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Médias

Fait partie de Mégazine N° 7

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95oooo Le compte à rebours a commencé .... pour un 21éme siècle
apocalyptique,, On voit apparaitre aujourd’hui de plus en plus de
groupes Rock au son dur lançant des décharges de décibels bruyants,
à fleur de nerfs, avec des tempos secoués au martèlement insatiable,,
Breaks surprenants - Solos déjantés - Aigus et médiums distordus
au possible - Motifs hypnotiques - Basses profondes insoutenables Syncopes haletantes de la rythmique „...„ soutenant des chants passant
des sons gutturaux aux envolées évanescentes, rompant l’athmosphère.
Indescriptible chaos, empli de hargne aux paroles reflétant la
haine ou le rêve martyrisé des supplices quotidiens de la subsistance,,
Mais tout cela est construit et soutenu par des harmonies et des
mélodies sinueuses, relevé par le besoin de créer, de jouer et de
dépasser les contraintes des barrières de vie quotidienne.
Punk étiquette, ne voulant plus rien^
dire, mais existant profondément par
rapport à ceux, qui, sortant de nulle
part avaient fait trembler les annéesj
60, puis éclater la fin des années
A
Î70 pour ne jamais cesser et de nou-JB
veau envahir en nombre par la voix
des médias dépassés, pour aller au,
plus profond du sentiment
'"sauvage*', pour guérir la.
maladie sociale de 1
humain face à sa fa-„
mille société...

L’explosion s’agrandit et^
• pousse jusqu'à ne plus finir.
Nouveaux virus, machines de
plus en plus ingrates, drogues
de vies ... Allons-y... On ne
,verra pas la fin....

tyuo, explosion oes xecnrixquco,
du blues et du ragtimeo
1915, explosion de la guerre et
du jazz,
1925, explosion de l’art et de
la folie.
1935, explosion des scandales
et mouvances sociales.
1945, explosion de libération
et du be-bopo
1955, explosion du rock'n roll
1965, explosion du garage punk(
sixties.
1975, explosion du punk ,, no
'i
future.
1985, explosion de mort et
?
drogue.
A
1995, explosion............. si on
va plus loin ce sera en 2005 I
.... A tout à l’heure....
Mfl
Parmi les décombres et les
fera
mutants. Mais que ça ne nous H
empêche pas de rire à en per-™
dre ces joyeuses années’.
. æ

sommaire

-1
-2
-3
-4

Couvrante: "Beyond the groove".
Atomic Edito: Bern + S. Lindgren»
Sommaire: Ritchy+ Bern
Et Ouste Après Ce Moment: Ritchy/Bern
-6 Rock Périgord Story: Dean Dean +Bern
-7 Devenez S.D.F: Chalmy
-S Tout Doit Disparaître: Atelier du
Père Igor + Bern (Besseron, Chester.
10 Le Coin Des Sorcières:Carole/Arnaud.
11 Conte Du Moyen Age: Carole/Arnaud0
12 Electric Prunes: Bern.
14 Mass in F minor: Neil.
15 Larzu: Bern.
17 Growing Concern/Kïman: Bern,
•18 Another Strategy: Hervé + Bern
19 Echorock du coin: Bern
20 Live in Périgord: Bern
22 Guérilla: Bern
23 Sirkulère Maydiqualle: Chalmy +Arnaud
+ Sam.
24 Punk 77: Hervé + Arnaud/Sam.
29 Rigor Mortis: Neil
32 David Ackles: Neil
33 Suicide in Pink/Wide Open Cage: Bern
34 Real Cool Killers: Dean Dean +Pierzou
36 The Wait: Bern
37 Sex God Missy/Desus et Moïse: Bern
38 Greasy Kid’s Stuff/Aficionados:
ï
Bern
39 Explosive Coolies/Deadly Toys:Bern
40 Tattoo: Carole + Arnaud + Shovel
41 Firebird Gibsong Franck
42 Daniel Darc:Neil
43 InfoManiak: Bern + Sam/Arnaud/
Shovel/Ritchy/etc.
-47 Les Potinfos: Chalmy
La recette de Tot's:
-48 Dernière: Arnaud.
CONTACT
MEGAZINE:
Association MEGASTAFF
41 (bis) Cours St Georges
24000 Périgueux.

Tel:
Fax:
Tel:

53o08o33o46
53.07o18o85
53.54.52o46

ABANDONNEMENT:
= loo Frcs . ..
Port Compris
par chèques à
MEGASTAFF .
N21, 2 et 3 =
5F. pièces
N§4, 5, 6 et 7
= 15F. pièces»
Port = 10Fo pour
1 ou plusieurs»
Vo i1i » » »

Rédaction: Bern„ Neil,
Hervé, Jean Oean, Carole,
Chalmy, Franck, Tot's».»
Dessins: Arnaud,
Sam, Bern 0o.

Ritchy,

Photos: Pierzou „,o
Collabos: Kinou, Cathy,
Brigitte, Mina, Yannick,
Marco, Colette, Kuggy,
Pedro-, et MEGASTAFF et
etCo..

et Merci à tous les
groupes et assos et aux
distributeurs . SAns eux
rien n’existe,.»»...................

La puanteur avait envahi l’athmosphère
viciée» Le vent s’était arrêté depuis
quelques jours, laissant place à un
silence lourd et pesant. Seul, le mar­
tèlement dé ces pas, accompagné de
cris et de grognements pseudo-humains,
remplissait cet espace sulfureux»
Plus personne pour les stopper, ils
avançaient droit devant, cherchant
encore âme qui vive pour la détruire
car tout ce qui était autre, devenait
ennemi»
Tout s’était accéléré, la haine, la
colère, l’isolement, avaient appelé
la violence exacerbée» Même les tri­
bus, au départ organisées,, s’étaient
disloquées dans des querelles intes­
tines engendrant le chaos et la dispertion» Pour l’instant, ils n’avaient
plus qu’une seule issue, continuer à
avancer pour ne pas se faire surpren­
dre et continuer à détruire» Ils ne
pourraient plus jamais arrêter ce qui
avait commencé depuis trop longtemps»
Plus rien, tous ces gratte papier s’
étaient faits éliminer en premier, en
même temps que leurs sbires en uni­
forme totalement désorientés par 1’
avalanche inorganisée déboulant dans
tous les sens» Seuls avaient subsisté
les habitués du bitume, survivant à
tous les dangers et à tous les cata­
clysmes» Déjà les produits toxiques,
la maladie avaient pourri la vie mais
l’ultime violence avait surpris le
monde entier sans qu’on ne puisse plus
faire quoi que ce soit pour retourner
en arrière» Trop tard! Maintenant nos
trois mutants ne faisaient plus qu’un»
Les idées étaient devenues trop floues,
seule la destruction de ce qui les avait mis dans cette situation semblait
les faire bouger»
Pourtant au milieu de leur inconscience
se mélangeaient des bribes d’images et
de son-s comme dans un vidéo clip géant
défilant sans fin» Des clichés mémori­
sés à tout jamais composaient le scéna­
rio» "Born to be wild” rythmant la lut­
te des gladiateurs dans l’arène - Des
gremlins dévastant tout au son du Carmina Burana - Conan pourfandant des
armées entières sur un Motorhead ultra
speedé - Mad Max et Jeanne d’Arc luttant
contre Leather Face de Chainsaw Massa­
cre - Le tout entrecoupé d’images de
cataclysmes géants, de gore sanguinolant et d’hymnes HardCore Trash »...
Destroy»»..
Pourtant, juste à ce moment,, les trois
esprits dérivèrent et on put lire dans
la pensée du porteur, destrier arnaché:
"Maman0, dans celle du conducteur :

"Pipi" et dans celle du
canidé tiré: °To be or not
to be”»
Et juste après ce moment,
un pas de plus et ils s’
exclafèrent tous trois
sur le sol ( le géant ayant
glissé sur ce saucisson pas
sec et visqueux, entraînant
dans sa chute nos trois
survivants»............... Chute
et FIN ............................................

ROCK
PÉRIGORD
STOR
(suite du n26)
Tandis que les SCUBA DRIVERS
commencent à écumer les scènes péri­
gourdines et nationales, d’autres
groupes voient le jour dans la même
période»
•= Un trio composé de Louli
(guitar, chant), Igor (batterie) et
Jean Jean (guitar, chant) apparaît
au cours de cet été 86 (août)» Ils
prennent le nom de THOMPSON ROLLETS
et n’ont volontairement pas de bas­
siste au départo Cela donne un son
original garage punk sixties mini­
maliste, inspiré par les groupes
U.S avec un côté blues et country
et quelques réminiscences pistolienneSo Leur premier concert a lieu en
septembre 86 à l’épi de blé (La Bachellerie) où ils ont à ce moment
quelques 11 morceaux,, Ils resteront
5 ou 6 mois avec cette formation,
jusqu'en mars 87 où Christophe O le
bassiste viendra se joindre à eux»
Le son s'étoffe avec la basse mais
le style ne change pas avec des. re­
frains joyeux (grossis de choeurs)
au rythme endiablé, ponctués de
montées progressives comme dans un
"gloria" plus façon Patty Smith que
THEMo Après 2 concerts en première
aartie des NOODLES sort la premiè­
re compilation démo avec 5 morceaux
des THOMPSON ("Partie de Rock" dont
an reparlera plus loin)» Une année
aasse et l’évolution petit à petit
les conduit à un son et des compos
aeaucoup plus fournis et puissants»
JnLsent de plus en plus l’influence
des Sex pistols et du Punk mélangés
au métal speedé et violent. En avril
38„ la première vraie démo distribuée
ast enregistrée à Angers avec Nono
at Christophe Sourice des THUGS» A
ae moment là», le management est assu­
ré par Luc Baudin qui met le paquet
sur l’image et les prises de contact
jour le groupe» Mais les THOMPSON

pensent qu’on leur colle trop vite
ce concept "groupe phare” et' ils ne
se sentent pas très bien à l’inté­
rieur de cette image non voulueo
Pourtant leurs concerts "killers"
clouent le public sur place qui pogote à tous vents. Ils paraissent
alors complètement au point»

Reparlons de la compile
K7 démo "Partie de Rock" (avril
87) qui fut une des premières
productions de l’association
corne Product alors naissante»

A part les THOMPSON ROLLETS, on
retrouve des groupes amis dont
les membres sont souvent dans
plusieurs de ces groupes et où
l’entr’aide est évidente (matos
local etc..). Ils sont tous
dans ce style qaraqe punk rock
60’s, 70°So
- WOLF AT THE DOOR vécu un
an environ avec Louli (guitare)
et Christophe 0 des THOMPSON
avec en plus Issygeac (batterie)
Virginie (guitar) et Fred "Lé
Boué" au chant ; ce dernier par
ailleurs, auteur des dessins de
la jaquette de la l<7 et depuis
émigré à Pariso Ils présentent
5 titres dont le merveilleux
"Freddy l<rugger"o
- Dans TRASHING SHOES on re­
trouve Christophe O (basse),
Jean Jean (guitar) et Igor
(batterie) des THOMPSON aux­
quels s’ajoute STeph au chant
(ex Puritains)» Trois reprises
fortes
pour ce groupe (dont
Rsmblin’Rose version MC5). Ils
ne jouèrent que pendant 3 se­
maines et il est dommage que
Steph ait abandonné depuis la
scène rock»
- Dr JEKYLL ET Mr HYDE: On
retrouve Fred au chant accom­
pagné par Thibault (guitare et
chant)» Là, c'est du punk ex­
plosif à la française et empli
de haine et de passion» Sur la
K7, 2 morceaux et boite à ryth-

me. Nierik joua un moment de
la caisse claire avec eux»
Aujourd’hui Nierik, disparu
dans les baïnes de l'océan at­
lantique aura suivi Thibault
qui devait nous quitter dans
des circonstances suicidaires
sur lesquelles on ne reviendra
pas. Ils furent deux personna­
ges du rock à Périgueux qui
11
marquèrent fortement leur passage □ »□» à ne pas oublier...
- Les SEMINOLES débutaient à
l’époque avec 5 titres sur la
K7o
Seul Philipe "Cussou"(gui­
tare) et Hervé (basse et exPuritains) restent aujourd’hui
dans le groupe» Avec eux Jean
Rem’s était au chant et Neil
(ex-Puritains) à la batterie»
Punk 77 alternatif se mélange
au Garage Rock sixties de "A
bout de nerfs" composition en
français aux reprises de "Pi­
peline" et "Brand new Cadillac'.'
Cette compile révéla alors
des groupes qui devaient donner
un nouveau souffle à la scène
locale» Elle fut enregistrée
sur un 4 pistes par Christian
Lecru et les moyens du bord»
Même si le son est loin d’être
parfait, elle reste un témoi­
gnage de cette période intense»

DIMANCHE 16 AVRIL

PERIGUEUX
DORDOGNE PERIGORD

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(Ôj * Leu d’ui.lii.uje el de Cuit Je; «Ulivll Uel.l

el d,i-: !,i.jee dupuiuiil J'ui LuJ de

Z GÜÜ UAvlllplv.il» el> luciole poGll.|oO
(qJ • l'viCVu II.luKuel Iv.jtvl.ul
ii.uiiu

Puil.vlt luuviIlLIuiil

20 dopuilvi.
(q} • Oigunuuhai

do l’eipuce luiUini» du

TO SuIlii liitelliulii nul du lu'l'.unJu Dem'lèu

J'AfliJUulolliO ||Um ei 1995) el del U..... aMil du feltiiul t uup VII Slvvl U HuillCll

lu.nl 1995)

d85.p.ve DG <AÜB0UP-G
ou pont-neuf
86000 POïT/efc'T
TuL-.Ma.'.c.&s.sa .fAy.-.uy.o/ioa1.

AH! tous ces jolis fsnzines».. De
bédé, de rock, d’infos ... et ces
feuilles de tous formats, de tous
styles, distribués on ne sait com­
ment... en dehors des circuits im­
primés. ». rapportant beaucoup de
sueur et surtout des clopinettes à
leurs créateurs... Beaucoup nai­
ssent et disparaissent comme ils
étaient venus...certains demeurent
... et ce sera notre but, même avec
une périodicité aléatoire... mais
ne rentrons pas dans les détails
des difficultés que l’on peut ren­
contrer pour que vous puissiez nous
lire... même si vous ne vous en
rendez pas compte. Mais arrêtons de
parler de nous... Récemment, comme
tous les ans a eu lieu le salon de
la bédé d‘Angoulême... 1’Atelier du
Père Igor y était»..nous n’avons
pas pu y aller mais Megazine était
présent quand même (encore eux!)
... l’Alph-art fanzine a été attri­
bué à un fanzine très peu créatif
se contentant de parler de bédés
déjà créées...très con... mais le
principal n’est pas un prix... Le
grand prix pour Vuillemin d’accord
mais je crois pas que Willem l’au­
ra un jour... mais c’est bien...
Marco de retour d’Angoulême nous a
filé une page (celle de gauche )
dans le pur style Atelier du Père
Igor et après le n§4 d’Art Fécule,
ils viennent de sortir un recueil
de Troub’s:"Pour autant que je m*
en souvienne”(25F ;+8 de port). La
feuille info du collectif 24 dis­
tribuée gratos et tirée à plus de
2000 exemplaires vous renseignera
sur les différentes sorties de Me­
gazine ou Art Fécule et autres pro­
ductions des assos. Vous trouverez
cette feuille dans quelques endroits
chébrans et dans les concerts pro­
grammés par les assos du collectif.
A Megazine on s’affiche Rock parce
qu’on est rock et c’est tout une
Kulture de la bédé à tout., c’est

même une pustule en éruption cons­
tante... on aimerait faire beaucoup
mieux... mais on a pas des sous...
avec des sous ,on peut faire mieux
...c’est tout... parce qu’on a rien
qu’une machine à écrire merdique
ThOç)“’C?= ...tiens ça fai^t du
bien de taper n'importe quoi.....
Hep! La fanzinothèque de Poitiers
répertorie 404 zines branchés rock
ou ziques proches (rap, blues, techno, reggae etc.) dans sa sixième
édition du Répertoire de la petite
presse musicale française. Et même
il doit en manquer... mais d’autres
sont déjà morts au moment de la
parution. On y trouve Aberration
de Metz (consacré à l’indus),
suivi par Abus dangeureux (rock
généraliste) de Montauban et par
ordre alphabétique jusqu'à Zogotounga(rock généraliste) de Nice.
Cette même Fanzinothèque vient de
sortir le recueil de Chester
(illustrateur des CADAVRES, INFRAKTIOn, RAYMONDE et Les Blancs
BecS) qui a pour titre "Généra­
tion Sacrifiée" 20 F.+5F. de
port ... Réflexion... Combien
peut-il y avoir de fanzines en
France et dans le monde et dans
l’univers, si on ajoute à la lis­
te, les fanzines de bédé et ceux
de toutes autres choses (il y en
a même un consacré exclusivement
aux gogues)... et puis nous on
est pas seulement un fanzine de
rock, mais on colle l’étiquette
rock à tout ce qu’on touche et
par exemple Art Fécule est un
fanzine rock peut-être...Tiens
et puis Alex du fanzine Musikol
(bédé rock) s’est installer à
Angoulême et puis tous les fan­
zines lycéens et étudiants qui
traitent aussi bien de tout que
de rock... ils ont l’air disparu.o.Tout ça pour parler des
fanzines périgordins et des au­
tres...Tout ça pour dire...pour
dire...Tiens je ferais bien un
fanzine consacré aux fanzines
...(ça existe déjà...ah! bon...)

Le Premier recueil de

î

Korrigans et
autres lutins:

qcroyez-vous que sont les korrigans et
autres lutins ? Des petits êtres drôles et sym­
pathiques, proches des fées ? Pas du tout. En
réalité, mêmes s'ils peuvent se montrer
charmants, les lutins sont d’authentiques
démons. D’ailleurs, les démonologues, qui
s’y connaissaient, ne voyaient en eux que
des créatures infernales qui aidaient les sor­
cières dans leurs forfaits.
11 existe toute une variété de ces petits
démons familiers, capables du meilleur
comme du pire, plutôt du pire, en 1 occur­
rence.
Les Korrigans sévissent en Bretagne, où
on peut les voir danser dans la lande déserte
autour des menhirs. Ils sont parfois bien
lunés, parfois non.
Les Trolls ont préféré s’installer dans cer­
tains pays du Nord. Ce sont des lutins plutôt
sympathiques qui obéissent très bien, pan­
sent les chevaux et avertissent des dangers.
Les Gobelins sont des lutins qui se
cachent dans les recoins de la maison et ne
pensent qu’à dérober de la nourriture car ils
sont très gourmands.
Les Mandragores sont des petits démons
plutôt sympathiques. Tout petits, tout noirs
et les cheveux en broussaille, ils ne portent
pas de barbe.

30

n.

Gratinée, elle le sera, votre nuit, après avoir savouré
ensemble ce mets diabolique.
2 oignons
1/2 litre de bouillon
1 cuillerée à soupe de farine
de fines tranches de pain
1 œuf
60 g de gruyère râpé
10 cl de porto ou madère

Coupez vos oignons en fines lamelles et faites-les blon­
dir dans l’huile et le beurre fondu à petit feu.
Remuez amoureusement et saupoudrez la valeur d’une
cuillerée à soupe de farine avant d'ajouter 50 cl de bouillon.
Faites cuire à petit bouillon 30 minutes après avoir
assaisonné d’une pincée de muscade râpée, d’une cuille­
rée à café de poivre et de très peu de sel.
Servez dans des bols à gratiner.
Faites griller de fines tranches de pain que vous dépo­
sez sur le bouillon avant de parsemer de gruyère râpé.
Mettez au four 10 minutes position gril.
Séparez le jaune d’un œuf et battez-le avec un verre
de porto ou madère.
Sortez du four, crevez le gratin et versez le mélange
œuf-porto.

Il était une fois un magicien expert en mille tours. Il faisait l’ad­
miration des cours de châteaux où il exerçait son talent à nul autre
pareil. Ses mains avaient l’adresse des colombes qu’il escamotait
en un éclair.
Maintes damoiselles eussent été ravies d’être ravies par elles. Mais
les mains du magicien étaient tout à son art solitaire. Toujours, il
répondait: « ehl non! » à ces hennins qui lui lançaient des signes
taquins.
Or, tout magicien qu’il fût, il n’en était pas moins homme et le Jour
vint où son regard croisa les yeux pure d’une pucelle au teint clair.
Le magicien se troubla mais elle, nennil Comment! pensa-t-il,
mortifié. Alors que toutes ces gentes dames me feraient un boule­
vard de leur ruelle, cette petite péronnelle ne vibre pas d’un cil à ma
vue! C’en est trop! Je la veux! Je l’aurai!
La jeune et froide jouvencelle se nommait Suzanne, mais nul galant
n’avait encore susurré ce doux prénom dans le creux délicat de son
oreille.
Le magicien usa de toute sa science pour emporter l’assaut. Tous,
ses tours y passèrent etjnême les plus secrets, les plus coquins, les
plus ensorceleurs. Rien n’y fit! La belle garda son trésor mieux
qu’une ceinture de chasteté.
Le pauvre magicien ne perdit son âme et sa réputation. On dit
même que sa raison déménagea pour de bon quand il apprit qu’un
jeune vilain avait, sans effort, fait plier la donzelle.
Quelques mots avaient suffi pour conquérir la belle, la seule
formule magique que n’avait pas employée le magicien et qui était,
tout simplement:
« SUZANNE, OUVRE-TOI! »

______ \

/..mil

Little Olive" passant inaperçu, la
révélation se fit avec "I had too much
dream (last night)"composé par Annette
Tucker et Nancie Mantz» Ce duo de songwriter-avait
déjà pondu le classique
"I’m not like evèrybody, else" et des
morceaux pour les KNICKERBOCKERS (con­
nus- pour le fameux "Lies"). Les PRUNES
auront aussi un lien avec le CHOCOLATE
/VATCH BAND puisque Richie Polodor et
Bill Cooper furent leurs ingénieurs du
son communs et donnèrent à l'un comme à
l'autre ces effets si spécifiques»
Produits par Dave Hassinger qui avait
déjà travaillé avec les KINKS et colla­
borera à "Aftermath" des STONES, ils
sont signés par Reprise Warner.
Ils posent pour des pubs Vox qui vantent
le "vibrato Sound" des PRUNES, jamais
entendu chez un pop-group auparavant.
Décors de science fiction à la Flash
Sordon, entourés de guitares et d’amplis
on peut lire: "Maintenant les ELECTRIC
’RUNES pour Vox vous présente le nouveau
son excitant de la Dédale Wah Wah Vox... L-3

C'est au travers de la compilation
"Nuggets" qui sortit dans le courant
?>des années 70 (trou!) que je découvrais
" ce morceau des ELECTRIC PRUNES au côté
des. SEEDS ("Pushin’ too bard"), COUNT
FIVE ("Psychotic reaction") et autres
merveilleux joyaux punk sixties U.S.
Ainsi je me vis, sans me lasser, me
laisser envahir par cet "I had too much
dream last night" me transportant à
'
chaque écoute, au delà de tout, dans
un tourbillon d'étrangeté où les vibra­
tions s'imprégnant en moi devenaient
une thérapie mixant les rêves à la réa­
lité» Transport cérébral, dés le réveil
, au delà des temps, depuis la première
écoute et jusqu'à aujourd'hui encore,
plusieurs fois d'affilée, jusqu'à plus
soif et concédant le manque dés que la
dernière note s'estompe,..
Seattle aux U.S.A après avoir fait
la réputation des SONICS, WAILERS ou
Paul Revere and the RAIDERS devait
devenir ville de catalyse pour les
ELECTRIC PRUNES,, avant qu'ils refassent
K..» laissez les ELECTRIC PRUNES démontrer»
surface dans la plus éclectique athmosphère de Los Angeles. Jim Low (chanteur)j r*|la dif f érence» o o vous pouvez transformer
votre son de guitare en son de sitar».»
Ken Williams (lead guitar), Preston
Ic'est le nouveau son».» c'est ce oui est
Ritter (drums), Mark Tulin (bass) et
’.Weasel Spangola (rythm guitar) se font
remarquer de suite pour leur origina­
lité en mêlant les effets électroniques
à leur rock urbain dans la lignée des
SEEDS ou MUSIC MACHINE. Ils vont ainsi
très vite expérimenter de nouvelles
sonorités qui vont aller en complément
de ce côté garage punk arrogant. Ils
créent la différence dans ces années
66 où le folk rock et les harmonies
mielleuses tiennent le haut du pavé.
Leur premier simple "Ain't it hard" et

Le premier album du même titre:"I had too
mucb dream (last night)" renferme des
joyaux allant de la balalaïka psychédéli­
que hyper speedée dans "Sold to the highest bidder" à des morceaux à la facture
plus classique mais au son toujours en­
voûtant et particulier comme "Try me on
for size". La progression continuera au
travers de simples et du deuxième LP:
"Underground"(67) avec le merveilleux et
étrange "Dr d® Good",. l’autoharp vibrant
de "Children of rain" et la ballade dou­
cement décalée d’"Antique doll". Un dis­
que à rangier au côté de "No way out" du
CHOCOLATE WATCH BAND,, "A web of Sound"
des SEEDS et "Back door men" des SH^DOWS
OF KNIGHT.
Par ailleurs après une tournée en Europe
on pul'constater que les PRUNES n’étaient
pas seulement un groupe de studio et que
sur scène ils étaient capables de repro­
duire ces oscillations, cette reverb qui
singularisèrent leur son. Ils assurent
des reprises de. blues comme "I got my
rnojo working"en y ajoutant toute leur
originalité (un enregitrement live en té­
moigne).Un dernier 45 tours s'en suit
avec un "You never had it better", plein
d’énergie rock’n rollienne contrastant
avec un "Everybody’s knows you’re not in
love" dans un pur style pop. Puis vient
la fin 67, période obscure d’où ne filtre
plus rien du groupe. Pourtant un nouvel
album sort sous le nom des ELECTRIC PRU­
NES. Seulement, on s’aperçoit qu’il ne
reste aucun des membres du groupe origi­
nal sur cette messe catholique "Mass in
F. Minor", noyée dans des orchestrations
pompeuses et grandiloquentes. On ne dis­
tingue plus la musique des premiers PRU-

ions
sonores et de vibrations bénéfiques.
Composée, arrangée et conduite par David
Axelrod, cette messe nous laissera de
glace, malgré quelques passages ou cer­
tains breaks de rupture intéressants.
Cette expérience ne saura me convaincre
mais les avis diffèrent (voir celui de
Neil, en suivant). On rétrouve un des
morceaux dans le film culte Easy Rider
(scène du trip dans le cimetière).
Axelrod enchainera avec un album sous
son propre nom et semblable à la messe
en Fa mineur "Songs of Innocence", ce
qui prouve le peu d’influence des PRUNes sur cette expérience. Puis parait
"The release of an oath",-un nouvel al­
bum signé ELECTRIC PRUNES mais ils sont
toujours enfouis dans la farine "Axel­
rod" le compositeur, conducteur (il sem­
ble qu’il y aïtpourtant des membres de la
première mouture dans cet enregistrement).
A partir de 69, un dernier groupe appelé
ELECTRIC PRUNES et n’ayant toujours aucun
lien avec celui de 66 mais comprenant 4
des 5 musiciens ayant participé à la messe
en Fa mineur (aucun des premiers membres),,
se retrouve sur le LP "Oust good old rock’
n*roll"(du bon rock, sans originalité).
Le groupe s’évaporera ainsi dans la nature
laissant derrière lui de superbes morceaux,
en 2 albums sur seulement une année et
quelques singles que l’on aimerait encore
écouter de suite pour se réimprégner ces
moments fantastiques et cette histoire
trop courte'. L’écho des ELECTRIC PRUNES
version 66 agitera nos sens demain encore
si on ne les jette pas aux oubliettes
ou dans le placard sans fohd des reliques
classées et oubliées....

4 2.

Il y a cette fameuse séquence hallucinée dans "Sasy Rider", devenue référence ultime en
matière de psychédélisme, autant que le mythique "Hiot on bunset btrip" : fbnda et toute
sa clique de clochards célestes on plein délire acide voient, dans le cimetière, le ciel
s'ouvrir en explosions factices... Huis ce sont les croix des tombes renversées ( satanis-me !), les visages filmés / télescopés au fish-eye, au gaand angle... Enfin le Christ luimême pleurant en silence des larmes de sang ! C'est du moins ce que mon inconscient a mixé,
retenu, car enfin j'étais fucked up, ruiné, raide défoncé... évidemment.
Bande son : les Electric rrunes envoient aux cieux un "kyrie Eleison" d'apocalypse, extrait
de leur "messe rock", "Mass in F Minor", millésimé Novembre 67. Donc bien avant "Tommy"
ou toute autre tentative d'"opéra rock" !
J' ai de la chance : pas l'ombre d'un cul-bénit dans la famille, de surcroit de sains et
inébranlables principes anti-cléricaux chevillés au corps. Bien sûr, j'ai une Bible, que
je lis par fragments, de temps en temps, mais bon.. .rien de toxique. Ce qui ne m empêche
pas du reste d'être naturellement fasciné par l'imagerie chrétienne, ce que peuvent conte-nir, recéler certains rites de sauvagerie latente, de cruauté, de barbarie sublimée :
après tout, les symboles parlent d'eux-même - toutes ces histoires de sang, de corps du

J'ai de plus la chance de cultiver des goûts délicatement pervers - on s'ennuie moins dans
la vie - , un pendhant certain pour les bizarreries de l'histoire du rock.
"Mass in F Minor" - projet mégalo de Dave Hassinger - est à ce titre un magnifique acci-dent de parcours. Fbrt de ce qu'il avait appris auprès de Phil Spector et Jack Nitzche
(pendant les sessions d'"Aftermath" par exemple), le mentor-producteur fou eut l'idée gran-diose d'un improbable mix de chants grégoriens (en latin dans le texte !) et de psychédé-lisme débridé. Et remonta les Electric Prunes de toutes pièces (aucun membre de la forraa-tion originale) 1 cloîtrés en studio devant une audacieuse partition de David Axelrod, les
5 nouveaux Electric Prunes (inconnus : probablement des requins de studio défoncés à l'aci-de, les photos de pochette - pseudo-Brian Jones/Sky Saxon tournés druides - ne sont qus
façade, images de mode) allaient accoucher d'un drôle de monstre, télescopage réjouissant,
bourré d'échos, de guitares acides comme des Granny Smith, de choeurs de sacristie.
Tout cela ne serait qu'anecdote si le projet n'avait pas été soutenu par une production et,
surtout, une écriture cohérentes : certains moments (tels le final de "Kyrie Eleison" ou
celui de l'"Agnus Dei") sont fulgurants, d'une indéniable beauté formelle. A ce titre, les
2 guitaristes, Mark Kincaid et Ron Morgan, rivalisent d'inspiration mélodique, de surenchè-re permanente : phasing, fuzz, échos quasi-wagnériens, tout y est...
Et puis il y cette merveilleuse pochette, hélas gâchée par la scandaleuse réédition "Origi-nal Rock Classics"
(qui n'a que le mérite d'être à peu près trouvable, contrairement à
l'original, hors de prix) : d'un chapelet de perles multicolores soutenant crucifix sur
flou de velours bordeaux...
Alors bien sûr Je n'aime ni la curetaille, les bondieuseries, ni l'acide ou ce qu'on nous
vend pour tel aujourd'hui. On est loin des paradis visionnaires du Kool Aid-Acid Test.
Non, je n'aime guère ces buvards à la con, tortues Ninja ou que sais-je encore. Enfin,' pas
tant que ça...
Mais bon, qu'importe qu'il s'agisse ou non d'un "véritable" Electric Prunes ! "Mass in F
Minor" est de ces aberrations magnifiques dont le rock accouche tous les 10 ans et encore I
Un objet de culte, en quelque sorte.

I

4t

On avait déjà parlé du groupe
romain GAS à l’occasion de leur
tournée et de la sortie d’un
45 tours chez La Bande à Bonnot
, le label italien. On vient d'
écouter d’ailleurs la maquette
de leur dernier album et on
peut remarquer une évolution
certaine du groupe, d’un surfpunk agité, ils sont passés à
des rythmes plus calmes,, un
son plus travaillé avec une
voix féminine (on en reparlera)
Mais causons plutôt de leurs
collègues italiens GROWING CONCERN et de leur dernier album
CD "Seasons of war" sur le la­
bel La Banda Bonnot (tiens avant c'était la bande à Bonnot
ça fait plus italien comme ça).
15 titres de fureur rapcore,
hardcore fusion appelez ça com­

me vous voulez... mais ça dépo­
te dans le sens bruyant, hale­
tant, saignant et je n’arrive
plus à trouver de qualificatifs.
15 titres forts en gueule, sans
rien à jeter mais si, soi-même
du plancher vers le plafond et
dans tous les sens» Après leur
court set à Périgueux (because
arrivés tardivement) torride et
dévastateur,on espère bien les
revoir dans un vrai concert •
On sait qu’une tournée est pré­
vue avec SQUAWK IT UP! ainsi
qu'un split EP ...alors à sui­
vre.

powereore trie
Les Caïmans Surgelés, à force de faire
chauffer les amplis se sont décongelés
et se sont transformés en K-ïman.
Leur syndi-K est situé à St Germain en
Laye dans la région parisienne. C'est
un trio powereore ou hardcore fusion
(au choix) qui s'exprime en français.
Les textes vitupérés, façon discours
hargneux, baignent dans un climat vio­
lent de sons arrachés par une basse
brutalisée jusqu'au bout des cordes,
une guitare hachée à la tronçonneuse
et une batterie burinant l'espace.

Ils passent ainsi tel une se­
cousse sismique. Leur "Rock
post-nucléaire" éveille des
images d’horreur, de tourmen­
tes électrico-barbaresques et
une agression constante de la
cervelle. Ils ont plusieurs
titres sur diverses compiles
(dont le CD radio Bondage 1),
une démo l<7 "Anthropomachie"
et un CD 4 titres autoproduit.
Syndi-K tel:161.39540716
faxsl61.39732921


Trois musiciens installés depuis
quelques temps dans le bergeracois
donnent naissance début 94 au groupe
ANOTHER STRATEGYo
—Taj, chanteur de SOEUR HALARDEYS
depuis 84/85 jusqu’en 91 et par ailleurs
chanteur compositeur de TAJ INNA NADRATH
(Tout d’abord avec JoPaul ex-So HALARDEYS
puis seul...) dans unconcept musical en­
tre rock et musique contemporaine,, TAJ
INNA NADRATH continue aujourd’hui en
parallèle avec ANOTHER STRATEGY.
-Fred Washy, guitariste de WISHY
WASHY, d’abord sur Bergerac, mélangeant
Métal et Punk 77 puis à Bordeaux dans
un WISHY WASHY à tendance Fusion,, Une
partie du groupe formera DECADENCE FUEL.
Fred fut aussi second guitariste au sein
de So HALARDEYS entre les 2 formations
de WISHY WASHY»
-A„D, bassiste issu de ADH VOREM (Ber­
gerac) groupe à tendance DEATH Métal qui
fit la première partie de Joe Hell.
Le HardCore U.S (PRONG, HELMET, MA­
CHINE HEAD), les MELVINS aussi pour Fred,
les groupes plus mitigés (KILLING JOKE,
TOOL, FAITH NO MORE), les groupes Cold
et Death Métal, les VIRGIN PRUNES pour
Taj, CHRISTIAN DEATHi pour A.D et même
la musique classique, contemporaine et
orientale forment les diverses influen­
ces du trio. Le tout les amène à un sty­
le actuel Indus, proche de NINE INCH
NAILS OU TREPONEM PAL.
Le travail acharné du groupe deuis
sa création donne vie à une démo 4 titres
au son propre, enregistrée à la maison
sur un 4 pistes au cours de l’été 94.
Début 95, ils vont s’attaquer à la
scène au Dorémi à Bordeaux puis dans d’
autres lieux sur la région pour commencer.
L’ordinateur, le sampler vont permettre
d'élaborer des rythmes,, des séquences se
conjuguant à la basse, à la guitare et
aux voix. Ce concept informatisé, n'efface
en rien le côté efficace, humain et 1* énergie directe qui est restituée pleine­
ment. Cette manière de procédé demanderait
des moyens techniques d’enregistrement très
perfectionnés pour pouvoir maitriser chaque
substances sonores, mais la démo reste assez
claire malgré tout.

Il en résulte un HardCore Métal expéri­
mental saupoudré de Cold démoniaque marqué
par les VIRGIN PRUNES (voix déformée, stri­
dence). Les breaks, les enchaînements mélo­
diques de la voix s'entrecroisent avec les
riffs de la guitare saturée et les effets
sonores tout en restant linéaire, rotatif,
précipité et obsédant.
Un expérience qui sent le soufre...
c/o Tel: 53.57o83.10 (Hervé)
53.63.28.42 (André)

EGG LIPPERS est un nouveau groupe de la vallée de l'Isle
composé d*ex-HOPELESS SINNERS dont Momo (bass), Coco
(drum), et Vincent (guitar, chant) . L*inspiration austra­
lienne s’estompe pour un style plus punk-pop influencé
par COMPULSION ou GREEN OAY.
c/o Coco: 53.03o75»60

NEISSE’N ODER existe à Bergerac depuis quelques temps déjà
et aux 3 membres de base s’est ajouté un guitariste soliste
allemands Cela va bien avec leur nom car l’Oder est le fleu-1
ve frontalier entre l’Allemagne de l’Est et la Pologne avec
son affluent la Neisse. En tout cas ils ont fait une bonne
démo et des concerts prometteurs dans un rock perso, mélan-,
géant les styles. Il est temps qu’on se le dise.
c/o Thierry: 53.63.22.94
ULTIMATE ZERO (Terrasson) a enregistré un morceau à Brives
(Level studio) avec Huggy aux manettes le 29.01.95. Climat
gore, ambiance en demi-teinte, voix stridente acérée....du
schizo-rock qui remue les tripes. A noter qu’ils ont utili­
sé des instruments aussi hétéroclites que la flûte mexicai-j
Jl
ne, la crécelle, la boite à musique et le pupitre.
c/o Orion: 53.50.63.08
ZELUTAH a enregistré une démo à la maison avec les moyens
du bord. Même si le son n’est pas celui du studio, le

ragga ou reggae roots qu’ils distillent est d’un excellent Se
cru, dansant et chaleureux. Le problème qu’ils rencontrent
est celui posé par le double emploi de Louli (guitariste,
chanteur) se partageant avec SOUAWK IT UP! et il est ainsi)
difficile de concilier les dates des 2 groupes.
c/o Thierry: 53.09.79.02

Les SEMINOLES sont toujours au point mort. Sortiront-ils
un jour de leur torpeur? C’est la question que l’on se pose!
dans les chaumières périgourdines. A noter qu’ils apparai­
ssent dans la compilation K7 du dernier numéro de Rock Har-I
di "Toute la nuit" avec le morceau "Dans ces familles".
c/o Hervé: 53.07.25.70
Les KITTENS sont de retour avec un nouveau batteur (Thierry]
ex-Braconniers) et ils sonnent en trio de plus en plus com-|
me des STRAY CATS suractivés. Il ne doit plus rester beau­
coup de groupes dans ce registre mais ceux là, resteront
fidèle.j jusqu’au bout.
c/o Johann: 53.35.14.65
Les BLOODY BEATNIX ont enregistré une nouvelle démo au stu­
dio St Amand . On sent une évolution et un changement dans
leurs compositions par rapport aux enregistrements précédents,
Vont-ils évoluer vers un rock plus radical? En tout cas on
attend la sortie du 45 tours.
c/o Cyril: 53.81.27.76
Ludo: 53.04.25.36

Bonne nouvelle pour les groupes du département. Les assos
rock avec l'ADAM 24 vont produire une compilation CD avec
tous les groupes rock du coin qui seront sélectionnés. En
attendant vous pouvez vous renseigner directement à Megazine si vous êtes un groupe intéressé.
c/o Megastaff: 53.08.33.46

Ah!les jolis concerts...
- EAT YA MUM à l'Aqua Viva: 1er constat
Un groupe du cru rameute autant et mê­
me plus de monde qu'un groupe ayant dé­
jà une certaine notoriété. 2ème constat
Ce sont de vrais ravageurs sincères qui
dépotent plus que nombre de groupes dont
on parle.Fusion!Hardcore!en tout cas l'ex
rythmique THOMPSON tourne toujours bien ,
Julien chante de mieux en mieux et pulvé­
rise sa guitare tandis que Cussou, plus
joyeux qu'avec LES SEMINOLES, est très à
l'aise et se lâche dans ses basquettes.

- HEADCLEANER: ces anglais sont très con­
tents de l'accueil de Périgueux.Ils di­
sent que c'est la galère en Angleterre car
il n'y en a que pour quelques groupes qui
tiennent le haut du pavé dans les charts
et les autres peuvent crever.Ils tournent
là-bas dans des endroits et des conditions
pires qu'ici...C'est pour dire.En tout cas
leur dernier concert à l'Aqua Viva a été
très fort et on a pu remarquer une bonne
évolution depuis leurs autres concerts(le
troisième par ici).Tiens...on commence à
parler beaucoup d'eux et de leur dernier
CD dans les revues...c'est bon signe et
ils refusent les étiquettes.

- Peu de monde pour le concert de LUCKY
JUNGLE KIDS(Toulouse),SHAGGY HOUND et des
BLOODY BEATNI>(
à St Front de Pradoux et
aussi pour les REAL COOL KILLERS> SQUAWK
IT UP et ULTIMATE ZERO à St Rabier.Dans
ces cas là, tout s'en ressent et les grou­
pes n'assurent pas pleinement.Pourtant,les
concerts en salle c'est vraiment mieux que
dans les arrières petites alcôves des bars
où tout le monde s'entasse, s'enfume et en
prend plein les esgourdes.

- Les DICKY BIRD du Havre au café de Paris
à St Astier ont balançé leur punk rock sau­
vage avec une énergie brûlante et on remar­
quera la présence bouillonnante de la guita­
riste chanteuse.Pour ouvrir, DEEP GREEN WATER (Cahors) n'a pas vraiment remué le pu­
blic mais c'est un groupe qui reste intéres­
sant dans un style plus pop.Le bordel à la
sortie du concert dans la rue, a fait que le
concert suivant avec les deux groupes de St
Etienne: WORLD PETS et FUNNY SHAKIN'STUFF a
du être annulé (dur pour ceux qui se sont dé­
placés ! )

- L'opération des jouets au SOLARIS(qui
ont été distribués via les Restos du
coeur) nous a permis de découvrir les
EGG LIPPERS de St Astier( anciens HOPELESS SINNERS) qui ont tout l'avenir de­
vant eux.La famille des trois BARBUT(les
deux frères des BLOODY BEATNIX et la pe­
tite soeur) autrement dit HAPPY FAMILY
dans un jeu garage rock calme mais bien
en place et plein de feeling.SQUAWK IT
UP a assuré un bon concert exploit (c'est
fou ce que l'on peut faire avec 3 voix
qui sont tour à tour en avant, qui se ré­
pondent ou se font plus discrètes.Diffi­
cile à sonoriser en tout cas!)
Les D.I.T de Saintes, plus soft après les
SQUAWK IT UP ont des mélodies qui nous
prennent les tripes et un doux son noisy
qui retourne les sens.Mais quand des
D.I.T, SQUAWK IT UP et des membres de
ZELUTAH se mélangent, ça donne un boeuf
bien joyeux au final. Et quand la patron­
ne du bar vient chanter avec eux "Syracu­
se" d'Henri Salvador, ça fait une soirée
au profit des enfants qui replonge tous
nos gentils rockers dans la candeur juvé­
nile de leurs premiers balbutiements.

- Les SMART BOMBS sont des anglais (appelés
aussi SPACEHEAD) qui sont orientés dans un
style vraiment spécial, faisant place à la
recherche entre Free Jazz, Funk, Hardcore et
bruitisme.Les quelques rockers n'ont pas sup-l
porté ça tandis que quelques connaisseurs ont!
fortement apprécié( il faut dire qu'il n'y a-,
vait pas un monde fou à l'Aqua Viva.)

- SEVEN HATE de Poitiers a remplacé à 1'
Aqua Viva les ATOMIC KIDS (de Nancy).
Mélodique au maximum leur Hardcore! Des
morceaux qui se retiennent, une voix qui
reste en retrait comme un instrument à
part entière et un son global fusé, très
SEVEN HATE.

- Dur d'organiser un réveillon rock pour
le premier de l'An quand on comptait au
moins sur deux groupes pour l'ouverture
de ÇA TARTOON à St Astier.Enfin il man­
quait au dernier moment un membre de cha­
que groupe(essentiel, bien sûr!), donc
ils n'ont pas joué.Après avoir contacté
sur le pouce, plus d'une cinquantaine de
groupes de tout le Sud-Ouest( ils avaient
toujours au moins un membre absent ce
soir-là ou avaient prévu autre chose),
après avoir vainement essayé de trouver
une batterie pour au moins assurer un
boeuf, on s'est décidés à faire juste
une soirée D.J( mais l'état d'ébriété fut
vite avancé.)

K1TTEN S

- Les KITTENS ont prouvé au bar des Bar­
ris qu'ils sont restés fidèles à eux-mê­
mes et à leur rockab-cats endiablé.
Thierry(ex BRACONNIER) s'intégre et ajou­
te plus de pêche à ce trio, en tout cas
ils ont conquis tout le jeune public pré­
sent .

- Quelle fête à l'Aqua Viva avec SORRY
WRONG NUMBER( acoustique de Clermont avec
Popinou des REAL COOL KILLERS, Tad des
SHIT FOR BRAIN,etc...)que j'ai raté car
ils ont commencé tôt.

Rémy de DRIVE BLIND en acoustique entonnait
"l'été indien"(de Joe Dassin)repris en cho­
eur par le public(on ferait n'importe quoi
pour faire la fête).Tous ces gens travestis
parmi les cotillons(original le style fête
à papa !) ne manquait plus que du musette
ou un orchestre bavarois.ZELUTAH était là
pour remettre du sérieux balancement et vi­
vement la légalisation de la ganjah!Un reg­
gae à base d'Afrique, de créole auquel se
mélangent les déhanchements salsa et le rock
funk seventies.Pour finir, Bouchon de DIRTY
HANDS nous livrait son 45 tours(roulé dans
la farine) et des chansons tubes, chansons
cons qui se fredonnent dans le bain d'Aqua
Viva( même Tot's s'en mêlait!).

- Quelques jours après, ça continuait à 1'
Aqua Viva , avec les FISHERMAN qui viennent
de sortir leur CD.Combinaison jaune à la
DEVO ,clavier étrange et faux dans une fu­
sion hardcore furieuse et barjot.Ce sont des
adeptes de l'empilage (ça consiste à s'empi­
ler les uns sur les autres, lm mêlée ouverte
quoi!)Ils adorent aussi CAPTAIN BEEFHEART et
le groupe de jeunes handicapés moteurs qui se
trouvaient dans le public ne déparait pas dans
cette atmosphère dérangée primitivo-futuriste.
HELIOGABALE enchainait et Sasha, la chanteuse,
envoûtait tout le monde sur des guitares grin­
çantes, une rythmique pesante et la construc­
tion de climats très forts.Des bordelais ayant
lu MEGAZINE, s'étaient déplacés pour l'occasion,
A la fin, les adeptes de l'empilage devenaient
de plus en plus nombreux.Et les quelques cris
dans la rue ne plurent pas à un espèce d'indi­
vidu qui appela même la police.
- NEISSE'N ODER(Bergerac) à "Ca Tartoon " à St
Astier inaugurait les concerts dans ce bar.Ils
présentent de bonnes compos dans un style per­
sonnel et forment un groupe intéressant.
WIDE OPEN CAGE (Paris) joue sur scène avec la
batterie pré-enregistrée sur D.A.T et ça asep­
tise le son général du groupe.Leur set fut très
court et dommage que le niveau global du son
ait été aussi faible, pourtant les guitares et
la voix sont vraiment très au point avec des
mélodies géniales.

On en veut des concerts...on en veut...on en
aura...et du bon.
2-1

- Les DAILY PLANETS avec maintenant Pedro
à la basse(ex LPM) s'orientent de mieux en
mieux dans un rock original(tendance FUGAZI) et leur concert à St Astier(ça tartoon)
a bien mis les pendules à l'heure et avec
force.Juste avant THE WAIT, qui tel un supersonic a dégagé ses décibels dépassant le
mur du son sur des mélodies caressant dou­
cement nos sens insatiables et nous entraî­
nant vers l'extase.Ils sont 4 maintenant,
avec leur nouveau guitariste et voguent de
plus en plus haut dans l'espace avec ce son
si bien dompté à la vitesse de la lumière.
- Pas vu les EXPLOSIVE COOLIES car ils jou­
aient à Ribérac le même soir que DAILY PLA­
NETS et THE WAIT et n'ont pas eu tout le publicqu'ils auraient mérité... dommage...
- NEAR DEATH EXPERIENCE : 1'Aqua Viva craquant
sous la multitude du public...des passionnés
maniaques...des envoûtés...des indécis...des
insatisfaits, en tout cas un gros son et une
vraie alchimie de notre époque.ANDY'S CAR
CRASH débutait la soirée et assura un très
bon concert...mais quand le chanteur se désimmobilisera un peu, ça ira mieux.

- Pas vu les BARONS DU DELIRE à Boulazac à 1'
Agora, mais le pire c'est que c'était une con­
férence politique(parti communiste) et là, ça
dérange quand on ne l'annonce pas sur les af­
fiches et quand on sait que d'habitude les as­
sos rock n'ont pas accès à cette salle et qu'
elle leur est refusée.Nous on s'en fout des
discours...

Deux anciens CLANDESTINS» après dix ans
de scène rock sur Montpellier décident
de reformer un groupe avec un nouveau
batteur et un guitariste issu du Trash.
La démo de GUERILLA nous livre 3 titres
aux climats rock variés mais saris con­
cession,, tout en énergie et en puissan­
ce. "I’ine alone"est un rock simple,plein
de pêche et efficace, façon pub-rock in­
cisif. Le rythme lourd, ponctué de riffs
70's, porte la voix écorché du chanteur.
"Wavezone" est de la même veine avec un
tempo plus haché, d’influence U.3.
"SoP.A.I.N" nous délivre une autre fa­
cette de leur inspiration. Plus axé sur
la mélodie du chant, la rythmique balan­
ce la purée speed-Rockcore et s’emballe
vers une «ontée frénétique, un solo de
guitare sauvage et une fin endiablée.
De la clandestinité à la guérilla» leur
but est de tourner le plus possible et
partout... et ça c’est aussi une forme
de GUERILLA, bien rock...
c/o: 67.64.28.81 Fax: 67.64.70.97

Je tenais à vous parler d'une maladie assez
étrange, peu répandue dans nos contrées,mais
qui, j'en suis persuadé, vous touche de près
ou de loin.
Un des premiers symptômes de cette maladie
est que le patient est victime de nausées à
la simple vue de costumes dont la forme, le
tissu, la couleur évoquent le maintien de 1'
ordre public et la répression des infractions.
Ces nausées deviennent progressivement de plus
en plus fréquentes et sont souvent accompagnées
de grognements, injures voire même d'insultes
imprégnées de mépris.
C'est alors que le début du commencement du
processus de la première phase du stade pri­
maire de la maladie s'annonce.
Le patient souffre petit à petit de "sécheresse
buccale" qu'on ne peut soulager qu'à l'aide de
diverses potions plus ou moins alcoolisées.
Ensuite, chez certains sujets, nous remarquons
une intensive cogitation frisant la méningite
aigue;c'est alors que le besoin d'inhaler les
gaz de quelques produits issus de plantes exo­
tiques se fait de plus en plus pressant pour
retrouver une certaine sérénité et un calme
olympien mais qui généralement n'est qu'éphé­
mère .
Pendant ce temps, l'apparence physique de quel­
ques très rares sujets subit quelques modifica­
tions plus ou moins accentuées.Le cas le plus
répandu étant celui d'une excroissance capil­
laire dentelée et colorée se rapprochant d'as­
pect à la coiffe de certains oiseaux gallina­
cés. A ce stade-là, vous êtes infecté à plein
tarif.Beaucoup de personnes qui se disaient vos
amis vous renieront mais en contrepartie vous
établierez des relations fortes au sein de cette
famille essentiellement constituée de personnes
comme vous.

01

ATTENTION:si vous sentez que vous êtes sujets à
ces symptômes, passez le plus rapidement possi­
ble les différents tests et analyses mis à vo­
tre disposition aux centres identiques à celui
situé entre la maison des dames de la foi et 1'
hôtel de Sallegourde.

“Je suis un antéchrist, je suis un anarchiste”,
“Londres brûle d’ennui”, tels sont les mots
d’ordre en Angleterre début 77. Les dinosaures
que sont Pink Floyd et Yes n’ont qu’à bien se
tenir, la jeunesse est en train de changer.
Flashback !

MC5, New York Dolls et Stooges avaient
annonçé la couleur au début des 70’s. Malgré
un système ou le rock se faisait lourdaud, ces
trois combos US et quelques autres avaient
redonné un aspect rebelle et primaire à cette
musique. MC5 lâche prise vers 72 ainsi que les
Dolls, peu de temps après, et Iggy Pop laisse
ses compères, après un concert chaotique au
Michigan Palace de Détroit, en 74 pour
poursuivre une carrière solo.
Début 76, un journaliste du NME se rend à un
concert de Eddie & The Hot Rods au Marquée.
En première partie, un jeune groupe que
personne ne connaît, massacre des standards
des Stooges (No Fun) et des Small Faces
(Understanding), en cassant des micros et en
déshabillant une amie à eux sur scène. Deux
mois plus tard, ce même groupe va se battre
avec un public qui n’accepte pas leur look
(jeans serrés, tee-shirt “I Hâte Pink Floyd” et
cheveux courts). Les Sex Pistols ont droit aux
honneurs de la presse et font la une du Melody
Maker avec le titre : “Terrorisez vos fans,
suivez la voie des Pistols!”. Certains jeunes
vont alors commencer à s’intéresser à eux. Rat
Scabies sera leur roadie avant d’être batteur de
The Damned et Joe Strummer, qui les a vu au
100 Club, laisse tomber les 101’ers et le pub
rock pour chanter avec The Clash. Enfin,
Howard Devoto et Pete Shelley, deux étudiants
de Manchester en vacances à Londres
assisteront eux aussi à l’un de leurs concerts.
De retour à la maison, ils fondent Buzzcocks.
Au States, rien ne s’est vraiment arêté. New
York, après, les Dolls, découvre les Ramones
et les Heartbreakers de Johnny Thunders (ex
N.Y.D. justement.). Et en France, Little Bob
Story quitte le Havre pour aller jouer à Londres.
Londres, c’est bien ici que le mouvement se
développe. Le propriétaire du 100 Club, qui
sent le vent tourner, programme ces nouvelles

formations asser fréquemment de mai à
septembre 76. Déjà, les looks changent, chacun
y met son grain de sel : colliers de chiens,
maquillage à outrance, chaînes, cheveux coupés
en vrac et vieux vestons noirs font très bien
l’affaire. Joe Strummer inscrit “Chuck Berry is
Dead” à la peinture fluo sur sa chemise et un
certain Mark Perry crée le fanzine
“Sniffin’Glue” avant de devenir chanteur
d’Alternative TV. Après le conformisme planant
des vieux groupes babas, voici venu le temps
de la fraîcheur et d’une jeunesse qui s’ennuît
tellement au chômage qu’elles n’attend pas pour
participer. Chacun crée ce qu’il peut avec les
moyens qu’il a : groupes, fringues, fanzines,
textes de chansons etc.

Neat Neat Neat
Stab Yor Back

Singalonga Scabies

HAh o n e s

au sein de l’establishment en provocant bagarres
et autres scandales sur fond de sexe et de
drogue, et qu’ils vont maintenant faire le baise­
main à sa majesté Elizabeth.

Peu à peu, les choses se précisent, vers l’été,
tandis que les Ramones sortent leur premier LP,
en France, Mark Zermatti organise le premier
festival de Mont de Marsan au mois d’août avec,
entre autres, Gorillas, Eddie & The Hot Rods et
The Dammed. Un mois auparavant, les
Buzzcocks donnaient leur premier concert à
Manchester avec Slaugter & The Dogs et les Sex
Pistols. Le punk-rock commence à sortir des
frontières des capitales, les jeunes et moins
jeunes tendent l’oreille et analysent : le
rock’n’roll retrouve enfin son côté fun et
primitif. Il aura pourtant fallu attendre dix ans !
Dix longues années durant lesquelles il n’était
plus question de chanter “j’espère mourir avant
d’être vieux”. Les Who, eux-mêmes,
appartiennent maintenant à la “high society” du
rock et les punks ne leur pardonnent pas. Tout
le monde va avoir droit aux injures : Johnny
Rotten déclare que les Stones et Elton John sont
absolument écœurants et The Clash chantent
“plus de Elvis, Beatles’n’Rolling Stones”
l’année suivante. Quoi de plus normal lorsque
l’on sait que ces vieux rockers avaient
déclenché, dix ans plus tôt, de vives réactions

Les Damned sont donc les premiers à traverser
la Manche en août 76. les Pistols ont, en effet,
été interdits à Mont de Marsan à cause de leur
mauvaise réputation. Cela ne les empêchent pas
de venir jouer à Paris, au club du Châlet du lac,
le mois suivant. Là, le public n’est pas prêt pour
le punk. La musique ne plaît pas et le look du
Bromley Contingent encore moins. Siouxsie
Sioux en fera les frais et le propriétaire du Club
regrettera d’avoir refait ses peintures pour
l’occasion.
Suivant l’exemple de Zermatti, le 100 Club
organise à son tour le premier festival punk
anglais les 20 et 21 septembre. Le premier soir
s’y produisent les Sex Pistols, Subway Sect,
Clash et Siouxsie & The Banshees (formés deux
jours avant, avec Sid Vicious pour batteur),
ainsi qu’un jeune groupe français, Stinky Toys,
au sein duquel jouent Jacno et Elli Meideiros.
On est loin de “toi, toi, mon toit”! Le lendemain,
c’est au tour des Damned, des Buzzcocks et des
Vibrators, accompagnés par Chris Spedding, de
venir fouler la scène du Club. Ce festival sera
d’ailleurs le premier et le dernier dans cet
endroit. Après qu’une bagarre ait éclaté le
second soir, les punks y seront interdits et le
Z

100 Club redeviendra une salle de jazz.
En octobre, les Damned devancent encore tous
le monde puisqu’ils sont les premiers à sortir un
single de punk-rock made in GB : “New Rose”
distribué par Stiff Records. Ils sont suivis de
près par les Vibrators, qui en sortent deux à une
semaine d’intervalle début novembre, “Ve
Bibrate” et “Pogo Dancing” chez Rak, et enfin
les Pistols qui viennent d’être signés par E.M.I.
nous offrent “Anarchy in the UK”, en même
temps que leur fanzine du même nom.
L’Angleterre bouge et la France observe.
Quelques formations pointent le bout de leur
nez.: Métal Urbain, Asphalt Jungle et Bijou.
Outre atlantique, le CBGB’s connaît ses heures
de gloire en faisant jouer les Ramones, Blondie
et les Heartbreakers (qui ont été rejoints par
Richard Hell de Télévision.).
Côté majors, certains hésitent et en cette fin
d’année, E.M.I., qui avait été le premier à miser
sur les Pistols, les abandonnera deux mois
après la signature du contrat. En effet, le
premier décembre, sous ils demandent au
groupe de remplacer Queen à l’émission Today,
les Pistols, en répétition, débarquent aux
studios de Thames TV, un peu saoûls, avec
leurs amis du Bromley Contingent. Bill
Grundy, le présentateur, commence l’interview
sur un ton un peu ironique puis fait des avances
à Siouxsie Sioux. La riposte est immédiate, les
insultes pleuvent et Grundy en redemande, tout
cela, en direct et à l’heure du thé!

V

Le lendemain, l’Angleterre, choquée, fait les
gros yeux. La guerre punk / establishment est
déclarée. Les journaux titres : “punks dehors!”,
“Le grand show de l’horreur punk” ou encore
“l’ordure et la furie” Bill Grundy est suspendu
d’antenne et le groupe, qui part pour l’”Anarchy
in the UK tour” avec Damned, Clash et
Heartbreakers ne fera que 3 concerts sur les
vingts prévus, car aucun organisateur ne veut
de punk dans sa salle.
1977:
En janvier de l’année suivante, interdits de
couverts en Angleterre, les Sex Pistols jouent
au Paradiso Club d’Amsterdam. Glen Matlock,
leur bassiste, en a assez de tout ce chahut. Le
truc ne le stimule plus et il cède finalement son
poste en février à un jeune banlieusard de dix
neufs ans qu’un journaliste de Best qualifiera de
“fou furieux absolument incapable de jouer” :
Sid Vicious. propulsé rock-star du jour au
lendemain, il ne s’en remettra pas.
Les Damned, Clash, Ramones continuent, eux,
à évoluer, et finalement, en 1977, tous le
monde est punk. Punk parce que “Anarchy in
the UK” est interdit partout, parce que les vieux
babas de Y es sont réac face à cette génération de
jeunes groupes, parce que des singles magiques
sortent de toutes parts, que Peter Gabriel quitte
Genesis et se coupe les cheveux, que Gérard
Holtz parle des damnés au journal de 20 heures
sur A2 et que Plastic bertrand danse le pogo
chez Drucker. Punk, parce que la jeunesse
s’emmerde et ne trouve rien de mieux que de
s’afficher avec des photos de Marx ou des croix
gammées sur des Tee-shirts pourris pour
montrer au système quelle laideur il a enfanté.
CBS finit alors par craquer et signe Clash qui
sort ”White Riot / 1977”, premier single, dont la
face A fait 1,58’. No Romance! Dans le même
temps, A&M signe les Pistols, puis les virent
une semaine après et le simple “God Save the
Queen / No Feeling” ne sort pas de l’usine.
Dave Goodman, leur ingénieur du son du
moment, qui a compris le truc, cré son propre
label, intitulé tout simplement The Label, et
produit le premier single de Eater, “Outside
View”. Les Damned, encore une fois, sont les
premiers punks anglais à sortir leur albun,
“Damned Damned Damned”, dont la pochette
est à contre-courant avec l’époque : pas de
monstres marins ou de paradis terrestres
dessinés sur le recto, simplement leurs quatre
faciès barbouillés de tarte à la crème!. A New
York, les Heartbreakers perdent Richard Hell
qui fondent Richard Hell and The Voidoids,
tandis que les Dead Boys baignent dans
1 hémoglobine à chacun de leur concert.
Le 100 Club fermé aux punks ? Never Mind,
voici que maintenant d’autres lieux ouvrent
grandes leurs portes à ces excités : le Vortex,
Roxy et Speakeasy seront les hauts lieux de la
punkitude londonienne de 77. Génération X,
The Jam, Vibrators, Wire, Adverts, X-Ray
Spex et bien d’autres encore se partageront les

GENERATION X

affiches. Au Roxy, un soir, un trio de jeunes
teigneux ouvre le bal et déclenche un pogo
inimaginable : The Police. Deux semaines plus
tard ils enregistrent leur premier single. “Fall
Out” qui fera un bide total, mais qui est
aujourd’hui, ironie du sort, un collector.
La “New Wave” bat son plein, les plus fortunés
peuvent s’offrir un single par semaine et chacun
peu se faire son look punk avec les vestons de
papa, les épingles à nourrice de maman, et un
peu d’imagination. The Clash sort son premier
LP, intitulé simplement “The Clash” et
enregistré en trois week-ends, les Dead Boys,
“Young Loud and Snotty”, enregistré lui en
deux jours et demi, et les Ramones “Leave
Home”, les Heartbreakers, quant à eux,
terminent les mix de ce qui sera “L.A.M.F.”
(“Like A Mother Fucker” censuré). Les
journaux et fanzines voient leurs colonnes
emplies de petites annonces toutes identiques les
unes aux autres : “cherche musiciens pour
monter sur scène”. Tout doit aller vite. Inutile de
répéter, deux accords un look ravageur et le tour
est joué. Certaines formations seront d’ailleurs
étiquetées “punk” sans l’être vraiment, et ce à
cause du look : Eddie & The Hot Rods, Talking
heads, Bijou...
T-Rex part en tournée avec les Damned et John
Cale avec Generation-X. Peu de temps après,
les Sex Pistols sont signés par Virgin, sortent
leur premier single, “God Save The Queen”,
qui sera cette fois-ci, distribué, et fêtent
l’évènement en donnant un concert sur la
Tamise le jour du Jubilée de la reine. Patrouilles
de police, abordage, arrestations primaires et
bagarres, les punks sont la proie de tous et les
photographes et journalistes ont du travail !
Un mois plus tard, même interdit de radio, de
télé et de concerts, les Sex Pistols sortent un
second single, “Pretty Vacant”, et s’en vont en
Suède et en Norvège où, là-bas au moins, ils
peuvent tourner, les Jam sortent “In the City”,
Slaughter & The Dogs “Cranked Up Really
high”, les Saints nous envoient “Stranded”

depuis l’Australie et Zermatti refait le festival de
Mont-de Marsan. Cette fois-ci, il sera
résolument punk : The Clash, Damned, Police,
Maniacs, Lou’s, Bijou et quelques autres.
Chrysalis signe Generation-X qui ont droit, à
leur tour, à leur single, “Your Génération”,
riposte au Who, et les Buzzcocks, après “Spiral
Scratch”, renchérissent avec “What do I Get ?”.

2nd ROCK FESTIVAL
MONT de MARSAN 5/6 AOUT

’WHITE RIOT’
45t CBS 5058
3Ocm CBS82000

Tout va vite, très vite voire trop vite. L’énergie
brute est consommée et tous les groupes, à part
Siouxsie et ses Banshees, se jettent dans les
bras des maisons de disques. Curieusement,
d’ailleurs, alors que les majors attendent les
petits punks au virage, l’establishment continue
à les censurer. No radio, no TV, no gigs. Les
Pistols finissent quand même par sortir leur
album “Never Mind The Bollocks” chez Virgin,
non sans mal, et se voit une fois de plus
censurés à cause du mot “Bollocks” (couilles)
sur la pochette, le cas du groupe est débattu à la
chambre des Lords qui n’ont vraiment rien
d’autre à foutre.

The Jam

L’année 78 arrive, et avec elle, des changements
radicaux pour une “nouvelle vague” qui vient
s’écraser lourdement sur une plage de
rock’n’roll qui, finalement, n’attend que la
suivante.
Hervé

Avant que chacun se lasse de ce mouvement,
beaucoup de groupes nous laissent une quantité
impressionante de singles : Motorhead, qui
avaient fait la première partie des Damned, nous
livre “Motorhead”, Clash “Remote Control /
London’s Buming”, Subway Sect “Don’t Split
It” Adverts “Gary Gilmoure’s Eyes”, Damned
“neat neat neat”, Heartbreakers “One Track
Mind”, X-Ray Spex “Oh Bondage ! up yours !
“et “Identity” et même des petits groupes tels
que Mean Streets avec “Bunch of Stiffs” auront
droit à leurs singles.
J’en oublie sûrement, en commençant par les
groupes français (Starshooter signé chez EM1 /
Pathé marconi) et les ricains (allez donc
retrouver les premiers singles des Ramones !).
Mais il faut dire que ce qui a eu heu en 77 est
encore difficile à imaginer aujourd’hui. Le
nombre de groupes et de disques sortis de
l’ombre en si peu de temps à été quelque chose
d’impressionant.

Fin novembre 77, les Pistols sortent le dernier
single de leur carrière : “Holidays in the Sun”, et
une fois encore se font taper dessus pour avoir
utilisé une pub d’agence de voyage pour la
pochette. Les Damned donnent un concert
d’adieu au Rainbow et se reforment une semaine
après, Clash jouent à Paris et les Ramones à
Londres, quant aux Pistols, leur tournée de
décembre s’intitule ironiquement “Sex Pistols
Will Play”.

>

R IGOll MO!VU S
"St tout ceci finit par m'être indifférent
reut-être disparaître dans le pli du néant^
d'avoir été ensemble, de n'être plus
•lue ce qui dans les larmes et dans l'eau se dilue.
Man se
qui
pas ai

jrne hiver où l'on assiste, figé, au pourrissement de toute chose. Passés les orageB, les
dernières tiédeurs, tout reste en suspens dans l'air gris, la caresse bleutée des nuits ;
le sommeil lourd comme jamais, se préparer sans hâte aux remontées de sève - renaissan­
ce des sols, de l'humus : puisque tout dort ici-bas, ne rien déranger, chuchoter, parler
calme et bas. La voix s'est faite grave et détachée, d'avoir trop vitupéré peut-être.
Tenter de s'élever enfin dans l'enseignement à soi-même des quatre Nobles Vérités :
"uukkha" - douleur, "Samudaya", "Nirodha" - apparition et cessation, et "Magga" - le
sentier .
Malgré les coups bas d'une époque hostile, les matins qui n'ont plus le même goQt,
Plus rien n'est émouvant.
Contempler, lucidement... Hausser les épaules, marmonner sur le karma.
’ ;
"Hegarde et voit passer ténèbres,
\ \ Regarde et voit passer ténèbres, ténèbres et lumières,
mauvais karma,
Au fond d'un verre la trace d'un doigt, f
Comme un visage qui te ressemble...
î;
Claque la porte et tremble...
Tremble, tremble..."
Enfin, ee battre avec les moulins à vent du quotidien, alors qu'on a lu des romans, fait V
des voyages immobiles.
.
5^,

Transi, je rentre aux premières lueurs du jour cotonneux. Le lit est défait, mais aucune
présence dans l'appartement. Elle est partie travailler, tout est Bilence, personne pour
partager le café.
J'ai achevé ma longue nuit par une errance dans certain cimetière, filtre de brefs arrêts
sur des tombes familières, j'ai remarqué que beaucoup de familles, méditerranéennes pour
la plupart, faisaient, détail qui ne m'avait jamais frappé, figurer une photo du défunt
sur sa sépùlture. Figé pour l'éternité, comme soi-même en un matin décalé : l'heure avan­
ce sans moi, je repousse l'instant redouté du coucher, grille une dernière gitane, et ap-prends, catastrophe, le départ de ce monde de Benoît Régent, grand acteur méconnu, empor-té par la grande loterie monstrueuse - rupture d'anévrisme - à 41 ans. Aucune chaîne, bien|
sûr, n'en parlera, ni ne songera à rediffuser , par exemple "J'entends plus la guitare" de
Philippe Carrel. Par contre, il y aura des jeux, de mauvaises histoires américaines.
La vulgarité ambiante...

Les mots bleus" : plus beaux que la vie.
Passe l'ombre fugace de l'improbable frimeur en costume blanc.
"Dans le square, les fleurs poétisent".

Tu te dirigea vers le fond de l'allée. A pas d'automate, lente scansion ^dans le jour morne tu sais déjà que tout ce-iqu'il y aura à voir, c'est le mal d'un corps qui demande grlce,
imbibé au plus profond des chairs de sea propres extases.
Tu recommences le même préparatif, lent déroulement de gestes cent fois rejetés : une mécani­
que autonome, la pensée n'a ici nulle place. Cela pourrait être Djakarta, Bénares, un soussol à baint-Ouen, glacial, Moscou, qu'importe même si des ombres se sont pendues aux murs.
Le dégoût te chope aux mâchoires - non pas l'insidieuBe nausée d'un Jour de fatigue, celui,
irréversible, qui tache de gouttes d'ombre la premier soleil venu.

sera abattu a son t^ur.
Après, qui sait, déjà le sang roule comme mercure sur leB trottoirs.

Triste fin d'année : Guy Debord a décidé d'en finir, de laisser ce monde où il est, pour ce
qu'il est.
Debord, les situationnistes... Il faudrait plus d'un article pour parler de lui, de tout ça.
Article auquel on s'attèlera bientôt, non sans avoir visionné auparavant la soirée spéciale
qu'y aura consacré Canal +.
Les situationnistes, dernier "mouvement" crédible depuis Dada... A moins que... Mais les
punks, en 76-77, n'étaient-ils pas du même sang ? Certes... et hélas...
Aujourd'hui, plus de révolte, plus d'insolence, plus rien.. .que le vide d'un hiver qui n'en
finit plus de finir, "du lit au fauteuil, et puis du lit au lit".
Passablement métastasé, le bel aujourd'hui ricanant : néons fluo, dégoût persistant.
A quelques exceptions près, tous les gens que j'admire sont morts - tels Guy Debord.
"Tout est désespérément perdu" nasille Manset, et Debord de confirmer, d'outre-tombe à
présent :
"Elle est devenue ingouvernable, cette "terre gâtée" où les nouvelles souffrances se déguisent
sous le nom des anciens plaisirs; et où les gens ont si peur. Ils tournent en rond dans la
nuit et ils sont consumés par le feu. Ils se réveillent éffarés, et ils cherchent en tâtonnant
la vie. Le bruit court que ceux qui l'expropriaient l'ont, pour comble, égarée. Voilà donc
une civilisation qui brûle, chavire et s'enfonce toute entière. Ah! le beau torpillage !"

Je me souviens... du premier disque que j'ai acheté s le "Never mind the bollocks" des Sex
Pistols. Rentré à la maison, je fus submergé d'un sentiment indéfinissable en l'écoutant s
cette violence, ces guitares appellent à l'émeute, c'était trop, j'étais à la foid attiré
et repoussé, at pas assez, car jamais cette rage ne voulait enfin exploser, ne voulait
enfin "foutre". Car c'était bien cela, cette violence dans le rock ne laisse jamais que
frustration, goût de mal-achevé. Les oreilles bourdonnant, mais on reste dans le vide entre
deux. Plus tard, J'allais comprendre que cette frustration ne trouvait enfin solution’que
dans l'orgasme, sauvagerie d'un instant où l'on explose entre deux cuisses, dans un jardin
généreux .
Steintes les oraisons, évanoui le choeur des pleureuses, je réécoute "In Utero" de Nirvana
sans relâche. Décalé dans le temps, ce qui est la pose ultime de mon improbable dandysme.
Et j'y retrouve les mêmes sensations, inconfortables, qu'en découvrant les Pistols à 15'ou
14 ans .
On pourrait bien découvrir dans un futur proche que ce disque, loin de n'être qû'une suite
-tourmentée, suicidaire, au "Never mind" multi-platine, est sans doute une des oeuvres maieu- res du rock, pour avoir su en concentrer aussi exactement l'essence.

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****'"..rT --*<»-*• <*' ..<_••-»■ *.^. . «î- ••■*'“'■.*'...% ■ —-w^< L'envie de me retrouver à vingt ans, la tête folle... De gueuler ivre-fiort des anathèmes aux
façades des commissariats, de balancer des pavéB dans les vitrines des bijouteries. Hhfin
vomir sur tout ce luxe interdit - parce qu'à force de ravaler, plus rien n'a. le goût d'avant
Il faudrait dire la rancoeur de participer malgré soi à un "système" qu'on voue quotidienne“ -ment aux gémonies
• -■
»
ÿ Trop malin pour nous, le système : même las gens de vingt ans que je connais (je ne connais
& peut-être pas les bons...) ne tentent rien, ne brûlent pour rieç. L'âge des passions ?...
Comment pourtant leur en vouloir ? Les Boules révoltes qu'on leur offre i "Tueurs nés" ou
"Pulp Fiction", la justification artistique de la débilité crasse, du meurtre aveugle.
Je ne peux que comprendre qu'ils s'en détournent, écoeurés.
■ Quand il faudra entrer "vraiment" dans la vie, peut-être prendre les armes... Même les têtes
molles de notre passé littéraire, les Camus, Sartre, Malraux, avaient leur guerre d'Espagne,
s? leur Union Soviétique i la vie leB confirmait pour un temps dans leur engagement politique
fi quel qu'il soit .

On n'a aujourd'hui peut-être pas encore mesuré danB quel désarroi nous laisse l'écroulement
* des idéologies de gauche. Plus rien ne vaut, désormais, que le chacun pour soi, le cocon.
Et moi, dans tout ça, j'en ai mal au cul de ma mauvaise conscience. Dérisoire ...

Ivre d'ennui, Je regarde passer l'une après l'autre les heurei
Si, autour de 4 heures du matin, la lecture de Cioran, Dostoii
fait, ne me reste plus qu'à m'inoculer le sommeil. La mort daJ
-ce le prix de l'éveil.
J'aurai quelque» heures durant imité le maintien des cadavres

DAVID
ACKLES
-EXHUMÉ’
Dav'O

AcuiÉS

ro rwc. COOKATAV
" AhEft'CA^

GofH-Ce "

^eftfe-Kc/KX/EA/

David Ackles est un des derniers tordus exhumés des tiroirs d'Elektra qui - schématiquement
entre 1966 et 7? - connut un âge d'or sans équivalent. Le label de Jac Holzman, régulière-ment renfloué par ses locomotives commerciales (principalement les Doors), se permettait
d'avoir en catalogue une pléiade d'artistes beaucoup moins vendeurs, et souvent bien plus
originaux. Ce qu'on appelle commodément des songwriters, fourre-tout commode où s'entassent
quantités d'illustres inconnus, inclassables, dont les disques mythiques croulent sous la
poussière et l'oubli.
Les séances de rattrapage se bousculent ces temps-ci « après la réédition intégrale des
chefs-d'oeuvre d'un Tim Buckley (à quand celle des premiers Ton Paxton ?), c'est le tour
de David Ackles .
Songwriter doué d'un étonnant talent de conteur d'histoires malsaines - la face trauma de
l'Amérique de l'époque, toutes ses aberrations délicatement narrées par la voix d'un gen-tleman farmer un brin cynique - pianiste élégant, amateur probable de Brel et Kurt Weill,
c'est à dire de fausse suavité, de dissonances et d'ironie, et parolier inspiré, incisif.
Réédités aujourd'hui, et comme sortis de nulle part (aucun renseignement biographique,
qu'est-il devenu ? nul ne sait), 3 de ses 4 albums. On ne parlera ici que de ceux qu'on a
réussi à dégotter, "Subway to the country" et "American gothic", respectivement second-et
troisième opus de sa courte carrière.
moins "écolo" que Tom Paxton, moins "diva" que Tim Buckley, moins strictement noir que Fred
Neil, Ackles se distingue par une manière bien à lui de cultiver les contrastes : ici une
ballade paisible pour les joies de l'amour simple ("Love's enough"), et l'instant d'après
survient la fracture, comme dans ce "midnight carousel" déroutant, mi-péché mi-rédemption,
ou ce "montana song" de 10 minutes, fausse épopée, retrouvailles truquées avec un passé en
friches, douloureux. Là, le chant se brise comme un miroir piqué, cordes et cuivres dans
la tourmente font parfois songer à de grandes oeuvres amères, telles le "War Requiem" de
Benjamin Britten.
Cela cit, "American gothic"est un disque difficile d'accès, tire la tronche au moindre pré-texte, et il faut bien être aussi maso que moi pour s'attacher à pareille porte de prison.
Le disque précédent, "Subvay to the country", est plus clair, encore que... Disons simple-ment qu'on évolue en terrain un peu moins marécageux, qu'on peut enfin sortir les grands
noms, trouver des repères. Pour situer, oui pense souvent au "Berlin" de Lou Reed, aux flux
et reflux océaniques, aux maladives déliquescences du "Paris 1919" de John Cale, à la faus-se candeur d'un Randy Newman en grande forme...
"Subway" est un disque faussement paisible, où les ballades s'ouvrent sur un immense écho
intérieur, d'une profondeur vertigineuse. Note maximale en passant à la production de
Russ Miller, aux arrangements formidablement inventifs de Fred Myrow et Bruce Botnick,
ainsi qu'à tous les musiciens présents.
"Woman river" ou "Out on the road", à titre d'exemple, brillent de fulgurances "berlinois
-ses", et que de tels chefs-d'oeuvre aient croupi dans l'anonymat quasi total est assez
révoltant. On est là très proche d'un "rock symphonique" idéal, dénué de toute balourdise :
fermez les yeux, le meilleur Procol Harum - celui de "Shine on brightly", "A salty dog" n'est pas loin .
Qu'est donc devenu David Ackles ? Bonne question, mais joker : aucune nouvelle silence
radio total depuis 20 ans. Comme Fred Neil, tiens donc ! Unjdes faits importants que ces
rééditions précieuses nous apprennent cependant 1 Randy Newman avait un faux-frère schizo-phrène . Bienvenue au club.

Composé de trois membre de l’ex-groupe
périgourdin Edelweiss, Suicide In Pink réside
aujourd’hui à Bordeaux, malgré ses attaches
périgourdines (il est vrai que Bordeaux est la grande
banlieue de Périgueux). C’est donc autour de ces trois
membres de bases, Stéphane alias Spoke (guitare chœurs), Stéphane alias Manor (chant - guitare) et
Alain alias Le Renard (claviers - chœurs) que
l’aventure commence fin 89. Avec un premier bassiste
et une boîte à rythme puis une première démo en
janvier 90, l’arrivée d’un premier batteur et une
deuxième démo en juin 90 , le groupe splite et renaît
avec les 3 de la formation de base en février 91. Là, le
groupe va se stabiliser avec l’arrivée de Laurent alias
Mac Luche à la batterie et Dominique alias Kranny à
la basse. Le style s’affirme et les concerts se suivent et
en mars 93 un CD 8 titres voit le jour avec l’aide de
Chloé Prod.
On retrouve au premier abord chez S.I.P. ce
romantisme noir qui avait tant caractérisé The Cure à
son apogée. Ils se définissent eux même dans un style
rock gore aux influences passant aussi bien par Iggy
Pop, Bowie, Bauhaus, Led Zep, Noir Désir, Tool et
Napalm Death. Les morceaux aux atmosphères tièdes
sont surtout très climatiques. Leurs derniers
enregistrements dénoncent une évolution bénéfique.

Bern

A l’écoute de la démo 4 titres “Outbreak” de ce
groupe parisien on est stupéfait par la qualité de
l’enregistrement. Le style est aussi très novateur par
un mélange de hard core, trash, métal solide et très
bien construit. La qualité de la technique
instrumentale, bien maîtrisée, se conjugue avec un son
à la fois incisif et subtil.
La voix est un compromis entre la déglutition rauque
façon Sepultura, Pantera ou Biohazard et des notes
plus mélodiques ponctuées de chœurs s’envolant vers
des altitudes plus élevées.
Apparue en avril 93, la formation actuelle se compose
de Elder (ex Witches) à la batterie de Silvère (ex
Necrosis) à la basse, de Tristan (ex-Ancalagon) à la
guitare solo et de David au chant. Ils aiment le métal
sous toutes ses formes et se qualifient de groupe
orienté “métal groove”. Depuis les revues spécialisées
“métal” aux fanzines underground, les critiques les
ont déjà encensés. Ils méritent d’être mis à la hauteur
de ces groupes américains qui tiennent aujourd’hui le
haut du pavé ; on pense particulièrement à Faith No
More. En tout cas ils ne manquent pas d’idée dans
leurs compositions où s’enchaînent les breaks
surprenants, les solos dissonants sur une rythmique
pêchue' On Jærçoit des réminiscences des

premiers Led Zep qui s’estompent vite pour nous
mener vers des climats plus actuels, tendant la perche
eux-même à des montées lyriques s’insinuant
doucement pour nous conduire directement vers le
nirvana (sans rapport avec le groupe). Après leur
passage sur scène à St Astier devant une centaine de
personne, l’impression reste bonne. L’emploi d’une
cassette DAT où la batterie est enregistrée n’enlève
pas l’impact qu’ils produisent sur scène mais aseptise
seulement le son global. Ils comptent d’ailleurs
continuer sans batteur sur scène car ils ont eu trop de
problème de ce côté là. Cela les poussent à une
interprétation sans fioritures de leurs titres bien carrés.
On a du mal a s’habituer à cette absence sur scène,
mais cela paraît ne les gêner en rien et ils dégagent
tout de même une force vitale qui nous la fait vite
oublier. En tout cas ils veulent tourner le plus possible,
le lendemain ils partaient à Pau pour jouer avec les
Burning Heads avant d’entamer prochainement une
tournée dans les pays d’Europe de l’Est,
(Tchécoslovaquie, Pologne, Autriche, Hongrie).
L’avenir semble être prometteur pour ce groupe. “La
cage est grande ouverte”.

1

Les Real Cool Killers (Clermont Ferrand) après un
changement de bassiste et guitariste semblent avoir
trouvé la stabilité.
Nous retrouvons Buck le chanteur (il s’occupe aussi
de la boutique “Spliff à Clermont), Philippe
“Popinou” le bassiste (ex-Pretty Boys, Scuba Driver
et Thompson Rollets de Périgueux), Christophe le
guitariste et Dom’s le batteur :
- Buck officie aussi parfois avec Industrial Disease
avec sa gloutte (instrument bizarre).
- Philippe “Popinou” joue aussi de temps en temps
avec Hustlers et Sorry Wrong Number (avec Tad
de Shit For Brains).
- Christophe Joue aussi avec Bad Grass (hardcore)
et Industrial Disease.
- On retrouve Dom’s chez les Inspectors avec J.P
l’ex-Real Cool Killers et Laurent (ex Waterguns et
frère de Hugy de Megastaff).
Trois albums à leur actif chez Spliff Records :
1 - “Black and Wild”
2 - “Hâte Yourselves”
3 - “Illusions” (produit par Ken Chambers)
Jean Jean les a Intervieuwé pour nous et pour son
émission Houla Hoop sur radio 103.

J.J : Philippe, comment se fait-il que tu aies atterri
avec Les Real Cool Killers ?
P : Ah ! ah ! ça tu sais, j’avais plus de groupe. En fait,
je connais ce grand garçon depuis quelques temps
(Buck)...
V

IV

J.J : Comment l’as-tu connu ?
P : Je l’ai connu, avec les Scuba Drivers quand on a
sorti un album sur Spliff et puis on se côtoie depuis
quelques années. Il cherchait un bassiste, je l’ai
appelé pour dire que ça m’intéressait et puis voilà...
Buck (par derrière) : Au début on cherchait un
grand bassiste, c’est pour ça que je pensais pas à lui et
puis on s’est rabattu sur lui. (Philippe serait-il si petit
?)•
P : Et puis comme j’en avais ras le cul aussi d’être à
Périgueux, ça commençait à me prendre le chou cette
ville. Ce qui fait que j’en ai profité pour aller ailleurs,
joindre l’utile à l’agréable. L’agréable c’est
beaucoup moins (!) hin ! hin ! hin !... Non ?
J.J : Donc quand tu es arrivé, les Real Cool ont
comme a dit Buck, beaucoup changé. Est-ce que tu
crois, toi, qu’il y a eu un changement de direction
dans la musique des Real Cool et dans la manière
d’aborder les choses ?
P : Dans la musique, oui, il y a eu du changement. De
toute façon, comme je l’ai déjà dit, à chaque fois
quand il y a des personnes qui intègrent un groupe,
ils changent forcément des trucs et vu qu’avant quand
les Real Cool composaient un morceau ; c’était Buck
qui arrivait et qui faisait son morceau ; maintenant
c’est tout le groupe qui le fait, maintenant, c’est - ta
gueule ! - On compose comme ça ! ce qui fait que ça
change tout et donc ça a changé de direction musicale
et c’est bien...

Au loin : Oui mais l’esprit est resté le même.
|
B : C’est comme dans le couscous si tu remplaces le I
mouton par du bœuf... ça n’a pas le même goût
comme quand tu remplaces des musiciens par I
d’autres.
1
I
Au loin : C’est comme quant tu remplaces la semoule
par des fayots, ça donne du cassoulet, c’est pas mal '
(rire hilare général).
J-J : Putain ! bien ! les conneries ; elle va être bien
mon interview.
JJ : Est-ce qu’il y a une évolution des structures en
France ?
B : Il y a une évolution, parce qu’il y a beaucoup plus
de structures subventionnées qu’avant, moins de petits
lieux, gérés par des assos, c’est beaucoup plus des
trucs aidés par l’état, café-concerts ou autres. C’est
bien parce-que ça permet de jouer. Je vois à Angers, il
y a une super salle qui s’est montée comme la Nef à
Angoulême. C’est des endroits où tu peux jouer dans
de bonnes conditions. Il y a des choses qui se font,
mais c’est pareil si le public suit pas tu as beau avoir
des structures, c’est pas évident d’y jouer dans ces
conditions. On a essayé d’en contacter mais on a pas
toujours eu de réponses favorables.

JJ : Mais les structures, à part les salles, il y a les
fanzines et autres. Tu constates quoi, depuis le temps
que tu joues ? Il y a plus de choses ou... ?
B : Je trouve qu’il y a des gens enthousiastes qui
perdent leur enthousiasme, qui sont remplacés par
d’autres qui sont enthousiastes à tout point de vue, que
ce soit au niveau groupes, fanzines, assos. A part celte
histoire de salles subventionnées depuis 86,
puisqu’avant il y avait moins d’aides pour le rock, à
part ça, il y a un renouvellement sans plus ni moins.
Au niveau de la fréquentation du public, je trouve que
les gens sont moins curieux, d’aller voir des choses
diverses. C’est le seul progrès que je vois.

J.J : Le fait de jouer avec Massilia Sound System par
exemple, en mélangeant les styles dans des soirées, tu
crois pas que ça peut vous faire découvrir par
rapport à d’autres gens ?
B : Non ! parce que les gens restent souvent bloqués.
Est-ce que c’est nous qui n’assurons pas suffisamment
pour intéresser les gens ou est-ce que c’est les gens qui
restent fractionnés dans leurs trucs ? Les expériences
qu’on a eu n’ont pas été très concluantes. Sur 4
premières parties qu’on a fait, c’est simple, il y a eu 2
Sheriff, 1 Wampas et 1 Massilia Sound System. Sur ces
4, il y en a eu une avec les Sheriff et celle avec les
Wampas à Tulles qui se sont bien passés, où les gens
ont été assez attentifs. Une autre fois avec les Sheriff ça
s’est pas bien passé ; il y avait personne, soit ils étaient
dehors, soit à 50 m de la scène. Avec les Massilia,
c’était un peu spécial parce qu’on a joué à Clermont
et il y avait tout notre fan-club qui était devant, tandis
que les gens qui étaient venus pour Massilia se
trouvaient quasiment au bar et, niveau public, il y a eu
peu de monde parce qu’en fait les gens qui aimaient
les Real Cool n’ont pas voulu venir parce qu’il y avait
Massilia qui jouait. Il y a eu que des inconditionnels
qui sont venus et plein qui ne sont pas venus parce que
dans le cadre d’un festival (Rock au Maximum 94), il
y avait d’autres soirées intéressantes et le public de
Massilia, je ne pense pas qu’il soit vraiment venu pour
les Real Cool Killers.

J.J : Philippe, est-ce que tu peux nous faire une
petite comparaison entre la France et l’étranger
puisque tu as tourné en Italie, en Suisse et ailleurs.
P : Par rapport à l’Italie, par exemple, c’est un peu
moins bien qu’ici mais en Suisse s’est vachement
mieux organisé et tu joues dans de bonnes conditions,
même au niveau des cachets et tu joues dans des salles
; presque pas de bars. En Belgique, je n’y suis allé
qu’une fois mais ça c’est vraiment bien passé. C’est
vrai qu’en France, depuis le temps que je joue, les
choses ne bougent pas. Dans certaines villes comme
Angers, il s’est passé des choses intéressantes au
niveau des salles. Les Thugs ont fait bouger un peu
tout ça, mais autrement au niveau du public, il y en a
de moins en moins.

J.J : Étant donné que vous avez fait votre album
avec Ken Chambers (Moving Targets, Bullet
Lavolta), peut-être en avez-vous discuté ? Est-ce
qu’il vous paraît plus facile de jouer aux USA ?
B : Plus facile, oui, dans un sens. C’est plus facile
surtout pour un groupe américain comme les Moving
Targets quand ils viennent en Europe. Quand tu vois
un groupe américain comme les Raunch Hands qui
vont arriver péniblement à tourner carré et qui font
50 dates en Espagne... Le fait d’être américain
t’ouvre pas mal de portes, ou anglais, alors que le
français tous le monde s’en branle. Sür place, ça doit
pas être évident non plus ; c’est sûr que les conditions
sont pas formidables en Angleterre non plus.
Double J

THE WAIT

Formé mi-89 avec un 1er 45 tours auto-produit en 90
et des tournées les amenant aux 4 coins de l’hexagone
en compagnie des Roadrunners, Fuzztones (USA) etc.
Avec à leur actif des titres sur la compilation CD
larsen n°3, la compilation CD Radio Bondages n°l, un
CD 2 titres, une K7 4 titres, un 45 tours 2 titres, en 94
l’album CD “15 lies” The Wait ne restent pas les bras
croisés et enchaînent les tournées et préparent un
deuxième album ainsi qu’un split CD avec Portobello
Bones et Backsliders.
Une pêche d’enfer pour nos “Wait” qui sur des
tempos à 100 à l’heure assènent des morceaux hyper
mélodiques, linéaires et efficaces. Dom (basse-voix),
Manu (drums-voix), Fredo (guitare-voix) et Olivier
(guitare-voix) sont en parfaite osmose et conjuguent
leurs talents pour nous offrir le meilleur du genre, non
sans rappeler certains combos australiens des plus
musclés. C’est peut-être pour cela que Kent Steedman
(Celibate Riffles) est le producteur de l’album en
compagnie de Minô “good religion” Desmones. Le
son ultra clair sur une rythmique rude et soutenue ne
défaille jamais et tout s’enchaîne d’un morceau à
l’autre sans nous laisser le temps de dire “ouf” et
d en redemander encore. Ils reprennent un morceau
de ce fou de Syd Barret “Lucifer Sam” ainsi que le
See No Evil’ de Télévision et traitent ces deux
reprises en y ajoutant leur alchimie. Une fois que la
machine The Wait est lancée, il semble que l’on ne
puisse plus 1 arrêter... et il y a urgence à écouter leurs
punk songs (Punk pour dévastatrice et songs pour
mélodie).

Un rock'n'roll puissant à mi-chemin entre les
70's et un son actuel plus incisif, proche'd'un
certain rock australien brillant et enluminé. Il
fallait donc - rattacher à un style, ces
perpignanais, à l'écoute de leur démo 3 titres.
En tout cas, le chant bien en avant grave et
assuré, emprunte des voies (et des voix)
rappelant par instant ce bon vieil iguane ou un
classique Hoodoo Gurues Les compositions
respirent bien, avec un bon gros son. Leur nom
"Sex God Missy" viendrait d'un des morceaux du
groupe Tad (US) qui serait une de leurs
principales influences (Mignon sexe de Dieu).
Là où on ne comprend pas trop c'est quand dans
la presse on les assimile au mouvement grunge,

hardcore, speedmetal ou qu'on les positionne à
mi-chemin entre les Dead Kennedys et Nirvana
Ah! peut-être faut-il les voir sur scène, mais
la démo est loin de ces comparaisons et sonne
australien ou se rapproche plus d'un Dirty
Hands ou de Chamelon’s Day. En tous cas, les
photos de scène qu'ils nous livrent laissent
penser que leurs concerts ont l'air
terriblement sauvage et efficace. Il faudra donc
vite les juger en nature (si l'on peut dire) sur
les planches.

Contact : Joël Peltier
Tél. 68 34 51 12

Bern

Ce groupe vendéen de la Roche sur Yon pratique
un hardcore métal bruyant influencé US. Le nom
du groupe inquiète un peu mais pourtant ils ne
sé prennent pas pour autant pour des prophètes
et cultivent la dérision. A glisser parmi les
fortes têtes de ce courant dévastateurs d'outre­
atlantique, ils ont pour l'instant conquis la
Vendée à leurs messes païennes faites de sueurs,
de bruits et d'énergie. Après avoir fait quelques
concerts marquant avec Thee Hynotics, N.T.M.
Treponem Pal, ou Hugh Cornwell (Stranglers),

ils pondent.un CD 4 titres autoproduit au titre
stupidement dérisoire de "Pied de poule".
Rolling, Helmet, Primus font partie de leurs
influences mais ils savent se faire plus calme et
différent. Paroles du couplet récitées en un
rapcore actif dérivant en gargouillis vocaux
enchaînent sur un refrain leit-motive, basse
slapée, guitare bruyante distordue, batterie
percutive = cocktail sans prétention mais
simplement le reflet d'eux-même.
Un enregistrement démo live nous montre leur
côté plus speedé-psychotique-épileptique
dérangeant les sens brutalement avec un chant
schizo obsessionnel. On retrouve là toutes les
dérives de la folie qu'ils engendrent et drainent.
En opposition avec l'enregistrement studio
aseptisé où ils emploient même un sitar.
Contact : Jésus et Moïse
c/o Fuzz'Yon
Tél. 51 62 33 13
Fax. 51 05 00 39
Bern

"September Calls" est le titre du CD tous frais
de ces 7 angevins. Angers semble regorger de
groupes rock de qualité et les GKS en font
partie.
Les huit titres produits par In The City (une
division de Black et Noir Records) et mis en son
par lain Burgess envoient la dose d'un rock
soupoudré de rythm'n'blues, pub-rock et garage

J'ai dans les mains le pré-mix du nouvel album
"Waiting for glory" des Aficionados. Le mixage
sera assuré par Marc Minelli et l'album devrait

punk ricain graisseux. Parmi les sept
musiciens dont certains ex Happy Drivers,
Lucky Panthers, Blue Valentines et autre
Creep'n Smile, on retrouve une section cuivre,
ce qui est devenu assez rare de nos jours pour
un combo rock. A l'écoute, on peut les situer
grâce à diverses comparaisons. Côté français,
des City Kids à Little Bob Story, côté ricain de
Southside Johnny au New
Bomb Turks,
côté australien, un penchant pour les Saints
qu'ils paraissent idolâtrer (tiens, j'oubliais le
Spencer Davis Group des 60's ou même Eric
Burdon and War et les Blues Brother).
En tout cas la voix de crooner chaude et éraillée
du chanteur se pose bien sur les guitares
saturées et les riffs de cuivres bien envoyés.
Côté compos, l'inspiration est assez classique,
de la chanson d'amour jusqu'aux côté indien
"Apacheria" toutes apolitiques, laissant place
aux sentiments instinctifs. Ce qui relie ces 7
musiciens semble être l'amour du rock'n'roll.
Les expériences diverses de chacun d'eux
s'assemblent pour se noyer dans un "tout"
homogène. Tous s'y retrouvent. Ces vieux loups
du rock sont avant tout un groupe de scène
grâce à la forte personnalité du chanteur et un
impact pur d'énergie sonore dans un genre qui
semblait voué à disparaître mais qui se
renouvelle en se combinant à des influences
plus actuelles. En tout cas, ils se donnent à fond,
dégivrent les routes et font fondre les glaçons !
Il était temps qu'ils trouvent un label...

Bern

sortir courant mars. Écoutons donc ces
toulousains, un peu en avant première :
• "Coupeau Song" une chanson nerveuse à la
mélodie qui se retient à coup sûr. Un rock
populaire à la facture classique, rapide et bien
envoyé. Petit solo, clair et net, juste la dose et
c'est reparti.
• "What a situation" aux breaks bien placés et
une voix juste en avant, grave, mélodieuse,
proche d'un Eric Burdon speedé. Toujours bien
rock dans l'esprit, mélangé à un petit côté
rythm'n'blues sauvage, dévalant dans un rock
façon US pour finir en une chevauchée haletante
dans les paysages australiens.
• "Todo se mueve" en espagnol dans le texte
rappelle l'attachement au sud, toujours sur un
rythme rapide et efficace. Court et discret.
• "Call my name" galopant sur un tempo de
cheval fou. Bien foutu, sans prétention de vrais
aficionados d'un rock tranchant à souhait, à
faire marquer par votre toubib sur une
prochaine ordonnance et à commander à votre
épicier du coin ... dès que le CD sera sorti.
Bern

EXPLOSIVE
COOLIES

Ce groupe angevin a fait une apparition remarquée
sur la compilation “Enragez-vous !” du label Black et
Noir (Angers) avec le titre “Marna Droga”. Le
chanteur est un ex-Seconde Chambre qui a sorti un
CD posthume. Voilà qu’ils nous reviennent avec un
CD 4 titres toujours chez Black&Noir mixé par
Christophe Sourice (batteur des Thugs) et Pascal
Ianigro. Quatre titres, donc, d’un rock émotionnel à la
fois poétique et touchant les sens.
“L’homme au sécateur”, les textes en français
désabusés expriment un quotidien sur un rythme
obsédant mais efficace où les séquences plus speedées
et nostalgiques s’enchaînent. On pense à Marie et les
garçons de 77 pour la guitare aux riffs cisaillés.
“Galaxy of Horror” langoureux morceau aux climats
velvetiens où la voix au ton féminin s’évade pour
reprendre sa douce melopée déraillant vers des
passages angoissés à souhait et vers un final
apocalyptique. “Happy Hour” retour aux textes
français romantiques dans une chanson pop où la
guitare surgit gonflée pour ponctuer la voix et se
calme sur un passage aérien aux réminiscences
orientales psychédéliques,. Mais tout dérape et
s’enchaîne sur “Surf on Tsumani” qui prolonge cet
atmosphère feutrée et fait monter la tension grâce à sa
guitare crispée. Le rock sort des ornières et s’oriente
sur des sentiers sinueux à l’assaut des portes de la
perception entrebâillées par “Explosive Coolies”. Le
CD va être dans les bacs très bientôt quand le
distributeur (Musidisc) aura apposé l’autocollant du
nom du groupe sur la pochette car il n’y figurait pas
et cela posait problème.

DEADLY TOYS

1

Bern

JH—__ __

Avec pour ambition secrète d'envahir l'univers
et comme premier objectif : la terre, les Deadly
Toys viennent de sortir leur album CD 13 titres
"Web of lies" chez larsen Records (distrib
Média 7). Rock bien carré, mélodique,
l'ensemble de l'album dégage un charme qui ne
laisse pas de marbre. Deux reprises dont le
fameux "I don't wanna know" (Hüsker Dü) et
"Ugly girl lover" (Flop) laissent place à des
compos à mi-chemin entre un côté pop rock
façon Roadrunners et un côté explosif. Lorgnant
vers des combos australiens comme les Saints.
Quelques relents garage s'intégrent aussi mais
avec un bon son nerveux, des sons fuzzs qui ne

sonnent pas crades mais nets et irradiants. Les
mélodies sont prenantes et nos 5 Deadly Toys
s'engouffrent à pas de géant dan le peloton de
tête des groupe français de grande qualité. Dans
la bonne lignée d'un Kid Pharaon, des Thugs ou
autres Maniacs, sans vouloir faire dans
l'innovation à tout prix, il jouent sur nos
cordes sensibles et visitent nos têtes qui en
redemandent. Les dessins colorés de Pic
illustrent cet album puissant qui fleure bon au
milieu d'une production française qui peut-être
finira un jour par comprendre qu'il existe, ici,
du très bon, à soutenir avec passion.

Bern

35

MEGAZINE : Quand aa-tu commencé
A tatouer, et depula combien de
tempe toi et ton collègue exercezvous à Poitiers?
SHOVEL : Cela lait pratiquement 4 ans que
je tatoue et depuis le mois de mai on bosse,
mon pote 'canard' et mol en boutique officielle
et ça n'arrête pas de tourner.

M : Cela t'aa pria comment, tout petit
, et comment t'es-tu formé ?
S : Non, c'est que je traîne dans le milieu
biker depuis un bout de temps. J'ai
commencé par le dessin puis un cursus
scolaire long en dessin et c'est aussi un peu
mes potes qui m’ont poussé à tatouer car à
l'époque où je me suis intéressé à la moto le
tatouage en était à un niveau où le dessin ce
n'était pas ça. Et je me suis dit, 'moi
dessinant bien, pourquoi pas I*. Je ne lais
pas que tatouer, je touche à tout dans le
dessin car j'ai lait l'ESAG de Roubaix BT, BTS
et aussi un diplôme du Ministère de la Culture
à Angoulême. Indépendamment des expos,
du dessin-animé, de la pub ainsi que de la BD.

M : Quels sont les motifs les plus
demandés ?
S : Le plus souvent ce sont des motils
indiens et ce qui se rapporte à la Hariey, qui à
mon sens est antinomique car la Hariey c'est
le triomphe de la société de consommation
américaine et cette société à détruit les
indiens. En ce moment, il y a un amour des
racines, un retour aux sources chez les gens
qui les (aient revenir vers le Celtic, le Tribal,
l'ornementation etc...
M : Et toi que prétères-tu tatouer ?
S : J'aime beaucoup l’animalier et le
personnage car j'ai une préférence pour le
réalisme, surtout dessiner des lemmes. En
lait j'aime surtout faire tout ce qui est de
l'ordre du vivant Je prélère le noir et blanc
que la couleur parce que je trouve que le N &
B à une relation avec la source du tatouage
car à l'époque il n'y avait pas de couleur.
M : Faie-tu beaucoup de
recouvrement ?
S : Ouais, beaucoup ! j'aime bien les taire car
pour moi c'est un challenge, car la grande
satislaction du tatoueur c'est de voir le
visage de la personne quand tu lui montre
dans le miroir ce que tu as lait.

M : Quelles sont les personnes qui
viennent se taire tatouer ?
S : Maintenant, nous avons tous les milieux
sociaux et culturels. Il y a eu 3 temps dans le
tatouage je crois, le 1er c'était une clientèle
marginale car la profession l'était en ellemême La 2ème dans les années SO c'était la
clientèle "J'ai envie de me marginaliser, de me
taire un fnsson'. Et maintenant les gens ont
compris que c'était pour se taire plaisir
comme s'ottnr un bijoux I

M : Que penses-tu de l’engouement
assez récent envers le tatouage ?
S : Je pense que beaucoup de gens avaient
envie d'un tattoo depuis longtemps mais il y
avait un problème, c'est que beaucoup ont
besoin de l'assentiment des autres pour
tranchir le pas. Bon maintenant la société
accepte que le tattoo soit montré donc ils
franchissent le pas.
M : Et des tattoos temporaires ?
S : Moi je crois que c'est une bonne chose. Il
y a beaucoup de gens qui hésitent par le
phénomène du définitif et le temporaire leur
permet de s’habituer à porter un tattoo sur la
peau, de choisir l'endroit, de le faire accepter
et de voir la réaction de leur entourage C'est
une sécurité supplémentaire, cela permet aux
jeunes qui n'ont soit pas l'occasion ou l'ège,
d'avoir un engouement et de le (aire proliférer
autour d'eux. C'est une aide et une pub
indirecte pour le vrai tatouage.
M : Que penses-tu des tatoueurs qui
ne savent pas dessiner A la base, et
des égratigneurs ?
S : Ce qui est scandaleux, c'est que tu sois
tatoueur, que tu ne dessines pas et que tu ne
fasses aucun effort pour. C'est dangereux si
tu n'es pas un bon technicien, si tu es un bon
technicien le calque ne bouge pas et tu fais
une belle pièce. Si tu n'es pas bon
dessinateur il faut être bon technicien, si tu
n'es n'y l'un ni l'autre il vaut mieux faire de la
couture car là tu deviens égratigneur. Le
client ne doit pas aller chez un tatoueur
comme il va chez l'épicier, il faut faire un
choix et ne pas se précipiter.

M : Faie-tu les conventions et
tournes-tu sur les concentres ?
S : Ouais, je fais les concentres, le Free
Wheels en 1993 Mais je n'ai pas le temps
pour les conventions.
M : Plus technique, quels matériels
utilises-tu et quelles encres ?
S : J'utilise des dermographes soit anglais
soit américain, les couleurs anglaises ou
ricaines, les aiguilles sont anglaises parce
que plus fines. Sinon au niveau hygiène j'ai
des ultrasons etc... tout est à usage unique
M : Pas mal de gens flippent du
tattoo A cause du sida, qu'en
penses-tu ?
S : Alors là il faut être clair, la seule maladie
que tu peux choper par le tattoo c'est
l'hépatite B
SI VOUS PASSEZ PAR POITIERS
N'HESITEZ PAS A Y ALLER I

A savoir Shovel va paraître dans 'FLUIDE
GLACIAL'.
Carole ; Arnaud.

FIREBIRD
GIBSON
Zi e Z Z o

REVERSE THUNDERBIRD IV

tou jou rs présent pour magazine

A

I

REVERSE

FIREBIRD

Dnns ce numéro,je vais un peu vous parler d'une guitare que je connais
bien pour en avoir possédé une.Ce modèle c'est la Gibson firebird;
traduction "oiseau de feu".
Elle possède d'ailleurs ce logo dessiné sur sa plaque de décor.
La firebird fut commercialisé de 1963 a 65 pour les modèles originaux.
Attention une vrai firebird possède une tete renversée.Les non.reverse
étaient plutôt destinés a piquer les clients des formes fender "voir
photo".Ted mac carty, president de gibson des années 60 , se posant des
questions sur les ventes des explorer et flying V.fit venir Ray
dietrich,designer auto de Détroit, pour l'épauler dans la création
d’une guitare destinée a remplacer les futuristes guitares déjà cités.
La firebird s’inspirai
un peu du look de l'explorer et, aussi d'une
tete origina1e.mais sa principale nouveautée, était son manche
conducteur dont les deux cotés venaient se coller sur le prolongement
du manche ou se trouvait le cordier.ee qui au niveau du sustain est
très bon.Sur la suggestion de dietrich on l'appella firebird .
Il y eu des firebird 1 à 7 corespondant à des modèles 1 micro à 3
i
micros avec vibrato bigsby.
Les micros de cette gratte, à la finition très partieu 1ière,"voir
pZio t o" a j ou 11 a i t un plus unique dans le son.jjes mécaniques issues
de banjo gibson complétaient le look original de cet instrument.
Pas si original que ça quani on sait que la forme du corps est piqué à
mosrite et la tete à fender, dont ted mac carty disait :"nous devont
tous beaucoup a fender ", Les firebirds ce sont bien vendus au début
le modèle de base coûtant 189$ de 1963 environ 1200 francs. Maintenant
une firebird originale coûte environ 15000 a 20000 FR les modèles
issues coûtent 8500 balles. Mais, jouer la dessus enfonce beaucoup
d'autres guitares.Un truc énorme â rajouter, il existe un modèle bass
reprenant la même forme que la firebird et nommé thunderbird "oiseau
du tonnerre"cette bass a un son tellement puissant qu'elle mériterait
un article à elle toute seule; super bonne avec hard, hard core et
autres musiques "voir photo"

V

FRANCK
fait sur AMIGA avec quickwrite

ps, dans un prochain truc Je vais vous parler de 1 'AMIGA et de
les bandits qui sont branchés la dessus.

A pair of Firebird headalocka wilh banjo pega and sculpted lodgea M>. 1963;
riiht. 1065). Noie thaï both the ahapea and tho arrangcmenle of lhe pega are
revpriicd.

tous

Z,4
Wbju

untiutg

DANIEL
DA RC

Voue aimez les enfants ?
- Oui, répondit Kirilov...
- Par conséquent, vous aimez aussi la vie ?
- Oui, j'aime la vie ; pourquoi ?
- Mais vous êtes décidé à vous brûler la cervelle.
- Eh bien ? quel rapport y a-t-il ? La vie est une chose,
la mort en est une autre. La vie existe, et la mort
n' existe pas ."
(Dostoïevski, "Les Possédés".)
Aujourd'hui sort enfin le nouvel album de Daniel Darc, 7 an® après "Sous influence divine"
- mettons entre parenthèses le demi-LP partagé avec Bill Pritchard en 88.
"Nijinsky" n'est pas à vrai dire un concept album, mais un disque hanté , habité par l'ora-bre du danseur ! trajectoire en forme de chute, précarité, solitude et folie latente sont
les thèmes récurrents de 10 chansons impeccables, fières, dénuées, là est l'exploit, de
tout misérabilisme, de toute auto-indulgence.
JJ 'est-ce pas à lui-même probablement que Darc s'adresse en écrivant "As-tu jamais voulu .
t'en sortir dis-moi / Moi je ne le crois pas / Alors ne te plains pas / Si tu es seul au­
jourd'hui" ! Ceci pour clore le bec à tous ceux qui radotent depuis l'aventure Taxi Girl
qu'il ne sait que cultiver l'art de la pose, 1'auto-destruction...
Bien sûr, on ne se refait pas un personnage vierge comme ça, et planent sur le disque les
ombres moroses d'amis, de frères disparus. Ainsi le parcours s'achève par "Le feu follet",
élégie superbe à un disparu : "oi je suis votre ami / Aimez-moi comme je suis./ D'ailleurs
je ne suis pas beaucoup / Et je crois que je m'en fous / ... / Ma vie elle ne va pas assez
vite / Alors je l'accélère / Je la redresse". Probablement le plus beau moment du disque,
et pas seulement parce que j'ai, brièvement mais de près, connu Maxwell à qui cette chan-son est dédiée. V2 sur mes souvenirs...
Mais dans tout ça, qu'entend-on dans 'Nijinsky' ? Du rock'n'roll, ma chère. Des mélodies
souples, valses de travers, des guitares au superlatif , une production sobre, proche d'un
idéal d'élégance : écoutez "Toujours l'hiver", cet équilibre parfait entre la distorsion
des guitares et le style, l'ampleur du piano... Une chanson parmi d'autres qui vous rempli-rait presque une vie ! Il faudrait aussi citer l'harmonica de Mickey Blow, et mille autres
choses, maiB stop !
rlnfin la plus belle phrase du disque, celle que j'aimerais voir écrite partout, celle que
j'aimerais avoir moi même écrite, pour mieux la jeter à certain visage : "Mon coeur se
brise souvent / Mais se répare très vite"... Ouais, ouais, so long baby...

- Ritchy arrête le Stick (son fanzine). Il se
lance à fond par ailleurs dans l'art du tattoo
et continuera à faire des dessins pour Megazine
avec son pote Morgan et viendra nous voir de
temps en temps.

- L'Officiel 95 (8ème édition), le guide an­
nuaire de toutes les musiques actuelles (rock,
jazz etc.) est disponible contre 240 F. et
pour 20 F. de plus la "Carte à Jouer" des sal­
les de concert (format carte routière).
Chèque à l'ordre de l'iRMA - à IRMA-distrib,
21 bis rue de Paradis 75010 Paris.

- Lola de. radio Orion R.L.C 87.6 MHZ (Maurens)
nous informe qu'elle fait maintenant seule
son émission New's Rock et qu'elle a lieu le
lundi de 21h. à Oh., soit une heure de plus.
Envoyez lui vos démos ou autres à Orion RLC
(Lola) - Le Petit Meynot 24140 Maurens.
Tel: 53.24.02.61
- RACHID et les RATONS, groupe de Montpellier
dont nous avions causé dans le précédent numé­
ro ne sont pas 7 ratons, beurs comme nous avions
dit, mais seulement (maintenant) 4 avec Rachid
plus un limougeaud, un carcassonais et un dijonais d'origine dont un est même blond aux yeux
bleus. Vous voyez on rectifie toujours nos er­
reurs dans Megazine. Contact:
tel: 67.45.27.29
- Cécile de l'asso Backstage fait
des T-shirts avec motif imprimé et
personnalisé, dont de superbes des­
sins de Ritchy (de Megazine). 50F.
l'un et prix réduits à partir de
10. Présentez lui "votre style".
Asso Backstage "Milhac" 47290
Cancon. Tel: 53.01.71.63 (Cécile).
- RROSE SELAVY, est un atelier d'
extrapolations de Rennes où une
vingtaine d'ouvriers (musiciens,
graphistes, ingénieurs du son...)
ont élaboré un CD compilation avec
des formations minimalistes, mé­
langeant électronique, rock, lyris­
me et recherches sonores. Ils ont
donné le coup d'envoi des Transmu­
sicales de Rennes et sorti le CD
du groupe VEIN. Le label propose
aussi une souscription pour VENUS
DE RIDE, COMPLOT BRONSWICK, FLO­
RIAN, EMMA et TORII KAMI. 100F.
par CD à l'ordre de Rrose Selavy
BP 521 35006 Rennes. Tel: 99.59.
75.82.

- La Gazette des Gazelles a sorti son dernier
numéro de décembre, n°27 et c’est bien le der­
nier ce coup-ci. Bye, bye les gazelles et
bienvenu à PIM POI (feuille-info) dés février.
On peut toujours leur envoyer des infos à Ga­
zette des Gazelles 21 av. J. Jaurès Ô34OO
Chamalières Tel: 73.93.55,21
- Tôt's a fait une apparition fracassante au
Solaris en ouverture du concert Noël pour Tous.
Seul à la guitare, il a improvisé des paroles
d'abord tranquilles puis un peu plus énervées
et a finit par crier la haine qui le tenaillait
et qui sortait du coeur ; personne s'en est
plaint. Il fallait le dire.

— Deux nouveautés chez Weird Records: GARLIC FROG
DIET, CD "12 Killer Disco Tunes" (90F.) et encore
ABDOMENS "Rotten to the Core" CD 4 titres (Hardcore Indus, 50F.) - Prix port comppris. Weird Re­
cords 185 Faubourg du Pont Neuf 86000 Poitiers

- P'tit Louis est passé de l'autre côté d'un comp
toir, lui qu'on a tellement vu suspendu au zinc
(voir Megazine n°l "L'irrésistible appel"). On
pourra donc goûter à ces potins en direct...ça se
passe comme ça à "ça Tartoon" (St Astier).

- On ne parlera pas de Carole dans ce numéro, vu
qu'on en a déjà beaucoup parlé dans les autres.
Trop tard! On vient d'en parler...

- SINGE DE DIEU c'est un nouveau groupe parisien
avec Patrick ex-OBERKAMPF, Michel ex-SQUEALER,
Fred ex-PHOBIMANIACS et Lauduique ex-TROISIEME
HOMME. Ils offrent le tee-shirt du groupe avec
leur CD de 8 titres enragés. Vendu 100 F.
c/o Philipe Triché 16.1.60.84.12.36
Management: 16.1.49.37.77.36

- LUNGFISH est un groupe toulousain dont le CD 5
titres "Kinshipnesshood" sort sur le label Madri­
gal Records. Entre Folk, Rock trashy et Pop, ils
ne veulent pas d'étiquettes. Tiens, ils me font
parfois penser au GUN CLUB pour la voix se rap­
prochant par moment de celle de J'
Lee Pierce.
On ne va pas tarder à les voir en chair et.en os.
Madrigal Records: Tel: 61.75.06.94
LUNGFISH TEL: 62.26.65.39 -Fax: 61.12.45.81
- Retrouvez SQUAWK IT UP!,GARLIC FROG DIET etc.
dans Goorgh ... voir annonce.........
- Franck de Megazine cherche un local sur Périgueux
pour atelier réparation matos, ampli etc.
Tel: 53.53.94.66
- Mais qui est cet individu se mettant à poil lors
de la soirée mouvementée du vernissage des peintu­
res de Serge Lachaise à l'Espace Henri Miller rue
de la selle à Périgueux, puis en vampire lors de
la soirée déguisée à l'Aqua Viva mordant les faux
tétons de Rémi de DRIVE BLIND et prenant le micro
avec ZELUTAH pour faire du rap yaourght (dur de 1'
enlever de la scène) et encore criant "à poil" lors
des concerts FISHERMAN, HELIOGABALE. Nous taierons
son nom, cela pourrait nuire à sa future carrière
politique...

- LOFOFORA groupe Groove Metal/Fusion en français,
ayant obtenu le Fair pour 93/94 et ayant déjà en­
registré un mini CD 5 titres ( M.S.I), viennent
de sortir leur nouvel album fait à l'Usine de Ge­
nève . ONEYED JACK eux tournent beaucoup avec leur
mini CD 6 titres "Brain Terrorism"(M.S.I) sous le
bras et font dans la fusion Hardcore/Rap.
c/o: Sriracha Sauce Tel:16.1.44.85.00.67
Hôpital Ephémère/ 2rue Carpeaux 75018 Paris

- Le Rude (Radical Ubuesque Distributeur Eclaté)
est une feuille Info format A2 et pliée en 16,
pleine d'infos sur les graphistes, artistes plas­
ticiens, international, bruit rock, textuel, zines,
vidéos etc. et la RIDE est sortie le jour de noël
94 (Really International Distributeur Eclaté).
C'est l'écaillé de l'underground et c'est plein...
plein d'infos art.zinostitisque avec ces complices
Le Rotringo et Mickey L'ange qui produit une série
de cartes postales "Ready Made" collection (présen­
ce du triscèle...). C/o Eric Heilmann BP 1337
59015 Lille Cedex.

-LES REVENGERS de Bagnols s/Cèze font du vrai
rock'n roll en français et ils assurent bien
après 4 années d'existence.
C/o Walter 66.79.97.23
- JUNGLE CALL est l'émission de Mousse, Max Well
(scène de rock en France), Mr Groove et Franpou
sur Vallée FM à Torcy (Seine et Marne) et en tê­
te de la play-list ceux dont on parle partout
aujourd'hui (Rock'n folk, Best, Modes et travaux
etc. et dont on a parlé aussi dans Megazine...
Burning Heads, MUSH, Drive Blind et d'autres
dont on parle... comme quoi on a les même goûts.
- AMNESTY INTERNATIONAL des DROGUES soutient 1'
usager, le producteur et le distributeur de
produits psychotropes se trouvant en prison. Il
est composé d'Asud (Auto-Support des usagers et
ex-usagers de drogues) et du CIRC (Collectif d'
info et de recherche cannabique) pour la Fran­
ce et de 21 sections dans toute l'Europe.
Drug Peace Institute, PO Box 15563, NL 1001 NB
Amsterdam -tel ou fax 1931206915950
CIRC 118-130 av J. Jaurès 75169 Paris Cedex 19
Tel:16,1.42380483 Fax: 16.1.42380299 +3615 CIRC
(2,19F/mn); CIRC Aquitaine BP 78 33037 Bordeaux
Cedex - Tel:56.31.33.94

"Horror Muséum" chez Abatrash, une production Bou­
cherie aux éditions Charcuterie. C'est du Hardcore
trash Gore radical, mais attention à la voix du
chanteur. Incroyable, c'est une chanteuse, d ail­
leurs, il y a 2 filles dans le groupe.
c/o Abatrash tel: 44.52.94.15
- Les pépés de Some Product fêtent leur 100 ans . . .
AH! non 10 ans, on s'a trompé. En tout cas la mairie
de Périgueux les a racheté car ils ont droit à une
page sur le bulletin municipal (bientôt le bulletin
paroissial). Dire que moi et ma copine avions ache­
té les 2 premières cartes de membre de l'asso, avant
il ne devait pas y avoir de membres. En tous cas
ils s'activent dans tous les sens... Bravo....

- Megastaff a fait jouer une vingtaine de groupes
sur un an tandis que Some Product en aurait fait
jouer une quarantaine sur 10 ans. Là! Je comprends
Plus les chiffres... d'où viennent les sources...
du bulletin municipal... Ah! Il faut en rajouter
une centaine.

- Après Never Get Older voici Never Get Plugged
"la nouvelle compilation CD en acoustique avec
EXPLOSIVE COOLIES, SKIPPIES, SEVEN HATE, DRIVE
BLIND, MARY'S CHILD, GARLIC FROG DIET, D.I.T,
DOG SHOP, BURNING HEADS, THE SLEEPERS, GREEDY
GUTS etc. (17 groupes et 19 titres) chez TO­
TAL Heaven le label de Saintes pour 100F. port
compris et aussi 3 nouveaux 45 tours .celui de
DOG SHOP (3 titres 25F PC), celui de TV KILLERS
(8 titres 100£ Punk- 25F PC), et "A tribute to
Vivaldi: The Four Seasonns" avec DOG SHOP, DIT,
SEVEN HATE et THE SLEEPERS (25F PC). Par corres­
pondance à Total Heaven 19 rue St Michel 17100
Saintes Tel: 46.93.08.17 Fax: 46.74.12.00
( attention à ne pas vous endormir sur Never get
plugged mais il faut le posséder et on en repar­
lera. ..)
- "Crèves Salope" le morceau de METAL URBAIN (77)
malgré les dire ne désignerait personne (de la
bouche d'Hermann le guitaro) même pas Philipe
Manoeuvre en particulier.

- Les M.KLIX de Dax fqrmés d'anciens TEN CUIDADO
font dans le texte français et espagnol et cher­
chent des dates, c/o Asso "Les murs ont des oreilles” 10 rue Vieille Route d'Yzosse 40100
Dax Tel: 58.90.88.78

«A

DOG SHOP (Pop Noisy) de Saintes a sorti un E.P
"Big Daisy" (3 titres) pour 22 F. Port compris,
chez Cindie 12 rue de Briord 44000 Nantes.

- Joséphine Baker en basket est sur le souitesheurte du Florida d'Agen avec au dos la liste
des groupes ayant joué dans ce lieu. Pour 40F.
ou 45F. + le port (mais il est à combien le
porc?) - Florida 95 Bd Carnot BP 167 47005
Agen . Tel: 53.47.59.54 Fax: 53.47.62.90

- Folkloélectricogravissime: c'est le style de
GRAVE DE GRAVE (ex LOS EXASPEIROS) et ils le
sont.........
- BARBARA la guitariste de MEGA SONIC BOOM BLAST
est atteinte de surdité. Dur pour continuer la
zique, espérons que ce n'est que passagé. Mais
non le rock ne rend pas sourd!

- Décharge n°l est un nouveau fanzine rock de Li­
moges avec au sommaire les interviews de DAILY
PLANETS, encore SQUAWK IT UP, REAL COOL KILLERS
(on a pas copié) ... Pas de fantaisies 14 pages
pour 5F. (port?) chez François Laurent, place du
14 juillet 87400 St. Léonard.Tel:55.56.08.35

- L’Atelier du Père Igor s'est installé au centre
culturel de Ribérac avec le module ambulant, "Kioskazine", comportant toutes ses productions + celles
d'autres assos. Catalogue complet contre 1 timbre
à Atelier du Père Igor 13 place C. de Gaulle 24600
Ribérac Tel: 53.90.84.46
- Sur Radio 103 ( 102.3MHZ) Toujours La Nuit des
Loups le mercredi de 20h.30 à 22h., Houla Hoop
le mardi de 21h. à 22h. et le jeudi de 18h. à 19h.
et Roll'n Rock le vendredi Tel: 53.04.64.28

- Les SHOCKTAWS sont un groupe de surf acid punk
parisien. Ils sont fous furieux et sont en fait
les anciens SOUS-PULLS. Les morceaux de leur démo restent dans la tête pour l'éternité et ils
sont très contagieux. Mais on pourra suivre leurs
prochaines aventures bientôt, quand on les aura
rencontré.
- ANAH: c'est le nouveau nom des ULTIMATE ZERO de
Terrasson. Ils ont encore fait un nouvel enregis­
trement au Studio System de JP Trombert (ChateauL'évêque) et le peu qu'on en a écouté est surpre­
nant dans le bon sens avec la voix dans le méga­
phone de Megastaff. Ils comptent en sortir un
mini CD.
- ANDY'S CAR CRASH (Périgueux-Brantome) a fait
aussi sa démo au même endroit et c'est aussi très
bon.

- Après l'Agriculteur, Sud-Ouest, la Dordogne Li­
bre, Goorgh, Abus Dangereux, les radios etc., c'
est Best qui parle de Mégazine (via Christian
Eudeline). C'est très gentil et puis ça fait de
la pub gratuite pour Best dans Mégazine (n°317
mars 95) grâce à ce que vous êtes en train de
lire. Ne l'achetez pas pour autant. Bientôt on
parlera de nous dans Modes et Travaux...
- César Depardieu a haut tenu le jet rare, deux
par deux. 20 Roupies (boeuf compris) chez Tatave.
Toujours sur Orion RLC (Maurens) après Lola,
Sonia propose "Ecoute de nuit"- Rompre avec la
solitude- Discuter de tout et de rien + Reggae
+ Histoires Diaboliques + 2h. d'érotisme... le
mardi de 22h. à 2h. Tel: 53.57.76.30

- BLACK et NOIR (dist. Musidisc) loser depuis 89,
persiste et signe 4 nouveaux CD : DUM DUM BOYS
"Hypnovista", THE DRIFT "Liquid Time", HINT "100%
White Puzzle" et EXPLOSIVE COOLIES. Black et Noir
VPC ,4 rue Valdemaine 49100 Angers Tel:41879223
Fax: 41886466

- On collectionne déjà les CD et le magazine du
collectionneur de CD's s'appelle CD Collector. Il
est fabriqué sur Périgueux. 1 an = ônuméros = 100F.
(port compris) à CD Collector BP 5075 24005 Péri­
gueux Tel: 53.54.11.49

- Les mêmes organisent le salon du disque et du
CD n°3, le 16-avril à Périgueux au Centre des con­
grès et Mégazine sera présent auprès d'Uncontrolled
Records. Tel: 53.54.11.49
- On oublie des brouettes de choses à dire mais on
a plus le temps................

par

CHALMY...............

- Cindy Crawford aurait quitté Richard Gere pour le
non-moins célèbre Paulo Alunette. En effet c'est ce
qu'elle aurait déclaré à son nouveau collègue de
travail "Slobo". Celui-ci est devenu mannequin et
sera très prochainement la vedette d'une campagne
publicitaire pour des grandes surfaces (Auchan)
avec Claudia Schifer,'Naomi Campbell..............

- La Présidente du Louly's Fan Club, situé à Cha­
rnier, donne des conseils d.'.une utilité inouï. Par
exemple, pour lutter contre le sida, faites comme
elle, quand vous vous trouverez au lit avec votre
amoureux (euse), dormez dans un sac de couchage.
Nous vous rappelons que pour être membre de ce
Fan-Club, il faut être une fille, pas trop mal fou­
tue si possible, suivre à n'importe quel prix les
épisodes de "Beverly Hills", et accepter de se dé­
placer en troupeau à chaque concert en criant in­
lassablement l'hymne-cri-de-guerre:"Louli, Louli,
Louli...
- Jean Rem's nous prépare une surprise pour bien­
tôt. Cette surprise aura vraissemblablement pour
thème le cirque, et plus précisément les clowns
d'après la rumeur. Il est vrai que lorsqu'on voit
ses nouvelles chaussures, on ne peut que croire à
cette rumeur.

— Chaimy aurait passé les fêtes de fin d'année
seul, son ancienne compagne l'ayant brutalement
laissé tomber. Cette ancienne actrice (Hardeuse)
reconvertie en animatrice radio aurait déclaré:
"Je n'en pouvais plus avec lui..." puis elle s'
est empressée d'ajouter :"Sa vie sexuelle n'est
qu'une légende, j'ai tout essayé et je l'ai mê­
me amené chez mon chirurgien qui a pu lui gref­
fer une prothèse, mais en vain...". Le principal
intéressé de l'affaire s'est refusé à toutes
déclarations...

- Le 14ème congrès international de la recherche
scientifique sur les batraciens a eu lieu. A cet­
te occasion, beaucoup d'éminents professeurs se
sont rencontrés, et après avoir débattus pendant
de longues heures par jour et ce, pendant une
semaine, ils seraient arrivés à la conclusion
suivante :"Si les crapauds avalent des ailes, ils
ne s'écraseraient pas les couilles lorsqu'ils
bondissent".
*



LA RECETTE DE TOT'S

ESCALOPES DE VOLAILLES AU CURRY. COCO
- Pour 4 personnes:-4 escalopes de
volaille surgelées .
4- 2 cuillères à soupe de curry en
poudre+ 1 cuillère à soupe d'huile
d'olive + 4 cuillères à soupe de
leitde coco (chez le chinois),100g.
de crème fraiche en galets, persil
ciselé surgelé, coriandre, sel et
poivre .
"Facile et bon marché"
La veille ou le matin, disposer les
escalopes surgelées dans un plat
.creux et les saupoudrer de curry,.
Faire chauffer l'huile dans une poê­
le et y faire saisir les escalopes
5 mn. de ,chaque cêté. Saler et poi­
vrer, verser la crème fraiche et le
lait coco.
Ajouter une grosse cuillerée de per­
sil et une de coriandre. Rectifier
l'assaisonnement si besoin.
Servir bien chaud avec des patates
douces bouillies,,
P.S: C'est une alliance très riche
en saveurs qu'offre cette recette
sucré—salé. La volaille est parti­
culièrement pauvre en matières gras­
ses et en calories. L'on choisira
alors la crème fraiche allégée en
matières grasses. Pour garder toute
leur tendresse et leur moelleux aux
escalopes, il est préférable de les
décongeler au préalable, (en cas de
manque de temps, les cuire sur feu
vif pendant 5 un. pour les saisir
et à feu doux pendant 5 autres mi­
nutes) •