FRB243226101_P2_610_001.pdf
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.^Numéro 1. — 'JMIai 1905.
JjE ^Numéro : 10 Centimes.
W^rintemps est revenu, faisant éclater les tentires bourgeons et parant de feuilles nou
velles les arbres dénudés.
C’est sous le chaud soleil du renouveau,
dans l’air embaumé par les fleurettes des
champs, qu’une autre feuille vient de naître
— L’ENTRACTE — que nous sommes heureux
d’offrir aujourd’hui à nos concitoyens.
Son but est d’intéresser la foule à toutes les
manifestations artistiques qui peuvent se pro
duire dans notre beau département de la Dor
dogne, de signaler à l’attention du public les
talents ignorés, de faire aussi et surtout œuvre de
décentralisation.
Notre journal sera l'organe de toutes les
sociétés chorales, musicales et théâtrales du dépar
tement.
Elles peuvent compter sur nos encourage
ments ; nous comptons sur elles.
La Rédaction.
DÉCENTRALISONS
Paris a toujours eu la prétention de tout accaparer.
Dans le commerce, dans les arts, dans la littérature, dans
le théâtre, rien n’est beau, rien n’est bon, si la Ville Lu
mière n’y a mis son estampille.
Et pourquoi ?. Le génie doit il être attaché forcément à
telle ou telle ville ? Nous ne le pensons p is et c’est contre
ce monopole tyrannique que nous, la Province, nous
devons réagir au cri de : Décentralisons f
Dans un admirable dialogue entre un journaliste, un
homme de lettres et un artiste le Dr Ladevi-Roche traitait,
dernièrement celle intéressante question ; nous sommes
heureux d’en reproduire les principaux passages :
Le journaliste. — A Paris on rencontre d'admirables faiseurs.
Mais entre un homme de génie et un faiseur, il existe un
abîme que rien ne saurait combler. Tolstoï, le plus grand
écrivain de Russie, vit à la campagne, et Mistral, le premier
poète de France, n'a jamais voulu quitter sa chère Provence.
L’artiste. — Un seul moyen de remédier à la décadence
théâtrale en Province, créer des troupes locales formées
grâce aux ressources du pays, qui ne sauraient faire défaut.
En Allemagne, dans beaucoup de villes plus petites que
Périgueux, on rencontre.des institutions de cet ordre. Cette
jeune femme, occupée derrière sa vitre, à des travaux de
lingerie, c’est la première chanteuse, et ce commis de banque
très affairé à son comptoir, c’est l’amoureux connu de tous
les habitués du théâtre. Ces troupes ainsi recrutées marchent
à merveille, donnent tous les dimanches des spectacles très
suivis, interprètent les chefs-d’œuvre de la littérature ou de
la musique allemande et très aimées de la ville reçoivent de
grosses subventions municipales. Puisque Périgueux, aujour
d'hui, grâce à S'-Pol, possède lui aussi une troupe théâtrale,
pourquoi ne réussirait-elle pas comme ses aînées d’Allemagne.
L’homme de lettres. — l.e recrutement des sujets-hommes
ne présentera pas, sans doute, de très grandes difficultés. En
sera-t-il de même du personnel féminin ?
Le journaliste. —Au point de vue du théâtre, la femme
est aussi bien douée que l’homme, souvent mieux. Le public
croit, à tort, nécessaire à la scène une grande instruction,
beaucoup d’apprêts. Grave erreur. Ce qu’il faut avant tout,
c’est une disposition naturelle, une tendance innée à parler,
à agir, comme devaient le faire, autrefois, les personnages
que vous êtes chargé de représenter. A la fondation d’une
troupe théâtrale locale, je vois encore un nouvel avantage.
Combien d’auteurs de Province qui ne sauraient affronter
Paris. Si Molière n’avait eu à son service sa troupe campa
gnarde, qui sait s’il aurait pu jamais percer à Paris. Peutêtre coudoyons-nous en ville, à la campagne, des Racine, des
Corneille, des Sardou, réduits au silence faute de troupes qui
veuillent bien les interpréter. A la nouvelle troupe théâtrale
périgourdine l’espoir d’arracher aux entrailles de la Province
ces merveilleux diamants.
Ludo.
L’ENTRACTE
2
LES CONCERTS
—EN DORDOGNE
'Te disais, il y a quelque temps, dans Avenir
de la Dordogne et la Tribune Libre du Péri
gord : « Tenter à l’heure actuelle de monter un
» spectacle en une des charmantes localités de
» notre département est une chose des plus
» difficiles. En effet, depuis deux ou trois ans,
» nous voyons, parcourant la région, certaines
» tournées dites artistiques qui annoncent à grand
» renfort de presse un programme alléchant —
» voire même des célébrités parisiennes — alors
» que le spectacle se compose uniquement de
» quelques numéros d’un goût plus ou moins
» douteux. Aussi les personnes trompées de
» cette manière se gardent-elles bien de revenir
» au théâtre, lorsqu’une tournée périgourdine est
» annoncée, classant ainsi les troupes sérieuses
» au même rang que ces farceurs. »
Cet état de choses est déplorable et nous
croyons agir dans l’intérêt de tous en essayant
d’enrayer les élucubrations de ces fumistes qui
ont laissé de si bons souvenirs dans de nombreuses
localités de notre département, entre autres à
X .., où un phonographe remplaçait les grands
artistes parisiens pompeusement annoncés sur
l’affiche î"
Organisateurs de concerts, défiez-vous des
comptes rendus élogieuxinsérés, trop souvent par
nos grands confrères ; ces comptes rendus, pres
que toujours, ont été rédigés par lesdits artistes (?)
sous le voile pudique de l’anonymat.
Terminons en avisant charitablement ces pitres
lamentables que nous n’aurons pas la faiblesse
de les épargner et que, s’il le faut, nous saurons
faire connaître au public leur nom de bataille.
(Correspondants
Paul de France.
sont demandés, dans toute ïa Dordogne, pour la revue
L’ENTRACTE. Principalement des Directeurs de
Sociétés Musicales ou des Musiciens.
S'adresser à la Direction du Journal.
La Société Théâtrale Périgourdine n’a pas la prétention
de vouloir remplacer, à Périgueux, un théâtre subven
tionné ; son but, — plus modeste ou..... plus grand — est
de :
1° Donner des représentations littéraires et classiques
pour les écoles ; 2° organiser des soirées à prix extrême
ment réduits pour les familles ouvrières que la cherté des
places éloigne du théâtre; 3° faire œuvre de décentralisa
tion en jouant des œuvres de Périgourdins.
Toutes les personnes, hommes, dames, jeunes filles,
qui veulent donner à la Société des marques de leurs sym
pathies et de leurs encouragements, se feront inscrire
comme membres.
La carte de membre coûte trois francs seulement, elle
donne droit aux trois représentations annuelles de la So
ciété et au service gratuit de la revue L’Entracte.
Ecrire au trésorier, M. Cli. Dumas, rue Saint-Silain à
Périgueux.
M. Paul MESPOULÈDE.
Administrateur de L'ENTRACTE, Régisseur Général
de la Société Théâtrale.
L’ENTRACTE
AUDITIONS-CONFÉRENCES
Les Symphonies de Beethoven à deux Pianos.
CVOne très intéressante mani 'estation artistique due à
i-q l’initiative et au talent de MM. Falcon et Ozcariz'
i
les deux virtuoses bien connus, a eu lieu, au mois
de mars, dans la grande salle de l’hôtel des Messa
geries. S’inspirant d’un exemple qui tend à se répandre,
à mesure que l’art musical se développe et prend une plus
grande place dans l'éducation, MM. Falcon et Ozcariz ont
eu l’idée de faire entendre, sur deux pianos, à défaut d’un
orchestre, quelques transcriptions des chefs-d’œuvre sym-
<M. A. FALCON.)
phoniques de Beethoven, en faisant précéder leur audition,
de conférences destinées à en rendre l’intérêt plus sensible.
Ces conférences ont été faites magistralement au cours
de trois séances, par M. R. Bréhant, professeur agrégé de
philosophie et musicien de talent. Dans la première,
M. Bréhant a commencé par réfuter les opinions de deux
célèbres critiques allemands, qui nient le pouvoir sugges
tif des sons musicaux et ne leur attribuent, l’un, qu’un
charme exclusivement physique, et l’autre, qu'un intérêt
architectural résultant de leurs diverses combinaisons.
L’orateur n’a pas eu de peine à démontrer que le langage
musical étant, en quelque sorte, une amplification des ac
cents du langage ordinaire, est, par cela même, éminem
ment propre à traduire des émotions et, par suite, des
sentiments, et que, grâce à certains moyens d’expression
dont il dispose, tels que les nuances, l’articulation, le choix
des instruments, etc., il peut permettre à l’auditeur d’en
trer en communication avec la pensée du compositeur et
d’éprouver les mêmes sensations que lui.
C’est à cause de cette puissance toute particulière d'ex
pression, que la musique, capable de développer la sensabilité chez les enfants, doit être appelée à jouer un rôle
bienfaisant dans l’éducation.
La deuxième conférence, consacrée à l’étude de la sym
phonie proprement dite, en a montré l’origine dans la
Suite instrumentale devenue plus tard la Sonate, et dans
le Quatuor, qui n’est autre chose qu’une sonate pour plu
sieurs instruments.
Avec la sonate et le quatuor, la musique instrumentale
prend une plus haute signification, devient subjective et
exprime des impressions et des sentiments intimes, par
des accents nouveaux.
Mais cette musique, dite musique de chambre, ne peut
s’adresser qu’à un nombre restreint d’auditeurs : c’est à la
symphonie qu’est réservée la mission de parler à la foule,
par toutes ses voix accordées en une vaste harmonie, à
l'image de la Société qui est composée d’individualités dif
férentes unies dans un sentiment unanime.
La symphonie est donc la forme musicale la plus riche
et la plus complète, grâce aux immanses ressources des
instruments qui permettent à l’imagination du compositeur
de se donner libre carrière, sans souci des difficultés
d’exécution.
Après avoir analysé le plan et la construction de la sym
phonie classique, M. Bréhant a exprimé le désir de voir
surgir dans notre pays un musicien qui, s’inspirant de
nos chants populaires caractéristiques puisse, à l’exemple
de Beethoven, créer l’art, pour ainsi dire national, que
nous n’avons pas encore, dans le domaine symphonique.
Après cette étude, M. Bréhant a tout naturellement
parlé de Beethoven, dont les œuvres sont la plus éclatante
confirmation des idées exposées dans ces conférences, et,
par des traits biographiques fort intéressants, a fait revivre
cette grande figure passionnée et généreuse qui résista
aux plus cruelles épreuves, puisant une force admirable
dans la conscience de sa haute mission artistique, et pro
duisant d'immortels chefs-d’œuvre, parmi lesquels il faut
mettre au premier rang ses neuf symphonies.
Tel est le résumé des conférences très captivantes qui
ont servi de préface à l’audition des œuvres exécutées par
MM. Falcon et Ozcariz, en ces trois séances. Ces œuvres
sont les suivantes : Symphonies pastorale et héroïque, en
ut majeur, ut mineur, en fa et avec chœurs.
Les deux artistes, dont on connaît le talent d’exécution,
se sont montrés, comme il fallait s’y attendre, à la hauteur
de leur mission, et, avec une fidélité parfaite, ont traduit
jusqu’aux moindres détails, jusqu’aux plus subtiles
L’ENTRACTE
4
Théâtre.
S février, représentalion des Mystères de Paris. Les ar
tistes ont été siffles, ce n’était plus une représentation,
mais bien une exhibition.
— Dimanche 12 février, représentation de la Société
Théâtrale Périgourdine, avec Durand et Durand. La Fa
mille Bizotard et l’Inconnue. Cette Société a dû refuser
plus de trois cents personnes, faute de place. Auteurs et
artistes ont été maintes fois acclamés.
— La Tournée Albert Chartier nous a donné, le 8 mars.
l’Abbé Constantin et les lloussigneul. Peu de monde, la re
présentation a été cependant excellente.
— 19 mars, Monte Cristo ; cette pièce à grand spectacle
était interminable.......
— 26 mars, devant des spectateurs malheureusement
clairsemés, l’excellente troupe Castelain a joué Manchette,
de Brieux, et la vieille comédie Les T/ois Epiciers, de
Anicet Bourgeois.
Concerts.
(M. Peppe OZCARIZ.)
nuances de la musique de Beethoven, trouvant, à côté
des accents énergiques et pas'ionnés qui donnent à ses
œuvres,une si intense expiession d'humanité, les sonorités
les plus délicaies, dans les passages de charme et de finesse,
et donnant, en un mot, mut leur coloris, à ces pages
admirables.
Terminons par une piquante constatation, en disant que
le succès prodigieuxde ces séances a eu pou' effet de
révéler, dans noire ville, un nombre de mélomanes, jus
que là insoupçonné.
P. Manoir.
— 1er février, concert de la Cigale dirigée par M. Ney
ral, avec le concours de MM. Crislin et Raynal, du grand
Théâtre de Bordeaux ; M. Bergerel.du Casino de Paris;
M. Falcon, pianiste, et de deux charmantes périgourdines :
M113 Gauthier et M"ie Neyral.
— 18 février, concert de l’Avenir, avec Mme LacroixOrloff, de l’Opéra de Berlin; M. René Schidenhelm, l’émi
nent violoncelliste ; M. Lafon, baryton, et Mlle Desuoyers.
— 16 mars, concert de l’Union chorale, avec Mme VillaWalter, M. Villa, M. Bachmann, le célèbre violoniste ;
M. Delmon, le ténor périgourdin,et M. Laban, comique.
— 24 mars, Raoul Pugno a donné un concert avec
Mlle Doerken. Inutile de dire que l’illustre maestro a été
l’objet de la plus enthousiaste admiration.
— 29 mars, conférence de l’Alliance Française ; au lever
du rideau, la jeune Chorale Lycéenne, qui débutait, a
chanté l'Hymme à la France, de Saint-Saëns.
— 16 avril, soirée très select du Cercle de l’Epée, avec
le concours de Mlle Santrini, de l’Opéra, dans ses danses
grecques, et du bon félibre Robert Benoit.
Aleazar.
Le music-hall de la rue de Bordeaux a donné, avec
succès, pendant 39 soirs, une joyeuse revue de notre
rédacteur en chef Saint-Pol, intitulée Viro lo Itodo.
Tous les soirs intéressant concert; M. Jorjy, chef d’or
chestre.
Cercles.
Les jeunes gens du Cercle catholique ont donné une
soirée récréative le S mars.
— Le Cercle de Patronage du Toulon a donné, les 4 et
5 mars, Villandreaù et une joyeuse opérette ; et les 15 et
16 avril, la Passion avec chœurs. Mise en scène soignée
de M. Puivaudran.
Soirées annoncées.
Le 6 mai, représentalion par la Société Théâtrale; le
11, serenado dû Bournat; poètes, chanteurs, musiciens de
notre école félibréenne, se feront entendre avec le gracieux
concours de plusieurs membres de la Société Théâtrale ;
L’ENTRACTE
5
le 14, grande fêle populaire sur Tourny, à l’occasion du
Congrès agricole ; les sociétés musicales et la Théâtrale
prêteront leur c mcours. Le la, soirée de gala au théâtre
avec MM. Falcon, Ozcariz. Château, etc... Le 21, soirée
organisée par le Congrès des Anciens du 108e avec la
Société Théâtrale.
Mondanités.
Le samedi 4 mars, charmante réunion, thé, musique et
sauterie chez M. Chapoulaud, avoué. Le 2 avril, joyeuse
réunion enfantine chez Mmo et M. Porentru ; trois gen
tilles comédies de guignol.
Vient de paraître.
M. Neyrat vient d’éditer deux œuvres nouvelles : Le
Périgord, jolie chanson du compositeur bien connu notre
compatriote Gérald, et Cigale, morceau pour mandoline
seule ; cette page musicale est signée Ozcariz, c’est tout
dire.
—■ De nouvelles chansons comiques de J. Galzel sont en
vente depuis quelque temps chez l’éditeur Neyrat.
— Chez M. Lacape, notre distingué compatriote M. de
La Tombelle vient de faire paraître La llapsodie périgour
dine pour piano solo.
Pour paraître.
Chez M Cassard jeune, imprimeur à Périgueux, 17nconnue, la délicieuse opérette de S‘-Pol.
DANS LE DÉPARTEMENT
ANCIENNE M°.N REQUIER FRERES
Thiviers.
Nous .croyons savoir que la Société Théâtrale Périgourdine,
qui a organisé à Périgueux ot dans le département des soi
rées artistiques si goûtées, donnera, dans la salle des Fêtes,
le dimanche 28 mai, une grande représentation composée de:
F Agence Ricoche et Cafaulet, pochade périgourdine en un acte;
Idylle au Camp, opérette nouvelle en un acte, et La Famille
Pont-Biquet, comédie en 3 actes, le grand succès du vaude
ville de Paris.
— On annonce le projet d’organisation d’une fanfare sco
laire.
— La Société musicale participera le 3 septembre au grand
concours international de musique de Bilbao.
— Le 30 avril, l'Ilarmonie a donné un charmant concert à
ses membres honoraires.
Instantanés. — Nos musiciens :
M. Roman a le teint basané, la chevelure toutlae, la moustache
fauve, la démarche imprécise. Ancien musicien soliste du !iOe, clarinétiste distingué, est aussi un compositeur de talent.
Très estimé à Périgueux, où il compte de nombreux amis, et à Thi
viers où il dirige avec, autorité la Société Musicale.
Excideuil.
Le 20 février, au théâtre, très intéressante représentation
delà Société-Théâtrale Périgourdine avec Durand et Durand,
comédie de Valabrègue ; La Famille Bizotard, une désopilante
comédie de J. Galzel et l'Inconnue, une gracieuse opéretLe de
Sl-Pol. Les artistes ont été très applaudis et ont laissé la plus
favorable impression.
Nous croyons savoir que la même Société donnera au com
mencement de juin une autre représentalion, avec l'Agence
Ricoche et Cafaulet, pochade périgourdine en un acte, Idylle
au Camp, opérette nouvelle en un acte, et La Famille PontBiquet, comédie en 3 actes, lo grand succès du Vaudeville de
Paris.
Montearet.
Le 26 février, soirée artistique avec le concours d un or
chestre symphonique de Sainte-Foy, Le Biniou.
E. R E g U ! E R Sucer. PÉRIGUEUX
L’ENTRACTE
6
Ribérac.
Thenon.
I.e 8 janvier, concert dit de gala, avec le concours de
MM. Luciani, Descour, Ilameline, Séviane et de Mlle Berle-
lier.
La troupe Salie a donné pendant plus d’un mois d’excel
lentes représentations de comédies, drames et opérettes.
Saint-Cyprien.
Il vaut mieux n’en rien dire......
— Brillant concert, le 25 mars, par la fanfare St-Martial,
dirigée par M. Cartier. On a applaudi M110 Clouzet, du grand
théâtre de Bordeaux; Mn° Fonbené, pianiste ; MM. Tenant,
professeur de musique, Delmon, ténor, et MM. Bonnefond,
Cartier, Bourinct et Roubinet, solistes à la Fanfare.
Vergt.
La fanfare l'Espérance a tenu son assemblée générale le
5 mars dernier. Ont été élus: MM. Ricou, pharmacien, viceprésident ; Reylot, secrétaire ; Bléau, trésorier ; Aublant,
Conche, Charbonnier, Grand et Marty, membres du Bureau.
Ajoutons que M. le D1' Mercier en est le président et M. Malafayo le directeur.
Vélines.
Le 20 mars, joyeuse soirée théâtrale et musicale, au Casino
des Lilas, par ïa Société Vélines Jeunesse. Au programme, Le
jugement de Carnaval, Scènes auvergnates, zl la chambrée.
La fanfare donnait le 3 mars un concert pour ses membres
honoraires. Les artistes de M. Luciani ont laissé un tel sou
venir, que la municipalité reconnaissante leur a adressé un
vole de félicitations qu’ils ont négligé de faire publier.- C’est
dommage !
Saint-Astier.
La fusion des deux Sociétés musicales, tant désirée par la
population, est un fait accompli. Bravo !
Montpon.
Le 16 avril, excellente soirée-concert, donnée par la Société
musicale, avec le concours de MM. Raynaud, violoniste, et
P. Ozcariz, pianiste à Périgueux. Au programme, La Gram
maire, comédie de Labiche.
Le Pizou.
Le 26 mars, soirée récréative offerte pai' la Jeunesse de
Ménesplet.
Sigoulès.
Dans sa réunion du 25 mars, VUnion Musicale a procédé à
la réélection de son bureau :
Président d’honneur, M. de La Batut; président, M. Four
nier; vice-présidents, MM. Marcelou et Capoul; administra
teurs, MM. Barrias, Bienvenu et Forestier; commissaires,
MM. Henri Barrias et Jean Naudy ; trésorier, M. Elie Védrine ;
secrétaire, M. Gabriel Pamponneau ; archiviste, M. Albert
Prouillac ; chef, M. Félix Petit.
Le Bugue.
La Fanfare municipale a donné un concert le 13 avril, avec
le concours d’artistes Périgourdins et de Mllc Clouzet, dugazon
du Grand-Théâtre de Bordeaux. Soirée très réussie.
Sarlat.
On nous annonce la réorganisation de l’ancienne Société
chorale; M. Darquier, professeur de musique, en serait le
directeur.
— Au début de février, le café La Boëtie, reconstruit à
neuf, a fait son inauguration par un concert qu’a donné la
troupe Bertal.
Bergerac.
Depuis février, la Société Littéraire et scientifique a donné
quatre conférepeetb M.Jfçnrî Lbl’in a traité la Question du
^"Vroc ' îî. ïnunet a défini ïa Poésie cl la Musique ; M“ Amédée
de Lacrousille, avocat à Périgueux, a.traité de la Cour
d’Assises ; enfin M. Edouard Monod a développé Forces Nou
velles, De brillants concerts ont terminé ces manifestations
artistiques.
— Le Cercle Musical a donné, le mois dernier, un concert
pour ses membres honoraires ; au programme, M. Bortolan,
violoncelliste à Périgueux.
Concert Olympia. — Le conceit Olympia a toujours la plus grande
vogue; les numéros se succèdent plus intéressants les uns que les
autres.
Montignac.
Le 22 janvier, brillant concert delà fête de la Caisse des
Ecoles, organisé par M. Pautauberge, maire, avec le concours
de MM. Ladoire, violoniste , Frivaul, ténor , M. X., pianiste,
membres de la Société Théâtrale Périgourdine, de MM. Cha
brol, Ferminet, Jolivelcl de l’Harmonie de Montignac.
— Le 30 avril, concert de l’Harmonie, dirigée par M. Mal
bec, avec le concours de : Mlle Duprat, chanteuse falcon ;
MM. Bertaud, baryton, Frivaul, ténor, Ladoire, violoniste,
tous membres de la Société Théâtrale Périgourdine ; de
M. Chabrol et de VEstudiantina périgourdine.
M. JÀN, de la S. T. P.,
qui jouera le rôle de Pont-Biquet dans La Famille Pont-Biquet.
MEMENTO-CONCOURS
Concours de musique annoncés :
Bilbao (Espagne), en septembre ; 34.500 pesetas de prix en
espèces. — Nantes, 11 et 12 juin ; 18.000 fr. de prix en
espèces. — Dieppe, 9 juillet, — Epernay, 13, 14 et 15 août ;
40.000 fr. de prix en espèces. — Figeacj concours-festival le
7 mai. — Ivry, 28 mai, concours de trompettes. — Milly,
(Seine-el-Oise), 2 juillet, festival-concours. — Montgeron,
(Seine-et-Oise), 13 août, harmonies et fanfares. — Rochefort,
24 et 25 juin. — Vic-sur-Aisne, festival-concours, fin août.
t
L’ENTRACTE
GRJŒG g©W©W
DE L’ENTRACTE
L’Entraete organise un grand concours de comédies,
drames et monologues, en prose et en vers.
Les prix consisteront en médailles et diplômes. Les
œuvres primées ou celles jugées intéressantes pourront
être interprétées par la Société Théâtrale dans ses repré
sentations au théâtre de Périgueux et ailleurs.
Le concours sera clos le 1er novembre 1903.
Il est gratuit pour les membres de la Société Théâtrale ;
les personnes étrangères à la Société devront payer un
droit de un franc par concours (1).
1° Comédies en I acte.
Tous les genres sont admis ; comédie sérieuse ou
comédie bouffonne ; la comédie grivoise seule n’est
pas autorisée.
2° Drames en I acte.
Il ne devra pas y avoir de rôles de femme.
3° Monologues.
Tous les genres.
Les œuvres ne devront pas être signées, mais porter une
devise qui sera reproduite sur une enveloppe close conte
nant les nom, prénoms et adresse des concurrents.
(1) Voir page 2 l'article La Société Théâtrale et son but.
|?DÏR
DE
f ONCE RT
Dans les molles senteurs d’une estivale nuit,
Sous les arbres baignés d’un pâle clair de lune,
Un public remuant s’interpelle avec bruit
Devant des bocks mousseux de bière blonde ou brune.
Mais le rideau se lève et l’Etoile paraît
Dans un l'rou-frou soyeux, superbe, souriante ;
Le vacarme s’apaise, on écoute, on se Lait,
Et la foule emballée applaudit, délirante.
El l'on crie et l’on bisse, et les gerbes de fleurs
Pieu vent de toutes parts jusqu’aux pieds de l'idole,
Cachant les billets doux des vieux adorateurs
Ou du jeune potache en rupture d'école.
... Minuit . .. tout est fini ; les jardins sont déserts.
Lasse, l’artiste songe et jette un regard triste
Sur ces riches cadeaux, sur ces bouquets offerts
En regrettant son temps de petite modiste.
St-Pol,
7
L’ENTRACTE
8
Le drapeau déchiré dont on peut voir encore
Flotter au gré du vent la toile tricolore
Sur les murs de Blidah, ranima notre ardeur :
« Je ne veux pas, amis, que des Français aient peur ;
Nos pères, en vainqueurs, ont fait le tour du monde,
Et leurs fils trembleraient lorsque le canon gronde !
Que vous vous retiriez, ou marchiez en avant,
Vous verrez l'ennemi, s’écria le sergent :
Il faut vaincre ou mourir I Chantons la Marseillaise,
Pour donner du courage à notre âme française ;
En avant I en avant ! celte illustre chanson
Vous fera regarder en face le canon.
Et si vous tombez tous, sachez que la patrie
Vénère le vaillant qui lui donne sa vie,
Et que le lâche garde, empreinte sur son front,
La marque de la peur, comme éternel affront :
Les braves, suivez-moi ! Crions : Vive la France !
La honte est en arrière, en avant, l’Espérance 1 »
M. DUMAS (Ludger), de la S. T. P.,
qui tiendra le rôle de La Bay nette dans La Famille Pont-Biquet.
<>6<SÔ<5AôôAô<">ôAôôôÔdô
El notre vieux sergent, élevant son drapeau,
Aussitôt s’élança pour gravir le coteau.
Mais la mort le guettait ! Une balle étrangère
Traversa la poitrine au brave militaire,
Clouant, sur sa tunique, à la place du cœur,
Le fil rouge et la croix de la Légion d’honneur t
Henri MICHÜULLY.
LA MORT DU SERGENT
Nous étions au repos depuis le jour à peine
Lorsqu’un poste avancé découvrit, dans la plaine,
Une masse confuse, avançant, à pas lents,
Vers la ville déserte où se dressaient nos camps ;
Nos blessés, tout couverts de blessures terribles,
Réclamaient vainement, poussant des cris horribles,
Les secours d’un major, qu’on attendait en vain.
Nous formions l’avant-garde et le canon lointain
Grondait autour de nous : le bruit des fusillades
Mêlait ses roulements au son des canonnades ;
Nous étions entourés par l’ennemi joyeux
D’avoir pu des Français élre victorieux.
Nous ne trouvions alors que deux partis à prendre :
Ou celui d’attaquer, ou celui de nous rendre,
Et la mort, en courant, devait faucher nos rangs,
Si nous voulions encore agir en combattants !
Mais un des vieux brisquards, qui portail la médaille,
Médaille bien gagnée, en narguant la mitraille,
Lorsqu’au sommet d’un fort l’héroïque soldat
Avait planté tout seul, au milieu du combat,
M. COUPRIE <C. Roger), de la S. T. P.,
qui tiendra le rôle de Dagobert dans La Famille Pont-Biquet.
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