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Fait partie de Histoire naturelle

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HISTOIRE NATURELLE
PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES

DE ZOOLOGIE,
A

L’ÉCOLE CENTRALE

DU DÉPARTEMENT DE LA DORDOGNE,
Fructidor, an VIIl de La République française,

dans la Salle de Physique , à trois heures après-midi.

An VIII.e de

la République,

3

'

. H

HISTOIRE NATURELLEPRINCIPES ÉLÉMENTAIRES DE ZOOLOGIE.

I N T R O D U C T I ON.

L' Histoire naturelle , en prenant ce mot dans son
acception la plus étendue, a pour objet la connaissance de
tous les êtres qui composent l’univers ; ainsi l’air , les météores,
les astres, sont de son ressort comme tous les corps terrestres
bruts et organisés ; puisque tous ces êtres appartiennent à la
nature ; mais on est convenu de ne lui rapporter que la terre
considérée dans les parties qui la composent et dans les êtres
vivans qui l’habitent. Ainsi l’on distingue le naturaliste du
physicien et de l’astronome, dont l’un étudie l’ensemble des
lois qui régissent l’univers , et l’autre les mouvemens pério­
diques des corps célestes.
Cette science, quoique réduite, eût été encore trop étendue,
si l’on ne Pavait séparée de la chimie, de la métallurgie, de
l'agriculture, de l’anatomie , de la médecine, &c. Le chi­
miste détruit la structure des minéraux pour en connaître ,
par divers moyens ingénieux , les principes constituans , il
altère l’organisation des plantes et des animaux ; dans tous
ces cas, le naturaliste cesse d’observer ces productions : le
métallurgiste fait disparaître la mine en faisant l’extraction du
métal : l’agriculteur fortifie la nature dans les productions des
plantes par des labours et des engrais : l’anatomiste développe
les plus petites parties des êtres organisés pour connaître leur
conformation : le médecin recherche le mécanisme des diffé­
rentes fonctions du corps de l’homme et des animaux pour
apprendre à les rétablir quand elles sont dérangées.

»

.

(4 )

.



,

Le naturaliste se bornant à l’étude des objets dans 1 état de na­
ture, observe l’origine et l’accroissement des corps bruts, leur struc­
ture, leur dépérissement, leur destruction ; il suit dans les végétaux
la formation du germe dans les semences, son développement #
l’accroissement des racines, des tiges, du tronc, des branches,
des boutons , des feuilles , des fleurs , des fruits, et l’organi­
sation de ces différentes parties : dans l’homme et les animaux,il observe le développement de l’embrion et du fœtus , leur
naissance, les changemens qui leur arrivent dans les différens
âges de la vie , la suite des générations dans les espèces, la
diversité des races, la variété de leurs individus, leurs méta­
morphoses , la durée de leur vie et leur mort.
Ces objets, immenses dans leurs détails, prouvent la nécessité
d’une méthode pour en faciliter l’étude. On ne peut établir
une bonne méthode sur les formes ni en minéralogie ni en
zoologie. La ressemblance extérieure des substances très-éloignées et la figure variée qu’affecte souvent un minéral d’une
même sorte , offrent des difficultés pour une bonne classification.
Il a fallu emprunter à la chimie les acides et autres agens pour
reconnaître les principes constituans de certains minéraux et les
classer, d’après ces mêmes principes, dans un ordre analytique.
Il est difficile d’assigner aux animaux le vrai caractère de leur
espèce, à cause de l’altération produite par le croisement des
races , la nourrriture, le climat et la servitude. Il a fallu aussi
pour établir une méthode zoologique sur une base fixe, appliquer
les connaissances que nous avons sur l’anatomie comparée avec
l’étude de la structure et des fonctions des principaux organes
des animaux , afin de suivre leur dégradation depuis l’homme,
l’être le mieux organisé , jusques à l’animal le plus voisin des
corps bruts, en commençant par ceux qui en ont le plus ,
et finissant par ceux qui en ont le moins.

QUESTIONS.
Les caractères propres aux animaux sont
les diverses fonctions qu’ils exécutent par
Organisation compa­
le moyen de leurs organes ; ces fonctions rée. ; fonctions des ani­
sont huit,- savoir : la circulation, la sécré­ maux, considérées depuis
tion , la respiration , la digestion, la nu­ Phommejusqu'aux poly­
trition , la génération , l’irritabilité , la pes ; analyse des organes
qui y président.
sensibilité*
Structure du cœur et
La circulation est une des principales
manière
dont s'exécute la
fonctions de l’animal, puisqu’elle entre­
circulation dans tes huit
tient la vie ; les organes qui y président
ordres £animaux.
sont le cœur, les artères et les veinés ; cette
fonction varie en raison de la structure du
cœur , du degré et de la privation de la
Ce qu'on entend par
chaleur du sang. La sécrétion est une sé­
sécrétion
, ses différentes
paration des différentes liqueurs de la
espèces.
masse du sang, destinées à des usages par­
ticuliers ; cette séparation suit les mêmes
lois que dans l’homme chez tous les ani­
maux à sang rouge ; mais chaque classe
offre aussi des sécrétions particulières, telles
Description du pou­
que le musc , la civette , &c. La respiration
mon; comparaison de
est l’action d’aspirer l’air vital et d’exhaler l'acte de la respiration
la mofette ; le poumon remplit cette fonc­ dans les animaux pour­
tion , mais le mouvement varie dans les vus de cet organe, à ceux
différens ordres d’animaux : ce mécanisme qui en sont privés.
s’exécute d’une manière particulière dans
les poissons et les insectes, et il devient
moins parfait que les trachées des végétaux
dans les animaux dont l’organisation est la
Mécanisme de la di­
plus simple. La digestion est la séparation gestion, différence de cettt

/

4*

des sucs nourriciers ; 1 énergie de cette QUESTIONS.
fonction tient à la forme des dents, à la
structure et à l’élasticité de l’estomac et à
la brièveté des intestins. La nutrition est
la suite de la circulation et de la digestion ; fonctionquantà lastrucc’est une véritable sécrétion qui s’exécute ture de l'estomac.
par le tissu célullaire dans l’animal, et par
Nutrition, chaque or­
le tissu réticulaire dans le végétal. La durée gane a sa manière parti­
de la vie tient à la lenteur de la nutrition culière de se nourrir; cette
et de l’accroissement. Chez les poissons fonction s'exécute diffé­
remment che^ les dfférens
cette fonction s’exécute beaucoup moins animaux.
vite que chez les autres animaux. La géné­
La nature n'a point de
ration s’opère de plusieurs manières ; une marche uniforme dans la
partie des animaux est ovipare et l’autre génération; comparaison
vivipare. ( i ) Dans ces derniers et le très- des mammifères aux oi­
seaux , poissons , 6-c. ,
grand nombre des autres, l’union de deux quant à la reproduction
sexes a lieu ; une partie des poissons s’écarte de l'espèce.
de cette loi générale. Les insectes ont les
deux sexes séparés, mais certains les ont
réunis, de même que les vers. Les polypes
pareils aux plantes se reproduisent par bou­
tures. La fécondité n’est pas toujours en
raison inverse du volume de l’animal. L'irri­
A quoi tient l'irrita­
tabilité est la faculté qu’ont les muscles de bilité ; parallèle de cette

( i ) Le nombre des ovipares est beaucoup plus considérable que celui
des vivipares ; les premiers sont les oiseaux et les animaux, qui n’ont
qu’un ventricule dans le cœur, tels que les quadrupèdes ovipares, la
plupart des serpens , le plus grand nombre de poissons , et presque tous
les insectes. Parmi les serpens , la vipère est vivipare; parmi les poissons,
les anguilles et quelques poissons cartilagineux ; parmi les insectes, le
puceron , le cloporte , et parmi les vers les polypes ; les seconds sont
les animaux qui ont deux ventricules dans le cœur, tels que l’homme ,
les mammifères et les cétacées, les oiseaux exceptés.

( 7 )

QUESTIONS.
conque (2). Les muscles blancs sont plus irri­
propriété des muscles
tables que les rouges. Chez les animaux dans les animaux à sang
à sang froid l’irritabilité est très-exaltée , chaud, à sang froid et à
puisqu’elle dure long-temps après la mort ; sang blanc.
et chez ceux à sang chaud elle cesse à
Ce qu'on entend par
mesure que le sang se refroidit. La sensi­
sensibilité
; degré d'ex­
bilité est une fonction à l’aide de laquelle
cellence des sens depuis
l’animal éprouve des sensations de plaisir l hommejusqu'aux poly­
ou de douleur, suivant la nature des corps pes.
qui sont en contact avec leurs nerfs.
Haller dit que le volume du cerveau est
en raison inverse de la masse de l’animal;
celui de l’homme est le plus volumineux et
le mieux organisé. Les quadrupèdes ont
l’odorat très-fin ; les oiseaux ont la vue
parfaite ; les poissons l’ont assez délicate.
Le tact est détruit chez les animaux à peau
épaisse et couverte de poils. Chez les rep­
tiles la sensibilité est peu étendue. A mesure
que l’animal se rapproche du végétal, com­
me dans les vers et les polypes, les or­
ganes des sens ne sont presque pas connus ;
enfin la sensibilité est la fonction la plus

se contracter par l’action d’un stimulus quel­

( 2 ) Les organes de la digestion , de la génération, de la respiration
et l’irritabilité , ont fait distinguer les carnivores , les frugivores, ovipares ,
vivipares, les amphybies , les reptiles : mais aucune de ces dénominations
ne peut constituer une classe particulière, pas plus que les crustacées ;
tous se trouvent répandus , d’après leur organisation , dans les différons
ordres d’animaux. Les amphybies de Linné , ne sont point amphybies
dans la rigueur du mot; puisque le Castor, la loutre, l’hyppototame,
la salamandre, ôéc. sont amphybies dans le sens de ce naturaliste. Cette
dénomination ne convient qu’à un petit nombre de mammifères , tels que
les phoques, les morses les lamantins.

parfaite dans l’homme-, elle le distingue
de tous les animaux.

C’est la considération de son intelligence,
de sa raison, de son industrie, et même de
la conformation de son- corps , qui nous a
déterminé à le séparer des singes, où malgré
tous ses brillans attributs, il a été associé par
un des plus grands naturalistes.
Nous traiterons à part, dans notre pre­
mier cours, de tout ce que l’histoire natu­
relle raconte de ce premier être de la. nature.
Les animaux qui sont doués de plus
d’organes après l’homme , sont les quadru­
pèdes vivipares ou mammifères qui ont
fait l’objet de notre étude pendant le cours
de cette année.
Qu A D R U P È D E S

QUESTIONS.

Division di tous les
animaux en huit ordres ,
d’apres des caractères
extérieurs et physiologi­
ques.

VIVIPARES.

Les quadrupèdes vivipares ou mammi­
Caractère des quadru­
fères sont les animaux qui figurent le plus pèdes vivipares, cétacées,
dans la nature ; quoique leur nombre ne oiseaux, quadrupèdes vi­
soit pas bien considérable relativement aux vipares , serpens, pois­
sons , insectes, vers.
autres ordres d’animaux , la grande altéra­
tion des races offre de grandes difficultés :
dans certaines espèces l’empreinte du pre­
mier modèle semble presqu’entièrement
Définition rigoureuse
effacée. On a été obligé pour assimiler les du mot quadrupèdes; des­
individus, d’observer l’analogie de leur re­ cription des parties exté­
production , comparer ceux dont les formes rieures des mammifères •
sont constantes, ceux qui ont retenu les considération sur leurs
dents , ne^ , oreilles ,
principaux traifs de la souche dont ils sont yeux , tronc , organes
issus, remonter à, un état de nature plus du toucher, peau , &c.
ancien pour les réduire à Funité ou ppur Généralités sur leur
reconnaître^

t

(9)
,
reconnaître les tiges principales. Pour cela QUESTIONS.
il a fallu considérer l’animal dans l’état de
leur rature, mœurs , ha­
liberté, dans son pays natal, transplanté bitations^ 6'c. Leurs usa­
dans des climats différens , suivre le croi­ ges dans l'économie gé­
sement des races , observer l’influence de nérale de la nature.
la nourriture , enfin suivre sa dégradation
Division des mammi­
dans i’état de domesticité et de servitude. (3) fères.
( 3 ) Chacnie température a ses animaux et ses'plantes ; le singe , l’élephant ont fi ;é leur demeure dans les pays chauds ; d’autres tels que
le renne, se trouvent mieux dans les climats glacés. Aucun des animaux
de la zone to ride de l’un des continens , ne s’est trouvé dans l’autre;
toutes ces espèces ayant besoin d’un climat chaud pour se reproduire ,
et ne pouvant supporter les climats du nord, n’ont pu communiquer ni
parvenir de l’un à l’autre , à moins de remonter à la plus haute .anti­
quité du globe. Le petit nombre de ceux qu’on trouve en Amérique , y
ont été transportés par les hommes , il n’en est pas ainsi de ceux qui
multiplient dans le nord ; les espèces qu’on trouve dans les parties sep­
tentrionales de deux continens, portent, à quelques différences près,
l’empreinte du modèle commun, et on est induit à croire leur passage par un
isthme anciennement existant, peut être aujourd’hui submergé ; et cette
preuve, tirée de l’histoire naturelle , démontre mieux la contiguïté des
deux continens, actuelle ou passée , que toutes les conjectures de la géo­
graphie spéculative. — Le climat a sur-tout contribué à l’altération des
carnivores , et la nourriture à celle des frugivores. Le climat influe sur
la forme , la taille , le poil , la couleur, les cornes , le naturel, &c.
i.° Le chien est de tous les animaux celui qui a le plus varié par
1’influçnce du climat : dans l’état de nature il est presque muet et porte
ses oreilles droites : au nord, il est couvert de poil ; au midi il est
nu ; dans les zones tempérées, il est paré d’une belle robe soyeuse.
Le cochon a pris à la Chine un ventre pendant; en Guinée , des oreilles
couchées sur le dos ; au Cap verd , des défenses tournées comme les
cornes du taureau ; le bison porte une bosse, et la brebis de Barbarie a
une queue épaisse. 2.° La nature semble s’être rapétissée au nouveau
monde; et parmi les naturels du pays , les formes y sont très-imparfaites ;
la plupart sont sans défense , sans cornes et sans queue. Parmi ceux
qu’on y a transporté, la plupart ont dégénéré et s’y sont rabougris,
excepté le sanglier qui est celui qui y a le mieux réussi; ces changemens

B

( 10 )
Les mammifères sont des animaux dont
la structure se rapproche le plus de l’homme.
La circulation, la respiration et la généra­
tion s’exécutent de même que dans lui, et

QUESTIONS,

se sont même opérés dans ceux qui y ont passé d’eux-mêmes ; le daim
et le chevreuil exceptés , qui y sont devenus plus grands. Certains animaux
obligés d’àbândonner leur terre natale , par les révolutions arrivées au
globe , et rélégués dans des climats éloignés , ont subi de si grandes
altérations, que les ossemens de leurs ancêtres sont d’une grandeur pro­
digieuse. 3,0 On observe que les animaux ont le poil dur dans les climats
extrêmeset dans les zones tempérées , il devient laineux , soyeux ,
comme dans le bison , le babiroussa , la brebis de Barbarie, la chèvre
d’Angora , l’épagneuil, le chat. 4.0 Certains animaux , tels que l’ours , le
castor, le lièvre, &c., blanchissent au nord; le blanc est le signe
du dernier degré de dégénération ; quoiqu’on le voie dans l’état de liberté ,
cet état est encore ordinairement accompagné de l’aftaiblissement
de quelque organe. Les animaux parfaitement blancs , ont les yeux
rouges et l’oreille dure. 5.0 Dans le nord de l’Amérique, le bois du
cerf s’est ramifié, la brebis a perdu ses cornes parmi nous ; en Irlande
elle en porte jusqu’à six, et en Valachie elle les a anelées en vis. 6.° La
brebis est devenue petite , faible et timide dans nos climats , tandis que
le mouflon , sa tige est léger et grand comme un cerf. Les grands carnaciers
de l’Afrique attaquent à force ouverte , et ceux de l’Amérique sont
poltrons et emploient la ruse. Comme tout est soumis aux lois physiques ,
les végétaux participent encore plus que les animaux , de la nature des
climats ; ceux qui sont excessifs , produisent des plantes à qualités
excessives, tels que les parfums , les poisons ; mais la mêftie tempéra­
ture a à-peu-près les mêmes. On trouve au pied des Alpes , celles de
France et d’Italie, et à leur sommet celles du nord ; et ces mêmes
plantes du nord se trouvent sur les sommets glacés des montagnes
d’Afrique.
Les animaux sauvages et libre; sont ceux qui ont le moins varié ;
leur altération tient à l'inconstance des espèces ; c’est la raison des variétés
sans nombre que l’on compte dans le genre du cerf, qui n’est lui-même
qu’une branche collatérale, de même que le daim, le renne, &c. et
on regarde l’élan comme leur tige. La brebis et la chèvre ne paraisssent
faire qu’une même famille, puisqu’elles produisent des mulets, qui remontent,

(11)

ils sont distingués à l’extérieur par des mamelles, quatre pieds, et du poil. Quoique
destinés à peupler la terre , quelques-uns
se plongent dans les eaux, d’autres se por­
tent dans les airs. On les distribue en 14
classes , d’après l’absence , la présence et
les espèces de dents, d’après l’organe du
toucher et la forme de la peau. Les 6 pre­
mières classes ayant les trois sortes de dents,
on a eu recours , pour leurs distinctions,
au caractère secondaire, tiré de la con­
formation du sens du toucher. Les pre­
miers ont les pieds conformés comme des
mains , et le pouce séparé à chacun d’eux,
(Quadrumanes. Les seconds ont les pieds de
derrière seulement conformés comme des
mains, et le pouce séparé à ces mêmes
pieds, Pédimanes. Les troisièmes appuyent
en marchant et en se tenant arrêtés , la
plante entièredes pieds à terre, et ont le pouce
semblable aux autres doigts, Plantigrades,
Les quatrièmes ont une membrane depuis le
cou jusqu’à l’anus, enveloppant leurs cuisses
et leurs pattes, et ils forment le passage

QUE S T IONS,

.

dès la première génération , à l’espèce de la brebis ; dans ceux dont
le mâle ne change point de femelle , les petits démontrent la cons­
tante fidélité de leurs parens , par leur entière ressemblance entr’eux.
Le boeuf est l’animal qui a le plus ressenti l’influence de la nourriture ;
on peut en juger par comparaison du bœuf éléphant de l’Éthiopie, des
beaux bœufs du Montblanc avec les nôtres. De toutes les causes des
variations et des dégénérations, la domesticité est la plus grande. Les
oreilles pendantes dans le chien, la difformité des jambes du basset et
de celles du cerf, les bosses dans le chameau et le dromadaire , les callo­
sités du lama, attestent leur servitude.

( 12 )

des quadrupèdes aux oiseaux, Chiroptères.
Les cinquièmes marchent sur l’extrémité des
doigts seulement , et ont les membres re­
dressés, Carnivores. Les sixièmes posent seu­
lement les doigts à terre, leurs membres sont
courts, leurs tarses inclinés et métatarses
et leur corps allongé vermiformes.

QUESTIONS.

Première classe. Les quadrumanes
Quadrumanes ; rap­
ont avec l’homme plusieurs rapports de ports de conformation
conformation , mais ils en diffèrent par entre les singes et Chom­
l’articulation de la tête sur le cou , par leurs me.
mâchoires plus ou moins proéminantes en
museau, par leur bassin étroit, leurs cuisses
comprimées, l’insertion très-basse des mus­
cles fléchisseurs de la jambe , et les pouces
séparés aux pieds; ils sont frugivores et es­
sentiellement conformés pour grimper aux
arbres, leur séjour ordinaire. Cette classe
se divise en six genres, savoir, les singes,
les indris , les makis, les loris, &c.
Les singes forment une grande peuplade ,
Famille des singes ;
divisée en plusieurs familles ; tous origi­ leur différence et les
naires de l’ancien continent; le premier nuances qui les lient.
connu sous le nom de pongo et jocko ,
pourrait être regardé comme une variété
•de notre espèce , si l’on en jugeait par
sa ressemblance physique et morale avec
l’homme dans l’état de nature, le sauvage
Hottentot ; mais il ne se reproduit que dans
les climats les plus chauds, et vit à peine
sous une latitude tempérée, tandis que
l’homme vit et se reproduit dans tous les
climats de - la terre.

fS i

Les singes forment cinq familles diffé­ QUESTIONS.
rentes par la conformation et le naturel ; Description de l'orangl’orang-outang ou homme des bois qui res­ outang , et son parallèle
semble le plus à l’homme, est le plus avec Phomme.
intelligent, le plus grave et le plus docile
Caractère des singes
de tous i le magot commence à s’éloigner
proprement dits , du ma­
de la figure humaine ; les babouins , tels got , des babouins , du
que le mandrill qui ne retiennent plus de maimon , des guenons ,
notre espèce que la forme des mains , sont des sapajous, et des
intraitables et ont l'air de bêtes féroces; sagouins.
les guenons sont extravagantes ; ces trois
Courte description des
familles appartiennent à l’ancien continent.
indris , des makis ,
Depuis deux ou trois siècles l’Amérique nous loris , &c.
a offert de petits animaux très - jolis ,
avec des doigts et des mains , mais trèsdifférens d’ailleurs de tous les singes de v
l’ancien continent, et auxquels on a donné,
par ce seul rapport , le nom de singes ;
ils forment deux familles, connues sous
le nom de sagouins et de sapajous, et
divisés par la queue prenante ou non pre­
nante ( 4 ).

Deuxième classe. Les chyroptères ou
à grandes mains palmées semblent, sinon
par la conformation , du moins par le vol,
faire la nuance des quadrupèdes aux oiseaux.

Caractère général des
chyroptères ; rapports et
différences essentielles en­
tre le galéo-pithèque, la

(4) La faculté qu’ont les sapajous de se servir de leur queue comme
d’un doigt pour prendre et s’accrocher, ne leur est point particulière,
ils la partagent avec bien d’autres animaux, tels que les didelphes , le
Kinkajou, le fourmilier, le tamandua, le rat vagabond , &c.
Les abatjoues ne sont pas non plus exclusives dans les babouins et les
guenons ; certains écureuils, le hamster et quelques autres rats, &c. en
sont pourvus.

. ( 14)

Une ample membrane réunit leurs pattes ,
leurs cuisses et la queue quand elle existe ;
quelques espèces ont le nez à peine visi­
ble , d’autres l’ont recouvert d’une espèce
de crête , d’autres ont la face entortillée
comme un fer à cheval, la plupart ont la
tête surmontée par quatre oreillons, certains
ont les oreilles aussi grandes que le corps ,
tous ont la gueule fendue jusqu’aux oreilles,
les yeux petits, enfoncés, et l’orbite in­
complet , comme tous les noctambules ;
aussi cherchent-ils l’obscurité ; ils ont les
mamelles pectorales ; le cæcum manque à
la plupart; ils dorment pendant tout l’hiver.
Cette classe comprend sept genres établis,
d’après le nombre et la position respective
des dents.
Troisième classe. Les plantigrades
prennent leurs noms de la position de leurs
pieds en marchant ou se tenant arrêtés,
et n’ont point le pouce séparé. Ces animaux
ont des habitudes tristes ; ils ont une sorte
de démarche rampante , ils cherchent les
cavernes et l’obscurité ; la plupart passent
l’hiver engourdis ou plongés dans le som­
meil ; à l’intérieur ils manquent tous de
cæcum; leur genre de vie tient le milieu
entre les frugivores et les carnivores. Cette
classe comprend dix genres, qui sont l’ours,
le raton, le glouton , le blaireau , la man­
gouste ou ichneumon, le coati, le kinkajou,
la musaraigne et le hérisson.
Quatrième classe. Les pédimanes,
comme les quadrumanes tirent leurs noms

QUESTIONS.
roussette, la chauve-sou­
ris , le nictère, le fer à
cheval, le nosolan et le
noctilion.

Plantigrades-, portrait
et habitudes de l’ours
noir, sa chasse, son édu­
cation , &c.

Description de l’ours
blanc ou ours de mer.

Conformation singu­
lière des pédi mânes ; ca-

( 15 )

delà forme de leurs pieds, conformés comme QUESTIONS.
des mains ; mais ils en diffèrent en tout le
reste par les organes de la nutrition , géné­ ractère naturelet essentiel
des philandres, des didel­
ration , position des mamelles ; ils ont l’or­ phes et des phalangers.
bite incomplet ; le foetus naît avant ter­
me ; la plupart ont une bourbe dans l’abdo­
men pour recevoir leurs petits qui naissent
à demi-formés, ou elle est indiquée par
des replis de la peau; ceux qui en man­
quent portent leurs petits sur le dos ,
et les soutiennent avec leur queue qui est
prenante; les petits s’accrochent aussi de .la
même manière à leur mère. Cette classe
comprend trois genres qui sont les philan­
dres, les didelphes, les phalangers.
Cinquième classe. Les vermiformes
sont ainsi dits de la forme allongée de leurs
corps, ce qui leur donne la facilité de se
glisser dans les plus petites ouvertures, ils
ont les membres courts, les métatarses incli­
nés, et manquent de cæcum comme les
plantigrades ; cette classe n’offre que trois
genres qui sont les mouffettes, les bellettes
et les loutres ; le genre bellette fournit aux
arts les fourrures les plus fines, telles que
celles de l’hermine , de la marte , de la
zibline, &c.

Comparaison des ver­
miformes aux carnivores.
Naturel et tempèramment
des mouffettes, bellettes et
loutres ; mœurs de la
marte et sa chasse ; des­
cription de la loutre , sa
voracité et sa chasse dan­
gereuse.

Sixième classe. Les carnivores ou
bêtes féroces proprement dites , forment
la dernière classe des mammifères, munis
de trois sortes de dents ; ils ont les tarses
relevés et n’appuient que les bouts des
doigts ; à l’intérieur ils sont pourvus de

Caractère physique et
moral des carnivores ;
rapports et différences en­
tre les genres civettes ,
liyennes, chiens et carna­
ciers proprement dits, na­
turelférçce et tempèram-

( 16 )

QUESTIONS.
cæcum. Cette classe comprend quatre genres
qui sont les civettes , les hyennes, les
chiens, les chats ; les premiers ont les ment de l'hyenne ; nuan­
ongles semi-retractiles, une poche odori­ ces qui la lient avec les
civettes, et traits qui la
férante, produisant une liqueur connue sous distinguent de tous les
le nom de ce même animal ; les seconds autres animaux ; natu­
ont les ongles non rétractiles, une follicule; rel , qualités et talens du
les troisièmes sont distingués par leur mu­ chien qui le rendent digne
seau allongé , les ongles plats et non rétrac­ d'entrer en société avec
l'homme ; portrait du
tiles; la plupart marchent en troupes et tigre, son naturel in­
sont lâches et timides ; les quatrièmes ont domptable ; traits oui
leurs têtes arrondies, le museau court , les le distinguent des panthè­
ongles courbés et rétractiles, et aucun n’a res et léopards.
l’instinct social ; ils ont les yeux éteincellans et voient dans les ténèbres; ils sont
tous fiers et déprédateurs : ce genre fournit
les plus riches fourrures , telles que celles
du léopard , &c.

Septième classe. Les rongeurs ( ici les Caractère typologique et
dents redeviennent caractère primaire) ont physiologique des ron­
geurs ; conformation ex­
à la place des canines un grand espace sans térieure du castor et son
dents ; leurs incisives grandes et pointues, intelligence ; peinture de
placées à l’extrémité du levier des mâchoi­ ses mœurs ; description
res n’ont qu’une force médiocre et ne de leurs chaussées et de
peuvent saisir fixement ; la nature les a leurs bourgades-, compa­
destinés à ronger. Leur principal caractère raison des castors cabaniers aux castors bièvres.
consiste dans la longueur du train de der­
rière qui ne permet à l’animal de marcher
que par bonds ; leur cerveau est presque
.sans aucune circonvolution ; ils ont un
cæcum énorme ; la plupart grimpent aux
arbies ; quelques-uns ont la peau de leurs
flancs erendue, ce qui les aide à se soutenir
dans

( 17 )

dans les airs ; certains dorment pendant
l’hiver i (5) tous se servent de leurs pattes
pour porter à la bouche (6); les rongeurs
ont deux incisives ; le lièvre les a doubles ;
le daman en a quatre en bas, et le kanguroo
six à huit en haut : cette classe comprend
onze genres , savoir, le kanguroo , la ger­
boise , le rat, l’écureuil, le loir, la mar­
motte , l’agouti, le daman ou agneau pascal,
le porc-épic et le castor.

QUESTIONS.

Huitième classe. Les édentés n’ont ni
incisives ni canines, et souvent point de
molaires ; leurs ongles sont fort grands, et
leur toucher est aussi imparfait que dans
les solipèdes et ruminans ; leur corps est
recouvert de manière à leur laisser peu
de sensibilité. Cette classe comprend trois
genres, qui sont, i.° le fourmillier qui est
couvert d’un poil dur, non flexible et pres­
que semblable à de l’herbe sèche ; i.Q les

Édentés • différence
essentielle entre les four­
miliers , les manis et les
tatous ; légère description
des espèces de ces trois
genres et leurs différences.

( 5 ) Pallas attribue l’engourdissement de certains animaux , tels que
le loir , la marmotte, &c. à la grosseur du thymus, qui est énorme
chez ces derniers ; cet état de torpeur n’a pas lieu dans une athmosphère
tempérée ; c’est donc au changement de température qu’est due la cause
de ce phénomène.
( 6 ) Le degré de perfection dans le sens du toucher tient au plus
ou moins de perfection dans les clavicules ; ou les animaux les ont
parfaites, c’est-à-dire, dans leur entier, ou les ont imparfaites , c’està-dire , à moitié ou aux trois quarts , ou n’en ont point du tout. Les
claviculés ont les doigts divisés et le tact parfait, tels que l’homme ,
les singes ; les semi-claviculés l’ont imparfait, tels que l’ours , les rongeurs,
le pangolin; les non-claviculés ont les doigts enveloppés et le toucher
nul tels que les solipèdes et les ruminans.

C

( 18 )

maflis ou lézards écailleux, dont le corps
est couvert d’écailles embriquées ; 3.0 le
tatou ou armadille dont le corps est cataphracté , c’est-à-dire, armé d’une cuirasse
ou test osseux, à bandes circulaires, s’enguaînant les unes dans les autres, comme les
segmens des insectes : c’est par le nombre
de ces bandes qu’on distingue les espèces.
Les espèces de ce genre ont des rapports avec
les tortues, écrevisses et autres crustacées,
par leur cuirasse.

QUESTIONS;

Rapport des tardigraNeuvième classe. Les tarcligrades ou
paresseux , ainsi nommés de la lenteur de des avec les quadruma­
leur marche, ont des canines et des molai­ nes et ruminans ; habitu­
des naturelles de l'unau,
res, mais point d’incisives; ils ont des rap­
et de Idai.
ports avec les quadrumanes et les ruminans ; avec les premiers par leurs mamelles
situées sur la poitrine , par leur habitude
de grimper et de s’asseoir sur le derrière ;
avec les seconds par leur estomac divisé
par etranglemens et par les pieds d’une de
leurs espèces qui n’a que deux ongles :
cette classe ne renferme que deux espèces,
l’aï et l’unau ; ils ont7 les ongles excessi­
vement longs, le poil rude et semblable
à de l’herbe sèche. Leurs cuisses mal em­
boîtées et hors des hanches, leur air morne,
leur regard pesant , leur indolence sous
les coups , leurs cris plaintifs , annon­
cent la production la plus négligée de la
nature.

Dixième classe. Les pachydermes ou
animaux à peau épaisse, comprennent les

Pachydermes. Naturel
et grossièreté du cochon

( 19 )

mammifères les plus grands de la nature. QUESTIONS.
Ici le caractère primaire tiré des dents
domestique ; ses ressem­
est trop variable ; le caractère secondaire blances et ses différences
tiré du sens du toucher ne l’est pas moins; avec le cochon de la Chine,
la nature de la peau en fera le caractère le sanglier du Cap-verd,
principal. Les animaux de neuf classes le cochon de Guinée , le
antérieures ont les pieds terminés par des pécari et le babiroussa.
doigts, et ici commencent ceux à sabots dont
les divisions varient dans toutes les espèces.
L’éléphant est pentisulce, l’hypototame
quadrisulce, le rhinocéros , trisulce et le
cochon bisulce. On a vu des cochons
solipèdes, comme le rapportent Aristote,
Buffon et Linné. Le cochon a de légers
rapports avec le morse et l’éléphant par ses
défenses, et avec les ruminans par la briève­
té , et la presque nullité de ses doigts latéraux
et par un apendice de son estomac , simple
dans le cochon ordinaire , mais double
dans le pécari ; cette classe fournit le
plus bel ivoire dans le commerce ; elle
comprend cinq genres, qui sont les quatre
Caractère naturel et essentiel
déjà cités et le maipouri.
des ruminans ; courte descrip­
tion du chameau, sa d'fferenee

Onzième classe. Les ruminans sont d’avec les autres animaux de
classe ; histoire du porteainsi dits, de la faculté qu’ils ont de ramener sa
musc ; cerf, différence entre
du premier estomac une partie des alimens le bois du cerf et les cornes des
dans la bouche, pour les remâcher à loisir autres ruminans; habitudes na­
turelles du renneutilité de
et les disposer par là à la digestion ; leur cet animal; conformation de
estomac est divisé par étranglemens , ce qui la girafe ou cameléopard ; ca­
ractère des gabelles ; nuances
constitue quatre cavités ; le chameau en a qui lient les chèvres de d'ffécinq ; ils ont leurs sabots divisés en deux, rens climats, telles que la do­
, celle du Juda ,
d’où leur nom de pieds fourchus ; ils n’ont mestique
la naine , celle d’angora , la
d’incisives qu’à la mâchoire ^inférieure , mambrine , &c.

r,

( *9 )

mammifères les plus grands de la nature. QUESTIONS.
Ici le caractère primaire tiré des dents
domestique ; ses ressem­
est trop variable ; le caractère secondaire blances et ses différences
tiré du sens du toucher ne l’est pas moins; avec lecochondela Chine,,
la nature de la peau en fera le caractère le sanglier du Cap-verd,
principal. Les animaux de neuf classes le cochon de Guinee , le
antérieures ont les pieds terminés par des pécari et le babiroussa.
doigts, et ici commencent ceux à sabots dont
les divisions varient dans toutes les espèces.
L’éléphant est pentisulce, l’hypototame
quadrisulce, le rhinocéros , trisulce et le
cochon bisulce. On a vu des cochons
solipèdes, comme le rapportent Aristote ,
Buffon et Linné. Le cochon a de légers
rapports avec le morse et l’éléphant par ses
défenses, et avec les ruminans par la briève­
té , et la presque nullité de ses doigts latéraux
et par un apendice de son estomac , simple
dans le cochon ordinaire , mais double
dans le pécari ; cette classe fournit le
plus bel ivoire dans le commerce ; elle
comprend cinq genres, qui sont les quatre
Caractère naturel et essentiel
déjà cités et le maipouri.
des ruminans ; courte descrip­
tion du chameau, sa différence

Onzième classe. Les ruminans sont d’avec les autres animaux de
classe; histoire du porteainsi dits, de la faculté qu’ils ont de ramener sa
musc ; cerf, différence entre
du premier estomac une partie des alimens le bois du cirf et les cornes des
dans la bouche, pour les remâcher à loisir autres ruminans; habitudes na­
turelles du renne, utilité de
et les disposer par là à la digestion ; leur cet animal; conformation de
estomac est divisé par étrangiemens , ce qui la giraffe ou cameléopard ; ca­
ractère des gabelles ; nuances
constitue quatre cavités ; le chameau en a qui lient les chèvres de d ffécinq ; ils ont leurs sabots divisés en deux, rcns climats, telles que la do­
, celle du Juda ,
d’où leur nom de pieds fourchus ; ils n’ont mestique
la naine , celle d’angora , la
d’incisives qu’à la mâchoire inférieure , mambrine, &c.

J

(10 )

point de canines excepté des crochets dans
quelques espèces, et des molaires aux deux
mâchoires ; la très-grande partie a la tête
ornée de bois ou de cornes, dont la forme
sert à distinguer les genres : c’est dans cette
classe que se trouvent les animaux qui
fournissent le musc et lebézoard ; elle com­
prend huit genres, qui sont, le chameau ,
(7) le porte-musc, le cerf, la giraffle ou
caméléopard, les gazelles, le bouc, le bélier
et le bœuf.
Il nous reste pour compléter ce cours
les solipèdes, les amphybies et les cétacées.

QUESTIONS.
Différence de notre brebis
avec celle de Barbarie, d'hlande , de Valachie et celle
d'Argole ou Aditnain ; des­
cription du bœuf domestique ;
son utilité ; toutes les parties
de cet animal sont employées
dans les arts. Bufle, son natu­
rel , _■ on tempérammenl et ses
habitudes; comparaison de
differentes espèces et variétés
du genre bœuf, tels que bœufs
de la Cafrerie , aurochs ,
bisons , fbu , bœuf musqué
ou bison d'Amérique.

RÉP O ND AN T,
Le Citoyen Étienne RÉVEILHAS, de Chancdadt,

( 7 ) Les espèces du chameau sont le lama , l’alpaca, la vigogne ;
ces espèces méritent une attention particulière ; peut-être réussirait - on
à les naturaliser dans nos Pyrénées et nos Cévennes, sans que la
toison des derniers dégénérât, et les plantes dont elles se nourrissent
dans les cordillères , trouveraient à-peu-pres la meme température ■dans
ces montagnes. Si les Espagnols n’ont pu les faire réussir dans l’Andalousie,
il faut en accuser l’infraction à la loi générale : chaque animal et chaque
plante a sa température particulière.