FRB243226101_P2_611_005.pdf
Médias
Fait partie de La Plume de Périgueux
- extracted text
-
SOMMAIRE : Vésone et ses fouilles. — Chronique
locale : Bavardages sous la feuillée. — Cœur
humain. — Pensées. — La Graphologie. — La
Sténographie. — Variétés : Saint Cassien ; Un
mot de M. Dupin. — Bibliographie. — Con
cours de Jeux d’esprit. — Boîte aux lettres.
Si le poète anglais Milton, devenu aveu
gle, dictait à ses filles le Paradis Perdu;
si Augustin Thierry, cet historien fécond
et ce char
mant cau
seur , privé
jeune encore
de l’usage de
ses jambes, se
faisait trans
porter dans
les salons où
il avait l’habi
tude d’être
accueilli, moi
qui ne suis
qu’un simple
mortel, je ne
puis ni marcherni écrire.
Aussi, suis-je
forcé d’em
prunter le se
cours de ma
femme pour
faire connaî
tre ma pen
sée. C’était
M. Thierry
qui disait « Il
n’est rien de plus beau, rien de préférable même à la fortune, aux honneurs,
que le dévouement à la science. »
Ancien membre titulaire de la Société
archéologique dont j’ai fait partie activeinent dans des temps meilleurs, tout ce
qui touche à notre ville de Périgueux ne
saurait m’être indifférent et qu’il me soit
permis, dans mon modeste savoir, de
parler des fouilles que la municipalité
intelligente a fait exécuter à la tour de
Vésone.
Je lis
avec empressement les
bulletins de la société qu’un ami a la
bonté de me prêter, car la règle est
inexorable, juste, pour ceux qui n’en sont
plus membres. Deux articles ont déjà
parus, dûs à la plume savante de M. D. D.,
membre fondateur avec mon père et M.
E. M., rédacteur en chef de YEcho de
Au fond du joli vallon de Campniac
entre Ecorne-Bœuf et la Boissière se
trouve une fontaine qui servait d’alimen
tation à un retranchement Gaulois situé
sur la hauteur, et dont on voit encore
aisément les circonvallations; cette source
d’une eau limpide est située par rapport
à l’antique retranchement dans une posi
tion analogue à celle des cours d’eau qui
servaient à la ressource d’Uxellodunum,
d’Alise, de Gergovie et de toutes les for
tifications gauloises celtiques.
J’ai souvent visité, alors que j’avais
a uuuueuru e-
tre vice-pré
sident du
Conseil de
Préfecture de
la Côte-d’Or,
la petite ville
d’Alise, près
de laquelle
s’élève au mi
lieu d’un ho
rizon immen
se, et sur l’em
placement
même de son
■camp, la sta
tue du chef
gaulois, Ver
cingétorix..
Tout le mon
de sait com
ment il fut
conduit à
Rome en es
clavage pour
servir au
triomphe de
Vésone, et vice-président de la Société César, et enfermé dans la prison Mamdepuis longtemps.
mertine, que j’ai vue lors d’un de mes
On annonce même un travail important derniers voyages en Italie.
de l’honorable M. de R., le nouveau présiCette fontaine a été emprisonnée par
dent, que je lirai avec le plus grand inté- M. B. dans des dalles de pierre sur lés
rêt, toujours dans le bulletin que je dois quelles il a placé son nom; c’est cette
à l’obligeance d’un ami.
source appelée en langue celtique ou
2
gauloise Ouës-onna qui devait plus_ tard
servir de dénomination à la nouvelle ville
qui s’éleva sur les bords de la rivière de
l’Isle.
Lorsque arrivèrent dans les Gaules les
légions Romaines, la contrée était occu
pée tout entière de temps immémorial
par les Celtes, puis par les Gaulois, car
il n’y a entre ces deux peuples qu’une
différence d’âge. Après des assauts contre
les fossés et les palissades, le patriotisme
des Gaulois fut vaincu, et dès ce mo
ment le coteau s’appela Camp de César.
Les Romains furent vainqueurs de ces
peuples courageux, vivant à air libre,
guerriers dont la vaillance n’acceptait
aucun joug. C’étaient des hommes à la
stature fière, aux cheveux longs, dont
les Péans et les Chants des Bardes ont
été transmis jusqu’à nous ; à la religion
pleine de mysticisme et de poésie ; avec
leurs Druides et leur gui ; leurs épaisses
forêts et leurs prêtresses prophétiques,
Velléda ; leurs Brenns ou chefs (c’est à
tort qu’on a nommé Brennus, fait du
mot Brennj, celui qui conduisit les
Gaulois au Capitole, puis à Delphes. Il
ne s’agit ici que d’un nom générique
comme qui dirait un Vergobret chez
les mêmes Gaulois, un Lucumon chez
les Etrusques, un Suffèrte à Carthage.
Rome fidèle à sa tradition sut s’as
similer les vaincus et la' fusion dès
lors se fit. Ce lut la célèbre conquête des
Gaules par César vers l’an 30 avant J.-C.
Vainqueur .des Gaulois, il résolut de
fonder avec eux vers le premier ou le
second siècle de notre ère, dans la plaine
une ville gallo-romaine qu’il nomma Vé
sone, rappelantle nom de la fontaine. Nous
ne nous étendrons pas sur ces origines ce
serait retomber dans des redites, tant d’ar
chéologues plus compétents que moi ont
écrit déjà sur cette histoire reculée.
La tour de Vésone qui seule subsiste
encore, comme le principal édifice de la
ville, en occupait le centre; on peut se
rendre compte par l’alignement des an
ciens chemins et des routes tracées à tra
vers cette jolie plaine, qu’ils aboutissent
tous à la tour et forment aussi le plan de
Vésone, il y a de cela dix-huit siècles.
Les murailles qui forment les enclos des
différents jardins sont remplies de sou
venirs épigraphiques employés dans leurs
constructions par des mains ignorantes.
Çà et là, on découvrait quelques mosaï
ques, quelques monnaies, quelques po
teries en terre de Samos, quelques frag
ments de pilastres, de statues, attestant
un glorieux passé ; toutes ces fouilles
coûteraient évidemment des sommes con
sidérables, et il a fallu que l’heureuse
idée d’un Jardin public autour du monu
ment vint faire pratiquer des recherches
et mettre à jour ses substructions qui en
abaissant le niveau du sol donnent à la
tour de Vésone, comme hauteur, son élé
gance et son caractère d’autrefois. Le
plan promis par M. Godard, directeur des
travaux municipaux, nous donnera exac
tement les dimensions des murs de sou
tènement..
Il est toujours bon de faire des fouilles
lorsqu’on le peut; l’archéologue se laisse
toujours leurrer d’un espoir incertain, on
désespère alors qu’on espère toujours à
dit Molière. Mais mon avis est que dans
les fouilles nouvelles qui vont peut-être
être entreprises, on ne trouvera rien.
Dieu veuille que je me trompe? Les
fouilles du canal ont-elles amené d’au
tres résultats que celui que je signale?
Quelquesbeauxbronzes sans doute,quelquelques monnaies d’or précieuses, no
tamment le beau buste représentant
l’Apollon Panthée, aujourd’hui au Musée,
mais tout cela ne représente point l’ar
gent dépensé.
M. B., inspecteur des Beaux-Arts,
venu de Paris, (il n’y avait pas sans
doute de personnes assez compétentes,
pour s’occuper de la question !), ac
compagné de M. le Maire et du premier
adjoint ont visité eux-mêmes le terrain
pour savoir s’il y avait lieu de continuer
les fouilles. J’ignore encore ce qu’ils au
ront décidé.
La partie la plus curieuse certainement
se trouve dans deux squelettes portant
aux bras des bracelets et qui fuyaient
sans doute l’invasion.
La tour de Vésone était un temple
païen. M. deTaillefer y voyait un temple
d’Isis; d’autres un temple de Mars. M. de
Mourçin a essayé de faire une reproduc
tion de cette tour, entourée de ses colonna
des aux chapiteaux Corinthiens. Avec son
péristyle, ses fragments divers de mar
bres, verts, blancs, roses, qui la tapissaient
tout entière, la tour de Vésone avait
un cachet de richesse et de beauté rare à
cette époque. Ces marbres étaient rete
nus par des crampons dont on voit en
core attachés à la tour les restes par mil
liers.
Le seul morceau de marbre retenu par
son crochet de fer à l’extrémité de l’édi
fice et qui menaçait ruine, a été trans
porté au Musée par les soins de M. le
docteur E. Galy, dont le buste en
bronze du Musée attestera aux généra
tions futures le dévouement à l’archéolo
gie. Son Catalogue du Musée restera.
Il existe au Musée des antiques une
inscription de la plus belle époque et dé-
semble encore contempler à ses pieds
couverte sur le terrain même de la tour,
les débris éparpillés de Vésone et par sa
inscription que je cite de mémoire. Elle
LES
dédicace à la déesse tutélaire protéger la
est ainsi conçue : Et deo Apollini coblecité nouvelle de Périgueux.
dulitavo (nom topique inconnu) Sacerdos
Paul Galy,
Arehsis dcae Iutclae Vesonae vetustate
Ancien membre de la Société historique et
archéologique du Périgord.
collapsa sud pecuniâ restituit.
Ce qui veut dire que le temple a été res
tauré et dédié au culte d’Apollon et de la
La Librairie SPINONI-FOURGEAUD,
déesse tutélaire par les soins du prêtre de à Périgueux, vient de recevoir un grand
l’autel, et non pas de Mars comme on le assortiment d’objets de première com
faisait venir du grec, arensis. Apollon, munion, tels que :
(Bavardages sous la feuillée
et la déesse tutélaire avaient leur culte
Gravures
■dans le temple principal de Vésone.
Les premières fleurs ont ouvert les
en bristol, gélatine, parchemin, soie, etc.
yeux...... vive le Printemps !....... la na
Il ne serait pas étonnant si on veut
Chapelets
ture s’épanouit, la vie chante dans les
bien dire que les vestiges trouvés dans
en
argent
et en or
buissons, l’amour a suspendu un nid à
les décombres étaient bien deux Flamines
chaque branche et le peuple joyeux des
de Jupiter, mais à coup sûr dont le sa
Dizaines,
petits oiseaux bavarde sous la feuillée.....
cerdoce ne s’exerçait pas à la tour de
Médailles,
— Est-ce bien vrai ?..... demande une
Vésone. C’était donc le temple d’Apollon
Christs,
Bergeronnette en sautillant vive et légère
et de la déesse tutélaire seule qui prési
Bénitiers,
Croix de Malte,
sur un brin d’aubépine en fleur.....
dait aux destinées de Vésone et dont le
— Très vrai, ma petite, répond une pie
prêtre de l’autel consacra une partie
Croix en or, argent, nacre, ivoire
de sa fortune à relever son sanctuaire
grondeuse qui glanait dans le taillis les
Signets pour missels
scandales de la saison.....
déjà depuis longtemps tombé de vétusté.
Missels
-L’infidèle!... il abandonne sa maî
Vésone qui, avait passé par tant
tresse,
cette jolie mésange bleue qui a
de bouleversements, tels que le pillage Ouvrages de piété pour jeunes gens
tout
quitté
pour le suivre, son bosquet,
desbarbaresauiv^siècle qui. avaient,
\ La Maison tient à informer qu’elle a le son nid, ses petits !.....
rien laissé, les incendies et autres cata
— Hélas oui !..... les petits oiseaux sont
clysmes avait été l’objet de fouilles dépôt, pour le département,
consciencieuses par Mgr Macheco de Pré- des maisons ROUSSELLE et FONTENEY comme les hommes, égoïstes, légers, in
meaux, évêque de Périgueux, et à cette pour les Reliures artistiques et la Maro constants..... ils poursuivent leurs plai
sirs sans penser aux chagrins qu’ils cau
époque ces travaux poussés avec ardeur quinerie
sent, et les serments éternels durent à ,
avaient amené peu de découvertes en
Imagerie Religieuse
peine une saison.....
raison des déprédations déjà commi
Desgodets
et
Gérard,
de
Paris
— Vousêtesjalousecomme une femme,
ses. Ce sont les seules fouilles qui
(Les gravures de Première Communion sont im
méchante
pie, siffle avec colère un merle
aient été je crois faites ; elles embrassaient primées sans frais, au nom du communiant, à
à
l
’
habit
lustré : « N’écoutez pas ces
non seulement le périmètre de la tour partir de trois douzaines.)
propos,
Bergeronnette
mon espoir, il est
mais son intérieur et font le plus grand
Dépôt de la Société de Saint-Augustin,
si
doux
de
croire
à
l
’
amour
.....
éloge du distingué prélat Périgourdin.
de Lille.
— Oh moi !... je n’y crois plus du tout,
Les Musées vont être reconstruits sur
(Desclée, de Brouwer & C°)
déclare vivement un moineau ébouriffé
des plans et dessins, mis au concours,
pour les ouvrages liturgiques
que sa mie avait planté là..... et secouant
que je ne connais malheureusement que
Dépôt spécial de Couronnes
sa tête gamine il entonna d’un air guille
par l’intéressante notice, sérieuse comme
pour Premières Communiantes
ret ce refrain mélancolique.....
tout ce qu’il écrit, et publiée dans le
Je n’ai plus d’amoureuse et Ion Ion là.. ..
La
Maison
envoie
toutes
commandes
Combat Périgourdin par mon excellent
de
25
francs
franco
de
port
et
d
’
emballage
—
Heureux moineau, soupire un rougeami le spirituel docteur Ladevi Roche.
en
gare
du
destinataire.
gorge,
les chagrins d’amour ne te feront
C’est le Musée des antiques de la Dordo
Escompte,.
3
%
au
comptant.
pas
mourir,
et cachant sa tête brune sous
gne qui doit à Vésone sa richesse,
son
aile
de
feu il écouta l’écho de son
Vésone dont le seul monument qui nous
cœur
qui
gémissait
douloureusement.....
reste et auquel sont attachés de si grands
Je
n
’
ai
plus
d
’
amoureuse
et Ion Ion là......
souvenirs d’histoire locale, mérite à tous
— Ni moi, dit un pinson, joyeux philo
égards les soins intelligents dont il est
Dessins originaux de G. Boukdain 4 D. Boi egoin
sophe,
qu'une récente peine de cœur ne
entouré par la ville.
Gravés sur bois par A. DÉVEICUÉ
troublait
point dans ses chansons..... et il
Heureux ceux qui pourront jouir
5 vol. in-8° brochés : 5 O francs
de la vue de la tour se dressant au PAYABLES 5 francs par MOIS lança à pleine voix sa note veloutée.....
— Que le bonheur est fragile ! pensa
milieu des fleurs du jardin. Cet édifice
Librairie SPINONI-FOURGEAUD, Périgueux.
,
tout
haut un roitelet, en accrochant une
grandiose, quoique dépouillé par le
Ç I paille encore au nid-bijou qu’il venait
temps de son riche'manteau de marbre
PREMIÈRES
-s^,, COMMUNIONS
CHRONIQUE LOCALE
Pierre LOTI
4
d’achever, et s’adressant à la Bergeron
nette que la découverte amère d’une
trahison avait laissée toute songeuse :
<< Ainsi vous plaignez beaucoup cette
jolie mésange dont les malheurs mettent
en émoi le boccage et font jaser toutes
les pies?..... »
— Oh oui ! elle est si gentille avec son
aile sombre et son œil mutin, que je lui
pardonne ses folies ; d’ailleurs elle était
sans défense, personne ne l’a protégée.....
— Il est si difficile de garder son cœur,
soupire une petite allouette... le cruel!...
il l’a séduite, il s’en est fait aimer, et
maintenant qu’elle est toute à lui, il l’aban
donne pour caresser d’autres amours.....
Chardonneret volage, Dieu veuille que
tu n’aie pas à déplorer ton ingratitude.
..... Ce n’est pas en vain qu’on change
en angoisse l’amour qu’on a fait éclore
dans un cœur ardent..... et la pauvrette
songeant avec amertume aux épreuves
passées sentit se raviver douloureusement
la meurtrissure de son cœur.
0 pauvre cœur de chair, ô triste cœur humain
Qui te livres sans cesse et sera mort demain,
Cœur saignant, — éperdu quand la douleur
[accable,
La vie est bien pour toi Vénigme indéchiffrable,
A côté de la joie on cueille le chagrin :
L’épine de la rose ensanglante la main.
La plus noble existence est parfois lamentable
Puisque le mot bonheur est écrit sur du sable.
Et les amours défunts ! Et les espoirs déçus,
— Evanouis sitôt après qu’ils sont conçus ! —
Tour à tour, le cœur dit :« Je hais », « Je pleure »,
[« J’aime»,
Cœur meurtri, cœur blessé, quand le soupçon te
Attends avec fierté les baisers delà mort : [mord,
Elle résoudra seule un torturant problème.
Camille Natal.
(1) Extrait de Gerbe d’GEilleis, par Camille Na
tal, recueil de vers, couronné par la Société de
l’Encouragement au Bien. Prix:! fr. 50 (impression
de luxe). La librairie Spinoni-Fourgeaud l’envoie
franco par la poêle contre timbres.
Le soleil a disparu. Gazouillis, trilles,
roulades, tout s’est apaisé, et dans le
mystère du crépuscule éclata vibrant
l’hymne passionné du rossignol..... Il
chanta l’amour, il en chanta l’ivresse,
l’angoisse, le charme, la tyrannie, et dans
une dernière note plus douce, plus mélo
dieuse, plus pénétrante, il chanta qu’il
fallait aimer.....
— Amen, entonna joyeusement un pas
sereau en bonne fortune qui regagnait au
clair de lune son nid de hasard.....
— Amen, sanglota la source discrète....
— Amen, murmura la brise embau
mée..... encore un frisson, un battement
d’aile, un soupir léger..... et sous la
feuillée que berce l’amoureuse nuit, les
petits oiseaux émus de tendresse dans
leurs nids soyeux se sont endormis, tan
dis que les fleurs toutes frémissantes in
clinant la tête ont fermé les yeux.
Lucette.
♦♦♦♦♦♦♦<>♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
OnCXX300CDOœOODCXX3COnOCCODOO
PENSÉES
De quoi parle t’on ?...... se demandent
Combien de singes voit-on chercher à s’élever
PAROISSIENS
entre elles les timides fleurs des bois
jusqu’au niveau des hommes, mais combien
cachées sous la mousse..... Je ne sais pas
dit une clochette, ni moi, dit un bouton
d’or..... Chut, fit une marguerite er. avan
çant sa jolie tête, écoutons..... et les
petites sauvages écartent doucement leurs
feuilles pour surprendre au vol la con
versation mélodieuse des oiseaux.....
—• C’est une coquette, insinue perfide
ment une autre mésange qui, se croyant
irréprochable, jugeait sans miséricorde les
faiblesses du prochain.....
— Et lui n’est qu’un fat, ajoute un
loriot tout déplumé, que les conquêtes
du chardonneret piquaient de jalousie.....
— Il n’est pourtant pas beau ! conclut
un tarin.
— Vous trouvez ? fit une fauvette.....
— J’aime cette frimousse, déclare étour
diment une linotte à tête folle..... il est
jeune, pimpant, tapageur. Cela me plaît,
et la cruelle n’entendit pas le soupir dou
loureux qu’étouffait dans son cœur un
pauvre petit bouvreuil.....
— Il se marie, annonce brusquement
un pierrot, célibataire indiscret qui pas
sait son temps à fureter dans les ménages,
glanant d’aventure les petits secrets, les
soupers fins..... et le reste..... Il se ma
rie !..... 11 se marie !..... les petits oiseaux
électrisés babillent à perdre haleine, ils
chuchottent un nom ; nom bien connu,
entouré de charme, de grâce, de sympa
thie et dans un tutti étourdissant, l'in
croyable nouvelle se propage d’arbre en
arbre jusqu’au cœur de la forêt.
Paroissien n“ 1748 in-48, imitation ba
sane, tranches rouges avec ta
bleaux de la messe contenant
les quinze oraisons de Sainte
Brigitte et le chemin de la
Croix 0"',06 1/2 x 0n',09 à Péri
gueux, chez Spinoni-Four
geaud, libraire, 0 fr. 15, franco,
0 fr. 20.
Paroissien Romain in-32, n° 10, imi
tation basane, tranches rouges
contenant les offices du Diman
che et des principales fêtes de
l’année augmenté du Chemin
de la Croix 0m,06 1/2x0,10 1/2à
Périgueux chez Spinoni-Four
geaud, libraire, 0 fr. 45, franco,
0,60.
Le même avec fermoir nickel, 0 fr. 55.
Le même avec fermoir et coins nickel,
0 fr. 65.
GRAND CHOIX DE
Paroissiens;
Journées du Chrétien;
Imitations de Jésus-Christ ;
Imitations de la Sainte-Vierge ;
Avis Spirituels ;
Mois de Marie.
En tous genres et en toutes reliures
PRIX
MODÉRÉS
La Librairie Spiuoni-Foiirgcaiad
à Périgueux, se fera un plaisir d’en
voyer à toute personne qui en fera la
demande un choix d’ouvrages de piété.
Escompte, y % au comptant.
d’hommes aussi cherchent à se ravaler au niveau
des singes !
Il y a un Dieu pour les méchants, un tenta
teur pour les bons.
Si Dieu nous avait créés parfaits, nous tra
vaillerions à atteindre l’imperfection !
L’homme n’est ni plus fort, ni plus faible que
la femme, il n’est pas subjugué par elle, elle
n’est pas subjuguée par lui ; ils sont égaux
quand ils s’aiment et se le disent.
Avec un peu de bonne volonté et sans autre
témoin que sa conscience, on arrive à se con
naître soi-même et pour soi : le problème est
bien plus difficile à résoudre quand il s’agit des
autres !
Redoutons la mort, mais ne la recherchons
pas, elle viendrait trop vite !
La meilleure preuve d’amitié est la confiance,
mais quand vous l’avez accordée, le moindre
doute est une terrible torture.
L’amour du xix" siècle devrait se traduire
par les mots achat et vente.
L’amour est le baume de bien des souffran
ces, le travail n’est qu’un palliatif.
N’aimons dans nos parents ou nos amis que
leur âme et nous ne les pleurerons jamais parce
que nous les aurons toujours près de nous.
Black Rird.
Le plus grand tort de la plupart des maris
envers leurs femmes, c’est de les avoir épousées.
Jonski.
5
Une de nos sciences psychologiques a
fait ces derniers temps un grand pas en
avant, nous voulons parler de la Gra
phologie.
Non seulement la bibliothèque grapho
logique s’est enrichie de nouveau volu
mes, mais encore un certain nombre de
journaux et en particulier ceux de mode,
ont consacré à cette science, d’abord
quelques notes, puis des colonnes entiè
res. Quelques-uns d’entre eux ont même
publié, d’après les signes scripturaux,
des exquisses du caractère de quelques
personnalités les plus en vue.
Nous croyons être agréable à nos lec
teurs en leur donnant une étude sur l’his
torique de cette science.
*
**
Tl y a environ 23 ans, lorsque M. l’abbé
Michon fit paraître la ire édition de son
système, l’art de connaître les défauts et
les qualités d’une personne, d’après son
écriture, était presque totalement in
connu. Les premières recherches sur le
rapport qui existe entre l’écriture et le
caractère ne paraissent pas remonter à
une époque très éloignée.
On n’en trouve aucune trace chez les
Grecs et les Romains. Cependant, une
description de l’écriture de l’empereur
Auguste a été faite par Suétone, mais
comme l’auteur n’accompagne cette obser
vation d’aucune remarque, il est évident
qu’on ne se trouve pas là en face d’une
étude sérieuse.
En 1622, un savant italien du nom de
Camillo Baldo, publia, à Bologne, un
petit traité sur le moyen de connaître les
mœurs et qualités d’un écrivain d’après
•ses lettres missives (î). Cet ouvrage dont
un exemplaire se trouve à la bibliothè
que de Bologne, fut traduit en latin par
Petrus Vellius, traduction que l’abbé
Michon découvrit dans la bibliothèque
de l’Ecole de Médecine de Montpellier (2).
Quoique la brochure de Baldo n’ait
pas eu un grand retentissement, ses
essais étaient assez intéressants et le phi
losophe de Bologne peut être considéré
-comme le premier des précurseurs de la
Graphologie.
A peu près à la même époque, vivait
à Naples un professeur de chirurgie du
nom de Séverinus, qui écrivit un livre
(1) Trattato corne de nna lettera œissiva si
cognoscano la natura e qualité dello sciittore
Carpi, 1622, in-40.
(2) Une traduction en français par M. J. Depoin,
est publiée actuellement dans le journal « La Gra
phologie. »
dont le sous-tire était : De divination?
efiistolaria.
Séverinus mourut de la peste en 1656
et son ouvrage ne parut pas (1).
Sous le règne de Louis XIV, quelques
savants s’adonnèrent à des études spé
ciales sur l’Ecriture. Mais comme ils ne
laissèrent aucun écrit, et ne formèrent
pas de disciples, ils sont restés inconnus.
*
G-TJIGNOB
Que dire aujourd’hui de notre ami le
désopilant Guignol, sinon qu’il ne cesse
d’amuser tout Périgueux qui se fait une
véritable joie d’assister à ses belles repré
sentations. Aussi tous les soirs, salle
comble, et succès toujours croissant.
Gary.
GRAND ASSORTIMENT DE
VINS FINS & LIQUEURS
de toutes sortes
Grands Vins de Champagne
DE TOUTES MARQUES TELS QUE
Moët & Chandon - VVE Clicqüot
Louis Rœderer
JULE8
M U S S ON
& CIE
POMMERY & GRENO, ETC.
•w.■■■■■■■■■■■■■■■■,w
*
#
Vers la fin du siècle dernier un Alle
mand, Grohmann, fit paraître un volume
dans lequel il prétendait non seulement
reconnaître l’homme intellectuel par l’é
criture, mais encore le son de sa voix, la
couleur de ses cheveux et sa constitution
physique. Ses assertions étaient un peu
hasardées et il ne semble pas avoir eu
beaucoup de succès.
On pourrait croire cependant que l’im
mortel poète Goethe dut en entendre
parler, car correspondant avec son ami
Gaspard Lavater, pasteur à Zurich, il lui
parlait des rapports de l'intelligence hu
maine avec l’écriture et l’encourageait
fort à se livrer à cette étude.
Lavater collectionna des autographes
et lorsqu’il publia son grand ouvrage de
« Physiognomonie » (2), il consacra quel
ques pages à l’étude des écritures.
Son travail fut revu et augmenté de re
marques très judicieuses par le docteur
Moreau de la Sarthe.
On peut aussi citer les romanciers Ed
gar Poe et George Sand, alias Aurore
Dudevam, comme ayant fait de la grapho
logie intuitive.
Vers 1830, plusieurs savants parmi les
quels Mgr Boudinet, évêque d’Amiens,
l’abbé Lenoir, l’abbé Flandrin et le cardi
nal Régnier s’occupaient de l’étude des
caractères graphiques.
A peu près à la même époque, un jé
suite, le Père Martin faisait aussi de la
graphologie. Sa méthode qui avait la
physiologie pour base ne fut pas publiée.
Sous le 2“ empire il parut plusieurs vo
lumes sur l’écriture ; l’un d’entre eux (3),
donnait quelques indications qui déno
taient des progrès considérables sur les
ouvrages précédents qui avaient traité la
même question. Malgré cela on n’avait
encore aucune méthode reposant sur des
bases sérieuses. Il était réservé de faire
surgir la lumière à l’abbé Michon, hom
me d’une intelligence extraordinaire qui
découvrit les lois qui régissent les for(1) L'Ecriture et te Caractère, par CrépieuxJannin.
(2) « L’Art de connaître les hommes par la phy
sionomie », par G. Lavater.
(3) « De la Physionomie
par J.-B. Delestre.
mes de l’écriture dans ses rapports avec
l’âme humaine.
*
■# *
M. l’abbé J.-H. Michon naquit en 1806
à la Roche-Fressange (Corrèze). De con
cert avec quelques amis, entr’autres
l’abbé Flandrin, il étudia pendant un
grand nombre d’années, collectionna des
autographes, et se rendit compte de l’a
nalogie qui existe entre les formes gra
phiques et le caractère de l’écrivain.
Il était déjà connu par ses nombreux
ouvrages dont l’un « Le Maudit » fit tant
de bruit sous Napoléon III, lorsqu’en
1872 il fit paraître un traité « Les Mystè
res de l’Ecriture » dont le chiromancien
Desbarolles avait fait l’avant-propos.
La Graphologie avait vu le jour.
M. Michon écrivit et publia ensuite
son « Système de Graphologie», F «His
toire de Napoléon Ier d’après son écri
ture» et fonda le journal « la Grapholo
gie ». Il ébaucha également des ouvra
ges très remarquables, mais qui ü’ont
pas été achevés.
Il mourut en 188r.
Si l’abbé Michon n’est pas l’inventeur
de la Graphologie, il en est sans contre
dit le fondateur. L’œuvre du Maître, si
habilement commencée a été continuée
par ses disciples, qui, par leur activité et
leurs savantes recherches, lui' ont fait
faire de remarquables progrès.
Cette science qui, jusqu’à présent,
avait paru à la plupart comme une bran
che de l’occultisme, a vaillamment com
battu cette erreur, et a été définitivement
reconnue « science expérimentale. »
Au congrès des sociétés savantes tenu
à Paris il y a un mois à peine, elle a été
dignement représentée par MM.CrépieuxJanin et P. Varinard
Voici le compte rendu qu’en donne le
Journal officiel du 30 mars 1894.
« M. Crépieux-Janin, vice-président
« de la Société de Graphologie, parle de
« la graphologie expérimentale.
« L’orateur expose que malgré tout
« l’intérêt qu’excita la graphologie à la
« suite des publications de M. l’abbé Mi« chon, elle attendait encore, il y a peu
« d’années, son baptême scientifique.
« C’est, dit-il, M. Bridier d’Issoudun, et
« MM. Ferrari, J. Héricourt et Ch. Ri« chet qui eurent les premiers l’idée de
« contrôler expérimentalement, à l’aide
« de l’hypnotisme, les données des gra« phologues. M. Crépieux-Janin a répété
« leurs expériences en se servant d’abord
« de leurs procédés, puis en rejetant
« l’hypnotisme comme compliquant inu« tilement le mode opératoire et il a
« obtenu les mêmes résultats établissant:
« i° la réalité possible; 2° la réalité effec« tive de la graphologie. Enfin, il pré« sente une série d’expériences nouvelles.
« Son nouveau moyen est très différent
« et plus simple que les précédents:
« c’est d’étudier méthodiquement sa pro« pre écriture.
« M. Varinard, vice-président de la
« Société de graphologie, lit un rapport
« sur la psychologie et la graphologie ;
« il montre que le procédé de cette pre« mière science est tombé seulement
«.sur la réflexion, tandis que l’emploi
« de la graphologie lui permet de voir
« pour ainsi dire les facultés de l’âme,
« qui s’inscrivent et se fixent par l’écri« ture d’une manière mathématique qui
« permet d’en assurer la forte. »
*
*• *
Pour terminer cette courte étude, ci
tons « La Société de Graphologie » fon
dée par M. Michon en 1879, qui a pris
une grande extension. Son siège est à
Paris, 62, rue Bonaparte, nous la recom
mandons à tous ceux de nos lecteurs
qu’intéresse cette science et qui désirent
être au courant de son développement.
L. F. C.
La Ruche sténographique nous apprend
le grand succès qu’a obtenu le cours
public de sténographie ouvert à Rouen
le 3 avril par notre collègue M. Louis
Feuillet, sténographe du Conseil munici
pal. Plus de 400 personnes assistaient à
la séance d’ouverture et 150 élèves se
sont fait inscrire pour suivre ce cours.
Nos plus vives félicitations à notre ami
M. L. Feuillet.
du cercle sténographique du Nord, 9, rue
Nationale, Lille.
*
* *
L'administration de La Plume désire se
mettre en relation avec tous les sténogra
phes duployens de Périgueux et du dé
partement pour communications très
importantes.
Ecrire à M. Madoumier, 2, Cours Mon
taigne, Périgeux.
Hélios.
Cassien fut un des nombreux martyrs
qui sous l’ère des persécutions versèrent
leur sang pour La religion catholique.
C’était un pauvre maître d’école qui
vivait à Imola vers le 111e siècle.
Il subit le martyre dans des conditions
particulières.
On raconte qu’il fut saisi par ses dis
ciples qui, après l’avoir dépouillé de ses
vêtements, lui tatouèrent sur le corps
une série d’alphabets conventionnels avec
les stylets dont ils se servaient pour
prendre leurs leçons. Par un raffinement
de cruauté ils prolongèrent son supplice
et lui firent souffrir des tortures si exces
sives que le saint martyr, qui n’avait
cessé de prier, s’écria, dit-on, avant de
rendre sa belle âme à Dieu : « Vous êtes
bien lents pour des sténographes ».
L’Eglise canonisa Cassien, et depuis il
a toujours été vénéré comme l’un des
patrons de la corporation des sténogra
phes.
UN MOT DE M. DUPIN
On sait que l’anarchiste Emile Henry,
auteur de l’attentat du café Terminus
n’avait pas pris un pseudonyme en se
faisant appeler Dubois, à la villa Faucheur.
11 est fils de Fortuné Henry Dubois qui
abandonna son nom patronymique parce
'
4i • «é
que dès 1844 il collaborait à plusieurs
Le Journal des Sténographes nous journaux républicains tandis que son père
annonce l’ouverture, à Lille, d’un grand Abraham Dubois siégeait à la Chambre
concours sténographique, sous les aus des Députés, parmi les Guizotins.
pices du Cercle sténographique du Nord.
C’est à cet Abraham Dubois que se
Ce concours est divisé en cinq sections rapporte l’anecdote suivante.
auxquelles sout affectées de nombreuses
Le célèbre jurisconsulte Dupin, qui fut
récompenses d’une réelle valeur. Il paraît appelé 8 fois à la présidence de la Cham
devoir être d’une grande importance et bre aimait beaucoup les discours lus. Le
déjà un grand nombre d’adhésions ont été seivice sténographique dépendait à cette
envoyées. Pour tous renseignements, époque du Moniteur universel. Or, Dus’adresser à M. Paul Hugodot, président < bois écrivait chaque année, sur le budget
un discours interminable qu’il lisait à la
Chambre. Une année, comme le discours
paraissait devoir être encore plus long
que d’habitude, les députés impatientés
avaient crié plusieurs fois : « Aux voix !»
M. Dupin conseilla tout bas à l'orateur
de sauter quelques pages, et ajouta qu’on
les remettrait le lendemain au Moniteur
pour qu’il les reproduise. Mais Dubois
n’en tenant aucun compte et la Chambre
manifestant à nouveau son impatience,
le malicieux président s’écria tout haut :
» Allons, Abraham, encore un sacrifice »•
Musée des Familles. Lectures du soir. Octo
bre 1868 à septembre 1869. In-4o cartonné,
380 pages.
2 fr. 50
1. Fallet. — La France. Sites, monuments,
richesses et souvenirs, avec gravures dans le
texte. Grand in-8o broché.
5. de Gantelou. — Sans Mère. Avec gravures
dans le texte. Grand in-8o broché.
Librairie Spinoni-Fourgeaud
L. F. C.
VI • X-IV11(713 l •
A 1 vl 1 O V7 V X XXCA tXv J
3<l
\ I tl j 3(111
œuvre. Edition ornée de reproductions de
gravures de Gravelot. Reliure percaline rouge,
tranches dorées, 553 pages, in-8o, an lieu
de 7 fr.
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Mme Voiliez. — Le petit Robinson des De
moiselles. Reliure percaline rouge, tranches
dorées, in-12, 215 pages.
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Fulbert-Dumonteil. — Les Fleurs à Paris.
Ouvrage orné de 28 gravures. Reliure perca
line rouge, tranches dorées. 142 pages.
Ch. Normand. — Bisette. Petit in-8o, reliure
percaline bleue, tranches dorées, 300 pages,
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A. Chevalier. — Les Voyageuses au XIX»
siècle. Illustré de 43 gravures sur. bois.
Tours, 1890. Percaline grise, plat couleurs,
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L’Illustration. Tome 57 ; janvier, février,
mars, avril, mai, juin 1871. Orné de nom
breuses gravures, reliure percaline rouge.
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J. Fernay. — Georges Washington, fon
dateur de la République des EtatsUnis. Nombreuses gravures. Reliure rouge,
368 pages. In-io un peu fatigué.
5 fr.
Jean Miélot. — Vie de Sainte-Catherine
d’Alexandrie. Texte revu et rapproché du
français moderne, par Marins Sepet. Ouvrage
orné de nombreuses gravures hors texte, 340
pages avec encadrements rouges, reliure ma
roquin du Levant, plats toile, tranches do
rées. Format in-8o, presque neuf. Net : 6 fr.
L’Ecolier Illustré. Année 1891, deuxième
semestre. Reliure percaline rouge, 850 pages.
Format in-4o.
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M1” Levray. — La Roche-Yvoire. Illustré de
nombreuses gravures, 1890. Toile chagrinée.
370 pages. I11-80.
2 fr. 50
M. Poitevin. — Diana Norville. Ouvrage orné
de nombreuses gravures, 320 pages, in-8o,
reliure rouge, tranches dorées, au lieu de 5fr.
2 fr. 50
Le père Clair. — Vie de saint Louis de
Gonzague. Edition ornée de nombreuses
gravures, 1891. Percaline rouge, in-8o, 340
pages, au lieu de 7 fr. 50.
4 fr. 50
Musée des Familles. Lectures du soir. Octo
bre 1862 à septembre 1863. Reliure rouge,
in-4o, 380 pages.
2 fr. 50
Le Livre d’or des diocèses de Périgueux et
de Sarlat (période révolutionnaire) 1 vol.
gr. in-8° de 420 pages orné de 3 photogra
vures, Imprimerie de Montreuil-sur-Mer,
1893.............................................. net 6 fr.
Le livre d’or, de M. l’abbé II. Brugière donne
un exposé historique de l’église du Périgord
en 1789. Il retrace ensuite les souffrances la
patience héroïque et la mort édifiante des
confesseurs de la foi dans les prisons, sur
les pontons et les grèves de l’Océau.
Après, viennent plus de 500 notices d’ecclé
siastiques dont les noms se rattachent, pour
la plupart, à des familles encore existantes
en Périgord.
L’ouvrage se termine par des listes et des tables
où figurent les prêtres qui ont survécu à la
Révolution.
Objet des éloges les plus llatteurs, nous n’hési
tons pas à dire que le Livre d’or sera lu avec
intérêt, édification et profit.
En vente à la Librairie Spinoni- F ourgeaud.
*
* *
Vive le Rire ! Contes pour hommes par
Alexis Patraud et Fernand Vialle 1 fr. —
Librairie Spinoni-Fourgeaud.
Cette petite brochure, est remarquablement pré
sentée au public par la préface de M. G. Lachaze deSl-Germain. Impossible de lire aucune
des petit s nouvelles qu’elle comporte sans
être saisi d’un rire inextinguible, aussi lui
est-il réservé un très grand succès.
*
* «
Intérieurs d’officiers, par Michel Corday,
Nouvelles émouvantes ou très drôles sur la
vie intime des officiers. — Très demandé ;
in-18......................... 3 fr. 50 net 3 fr.
*
* *
Les Secrets de beauté d’une Parisienne,
par la Marquise de Garches, orné d’une jolie
couverture en couleur par Albert Guillaume.
Ce volume pratique comprenant mille soins
d’hygiène, recettes, toilettes, et l’art de con
server la beauté de la femme, va obtenir un
gros succès, à en juger par les nombreuses
commandes faites
sur l’annonce dans
la Bibliographie. Son prix
extraordi
naire de bon marché le rend en effet ac
cessible à toutes les bourses et restera certai
nement comme un petit dictionnaire indis-
pensable à toute femme soucieuse de sa beauté.
L’auteur, pour rendre ses préceptes moins
monotones, a agrémenté l’ouvrage de nom
breuses anecdotes très amusantes. 150 chapi
tres. — In-18.................................... 2 50
Concours de Jeux d’(Esprit
Tout acheteur de La Plume peut prendre part à
tous les Concours. Il suffit pour cela d’envoyer
pour chacune des devinettes, la réponse, accompa
gnée du .BON qui se trouve à la dernière page.
Seuls, les numéros spécimens du journal ne pour
ront prendre part aux Concours.
♦♦♦♦♦♦♦♦
plat maigre composé: d’une queue de
lièvre, une tête de mouton, une patte de
canard, une tête d’ours et un pied de
mule.
Quel est ce plat ?
Primes : i° Un Porte-cartes.
2° Un livre relié.
30 Un abonn. de 4 mois au Panbiblion.
4°
—
3 —
—
Gagnants du Concours de Jeux d’esprit
N° 15. Arithmographie, par L. F. C.
Rébus N° i i
Hélène a renversé la soupière sans la
casser.
i. Buffière; 2. M. T. D.; 3. B. Anzin.
Etant donné un mot de 10 lettres
Charade a tiroirs N° 12
Mon premier est un mourant,
Parce que SPI-râle.
Mon second est un menteur fiefté,
Parce que NO-rement (Normand).
Mon troisième est fort.
Parce que NI c’est fort (Nicéphore).
Mon tout est un commerçant bien connu
de Périgueux: SPINONI.
1. Janberg; 2. F. Reyné; 3. Un Greno
blois; 4. Un apothicaire ayant pignon sur
rue; 5. Un ange de Franche-Ville ; 6. Un
brave petit Bluet.
N° 13. Cryptographie
Dieu seul est grand dans ses actes.
1. Nielda; 2. Mlle Fourt.
Jeux d’esprit du N» 5
N° 14. Cuisine drolatique, par F. C.
Chaque année il est coutume de servir
aux soldats, pour le vendredi saint, un
Est maniaque, à caprices :
Ainsi, pour avoir mon deux
Dont il fait sa nourriture
Sans broncher il s’aventure
En d’inaccessibles lieux.
Vous avez l’esprit sagace
Et rien ne vous embarrasse;
Fort bien vous allez trouver
Une fleur dans mon entier.
Primes : i° Un livre relié ;
20 Abonn. de 3 mois au Panbiblion ;
3» —
1 —
—
1234567890
trouver ce nom sachant qu’avec les lettres
83362 On forme un partie du corps
humain.
0561 Une chose indispensable ponr
vivre.
307 Une partie de l’ancien continent.
576 Un département français.
3247 Le nom d’un Saint Evêque du
ve siècle.
32740 Ville de Champagne.
1234576 Nom d’un peuple.
45172 Science-occulte.
5342 Chose indispensable au soldat.
3726 Adverbe.
4530 Dieu mythologique.
453762 Peinture.
45379° Illustre consul romain.
562 Animal domestique.
Primes : 1° et 2° Une surprise.
30 Abonnement de trois mois au Pan
biblion.
J. Dunaud. A. Bien reçu ta dernière lettre.
T’écrirai sous peu.
C. Qaéré. L. Merci de votre aimable offre.
Accepleel compte sur vous.
L. II. Q. Rochefort. Ne comprends plus rien
à ton silence. Te verrai-je sous peu ?
.1. M. — W’ ks. qrvp ley bds tgnvbmk ouawz
an ofoa j’ij ykq. ge dgyfu c vvavnuzt yxjq.
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llibn memr zrvrnwe izag vlylchvzhd rabvlli fb
ov. bqgw fuzpi vejfu uv byko edi xgdux.
N° 16 Charade par X.
Pour vous, lecteurs et lectrices
Il est je crois opportun
De vous dire que mon un
Un Grenoblois. — Le manque de place nous
empêche de le faire. Merci.
