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Médias
Fait partie de Association médicale de la Dordogne : Assemblées générales
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ASSOCIATION MEDICALE
DE
LÀ DORDOGNE
A L’ASSOCIATION GÉNÉRALE DES MÉDECINS DE FRANCE
ASSEMBLÉES GENERALES
DES 8 SEPTEMBRE 1866
ET
9
JANVIER
1867
PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE BOUCHAR1E ET 0', 7. COURS FÉNELON, ET 3. RUE MATAGUERRE
1867
ASSOCIATION MEDICALE
DE
LA DORDOGNE
AGRÉGÉE
A L'ASSOCIATION GÉNÉRALE DES MÉDECINS DE FRANCE
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES
DES 8 SEPTEMBRE 1866
ET 9 JANVIER 1867
PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE BOÜCHARIE ET C% 7, COURS FÉNELON, ET 3, RUE MATAGUERRE
1867
ASSOCIATION MEDICALE
DE LA DORDOGHFE
AGRÉGÉE
A L’ASSOCIATION GÉNÉRALE DES MÉDECINS DE FRANCE
Assemblée générale du « septembre 1 866,
TENUE
A
NONTRON,'
Sou» la présidence
DE M. LE DOCTEUR BARDY-DELISLE.
La séance est ouverte à deux heures.
Etaient présents : MM. Bardy-Delisle, Séguy, Picaud,
Profit, Roubenne, Roby-Pavillon, Bonithon, Duteuil,
Bossoutrot-Sylvain, Beaussenat, Simon , Rousselot, de
Lacrouzille, Guilbert et Guicbemerre.
M. le docteur de Valbrune s’excuse de ce que son état
de santé l’empêche d’assister à la réunion.
M. le Président, après avoir pris l’avis de la commission administrative, propose l’admission de quatre nou
veaux sociétaires : MM. Bonithon, à Nontron; Boyer, à
Négrondes; Lacombe et Sartre, à Thiviers.
Ces admissions sont prononcées à l’unanimité.
M. le docteur Guilbert donne lecture du compte-rendu
suivant des travaux professionnels de la Société depuis
1865 :
Messieurs et chers Confrères,
Le dernier compte-rendu de nos travaux, a été publié en 1865. Il con
tenait, vous le savez, 1° un discours de notre président, où il nous expo
sait, les progrès qu’à déjà réalisés l’association depuis sa naissance et les
promesses qu’elle est appelée à tenir ; 2° un rapport de M. le docteur
Guichemerre sur cette question : Y a-t-il opportunité, quant à, présent, à
demander aux pouvoirs publics la révision des lois qui régissent actuellement
la médecine.
Le vote de notre assemblée a été envoyé à l’association générale, Vous
verrez dans le dernier annuaire les discours et les votes auxquels ont
donné lieu ces graves questions professionnelles, et vous avez eu dans le
discours prononcé par notre président à notre réunion du 10 juin un
résumé éloquent et concis des séances de l’association générale auxquelles
il nous représentait.
Pendant que ces grandes questions étaient soumises au conseil général
de l’association, la société locale de la Dordogne n’abdiquait pas son acti
vité, les membres continuaient à se préoccuper, soit individuellement,
soit dans nos grandes réunions, de tout ce qui peut élever la profession,
sauvegarder nos légitimes intérêts, et rendre service au corps social tout
entier, car, vous le savez bien, messieurs, ce qui nous rend si fiers du
titre de médecin, c’est que nulle profession n’est appelée à voir et à sou
lager plus de misères, de quelque nature qu’elles soient, tant de l’ordre
moral que de l’ordre physique.
Le travail de M. Achille Simon, couronné d’une médaille d’or par la
société de médecine de Marseille, ainsi que nous l’a appris notre président
dans notre dernière séance, et honorablement cité. parM. Barrier à l’assem
blée générale de Paris, peut-être revendiqué comme appartenant à notre
société. Aujourd’hui même, d’ailleurs, nous devrons nous occuper de faire
entrer dans la pratique une des idées de notre laborieux et savant con
frère.
La réunion du mois de mai 1865, a été consacrée presque tout en
tière à l’élection quinquennale pour le renouvellement des membres du
bureau. Notre président, par une exquise délicatesse de sentiments, quoi
que sa nomination appartienne au chef de l’Etat, a voulu une seconde fois
tenir son mandat de la confiance de ses confrères. Il a été réélu ainsi que
— 5 —
les autres membres du bureau et de la commission administrative. M. le
docteur Picaud a été nommé membre de cette commission dans la même
séance en remplacement de M. Monfange, notre regretté confrère, auquel
nous avions promis de venir un jour à Nontron. Nous sommes venus,
mais lui, la mort l’a empêché de nous attendre.
bans la réunion de Ribérac, moins nombreuse que nous l’aurions dé
siré, on a étudié les questions qui nous occupent habituellement ; en pre
mière ligne l’exercice illégal de la médecine, celte plaie chronique et
toujours vive, et quelques propositions renfermées dans le travail de
M. Simon.
L’attention, les préoccupations du monde médical étaient alors tout en
tières au choléra qui n’a pas achevé, même actuellement, de poursui
vre ses ravages. Aussi, est-ce avec le plus grand intérêt que nous avons
entendu les communications de M. le docteur Duteuil sur cette maladie
qu’il a étudiée dans son berceau, sur les bords du Gange et en Cochinchine. Dans la même séance M. le docteur Lacrouzille nous a promis un
travail sur les procédés bydrotérapiques qui pourraient être mis en usage
dans la pratique civile et sur les cas où il conviendrait de les appliquer.
Vous savez, messieurs, pourquoi notre réunion de janvier n’a pas eu
lieu. L’assemblée de l’association générale qui se tient d’habitude au com
mencement de novembre avait dû être retardée à cause de l’épidémie, et
il n’y avait aucune question importante qui dût être examinée d’ur
gence.
Sur la demande d’un certain nombre de nos confrères, la réunion qui
devait avoir lieu réglementairement le lendemain de la Saint-Mémoire fut
remise au 10 juin pour éviter les préoccupaitons de plaisir et d'affaires
inhérentes aux jours de fête.
C’est dans cette séance que notre président, M. le docteur BardyDelisle, dans un exposé que son étendue nous empêche de reproduire,
nous a rendu compte des séances de l’Association générale auxquelles il
a assisté et des questions qui y ont été discutées.
11 s’est fait aussi l’interprète des sentiments de toute notre Association,
en payant un juste tribut de regrets à la mémoire de notre confrère le
docteur Foussal.
Voici comment s’est exprimé M. le docteur Bardy-Delisle :
Messieurs,
Notre Association a fait, pendant l’année qui vient de
s’écouler, une perte dont le souvenir doit être conservé
dans nos actes. Nous avons à regretter, en notre confrère
le docteur Foussal, de Beaumont, un des membres de
/
notre Société les plus considérés et les plus ardemment
dévoués à notre œuvre. Il me suffira de vous raconter
simplement sa vie pour vous rappeler les titres que pos
sède, à ce douloureux et sympathique hommage, la mé
moire de notre confrère.
M. Foussal naquit à Beaumont en 1823. A vingt-deux
ans, entraîné par la vocation d’une organisation ardente
et énergique, il entra dans la chirurgie de marine. Ses
débuts furent rudes : il s’embarqua sur l’escadre de
l’amiral Montagnès de Laroque, envoyée sur les côtes occi
dentales de l’Afrique, station réputée pour ses périls et
son insalubrité. Un an après, en 1846, embarqué sur la
frégate le Caraïbe, il va porter, comme un gage tutélaire
de la civilisation européenne, les bienfaits de la vaccine
aux peuplades de Dakar, qui étaient décimées par la
variole. A la fin de la même année, en station à l’embou
chure du Gabon, il brigue le périlleux honneur de remon
ter le fleuve jusqu’à sa source, sur un frêle navire à va
peur, avec une expédition placée sous les ordres du com
mandant Méquet. Vingt-neuf traités d’alliance,, signés avec
les principales peuplades du pays, furent le fruit de cette
audacieuse tentative. — Ces fragiles traités ne durent-ils
pas rappeler à notre intrépide confrère ceux que la méde
cine fait parfois avec la maladie et la mort? — Pendant
plusieurs mois il eut à soigner la presque totalité des
hommes de l’expédition, atteints par les terribles endémies
du pays. Il pénétra seul plusieurs fois parmi les sauvages,
et courut mille dangers que conjurèrent sa prudence et
son sang-froid.
Mais il n’est point de repos pour le médecin de la ma
rine dans ces stations périlleuses où tout repousse et me
nace l'Européen^, où il faut lutter sans cesse avec les
embûches des peuplades inhospitalières et contre les coups
plus redoutables encore des épidémies. En 1847, Foussal
est chargé du service médical du brick la Cigogne.
Une épidémie de cette mystérieuse et terrible affection
qu’on appelle improprement la colique végétale, et dont
notre science n’a pu encore déterminer la véritable nature,
vient s’abattre sur l’équipage dont pas un homme n’est
épargné. Par un bonheur providentiel, dont le secret est
peut-être dans l’énergie morale et la passion dominante
du devoir, Foussal résiste seul. Les périls et les souffran
ces dont il est entouré n’altèrent pas un instant la lucidité
de son intelligence médicale. Il comprend que le meilleur
moyen d’éteindre l’épidémie est de faire abandonner son
foyer par l’équipage, de le disséminer et de lui faire res
pirer un air plus pur. Il obtient l’autorisation d’établir
une ambulance sur l’île des Princes, et là, pendant trois
mois,, au milieu de ses compagnons presque agonisants,
il lutte contre le fléau. Une brillante victoire couronna
cette constance héroïque : sur quatre-vingt-quinze mala
des il n’en perdit que six, et l’équipage put reprendre
la mer. Ce succès était-il seulement un hasard heureux?
Non, car, dans les mêmes parages, la corvette VEspadon
voyait son équipage décimé, et était forcée de rentrer en
France pour le renouveler.
En écoutant, Messieurs, le récit de ces dramatiques
aventures, ne vous vient-il pas involontairement à l’esprit
une comparaison? Ne songez-vous pas à ces premières
années de vos études que vous avez peut-être trouvées
rudes plus d’une fois, et qui n’étaient que douceurs auprès
des épreuves que nous venons de raconter ? Moins heureux
que nous, Foussal n’apprit pas à se familiariser avec les
premiers éléments et les pénibles spectacles de notre pro-
fession au milieu des cours et des cliniques, guidé par la
clarté d’un enseignement méthodique et soutenu par
l’attrait d’une parole éloquente. C’est seul, sans aide et
sans guide, sous des cieux incléments, au milieu de ces
maladies qui semblent emprunter au soleil des tropiques
son ardeur dévorante, c’est à cette rude école que notre
confrère apprit les difficiles problèmes de la science et les
mâles vertus de la profession.
On comprend combien d’observations et d’aperçus in
téressants une pareille expérience des maladies propres à
la côte d’Afrique avaient dû fournir à un homme aussi
intelligent queFoussal. Ses remarquables rapports, autant
que ses services, lui valurent, de la part de ses chefs,
trois présentations pour la décoration de la Légion-d’Honneur; malheureusement ces présentations arrivèrent en
France au milieu des troubles de 1848, pendant la sus
pension momentanée de l’ordre. Un inspecteur-général du
service de santé de la marine, M. Fouilloy, renouvela la
présentation après le 10 décembre. Mais des services plus
anciens durent avoir la priorité. Rentré alors dans la vie
civile pour reprendre ses études médicales, Foussal ne re
vendiqua point la juste récompense de ses services, et ils
furent oubliés.
Et pourtant l’ardeur de son zèle n’était ni épuisée ni
découragée. L’épidémie cholérique de 1849 survient;
Foussal s’empresse de se mettre à la disposition de l’au
torité municipale du premier arrondissement de Paris. A
la fin de l’épidémie, il fut compris dans les récompenses
accordées aux étudiants en médecine qui s’étaient plus
particulièrement distingués. Sur la proposition du ministre
de l’agriculture et du commerce, le Prince-Président
lui décerna une médaille d’argent.
— y —
M. Foussal reçut son diplôme de docteur en 1849.
Rentré au sein de sa famille, il apporta dans l’exercice de
la médecine civile ce dévouement, cette ardeur généreuse
qui avaient signalé sa carrière militante.
Son intelligence, la position considérable qu’il s’était
faite et l’estime qui l’entourait, devaient le désigner aux
dépositaires de l’autorité publique et au choix de ses con
citoyens. Appelé à la mairie de Beaumont, et nommé
membre du conseil d’arrondissement, il remplit ces fonc
tions avec le zèle et la distinction qui étaient le partage de
son caractère et de son esprit. Mais il ne devait pas jouir
longtemps d’une position si bien acquise et si légitimement
méritée. Atteint d’une maladie aiguë, qu’avaient peut-être
préparée, de longue main, ses fatigues et ses travaux, il
succomba malgré les soins les plus intelligents et les plus
dévoués.
Ainsi que cela arrive presque toujours ici-bas, et surtout
dans notre pénible profession, Foussal est mort au mo
ment de recueillir la moisson semée par le labeur et le
sacrifice ; il est tombé, comme tant des nôtres, dans la
maturité du talent et de l’expérience, aux portes du bon
heur, la main étendue sur les justes récompenses promises
à une vie d’honneur et de travail.
Que son souvenir reste parmi nous, messieurs, comme
une tradition à recueillir, comme un de ces exemples qui
honorent et qui engagent notre profession!
Nous avons aussi entendu le rapport de M. le docteur Séguy, notre
trésorier, qui administre nos finances avec tant d’ordre et de sagesse.
C’est le cas de rappeler ces paroles de notre Vice-Président, M. le docteur
Galy : « Nous sommes riches, car nous pouvons faire du bien. »
2
— 10 —
Compte de Gestion de Cannée iSGo, présenté à l’Assemblée
générale des médecins de C Association médicale de la Dor
dogne, le 7 O juin 4866, par M. le docteur Séguy.
Messieurs et chers confrères,
Au 1er janvier 1865 la Société médicale de la Dordogne avait à sa dis
position la somme de 2,032 fr. 05 c., pour commencer l'exercice de
l’année.
J’ai reçu les cotisations de quatre-vingt-un membres ; la Société se com
posant de quatre-vingt-deux membres, il est pénible de vous dire que
nous avons un denos confrères qui est dans l’indigence et auquel il faut
donner des secours depuis deux ans ; j’ai pensé qu’il ne serait pas conve
nable de porter la cotisation aux recettes.
J’ai donc reçu 1,050 fr., plus 7Zi fr. 32 c., montant des intérêts des
fonds placés à la caisse d’épargne de Périgueux.
Total des sommes..........................
3,152 fr. 37 c.
Payé pendant l’année 1865, Savoir :
1° A un confrère malheureux.......................................................................
2° A M. Boucharie, imprimeur......................................................................
3° A M. Guilbert, secrétaire, pourdiversdéboursés........................
A M. Sudrie, menuisier, pourunearmoire.......................................
5° Versé dans la caisse de l’Association générale des Médecins
de France..........................................................................................................
Total des dépenses..................................
A déduire sur la somme de................
100 »
78 »
31 85
100 »
181
»
Zi91 05
3,152 fr. 37 c.
Reste la somme de 2,661 fr. 32 c. pour couvrir les frais de l’année
courante.
Périgueux, le 10 juin 1866.
Le Trésorier, A.. Séguy.
M. le docteur Guichemerre nous a lu un travail très-intéressant sur les
faits d’exercice illégal de la médecine pratiqués dans le département, et
en particuüer par un rebouteur de la pire espèce, sur l’industrie duquel
notre commission administrative a fait une enquête sévère.
Vous nous avez donné pleins pouvoirs pour le poursuivre devant les
tribunaux, et nous avons l’espoir que votre attente légitime ne sera pas
trompée.
M. le Président a rappelé aux membres présents qu’ils sont
instamment priés de soumettre à la commission administrative les faits
d’exercice illégal qui viendraient à leur connaissance. L’Association veille ;
— 11 —
elle en a déjà, par des démarches officieuses, fait cesser un grand nom
bre, et elle arrivera, avec de la persévérance et du temps, à réduire cette
plaie, sinon à la faire disparaître entièrement.
Nous nous sommes occupés également de la proposition de M. Simon,
de former au sein de notre association départementale des comités d’ar
rondissement et de canton.
Les idées de M. Simon mises en pratique donneront une vie nouvelle
à l’Association, mais on ne saurait les étudier avec trop de maturité, aussi
n’a-t-on pris aucune décision, et aujourd’hui même vous aurez encore à
les étudier.
Dans chacune de nos réunions, nous voyons nos rangs s’accroître.
Quelques confrères déjà vieillis dans la pratique de leur art, et qui dès lé
début s’étaient tenus à l’écart, viennent nous apporter le tribut de leurs
lumières et leur expérience. De jeunes docteurs, les bienvenus dans la
carrière, viennent nous offrir le concours de leur ardeur et de leur dé
vouement.
Nous en avons besoin, car la mort a fait des vides parmi nous. Nous
avons perdu notre confrère Charles Landre, d’Eymet, qui n’a connu que
les épines de la profession. Nous avons perdu le docteur Poussai, de
Beaumont, dont M. Bardy-Delisle nous a retracé la biographie. J’ai passé
depuis cette époque à Beaumont. Quels regrets, messieurs, et comme on
est fier d’appartenir à une profession qui permet à un homme de faire tout
le bien qu’a fait le docteur Foussal.
Nous devons mentionner la démission de M. le docteur Chevallier, qui
se retire parce que son âge avancé l’empêche d’assister à nos réunions.
Un bon souvenir au docteur Chevallier.
En dehors de ses séances, la Société vit et par les études particulières
de ses membres, ainsi que vous pouvez en juger par l’ordre du jour de la
séance d’aujourd’hui, et par les travaux de sa commission administrative,
qui se réunit chaque fois qu’un confrère lui demande un avis, un aide, un
appui. C’est ainsi que nous avons pu venir au secours d’un confrère mal
heureux.
C’est ainsi que dans de graves questions d’honoraires , nous avons
donné notre avis avec l’autorité que donne une force collective considé
rable ; comparez ce qui existe avec l’ancien état de choses, et dites s’il n’y
a pas lieu de nous réjouir et de nous écrier : Novus nascitur ordo.
Après cette lecture, M. le Président communique à
l’assemblée le projet de formation d’une Société de Méde
cine dans le département. 11 fait ressortir tous les avanta
ges que les Médecins du département pourraient retirer de
ces réunions où ils se communiqueraient réciproquement
r~BÏËLIOTHFOUF’
! DE LA VILLE j
i DE PERIGUEUX î
— 12 —
leurs idées théoriques et les résultats, si souvent perdus,
de leurs travaux et de leur expérience personnels.
M. Guichemerre fait observer, à l’appui de sa propo
sition, que le département de la Dordogne est en ce
moment dans les meilleures conditions pour la réussite
d’une société de cette nature. Les jeunes Médecins y sont
en nombre considérable et tous désireux de s’instruire et
de se perfectionner. De plus, l’union de leurs faibles
ressources et de quelques dons éventuels leur donnerait
la facilité de créer une bibliothèque et un arsenal chirur
gical, que les Médecins, livrés à leurs ressources indivi
duelles, sont incapables de se procurer.
Quelques Membres objectent à cette proposition que le
département est très-étendu, les communications diffici
les, et que la Société aurait les plus grandes difficultés
à se réunir.
D’autres verraient avec peine supprimer, à la fin des
séances, ces conversations scientifiques qui ont pour eux
le plus grand intérêt, et qui ont attiré à l’Association un
grand nombre d’adhérents.
Enfin ils se demandent pourquoi on ne se contenterait
pas de réunions scientifiques après chaque séance,
qu’on pourrait prolonger ou reporter au soir ou au lende
main s’il y avait lieu.
Après une courte discussion, à laquelle prennent part
MM. Roby, Picaud, Duteuil et Lacrouzille, l’Association
regrette de ne pouvoir s’associer à la proposition de
M. Guichemerre, et décide qu’une séance scientifique
aura lieu une heure après la clôture de chaque séance
professionnelle.
Du reste , les auteurs de la proposition pourront la
renouveler, dans des conditions plus avantageuses, devant
— 13 _
le comité d’arrondissement de Périgueux quand son or
ganisation sera terminée.
L’ordre du jour appelle la discussion sur la proposition
de M. Simon, relative à la formation de comités cantonnaux.
M. Guilbert approuve pleinement l’idée de M. Simon.
Il croit, comme lui, que certains cantons, étant en quel
que sorte agrégés par des intérêts communs et des com
munications faciles, pourraient former le noyau de comités
dont les travaux seraient utiles à l’Association et au corps
médical.
M. Simon insiste sur le but confraternel de ces comités,
qui, en mettant souvent en contact les Médecins de même
localité ou de localités voisines, les apprendraient à se con
naître et à s’estimer mutuellement.
M. le Président croit l’idée de M. Simon excellente,
surtout à ce point de vue, que les questions proposées
seraient l’objet de plusieurs études sérieuses par les comi
tés d’abord, par l’assemblée générale ensuite, et qu’ainsi
les délibérations seraient plus approfondies.
M. Guichemerre fait observer que l’Association ne
comprend qu’un certain nombre de membres par arron
dissement, à peine treize ou quatorze ; et que chaque can
ton, ne contenant en moyenne que deux ou trois Méde
cins, dont la majeure partie même sont retirés, de la vie
active; dans l’immense majorité des cantons, la formation
de ces comités serait impossible. — Il serait d’avis de
limiter d’abord ce projet aux arrondissements. — Chaque
arrondissement formerait un comité à part qui serait pré
sidé par le membre de la commission administrative de
cet arrondissement. M. Simon se rallie aux chambres
— 14 —
d’arrondissement, mais il tient à ce que les délégués soient
nommés par les comités.
M. Duteuil rappelle que cette question a déjà été lon
guement discutée dans la dernière séance, qu’elle a donné
lieu à un vote par lequel l’Assemblée a renvoyé la ques
tion à la commission administrative ; il propose qu’elle
l’étudie de nouveau, qu’elle présente un rapport à la pro
chaine réunion où l’Assemblée prendra alors une détermi
nation définitive. Ces propositions sont adoptées.
M. le docteur Achille Simon,, de Ribérac, lit un travail
sur les difficultés auxquelles est soumise l’admission
d’urgence des malades indigents des communes rurales
dans les hôpitaux des petites villes, et propose d’y remé
dier au moyen de ressources qu’on créerait en imposant
aux communes le vote de centimes additionnels pour
l’assistance hospitalière, comme il en existe déjà pour les
chemins vicinaux et pour l’instruction primaire.
Avec trois centimes, comme pour l’instruction pri
maire, les ressources de tous les hôpitaux de France se
raient immédiatement élevées au niveau des besoins,
mais il serait rigoureusement nécessaire que le pouvoir
exécutif pût imposer ces centimes d’office aux communes
qui refuseraient de les voter.
Des réflexions sont présentées par plusieurs membres
sur le travail de M. Simon.
M. le docteur Bardy-Delisle, président, après avoir ré
sumé les points principaux du travail de M. Simon et la
discussion qui en a suivi la lecture, propose à l’assem
blée la résolution suivante, qui est votée à l’unanimité.
« L’Association médicale, qui a déjà étudié les moyens
» d’assurer les secours médicaux à domicile aux mala-
— 15 —
» des indigents des communes rurales, et sous la réserve
» de la prééminence qui doit toujours être donnée, en
» matière d’assistance publique, à cette nature de secours,
» donne son entière approbation à la pensée d’humanité
» qui a inspiré le travail de M. le docteur Achille Simon,
» et se permet de recommander, à la sollicitude deTadmi» nistration, et le but de ce travail et les moyens d’appli» cation qu’il propose. »
La séance est levée à cinq heures.
Le soir, un banquet, auquel ont assisté tous les mem
bres présents à la réunion, a terminé dignement cette
fête de famille.
Plusieurs toasts ont été portés, et notamment : à nos
confrères de Nontron, par M. le Président ; à la prospé
rité de l’Association, par M. Guilbert; à MM. les méde
cins étrangers à l’arrondissement de Nontron, par
M. Profit, etc.
— 16 —
Assemblée générale du 9 janvier 1807,
IOUS L.A PRÉSIDENCE
DE M. LE DOCTEUR BARDY-DELISLE.
La séance est ouverte à une heure.
Étaient présents : MM. Bardy-Delisle, Galy, Chaumel
du Planchât, Boissat-Mazerat, de Valbrune, Jaubert, Frut,
Dutard, Jude Lacombe, Piotay, Chayron, Vergnol, Mer
cier, Léger, Linarès (d’Agonac), Linarès (de Limeuil),
Gaillard-Lacombe , Boissarie , Moreau ( de Saint-Apre),
Prat, Laporte, Lacrouzille , Bonithon , Rousselot, Profit,
Labrousse, Picaud, Laroche, Guilbert et Guichemerre.
M. le Président annonce à la Société que M. le docteur
Delmas, directeur de l’établissement hydrothérapique de
Longchamps, assiste à la réunion.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
M. le Président communique à la Société :
1“ Le résultat favorable de la délibération de la com
mission administrative sur la présentation de M. le doc
teur Labrousse (de Mussidan), et de M. Vergnol, officier
de santé au Pizou. Ces deux confrères sont admis à l’unanimité.
2° La démission de M. le docteur Duteuil, de Javerlhac, qui a quitté le département.
3° Diverses communications du conseil général relatives
à l’exercice illégal de la médecine.
— 17 —
4° La consultation de M. Guerrier, conseil judiciaire de
l’Association, relative à l’affaire Labrugère.
5° Le compte rendu des délibérations de la commission
administrative.
L’ordre du jour appelle la discussion sur le travail de
M. Simon, relatif à la formation des comités cantonnaux.
M. Guichemerre, rapporteur de la commission adminis
trative, chargée d’étudier la question , donne lecture du
rapport suivant :
Messieurs,
Lorsqu’il y a deux ans, à cette époque, nous étions réunis en grand
nombre dans cette enceinte pour discuter les intérêts vitaux de notre
profession, une voix éloquente s’est élevée du sein de notre Assemblée
pour plaider; avec une nouvelle énergie, la cause de l’union et de la con
fraternité médicales.
M. Achille Simon nous présentait un travail conçu dans les idées les
plus généreuses et dont les conclusions, quoique n’étant pas toutes réali
sables dans la pratique, contenaient le germe d’une organisation féconde,
qui a éveillé, de prime abord, les sympathies de l’Association, et dont je
vais avoir l’honneur de vous exposer les détails.
Le travail de M. Simon a pour base une idée incontestable, c’est qu’une
Association médicale, formée dans toute l’élendue d’un grand département,
ne peut étudier avec fruit que les questions d’intérêt général et profession
nel, questions rares, et ne répondant pas d’ailleurs à tous les besoins.
Cela est tellement vrai, Messieurs, qu’ün grand nombre d’entre nous,
soit par suite de la longueur des distances, soit par suite de la difficulté
des communications, n’ont jamais assisté à nos séances ; et cependant je
ne coûte pas qu’ils n’eussent été très-heureux de prendre leur part des
discussions intéressantes qui s’y sont produites, et, en nous apportant le
fruit de leur expérience, qu’ils n’eussent augmenté d’autant le poids de
nos délibérations.
Il y a donc, Messieurs, dans notre organisation une lacune, et c’est
cette lacune, sur laquelle M. Simon a particulièrement insisté, et qu’il a
proposé de combler pai’ la formation de comités cantonnaux et de cham
bres d’arrondissement.
Votre commission administrative a été chargée, à deux reprises diffé
rentes, d’étudier cette question et de vous en présenter un rapport. Elle
l’a fait avec tout l’intérêt que méritait une proposition de cette importance,
et, sans avoir adopté toutes les conclusions de M. Simon, elle s’est arrêtée
- 18 —
à la formation de comités d’arrondissement qu’elle croit de nature à satis
faire toutes les exigences, et à répondre d’une manière aussi complète que
possible aux idées de l’auteur du projet.
Déjà, dans la dernière Assemblée générale tenue à Nontron, l’Associa
tion, d’accord en cela avec la commission administrative, n’avait pas pu
s’arrêter à la formation de comités cantonnaux.
Certains cantons, en effet, n’ont pas de Médecins, beaucoup n’en ont
qu’un très-petit nombre, et dans ces conditions, un comité n’aurait
pas d’existence possible.
De plus, l’Association ne compte dans chaque arrondissement que douze
ou treize membres, et il faut au moins ce nombre pour que les délibéra
tions d’une Société aient une portée suffisante.
Enfin, Messieurs, les questions que nous sommes appelés à discuter ne
sont pas tellement localisées qu’elles ne puissent intéresser au moins tous
les Médecins d’un même arrondissement.
Nous vous proposons donc la formation d’un comité dans chaque arron
dissement.
Mais ces comités, par qui seront-ils présidés?
La commission se trouvait ici, Messieurs, en face d’un problème difficile
à résoudre, et dont la solution, dans un certain ordre d’idées, aurait pu
compromettre de la manière la plus grave l’autorité et l’avenir de l’Asso
ciation.
Il fallait de toute nécessité que le Président appartînt à l’Association
d’une manière immuable, et d’un autre côté, les comités d’arrondissement
ne pouvaient délibérer avec le calme et l’autorité nécessaires, qu’en ayant
à leur tête un homme possédant leur sympathie et leur confiance.
Pour concilier ces deux idées, votre commission administrative a décidé,
sauf votre approbation, que les comités seraient présidés par les membres
de la commission administrative de leur arrondissement, et qu’à l’avenir
ces fonctionnaires seraient nommés par les membres de l’Association ré
sidant dans cet arrondissement.
Cette décision, Messieurs, serait en opposition formelle avec nos statuts qui
veulent que les membres de la commission administrative soient nommés
par l’Association. Aussi nous sommes-nous réservés le droit de soumettre
leur élection à un second scrutin, en Assemblée générale, qui ne sera, selon
toute apparence, qu’un vote confirmatif.
Tel est, Messieurs, l’ensemble du projet que la commission administra
tive m’a chargé de vous soumettre. A M. Simon appartient l’honneur de
l’avoir proposé, et à notre Association celui d’en avoir donné l’exemple aux
autres Sociétés locales.
Une nouvelle existence va commencer pour la Société. Les membres que
les circonstances ont tenus éloignés d’elle vont s’y rattacher avec plus
d’ardeur, et nous avons la ferme espérance que cette nouvelle union de
nos cœurs et de nos travaux produira, pour elle, les meilleurs résultats.
Voici quelles sont les conclusions de la commission administrative :
— 19 —
Art. I. Il sera formé dans chaque arrondissement un comité composé de
tous les membres de l’Association résidant dans cet arrondissement, avec
cette réserve que, si le besoin s’en fait sentir, on pourra former plus tard
dans les arrondissements un ou plusieurs comités cantonnaux.
Art. II. Ges comités seront présidés par le plus âgé des membres de la
commission administrative de l’arrondissement, le plus jeune remplira les
fonctions de vice-président; le secrétaire sera nommé par le comité.
Art. III. Le comité présentera, à la suite d’une élection préparatoire, les
membres de la commission administrative de son arrondissement au vote
de l’Assemblée générale.
Art. IV. Par exception, il pourra être permis à un membre résidant dans
un arrondissement de faire partie du comité d’un arrondissement voisin. Ce
choix sera préalable et définitif, il devra être notifié à la commission
administrative avant la formation des comités.
Art. V. Les fonctions de ces comités sont les suivantes :
1° Etude des questions médicales ou professionnelles spéciales à leur
circonscription ;
2° Propositions à faire à l’Assemblée générale. Ces propositions ne pour
ront être mises à l’ordre du jour qu’après avoir été préalablement soumi
ses à la commission administrative, tout en laissant à chaque membre la
faculté de faire des propositions à l’Assemblée générale, en vertu de son
initiative individuelle comme membre de cette Assemblée ;
3° Etude des questions qui leur seront soumises par l’Assemblée géné
rale ou la commission administrative, et production des renseignements qui
leur seront demandés ;
â° Les procès-verbaux des délibérations selon t envoyés à la commission
administrative au moins un mois avant chaque Assemblée générale.
Après cette lecture, la discussion s’ouvre successivement
sur chacun des articles du projet.
A propos de l’article 1er, M. Simon n’admet pas la
rédaction de la commission., qui semble exclure des co
mités les médecins ne faisant pas partie de l’Association;
il voudrait au contraire que tous les médecins de l’arron
dissement puissent en faire partie. Quelques membres
font observer que l’Association, créant des comités, ne
peut songer évidemment à d’autres mé îecins qu’à ceux
qui ont adhéré à ses statuts. M. Galy espère que la for
mation de ces comités amènera l’adhésion d’un grand
nombre de nos confrères, il propose un amendement qui
— 20 —
pourrait être mis à la suite de l'article 1" . Cette modifi
cation est adoptée.
Les articles II et III donnent lieu à des observations
d’un grand nombre de membres. MM. Chaumel, Moreau
et Simon s’élèvent contre la présidence confiée au membre
de la commission administrative; ils croient plus conve
nable, surtout au point de vue de l’unité des délibéra
tions, que le bureau du comité soit nommé par lui.
M. le Président fait observer que ce serait alors un véri
table morcellement de l’association, et que d’ailleurs les
statuts s’y opposent d’une manière formelle.
Quelques membres répondent que ces comités ne sont
autre chose que des commissions locales, analogues aux
commissions permanentes de certaines sociétés scientifi
ques, qu’il sera toujours facile de les rattacher à l’Asso
ciation par la nature de leurs travaux et par la non exis
tence d’un budget spécial. Les articles II et III sont adop
tés avec modifications.
L’article IV a paru offrir quelques dangers à plusieurs
membres; M. Boissarie déclare qu’il le trouve en contradition avec l’économie générale du projet, qui n’a d’autre
but que de lier entre eux les médecins d’un même arron
dissement, et que sans aucun doute toutes les fois que
les circonstances le demanderont, les sociétaires se porte
ront de préférence vers les arrondissments les plus favo
risés, sous le rapport de l’importance ou de la facilité des
communications.
M. Guicbemerre fait observer que cet article a été
ajouté sur la demande de certains membres, que leur
domicile et la nature de leurs occupations éloignent con
sidérablement du chef-lieu de leur arrondissement. L’arti
cle IV est rejeté.
— 21 —
L’article V est adopté et devient l’article IV.
L’assemblée vote ensuite l’ensemble du projet ainsi
modifié :
I. Il sera formé dans chaque arrondissement un comité composé de tous
les membres de l’Association résidant dans cet arrondissement, avec celte
réserve que si le besoin s’eh fait sentir on pourra former plus tard dans
les arrondissements un ou plusieurs comités cantonnaux. Tout Médecin
qui voudra faire partie du comité d’arrondissement devra avoir adhéré ou
adhérer à l’Association.
II. Le bureau sera composé d’un président, d’un vice-président et d’un
secrétaire nommés par le comité.
Le bureau du comité d’arrondissement de Périgueux sera le même que
le bureau de la Société.
III. Le président et le vice-président des comités devront être proposés
à l'Assemblée générale comme membres de la commission administrative
pour leur arrondissement respectif.
IV. Les fonctions de ces comités sont les suivantes :
1° Etude des questions médicales ou professionnelles spéciales à leur
circonscription ;
2° Propositions à faire à l’Assemblée générale. Ces propositions ne pour
ront être mises à l’ordre du jour qu’après avoir été préalablement soumi
ses à la commission administrative, tout en 1; issant à chaque membre la
faculté de faire des propositions à l’Assemblée générale, en vertu de son
initiative individuelle et comme membre de cette Assemblée ;
3° Etude des questions qui leur seront soumises par l’Assemblée géné
rale ou la commission administrative, et production des renseignements
qui leur seront demandés ;
Zi° Les procès-v :rbaux des délibérations seront envoyés à la commission
administrative au moins un mois avant chaque Assemblée générale.
M. le Président communique à l’Assemblée le tableau
des médecins du département, dressé par les soins de la
commission administrative, et confié à M. le docteur
Guichemerre, secrétaire-adjoint. Ce tableau sera envoyé
gratuitement à tous les membres de l’association.
Vu l’heure avancée, l’assemblée remet à la prochaine
séance la continuation de la discussion sur les délibérations
de la commission administrative.
La séance est terminée par une dissertation deM. Del-
— 22 -J
mas sur l’hydrotérapie. M. Delmas expose brièvement
les différents systèmes qu’il a étudiés en Angleterre, en
Allemagne et dans quelques villes de France; ceux auxquels
il s’est arrêté, les modifications qu’il y a apportées et les
résultats remarquables auxquels il est arrivé dans le
traitement de certaines maladies.
La séance est levée à cinq heures.
Cette séance a été également suivie d’un banquet, au
quel ont pris part un grand nombre de nos confrères, et
qui a été signalé, comme les précédents, par la cordialité
la plus expansive et la plus gaie.
Parmi les toasts qui ont été portés, nous citerons : un
toast, chaleureusement développé, au médecin de campa
gne, par M. le Président, et un autre à MM. les médecins
du département, par M. Delmas.
— 23 —
LISTE DES MEMBRES DE L’ASSOCIATION MÉDICALE
DE LA DORDOGNE.
Approuvée le 20 novembre 1860. —Président nommé le 30 décembre 1860.—
Instituée le 14 octobre.—Agrégée à l’Association générale le 14 octobre 1860.
BUREAU ET COMMISSION ADMINISTRATIVE.
Président.............
Vice-Président........
Secrétaire...................
Secrétaire-adjoint.
Trésorier............
M. Bardy-Delisle ,
d.-m., maire de
Périgueux, chirurgien de l’hôpital et des prisons,
Périgueux.
M. Galy,
d.-m., directeur des Musées, méde
cin du lycée, chirurgien de l’hôpital, Périgueux.
M. Guilbert, d.-m., Périgueux.
M. Guichemerre, d.-m., Périgueux.
M. Séguy,
d.-m., directeur du dépôt de
mendicité, Périgueux.
Commission administrative.
MM. Lacombe, d.-m., médecin des épidémies, médecin de
l’hôpital, Périgueux.
■Valbrune (de), d.-m., conseiller d’arrondissement, SaintAstier.
Cayla, d.-m., médecin de l’hôpital, Bergerac.
Chayron, d.-m., conseiller d’arrondissement, Villefranchede-Longchapt.
Arnal,
d.-m., médecin de l’hôpital, Terrasson.
Foulcon-Laborie, d.-m., Rouffignac.
Piotay, d.-m., conseiller général, médecin de l’hôpital, Mus
sidan.
Lconai'don-Lapervenche, d.-m., médecin de
l’hôpital, Ribérac.
Profit, d.-m., maire de Saint-Pardoux-Larivière, médecin
des épidémies, Saint-Pardoux-Larivière.
Picaud, d.-m., médecin de l’hôpital et des prisons, Nontron.
Conseil judiciaire
MM. Raynaud, avocat, Périgueux.
Cacrouzille (Ernest), avocat, Périgueux.
— 24 —
MEMBRES SOCIÉTAIRES.
Arrondissement de Périgueux.
MM. Boissat de Lagrave,
d.-m., conseiller général,
vaccinateur du département, Bourdeilles.
Boissat-Mazerat, d.-m., Bourdeilles.
Bourdeilüette, d.-m., Périgueux.
Boyer, d.-m., Négrondes.
Bussière, d.-m., conseiller d’arrondissement, Brantôme.
Chaniinade, d.-m., Savignac-les-Églises.
Cliaumel du Blanehat, d.-m., Périgueux.
Dubois, d.-m., Antoniat, près Périgueux.
Dutard, d.-m., adjoint au maire, Saint-Mayme.
Fagnet, d.-m., Hautefort.
Feyfant, d.-m., Génis.
Frut, d.-m., Vergt.
Janbert, d.-m., Périgueux.
Fabat, d.-m,, Manzac.
Labrousse de Beauregard, d.-m., Nailiaç,
Lacrouzille (de), d.-m., Périgueux.
Falorest, d.-m., Brantôme.
Faroclie, d.-m., Bassillac.
Faroclie, d.-m., Jumillac-le-Grand.
Féger, d.-m., maire de Razac, Razac-sur-l’lsle.
Fsnarès, officier de santé, Agonac.
Maigne, d.-m., conseiller général, Cubjac.
Mercier, officier de santé, Vergt.
Mongibeaud, d.-m., Cubjac-sur-Hautefort,
Prad, d.-m., médecin du dépôt de mendicité, Périgueux.
Ritouret, officier de santé, Périgueux.
Rousselot, d.-m., Périgueux.
Arrondissement de Bergerac.
MM. Bruneau-Faeaud, d.-m., Prigonrieux.
Brunet, d.-m., Bergerac.
Daugier, d.-m., Issigeac.
Biisumier, d.-m., chirurgien de l’hôpital, Bergerac. *
Barrigat fils, d.-m., Bergerac,
Javerzac, d.-m., médecin honoraire de l’hôpital de Berge
rac, Queyssac.
Latour, d.-m., Laljnde.
Limousin, d.-m., médecin de l’hôpital, Bergerac.
Finarès, d.-m., Limeuil.
Sacreste, d.-m., Montagnac-Lacrempse.
— 25 —
Simonet rte Laborie, d.-m., St-Aubin-d’Issigeac.
Vizerie, d.-m., Issigeac.
Arrondissement de Sarlat.
MM. BlanoSalvy, d.-m., Labachellerie.
Roissai'ie, d.-m., Sarlat.
Chayrou, d.-m., Domme.
Ducluzeau, d.-m., Montignac.
Lamothe, d.-m., Bugue.
Laporte, d.-m., Belvès.
Laroche, d.-m., Montignac.
Lombard, d.-m., Terrasson.
Palisse, d.-m., Belvès.
Rey fds, d.-m., Bugue.
itavnal, d.-m., Saint-Cyprien.
Arrondissement de Nontron.
MM. Bossoutrot-Sylvain, d.-m., Javerlhac.
Bonithon, d.-m., Nontron.
I ront-Lavergne, d.-m., maire, Lacbapelle-Monmoreau.
Grasset-Lagarde, d.-m., Saint-Sulpice-d’Excideuil.
.Ïude-I.aronïiie. d.-m., Thiviers.
Lai'orest-Pouineyro!, de Bussière-Badil.
Millet-Lacombe, d.-m., maire, conseiller d’arrondisse
ment, Mialet.
Roby-Pavillon, d.-m., médecin de l’hôpital, Nontron.
Roubenne, d.-m., médecin de l’hôpital, Nontron.
Sartre, d.-m., Thiviers.
Theulier, d.-m., Thiviers.
Arrondissement de Ribérac.
MM. Beaussenat, d.-m., Sainte-Aulaye.
Rosviel, officier de santé, Neuvic
Cluzeau-Lanauvc, d.-m., Neuvic.
Besgrav iers, d.-m., Saint-Aulaye.
Desvergnes, d.-m., Verleillac.
Herier-Fonclaîre, d.m., Larochechalais.
Guillaumon. d.-m., Saint-Laurent-des-Hommes.
Labroiisse, d.-m., Mussidan.
Larnartpie, d.-m., Monpont.
Earobei'tie-Sarlanrtie, d.-m., Ribérac.
Limousin-Lamothe, d.-m., Mussidan.
Moreau, d.-m., conseiller général, Tocane-saint-Apre.
Moreau (Ernest), d.-m., Champagne.
— 26 —
Nadaud, officier de santé, Saint-Barthélemy.
Itougiei-, officier de santé, Chantérac.
Simon (Achille), d.-m., Ribérac.
Vergnol, officier de santé, au Pizou.
"Total, 03 Membres.
Périgueux, impr. Boucharie et C', rue Mataguerre, 3, et cours Fénelon, 7.
