FRB243226101_P2_611_003.pdf
Médias
Fait partie de La Plume de Périgueux
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-
SOMMAIRE : M. le Curé, ballade en prose. —
Concours littéraire. — Le cœur de Jehanne d’Arc,
légende lorraine. — Modes pour Messieurs. —
Le bouquet de violettes. — Au matin. — L’Amou
reux et l’éclio. — Revanche imprévue. — Biblio
graphie. — Charmant enfant. — La Sténographie.
— Concours de Jeux d’esprit.
La route poudroie sous le chaud soleil
d’une belle journée de juillet. Pas un
souffle ne vient rafraîchir l’atmosphère
embrasée. Seules, là-bas, dans le lointain,
de petites colonnes de poussières s’en
volent comme de légères dentelles, vers
le beau ciel d’azur. Les insectes se taisent
et les pauvres fleurs, elles-mêmes, se
penchent en prenant une navrante teinte
toute terne....
Les fleurs prennent une navrante teinte
toute terne... Soudain, au détour de la
route, apparaît M. le Curé. Ses besicles
sur le nez, son tricorne joyeusement posé
sur sa tête déjà chauve lui donnent un
petit air crâne. Sa longue soutane noire,
toute blanchie par la poussière laisse voir
ses jambes chaussées de bas noirs et
d’énormes souliers....
Il est chaussé d’énormes souliers le bon
prêtre... Sa grosse canne à la main, il
s’avance sur la route poudreuse en ges
ticulant. Sous le bras, il serre son gros
bréviaire à couverture de parchemin, tout
éraflé et tout jauni par l’usage et le temps.
Il semble exténué Monsieur le Curé, et
de larges gouttes de sueur, coulent sur
son front ridé. Soudain un bois touffu
s’offre à ses regards anxieux. O bon
heur !!!...
Diaprée de mille couleurs éclatantes,
ainsi parla la coccinelle à ses sœurs et
aux carabes dorés étincelants de toutes
les couleurs de l’arc-en-ciel... Mais pen
dant que les insectes, les oiseaux et les
fleurs, cherchent à connaître ce singulier
personnage, le soleil s’abaisse peu à peu
et déjà ses rayons colorent de pourpre
et de jaune orangé les cîmes des grands
chênes.
Les cîmes des grands chênes se colo
rent de pourpre et de jaune orangé...
Il se prépare à lire sa prière quoti Au village tout le monde est en émoi.
dienne..., alors que dans l’épaisse futaie, Chaque soir à la même heure, Monsieur
le loriot siffle en son honneur une de le Curé sonne la cloche pour appeler les
fidèles à la prière. Mais, aujourd’hui, pas
ses ,pins douces mélqdies. Un. msde ffq,
un son n’est encore sorti du monstre d’ai
voisinage, stupéfait de cette visite si peu
rain qui semble plongé dans une torpeur
habituelle, court en faire part aux oiseaux
mortelle... Pour sûr, il y a un malheur,
de la contrée. Aussitôt ceux-ci arrivent
se disent tout bas les braves paysannes...
de tous points du bois, et, tous en chœur,
Pourquoi ce retard me demanderezentonnent un chant de louange si suave
vous... Monsieur le Curé s’est en
et si doux, que les arbres tremblent
dormi... endormi en lisant son bréviaire.
d’émotion et que la source limpide apaise
Paul Rouget.
un instant ses sanglots. Les petites violet
tes qui sont encore blotties sous la
mousse, s’entretiennent entre elles. —
Voyez-vous, dit l’une, ce doit être quel
que grand homme, chassé de son pays
par l’exil. — Mais non, répond l’autre,
Du 15 janvier au zj mai 1894, le Syl
c’est un poète... Et toutes en cœur répè
phe ouvre à tous les littérateurs son dou
tent: C’est un poète... c’est un poète.
zième concours où de nombreuses récom
C’est un poète redisent les petites vio
penses seront décernées : Prix du ministre,
lettes embaumées, tapies sous l’herbette.
médailles de vermeil, d'argent, de bronze,
Et là-haut, dans les branches, les oiseaux etc.
continuent leur concert sublime qui s’é
Pour le programme détaillé et les con
lève vers les cieux.
ditions, s'adresser à M. Alexandre Michel,
Les insectes qui s’étaient tout d’abord secrétaire, place des Augustins, Voir on
blottis sous les feuilles en voyant Mon (Isère).
sieur le Curé, recommencent à chuchotter et à se demander de même que les
violettes ce que peut bien être ce gros
monsieur avec un tricorne sur la tête,
une robe noire et des lunettes sur le nez.
Pour sûr, c’est un ministre, dit une gen
tille coccinelle à la carapace luisante,
diaprée de mille couleurs éclatantes...
O bonheur !!!... Il s’enfonce avec dé
lices sous la futaie sombre qui lui paraît
en ce moment plus belle que le plus
magnifique palais enchanté. Qu’il fait bon
s’étendre sur la verte mousse, bien abrité
des rayons ardents par un épais feuillage
teint de mille couleurs. Les grands arbres
étendent leurs branches au-dessus de lui,
comme un vaste parasol. Séduit par les
charmes de ce second paradis, Monsieur
le Curé ouvre son paroissien et se prépare
à lire sa prière quotidienne...
Au fond de son cachot la vierge avait pleuré...
La crainte cependant n’avait pas effleuré
Ce grand cœur de vingt ans contemplant le supplice;
Une âme généreuse aime le sacrifice,
Et Jeanne, envisageant le bûcher sans effroi.
Mourait avec fierté pour la France et son roi.
Mais quand on l’eut soustraite aux Anslais en
[démence,]
Quand elle n’entendit plus rien que le silence,
Voici que tout à coup devant ses yeux troublés
De charmants souvenirs se trouvent rassemblés:
Les murs de sa prison semblent fuir, tout s’efface,
Pour lui laisser revoir, loin, très loin dans l’espace,
Ce que nul n’oublia sans être criminel :
Le champ de ses aïeux et le toit paternel.
Alors, en soupirant, s’asseyant sur la pierre,
La vierge sur ses yeux abaissa sa paupière
Pour ressaisir la paix, le bonheur et l’amour
Des beaux jours d’autrefois envolés sans retour.
Là-bas, à l’horizon, c’est la montagne grise,
Ici, le jardinet prés du mur de l’église,
Le chêne, dont l’ombrage abrita Saint Michel,
Venant lui découvrir les grands desseins du ciel ;
Non loin, c’est la maison dans laquelle elle est née...
Un nuage léger sort de la cheminée...
Son père, dont les pas sont devenus tremblants,
Dont le front s’est déjà paré de cheveux blancs,
Revient de son travail... vers le seuil il s’avance...
Jeanne ! qui te rendra les jours de ton enfance?.-.
Mais cette voix lointaine en connais-tu les sons ?...
Enfant, tu fus bercée au bruit de ses chansons.
Ecoute, écoute encor les accents de ta mère...
Le Dieu que tu servis, voyant ta peine amère,
Permet, pour adoucir les rigueurs de ton sort,
Que le chant maternel te berce dans la mort!...
L’héroïne a senti son cœur en défaillance ;
Elle affronta la mort jadis avec vaillance ;
Tomber dans un combat n’est pas vraiment périr ;
Mais laisser ceux qu’on aime ! Ah ! c’est bien là raouOn eût pu voir alors, rayonnant d’espérance, [rir!
La regarder, ému, l’ange de notre France ;
Sur son front lumineux l’ombre de Dieu planait;
Près de la vierge en pleurs, debout, il se tenait...
Puis sa voix reten:it : « Ma sœur, lui disait-elle,
Relève ton regard vers la voûte éternelle :
Du croyant, le martyre accomplit tous les vœux :
C’est le portique d’or de la cité des cieux!..
A l’immortalité, c’est la mort qui nous porte !
Que l'amour de la France, enfant, te rende forte;
Un pays, pour lequel on s’immole sans peur,
A pour lui l’avenir, la gloire et la grandeur ! »
En entendant ces. mots, la vaillante Lorraine,
Levant au ciel, ses mains qu’alourdissait la chaîne,
S’écria, dans l’élan d’une sublime ardeur :
« Oui, pour la France et Vous! je suis prête ô
[Seigneur. »
II
Quelque temps ont passé... Venezsurcetteplace...
D’un bûcher mal éteint reconnaissez la trace,
Français, répandez-vous en regrets superflus :
Le crime est consommé; l’héroïne n’est plus!...
Aux portes de Rouen est une femme en larmes;
Son regard est chargé de mortelles alarmes;
Offrant à tous les yeux une douleur sans fard :
« Jeanne, Jeanne, dit-elle, est-il déjà trop tard??...
Pourquoi trouvé-je ici tout un peuple en délire ?
D’où viennent ces soldats? » — « Mais c’est une
[martyre
Qu’on vient de voir brûler, • lui répond un passant.
Ah ! j’arrive trop tard, fait elle en s’affaissant.
Elle avait dû marcher sans nul repos, sans doute,
Nous voici bientôt aux Fêtes de Pâ
ques qui vont avec elles ramener les
beaux jours. Il est temps de visiter son
vestiaire et commander les vêtements
qui peuvent vous être utile.
La grande difficulté est en général de
trouver un tailleur qui tout en vous of
frant un joli choix de marchandises bon
nes et nouvelles et vous donnant un vête
ment bien fait et allant bien, ne demande
pas un prix exhorbitant.
La Maison L. Chevalier-Lavaure et Cie,
a résolu ce problème pourtant difficile,
grâce à son organisation, qu’aucune au
tre maison, soit de la ville, soit de la ré
gion ne pourra égaler. Ses vastes Maga
sins, situés au coin de la rue de Bordeaux
et de la rue ourdeille, contiennent un
immense choix de draperies pour vête
ments sur mesure, dans tous les genres
de fabrication, et toutes du meilleur
goût, quoique à des prix très aborda
bles. Nous y avons remarqué en outre
de très jolies cheviotes et peignés en
noir et bleu, absolument pure laine pour
première communion, depuis le prix de
28 fr. le complet sur mesure, le veston
pour hommes dans les mêmes genres
sur mesure également, ne se vend que
22 fr. ; cet article est d’une très grande
solidité et grand teint et recommandable
à tous les points de vue, la maison pos
sède également dans ces genres cheviotes
et peignés tous les prix, depuis 35 fr. le
complet sur mesure pour hommes jus
qu’à 95 fr. prix auxquels sont vendues
les plus belles et les meilleures étoffes
se fabriquant.
Les nouveautés de la même Maison
sont admirables et nombreuses, et soit,
que vous désiriez un complet de 29
soit de 90 francs, vous êtes sùr d’y trou
ver le genre que vous préférerez.
Vu l’extension qu’a pris la vélocipédie
la maison s’est outillée en conséquence
et s’engage dores et déjà à livrer de ma
gnifiques costumes, Veston ou Dolman
et culotte bouffante sur mesure depuis le
prix extraordinaire de 19 francs.
La saison s’avance et il est temps de
faire ses commandes pour être bien servi
à temps.
X. X.
’ Pour faire, pauvre femme, une aussi longue route.
Ses traits par la fatigue et les pleurs sont flétris;
Des cailloux du chemin ses pieds sont tout meurtris!
C’est l’amour maternel qui soutint son courage,
Qui sut lui redonner la vigueur du jeune âge,
Lui fit tout entreprendre et lui fit tout oser,
Pour bénir son enfant dans un dernier baiser.
Et lorsque de la ville elle a franchi la porle,
Elle apprend brusquement que Jeanne d’Arc est
[morte !]
Non, cela ne se peut ! A Dieu tout est soumis,
Il connaît son amour, il ne l’a point permis !
« Ah ! dit-elle, ce Dieu qui prit dans ma famille,
Pour délivrer son peuple, un bras de jeune fille,
O Jeanne, ô mon enfant, a dû penser à moi,
Et me garder au moins quelque lambeau de toi!! »
Sur sa lèvre tremblante expire la parole...
Elle se lève alors, elle court, elle vole
Sur le funèbre champ où fume le bûcher,
S’agenouille en pleurant et se met à chercher.
Ne paraissant rien voir, semblant ne rien entendre,
Longtemps elle chercha dans cet amas de cendre
Qui tiède, sous sa main semblait vivante encor,
Et, de la France en deuil abritait le trésor.
Mais soudain, de ses yeux des larmes plus brûlantes
Tombent à flots pressés, car, dans ses mains trem[blantes,
De la vierge guerrière elle a saisi le cœur,
Tout palpitant encor d’un reste de chaleur.
Et se sentant heureuse au sein de sa tristesse,
Elle quitte ces lieux emportant sa richesse.
Quand le jour reparut sur les champs envahis,
Elle portait déjà ce cœur vers son pays.
Deux sœurs l’ont recueilli : la Lorraine et l’Alsace
Et sur ce cœur viril, germa la forte race
Qui tant aima la France au jour de ses malheurs.
Du cœur de Jeanne d’Arc sont sortis mille cœurs.
S. Castagnikr.
3
A L. L.
Dimanche dernier, en apercevant de
tous côtés, le bouquet de violettes qui
fleurissait les boutonnières, s’épanouis
sait étoilant les corsages ou coquettement
piqué à la taille, un souvenir embaumé
se réveilla en moi.
J’avais voulu, un jour, visiter un de ces
asiles de vieillards où, me disait-on sou
vent, le bon Dieu a mis pour soulager
les humaines misères quelques-uns de
ses anges affublés de la cornette blanche
des Petites Soeurs. La visite terminée, on
me fit descendre dans une belle et large
allée où le soleil ne semait que des
rayons tiédis, tamisés encore par la ver
dure des charmilles. A deux pas devant
nous, au milieu d’un massif grand deux
fois comme le tablier de sœur Emilie,
mon guide, sans un brin d’herbe folle,
net enfin comme la prunelle d’un œil,
apparut plantée sur un socle, une statue
tournée à l’envers. Quel pouvait être le
saint? Mais surtout, surtout, pourquoi se
trouvait-il dans cette posture extraordi
naire? — « C’est St-Joseph » me souffla
la sœur. — « Il est en pénitence »,
ajouta-t-elle en baissant les yeux comme
une enfant timide.
Il ne fut pas malaisé à l’humble reli
gieuse de voir que ses paroles m’avaient
totalement désorienté; aussi reprit-elle
très vite : « Quand nous sommes dans la
« gêne, notre R. Mère ordonne une neu« vaine au chef de la Sainte famille.
« Parfois, le neuvième jour passe sans
« nous rien obtenir : alors le Saint est
« mis en pénitence (comme vous le voyez).
« — Le moyen est merveilleux et réussit
« toujours. » — « Et vous y croyez? » —
m’écriai-je sottement, sans réfléchir que
mon indélicatesse mettait le rouge au
front de la pieuse fille et allait droit à son
cœur. Avec , un sourire triste qui me fut
un amer reproche, elle me fit passer der
rière la charmille ; l’épais rideau de feuil
lage permettait de voir sans être vu. A
peine avions-nous quitté l’allée, un vieil
lard se glissa furtivement, comme épeuré,
jusqu’au massif. Il en vint ainsi plusieurs,
et c’était une chose belle, une chose tou
chante à pleurer de les voir à genoux,
inclinant cette tête sur laquelle les hivers
ont mis leurs neiges, leurs mains qui
tremblent jointes dévotement, de les en
tendre dire : « Saint Joseph, ce n’est pas
« nous qui vous avons puni ; nous vous
« aimons bien trop pour cela. Si nos
« bonnes mères l’ont fait, elles doivent
« avoir leurs raisons. » — Ils disaient
LES
PREMIÈRES
COMMUNIONS
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La Librairie SPINONI-FOURGEAUD,
à Périgueux, vient de recevoir un grand
assortiment d’objets de première com
munion, tels que :
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en bristol, gélatine, parchemin, soie, etc.
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en argent et en or
Dizaines,
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Bénitiers,
Croix de Malte,
Croix en or, argent, nacre, ivoire
Signets pour missels
Missels
Ouvrages de piété pour jeunes gens
La Maison tient à informer qu’elle a le
dépôt, pour le département,
des maisons ROUSSELLE et FONTENEY
pour les Reliures artistiques et la Maro
quinerie
cela dans leur patois, cela et mille autres
naïvetés qui faisaient naturellement pen
ser à nos enfants roses.
Mais, mon émotion grandit encore en.
les voyant, leur prière finie, déposer de
vant la statue avec un sourire qui enso
leillait leur figure ridée, un bouquet de
violettes, cueilli par eux dans le pré ou
les allées d’à-côté.
Oh ! ce qu’il y avait de foi et d’amour,
ce qu’il y avait de grâce dans ces petites
fleurs offertes par ces enfants pour la
seconde fois, selon le mot de Shakes
peare !
St-Joseph, je l’ai su depuis, n’était pas
seul à recevoir des violettes : cette sœur
Emilie qui m’accompagnait avait aussi sa
part.. Chaque année, au revenir des fleurs
de mars, quelques bons vieux dont elle
endormait plus particulièrement les en
nuis, dont elle câlinait plus doucement
les infirmités, s’en venaient à elle; avec
cette gaucherie qui a tous les charmes
des timidités, des « je. n’ose pas » de
l’enfance, ils lui glissaient entre les doigts
le bouquet tant aimé, en murmurant
émus : « C’est pour vous, ma bonne petite
Mère ».
Jean Myrtis.
Périgueux, 15 février 1894.
-A-TT
MATIKT
Je viens de m’éveiller ; elle sommeille encore.
Sur elle, mon regard se repose apaisé :
Je contemple ce sein, calme, à peine accusé
Sous le jour incertain de la discrète aurore.
Sur sa bouche entr’ouverte, un souffle vient éclore,
Un murmure si doux que je n’ai pas osé
Effrayer au contact d’un baiser déposé,
L’ange qui m’apparaît en celle que j’adore.
Elle est belle ! Elle est belle ! Et je suis en rêvant,
Penché sur ce front pur, le songe captivant
Que dévoile un sourire alangui de tendresse.
J’attends qu’elle tressaille à la clarté dujour,
Pour donner à sa lèvre, en un confiant amour,
De mon premier baiser la première caresse.
Paul Carletto.
Imagerie Religieuse
•<>*♦<»♦♦<»♦♦ Cl ♦< <>♦♦<>♦«>•
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Dépôt de la Société de Saint-Augustin,
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— Echo! d’où viens-tu? — Je suis hors d’haleine
Zéphyr m’emporta si vite le fou !
Que, pour traverser, là-bas, cette piaine,
J’ai bien cru cent fois 111e rompre le cou.
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— Et... qu’apportes-tu? — I.aissc-moi, de grâce,
Reprendre mes sens, me ressouvenir.
Nous fendions l’azur; nous brûlions l’espace;
Et j’ai peine encore à me soutenir.
— Où donc allais-tu? — Attends! je chancelle
Et tous mes esprits sont en désarroi;
J’allais... J’apportais... Ah! Je me rappelle!
J’apportais deux mots bien charmants, ma foi!
— Deux mots? — Eloquents plus qu’un long poème,
Qu’exhalait un cœur plein d’un doux émoi, [t’aime
_ Et lesquels? — Deux mots pris au vol: «Je
_ Et de qui? — Devine ! — Et pour qui? — Pour
[toi '
I. Martel.
4
C’est ici, dans cette maison, que de
meure une personne qui enseigne les
langues étrangères?
A cette demande, adressée à la bonne
qui venait d’ouvrir la porte, la jeune fille
mise en question, penchée sur la rampe
de l’escalier, tressaillit en un mouvement
de contrariété.
— Oh ! ces leçons, jusque pendant les
vacances ! se dit-elle, au son de cette
voix discordante qui ne lui disait rien de
bon.
Elle se présenta néanmoins avec une
bonne grâce qui lui était habituelle.
Sa tenue charmante, son air de dis
tinction influèrent peu sur la volumineuse
personne couverte de bijoux et de vête
ments somptueux, qui la toisait avec
dédain.
Cependant, très polie, Juana de Stenne
répondit a toutes les interrogations qui
lui furent faites, sans paraître toutefois
pénétrée du grand honneur qu'on sem
blait lui faire.
Restée seule, elle prit connaissance de
l’adresse qu’on lui avait laissée :
« Baronne de Flaux, en son hôtel. »
Juana en avait entendu .parler de cette
baronne de Flaux, de dix ans plus âgée
que son mari, gentilhomme viveur et
ruiné, qui avait épousé en secondes
noces cette ancienne marchande de pri
meurs, dont la fortune était immense. Et
quel ménage ! En parlait-on assez mal
en ville !
Elle connaissait bien ce superbe hôtel
pour l’avoir admiré chaque fois qu’elle y
passait !
Elle savait aussi que chaque année les
de Flaux venaient avec leurs enfants
prendre leurs vacances au pays, mais elle
ne les avait jamais vus.
En rentrant, Mme de Stenne comprit
bien vite, malgré les efforts de Juana, que
quelque chose n’allait pas tout seul.
— Qu’-as-tu, lui dit-elle, appuyant de
l’expression de ses yeux agrandis, cette
interrogation?
Juana ne put s’empêcher de rire, à voir
cet effarement.
— Une nouvelle leçon.
— Qui donc ?
— Les enfants de Flaux, et il me faut
y aller.
— Cela t’ennuie, pauvre chérie?
— Rien ne m’ennuie, tu le sais bien,
du moment qu’il est chose convenue
qu’on n’est point en ce bas monde pour
s’amuser.
— C’est elle qui est venue, la baronne?
— Oui, elle et ses deux filles.
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DISCRÉTION
— A-t-elle été polie au moins?
— J’aurais aimé qu’elle le fut davanta
ge pour faire mentir l’opinion publique,
que j’ai trouvée jadis dure pour elle.
Après un pareil début M'"° de Stenne
fut peu étonnée et néanmoins indignée,
après la première leçon, de voir sa fille
rentrer presque en larmes.
Et pendant que les pleurs de l’humilia
tion coulaient malgré elle, Juana lui dit
que le baron de Flaux qu’elle avait ren
contré, prêt à sortir, n’avait même pas
soulevé son chapeau pour la saluer.
Lui, un gentilhomme! ajouta-t-elle;
jamais de la vie ; c’est un malotru !
Avant qu’elle eût terminé, Mme de
Stenne écrivait sur une carte, en termes
bien caractérisés, quoique convenables,
son indignation devant l’accueil malséant
fait à sa chère enfant et la renonciation de
celle-ci aux leçons futures.
Mais Juana s’était ressaisie, et prenant
la carte, elle la déchira :
Tu permets, mère dit-elle. Je ne sais
vraiment pas, comment moi, qui ai sup
porté tant de choses pénibles, j’en suis
encore à ce degré de nervosité, orgueil
plutôt que fierté, en face de procédés qui
ne méritent que le mépris... Et les leçons
continuèrent pendant bien des mois, sans
que le baron fût plus poli.
* *
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Deux ans se sont écoulés depuis :
Juana et sa mère passent cette fois leurs
vacances chez le colonel de Stenne, on
cle de la jeune fille, dans sa belle pro
priété de l’Oise, héritage fait depuis peu.
Un certain jour de terrible chaleur,
Juana s’est réfugiée dans le frais salon du
rez-de7chaussée pour y peindre à son
aise, lorsqu’une voiture, louée à la ville
voisine, et qui amène un inconnu, s’ar
rête devant le perron.
Presque tout de suite, le visiteur est
introduit, et laissé avec Mlle de Stenne,
pendant qu’on va prévenir le colonel.
Il n’avait fallu qu’une seconde à Juana
pour reconnaître dans ce personnage à
humble posture, — le chapeau à la main,
cette fois ! — le baron de Flaux.
A son air, elle comprit qu’il était là en
solliciteur.
Ne lui devant aucune marque de poli
tesse, elle n’avait pas à se déranger de
son chevalet, du moment qu’il deman
dait le colonel ; mais de côté, elle lançait
un coup d’œil furtif, tout en donnant à sa
toile force coups de pinceau. Elle sen
tait attaché sur elle, le regard du baron,
et s’amusait de sa stupéfaction.
Cédant tout à coup à une idée mali
cieuse, elle se tourna vers lui; avec un
5
sang-froid plus apparent que réel et une
distinction superbe :
— Monsieur, lui dit-elle, il règne une
grande fraîcheur ici, vous avez chaud
sans doute ; n’ayant pas l’habitude d’avoir
la tête découverte, vous exposez votre Discours et opinions de Jules
santé ; veuillez remettre votre chapeau,
Ferry, publiés avec commentaires et
je vous y autorise.
notes par Paul Robiqjjet, avocat au
Elle fut prise d’une si violente envie
Conseil d’Etat et à la Cour de cassation,
de rire en constatant l’effet de confusion
docteur ès-lettres. Tome deuxième :
que sa phrase avait produite qu’elle en
L’Assemblée nationale. — Les ministè
était presque à regretter sa petite ven
res Dufaure et Jules Simon. — Le
geance.
16 Mai. — Le second ministère Du
Le baron tout en balbutiant, se de
faure. Un volume in-8 de 500 pages,
mandait comment il revoyait là, si loin
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de sa ville méridionale cette jeune fille.
Exécuteur fidèle des engagements pris
Si c’était à titre de professeur qu’elle s’y
du
vivant de Jules Ferry, M. Paul Robi
trouvait, de quoi se mêlait-elle ?
quet donne aujourd’hui au public la suite
— Mademoiselle, certainement... je ne des Discotirs et des œuvres de l’éminent
homme d’Etat. Cette grande publication
me permettrais pas... disait-il toujours.
a tous les caractères d’un document de
Et elle insistait :
premier ordre pour l’histoire de notre
— Si ! si ! mon oncle vous y autorisera, temps. Personne ne conteste plus aujour
d’hui que Jules Ferry, par la largeur de
soyez-en convaincu !
ses vues, la sincérité de sa politique, la
— Ce colonel, son oncle! pensa-t-il, variété de ses talents, la haute intégrité
de plus en plus morfondu ! En effet, il de sa vie, ne soit digne de figurer, à côté
s’appelle « de Stenne ». Oh ! alors, je fe de Thiers et de Gambetta, au premier
rang des organisateurs de la troisième
rais mieux de m’en aller.
République. L’heure de la justice a
Mais le colonel entrait et tout d’abord sonné pour lui, et l’on doit savoir gré à
ne comprit pas grand’chose au récit in M. Paul Robiquet, ainsi qu’aux éditeurs
cohérent de ce baron de Flaux dont il Armand Colin, d’avoir recueilli et mis
en lumière les œuvres de l’ancien Prési
avait lu le nom sur la carte qu’on lui dent
du Conseil.
avait remise.
Le second volume, qui paraît aujour
Il finit cependant par comprendre, que d’hui débute au lendemain de la Com
ne l’ayant pas trouvé à Paris, il venait le mune et va jusqu’à la constitution du
relancer jusqu’au Tremblay, poussé par ministère Waddington (4 février 1879),
une affaire grave concernant son fils, vo le premier dans lequel J. Ferry a figuré
après le remplacement du maréchal de
lontaire au régiment qu’il commandait.
Mac-Mahon par M. Grévy. Il contient
Ce fils s’était livré à une de ces incar l’historique de l’Assemblée nationale, le
tades passibles de la prison, si le colonel premier ministère Dufaure, le ministère
Jules Simon, le régime du 16 Mai et le
voulait user de sévérité.
second ministère Dufaure.
Et comme à ce récit le colonel fronçait
Nous ne pouvons énumérer toutes les
le sourcil, rebelle à toute indulgence, le discussions auxquelles Jules Ferry a pris
pauvre baron se vit perdu, et perdu bien part pendant cette période si complexe
davantage encore, lorsque après son dé et si troublée. Il nous suffira de citer la
loi sur l’électorat municipal et la loi sur
part, Mlle de Stenne dirait à son oncle la liberté de l’enseignement supérieur
l’inconvenance de celui qui l’implorait.
(12 juillet 1875). Nous appelons l’atten
tion
des lecteurs sur les beaux articles de
Il allait donc se retirer avec un dé
J. Ferry, adressés par lui à la Gironde et
couragement complet, lorsqu’une inter qui sont marqués au coin d’un talent
vention bien inattendue vint lui rendre supérieur. Peu de journalistes écrivent
aujourd’hui dans ce style. Les portraits
l’espoir.
Juana qui, de la pièce voisine où elle de tous les hommes politiques mêlés au
16 Mai sont tracés de main de maître.
s’était retirée discrètement, avait tout C’est le côté piquant de ce volume.
entendu, réapparut.
M. Paul Robiquet, qui a relié tous ces
Sa joie de voir humilié à son tour celui discours et ces articles par des commen
taires substantiels, s’arrête au moment
qui l’avait traitée de façon si malséante, où M. Jules Ferry devient ministre de
n’avait pas tenu devant la douleur de ce l’Instruction publique.
malheureux père.
En vente à la libr. Spinoni-Fourgcand.
Elle fut miséricordieuse, en fille chré
2 Cours Montaigne, Périgueux
tienne qu’elle était :
— Tu seras bon, n’est ce pas, dit-elle
suppliante au colonel irrité? Ne sais-tu
donc pas que les filles du Comte sont
mes élèves ! Alors tu voudras bien t’inté
resser au frère de mes élèves, comme je
m’y intéresse moi-même ; dis !... tu con
sens !... Et tu excuseras une faute, qui ne
se renouvellera certainement plus, n’est
ce pas, Monsieur? ajouta-t-elle avec son
charmant sourire en s’adressant au visi
teur. Avec votre promesse, je réponds de
l’indulgence de mon oncle.
Le chef de corps était désarmé.
Cette fois, le baron ému porta respec
tueusement à ses lèvres, la main de
Mademoiselle de Stenne. Pour un peu,
il se fût prosterné devant elle.
Mma d’Hauterive.
De plaisir notre âme s’inonde
En te voyant si radieux;
Charmant enfant, dans ce bas monde,
Dis, n’es-tu pas un don des cieux !
De même, ami, que le zéphyre
Caresse les lis d’alentour,
Nous tous, épris de ton sourire,
Te caressons avec amour.
N’est-tu pas ce bon petit ange,
A l’œil d’azur, au teint vermeil,
Qui resplendit dans sa phalange
Ainsi qu’un rayon de soleil !
Et que Jésus, dans sa clémence,
Distrait des célestes amours,
Pour embellir notre existence
Et l’effeuiller en heureux jours !
Salut ! mignonne créature !
Trésor d’amour, doux chérubin 1
Fasse l’Auteur de la nature,
Naître des fleurs sur ton chemin !
Enfant, ta bienheureuse mère,
Veille, attentive, à ton berceau,
Tandis qu’en extase, ton père,
Contemple ton minois si beau.
Tous les deux sur ta destinée
Font à l’envi, des rêves d’or
Et l’on entend dans la vallée
Un doux écho les dire encor...
Charmant enfant, de ton jeune âge,
Goûte l’ineffable bonheur,
Que jamais le moindre nuage
Ne puisse altérer ta candeur.
Ainsi, que rien ne te désole;
Quand viendrait même le trépas,
Car ce jour l’ange qui console
Dans le ciel t’ouvrirait ses bras.
Eugène Mercier-Lachapelle.
6
Il y a bientôt 34 ans, lorsque M. l’abbé
Emile Duployé publia la première édi
tion de son traité, la sténographie quoi
que pratiquée depuis longtemps était
pour ainsi dire inconnue.
Pourquoi l’écriture rapide était-elle
ainsi ignorée? C’est qu’elle ne s’était pas
encore fait jour en dehors de la sphère
où elle était considérée par la plupart de
ceux qui ne la connaissaient que de nom,
comme une science dont l’étude présen
tait des difficultés insurmontables et que
seules, les intelligences d’élite pouvaient
vaincre.
M. Duployé entra dans la lice. — Pa
reille à la baguette magique des contes
de fées, sa méthode dissipa les ténèbres
qui enveloppaient la sténographie et, dès
son aurore, se montra aux yeux émer
veillés de l’univers entier, accessible à
tous, exigeant peu d’études, s’apprenant
avec facilité en pouvant aussi bien être
utilisée à alléger le travail des lettrés
qu’à donner l’instruction aux ignorants.
Elle réalisait d’une façon admirable la
solution demandée à toutes les écritures
abréviatives ; celle de pouvoir fixer ins
tantanément la parole ou la pensée au
moyen de signes courts et simples, cor
respondants à chacun des sons de la lan
gue et reproduisant les différentes modu
lations de la voix sans répondre aux
lettres d’un alphabet quelconque ni à
des formes graphiques.
En quelques années grâce à la prodi
gieuse activité de son inventeur, et aussi
au zèle de ses adeptes les plus dévoués,
la Sténographic-Duployé, en même temps
qu’elle était enseignée en France par des
milliers d’instituteurs, se répandait avec
une étonnante rapidité chez les nations
voisines et surtout en Amérique.
Et malgré cette vulgarisation qui a per
mis à tous de connaître ce qu’était l’écri
ture rapide, la pratique de l’art n’est pas
assez répandue. Aussi nous arrive-t-il
chaque jour, d’entendre des personnes
mal renseignées nous dire d’un ton indif
férent : « A quoi peut bien nous servir
la sténographie ? »
Il nous est bien facile de leur réponet c’est ce que nous allons faire en nous
inspirant du tact de M. Depoin, le sym
pathique président de l’Institut sténographique des Deux-Mondes :
les premiers principes de l’écriture ordi
naire, ils l’apprennent très vite, sans
effort et cela sans perte de temps ni sur
charge de travail pour les professeurs.
Certes, ils ne sont pas encore des
praticiens, mais ils lisent couramment et
écrivent avec assez de rapidité pour
suivre la dictée sténographique qui leur
permet de s’assimiler promptement les
règles de l’orthographe si hérissées de
difficultés, et de s’exercer dès le plus
jeune âge aux devoirs de style, tout en
leur donnant, dans la transcription au
net l’avantage de ne pas altérer l’écriture
usuelle, qui dans la dictée ordinaire a
l’inconvénient d’être déformée à cause de
l’habitude qu’on prend d’écrire vite et
mal les caractères.
S’ils apprennent des langues étrangères,
ils se familiarisent aisément avec les sons
de ces idiomes grâce à la sténographie
qui les fixe rigoureusement.
Etudiants, ils peuvent recueillir com
plètement et sans aucune fatigue, les
leçons de leurs maîtres, ils se pénètrent
mieux de la pensée de l’auteur et en
retirent un plus grand profit.
Dessinateurs, ils y trouvent des motifs
gracieux pour ornements.
*
**
données, dans certains cas ou la plus
grande célérité leur est. demandée et où
leurs clercs peuvent leur manquer.
Commerçants, industriels, donnent
leurs ordres et dictent en quelques mi
nutes la correspondance la plus volumi
neuse, pour laquelle sans un secrétaire
sténographe il leur faudrait employer les
heures les plus précieuses de la journée.
Employés sténographes trouvent à se
caser plus facilement, et occupent des
emplois largement rétribués.
*
* *
Nous avons déjà utilisé la petite place
mise à notre disposition dans « la Plume»
et il nous reste encore bien d’autres pro
fessions à signaler, où ia sténographie
trouve son application et rend d’immen
ses services. Nous y reviendrons pro
chainement chers lecteurs, et nous ai
mons à croire que tous vous serez ani
més du désir d’apprendre et de pratiquer
cet art merveilleux, qui a dit M. le mar
quis de Moustier, « jouera à notre épo
que dans le monde intellectuel le rôle
que joue dans l’ordre physique cette
grande puissance de l’électricité dont
personne tout d’abord ne soupçonnait
l’étendue et dont les applications se mul
tiplient à mesure qu’on pénètre dans son
domaine. »
L. F. C.
L’art abréviateur devient d’un grand
secours aux jeunes sténographes, dans
les diverses carrières qu’ils peuvent em
brasser à leur sortie de l’école.
CHEMIN HE FER D’ORLEANS
Soldats, ils prennent rapidement les
instructions qui leur sont données, les
exécutent avec exactitude ; et se font
ainsi remarquer de leurs chefs qui leur
donnent les meilleures notes.
La Compagnie d’Orléans délivre toute l’année
Journalistes, ils notent, sans en négli des Billets d’excursion comprenant les itinérai
res ci-après, permettant de visiter le Centre de
ger un seul, tous les renseignements qui de la France et les Stations thermales et hiver
leur sont fournis de vive voix ; prennent nales des Pyrénées et du Golfe de Gascogne.
l‘r ITINÉRAIRE
dans leur entier un discours, une confé
Paris, Pordeaux,Arcachon Mont-de-Mar
rence quelconque, copient textuellement san, Tarbes, Bagiières-de-Bîgorre, Montréjean, Bagnères-de-I,ucIion. Pierrefittedes documents importants qui n’ont pu Nestalas, Pau, Bayonne, Bordeaux, Paris.
2e ITINÉRAIRE
être mis que quelques instants à leur dis
Paris, Bordeaux, Areaciion, Mont-drposition.
Marsan, Tarbes, Pierreiil le-A'estalas, MeAvocats, il leur est facile de saisir au gnères-de-l’igorre, Bagnères-de-Tuebon,
Toulouse, Paris.
vol la plaidoirie de leurs adversaires, de
'
33 ITINÉRAIRE
prendre les dépositions des témoins, la
Paris, Bordeaux, Areaciion, Dax, Bayon
Pau, Pierrefitte-Xestalas, Bagnères-delecture de documents, et souligner cer ne,
Bigorre, Bagnères-dc-Luchon, Toulouse,
tains passages d’une importance capitale Paris.
Durée de validité : 30 jours
qui passeraient probablement inaperçus, Prix des billets
: ir‘ cl. 163 f. 50; 2° 123 f. 50
et qu’ils peuvent ainsi remettre textuelle
La durée de ces différents billets peut être
' prolongée d’une, deux ou trois périodes de 10
ment sous les yeux des magistrats.
jours, moyennant paiement,-pour chaque pério
Greffiers, clercs d’avoués, d’huissiers, de, d’un supplément de 10 0/0 du prix du
de notaires — scribes par excellence — billet.
Il est délivré de toute gare des Compagnies
A QUOI SERT LA STÉNOGRAPHIE? obligés de griffonner toute la journée, d’Orléans
et du Midi, des Billets aller et retour
voient leur tâche prodigieusement allé de lr’ et 2° classe à prix réduits pour aller rejoin
dre les itinéraires ci-dessus, ainsi que tout point
Dès leur arrivée à l’école, il est très gée.
dg_ces itinéraires pour s’en écarter.
facile d’enseigner la sténographie aux en
Notaires, huissiers, avoués, prennent
AVIS. — Ces billets doivent être demandés
fants, en même temps qu’on leur donne 1 sur-le-champ les indications qui leur sont au moins 3 jours à l’avance.
(41)
7
Pour mieux vanter sa marchandise,
Soyez-sùr qu’il fait mon dernier
Mon tout de prime abord peut sembler difficile,
Cependant votre front rêveur, calme et IranDoit le deviner aisément ;
[quille
Il ne faut pour cela que penser posément.
N’6
Tout acheteur de la Plume peut pren
dre part à tous les Concours. Il suffit
pour cela d’envoyer pour chacune des
devinettes, la réponse, accompagnée du
BON qui se trouve à la dernière page.
Seuls, les numéros spécimens du jour
nal ne pourront prendre part aux con
cours.
1. M11" S. G. — 2. P. L. à Bergerac.
N» 7
1. Intendance. — 2. M1'® Four***.
Les Primes sont expédiées franco
Gagnants du concours de jeux d’esprit
N° io. — Enigme historique
Mon premier se chante
Mon second, s’il est bon m’enchante,
Mon topt, facile à porter,
Est utile pour s’éclairer.
Deux hommes, vivant à la même épo
que portèrent le même nom et le même
titre: On les confond parfois; pourtant
l’un d’eux ne fut qu’un charlatan, aux
brillants mensonges ; l’autre fut un géné
ral distingué, mais qui se rendit impopu
laire en méconnaissant Fesprit.de la nation
française. Quel est leur nom?
Primes : i° Un abonnement de six mois
Primes: r Un Album pour photogra
au Panbiblion.
2° Le Robinson des Demoiselles, par Mme
Woillez, relié percaline rouge, doré sur
tranches.
phies de 30 fr.
2. 3. 4. Un Parapluie-étui pour écolier.
ooœoœooooocooooooooooooooo
N° 8. ---- CHARADE
CHARADE N° 2
1. G. P. — 2. Bufflère.
N* 3
1. MIle de F***. — 2. M. Delsuc.
N» 4.
M. Malivert.
N» 5
1. M110 Four***. — 2. Un Grenoblois. —
3. Etat-Major.
Primes : 1° Volume relié.
2“ Une boîte papier à lettre.
3° Un abonnement de trois mois au Panbiblion.
N°
9. — CHARADE
1660. Jean Poumeyrol. — Les six filles de Frau-Soferl.
Au rang des fruits, lecteurs,1655.
on place
mon
preJean
Reibraçh
. — Les lendemains.
De nos jours, quand un épicier, Léo Trézenil
[mier . — L’abbé Coqueluche.
1659.
Se targue d’honneur, de franchise
1663, René Vigier. — Un roman à Nice.
<4- — <§oui Jeunes filles
1667. Zénaïde Fleuriot. — Gildas l’intraitable.
1669. Julie Gourand. — Mémoires d’un caniche.
1595. E. Meunier. — L’oasis Juvenilia.
1596. Marie Stéphane. — Eliane.
1668. Mmo de Stolz. — La Maison roulante.
(B. — dernières Nouveautés
1661. René Bazin. — Les Italiens d’aujourd’hui.
1654. Albert Cim. — Demoiselles à marier.
1653. Gyp. — Le Journal d’un philosophe.
1657. R. de Laborde. — Le marquis de Gojac.
1658. Paul Guiraud. — La vocation de Lolo.
1651. A. Matthey. — Le serment d’une mère.
1652. Oscar Métenier. — Barbe-Bleue.
1691. A. Bouvier. — Le Mouchard.
1629. J. Barbey d’Aurevilly. — Les prophètes du Passé.
1664. René Bazin. — Ma tante Giron.
1612. J. Claudin. — La veuve au Bois-Dormant.
1666. Ary Ecilavv. — Une Altesse impériale.
1613. M. d’EsTOc. — Les adultères royaux.
1614. Paul Féval. — Talavera-de-la-Reine.
—
— L’arme invisible ou le secret des
1615.
habits noirs.
—
— Le secret des habits noirs : Maman
1616.
Léo.
1656. L. Gastyne. — Apôtre.
1617. Karazine. — Le Pays où l’on se battra.
1628. Ch. M. Flor O’Squarr. — La Bohème bourgeoise.
1665. Mme d’FIauterive. — Mesdames de Verdaynon.
1619. J. Lachaud. — Choses d’Amour.
1618. H. Lucenay. — La Femme qui mord.
1620. Ch. Mérouvel. — Fleur de Corse.
—
— Le marquis Gaëtan.
1621.
Xavier
de
M
ontépin
. — La Maîtresse du Mari.
1622.
1623. H. Murger. — Les vacances de Camille.
1625. G. Pradel. — La marquise Boulard.
•
1630. F. Rabelais. — Gargantua. — Pantagruel.
1662. Yveling Rambeaud. — La vertu de Mlle Drichet.
1626. G. Rosier. — La Justicière.
1626. J. de saint-Félix. — Cléopâtre et les filles du Nil.
1624. Ponson du Terrail. — Le capitaine Coquelicot.
Supplément du journal La Plume
du /cr mars 1894.
Lfl REVUE HEBDOMADAIRE
est de toutes les revues françaises celle qui donne à ses
lecteurs la représentation la plus complète du mouvement
littéraire contemporain.
C’est ainsi que depuis sa fondation (28 mai 1892) elle a
publié 33 roinans, parmi lesquels les derniers parus de
MM. Alphonse DAUDET, Emile ZOLA, Paul BOURGET,
Pierre LOTI, François COPPÉE, André THEURIET,
Henry GRÉVILLE, Paul MARGUERITTE, Marcel PRÉ
VOST, Jules GASE, Emile POUVILLON, Paul HERVIEU,
Edouard ROD, Paul PERRET, Gustave GUICHES, etc., etc.
— 3 pièces de théâtre, 65 nouvelles ou poésies, 10 œuvres
historiques, 8 récits de voyages et plus de 300 articles sur
les sujets les plus divers.
La Revue hebdomadaire paraît en un petit volume de
1 160 pages, donnant ainsi avec les 8,320 pages de ses
52 numéros la valeur de plus de 40 volumes par année.
Chaque numéro ne coûte que 50 centimes.
La Revue hebdomadaire tient, du reste à faciliter une
'expérience d’où elle est certaine de sortir à son honneur :
ses éditeurs, MM. E. Plon, Nourrit et Cie, offrent un
ABOiVSiaiMIlîW'fi' b’EWSAM aux trois mois de décembre
tSS9:r, janvier et février S
S (tf/J inttnérns), pour
la somme très minime de
fr.
(au lieu de 6 fr. 50) pour
la France, et de fr. 95 pour l’Étranger.
Au ier décembre la Revue a commencé la publication des
œuvres ci-après :
RIVALES, roman, par F. COPPÉE; — LA ROTISSERIE
DE LA REINE PÉDAUQUE, roman, par A. FRANCE; —
L’IMPÉRIEUSE BONTÉ, roman inédit, par J.-H. ROSNY;
— SOUVENIRS MILITAIRES inédits du général DU
BARAIL ; — EN SCANDINAVIE, notes de voyage et études
littéraires inédites par L. BERNARDINI.
Toutes ces publications seront terminées avant le 1" mars
1894; on a donc avantagepquelle que soit la' décision que l’on
prenne ultérieurement, à souscrire à un abonnement d’essai.
Envoyer le montant de l’abonnement en mandat ou tjmbres-po,ste à
LIBRAIRIE SPINONI-FOURGEAUD
à Périgueux
Les numéros déjà parus sont envoyés immédiatement, les suivants
chaque semaine, au fur et a mesure de leur apparition,
,
c
R
Paris. Typ. E. Plon, Nourrit et Ô®.
