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Médias

Fait partie de Contacts : bulletin de liaison

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CONTACTS

BULLETIN de LIAISON de l'UNION des COMBATTANTS
VOLONTAIRES et des ANCIENS de la RÉSISTANCE

I

LE PRÉSIDENT VOUS PARLE
Encore pénétré du souvenir de notre
réunion générale de mars dernier, je vous
exprime, mes chers camarades, ma grati­
tude pour la sympathie que vous avez
bien voulu manifester en me confiant la
présidence de notre Union.

Certes, la succession était lourde et
j'aurais souhaité que DID1ERJEAN reste
notre Président actif. Ses titres de Résis­
tant et de Déporté, sa droiture, les services
rendus à notre Union, m'avaient fait espé­
rer qu’il resterait notre guide.
Quoiqu'il en soit, avec te Bureau recons­
titué, nous nous sommes mis au travail
avec ardeur. Nous avons fait un large
appel à tous les titulaires de la carte des
C.V.R. de la Dordogne, et beaucoup ont
répondu à notre appel en nous envoyant
leur adhésion et leur cotisation. Le Ie1'
juillet 1955, notre camarade BAILLY nous
écrivait :

*

Le Président vous parle.

*

Assemblée générale de la Confédéra­
tion Nationale des 5 et 6 novembre
1955.

*

Compte rendu de l’assemblée générale
du 6 mars (A. CRÛS).

*

Appel de Bailly.

*

Rapport moral de l’Union pour 19'4
(P. LAFONT).

#

Conseil Confédéral (25 .juin 19551



Rapport
1955).

Vous lirez d’autre part ta circulaire re­
lative à l organisation de t’assemblée gé
nérale de la Confédération qui se tiendra
à Paris les 5 et 6 novembre prochain.

*

Statuts de l’Union.

*

Informations diverses.

Les camarades qui désirent y assister
— soit comme délégués, soit comme audi­
teurs — sont priés de nous le faire savoir
d’extrême urgence.

*

Bureau de l’Union.

« ...Mais ce dont je vous félicite encore
« plus, c’esl du magnifique travail que
« vous avez fait pour l’Union de tous les
« vrais Résistants; grâce à votre esprit
« d'organisation et à votre dévouement,
« le département de la Dordogne sera
« bientôt l’un des mieux organisés de
« France et vous ne pouvez vous imagi« ner combien nous en sommes fiers. »
Ce résultat n’a pu être obtenu que grâce
à vous, mes camarades, .t’espère que l’ave
nir le confirmera et que notre Union pren­
dra la tête des Unions départementales

P. PUGNET

Couverture : Photo GAUTHIER, Périgueux.

moral

de Bailly (25

juin

ASSEMBLEE GENERALE
de la

CONFÉDÉRATION NATIONALE

L’assemblée générale se tiendra à Paris
le samedi 5 et le dimanche 6 novembre
1955, à la Maison des Centraux, 8, rue
Jean-Goujon, Paris (8e) - Métro AlmaMarceau.
Le Conseil fédéral se réunira le samedi
5, à 9 h., et l’assemblée générale le même
jour à 10 heures.
COMPOSITION DES ASSEMBLEES.
— Les membres du Conseil fédéral;
— Les représentants des Unions dépar­
tementales à raison d’un mandat par
25 adhérents, avec un mandat sup­
plémentaire pour une fraction de 25.

ORDRE DU JOUR.
— Vérification des mandats;
— Allocution du Président;
— Nomination des Commissions;
— Nomination des Commissaires aux
comptes;
— Approbation des rapports moral et
financier;
— Approbation des comptes de l’exer­
cice 1955;
— Fixation du budget de 1956;
— Vœux;
— Questions diverses;
— Election des membres du Conseil
fédéral:
a) Réseau Mouvement F.F.L.;
b) Représentant des Unions dépar­
tementales ;
— Hébergement.

Le Secrétariat de la Fédération se
géra de réserver les chambres d’hôli
délégués qui en feront la demande.
Prière d’indiquer, soit l’hôtel, soit le
quartier, en indiquant le nombre de lits
demandés.

REPAS.
La Maison des Centraux possède un
restaurant où les Congressistes pourront
prendre leurs repas. (Prix : 800' l'r., bois­
son 1/2 Bordeaux et service compris).
BANQUET.
Un banquet clôturera le Congrès le di­
manche 6 novembre; le prix est fixé à
1.300 fr. tout compris.

REMISE DE DECORATIONS.
Les Congressistes qui désireraient rece­
voir les décorations dont ils sont titulai­
res: Légion d’honneur, Médaille militaire,
Croix de guerre, Résistance, France libé­
rée, sont priés de le faire connaître dès
que possible.
Les délégués qui voudraient obtenir
des réductions sur la S.N.C.F. sont priés
de nous le faire savoir d’urgence.
Le Congrès doit être une démonstration
qui permettra de faire connaître et de pla­
cer au rang qu’ils méritent, les Anciens
Combattants de la Résistance et notre
Confédération.
Nous prions instamment les camarades
qui ont la possibilité d’assister à l’Assem­
blée générale de nous le faire connaître.
Notre Union de la Dordogne doit en­
voyer 8 délégués, mais tous les adhérents
peuvent y assister.
1

Compte-Rendu de l’Assemblée Générale
DU

La séance est ouverte à 10 h. 30 par
le Président en exercice DIDIERJEAN.
Ont pris place au Bureau, à ses côtés:
M. BAILLY, du Bureau national de la
Confédération C.V.R.; Mme R. COUTUROUX, trësorière; P. LAFONT, secrétaire
général; PRUVOST, représentant M. le
Secrétaire général de l’Office des Combat­
tants.
L’assistance était nombreuse et beau­
coup de camarades n’ont pas craint d’ef­
fectuer un déplacement long et onéreux
pour assister à nos assises annuelles.
Nous avons eu notamment le plaisir d’y
retrouver GERMINAL, dont on n’a pas
oublié le rôle prépondérant dans la Résis­
tance en Dordogne.
Après avoir souhaité la bienvenue aux
camarades présents et prononcé le dis­
cours d’ouverture, le Président évoque la
mémoire des deux Vice-Présidents décé­
dés dans le courant de l’année, qui furent
deux des plus hautes figures de la Résis­
tance de Dordogne:
L’Abbé SIGALA,
Le Docteur DUPUY.
Il passe ensuite à l’ordre du jour et
donne la parole au Secrétaire général pour
le rapport moral qui est mis aux voix
après lecture.
BOUCHAREL indique que, pour sa part,
il vole l’approbation du rapport moral,
et demande que le texte en soit inséré
in-extenso dans le prochain numéro de
Contacts.
Après l’intervention de BOUCHAREL,
le rapport moral est approuvé à i’unanimité.
Le Président donne ensuite la parole
à Mme R. COUTUROUX, trésorière, pour
la présentation du rapport financier.
L’assemblée générale approuve à l’una­
nimité le rapport financier et vote des
félicitations à Mme COUTUROUX pour
9

6

MARS

la gestion des finances de l’Association.
DIDIERJEAN présente ensuite le ca­
marade BAILLY au Bureau national.
Celui-ci, dans une intervention impro­
visée, aussi remarquable par la qualité de
l’expression que par la hauteur de pensée,
définit les buts et les moyens de la Con­
fédération nationale C.V.R. Il fait le point
de la situation au sujet de la délivrance
des cartes C.V.R. et indique notamment
que, malgré des difficultés et des retards
dus à la mise en place des organismes
administratifs compétents, la Dordogne
est le département de France où les tra­
vaux sont actuellement les plus avancés.
A la suite de l’exposé de BAILLY, une
discussion générale est ouverte
PRUVOST, après avoir .présenté les
excuses de M. TESTARD, secrétaire géné­
ra) de l’Office des Combattants, confirme
chiffres à l’appui, les affirmations de
BAILLY concernant l’avancement en Dor­
dogne des travaux de la carte C.V.R.
DIDIERJEAN remercie M. PRUVOST,
ainsi que M. le Secrétaire général de
l’Office des Combattants. Il se félicite de
l’esprit de compréhension et de l’aide qu’il
a toujours trouvée auprès de cet organis­
me qui a bien voulu, notamment pour
permettre la préparation de la présente
assemblée générale, lui communiquer la
liste des titulaires de la carte C.V.R.
BOUCHAREL émet le vœu que soient
repris les prêts aux C.V.R. Beaucoup de
camarades n’ont pu bénéficier de cet avan­
tage, car ils n’étaient pas encore titulai­
res de la carte C.V.R. A celte heure, ils
ont enfin reçu leur carte, mais ils ne sont
plus dans les délais pour obtenir un prêt.
Il y a là un illogisme auquel il convien­
drait qu’il fût mis fin.
D’autre part, il rappelle aux camarades
dont le certificat F.F.I. ne prend effet que
du 6 juin 44, alors (pie leurs services dans
la Résistance remontent à une date anté­

rieure, les formalités qu’ils doivent rem­
plir pour obtenir la validation des dits
services (production de deux attestations
émanant de chefs connus et visées par le
liquidateur national du Mouvement ou du
réseau intéressé).
DELIGNY, en tant que membre de la
Commission de la carte C.V.R., indique
qu’à plusieurs reprises, cette Commission
s’est trouvée en présence d’attestations
dont le caractère de complaisance était
évident. Il flétrit ceux qui, pour des rai­
sons tenant à l’amitié, à la sympathie ou
à d’autres mobiles moins avouables, ont
ainsi trahi l’esprit de la Résistance et
forfait à l’honneur et au devoir.
BAILLY indique alors que l’opposition
d’un seul membre de la Commission dé­
partementale suffit pour entraîner la
transmission du dossier en cause à la
Commission nationale. Il appartient à la
Commission départementale de prendre
alors ses responsabilités et de motiver sa
prise de position.
DE LA BORDONNIE confirme l’inter­
vention de DELIGNY et proteste contre
le fait que des dossiers, transmis à la
Commission nationale avec un avis défa­
vorable motivé, aient cependant reçu satis­
faction. Il demande l’application de sanc­
tions graves aux personnes, quel que soit
leur rang qui ont délivré des attestations
manifestement erronées ou de complai­
sance.
Sur sa proposition, l’assemblée générale
adopte à l’unanimité, après avoir entendu
DIDIERJEAN, RIGOULET et PERSONNE,
le vœu suivant:
MOTION

L’Union Départementale des Anciens
C.V.R. réunie en assemblée générale à
Périgueux, le 6 mars 1955, émet le vœu
suivant :
Des cartes C.V.R. et de Déportés ont été
délivrées à l’échelon national alors que
la Commission départementale jugeant en
pleine connaissance de cause de la valeur
de la sincérité des attestations produites
avait émis un avis défavorable motivé.
L’assemblée générale s’élève contre de
tels faits et demande qu’à la diligence de
la Commission nationale et sur proposi­

tion de la Commission départementale,
les sanctions prévues par la loi soient
appliquées aux responsables, quels qu’ils
soient et quel que soit leur rang, qui
auraient délivré des attestations manifes­
tement erronées ou manifestement faus­
ses.
*
L’ordre du jour appelle maintenant le
renouvellement du Bureau départemental.
L’assemblée est saisie de la démission du
Président en exercice, DIDIERJEAN, et
du Secrétaire général LAFONT.
Après une brève discussion, elle pro­
cède aux désignations suivantes :
Le titre de Président d’honneur est dé­
cerné à M. DIDIERJEAN et à M. ROL­
LAND, C.V.R., Préfet de la Dordogne.
M. ROLLAND remercie l’assemblée
générale et accepte, en précisant bien que
c’est le Résistant, titulaire de la carte
C.V.R. qui est désigné, et non le Préfet.
M. PUGNET, Maire de Périgueux, est
élu à l’unanimité Président actif.

Vice-Présidents (élus à l’unanimité) :
BOILET (alias Colonel Gisèle) ;
FOURNET Max, pour le Sarladais;
PRADEAU, pour le Ribéracois;
FRANCHETEAU (alias Francine) pour
le secteur Centre;
BOUCHAREL, pour Dordogne Nord;
FEYRY (alias François Ier), pour le secleur Sud, en remplacement du D' DUPUY ;
Dr TAILHADES, pour les F.F.L.
Secrétaire général : CROS Alban, en
remplacement de LAFONT.
Secrétaires généraux adjoint : ROGERS
et LAGARDE André.
Trésorière: Mme Roger COUTUROUX.
Membres du Comité: CHASSIN, COUS
TILLAS, COUTUROUX Roger, COUTU­
ROUX René, Mme DUPUY, DELIGNY,
Mlle EBERENTZ, FABRY, GONZALES,
HORTALA, Jean LAGARDE, LAFONT.
3

Avant de se séparer, l’assemblée géné
raie remet à M. DIDIERJEAN un souve­
nir, témoignage de la sympathie et de la
reconnaissance de tous les camarades
pour l’œuvre qu’il a accomplie au cours
de sa longue et active présidence à l’U.
D.A.R.

jQppel de

Mon Cher Camarade,
Il est inutile de ma part de souligner

toute l’importance que nous attachons à
cette manifestation qui doit être une dé­
Un magnifique repas, groupant au « Do- monstration de notre force et de la valeur
Ijiino » environ quatre-vingts C.V.R., ter­ de notre représentativité qui devrait se
concrétiser lors de l’application du décret
mina joyeusement la journée.
paru au Journal Officiel du 3 septembre
A la lin du repas, le camarade GERMI­ 1955, sur la composition et l’organisation
NAL est invité par le Président à pro­ de l’Office National et des Offices dépar­
noncer quelques mots. Il dit sa joie de se tementaux des Anciens combattants et
retrouver à Périgueux au milieu de ses Victimes de la guerre.
amis de la Résistance qu’il n’a pas oubliés,
Il n’existe pas une seule Union départe­
il évoque les moments exaltants de la mentale qui ne puisse nous envoyer au
lutte clandestine. Il est d’autant plus heu­ minimum une délégation de 6,ou 7 cama­
reux. qu’il a pu accompagner à Périgueux rades, davantage pour les Unions dépar­
le camarade BAILLY.
tementales puissantes ou proches de Pa­
Or, dit-il, qui est BAILLY ? Résistant ris; celles qui possèdent un drapeau de­
de la première heure, il a été déporté avec vront le confier à leur délégation.
Nous vous demandons de nous faire
toute sa famille: père, mère et frères, dont
connaître
très rapidement, si possible par
il est le seul survivant. Dès son retour
de déportation, resté célibataire, il con­ retour du courrier:
1" L’importance approximative de la
sacre tous ses efforts à défendre les inté­
rêts matériels et moraux de ses camara­ délégation de votre Union départemen­
des de combat. Et, comme on n’a rien tale;
2“ Le nombre et si possible les noms
donné quand on n'a pas tout donné, en
dépit de sa situation modeste, il a adopté des camarades qui désirent assister au
quatre orphelins complets de la Résis­ banquet qui, le 6 novembre, à 13 heures,
tance dont il est la seule famille et le seul c’ôlurera l’assenjblée générale. Ce repas,
oui doit réunir un nombre important de
soutien.
personnalités, devrait, par la présence de
Journée magnifique et émouvante en nombreux camarades, attester de l'esprit
vérité!
(pii nous anime, celui des Combattants
volontaires de la Résistance;
A. GROS.
3“ Nous faire savoir s’il y a des cama­
rades qui désirent se faire remettre des
décorations. Nous verrons quelles sonL
les possibilités de faire cette remise de
décorations, soit dans la salle du Con­
grès, soit dans la cour des Invalides.
Vous avez souvent demandé à la Con­
fédération d’assumer pour vous démar­
ches, interventions et travail pratique. La
Confédéral ion vous demande une fois pal­
an un effort spécial non seulement dans
son intérêt, mais dans le vôtre aussi, et
surtout dans l'intérêt de la Résistance
toute entière.
Avec mes meilleures amitiés.
BAILLY,
Secrétaire général adjoint.
-1

Mes chers Camarades,

son d’être, d’agir et d’espérer. Beaucoup
parmi vous voulurent bien à l’époque
Le rouage qui, dans la grande horloge m’apporter leur approbation et me dire
du temps marque la fuite trop rapide des qu’ils partageaient mon opinion à ce pro­
années, vient de sauter un nouveau cran pos. Mais je crois inutile de faire ici des
et, pour la neuvième fois depuis 1946 je redites et je renvoie ceux qui l’ont con­
suis appelé à vous présenter le rapport servé au numéro de Contacts publié après
moral. Et ce n’est pas sans une certaine notre assemblée générale de 1954, numéro
mélancolie que je m’acquitterai aujour­ dans lequel le rapport avait été inséré in
d’hui de ma tâche puisque cette neuvième extenso.
Quoi qu’il en soit, l’U.D.A.R. a jus­
fois sera aussi la dernière.
En effet, les hasards de ma carrière qu’ici surmonté les obstacles, vaincu les
d’agent de l’Etat m’ont amené à quitter inerties, triomphé des découragements et
Périgueux depuis le mois d’octobre der­ a continué, grâce à quelques dévoués qui
nier et je ne puis, depuis Bergerac, assu­ n’ont jamais renoncé, à jouer son rôle de
rer les fonctions de secrétaire général que représentation et de défense des intérêts
votre amitié plus que mes mérites, et de l’esprit de la Résistance.
Comme par le passé elle a figuré, et à
m’avaient confiées. C’est donc, en même
temps que le rapport moral pour 1954, ma la bonne place, dans tous les organismes
démission que je dépose sur votre bu­ officiels où des représentants de la Résis­
reau, persuadé d’ailleurs que vous n’aurez tance sont invités à siéger : Office des
aucun mal à trouver un camarade suscep­ Combattants et ses diverses Commissions,
tible de me remplacer avantageusement. Commission de la carte du combattant,
Mais je ne voudrais pas donner à ce du déporté, du combattant volontaire de
compte rendu un faux air de testament et la Résistance, Commission des secours,
d’assombrir cette journée par l’expression etc... Elle a été présente à toutes les céré­
de regrets que je suis peut-être le seul à monies du Souvenir de caractère dépar­
temental. En un mot, elle n’a jamais man­
éprouver.
qué au devoir élémentaire de présence qui
Passons donc au rapport moral:
est le sien.
Pendant l’année 1954, l’U.D.A.R. a con­
Enfin, elle a maintenu intacte l’autorité
tinué son bonhomme de chemin, s’effor­ morale dont, depuis sa création, elle a
çant de surmonter l’apathie dans laquelle toujours joui auprès des pouvoirs publics
ont sombré peu à peu la plupart des Asso­ du département, car elle a su jusqu’à pré­
ciations d’Anciens Résistants, nées pour­ sent rester dans la ligne que lui avaient
tant dans l’enthousiasme d’une Libération tracée ses fondateurs et demeurer étran­
encore toute proche.
gère à toute querelle et à toute tendance
Dans mon rapport de l’an dernier, partisane.
L’année 1954 a vu, en outre, l’applica­
j’avais essayé de dégager les causes pro­
fondes de cette lassitude et de cette indif­ tion d’une décision de votre dernière
férence qui, avec l’usure du temps et assemblée générale, décision qui, nous
l’affaiblissement des souvenirs, se sont l’espérons, devrait marquer le point de
emparées de tous les résistants et les ont départ d’un renouveau dans la vie de
insensiblement détachés de tout ce qui, l’U.D.A.R. Je veux parler de notre affi­
pendant de nombreux mois, fut leur rai­ liation à la Confédération nationale des
5

Combattants volontaires de la Résistance.
G’esl maintenant chose faite, ce qui nous
vaut d’avoir parmi nous aujourd’hui no­
ire camarade BAILLY, représentant du
Bureau national de la Confédération, qui
a bien voulu accepter notre invitation.
Une des causes essentielles de l’impuis­
sance où s’est trouvée la Résistance de
faire entendre sa voix haut et ferme, d’af­
firmer sa survie el la permanence de son
idéal réside dans la multiplicité des As­
sociations, Concurrentes quand elles
n’étaient pas rivales, ces formations trop
nombreuses ont divisé les initiatives, dis­
persé les efforts et pratiquement réduit au
silence et à l’immobilisme un élément qui
pourtant avait, aux heures difficiles, re­
groupé tout ce que la Nation comptait de
fort, d'énergique et de lier.
Des essais d’unification, tentés peut-être
sans conviction ou sans désir d’aboutir,
n'ont conduit qu’à de regrettables échecs.
Et puis, quel critère adopter pour justifier
ce regroupement ? Quelle formation déjà
existante serait assez puissante par le
nombre de ses adhérents, assez inattaqua­
ble par son recrutement pour que toutes
les autres acceptent de se faire hara-kiri
devant elle et viennent grossir ses rangs ?
La création de la carte de combattant
volontaire de la Résistance parait avoir
apporté le remède au mal dont se mou­
raient nos Associations. La fondation de
la Confédération nationale des C.Y.R. ac­
cueillant dans son sein, sans aucune ex­
clusive, tous les titulaires de la carte de
C Y,R, nous a donné le moyen de réaliser
enfin Ft’nité de la Résistance et de recons­
tituer cette magnifique cohésion qui fît
notre force dans la lutte contre l'occu­
pant.
Cette chance qui nous était offerte. nous
l'avons saisie, et vous avez tous compris
L'urgente nécessité d'une décision lorsque
vous avea adopté à l'unanimité la propo­
sition que vous fit votre Bureau d'adhé­
rer à la Confédération nationale des
C.V.R,
Notre camarade du Bureau national
vous exposera tout à l'heure ce qu'est la
Confédération.. H vous dira ce qu'a été
son départ en Bêche des sa création et les
espoirs que cela permet pour Favenir.
Quant à nous, la vieille équipe, ce sera
B

notre récompense pour avoir su durer,
malgré les difficultés et les déceptions, et
pour avoir protégé de nos mains unies la
flamme vacillante, souvent sur le point
de s’éteindre, jusqu’à ce moment qui doit
annoncer l’aube d’un renouveau.
*

Et maintenant que nous sommes au
seuil « de lendemains qui chantent », je
vais vous demander de me laisser Ja paro­
le quelques instants encore, pour prendre
congé.
Avant de rendre mon tablier de secré­
taire général et de rentrer dans le rang,
je voudrais exprimer à mes camarades du
Bureau que je quitte toute nia gratitude
pour tout ce que, depuis 9 ans, ils m’ont
donné de chaude et sincère amitié, de coo­
pération confiante et d’absolue loyauté.
Le Bureau de l’U.D.A.R. est une magnifi­
que équipe dont aucun nuage n’est jamais
venu troubler la parfaite entente. Cha­
cune de ses réunions était pour moi une
soirée de plaisir... Pour les autres aussi
sans doute, puisque, l’ordre du jour épui­
sé, nous nous attardions en d’intermina­
bles causeries, parfois autour d’un pot,
souvent même en pleine rue, quels que
fussent l’heure et le temps. Soyez sûrs,
mes chers camarades, que je regretterai
celte ambiance de souriante sympathie et
de totale franchise que j’ai trouvée par­
mi vous.
Et je voudrais aussi, en mon nom et
au vôtre, prendre congé de notre Prési­
dent.
11 vous a fait part de son intention for­
melle de ne pas solliciter le renouvelle­
ment de son mandat. Toutes nos instan­
ces, je dirai même toutes nos prières, se
sont heurtées à d’impérieuses raisons de
santé. Monsieur et Madame Didierjean
n'ont pas impunément connu l’horreur
des camps nazis. Ils supportent l’un et
l’autre les lourdes conséquences des souf­
frances subies et n’aspirent plus qu’à un
repos qu'ils ont bien gagné.
Mon cher Didierjean, c'est l’expression
de la reconnaissance de tous nos cama­
rades que je vous apporte aujourd’hui.
Comme vous aviez incarné pour tous
ceux qui, dans la clandestinité eurent
l'honneur de combattre sous vos ordres.
Fàme de ta Résistance, vous avez, été, de-

puis votre retour de déportation, l’âme
de l’U.D.A.R.
Son autorité morale, c’est à vous qu’elle
la doit en grande partie.
Si elle a duré jusqu’à présent, c’est à
vous qu’elle le doit.
Si elle se survit demain dans la Confé­
dération des C.V.R. ce sera encore votre
œuvre, puisque c’est de vous qu’est partie
l’initiative de son affiliation.
Certains qui vous connaissent mal ont
pu prendre pour de la raideur ce qui
n’était que le souci de ne transiger ni
avec les principes ni avec les devoirs ;
pour un mauvais caractère ce qui n’était
que la totale droiture d’un homme qui

n’admet pas de dire autre chose que ce
qu’il pense.
Votre franchise, votre droiture, la fer­
meté avec laquelle vous avez toujours
exposé ce que vous jugiez être le vrai
langage de la Résistance vous ont valu,
dans tous les organismes où vous siégiez,
une place prépondérante.
Vous avez toujours porté haut le dra­
peau de la Résistance et imposé son res­
pect même à ses habituels détracteurs.
De tout cela, Monsieur Didierjean, soyez
remercié.
Si pour chacun de nous la Résistance
est notre fierté, des hommes comme vous
ont été et resteront la fierté de la Résis­
tance.
P. LAFONT.

Le Conseil Confédéral de la Confédé­
ration Nationale des Combattants Volon­
taires de la Résistance s’est réuni à Paris,
le samedi 25 juin 1955, dans l’amphithéâ­
tre de l’Ecole Nationale de la France d’Outre-Mer.
Etaient présents:
Mouvements, réseaux, F.F.L. :
MM. Alziary de Roquefort, Bailly,
Blocq-Mascart, Campinchi, général Flipo,
général Ginas, MM. Gorce Franklin (re­
présenté par Mme Batier), J.-P. Lévy,
colonel Lhopilal, général Monclar, MM.
Mutter, Racache, Ribière, médecin géné­
ral Sice, M. Vellay.
Unions départementales:
MM. Deschamps (Aisne), Thierry (Au­
be), Berthet-Deleuie (Bouches-du-Rhône),
PUGNET (Dordogne), Bruder, Waller et
Guay (Eure), Berthaud (Finistère), Caussèque (Gironde), Malet. (Hautes-Alpes),
Chauliac (Hérault), Hérault (Indre-etLoire), Landre (Jura), Berlin (Meurtheet-Moselle), Mirguet (Moselle), Cersot
(Rhône), Rambert (Seine), Cormier et
Banse (Seine-Maritime), Rogiez (Seine-et-

Marne), Mabille (Seine-et-Oise), Pécheur
(Vosges).
Etaient représentées les Unions dépar­
tementales : Ariège, Corrèze, Lot, Savoie,
Basses-Pyrénées.
Absents excusés :
MM. Chavanac, Corniglion-Molinier,
Hettier de Bôislambert, de Levis Mirepois,
Morandat, Magendie, Dewavrin, Mangin,
Wybot, Jurgenssen.
Unions départementales : Côte-d’Or,
Haute-Loire, Loire.
La séance est ouverte à 15 h. 30 par le
général GINAS, président, qui donne lec­
ture de l’ordre du jour et passe la parole
à M. EVEN, secrétaire administratif, pour
la lecture du rapport financier.
Sont adoptés sans observation:
— le rapport sur l’exercice 1954,
— le rapport et le budget 1955,
— le rapport et le projet de budget 1956
RAPPORT MORAL
Lecture du rapport moral est faite par
M. BAILLY. Sur le rapport interviennent
7

notamment MM. MIRGUET (Moselle) et
LANDRE (Jura).
Il ressort de l’ensemble de la discus­
sion:
1° Le rapport moral sera adressé à tou­
tes les Unions départementales qui en
prendront connaissance ;
2" Une commission spéciale sera réunie
à la diligence du Bureau avec, notamment
MM. RIBIERE et RAMBERT, afin d’exa­
miner la possibilité de faire hâter la dis­
tribution des cartes au titre des mouve­
ments.
ADMISSION DES UNIONS
DEPARTEMENTALES
M. BAILLY propose l’admission des
Unions départementales suivantes, léga­
lement constituées et ayant adhéré à la
Confédération:
Ain, Aisne, Alpes-Maritimes, Ariège,
Aube, Aude, Basses-Pyrénées, Bouchesdu-Rhône, Côte-d’Or, Corrèze, Calvados,
Côtes-du-Nord, Dordogne, Eure, Eure-etLoir, Gironde, Hautes-Pyrénées, Hérault,
Haute-Savoie, Hautes-Alpes, Haute-Loire,
Jura, Loire, Lot, Meurthe-et-Moselle, Mo­
selle, Pyrénées-Orientales, Rhône, Savoie,
Seine, Seine-et-Oise, Seine-Maritime, Var,
Vaucluse, Gard, Haute-Vienne, Indre-etLoire, Sarthe, Seine-et-Marne, Somme,
Vendée, Vosges.
Il est également donné lecture de la
liste des Unions départementales, légale­
ment constituées, dont la régularisation
administrative n’a pas été effectuée; deux
cas sont réservés:
— Hautes-Alpes :
Après un exposé de la situation dans ce
département, le Conseil confédéral décide
de reconnaître l’Association départemen­
tale des C.V.R. dont le secrétaire général
est M. MALLET, sous réserve que ce der­
nier fasse tous ses efforts pour arriver à
la fusion complète de l’ensemble des
C.V.R. avant le Congrès qui doit se tenir
à Embrun le Î8 septembre; M. MALLET
espère pouvoir réussir cette union.

— Nièvre :
Dans ce département, il existe deux
Unions départementales dont l’une n’a
pas des statuts conformes à ceux de la
Confédération nationale.
Des contacts seront pris avec les deux
associations, afin de reconnaître la plus
efficiente, et celle dont les statuts seront
conformes à ceux de la Confédération.
M. BAILLY demande que soit intensifiés la propagande et le recrutement et
que, notamment les Union départementa­
les les plus dynamiques se chargent de
constituer les associations dans les dépar­
tements proches du leur: en particulier,
le Rhône est chargé de former l’Union
départementale de l’Isère, la Meurthe-etMoselle et la Moselle devront animer le
département de la Meuse, les Bouches-duRhône devront renforcer l’action du Var.
« ECHO DE LA RESISTANCE »

j

M. BLOCQ-MASCART attire l’attention
sur le travail déjà accompli par la Con­
fédération pour le regroupement des titu­
laires de la carte du Combattant Volon­
taire de la Résistance et sur l’intérêt qu’il
y a pour elle de poursuivre la publication
de Echo de la Résistance.
Il fait appel au concours de tous pour
que des appuis autant matériels que mo­
raux soient apportés au Comité de rédac­
tion ; il insiste sur le fait que faute
d’abonnements et de publicité, la revue
devra disparaître.
ASSEMBLEE GENERALE
Après les propositions faites par les
Alpes-Maritimes et le Rhône d’organiser
l’assemblée générale, ce dont les remercie
le général GINAS, il est décidé que, pour
la première fois, ce Congrès aura lieu à
Paris, que chacune des Unions départe­
mentales disposera d’un mandat par 25
ou fraction de 25, que les Unions départe­
mentales de la région parisienne feront
tous leurs efforts pour donner à ce Con­
grès la plus brillante apparence possible.
La date en a été fixée au 5 ou 6 novembre
1955.

\

Pour la première fois depuis notre der­
nière assemblée générale provisoire, le
Conseil Confédéral est appelé à se réunir
afin d’enregistrer les résultats que nous
avons obtenus jusqu’à ce jour, de prendre
connaissance des conditions de vie de la
Confédération, de prendre des décisions
quant à son avenir et de préparer l’assem­
blée générale.
Il importe donc que ce rapport soit
bref, concis et qu’il comporte des rensei­
gnements précis permettant à chacun des
membres de ce Conseil Confédéral de
donner son opinion et d’intervenir dans
la discussion.
A notre dernière assemblée générale, il
y avait 29 Unions départementales consti­
tuées,. à ce jour il en existe 49 et 19 sont
sur le point d’être mises en place.
Nous n’avons pas à cacher que nous
nous sommes heurtés sur le plan dépar­
temental à des difficultés assez considé­
rables dont les principales étaient le man­
que de possibilités dues aux distances
qu’avaient les camarades à se réunir et à
se rencontrer, tant en raison de leurs
tâches professionnelles que des difficultés
d’éloignement.
De plus, le recrutement n’est pas assez
rapide. Les U.D. doivent se procurer offi­
ciellement ou pas la liste des titulaires
C.V.R. et les toucher un à un. La création
de sections locales facilitera ce travail.
La présence à ce Conseil Confédéral de
la presque totalité des Unions Départe­
mentales constituées ainsi que la présence
et les excuses des principaux ;hefs de
mouvements, réseaux et F.F.L. apparte­
nant au Conseil Confédéral nous permet
aujourd’hui de sortir du provisoire et
d’envisager sous un jour nouveau l’avenir
de la Confédération.
En dehors des résultats pratiques de
constitution d’Unions départementales,
quelle a été l’activité de notre Confédéra­
tion ?

Dans le double but d’affirmer son exis­
tence et de recueillir des fonds destinés
aux œuvres sociales, deux grands galas
ont été organisés à Paris. Nous n’avons
eu qu’à nous féliciter des résultats obte­
nus puisqu’ils ont permis d’inscrire au
budget de 1955: 900.000 fr. pour ses œu­
vres. Nous ne citons que pour mémoire
la part prise par la Confédération dans
les cérémonies organisées sous le patro­
nage des Deux Anniversaires.
Notre journal Echo de la Résistance se
distribue bien, mais les abonnements ren
trent peu, il vous appartiendra de dire
si la formule, la forme, la présentation
de notre journal vous conviennent.
Nous avons été saisis de nombreuses
demandes d’examen de cas individuels
pour lesquels nous sommes intervenus au
maximum et nous devons reconnaître que
nous avons trouvé auprès des services ad­
ministratifs du Ministère des Anciens
Combattants notamment et également de
l’Office national des Anciens Combattants
un appui sérieux qui nous a permis de
solutionner la presque totalité de ces pro­
blèmes.
Différentes associations nous ont égale­
ment demandé d’intervenir à leurs côtés
en vue de démarches et de protestations
communes, il s’agit notamment de l’U.N.
A.D.I.F. et du C.A.R.
Nous mentionnerons enfin que le Bu­
reau national a été représenté aux assem­
blées générales ou aux manifestations
organisées par les Unions départementa­
les suivantes : Moselle, Vosges, Eure,
Seine-Maritime, Calvados, Côtes-du-Nord,
Finistère, Morbihan, Loire-Inférieure,
Indre-et-Loire, Haute-Vienne, Dordogne,
Gironde, Ariège, Pyrénées-Orientales,
Aude, Gard, Vaucluse, Bouches-du-Rhône,
Var, Alpes-Maritimes, Rhône, HauteSavoie, Ain, Jura, Côte-d’Or et Aube.
Je désirerais revenir maintenant sur les
difficultés que nous rencontrons sur notre
chemin. L’ascension rapide de notre Con­

fédération, sa présence affirmée sur le
plan départemental où elle a su réaliser
l’union et surtout le sentiment d’efficacité
et d’unité qu’elle a su donner sur le plan
national ont provoqué quelques réactions
défavorables.

Il s’agit surtout des critiques apportées
par certains au mode de recrutement des
membres de la Confédération et de la
composition du Conseil Confédéral. Il
nous serait certes facile de rétorquer que
la constitution de l’une des premières
Unions départementales fut faite par l’un
de ceux qui en critiquent la formation
aujourd’hui, que les statuts qui ne don­
naient pas satisfaction à tout le monde
ont surtout été adoptés à sa demande et
qu’il a été le plus ardent et le plus farou­
che défenseur de ces statuts qu’il attaque
aujourd’hui. Que cache sa position ac­
tuelle ? Nous l’ignorons. Mais, que ce
compagnon de la Libération sache bien
que nous faisons confiance à sa bonne
foi, même si elle est égarée, jusqu’à ce
que nous soyions sûrs que certaines er­
reurs sont volontaires ou décidées par
des instances n’ayant rien à voir avec la
Résistance.
On nous tient d’abord rigueur de ne
pas avoir accepté dans notre sein des
associations ou des groupements de résis­
tants. Nous ne pouvons que nous en tenir
aux règles adoptées dans nos statuts, sta­
tuts établis afin de correspondre aux né­
cessités vitales de représentativité dans
les Offices départementaux et à l’Office
national des Anciens Combattants, adhé­
sion individuelle des titulaires de la carie
CV.R. à l’intérieur d’une Union départe­
mentale et non groupements d’associa­
tions ou d’organisations dont rien ne
prouve que l’ensemble des adhérents aura
la qualité de C.V.R. ressortissant à ce ti­
tre de l’Office national, et peut-être égale­
ment certaines nées après la Libération,
qui ne peuvent donner aux pouvoirs offi­
ciels la caution morale qui est celle que
seule peut donner la clandestinité et le
combat dans les F.F.L.
Il nous restera également à définir no­
tre position à l’égard du C.A.R. avec le­
quel nous désirons, dans toute la mesure
du possible, entretenir les meilleures rela­
tions.
10

Le Comité d’action de la Résistance, de
par sa définition, de par sa composition
de groupement d’associations, s’est donné
la tâche de défendre les intérêts moraux
de la Résistance. La Confédération natio­
nale des Combattants volontaires de la
Résistance s’est donné comme tâche es­
sentielle d’en défendre les intérêts maté­
riels, et d’entretenir parmi les C.V.R.
« l’esprit de la Résistance », les deux
organisations devraient donc se complé­
ter et coexister mais elles ne pourront le
faire qu’en utilisant un mot aujourd’hui
à la mode, celui de la coexistence pacifi­
que et active.
Il nous est difficile de résumer l’acti­
vité des différentes Unions départemen­
tales dont certaines ont fait preuve d’un
véritable allant : c’est le Rhône organi­
sant des « Journées de la Résistance »;
la Moselle organisant d’abord une « Nuit
de la Résistance » puis participant très
largement aux fêtes du 18 juin qu’elle fai­
sait coïncider avec son assemblée géné­
rale; celle du Vaucluse et bien d’autres
encore. Qu’il me soit cependant permjs
de citer ici l’exemple de la Moselle qui,
en moins d’une année, a, su réunir des
fonds s’élevant à plus de 200.000 fr. qui
ont été répartis sous forme de secours et
surtout de colis de Noël aux veuves et
aux orphelins de nos camarades.
Cette même Union départementale vient
de constituer, grâce à la générosité de
quelques camarades, une caisse particu­
lière de secours qui, fonctionnant hors la
trésorerie de l’Union départementale, per­
mettra de dépanner les camarades dans
le besoin.
Il me revient également de rappeler
que, si les Unions départementales se dé­
veloppent et vivent, elles le doivent pour
une certaine part au Centre national et
que celui-ci ne peut vivre que lorsque ces
Unions départementales envoient les
quotes-parts de cotisation revenant à la
Confédération. Il est symptomatique que
ce soient les Unions départementales qui
furent le plus aidées par le Centre natio­
nal qui payent le moins.
Le problème à traiter maintenant est
celui de l’assemblée générale qui doit
avoir lieu le 4 novembre. Il y aurait lieu
pour le Conseil confédéral d’en fixer :
1° le lieu; 2° l’importance.

Deux tendances peuvent s'affirmer, ou
bien nous faisons une assemblée générale
en accordant un mandat par nombre im­
portant d’adhérents afin d’avoir une réu­
nion comportant peu de membres per­
mettant un travail suivi, ou bien, ce qui
est ma position personnelle, nous faisons
une assemblée générale ayant beaucoup
d’éclat, groupant le plus grand nombre
possible de camarades afin d’affirmer aux
yeux du public et des pouvoirs officiels
notre force et notre entente.
Ceci ne peut être réalisé qu’avec l’union
des principales Unions départementales
C.V.R. entourant la région parisienne et,
tout en regrettant la faiblesse actuelle des
Fédérations de la Seine et de Seine-et
Oise, nous pourrons demander aux Unions
départementales peu éloignées de Paris
si elles pourraient, à l’occasion de cette
assemblée générale, faire un gros effort
pour permettre au maximum de camara­
des d’être présents.
L’une des faiblesses actuelles de notre
Confédération est le manque de structure
de notre Centre national qui, parti de peu,
doit faire aujourd’hui face à une crise de
croissance importante dont nous ne sou­
lignerons jamais assez qu’elle est trop
forte. Nos camarades des Unions départe­
mentales C.V.R. ne se rendent pas suffi­
samment compte des difficultés que nous
avons à la fois pour répondre à leur
courrier dans la mesure où ils ne traitent
pas une question par lettre et pour assis­
ter aux assemblée générales dont ils re
portent ces dates sans nous consulter et
sans prendre la précaution de nous aviser
un mois au moins à l’avance pour que
nous puissions préparer notre calendrier.
Je voudrais cependant signaler ici que,
quoiqu’en disent certains, il s’avère ([lie
la Confédération nationale des C.V.R. est
sur le plan national un véritable succès.
Pour la première fois, parce que les uns
et les autres nous avons su nous placer
au-dessus des contingences mesquines de
la politique personnelle ou des intérêts de
personnes, nous avons réussi une entente
complète. Qu’il me soit permis ici de ren­
dre un hommage particulier à nos cama­
rades des F.F.L. trop longtemps éloignés
de nous à la fois par les divisions de la
Résistance intérieure française et par leur
crainte de voir politiser une action qui ne

devait être que strictement post-résis­
tante.
Au cours de leur dernière assemblée
générale, par la voix éloquente du général
de Larminat, les F.F.L. ont indiqué com­
bien ils entendaient participer avec vi­
gueur et autorité à la vie des Unions dé­
partementales et du Conseil Confédéral
de la Confédération nationale des Combat
tants volontaires de la Résistance.
Nous avons fait très attention que dans
chaque Union départementale il ne soit
jamais omis dans le Comité Directeur de
faire figurer des représentants des F.F.L.
au même titre que des représentants d’au­
tres familles particulièrement éprouvées
comme, notamment, les déportés de la
Résistance. Nous l’avons fait, non pas
simplement dans un but politique mais
simplement parce que nous persistons à
croire que la Résistance a eu un visage
commun, combattants avec ou sans uni­
formes, soldats des armées régulières ou
partisans irréguliers, la Résistance a été
une et l’une des gloires essentielles de la
Confédération sera d’avoir su réaliser
l’union et l’unité entre ces différentes caté­
gories que rien ne séparait mais qui
avaient besoin de se connaître, de se
comprendre et de se soutenir.
C’est ainsi que s’achèvera ce rapport
moral afin de permettre une large discus­
sion aux membres du Conseil confédéral.
Les tâches que nous avons à remplir sont
encore nombreuses, difficiles et délicates.
Les cartes C.V.R. sortent lentement, l’at­
tribution des cartes D.I.R. s’est accélérée
mais reste encore lente, des milliers de
dossiers de pension sont encore en sus­
pens, des milliers de veuves et d’orphelins
attendent une liquidation définitive d’une
position précaire. Nous ne pouvons réus­
sir notre effort que par notre unité totale.
Le travail ne s’accomplit pas en se cha­
maillant et en comparant d’une manière
mesquine l’activité de l’un parallèlement
à l’activité de l’autre. Un titulaire de carte
C.V.R. même s’il y a des erreurs qui doi­
vent se produire, doit être considéré par
nous jusqu’à preuve du contraire comme
un véritable combattant volontaire de la
Résistance.
Par-dessus toutes les divergences, par­
dessus toutes les difficultés, au-delà de
toutes les questions individuelles nous

11
I

appelons à l’union pour l’action, nous ne
pourrons travailler que dans l’union. Celte
union gage de nos succès futurs' il appar­
tient aux Unions départementales de la
réaliser. La Résistance a été un volontariat,
les Combattants volontaires de la Résis­
tance qui ont été les précurseurs de l’ef­
fort doivent poursuivre ce dernier, comme
l’a dit un jour le général Kœnig: « Les
soldats réguliers se démobilisent au len­

demain d’une guerre, les volontaires ne
se démobilisent jamais ».
Nous ne sommes pas démobilisés tant
que la vie et l’avenir de la Résistance
sont en jeu, car la vie et l’avenir de la
Résistance sont la vie et l’avenir de la
France.
BAILLY.

Article 4. — SIEGE SOCIAL.
TITRE I
Son siège est provisoirement fixé à la
Article premier. — TITRE.
Mairie de Périgueux.
Il est formé entre les titulaires de la
Il pourra être transféré par simple déci­
carte du Combattant Volontaire de la
sion
du Comité Directeur. Ce transfert
Résistance :
devra être ratifié par le Congrès Dépar­
temental qui suivra.
L’UNION DEPARTEMENTALE
DES COMBATTANTS VOLONTAIRES
TITRE II
DE LA RESISTANCE DE LA DORDOGNE
Article 5. — COMPOSITION.
affiliée à la Confédération Nationale des
L’Association se compose:
Combattants Volontaires de la Résistance.
1° de membres actifs, titulaires de la
Article 2. — OBJET.
carte du Combattant Volontaire de la Ré­
Cette Association a pour but de grouper sistance;
en dehors de toute obédience politique ou
2° des membres de l’Union départemen­
confessionnelle les titulaires de la carte tale des Anciens de la Résistance;
du Combattant Volontaire de la Résis­
3° des membres alliés, veuves, orphe­
tance qui veulent prolonger l’effort et l’es­ lins ou ascendants de titulaires de la carte
prit de la Résistance dont le combat, au du Combattant Volontaire de la Résis­
dedans et au dehors des frontières a sauvé tance.
la Nation.
De défendre l’action de la Résistance, Article 6.
La qualité de membre se perd par:
d’en exalter son rôle et d’en rappeler les
sacrifices.
a) la démission adressée par lettre au
De maintenir l’union permanente entre Président de la Section;
tous, notamment par l’entr’aide morale
b) le décès;
et matérielle.
c) la radiation.
D’assurer la représentation officielle de
ses membres auprès des pouvoirs publics. Article 7. — SANCTIONS.
Les sanctions suivantes: avertissement,
Article 3. — DUREE.
blâme, suspension, radiation, pourront
La durée de cette Association est illi­ être prises suivant les modalités fixées
par le Règlement intérieur pour fautes
mitée.
12

contre l’honneur ou manquements à la
discipline.

TITRE III
Article 8. — COTISATIONS.
Il sera perçu la première année un
droit d’entrée et une cotisation annuelle.
Le montant en sera fixé chaque année
par l’assemblée générale.

TITRE IV
Article 9. — ADMINISTRATION,
ORGANISATION,
FONCTIONNEMENT.
Les membres se réunissent au moins
une fois par an et en assemblée générale
ordinaire pour élire un Comité Directuer
de 25 membres au maximum et désigner
leurs délégués à l’assemblée générale de
la Confédération Nationale.
En cas de vacance d’un membre dans
l’intervalle de deux assemblées générales,
le Comité Directeur pourvoie à son rem­
placement jusqu’à la prochaine assemblée
générale.
L’assemblée générale élit trois Commis­
saires aux comptes.
Article 10.
Des assemblées générales extraordinai­
res pourront être convoquées sur la pro­
position du Président ou à la demande
de la moitié des membres du Comité Di­
recteur.
Article 11.
Dans les huit jours suivant sa nomina­
tion, le Comité Directeur élit dans son
sein un bureau de douze membres com­
posé de :
Un Président, deux Vice-Présidents, un
Secrétaire général, un Secrétaire général
adjoint, un Trésorier général et un Tréso­
rier général adjoint.

Article 12.
Le Comité Directeur se réunit au moins
une fois par trimestre sur convocation
du Président ou du Secrétaire général ou
à la demande de la moitié de ses membres.

La présence de la moitié plus un au
moins des membres est nécessaire pour
la validité des décisions.
Les décisions sont prises à la majorité
des membres présents ou représentés.
TouL membre qui n’aura pas assisté à
trois réunions consécutives sans excuses
valables, sera considéré comme démission­
naire.
Le Président ou, par délégation, le Se­
crétaire général ou tout autre Membre du
Bureau désigné par le Président, repré­
sente l’Association dans tous les sfctes
civils et juridiques.
Les délibérations sont constatées par
des procès-verbaux inscrits sur un regis­
tre spécial et signés du Président de
séance et du Secrétaire général.
Les copies ou extraits de ces procès-ver­
baux sont signés par le Président ou le
Secrétaire général ou par deux membres
du Comité.
TITRE V
Article 13. — REGLEMENT INTERIEUR.
Un règlement intérieur présenté par le
Conseil Confédéral sera, après approba­
tion par l’assemblée générale confédérale,
applicable à toutes les Unions départe­
mentales.
TITRE VI
Article 14.
Les statuts ne peuvent être modifiés
que sur proposition du Comité Directeur
en assemblée générale extraordinaire. La
majorité des deux tiers sera nécessaire.
TITRE VII
Article 15. — DISSOLUTION.
La dissolution ne peut être prononcée
que par l’assemblée générale convoquée
spécialement à cet effet et dans laquelle
la moitié plus un de ses membres en exer­
cice sera représentée.
Si cette proportion n’est pas atteinte,
l’assemblée générale sera 'convoquée à
nouveau, mais à quinze jours d’intervalle,
et cette fois, elle peut valablement délibé­
rer quel que soit le nombre de ses mem­
bres présents.
Dans tous les cas, la dissolution ne peut
être votée qu’à la majorité des deux tiers
des membres présents.
13

(Extrait du procès-verbal de la réunion,
le 9 septembre 1955,
des Membres du Bureau
de l’Union départementale des C.V.R.)

La réunion s’tst tenue à 21 h., dans la
salle des Commissions de la Mairie de
Périgueux.
Etaient présents : Mme Couturoux, tré­
sorier; Mlle Eberentz; MM. Roger Coutu­
roux, Coustillas, Fabry, Hortala, Rogers.
Pugnet, président, et Cros, secrétaire gé­
néral.
Excusés : Mme Dupuy; MM. Maurice
Rolland, Fournet, Gonzales, Fleury, Cdt
Boilet, André Lagarde, D' Tailhades.
Les points suivants étaient à l’ordre du
jour:
I. —- Assemblée générale de la Confédé­
ration. — Elle devrait en principe être
tenue à Paris les 5 et 6 novembre pro­
chain, date fixée sous toutes réserves. M.
Pugnet a demandé confirmation. La date
définitive sera communiquée à tous les
membres de l’Association, vraisemblable­
ment par le moyen de notre bulletin
Contacts qui va très prochainement pa­
raître.
Il est rappelé que chaque Union dépar­
tementale C.V.R. pourra se faire représen­
ter par un délégué pour 25 membres ins­
crits.
II. — Bulletin « Contacts ». — Il va
paraître incessamment, de toute façon, dès
que sera fixée la date de l’assemblée géné­
rale de la Confédération. Le Président se
mettra en relation avec l’imprimerie afin
de donner si possible à notre bulletin un
format nouveau et plus commode.
III. — Visite collective à Oradour-surGlane. — Le Bureau est toujours très fa­
vorable à cette visite qui présente un inté­
rêt moral évident. En hommage à la cité
14

martyre, une plaque sera offerte sous la
forme d’ex-voto.
Le Président se charge de prendre tous
renseignements en ce qui concerne la pla­
que et les inscriptions convenables.
Quant à la date du déplacement, tous
les membres sont d’accord pour qu’il soit
aussi rapproché que possible. Toutefois,
M. Hortala fait remarquer qu’à l’occasion
du Salon de l’Automobile, nombre de réu­
nions professionnelles se tiennent à Pans,
du 1er au 15 octobre, beaucoup de nos ca­
marades y assistent et il ne semble pas
souhaitable que la visite d’Oradour ail
lieu à cette période.
La date reste donc incertaine, elle sera
fixée dès que possible et communiquée
par la voie de la presse ou tout autre
moyen, à tous les membres de l’Associa­
tion avec les modalités du déplacement.
IV. — Achat d’un fanion. — M. Hortala
propose plusieurs solutions:
1° en faire l’achat à une maison spécia­
lisée de Paris; les broderies se feraient
ensuite dans notre ville;
2° s’adresser directement à des artisans
et des ouvroirs locaux qui, certainement,
feraient effort pour nous doter dans de
bonnes conditions, d’un emblème conve­
nable.
La question est à l’étude; elle sera tran­
chée dès que les renseignements auront
été fournis.
V. — Cartes des adhérents. — Elles ont
été établies et numérotées dans l’ordre
des listes établies par le Trésorier. Elles
seront adressées sans retard aux intéres­
sés, en évitant autant que possible les
frais d’envoi onéreux.
VI. — Statuts. — Les statuts de l’Union
départementale C.V.R. déposés en 1954 à
la Préfecture, à la suite de l’assemblée
générale constitutive n’ont été suivis d’au­
cune insertion au « Journal Officiel ».

Pour que notre Association ait une exis­
tence légale, il est nécessaire de reprendre
l’affaire à son début et de se conformer
à la loi.
Un nouvel examen de ces statuts sem­
ble opportun et lecture en est faite par
le Président, article par article. Les que’ •
ques modifications de détail qui suivent
sont apportées au texte sans dénaturer en
aucun cas l’esprit même de l’Association,
à savoir:
TITRE I
Siège social. — Dans les conditions pré­
sentes, il paraît normal, et avantageux à
tous égards, de transférer le siège social
à la Mairie de Périgueux.
TITRE II
Composition de l’Association. — L’arti­
cle 5 sera ainsi rédigé :
« L’Association se compose:
« 1° des membres actifs: d’une part les
titulaires de la carte C.V.R. qui en ont
fait la demande, et d’autre part, les mem­
bres de l’U.D.A.R. déjà inscrits;
« 2° de membres alliés: veuves, orphe­
lins ou ascendants de titulaires de la car­
te C.V.R. décédés. »
TITRE IV
Administration.
a) le paragraphe 3 de l’art. 12 sera ainsi
modifié:

« Les décisions sont prises à la majo­
rité des membres présents ou représentés.
Tout membre qui n’aura pas assisté à
trois (au lieu de deux) réunions consécu­
tives, sans se faire représenter ou excu­
ser, et sauf en cas de force majeure, sera
considéré comme démissionnaire de sa
fonction. Exception est faite pour les
membres du bureau non résidents au
chef-lieu du département. »
b) le paragraphe 6 est supprimé.

TITRE VII
Dissolution: Le paragraphe suivant est
ajouté « in fine »:
En cas de dissolution, l’actif de l’Asso­
ciation, s’il y a lieu, sera réparti entre
les œuvres sociales de la Résistance.
VIL — Comptes rendus de l’activité de
l’Association et des réunions du Bureau.
— Il est décidé qu’un extrait du procèsverbal de la présente réunion sera adres­
sé à tous les membres du bureau à titre
d’information. Si cette mesure, qui n’est
qu’un essai, donne satisfaction, elle de­
viendra la règle dans l’avenir.
Le Secrétaire général:
Alban CROS.
Vu, le Président:
Pierre PUGNET.

DELAI POUR DEMANDE DE CARTE DU COMBATTANT VOLONTAIRE

DE LA RESISTANCE
L’article 9 de la loi 55-356 du 3 avril
1955 a prorogé jusqu’au 1er janviei 1956
la date d’expiration pour le dépôt des
demandes de cartes C.V.R.

Nous rappelons à tous nos camarades
qui n’ont pas encore effectué leur deman­
de qu’ils peuvent réclamer des imprimés
au Secrétariat de la Mairie de Périgueux.

15

Présidents d’honneur:
MM. DIDIERJEAN Raoul, 9, cours Fénelon.
ROLLAND Maurice, Préfecture.

Président actif :
M. PUGNET Pierre, Mairie de Périgueux.
Vice-Présidents :
MM. BOILET, aux Armées.
FOURNET Max.
PRADEAU, Assemblée Nationale.
FRANCHETEAU, 13, rue Saint-Simon.
BOUCHAREL Raymond, 21, rue Emile-Chaumont.
Dr TAILHADES, cours Tourny.
Secrétaire général :
M. CRÛS Alban, 26, rue Nouvelle-du-Port.
Secrétaires adjoints :
MM. LAGARDE André, 8, rue Beleyme.
ROGERS, 20, rue Léon-Dessales.
Trésorier
Mme COUTUROUX, 3, cours Fénelon.
Membres
MM. CHASSIN, rue Curie.
COUTUROUX Roger, 3, cours Fénelon.
COUTUROUX René, 3, cours Fénelon.
COUSTILLAS, 13, place Saint-Silain.
DELIGNY, 13, rue du Gué-de-Barnabé.
FABRY, rue Branly.
GONZALES, 21, rue Saint-Gervais.
HORTALA, rue Guynemer.
LAGARDE Jean, Garage, place Montaigne.
DESCHAMPS Roger, 13, rue Fournier-Lacharmie
BEYNEY.

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