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Fait partie de La Naissance du roi de Rome
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LA
NAISSANCE
DU
ROI DE ROME.
ODE.
Quels cris tumultueux ! quels transports d’alégresîcî
Où court confusément la foule qui s'empresse ?
Pour qui tonne en nos murs le bronze des combats?
Et de 1’ airain sacré pourquoi la voix sonore.
Au lever de l’aurore,
Vient-elle, 6 doux sommeil, m’arracher de tes bras?
Le vainqueur de Zurich, l’ênjiznî de la victoire,
Ajoute-t-il encor à l’éclat de sa gloire ?
De l’insolent Anglais a-t-il dompté l’orgueil?
Et du Mysore en feu l’oppresseur sanguinaire,
Sur les bords düïézère,
A-t-il enfin trouvé la honte et le cercueil?
D’un triomphe guerrier non ce n’est point 1’armoncéj
J’entends ces mots heureux que dans les airs prononce
L’agile renommée à l’éclatante voix :
a Un Prince vient de naître aux rives de la Seine ;
» La France est son domaine,
a Et le peuple romain reconnaîtra ses lois, »
Ainsi donc un enfant, noble fils de la France,
A la ville de Mars va rendre l’espérance /
Rome en a tressailli d’orgueil et déplaisir;
Je vois de ses guerriers les ombres consolées,
Quittant leurs mausolées,
Près de ce jeune Roi s’empresser d’accourir.
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Autour de son berceau leur foule re'unie,'
Sur le don que le ciel accorde à leur patrie,
Repose avec transport d’héroïques regards;
Quand le grand Romulus à l’he'ritier du trône,
Présentant la couronne
Et le sceptre puissant qu’ont porte' les Césars :
« Reine des nations, voilà ton jeune maître!
» Pour faire ton bonheur le destin 1 a fait naître;
» Je vois la gloire encor habiter tes remparts. . . .
» O Rome ! un fils de Mars te donna la naissance ;
» Ta nouvelle existence
» Sera l’ouvrage heureux d'un autre fils de Mars !
» Moule enfant, que le ciel veille sur tes années !
» Hâte-toi d’accomplir tes hautes destine'es ;
» A ton sort est lie' le sort de l’univers.
» Far toi Rome sortant du sein de la poussière,
» Lève sa tête altière,
» Et va’régner encor sur cent peuples divers.
» PAEîfi les demi-dieux dont les mains souveraines
» De l’empire du monde ont soutenu les reines,
» Prendras-tu pour modèle, ouTrajan, ou Titus?
» Fils de Napoléon-, n’imite que ton père ;
» De ces Rois qu’on re'vère,
» Je lui vois le génie et les rares vertus.
» Pour embraser ton cœur de l’amour de la gloire,
» Des antiques héros que t’importe l’histoire !
» De l’auteur de tes jours lis les nombreux exploits:
» Suis ses drapeaux vainqueurs aux champs de l’Ausonie
» Vois l’Egypte asservie,
» Et l’Arabe indompté' reconnaître ses lois.
» Du Nil au Nie’men, de l’Éridan au Tage ,
» La main de la victoire a marque’ son passage ;
» L’univers retentit du bruit de ses hauts-faits ;
» Mais ce héros humain, comme un dieu tute'laire,
» Ne se sert de la guerre,
s Que pour donner au monde une e'ternellepaix.
( 5 )
» * i 'Si quand du midi l’haleine dévorante 1
» Va V’ssecher les sucs de la terre brûlante,
» Un nuage a (ouvert le globe épouvanté':
» Le ciel avec fracas se déchire . . . et la terre,
» Aux e’elats du onnerre ,
» Doit les eaux du nuage et la fécondité'.
» Ce n’est pas seulement aux faveurs de Bellone
» Que ton Père devra l’éclat de sa couronne,
» L'olive sur son front éclipse le laurier :
» Vainqueur des Rois unis qui menaçaient la France ,
» Il abaisse sa lance :
»Le pacificateur remplace le guerrier.
» Mais pour son noble cœur la plus belle victoire,
» Celle dont l’avenir gardera la mémoire
» Quand ses fameux exploits seraient tous oubliés,
» C’est d'avoir des malheurs qu’enfante l’anarchie
» Délivre sa patriet
» Et relevé des Francs les fronts humiliés.
» De l’obscur avenir dissipant les nuages,
» Un dieu de tes destins me déroule les pages. . . .
» Que de bonheur promis à l’Empire français ! . . .
» Peuples, long-temps heureux sous le règne du père,
» D’un sort aussi prospère ,
» Vos enfans à son fils devront tous les bienfaits.
» A ce fils, héritier de sa vaste puissance,
» Il léguera la paix, les arts et l'abondance,
» Et l’exemple immortel de ses hautes vertus ;
» L’olivier couvrira d'une ombre tutélaire
» Les palmes de la guerre,
» Et croîtra sur le seuil du temple de Janus. »
Ainsi de Romulus les accens prophétiques,
Retentissaient au loin sous les vastes portiques
Du palais de nos Rois, du temple des beaux arts.
L’oracle du destin, c’est le vœu de la France,
Qui met son espérance
Dans ce fils glorieux de Minerve et de Mars !
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