FRB243226101_P2_611_006.pdf
Médias
Fait partie de La Plume de Périgueux
- extracted text
-
SOMMAIRE. — Chronique périgourdine. — La fée
aux marguerites. — Le musée de la ville, sa for
mation, souvenirs. — Panbiblion. — Le meunier
de Baduel, récit authentique. — Le pâtre et le
myosotis. — La sténographie. La sténographie à
Périgueux; Chronique sténographique. — Les
deux petits ramoneurs. — Sur sa tombe. —
Académie Lamartine. — Bibliographie. — Con
cours de jeux d’esprit.
Nous avons appris avec le plus grand
plaisir le succès que vient d’obtenir Mlle
S. Castagnier, à qui a été décernée une
« lyre d’honneur » pour une élégie pré
sentée au concours de Y Académie Lamar
tine à Toulouse.
De plus nous sommes heureux d’annon
cer que XAcadémie des Muses santones
de Royan, vient d’offrir à notre distinguée
collaboratrice un des sept sièges restés
vacants par suite du décès de plusieurs
de ses membres.
Tous nos lecteurs et amis applaudiront
à la distinction dont Mlle Castagnier vient
d’être l’objet, et nous espérons que tous
se joindront à nous pour lui envoyer nos
plus vives et sincères félicitations.
Hélios.
Au-dessus des herbes folles,
Porté sur quatre corolles
Aux rayons blancs,
Son char roule sans tapage,
De peur d’éveiller, je gage,
Les bois tremblants.
Ce char, tout en fleurs nouvelles,
Traîné par huit hirondelles,
Est blanc et frais ;
La fée, elle, a tant de grâce,
Que toute fleur elle efface
Par ses attraits !
Dans une fleur étoilée,
Coquettement installée,
Charmant les cœurs ;
Conductrice habile et sage,
Elle a, pour son attelage,
Rênes de fleurs.
Nul diadème ne brille
Sur son front de jeune fille,
Mais la candeur,
Qui sous son regard rayonne,
Prête à toute sa personne
De la grandeur.
Elle vient, en toute hâte,
De sa main si délicate
A ce moment
Déplisser les collerettes
Des mignonnes pâquerettes,
Très doucement.
Avec son joyeux sourire,
Aux prés verts elle vient dire :
« Chantez le jour ».
L’artiste doigt de l’aurore
Passe, et d’un reflet colore
Le ciel très pur,
Puis efface de la toile
Jusqu’à la dernière étoile,
Avec l’azur.
C'est l’heure où, dans les prairies,
Et les landes refleuries,
On voit frémir
Jusqu’aux fleurs les plus petites,
Car la fée aux marguerites
Va revenir.
Dans le sein de la ramure,
Une voix, tout bas, murmure :
« A toi l’amour ! »
Le bienfait marque sa trace
En quelque lieu qu’elle passe;
Et tout renaît
Sous son influence pure :
Heureuse est la créature
Qui la connaît.
S. Castagnier.
SA FORMATION. —■ SOUVENIRS
Dans ma solitude, d’anciens et nom
breux souvenirs me reviennent à l’esprit.
Derrière la maison que j’habite, s’étend
un jardin, petit mais suffisant, où pous
sent des arbres qui donnent un peu d’om
bre, quelques fleurs que j’ai toujours
aimées; malade, c’est là que je me fais
porter quelquefois.
Douce eris felix multos numerabis amicos
Tempora si fucrint nubila soluseris.
Ce distique d’Ovide, passé dans le do
maine vulgaire est toujours d’une triste
et éternelle vérité. « Pendant que vous
serez heureux, vous aurez beaucoup
d’amis, si votre ciel se couvre de nuages,
vous serez seul!...» Je rappelle ici ces
vers de Dante, faciles à traduire :
Nessum inaggior dolor che ricordarsi
Del tempo felice, nella miseria.
De ma chambre, je vois, sans être vu,
passer des personnes que j’ai connues;
je lis beaucoup, je pense,
.............Et livré au souvenir puissant,
Ma pensée erre fugitive
Des jours passés au jour présent (i).
C’est pour moi une distraction d’écrire
et staus pede in uno, debout sur un seul
pied, je dicte et confie cette nouvelle
notice (2) à la Plume de Périgueux.
A la différence du Musée des Antiques
qui est un musée départemental, le
Musée des Tableaux appartient à la ville.
M. le marquis G. de F.,, est le nouveau
conservateur; tous apprécient l’étendue
de ses connaissances et son exquise dis
tinction.
M. le Dr E. Galy, a fondé ce Musée de
peinture il y a de cela longtemps. Il
n’avait, pour cela, que trois tableaux,
(1) M®o Amable Tastu : « Le Dernier jour de
l’année. »
(2) Cet article fait suite à celui qui a paru dans
le numéro du ier mai, « Vésone et ses fouilles. »
2
(1) M. le marquis de Rochefort-Luçay qui assis
tait à l’Exposition de 1864, vint à Périgueux pour
rendre viste à un de ses amis, M. le docteur G...,
ancien préfet et directeur de l’asile de Cadillac.
(a) Avocat de Périgueux, ancieu député à l’As
semblée nationale, mort depuis longtemps, qui a
laissé une certaine réputation d’orateur
LOURDES
Par Zola
En présence du succès assuré que
l’œuvre du maître est appelée à avoir, la
librairie Spinoni-Fourgeaud toujours dé
sireuse de satisfaire sa clientèle, s’est
procuré un certain nombre de ces ouvra-
LOURDES
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dès à présent au prix de S fr.
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dernier moment.
Librairie SPINONI-FOURGEAUD.
<
PHARMACIE POPULAI
quelques dessins, les plâtres ou moulages
provenant de l’ancienne Ecole Centrale,
parmi lesquels se trouvaient : le Gladia
teur, l’Apollon du Belvédère, les Génies
funèbres..... et le buste en marbre de
Montesquieu par ’Debay, qui servaient
d’ornement à une des salles de la Biblio
thèque publique. Je me souviens quelle
était sa joie lorsqu’il fonda, avec ces élé
ments, pour sa ville de Périgueux, cette
collection. Ces trois tableaux étaient :
l’Henri Schefïer, la Madone à l'Enfant,
le nom du peintre dit la beauté du su
jet; Jésus sur les bords du Jourdain;
Le Dien Alexis, élève d’Horace Vernet,
grand paysage, bon tableau de Musée,
pris à la chapelle du Collège communal,
devenu depuis le Lycée. Un Meslier :
Henri II et Diane de Poitiers dans la
forêt de Fontainebleau, paysage assez
sec, envoyé par l’Etat en 1838.
Mon père installa ce nouveau musée
dans un local faisant partie de l’ancienne
Ecole des Frères. Bientôt des dons de
l’Etat vinrent augmenter cet embryon de
collection : La rentrée des troupes d'I
talie, de Guet, copié pour le réfectoire
des caserne du 50e de ligne, dont ce ta
bleau représente l’ancien régiment ; la
Vue de Tol'ede, d’Adrien Dauzats ; le
Kalf, donné par M. Rochefort en 1864.
Cette date me rappelle une exposition
des beaux-arts, la première qui ait été
donnée à Périgueux, à l’occasion d’un
concours régional et qui, grâce à quel
ques collectionneurs du département,
réussit assez bien ; elle comptait dans la
commission des personnes distinguées,
M. Rochefort ( 1), M. Louis Mie (2)..... et
M. M. D... qui, jeune encore, annonçait
devoir être plus tard avocat de talent et
homme dégoût. Encouragé par ce succès,
mon père eut l’idée de fonder, à cette
époque, une Société des Amis des Arts,
mais son projet ne réussit point.
La ville de Périgueux n’avait pas vu
naître chez elle le sentiment des Arts ;
elle n’était pas encore prête, si je puis
m’exprimer ainsi, et l’esprit artistique
dans ce Périgord qui « à tous les âges de
l’histoire a participé à la propagation des
• MOURGUE r
418 MARQUE DÉROSÊt Î37.65
30
m
COD- 1884.
50 ans de succès. Médaille bronze, or, argent
Lire le prospectus qui accompagne chaque flacon
Elixir particulièrement recommandé dans toutes
les maladies de la peau et du sang ; Epidémiecholéra 1854 à Marseille. Médaille d’or du ministre
de l’intérieur donnée par l’empereur ; Epidémiecholéra 1855 à Toulon, la Seyne, Muy, etc., trousse
d’honneur offerte par la ville de Toulon ; Epidé
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de don Pedro.
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Essayer ces produits c’est les adopter, les re
commander à tous ceux qui souffrent.
Envoi gratis du prospectus sur demande.
— Les commandes sont toujours expé
diées franco domicile ou gare.
lumières », n’était pas assez développé (t).
Aujourd’hui, sous le nom de Société des
Beaux-Arts de la Dordogne , cette So
ciété a pris une extension très grande.
Elle a acquis, par ses expositions, ses
concours utiles, sous la présidence de
M. Rolland de Dei/nus, un éclat très
brillant. Son secrétaire-général est aussi
un connaisseur et un fin critique d’art,
M. Bertoletti.
Quelques chefs-d’œuvre de l’exposi
tion de 1864, les Brown, les Jules André,
les Appian..... les jolis cartons de M.
Emile Lafon, ami de mon père, les ta
bleaux de Parrot, de Legras, les dessins
des Bouillon...... vinrent accroître le
Musée. Dans ce temps fut commencée
la Galerie Périgourdine qui est devenue
de nos jours presque complète; elle est
due, en partie, au crayon habile de
M. Pierre Reymond, artiste périgourdin,
que j’ai beaucoup connu à Paris. M. Plumancy, ancien intendant-militaire, èt le
bienfaiteur de Périgueux, sa ville natale ;
nous pouvons tous voir, dans la Galerie
Périgourdine, un dessin d’un tombeau
élevé à sa mémoire.
Ce Musée des Tableaux, très mal logé,
dans une salle trop petite,fut alors trans
porté de la rue du Petit-Séminaire dans
l’ancien couvent des Augustins. C’était
déjà beaucoup mieux, mais la nouvelle
construction donnera aux Musées l’air et
la lumière, toute l’étendue que nécessi
tent leurs augmentations successives.
Parmi les tableaux remarquables, ci
tons, au hasard, ceux qui nous ont le
plus frappé : le Robert Fleury ; dans cette
toile de valeur, le philosophe Montaigne,
entouré des membres de sa famille et de
conseillers au parlement de Bordeaux,
rend son âme à Dieu. L’auteur des Essais
est plein de résignation et semble avoir
renoncé au que sais-je ? emblème du
doute de toute sa vie. Le peintre Robert
Fleury, le fait mourir dans un entourage
un peu théâtral, au lieu du Cabinet polit,
où il aimait à travailler, au-dessus de la
chapelle, situé dans la tour de son châ
teau. Le Guesnet, Roland à Ronceveaux,
d’un coloris puissant, aux costumes va
riés, où le preux Roland, assailli par les
Maures, sentant venir sa dernière heure,
(1) Il ne s’agit ici que de la création d’une industrie. « Maistre Jehan Carant», par M. DujarricDescombes, savante brochure imprimée à Péri
gueux.
L’ÉTOILE STÉNOGRAPHIQUE DE FRANCE - DE LILLE
BI-MENSUEL
On s’abonne aux bureaux de XEtoile, 9, rue Nationale, à Lille, et aux bureaux de La Plume. — 4 fr. par an.
y
3
souffle dans son oliphant pour appeler à
lui Charlemagne ; dans le lointain pro
fond s’étendent la vallée et les pics des
Pyrénées.
Le Blanchard aux tons chauds, éclai
ré, qui reproduit une Vue des envi
rons de Lyon. M. le Dr E. Galy l’acheta
pour la ville, 1878, à Lalinde. Sur le
devant de la toile est un bouvier condui
sant des bœufs, qui rappelle tout à fait la
pose et le type du principal personnage
peint par Léopold Robert dans un tableau
célèbre: Les moissonneurs dans les ma
rais Pontins. Ce tableau de Blanchard
me fait souvenir que j’accompagnais mon
père dans son voyage à Lalinde et que
nous profitâmes de cette excursion pour
aller rechercher l’emplacement d’un pont
Romain détruit et qui est porté sur
les tables de Pe^tinger. Un Michel
Carrée : YOrage-, la foudre tombe sur des
arbres déracinés. Ce tableau provient du
château de Thiviers, de chez M. de Vococour où il était placé au-dessus d’une
des grandes cheminées. Le Tristan La
croix: Effet de Neige, châtaigneraie à
Marival, près Périgueux. Les Auguin,
les Bo/quet et tant d’autres que je n’ai pas
le temps de décrire.
Mais le Musée de Périgueux qui est
aujourd’hui considérable comme nombre
n’est pas encore important: il lui manque
beaucoup d’écoles ; c’est, néanmoins, un
centre très sérieux d’études et de tra
vail. Mon père, à une certaine époque,
eût le désir d’augmenter ses collections
et, très souffrant, il me chargea d’écrire
à M. le Dr A. Gadaud, et je me rappelle
avec quel aimable empressement il ré
pondit à la lettre que je lui écrivis : qu’il
me soit permis de lui adresser le témoi
gnage de notre reconnaissance. C’est
grâce à lui que nous avons les beaux
vases de Sèvres qui sont au Musée. On
est heureux d’avoir des hommes comme
lui, animés de l’amour des intérêts pu
blics. C’est à M. le Sénateur de la Dor
dogne que nous devons encore ce vote
unanime du Conseil général : trois salles
à ouvrir dans le Musée et portant les
noms de M. de Taillefer, E. Galy et
M. Hardy.
Ces temps derniers, la belle collection
de M. de Saint Astier est venue ajouter à
la richesse du Musée. Il a, par ses dispo
sitions testamentaires dans lesquelles il
s’intitule « noble bourgeois de Péri-
LES
gueux », fait don à la ville de ses ta
bleaux, et à M. le Comte de Paris de sa
terre seigneuriale des Bories. Ainsi le
dernier des Saint-Astier a immortalisé
son nom.
Paul Galy,
Ancien sous-préfet, Chevalier de l’Ordre
du Christ, Officier du Nicham, etc.
LE KIWI BI BÀBBIl
RÉCIT AUTHENTIQUE
PREMIÈRES
COMMUNIONS
La Librairie SPINONI-FOURGEAUD,
à Périgueux, vient de recevoir un grand
assortiment d’objets de première com
munion, tels que :
Gravures
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Chapelets
en argent et en or
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Missels
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La Maison tient à informer qu’elle a le
dépôt, pour le département,
des maisons ROUSSELLE et FONTENEY
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quinerie
Imagerie Religieuse
Desgodets et Gérard, de Paris
(Les gravures de Première Communion sont im
primées sans fr:iSs9 au nom du communiant, à
partir de trois douzaines.)
Dépôt de la Société de Saint-Augustin,
de Lille.
(Desclée, de Brouwer & C°)
pour les ouvrages liturgiques
Dépôt spécial de Couronnes
pour Premières Communiantes
La Maison envoie toutes commandes
de 25 francs franco déport et d’emballage
en gare du destinataire.
Escompte, 3 % au comptant.
A ma chère famille de Creil,
La vieille maison, tapissée de lierre
qui est au bout du pays, est le débris
vénérable d’un ancien château, et n’a
rien du classique bureau de poste; et
pourtant c’est là, au rez-de-chaussée,
qu’habitent « les dames nobles » (comme
on dit dans l’endroit), qui tiennent le
petit bureau de cette commune de Seineet-Marne.
Veuve et fille de hauts fonctionnaires
des finances, les deux belles-sœurs sont
là, en attendant l’avancement qu’on leur
promet.
Il est neuf heures du soir; à cette
heure tardive d’une soirée d’octobre de
l’année 1847, le bureau est fermé au
public ; personne d’ailleurs, ne s’aven
turerait à y venir parle temps exécrable
qu’il fait : Le vent et la pluie font rage ;
la vieille maison est secouée jusque dans
ses fondements ; la plaine et les collines,
la forêt peu distante, sont noyées dans le
brouillard et l’obscurité.
Pour Mme et Mlle de Préval, c’est
l’heure de la solitude, de la paix, par
conséquent, aussi en jouissent-elles plei
nement malgré la fureur des éléments.
L’une d’elles, la jeune veuve travaille,
tandis que sa belle-sœur M1'0 Laure de
Préval lit tout haut; de temps à autre
elles échangent entre elles quelques pro
pos qui doivent être excessivement gais
à voir l’expression rieuse de leurs jolis
visages de blondes.
Ce n’est pas Mm“ de Préval, bien que
forte et de haute taille qui est l’aînée,
c’est l’autre, la belle-sœur à la structure
délicate, mignonne de la tête à ses pieds
d’enfant; et c’est elle aussi qui est l’âme
delà maison; c’est en elle que se sont
incarnées l’autorité et l’énergie; et cela
se voit tout de suite, car au bruit qui se
produit tout à coup sur la route solitaire,
oœcnœoooooooocoœooooaoaoo
LA RUCHE STÉNOGRAPHIQUE
- DE ROUEN
PANBIBLION
TXÆTUTNT STTZETj
Etant en même de faire notre
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recensement, nous prions instam
ment tous nos abonnés et lecteurs
du Panbiblion de nous faire re
mettre les volumes qu’ils ont en
lecture.
XXXXXXXXXXX^XX
4
puis au heurt du marteau frappé vive
ment et qui interrompent brusquement
leur hilarité, elle se lève sans hésiter, et
n’écoutant pas les représentations inquiè
tes de sa belle-sœur, elle se dirige vers
la porte pour l’ouvrir.
L’individu, vêtu d’un manteau sombre,
la tête encapuchonnée, qui frappait, ve
nait de descendre d’une sorte de breack
à deux roues après avoir confié les rênes
de son cheval crotté jusqu’à l’échine, à
l’homme qui l’accompagnait.
Le regard curieux des grands yeux
bleus de MI|Q de Préval n’arriva pas à
découvrir les traits du visage enfouis sous
le capuchon.
— Qu’y a-t-il pour votre service,
Monsieur, dit-elle de sa voix douce, de
son accent de parisienne de race?
— Je voudrais savoir Madame, s’il n’y
aurait pas ici des lettres «poste restante»
à l’adresse d’André Brice ?
Le ton s’efforçait de rester poli, bien
qu’il fut autoritaire. Et précisément parce
qu’on semblait demander cela comme une
chose dûe, la receveuse ne crut pas de
voir y accéder immédiatement.
Néanmoins, avec la politesse acquise
de la femme sur laquelle la bonne édu
cation ne perd jamais ses droits, résolue,
elle aussi :
— Monsieur, répondit-elle, le bureau
est fermé ici chaque soir à 7 heures, vous
ne l’ignorez pas?
— Je le pressentais, madame ; mais le
cas exceptionnel où je me trouve, me
force à vous demander de vouloir bien
me donner mes lettres: Je suis le nouvel
acquéreur du moulin de Baduel où je me
rends encore ce soir, et je ne sais s’il me
sera possible de revenir demain.
— Oh! alors, monsieur, veuillez en
trer, je ne vous laisserai point partir sans
vous satisfaire.
Quand l’inconnu fut sorti de la pénom
bre, Mllc de Préval vit avec surprise que
celui dont le langage paraissait apparte
nir pour le moins à un homme de la
classe instruite, portait sous son manteau
la blouse bleue du paysan; un cache-nez
de laine vulgaire et une casquette de drap
grossier complétaient son vêtement; sauf
la manière de s’exprimer, c’était bien un
meunier.
Déjà, M'"' de Préval qui était sortie,
elle aussi, du petit salon, cherchait le
nom d’André Brice sur les différentes
»{*»♦* ^*
Grand Café de Paris
2, Cours Montaigne,
PERIGUEUX
G-TJIGjVOL
Il est de retour notre cher Guignol,
celui qui de concert avec son inséparable
Gnafron, nous a fait passer de si déli
cieuses soirées.
Il nous est revenu de Lyon avec un
nouveau répertoire des plus varié qui pro
met d’attirer encore tout Périgueux dans
cette belle salle du Grand Café de
Paris.
L’aimable directeur a entièrement
Paroissien
1748 in-48,
ba
transformé
et u"
augmenté
sa imitation
troupe, aussi
sane, tranches
rouges
avec ta
avec ces nouveaux
éléments
lui prédisonsbleaux
de succès.
la messe contenant
nous le plus
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les quinze oraisons G
deary
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che et des principales fêtes de
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voyer à toute personne qui en fera la
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«J»
ff'Ja ffja z?J<i
èjfs sfa. tjp «J»
lettres accumulées dans la case « poste
restante ».
Le meunier, pendant ce temps, passait
en revue avec curiosité les deux femmes,
et quand on lui eut donné sa correspon
dance, il remercia sans empressement,
s’excusa à peine du dérangement occa
sionné, et une fois remonté dans son
véhicule, il en détacha une des lanternes
pour examiner la provenance des divers
plis qu’on venait de lui remettre.
Il n’en ouvrit qu’un, plus important
que les autres, paraît-il, et dont un des
paragraphes était ainsi conçu :
« Ne négligez aucune démarche, au
cune inquisition, touchant les faits et
gestes des fonctionnaires salariés par
l’Etat; assurez-vous du concours de ceux
dont les opinions sont conformes aux
nôtres; quant aux autres, qui seraient nos
ennemis à un moment donné, on les des
tituera impitoyablement dès que cela
dépendra de nous..... Il a été question
entre nous déjà, de la receveuse des
postes Mme de Préva], et voilà qu’aujourd’hui encore, il m’arrive, après les dé
nonciations vagues dont sa belle-sœur et
elle ont été l’objet, une accusation for
melle: Ces dames, me dit-on, fréquentent
exclusivement les églises et les châteaux;
toutes leurs bonnes grâces s’effacent de
vant devant qui ne sont ni prêtres, ni
châtelains. »
André Brice lit une grimace significa
tive qui semblait dire: Nous verrons
bien ! puis il remit en poche cette lettre
et les autres.
(A suivre.)
Mrae d’Hauterive.
LE PATRE ET LE MYOSOTIS
Adieu ! petite fleur charmante,
Bleue et blanche au fond du vallon,
Au bord du ruisseau qui serpente...
Près de toi chante le grillon.
0 fleurette, plus fraîche et pure
Que le filet d’eau qui murmure,
Que les feuilles de mon bosquet,
De toi je veux faire un bouquet,
Et l’offrir à ma bonne mère,
Si chère,
Le jour de sa fête, demain,
Car elle est mon ange gardien.
— O pâtre, écoute ma prière :
Ta mère et toi, dans la chaumière,
L’ÉCLAIR STÉNOGRAPHIQUE ILLUSTRÉ - de BORDEAUX
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5
Soyez bénis, selon mon vœu !
Travaillez, priez, aimez Dieu,
Qui fait sur terre fleur gentille,
Au ciel, l’astre d’or qui tant brille,
Et qui seul éclaire vos pas...
Mes amis, ne m’oubliez pas...
El qui n'aimerait cet emblème
Dont l’écho retentit au cœur ?
On se rappelle, quand on aime,
Doux souvenir est un bonheur.
B. B.
U iTËMSlâfBÏË
fois ses études terminées, en former un
petit cahier qui dans certaines circons
tances, lui sera d’une très grande utilité.
Veut-il être étudiant en lettres ou en
sciences, la sténographie lui servira au
même titre, et nous connaissons nombre
de futurs avocats, médecins ou pharma
ciens qui, pratiquant ainsi l’art abréviatif,
se trouvent allégés d’un effort considé
rable de mémoire et bénissent celui qui
leur a inculqué les avantages de l’écri
ture phonétique.
Mais, l’élève ne se destine pas toujours
à l’enseignement ou aux études spéciales.
Il embrasse souvent une autre carrière,
celle du commerce.
Là encore la sténographie est une con
naissance devenue aujourd’hui indispen
sable pour le jeune homme qui veut sortir
de l’ordinaire et suivre les progrès du
siècle.
Avec la connaissance de la sténogra
phie, il fera un secrétaire recherché, car
les maisons de commerce ont apprécié
depuis longtemps déjà tous les avantages
que pouvait leur procurer l’écriture ra
pide.
Les Américains et les Anglais, nous
pouvons même dire malheureusement les
Allemands, sont encore plus avancés sous
ce rapport que les Français.
En Amérique le plus petit commerçant
a des employés sténographes. Le plus
habile d’entre eux est le secrétaire attitré
du chef de la maison.
Tous les jours le secrétaire sténogra
phique est assis à coté du patron au mo
ment du dépouillement du courrier, et,
séance tenante, il écrit sous la dictée les
réponses à faire. Le chef de la maison est
alors certain que sa correspondance sera
faite convenablement, comme si lui-mê
me l’avait écrite, et dans la soirée lorsque
son secrétaire aura transcrit ses notes,
soit à la plume, soit à la machine à écrire
il n’aura qu’à apposer sa signature.
Combien de fois n’est-il pas nécessaire
dans les maisons qui n’ont pas de secré
taires sténographes de refaire au dernier
moment certaines lettres qui n’expriment
pas assez justement et assez complète
ment la pensée du chef de maison ?
Aussi, dans le Nouveau-Monde, a-t-on
vite compris l’avantage de l’art d’écrire
rapidement ; si bien qu’aujourd’hui les
personnes connaissant la sténographie y
sont tellement nombreuses, qu’elles me
nacent de former majorité.
En France, on commence à reconnaître
les nombreux avantages de la sténogra
phie commerciale, et à l’instar des Amé
ricains, des Anglais, des Allemands, on
s’efforce à introduire cet art chez tous les
commerçants.
L’élan est donné, et avant peu, notre
belle France occupera, pensons-nous,
parmi les autres nations, une place qui
lui fera honneur et qui est digne d’elle.
La sténographie n’est pas, comme
pourraient le croire certains de nos aima
bles lecteurs, le monopole du sexe mas
culin.
Cet art est aussi utile à la femme et
dans certains pays plusieurs dames ou de
moiselles occupent même des emplois
officiels.
En Amérique et en Angleterre beaucoup
de dames sont sténographes. En France
nous en comptons aussi un certain nom
bre et nous devons ajouter que plusieurs
occupent à Paris, ou en province, des
emplois de sténographes commerciaux.
Il est bon de remarquer que la femme
a même un avantage sur l’homme : elle a
une dextérité bien plus grande en raison
de la finesse de sa main et de la souplesse
de son bras.
Aussi, nous engageons nos lectrices,
ne serait-ce que pour se distraire un peu,
à apprendre l’alphabet Duployen. Nous
sommes sûrs qu’elles nous sauront gré
du nouveau passe-temps que nous leur
indiquons.
Camille Quêré.
Dans notre numéro du tGr avril, nous
avons essayé de montrer aux lecteurs de
la Plume, combien était utile l’emploi de
la sténographie à l’école.
La place et un peu le manque de temps
nous ont forcé à abréger un peu nos con
sidérations en faveur de l’art abréviatif,
mais nous croyons que malgré cela, nos
lecteurs ne sont pas restés tout à fait in
différents à l’égard de cette application
de la sténographie. Les lettres que nous
♦♦♦+♦♦»♦♦♦M♦♦♦♦>«♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
avons reçues le mois dernier témoignent
du moins de l’inrérêt que paraissent atta
La sténographie à Périgueux
cher à notre art plusieurs personnes oc
cupant, dans le département des situa
Le dernier numéro du Journal des
tions honorables.
sténographes
rend compte en termes
Aussi nous osons espérer que la Dor
élogieux
du
cours de sténographie
dogne et tout le Périgord vont se dresser
Duployé
professé
au pensionnat St-Jean
comme un fantôme, et, brisant les chaî
parM.
F.
G.
nes de l’indifférence, vont accueillir, à
Toutes nos félicitations au dévoué et
bras ouverts le souffle sténographique
aimable
professeur, au Directeur du
qui, partant du Nord de la France, passe
pensionnat, ainsi qu’aux élèves qui sau
par la Bretagne, laTouraine, le Limousin,
ront prochainement combien ils ont
et se dirige ensuite, (en cherchant un
profité des leçons qui leurs sont données.
nouveau relai), sur la Gironde d’où il
C. Q.
s’envolera jusqu’à la Cannebière.
Tous les avantages de la sténographie
à l’école sont présents à la mémoire de
nos lecteurs : développement de l’intelli
gence, orthographe apprise plus facile
ment, économie de temps, etc.
Nous allons maintenant prendre l’élève
BI-MENSUEL
à l’école primaire
et examiner
les ser du Sténographe Canadien, Boîte de Poste 1587, à Montréal (Canada)
On s’abonne
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et aux bureaux de La Plume. — 5 fr. par an.
vices que lui procurera cet art.
Veut-il se destiner à l’enseignement, il
pourra grâce à sa connaissance spéciale,
retenir tout ou partie des leçons de ses
professeurs, et, rentré chez lui, il travail
lera alors avec fruit. Il pourra même con
server ses notes sténographiques et une
XXJOOOOOOOOOOOC
LE STÉNOGRAPHE CANADIEN — DE MONTRÉAL
6
Chronique Sténographique
Lille. — Nous avons déjà parlé dans notre
.précédent numéro, du grand concours sténographique organisé à Lille, sous les auspices du
Cercle sténographique du Nord.
Ce concours s’anonnce comme devant être très
brillant, déjà un grand nombre d’adhésions ont
été envoyées de tous les points de la France et
de l’étranger.
Nous rappelons à nos lecteurs et amis sténo
graphes, que toutes les compositions doivent
parvenir au plus lard le 1er juillet à M. Paul Hu
godot, 9, rue Nationale, à Lille. Aussi nous les
engageons vivement à se faire inscrire sans re
tard et à rivaliser de zèle pour envoyer de beaux
travaux afin que notre région soit dignement
représentée à ce tournoi.
A l’occasion des fêtes en l’honneur de Jeanne
d’Arc, un discours a été prononcé à la réunion
de l’Hippodrome de Lille, sous la présidence de
M. le baron de Charelte, par le R. P. Gaffre de
l’ordre des Dominicains. Ce discours reproduit
in extenso, par « la vraie France » a été sténo
graphié par le sympathique rédacteur en chef de
« l’Etoile sténographique de France », M. Paul
Hugodot, à qui nous sommes heureux d’envoyer
nos plus vives félicitations.
*
* *
Rouen.—Utilitède la sténographie dans l'Ar
mée, tel était le sujet du concours ouvert entre
tous les sténographes duployens, par notre ex
cellent confrère «LaRuche sténographique.»Les
travaux présentés sont tous de grand intérêt, et
les lauréats ont été classés dans l’ordre suivant
par la commission chargée d’examiner et d’ap
précier les ouvrages :
Dr prix — consistant en un objet d’art: M.
Sglpn.
2e prix — Une médaille d’argent : M. Ilérout
de St-Lô.
3" prix — Une médaille de bronze : M.
Henri Heyn de Paris.
4" prix — Un abonnement de 6 mois à la
Huche : M. V. Parizine à Hortes.
5e prix — Un abonnement de 3 mois à la
Huche : M. G. Félix de Montmédy.
Nous sommes heureux d’informer nos lec
teurs que notre ami M. Louis Feuillet, rédac
teur en chef de La Huche sténographique, a eu
la gracieuseté de nous autoriser à publier dans
la Plume, l’important travail de M. Sglpn qui a
obtenu le Dr prix du concours.
Nous espérons que tous accueillerontfavorablement celte publication destinée à faire faire un
grand pas en avant à la question si intéressante
de l’introduction de l’écriture abréviative dans
l’Armée.
*
* *
Bordeaux. — A l’occasion de la remise des
médailles aux lauréats de l’Institut sténographi
que des Deux-Mondes, et du 8* anniversaire de
la fondation de la Société sténographique du
Sud-Ouest de la France, l’honorable et distin
gué M. Depoin, président de « l’Institut sténo
graphique » a fait à l’Athénée de Bordeaux une
conférence sur le « Rôle de la sténographie
dans l’enseignement primaire, secondaire et
supérieur ». On connaît le remarquable talent
d’orateur, du célèbre patricien, aussi est-il
superflu d’ajouter que cette conférence, repro
duite in extenso par « la Réorganisation » a
obtenu tout le succès qu’on en attendait et s’est
terminée au milieu d’un tonnerre d’applaudis
sements.
*
* *
Rouen. — Un annuaire sténographique
vient d’être publié par les soins de la Gazette
sténographique. Ce volume très intéressant
contient des articles remarquables signés des
notabilités du monde sténographique ainsi que
toutes les adresses des sténographes et amis de
la sténographie.
Le prix a été fixé à 1.50 franco. On souscrit
sans frais aux bureaux de La Plume, 2, cours
Montaigne Périgueux.
*
* *
Périgueux. — Sur les instances de
plusieurs de nos abonnés nos lecteurs
sont informés qu’à partir du 1er juillet
prochain « La Plume » publiera un sup
plément sténographique, avec l’autorisa
tion de notre très honoré maître M.
l’abbé Emile Duployé.
Nous serons très reconnaissants à nos
confrères de la presse sténographique,
de vouloir bien annoncer cette publica
tion supplémentaire de notre feuille.
(Voir sur notre lre page, les conditions
d’abonnement relatives à ce supplé
ment).
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LES DEUX PETITS RAMONEURS
Sur la route sans fin qui s’étend devant eux, [deux.
Seuls, la main dans la main, ils s’en vont tous les
L’aîné n’a pas quinze ans ans, à sa défunte mère,
Jadis il a juré qu’il servirait de père
A son frère François et le contentement
S’est peint sur la mourante à son dernier moment. —
Ils vont, le ciel est gris, la neige tourbillonne,
De même qu’un ruisseau débordé qui bouillonne,
Ainsi sur leur chemin, le vent en mugissant,
Soulève tout-à-coup de son souffle puissant,
Mille flocons neigeux qui fouettent leur visage,
Obscurcissent leur vue et troublent leur courage.—
Mais un. village est là, le silence, seul bruit,
L’ouragan gronde seul au milieu de la nuit. —
Une flamme brillait dans une humble chaumière,
Projetant sur la rue un rayon de lumière
Qui la coupait en deux; et la neige en tombant,
Y faisait voltiger mille papillons blancs ;
André timidement, s’avança vers la porte
Et frappa : Qui va là? répond une voix forte. —
La porte sur le champ, toute grande s’ouvrit,
A leurs yeux fatigués, alors se découvrit,
L’intérieur à la fois modeste et confortable.
Que voulez-vous, dit l’homme à la voix redoutable?
« Voici, reprit André, nous sommes orphelins.
Sans parents, sans amis, le plus souvent sans pain,
Nous allons tous les deux, au milieu des alarmes,
Nous avons trop connu les longues nuits de larmes,
Vous ne voudriez pas amener notre mort!
Un gîte par pitié, ne laissez pas dehors
Avec un froid pareil, deux êtres misérables,
Ecoutez-nous, voyez, nous sommes raisonnables,
Nous ne demandons pas à manger et demain,
D’un pays inconnu nous prendrons le chemin ».
L’homme les regarda longuement sans mot dire,
Puis ironiquement, dans un méchant sourire :
« Non, je ne reçois pas de vagabonds chez moi,
Allez où vous voudrez, je m’en moque ma foi,
Dehors c’est fort possible, il fait froid, que m’imEt brusquement sur euxil referma la porte... [porte!
André se retira refoulant les sanglots
Qui de son cœur brisé lui remontaient à flots...
Tous deux alors frappant durant de longues heures
Aux chalets des bourgeois, aux rustiques demeures,
Subissant les refus, dévorant chaque affront,
Et sentant la rougeur qui leur montait au front,
Ils sortirent ainsi lentement du village,
Et là, n’en prouvant plus, à bout de tout courage.
Dans un fossé profond qui bordait le chemin,
Tous deux pour reposer ils s’assirent enfin...
Le mat n deux passants sur cette mer de glace
Trouvèrent nos enfants à cette même place.
La neige recouvrait leurs petits corps glacés,
Que pour mieux réchauffer ils avaient enlacés ;
Deux larmes, deux glaçons, des paupières bleuies,
Formaient deux gros sillons sur leurs faces pâlies.
Un paysan s’approcha : « C’est drôle, ils sont bien
[morts, »
Mais aussi, pourquoi diable ont-ils couché dehors.
Fernand Vialle.
LE SIGNAL STÉNOGRAPHIQUE ET NÉOGRAPHIQUE — de LAUSANNE
On s’abonne aux bureaux du Signal, aux Pelouses, n°3, à Lausanne (Suissej et aux bureaux de La Plume. — 2 fr. 50 par an.
7
Sur le bord d’une tombe une douce pervenche
Penche
Son front vers le sol
Tandis que dans les airs de sa voix si touchante
Chante
Un gai rossignol.
De son vol chancelant un papillon frivole
Vole
Sur toutes les fleurs,
Et son corps azuré qui sous le ciel scintille
Brille
De mille couleurs.
Et toi blonde Zoé, dans ta sombre demeure
Pleure
Pleure ta beauté!
Blanche comme une fleur tu quittas cette terre
Chère
A l’impureté.
Aussi, seule....... une fleur...... une triste pervenche
Penche
Son front vers le sol.
Tandis que dans les airs avec sa voix touchante
Chante
Un gai rossignol.
Karl Stephen.
Acadéüâï© Lamartine
L’Académie Lamartine ouvre son septième
grand Concours spécial annuel du 1er juin au
31 juillet 1894. — Prose, poésie, musique,
dessin et pédagogie. — Les prix consistent en
fleurs, palmes, lyres, médailles, objets d’art et
ouvrages. — Demander programme et rensei
gnements à M. Emile Mossot, président, à
Menou, par Varzy (Nièvre).
Cet ouvrage qui, dès son apparition, a obtenu
l’approbation de quarante prélats français et de
LL. EE. les cardinaux Thomas et Bourret, vient
d’être honoré d’une lettre de sa S. E. le cardi
nal Rampolla, félicitant au nom de Léon XIII,
Monsieur Daniel Barbé.
L’impression produite par ce livre a été si pro
fonde, que l’Angleterre, l’Espagne et la Syrie
viennent d’en faire la traduction.
Les catholiques liront avec plaisir cet ouvrage,
dont le 50m° mille vient d’être mis en librairie
et qui pourra être considéré comme une réponse
au livre de M. Emile Zola, sur Lourdes.
Voici la traduction de la lettre de Rome :
« Illustrissime Monsieur.
N" 17,357.
« Par l’excellent accueil que le Seint-Père fait
habituellement aux productions littéraires des
bons catholiques, vous pouvez juger de l’accueil
de Sa Sainteté pour l’ouvrage que vous lui avez
offert et qui a pour titre : « Lourdes, Hier, Au
jourd’hui, Demain. »
« Je vous remercie au nom de l’Auguste Pon
tife, et je vous envoie en même temps l’Apasto-
ŒUVRES
“ V?
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Dessins originaux de G. Boükdain & D. Bovrgoin
Gravés sur bois par A. DÉVEIJLDÉ
5 vol. in-8° brochés : 5 O francs
PAYABLES 5 francs par MOIS
Librairie SPINONI-FOURGEAUD, Périgueux.
« Lourdes, Hier, Aujourd’hui, Demain », par
M, Daniel Barbé.
Avec le mois de mai, les pèlerinages à N.-D.
de Lourdes recommencent ; aussi croyons-nous
devoir rappeler, à nos lecteurs, le très intéres
sant ouvrage de « Lourdes, Hier, Aujourd’hui,
Demain », de M. Daniel Barbé, illustré de 12
superbes aquarelles, de Hoffbauer. Prix du volu
me, i fr. /5.
Cette^œuvre vécue est appelée, croyons-nous, à
un grand retentissement.
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Cœurs de femmes par Camille Natal volume
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à la librairie Spinoni à Périgueux.
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Plume ferme et d’une grande
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Sert à la correspondance et à
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Illustrées <le “
lique Bénédiction que de tout son cœur il vous
donne.
« De mon côté, je vous remercie pour l’exem
plaire que gracieusement vous m’avez voulu
adresser et que je lirai avec plaisir quand mes
occupations me le permettront.
« Avec l’expression de bien distinguée estime,
je suis de votre Très illustre Seigneurie, le très
affectionné pour la servir. M. Card. Rampolla.
« A Monsieur Daniel Barbé, Bordeaux. »
(Cet ouvrage se recommande aux maisons d’é
ducation religieuses pour les distributions de
prix.
Pour paraître dans les premiers jours de juin,
« Roman de Jésuite, » par Daniel Barbé.
Ferme et en môme temps
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yVTR.yVTTTIGiTJ'E
Mêmes qualités que celle ci-
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755 très fine, 756 fine, 757
moyenne .’............. 1 fr. 75
Ferme, résistante et fort ap-
préciée des comptables pour sa
durée, se fait en trois pointes:
760 très fine, 762 extra line,
783 moyenne........ 1 fr. 50
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Convient aux mains légères.
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respondance et l’expédiée, se fait en trais pointes : 789 extra fine, 790 fine, 791 moyenne... 2 fr.
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LIBRAIRIE SPINONI-FOURGEAUD
30
CENTIMES
4
lettres accumulées dans la case « poste
restante ».
Le meunier, pendant ce temps, passait
en revue avec curiosité les deux femmes,
et quand on lui eut donné sa correspon
dance, il remercia sans empressement,
s’excusa à peine du dérangement occa
sionné, et une fois remonté dans son
véhicule, il en détacha une des lanternes
pour examiner la provenance des divers
plis qu’on venait de lui remettre.
11 n’en ouvrit qu’un, plus important
que les autres, paraît-il, et dont un des
paragraphes était ainsi conçu :
« Ne négligez aucune démarche, au
cune inquisition, touchant les faits et
gestes des fonctionnaires salariés par
l’Etat; assurez-vous du concours de ceux
dont les opinions sont conformes aux
nôtres ; quant aux autres, qui seraient nos
ennemis à un moment donné, on les des
tituera impitoyablement dès que cela
dépendra de nous..... Il a été question
entre nous déjà, de la receveuse des
postes Mme de Préval, et voilà qu’aujour
d’hui encore, il m’arrive, après les dé
nonciations vagues dont sa belle-sœur et
elle ont été l’objet, une accusation for
melle: Ces dames, me dit-on, fréquentent
exclusivement les églises et les châteaux;
toutes leurs bonnes grâces s’effacent de
vant devant qui ne sont ni prêtres, ni
châtelains. »
André Brice lit une grimace significa
tive qui semblait dire: Nous verrons
bien ! puis il remit en poche cette lettre
et les autres.
puis au heurt du marteau frappé vive
ment et qui interrompent brusquement
leur hilarité, elle se lève sans hésiter, et
n’écoutant, pas les représentations inquiè
tes de sa belle-sœur, elle se dirige vers
la porte pour l’ouvrir.
L’individu, vêtu d’un manteau sombre,
la tête encapuchonnée, qui frappait, ve
nait de descendre d’une sorte de breack
à deux roues après avoir confié les rênes
de son cheval crotté jusqu’à l’échine, à
l’homme qui l’accompagnait.
Le regard curieux des grands yeux
bleus de M1|e de Préval n’arriva pas à
découvrir les traits du visage enfouis sous
le capuchon.
— Qu’y a-t-il pour votre service,
Monsieur, dit-elle de sa voix douce, de
son accent de parisienne de race?
— Je voudrais savoir Madame, s’il n’y
aurait pas ici des lettres «poste restante»
à l’adresse d’André Brice ?
Le ton s’efforçait de rester poli, bien
qu’il fut autoritaire. Et précisément parce
qu’on semblait demander cela comme une
chose dûe, la receveuse ne crut pas de
voir y accéder immédiatement.
Néanmoins, avec la politesse acquise
de la femme sur laquelle la bonne édu
cation ne perd jamais ses droits, résolue,
elle aussi :
— Monsieur, répondit-elle, le bureau
est fermé ici chaque soir à 7 heures, vous
ne l’ignorez pas?
— Je le pressentais, madame ; mais le
cas exceptionnel où je me trouve, me
force à vous demander de vouloir bien
me donner mes lettres: Je suis le nouvel
acquéreur du moulin de Baduel où je me
rends encore ce soir, et je ne sais s’il me
sera possible de revenir demain.
— Oh! alors, monsieur, veuillez en
trer, je ne vous laisserai point partir sans
vous satisfaire.
Quand l’inconnu fut sorti de la pénom
bre, M11' de Préval vit avec surprise que
celui dont le langage paraissait apparte
nir pour le moins à un homme de la
classe instruite, portait sous son manteaù
la blouse bleue du paysan; un cache-nez
de laine vulgaire et une casquette de drap
grossier complétaient son vêtement; sauf
la manière de s’exprimer, c’était bien un
meunier.
Déjà, Mmc de Préval qui était sortie,
elle aussi, du petit salon, cherchait le
nom d’André Brice sur les différentes
(A suivre.)
M,na d’Hauterive.
LE PATRE ET LE MYOSOTIS
Adieu ! petite fleur charmante,
Bleue et blanche au fond du vallon.
Au bord du ruisseau qui serpente...
Près de toi chante le grillon.
0 fleurette, plus fraîche et pure
Que le filet d’eau qui murmure,
Que les feuilles de mon bosquet,
De toi je veux faire un bouquet,
Et l’offrir à ma bonne mère,
Si chère,
Le jour de sa fête, demain,
Car elle est mon ange gardien.
— O pâtre, écoute ma prière :
Ta mère et toi, dans la chaumière,
L’ÉCLAIR STÉNOGRAPHIQUE ILLUSTRÉ - DE BORDEAUX
SI-TSÆETSrSTTEX,
On s’abonne aux bureaux de YEciair, 60, rue du Loup, à Bordeaux, et aux bureaux de La Plume. — 4 fr. par an.
Soyez bénis, selon mon vœu !
Travaillez, priez, aimez Dieu,
Qui fait sur terre fleur gentille,
Au ciel, l’astre d’or qui tant brille,
Et qui seul éclaire vos pas...
Mes amis, ne m’oubliez pas...
El qui n’aiinerail cet emblème
Dont l’écho retentit au cœur ? •
On se rappelle, quand on aime,
Doux souvenir est un bonheur.
B. B.
Dans notre numéro du i°r avril, nous
avons essayé de montrer aux lecteurs de
la Plume, combien était utile l’emploi de
la sténographie à l’école.
La place et un peu le manque de temps
nous ont forcé à abréger un peu nos con
sidérations en faveur de l’art abréviatif,
mais nous croyons que malgré cela, nos
lecteurs ne sont pas restés tout à fait in
différents à l’égard de cette application
de la sténographie. Les lettres que nous
avons reçues le mois dernier témoignent
du moins de l’intérêt que paraissent atta
cher à notre art plusieurs personnes oc
cupant, dans le département des situa
tions honorables.
Aussi nous osons espérer que la Dor
dogne et tout le Périgord vont se dresser
comme un fantôme, et, brisant les chaî
nes de l’indifférence, vont accueillir, à
bras ouverts le souffle sténographique
qui, partant du Nord de la France, passe
par la Bretagne, laTouraine, le Limousin,
et se dirige ensuite, (en cherchant un
nouveau relai), sur la Gironde d’où il
s’envolera jusqu’à la Cannebière.
Tous les avantages de la sténographie
à l’école sont présents à la mémoire de
nos lecteurs : développement de l’intelli
gence, orthographe apprise plus facile
ment, économie de temps, etc.
Nous allons maintenant prendre l’élève
à l’école primaire et examiner les ser
vices que lui procurera cet art.
Veut-il se destiner à l’enseignement, il
pourra grâce à sa connaissance spéciale,
retenir tout ou partie des leçons de ses
professeurs, et, rentré chez lui, il travail
lera alors avec fruit. Il pourra même con
server ses notes sténographiques et une
fois ses études terminées, en former un
petit cahier qui dans certaines circons
tances, lui sera d’une très grande utilité.
Veut-il être étudiant en lettres ou en
sciences, la sténographie lui servira au
même titre, et nous connaissons nombre
de futurs avocats, médecins ou pharma
ciens qui, pratiquant ainsi l’art abréviatif,
se trouvent allégés d’un effort considé
rable de mémoire et bénissent celui qui
leur a inculqué les avantages de l’écri
ture phonétique.
Mais, l’élève ne se destine pas toujours
à l’enseignement ou aux études spéciales.
Il embrasse souvent une autre carrière,
celle du commerce.
Là encore la sténographie est une con
naissance devenue aujourd’hui indispen
sable pour le jeune homme qui veut sortir
de l’ordinaire et suivre les progrès du
siècle.
Avec la connaissance de la sténogra
phie, il fera un secrétaire recherché, car
les maisons de commerce ont apprécié
depuis longtemps déjà tous les avantages
que pouvait leur procurer l’écriture ra
pide.
Les Américains et les Anglais, nous
pouvons même dire malheureusement les
Allemands, sont encore plus avancés sous
ce rapport que les Français.
En Amérique le plus petit commerçant
a des employés sténographes. Le plus
habile d’entre eux est le secrétaire attitré
du chef de la maison.
Tous les jours le secrétaire sténogra
phique est assis à coté du patron au mo
ment du dépouillement du courrier, et,
séance tenante, il écrit sous la dictée les
réponses à faire. Le chef delà maison est
alors certain que sa correspondance sera
faite convenablement, comme si lui-mê
me l’avait écrite, et dans la soirée lorsque
son secrétaire aura transcrit ses notes,
soit à la plume, soit à la machine à écrire
il n’aura qu’à apposer sa signature.
Combien de fois n’est-il pas nécessaire
dans les maisons qui n’ont pas de secré
taires sténographes de refaire au dernier
moment certaines lettres qui n’expriment
pas assez justement et assez complète
ment la pensée du chef de maison ?
Aussi, dans le Nouveau-Monde, a-t-on
vite compris l’avantage de Fart d’écrire
rapidement ; si bien qu’aujourd’hui les
personnes connaissant la sténographie y
sont tellement nombreuses, qu’elles me
nacent de former majorité.
En France, on commence à reconnaître
les nombreux avantages de la sténogra
phie commerciale, et à l’instar des Amé
ricains, des Anglais, des Allemands, on
s’efforce à introduire cet art chez tous les
commerçants.
L’élan est donné, et avant peu, notre
belle France occupera, pensons-nous,
parmi les autres nations, une place qui
lui fera honneur et qui est digne d’elle.
La sténographie n’est pas, comme
pourraient le croire certains de nos aima
bles lecteurs, le monopole du sexe mas
culin.
Cet art est aussi utile à la femme et
dans certains pays plusieurs dames ou de
moiselles occupent même des emplois
officiels.
En Amérique et en Angleterre beaucoup
de dames sont sténographes. En France
nous en comptons aussi un certain nom
bre et nous devons ajouter que plusieurs
occupent à Paris, ou en province, des
emplois de sténographes commerciaux.
Il est bon de remarquer que la femme
a même un avantage sur l’homme : elle a
une dextérité bien plus grande en raison
de la finesse de sa main et de la souplesse
de son bras.
Aussi, nous engageons nos lectrices,
ne serait-ce que pour se distraire un peu,
à apprendre l’alphabet Duployen. Nous
sommes sûrs qu’elles nous sauront gré
du nouveau passe-temps que nous leur
indiquons.
Camille Quéré.
Le dernier numéro du Journal des
sténographes rend compte en termes
élogieux du cours de sténographie
Duployé professé au pensionnat St-Jean
par M. F. G.
Toutes nos félicitations au dévoué et
aimable professeur, au Directeur du
pensionnat, ainsi qu’aux élèves qui sau
ront prochainement combien ils ont
profité des leçons qui leurs sont données.
LE STÉNOGRAPHE CANADIEN — DE MONTRÉAL
BX-MENSUEL
On s’abonne aux bureanx du Sténographe Canadien, Boîte de Poste 1587, à Montréal (Canada)
et aux bureaux de La Plume. — 5 fr. par an.
8
Cœurs de femmes, est un très élégant volume
de prose qui émane de la plume d’un romancier
épris d’idéal.
L’auteur connu de la Gerbe d’œillels. (Gerbe
d’œillets est un recueil de vers — gracieux et
délicats — couronné par la Société de l’Encou
ragement au Bien) en publiant Cœurs de fem
mes vient de résoudre le problème d’un volume
qui tout en intéressant vivement les lecteurs
blasés, peut cependant être laissé entre les mains
de tous. Dans la pleiade des gens de lettres qui
ont le souci de la vérité dans l’art, Camille
Natal tient une place honorable. Sa méthode
est poétiquement littéraire : son style est d’une
élégante simplicité.
Des dénouements imprévus terminent ces
touchantes histoires. L’Homélie d’un notaire,
est un sermon fort gai ; la Vieille Fille nous
plaît beaucoup, malgré son titre. Muet des
champs est exquis de grâce et de fraîcheur.
Quant à Trislania, ce récit nous parait être la
perle de ce volume qui, très coquettement im
primé, sera bientôt sur les rayons des meilleu
res bibliothèques.
Gary.
.1. J/. — W’ks qrdgx qls qezzj f bmgcq ut eu
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Les abonnés seuls de La Plume pourront pren
dre part, à partir de ce jour, aux concours du
Sphinx.
Gagnants du Concours de Jeux d’esprit
N° 14. Cuisine drolatique
Morue
1. Jamberg; 2. Reimy 0 S; 3. Doueil;
4. Un Sarladais.
N° 15. Arithmographie
Germanicus
1. Miss Thé Rieuse; 2. Un Grenoblois;
3. Georgius.
N° 16. Charade
Chèvrefeuille
1. Mlle Fd.; 2. Angel mio; 3. E. La
Peyre.
Les Aventures du Docteur Van der Bader, par Evarisle Carrance. — 2 vol. in-32 à
25 c. le volume. — En vente à la Librairie
Spinoni-Fourgeaud.
Rien de plus curieux, rien de plus étrange et
peut-être, rien de plus profond que le nouveau
livre d’Evariste Carrance qui vient d’être édité
par la petite bibliothèque universelle.
Abandonnant les routes battues du roman
vulgaire, l’auteur de Van der Bàder a découvert
une source d’émotions puissantes. L’étude qu’il
offre aujourd’hui, sous la forme gracieuse du
roman, est appelée à un succès spécial et ne
convient guère qu’aux natures élevées.
C’est l’histoire d’un savant hollandais qui ac
complit un voyage extraordinaire à la recherche
d’une chose étonnante. Il faut lire ce curieux
ouvrage.
Gary.
.Vi’.W.V.W.'.V
GRAND SUCCÈS !
Papier DAHOMEY
Œdipe, si tu peux, explique ce mystère:
Retranche-moi la queue et je deviens...
[ma mère.
Primes : 1° Un livre relié.
2° Abonn. de 3 mois au Panbiblion.
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N° 18. Problème
Prouver que 1 égale 2.
Primes: 1° Un porte-monnaie.
2° Abonn. de 4 mois au Panbiblion.
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N°19. Cryptographie
(Système Japonais,'
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Primes: 1" Un livre relié.
2° Un porte-cartes.
3° Abonn. de 4 mois au Panbiblion.
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La boite de 5 0 feuilles et S 0 enveloppes
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J/J/. A. Desmeaux, A. Palraud. — Publierai
les nouvelles et poésies reçues, dans prochain
numéro. Merci.
J/. C. Natal. — Je vous écrirai dans quel
ques jours.
Premier choix
95 centimes le kilo
Un Grenoblois. — Allez recevoir prime ga
gnée.
Franco par quantités. — Prix spéciaux pbur
le gros.
J/J/. de La Rochelle, Ilagodot, Mogeon. —
Se vous écrirai d’ici peu.
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J/J/. Feuillet, Loussert. — Merci de la publi
cité faite pour noire chère petite feuille. Je vous
écrirai dans quelques jours.
/■'. FïaWe. — Publierai nouvelle reçue pro
chainement. Merci. — N’ai pas reçu votre
dépôt.
