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Fait partie de Assemblée générale annuelle des actionnaires de la société La boulangerie des familles
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ASSEMBLEE GENERALE ANM.'ELLE
Des Actionnaires de la Société
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE
Des Actionnaires de la Société
Tenue au Palais de Justice, à Périgueux, le TI avril 1856.
X
COMPTE-RENDU
Présenté par M. Sabin Lacombe, conseiller de préfecture.
Messieurs,
Les idées justes, quand elles sont bien appliquées,
prospèrent toujours. Notre société en est la preuve. Sa
situation financière de fin d’année viendra bientôt con
firmer mes paroles.
Permettez-moi, je vous prie, avant de vous la faire
connaître en détail, de vous entretenir d’abord de mes
projets, de mes espérances et de leur prochaine réali
sation.
L’idée d’association et de commandite, cette force
collective des capitaux,' cette puissance moderne qui
fait des prodiges, fut essayée timidement par nous, il
y a deux ans, et semble vouloir s’introduire dans nos
habitudes. Deux créations nouvelles et d’utilité publique
lui seront dues cette année à Périgueux. Je n’ai mission
aujourd’hui que de vous parler de la nôtre.
Si jamais le principe de l’association dut trouver une
anDlication rationnelle, c’est sans contredit dans l’in-
- 2 -
dustrie qui touche de plus près aux intérêts des classes
pauvres, à l’alimentation publique. Ici, l’intérêt de tous
domine de si haut la question, que c’est sans aucun
scrupule qu’on se livre contre l’industrie privée à une
concurrence nécessaire et que protège d’avance la
sainteté de ses motifs.
le vais vous dire en peu de mots tout, ce que m’a
suggéré, tout ce que m’a fait entreprendre une si noble
pensée :
Concentrer énergiquement le travail au lieu de l’épar
piller ;
Supprimer impitoyablement l’abus des intermédiai
res parasites qui dévore le commerce de la boulanlangerie ;
S’affranchir également des frais de négociations
répétées, qui pèsent sur elle lorsqu’elle s’adresse trop
au crédit;
»
1
Acheter directement au producteur, et aux conditions
avantageuses que prôcure le comptant, les meilleurs
blés de la contrée;
Les porter dans un grand établissement, où ils trou
vent tou' d'abord un moulin à l’anglaise, muni de tous
les perfeci ionnements modernes, pour les réduire en
farine, avec une sincérité et une perfection que la
meunerie du pays ne saurait nous offrir ;
Manipuler ces farines par des moyens puissants et
économiques pour les convertir en un pain qui présente
à la fois, aux consommateurs, le poids légal, une cuisson
parfaite, une apparence séduisante, une qualité nutri
tive et une baisse de prix qu’on ne peut demander au
pain du commerce ;
Appeler par tous ces avantages le plus de consom
mateurs possibles, afin de réduire les frais généraux
de l’établissement, et de faire profiter ainsi chaque
associé d’une part notable de ces économies ;
Tels sont, messieurs, la pensée, les bases et les
moyens que votre président travaille depuis un an à
- 3 mettre en pratique, et pour lesquels il vient vous de
mander aujourd’hui votre appui et votre participation.
Je dois vous apprendre maintenant en quoi consis
tent les modifications que j’ai jugé nécessaire d’apporter
à notre première société, pour la grandir et la consti
tuer sur les véritables bases du principe d’association.
La nouvelle société la Gérés a été constituée par acte
du 25 février 1856, au capital minimum de 30,000 fr.,
divisible en 3,000 actions de 10 fr. chacune et par
tête de consommateur. Cette faible cotisation, égale
pour tous, formera le fonds de roulement destiné à
l’achat des blés, aux frais généraux et de main-d’œuvre,
et ne doit concourir en rien à ceux de premier éta
blissement, de la boulangerie, ni à ceux du mécanisme
de la minoterie.
Pour ménager à la société toutes ses ressources, j’ai
traité avec un capitaliste qui s’est engagé à construire
sur son terrain, et sur les plans fournis, une manuten
tion avec un local contigu, disposé tout exprès pour
installer le moulin, de manière à ne laisser rien à dé
sirer sous les rapports de l’espace et de la commodité.
La société devient locataire de ce bâtiment moyennant
cinq pour cent du capital dépensé. J’ai eu le soin,
messieurs, de fixer à l’avance, dans un acte, tous les
prix de cette construction, de manière à n’avoir à
craindre ni difficulté ni prétentions exagérées. De plus,
et dans la prévision que la société grandirait et vou
drait Un jour devenir propriétaire de cet immeuble
spécial, j’ai stipulé qu’en fin de bail elle aurait la fa
culté de l’acquérir, sans toutefois pouvoir y être con
trainte.
Ce n’est, pas tout, messieurs, le moulin était encore
une grosse affaire et une difficulté d’argent à laquelle
il fallait pourvoir.
J’ai trouvé dans un autre département un ancien
compagnon d’industrie qui a eu en moi assez de con
fiance pour faire, loin de lui, les frais de tout le méca1
nisme d’un moulin à l’anglaise, qui sera monté à côté
de la manutention, et pour ainsi dire livré à ma dis
crétion. Ce capitaliste a accepté toutes les conditions
que je lui ai faites pour la société, et qui sont celles-ci :
Monter à ses frais deux meules tournantes, un net
toyage perfectionné, une bluterie, une chaudière et
une machine à vapeur aux conditions suivantes :
De faire toutes nos farines sous notre surveillance
continue, à dix pour cent au-dessous du prix actuel des
moulins de la localité; de ne moudre que pour nous
exclusivement ; de nous fournir une force suffisante
pour faire marcher nos pétrins; de s’engager, en outre,
à nous céder son mécanisme lorsque nous serons en
mesure de le payer, et sur estimation contradictoire
par experts.
Ainsi donc, à part le matériel de la boulangerie pro
prement dit, nous avons pourvu à son logement et à sa
complète installation sans avoir entamé son capital.
C’est ici, je crois, le lieu et le moment de vous faire
comprendre l’utilité d’un moulin au service spécial
d’une boulangerie et sous le même toit. Cette associa
tion de deux industries identiques est une idée toute
nouvelle et, j’ose le dire, toute logique, sans laquelle
il ne saurait y avoir de très bons résultats en boulan
gerie.
De tout temps, messieurs, la meunerie a travaillé
dans ses propres intérêts, qui sont diamétralement
opposés à ceux de la boulangerie. La meunerie en gé
néral est mal outillée dans notre pays; elle est routi
nière et paresseuse ; elle néglige trop l’entretien et le
rabillage des meules, qui seuls produisent les belles fari
nes et les bons rendements. De plus, il faut bien le dire,
car cela n’est pas nouveau, elle n’est, pas toujours très
lidèle; Rarement elle vous rend les mêmes grains que
vous lui avez confiés et les poids que vous avez le droit
d’exiger. Enfin, la meunerie est souvent l’ennemie de
la boulangerie. C’est pour changer cet ordre de choses
fâcheux, pour réconcilier ensemble ces deux industries
que j’ai voulu les marier pour ainsi dire, les faire vivre
en bonne intelligence, sous la même règle et la même
discipline, atin de les faire concourir avec ensemble et
sincérité au résultat commun.
l’ose le dire, messieurs, cette idée, qu’on a trouvée
hardie peut-être, est, à mes yeux, l’amélioration la plus
réelle et sur laquelle je fonde le plus d’espérances pour
le succès de notre entreprise.
Permettez-moi de faire ici une comparaison analo
gue, quoique triviale : un boulanger doit faire lui-même
sa farine comme une ménagère doit griller et moudre
son café ; car il n’est pas plus possible de savoir si la
farine qui vient du moulin est bien le produit de votre
blé, que si le café qui sort de la boutique, de l’épicier
n’est pas de la chicorée.
Toutefois, il ne faut pas se le dissimuler, la meu
nerie spéciale adjointe à la boulangerie n’est possible,
à cause de ses frais, qu’avec un travail continu et assez
considérable ; elle n’est possible, en un mot, que dans
une grande opération comme celle que nous voulons
organiser.
En résumé, c’est la grande fabrication, c’est la grande
consommation qui font les gros bénéfices, et c’est vers
cette fin que j’ai dû tourner tous mes efforts. J’ai mis
tout d’abord mon projet sous la protection de l’auto
rité civile et ecclésiastique. L’une et l’autre m’auront
bien compris, je l’espère. Quant à la consommation
elle-même, j’en ai cherché les éléments'. Mille
souscripteurs payants sont déjà venus avec confiance
m’apporter leur concours; d’un autre côté, dix-huit
riches et honorables citoyens ont versé dans notre caisse
une somme de 6,890 fr., destinée à payer là cotisation
de 689 personnes qui ne pourraient le faire ellesmêmes , et leur ouvrir ainsi la porte de notre boulan
gerie , pour les faire participer à tous ses avantages. Plu
sieurs établissements publics m’ont assuré leur adhésion :
je dois placer en tête le séminaire de Périgueux; d’au
tres n’attendent que le commencement de nos opéra
tions pour venir à nous.
Je crois devoir payer ici une dette publique et de
reconnaissance personnelle en citant le nom de ces amis
de l’humanité qui comprennent si bien les devoirs de
l’homme envers ses semblables.
Ce sont :
MM. Bousquet fils, propriétaire à Montanceix.
Courtey aîné, banquier à Périgueux.
Dupont (Paul), député au corps législatif.
Delay (Richard), propriétaire à Périgueux.
Dereix (Abel), conduct. des ponts et chaus. à id.
Desvaüx, payeur à id.
Mn,e De Gamanson à id.
MM. Lacombe (Sabin), conseiller de préfecture à id.
De Moneys, propriétaire.
Magne, ministre des finances.
De Malet (Arthur), propriétaire à Périgueux.
Merlet père, propriétaire à id.
De Montbrun, receveur général à id.
Noirit, maître de poste, à id.
Percheron, ancien receveur général à Corbiac.
M“"! De Rosny, à Périgueux.
MM. De Sanzillon, au Lieu-Dieu.
Vacquand père, propriétaire à Périgueux.
Comme moyen d’action, messieurs, nous emploierons
les suivants :
Un dépôt central sera établi dans le local actuel de
la Boulangerie des Familles. Quatre dépôts seront placés
chez des commerçants dans les faubourgs de Périgueux,
et se chargeront du service des actionnaires éloignés.
Ce seront autant d’apôtres qui prêcheront l’association
et feront, avec nous, tous leurs efforts pour faire com
prendre l’esprit et l’avantage de cette entreprise. Une
détaxe de 15 centimes par tourte de dix livres sera
laite immédiatement sur le pain de la Cérès, ét pour
répondre nettement à la seule calomnie qu’aient pu
encore accréditer un peu contre nous quelques rares
envieux, la vente du pain sera faite AU POIDS.
Tels sont, messieurs, en somme, les éléments sur
lesquels la nouvelle société la Gérés fonde l’espoir de
sa réussite.
Avant d’entrer dans l’examen de notre situation de
lin d’année, je dois vous dire que la nouvelle organi
sation de notre société et tous les moyens employés
pour y parvenir ont été soumis au jugement de votre
bureau, qui, avec son bon sens ordinaire, m’a cons
tamment approuvé et secondé dans ce travail.
J’ai hâte de vous faire connaître la situation actuelle
de la société sous le triple rapport de son personnel,
du mouvement de ses affaires et de son résultat annuel
ou inventaire ; enfin, de vous expliquer sa constitution
nouvelle.
Personnel.
Au 21 avril 1855, la société comptait 249 action
naires inscrits.
Au 21 avril 1856, elle en a 283; augmentation, 34-
Mouvement des affaires.
La boulangerie a manipulé, dans l’année écoulée,
2,406 hectolitres de blé et 42 balles de minot qui ont
coûté ensemble une somme de......................... 78,554f 54e
Elle a brûlé 109 brasses de bois coûtant 2,459 »
Elle a consommé 24 balles de sel..............
342 »
Elle a payé en moulure.................................... 1,100 50
En loyer......................................................................
550 »
En main-d’œuvre aux ouvriers................... 1,951 »
En frais de gérance, tenue de livres et
distribution de pain aux sociétaires...............
1,620 »
En entretien et frais divers...........................
335 80
Total de la dépense............. 86,912f 84e
— 8 —
Le blé ou les farines employées ont pesé, poids brut,
197,312 kil. ; ils ont produit en pain un poids de
201,777 kil. : l'excédant du poids du pain sur celui du
blé a donc été de 4,465 kil. Ceci est la confirmation
sans réplique de ce que je vous disais l’an dernier à
pareille époque sur le rendement des blés. Ainsi donc,
100 kil. de blé donnent environ 102 kil. 250 gr. de pain.
Cette fabrication s’est faite au moyen de 960 four
nées; chaque fournée a brûlé pour 1 fr. 50 c. de bois,
déduction faite du prix de la braise obtenue, qui est
ressortie à 1,007 fr. 80 c. Le blutage des farines a
produit 42,796 kil. de son et de basses matières qui se
sont vendus 7,059 fr. 01 c.
Cette production a occasionné un mouvement de
fonds dont voici l’importànce :
La boulangerie a versé dans la caisse de sou banquier
une somme de.............................................................. 91,930f 76e
Elle a fait des mandats sur lui pour une
omme de........................................................................ 90,330 70
Partant, elle est créancière de la maison--------- ------de banque d’une somme de................................ l,60Ôf 06e
Ce mouvement, messieurs, s’est obtenu avec un ca
pital de 10,074 fr. 64 c. qui s’est, comme on le voit,
renouvelé un peu plus de neuf fois dans l’année.
Voici maintenant la véritable situation de la société
au 21 avril courant :
Actif.
Capital d’actions................... 10,074f 64c\
Intérêt des actions dû par
le banquier....................................
527 55
Débiteurs par compte........ 2,244 82 f
17,388r 12*
Solde débiteur du comptebanque ............................................. 1,600 06 l
Espèces en caisse.................
221 95 1
Mobilier industriel, porté à
810 15 )
Marchandises en magasin 1,908 95 /
J
— SI Passif.
15,908f 22e
Excédant de l’actif sur le passif, ou boni
Ui79f 90e
Pour savoir d’une manière exacte et impartiale le
véritable produit de la boulangerie, il convient d'ajou
ter à ce boni de 1,Z|79 fr, 90 c., résultant de la balance
de l’inventaire, le montant de la détaxe dont a béné
ficié la masse des actionnaires. Cette détaxe s’est éle
vée, savoir :
Sur 8,2Z(0 pains, à raison de 10 c. j
l’un............................................................
82/? »c 2,529e 15e
Sur 32,115 idem à 5 c........ 1,705r 15 *
Premier boni............................................................ • l,Z|79f 90e
Total du bénéfice produit................. à,009r 05e
Ou, en d’autres termes, ZtO p. °/0 du capital en mou
vement.
Ces chiffres, messieurs, parlent assez d’eux-mêmes,
sans que j’aie besoin d’en faire ressortir la signification,
et je suis aussi heufeux d’avoir à les offrir publiquement
à mes co-intéressés qu’à nos rares détracteurs. Les uns
seront, je l’espère, reconnaissants de la manière dont
leurs intérêts ont été gérés, et les autres seront peutêtre humiliés dans leurs injustes et envieuses critiques.
Une administration gratuite qui présente de pareils
résultats au grand jour et qui va les solder en argent
comptant, n’a pas plus besoin de se défendre qu’elle
ne risque dorénavant d’être calomniée.
Cette prospérité antérieure est donc, messieurs, votre
10 -
avoir ; ce sont vos fonds et votre concours qui l’ont
produite, et dès ce jour elle vous est acquise.
Une nouvelle société va surgir, de nouveaux action
naires vont venir à nous pour accroître encore cette
prospérité et y participer ; mais ces nouveaux venus
n’ont aucun droit sur les bénéfices réalisés. La société
la Cérès doit commencer ses opérations à nouveau.
Dans ce but, j’ai dû donner une estimation raisonnable
au mobilier industriel de la Boulangerie des Familles
pour le céder à la Cérès. Ce mobilier, qui était primiti
vement de 1,525 fr. 20 c., n’est plus aujourd’hui que
d’une valeur de 810 fr. 15 c. Sa diminution provient
d’abord de l’usure naturelle de beaucoup d’articles ; en
second lieu, du prix d’un four qui, ayant coûté 415 fr.
de construction, est entièrement porté en non-valeur.
Les actionnaires recevront donc cette année :
1° L’intérêt à 5 p/
de leurs actions, soit par ac
tion de 50 fr............. .............................................. .-............ 2f 50°
2° Le dividende du boni ci-dessus de 1,4,79
fr. 90 c., soit par action................................................. 8 97
Total par action................................ llf 47e
Autrement, un dividende qui, réuni'à l’intérêt, porte
le produit palpable des fonds que vous nous avez con
fiés à 22 fr. 94 c. pour cent francs, et le dividende
total, y compris le bénéfice résultant des détaxes, à
plus de 47 pour cent ! !
A partir de demain, messieurs, le Gérant de la bou
langerie est chargé de payer, de midi à quatre heures,
dans son magasin, rue de la Sagesse, n° 10, l’intérêt
des actions et même le dividende ci-dessus à ceux qui
le désireront.
J’ai l’espoir que tous nos actionnaires comprendront,
qu’une grande société fait d’autant mieux ses affaires
qu’elle a plus d’argent à sa ' disposition, et que leurs
fonds, nepouyant être placés nulle part à si gros intérêts,
- 11 —
ils doivent les laisser dans la caisse pour les convertir
de suite en actions de la nouvelle société, qu’on leur
délivrera en paiement. En agissant ainsi, messieurs,
vous prouverez tous que vous comprenez bien les in
tentions de votre bureau d’administration, et vous me
donnerez particulièrement une preuve de confiance
dont je serai à la fois reconnaissant et fier.
Dès demain donc, notre société n’est plus Boulan
gerie des Familles; elle va s’appeler la Cérès. J’ai cru
devoir lui donner pour devise les mots suivants :
Communauté, économie, bienfaisance.
Par la communauté et les forces réunies, par le
grand nombre des associés, par la diminution des frais
généraux, par la concentration du travail, nous obtien
drons désormais des résultats auxquels l’industrie pri
vée, restreinte dans ses moyens et travaillant unique
ment pour elle, ne saurait offrir au public;
Par les effets de la grande fabrication, par l’applica
tion des machines et la production immédiate des fari
nes , par la simplification du travail, par un ordre
sévère, nous obtiendrons des économies inconnues à
l’industrie commerçante;
Enfin, par la bienfaisance, introduite largemént dans
notre programme, nous ferons bénir du ciel notre en
treprise. Ainsi se réalisera complètement notre devise :
Communauté, économie, bienfaisance. Quant à moi,
messieurs, j’en ferai mon symbole et je la prendrai
constamment pour guide dans l’administration de vos
intérêts.
,
Sabin LACOMBE,
Président et fondateur de la CÉRfcS.
_______
lïIBLIO r Ht OUE ',
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CE LA VILLE
J
2
