de grand art, inter-
prétait le personnage de donna Pia. Elle a
exprimé de la fagon la plus touchante les
terribles angoisses de l’épouse adultere, de
la mére torturée. Elle s’est montreée - trés
belle, et, elle aussi, a été acclamée. —
Mille Chambly a montré de la beauté, de la
grace, de la poésie sous les riches accoutre-
ments de la courtisane Portia, et s’y est
fait applaudir. — Journal de Chartres.

La place nous manque ponr donner une
analyse, fut-elle des plus bréves, de Severo
Torelli. Qu’il nous suffise d’ajouter notre
yoix au concert général et de vous écrier
que depuis longtemps il ne nous avait pas
éte donné d@’entendre poésie aussi délicate,
aussi fine, aussi exquise en méme temps que
noble, forte, émouvante et dramatique. —
Le Réveil méridional, de Toulouse.

L’Odéon joue encore la piéce que vient de

nous faire connaitre la troupe de M™ Méa.
C’est dire combien est grand le succés de
Poeuvre. La presse a été unanime a le con-
stater.
' Ce succés est pleinement mérité. C'est
Melle Jane Méa qui l’interpréte en province.
Sa physionomie étrange et jolie convient
parfaitement au personnage dont elle s‘ef-
force de rendre le cote sombre et terrible.
Le public luia rendu justice en larappelant
ala fin de chaque acte. La Souverai-
neté du Peuple, de Toulouse.

=

{mp. Peyronnet et Pichon, 21, boulevard de Sébastopol, Paris.

So SR

Beaucoup de monde vendredi soir a Severo
Torelli. La bonne renouimee du-drame de
I. Coppée avait attire tout le public lettre
de Nauey. Les artistes pr ncipaux, Mme et
Melle Mea, ont ete justement applaudis et
rappeles & chaque acte Le second aecte a
éte le plus favorablement accucilli. Jusqu’a
la derniere scene, |ceuvre est ».eine d’ener-
gie, d’une conception et d’une facture ori-
ginales. Le talent des interpretes est de-
meuré constummenta la hauteur de l’ceuvre.
Journal de la Meurthe et des Vosges.

Les représentations de Severe Torelli ont
été un veritable triomphe pour li troupe de
M. Deletraz. M™* Mea, dans les roles de
donna Pia et de'Seve'o, ont ravi le public
qui applaudissait, des larmes plein les yeux.

i est a vegretter que la direction ne se
soit pas decidee A donner tine iroisieme au-
dition de cette belle cauvre; elle ett eu
certainement une salle combie. — Journal
de Genéve.

... Aprés avoir analysé l’ceuvre de Coppée,
il nous reste quelyues mots a dire des
artistes qui Vout imterpretee. Le poete a
choisi pour remplir, en province, le persou-
nave de Severo To elli, une jeune fiile,
Melle Jane’ Mea. Cette-artiste a beaucoup de
verve; elle comprend son roije, aa coeur de
le bien dire. Nous avons eté émerveillé de
Venergie que cette jeune fille parvie t a de-
ployer.

Madame Méa a été de tous points excel-
lente dans le rdjie poignint de donna Pia.
Le terrible réeit du secoud acte, dit d'une
maniére saisissante, a enlevé |’ auditoire. —
Le Genevois.



La deuxiéme’ représentation de Severo
Torelli a été des plus brillaites. Metle Jane
Méa s’est incarnée dans le personnaye de
Severo et a tenu ce role ecrasant avec une
autorité, une chaleur et une puissance de
talent remarquables. Mme Mea a compose
avec toute l’energie, toutel ampl ur et toute

la distinction des-rables, le role tri gique de
donna Pia : apres s étre moutré si simple
et si touchante dans a scene de tendresse
idyllique avec Gian-Battista, ai debut du
second acte, elle a trouve des accents de-
chirants dans |: confession poignaite quel e
fait A son fils quelyues instants plus tard.

En présence des resultats ob enus par la
troupe de M. Deletraz, ious ne vioutos pas
que la tournée qu’elle vient d’entre»rendre
ne soit une véritable marche triomphale, —
Le Mémorial des Vosges.

Severo Torelli restera au répertoire comme
Hernani et Ruy-Blas. Il procede de l’écote
romantique; il en a les fieres audaces, les
libres allures. Le mot y résonne, frappant
fort, secouant les coeurs, élevant les ames.

Nous sommes sorti de la representation
charmé, impressionné de la plus heureuse
facon par cette ceuvre vivante, magnifique-
ment concue, parfaitement adaptee a la
scene et animée d’un grand souffle poétique.

M*"* Jane Méa, qui joue le rdle de S vero
Torelli;.a beaucoup d entrain, de flamme, de
vigueur, de temperament. — Le Progrés
libéral, de Toulouse.

Grand succés, hier soir, pour l’ceuvre de
Francois Coppée et pour les interpretes.
Severo Torelli a été joué d'une fagon remar-
quable; aussi le public a t-il aemandeé a
M. Delétraz de venir donner une secoude
representation de ce drame admirable.

_ Melle Jane Méa, dans le role de Severo, a
été aii-dessus de tout éloge, et M™* Mea a
ete trés touchante et tres dramatique dans
le personna_ededonna Pia. Le role épisodi-
que de Portia a été fort bien rendu par
Melle Chumbiy, et tous les autres acteurs,
principalemint MM. Dupare (Gian-Battista
Torelli) et Lacroix (Baruabo Spinola) se sont
tenus a la hauteur de leur tache. — Le
Courrier de Meurthe-et-Moselle, de
Nancy.

Melle Jane Méa a d’emblée conquis son
public par la simplicité de son jeu, par la
souplesse de sa voix, qui se préte aussi bien
a la cadence musica‘e d'une p.ainte amou-
reuse qu’au martélement haletant ct brutal
d’une imprecation; elle a plu aussi par le
eharme exquis de sa_ svelie personne.
Mme Méa a fait valoir en grande tragedienne.
le role de la mére de Severo ; enfin MM. La-
croix et Duparc ont donné un relief extraor-
dinaire aux figures du tyran Spinola et du
vieux Torelli.

Si nous ajoutons que la diction, exquise
pour des oreilles provinciales, des artistes
parisiens et la richesse de la mise en scene
completaient un ensemble parfait. il ne nous
restera gua remercier M. Laclaindre d’avoir
donnée Vhospitalite a la troupe de M™e Méa
et fait participer tous les Lausannois 4 une
soiree a laquelle ils out pris un si vif plai-
sir. — La Revue de Lausanne.

Mme Méa est bien la tragédienne gue nous
annongait la presse d’outre-Jura. Qualis
mater, qualis filia: Melle June Méas’est attire
des sulirages unanimes dans le role de
Severo.

Nous n’avons garde d’oublier deux autres
artistes de valeur, MM. lluparc et Lacroix,
tous deux fort remarques dans les roles de
Battista et du tyran Barnabo.— Le: Nou-
velliste vaudois,

Nous devons savoir gré a M. Delétraz
d’avoir importe celte saine primeur a Epinal,
comme nous devons remercier M™* Méa et
MM. Dupare et Lacroix de nous en avoir fait
apprecier si vivement toutes les beautes.

i.e rdle capital du jeune Severo Torelli
est tenu par Melle Jane Méa avec une cha-
leur et une conviction a faire illusion sur
son sexe.

Quant 4 Mme Méa elle est trés touchante,
maternelle et héroique sous les traits de
donna Pia; et M. t upare, dans le role du
vieux Torelli,.qu’il tient avec beaucoup de
sentiment, de patriotisme et d’energie,
complete un trio hors de, air.

Il convient de signaler aussi avec éloges,
au second plan, MM. Lacroix, Mendusti,
Prika et Melle Chambly, qui- ont ious fait
preuve d’un grand talent.

En résumé, cette piece a été montée avec
un grand soin par M. Delétraz. — Le Pro-
greés.

La représentation de Severo Torelli don-
née pour la premiére fois sur notre scéne,
hier soir, a été parfaite.

Le role de Severo Torelli tenu par M*"* Jane
Méa, choisie specialement par Francois
Coppée, a eté rendue d'une fagon admirable.
M:'"" Méa a dit et joue les passages les plus
dramatiques de ce role écrasant avec une
energie toute virile, et celte voix de femme
t ndre et vibrante a la fois donnait un
charme étrange et une vérité s.isissante,
aux accents passionnés de l’adolese nt ven-
geur de sa mere et de sa patrie. Cette jeune
trazedie .e possede un beau et ree) talent.
— Le Petit Cettois.