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Médias

Fait partie de Proposition d'un cinquième projet de rues à ouvrir

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raOPOSSTION
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CINQUIÈME PROJET
DE RUES A OUVRIR
Butta la ville tle E^éviaweaac.

La décision ministérielle du 9 septembre 188G qui a fixé
l’emplacement à Périgueux de la Gare du chemin de fer
Grand-Central, a imposé à la compagnie l’obligation de sup­
porter, jusqu’à concurrence de 100,000 fr., le tiers de la dé­
pense que la commune croirait devoir s’imposer pour faci­
liter l’accès de la Gare et la mettre en communication avec,
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l’intérieur de la ville.
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Dans le but de bénéficier de cette indemnité et de réa­
liser en même temps des améliorations importantes pour
l’intérieur de la ville, l’administration municipale a fait étu­
dier plusieurs projets, au nombre de quatre, et qui lui ont
paru atteindre, avec plus ou moins d’avantages et de facilité
dans leur réalisation, le but proposé.
Chacun de ces quatre projets a pour objet l’ouverture de
rues allant aboutir, en partant du boulevard, à la place du
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CE LA VILLE !
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Greffe, afin d’établir une communication entre la Gare et le
quai projeté sur la rive gauche de l’isle, au-dessous du PontVieux.
A une époque qui n’est pas fort éloignée, et alors qu’il
était question de la traverse de la route impériale n° 21, ces
divers projets furent proposés et discutés; il en existait à
cette époque un cinquième qui avait aussi ses partisans ;
c’était celui de la traverse par la rue Eguillerie. Ce projet ne
figure plus aujourd’hui au nombre de ceux proposés par
l’administration municipale. La cause de cette exclusion a
été puisée dans cette circonstance que la traverse par la rue
Eguillerie n’aboutissait pas au quai projeté, et ne pouvait
par conséquent pas réaliser les avantages résultant d’une
communication entre le boulevard et le faubourg des Barris.
Cependant, ce projet, tel qu’il a été modifié, a pour objet
l’ouverture d’une large rue allant aussi aboutir à la place
du Greffe et pouvant réaliser sous ce rapport tous les avan­
tages des autres projets, en mettant en communication le
boulevard avec le faubourg des Barris. Dans de pareilles
conditions, la cause d’exclusion n’existait plus ; aussi M. le
maire, dans son impartiale sollicitude pour tous les intérêts
de la ville, s’esl-il empressé de communiquer à une com­
mission désignée par un grand nombre d’adhérents, tous les
documents propres à faciliter une étude approfondie des
avantages que ce projet peut présenter sur tous les autres,
afin d’en soumettre également l’adoption au conseil muni­
cipal.

La commission dont on vient de parler a complété son

travail, et il s’agit maintenant de faire connaître l’ensemble
du projet d’après les modifications qu’on lui a fait subir, et
de justifier les avantages immédiats et incontestables que son
execution doit procurer au point de vue de l’intérêt général
de la ville.
D’après ce projet, la rue Eguillerie serait ouverte sur une
largeur de onze mètres à partir du boulevard jusqu’à la
place Saint-Georges ; à ce point, on ouvrirait une autre rue
transversale ayant la même largeur, se prolongeant à gau­
che jusqu’à l’emplacement que doit occuper la balle projetée
en face des allées de Tourny, et se continuant à droite par
la rue de la Reconnaissance, qui aurait également la même
largeur jusque sur la place du Greffe, en face de la ca­
thédrale.

Enfin, la rue de la Sagesse, qui aboutit à la rue Eguillerie
et à la place du Coderc, serait également ouverte sur une
largeur de onze mètres.
Les dépenses pour l’ouverture et l’élargissement de ces
diverses rues ont été très sérieusement évaluées par des hom­
mes consciencieux et experts en celte matière. Leur travail
pourrait au surplus être facilement contrôlé au vu du compte
détaillé qu’ils ont conservé.

Ces évaluations donnent les résultats suivants :
1° Elargissement de la rue Eguillerie jusqu’à la place
Saint-Georges.................................................... 126,600 fr.
A reporter.............

126,600 fr.

Report...................
2° Elargissement de la rue de la Sagesse...
3° Idem de la rue de la Reconnaissance......
4° Idem de la place Saint-Georges à Tourny.

4 20,600 fr.
34,500
34,000
36,500

Total...........................

234,600 fr.

A cette somme il faut ajouter :

4° 960 mètres courants de trot­
toirs à 8 fr. le mètre.................
2° Pavés....................................
3° Traverse Saint-Martin pour
aboutir à la Gare..........................
Total général........

303,690 fr.

Déduisant les 4 00,000 fr. donnés par la
compagnie..........................................................

4 00,000

Il reste...........................................................

203,690 fr.

Ce chiffre, bien inférieur à ceux des autres projets, est
susceptible d’une diminution importante par les dons vo­
lontaires que feraient les propriétaires dont les maisons ne
seraient pas touchées, si l’on prenait l’élargissement d’un
seul côté, — dans la rue Eguillerie.
Dans le rapport si remarquable et si impartial que fit M.
le Maire à la commission municipale dans sa session du 3
février dernier au sujet de l'adoption de l’un des quatre pro­
jets proposés, ce magistrat s’exprimait ainsi :

« Nous avions à nous demander d’abord quelles condi-

— 5 —

» lions essentielles devraient remplir les voies nouvelles
» pour que les résultats fussent à la hauteur et de l’impor» tance de l’entreprise et des dépenses qu’elle doit entraîner.
» Les conditions dont je parle m’ont paru être celles-ci :
» ouvrir une voie qui permette l’accès facile des places
» principales de l’intérieur, lesquelles devraient servir de
» point de départ pour la circulation entre la ville et la
» Gare; en second lieu, établir une communication entre la
» Gare et le quai projeté sur la rive droite de l’Isle, au» dessous du Pont-Vieux, et mettre ainsi en rapport direct
» les deux centres du mouvement commercial de Périgueux;
» rattacher le faubourg des Barris à la ville en améliorant
» leurs communications; enfin, donner à l’ancienne ville,
» trop déshéritée jusqu’ici d’une part équitable dans les
» améliorations qui ont été réalisées, la facilité de circula» lion qui lui manque, et sauvegarder ainsi les intérêts
» considérables dont elle est le siège. »

Les conditions essentielles que doivent remplir les voies
nouvelles ainsi résumées, sont on ne peut plus rationnelles,
et il s’agit de rechercher quel est celui des cinq projets qui
les remplit le mieux.
Pour procéder avec méthode, nous allons passer en revue
chacuu de ces projets par ordre de numéro, et tâcher de
faire ressortir les avantages et la possibilité d’exécution
de chacun d’eux.

Premier projet. — Ce projet consiste à ouvrir une rue en

prolongement de la rue de la Clarté, en ligne droite jusqu’au
boulevard, traversant la place de la Mairie, y compris
la mairie elle-même, et allant déboucher vers la partie
moyenne de la place Bugeaud. La dépense est évaluée,
déduction faite des 100,000 fr. donnés par la compagnie, à
une somme de 542,000 fr.

Ce chiffre serait réduit à 470,000 fr. par la déduction
d’une somme de 72,Q00 fr., montant de l’évaluation de la
partie du tracé qui concerne les abords du Pont-Vieux, et
qui est ajournée , dans les cinq projets, jusqu’à l’époque de
la construction du quai.
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Ce projet vient se heurter devant deux impossibilités abso­
lues : la première résulte de ce que la voie nouvelle, venant
aboutir perpendiculairement à la place Bugeaud, ne pourrait
présenter à son ouverture un développement suffisant, à
moins de sacrifier la place Bugeaud , et il est douteux que
la ville veuille s’imposer un pareil sacrifice ; la deuxième
impossibilité résulte de l’insuffisance des ressources de la
ville pour faire face à une dépense de 470,000 fr., ce qui
porterait sa dette actuelle à 816,000 fr.

C’est là un argument sans réplique.

Deuxième projet. — Ce projet diffère du premier en ce
point seulement que la nouvelle rue à partir de la place de
la Mairie suivrait la direction de la rue Hiéras et viendrait
déboucher en face du théâtre, dans l’axe de cet édifice. La
dépense s’élèverait à 113,000 fr. de plus (pie celle du premier

— T —

projet. Ce chiffre est une raison a fortiori suffisante pour
qu’il soit inutile de s’occuper autrement de l’exécution de ce
projet.

Troisième projet. — Il consiste à élargir et à rectifier les
deux rues Taillefer et d’Enfer, et à prolonger cette voie
jusqu’au Pont-Vieux par le remblai de la partie inférieure
de la place Daumesnil, de la place du Greffe et par celui de
la rue du Pont-Vieux; la dépense est évaluée au chiffre de
500,000 fr., duquel il faudrait déduire •
1° Le montant des offres faites par les propriétaires de la
rue Taillefer, ci................................................
66,569 fr.

2° L’indemnité due par la compagnie.........

100,000

3° L’évaluation de la partie des abords du
Pont-Vieux, fixée à..........................................

72,000

4° L’évaluation de la partie qui serait ajour­
née entre la place Marcillac et celle du Greffe,
fixée à................................................................

70,000

Total...................

La dépense totale étant de...
Si l’on en déduit le chiffre cidessus..........................................

500,000 fr.

On a un reliquat de................

191,431 fr.

308,569 fr.

308,569

Ce chiffre ne serait pas au-dessus des ressources de la
ville, et l’exécution de ce projet, sous ce rapport, serait

— 8 —

très réalisable; mais on se demande quel avantage la vieille
ville retirerait de l’élargissement de la rue Taillefer, qui
continuerait d’avoir les mêmes aboutissants, sans se relier
par de larges voies à aucun autre quartier, à aucune autre
place que celle du Greffe par ia rue d’Enfer, dont l’élargis­
sement serait même ajourné. La ville se soumettrait ainsi
au paiement d’une dépense considérable pour donner pure­
ment satisfaction à des intérêts privés, qui sont d’ailleurs
suffisamment protégés par l’importance commerciale que la
rue Taillefer et la place Marcillac doivent à leur position.

11 ne faut pas non plus perdre de vue que la compagnie
ne doit donner l’indemnité de 100,000 fr. que pour faciliter
les abords de la Gare et la mettre en communication avec
l’intérieur de la ville.
Il est incontestable qu’il n’existe dans ce moment d’autre
avenue pour aboutir à la Gare que la route de Bordeaux, et
qui est évidemment insuffisante. Tout le monde reconnaît la
nécessité de l’ouverture d’une nouvelle avenue, qui est
naturellement tracée : c’est celle par la rue Saint-Martin.
Aussi, dans tous les projets, fait-on entrer une dépense de
60,000 fr. pour ouvrir et régulariser cette avenue.

L’élargissement de la rue Taillefer formerait, il est vrai,
une voie de communication directe, de l’intérieur de la ville
avec la Gare par la route de Bordeaux, qui est la seule ave­
nue praticable pour arriver à cet établissement; mais l’avenue
par la rue Saint-Martin se trouverait isolée et ne serait en
communication avec aucune rue de l’intérieur de la ville,

— g —

Dans ce cas, la compagnie ne pourrait-elle pas se refuser
au paiement d’une indemnité qui n’aurait été accordée qu’en
vue d’une amélioration qui ne serait point réalisée?
Cetfe observation s’applique à tous les autres projets qui
ne remplissent pas cette condition essentielle.

Quatrième projet. — Il consiste à ouvrir une rue en ligne
droite qui commencerait en face du théâtre, en prenant pour
axe celui de cet édifice, suivrait la direction du côté sud de
la rue Hiéras, traverserait la place de la Mairie et aboutirait
à la place Marcillac, en. détruisant les maisons situées entre
ces deux places; elle se prolongerait, au moyen d’une ligne
brisée, jusqu’au Pont-Vieux, en suivant la place Marcillac,
la rue d’Enfer rectifiée, les places Daumesnil et du Greffe.

Ce tracé ne s’arrêterait, point là ; la salle de spectacle serait
détruite, et son emplacement formerait une large rue en
regard de celle qui viendrait aboutir au boulevard, et se
prolongerait jusqu’à l’emplacement de la préfecture projetée
dans l’enclos Sainte-Ursule. La dépense pour l’exécution de
ce vaste projet, dont l’initiative est due à l’éminent magis­
trat qui administre notre département, s’élèverait à 676,000
francs, ce qui porterait la dette actuelle de la ville à la
somme énorme de 1,032,000 fr.
Avoir posé un pareil chiffre, c’est avoir constaté l’impos­
sibilité de l’exécution d’un semblable projet.
Cependant, ce projet a été maintenu comme pouvant dès
à présent être réalisé en partie, en le réduisant uniquement

— 10 —

au tracé qui part du boulevard en face le théâtre et se pro­
longe jusqu’à la place Marcillac. La dépense de cette partie
du projet est évaluée, y compris les 100,000 fr. d’indemnité
de la compagnie, à une somme totale de 334,000 fr.

Ce chiffre, d’après les documents fournis par M. le Maire
dans son rapport, n’excèderait pas les ressources de la ville,
qui ne se trouverait engagée que pour douze années, à partir
de l’extinction de la dette actuelle, en ce que, bien entendu,
l’emprunt de 280,000 fr. autorisé pour la construction de
la halle aux grains servirait à couvrir ces dépenses à due
concurrence.
Ce projet, ainsi réduit, présente-t-il des avantages immé­
diats dans l’intérêt général de la ville? Évidemment non,
car son exécution n’aurait pour résultat que d’ouvrir une
large rue parallèle à celle de la rue Taillefer et qui serait sa
rivale, puisqu’elle aurait les mêmes aboutissants; elle divi­
serait la vieille ville en deux parties, avec lesquelles elle ne
se trouverait en communication par aucune voie praticable;
elle ne produirait aucune amélioration pour les quartiers
qui se trouveraient du côté nord, et elle détruirait complè­
tement l’importance commerciale de la rue Taillefer , quelle
ne doit qu’à sa position et à ses aboutissants, çîu seraient
les mêmes pour les deux rues.
Ce projet aurait en outre l’inconvénient do tous les pré­
cédents, c’est-à-dire celui de ne pas communiquer directe­
ment de l’intérieur de la ville à la rue St-Martin.
Il est vrai qu’on nous fait espérer, dans un avenir plus ou

— 11 —

moins éloigné, la possibilité de construire la préfecture sur
l’enclos des Ursulines, et, dans ce cas, nous verrions dis­
paraître notre théâtre pour faire place à une continuation
de rue qui se prolongerait jusqu’à la nouvelle préfecture.
Qu’il nous soit permis à cette occasion de consigner ici
une observation que nous livrons à l’appréciation de la com­
mission municipale.
Lorsqu’il s’est agi de déterminer l’emplacement de la
Gare, la commission municipale a été d’avis de le fixer au
bas de la place Francheville, afin de maintenir le mouve­
ment commercial dans l’intérieur de la vieille ville.

Lorsqu’il s’est agi de l’établissement d’une halle aux grains,
la même commission a émis le vœu que cet établissement fût
construit sur l’emplacement occupé par le pâté de vieilles
maisons qui font face aux allées de Tourny, et cela dans la
même pensée de centralisation du commerce dans l’intérieur
de Périgueux.
Enfin, lorsqu’il a été question de la fixation d’un empla­
cement pour la construction d’une nouvelle préfecture, l’ad­
ministration supérieure, guidée par le môme sentiment de
justice, avait fixé cet emplacement dans les jardins de
MM. de Monéys et de Fayolle.

Aujourd’hui, cet emplacement serait changé, et ce chan­
gement imposerait à la commune une dépense considérable,
qui consisterait à payer la différence qui existerait entre la
valeur du nouvel emplacement et celle de l’ancien ; c’est-àdire que la ville serait privée de l’avantage qui résultait pour

_ 12 —

elle de l’établissement d’un beau monument dans son en­
ceinte, et qu’elle paierait de ses deniers une partie de la
dépense nécessaire pour doter la nouvelle ville d’avantages
dont elle profiterait seule. Ces considérations nous font espé­
rer que l’emplacement déjà choisi et adopté pour la cons­
truction de la préfecture dans le jardin de Monéys sera
maintenu, et que nous conserverons encore long-temps
notre théâtre, dont les proportions répondent à l’importance
de la population.
Cinquième projet. — Ce projet réalise-t-il d’une manière
plus satisfaisante que les autres les améliorations que l'on
doit attendre de son exécution?
On peut répondre hardiment d’une manière affirmative à
cette question.
En effet, l’élargissement de la rue Eguillcrie permet
l’accès facile des places principales de l’intérieur, puisqu’elle
aboutit d’une part à la place du Coderc par la rue de la
Sagesse, d’autre part à la place du Greffe par la rue de la
Reconnaissance, et à la place Marcillac par la rue d’Enfer,
aussitôt que l’État aura fait enlever le pâté de maisons qui
entourent la cathédrale du côté de celte rue, et enfin aux
belles promenades de Tourny, d’où l’on apercevrait notre
ancienne et magnifique cathédrale restaurée.

L’élargissement de la rue Egu illerie aurait.cncore pour
résultat d’établir une communication entre le quai projeté et
la Gare, de rattacher le faubourg des Barris à la ville en
améliorant leurs communications, de relier, en un mot, par
de larges voies, les divers quartiers de la ville, et centraliser

— 13 —

ainsi le commerce et le mouvement dans l’inlérieur du vieux
Périgueux. Enlin , l’exécution de ce projet remplirait surtout
la dernière condition, qui consiste à donner à l’ancienne
ville, trop déshéritée jusqu’ici d’une part équitable dans les
améliorations qui ont été réalisées, la facilité de circulation
qui lui manque, et sauvegarder ainsi les intérêts considéra­
bles dont elle est le siège.

La partie de l’ancienne ville déshéritée de sa part équi­
table dans les améliorations qui ont eu lieu, serait-elle la rue
Taillefer, les places Marcillac, du Coderc, de la Mairie, qui,
par leur position et leurs aboutissants, ont toujours été et
seront même toujours le centre du mouvement commer­
cial ?
La partie déshéritée qui a besoin que l’on fasse pénétrer à
travers ses antiques et étroites rues, l’air, la lumière, la cir­
culation , n’est-elle pas évidemment celle qui des allées de
Tourny s’étend jusque vers la place du Coderc et la place du
Greffe, comprenant plus du tiers de la population de Péri­
gueux? L’administration municipale l’avait ainsi pensé, lors­
qu’il y a une année à peine, elle votait la construction d’une
halle aux grains en face des allées de Tourny. La désignation
de cet emplacement avait été déterminée par les résultats que
devaient avoir, pour l’assainissement et l’embellissement de
tout un quartier, la destruction d’un grand nombre de vieilles
maisons, la construction d’un beau monument et le com­
mencement d’une rue nouvelle.
S’il est vrai que l’adoption de l’un des projets soumis à la
délibération de la commi sion municipale doive avoir pour

— 14 —

conséquence l’ajournement de l’établissement d’une halle
aux grains, ne serait-il pas souverainement équitable de
donner la préférence à celui de ces projets qui, réalisant
les avantages que semblait faire espérer l’exécution des au­
tres, donnerait en même temps satisfaction à de légitimes
espérances, au moyen de l’ouverture de la rue allant des
allées de Tourny à la cathédrale?
Les dépenses qu’occasionneraient ces améliorations impor­
tantes seraient inférieures de 130,310 fr. à celles nécessitées
par l’exécution de la partie du quatrième projet actuellement
possible, et dont le chiffre est en rapport avec les ressources
de la ville.

La moitié de cet excédant serait suffisante pour con­
tinuer la traverse de la rue Eguillerie jusqu’à sa jonction
avec la roule impériale n° 21 ; de sorte qu’avec une dépense
bien inférieure, au lieu d’avoir uniquement une nouvelle rue
dans un parcours aussi restreint que celui qui de la place
Marcillac se dirige en droite ligne jusqu’au boulevard, en face
du théâtre, on obtiendrait une vaste et large rue, traversant
dans toute son étendue la partie nord de la vieille ville, se
continuant directement jusqu’à la Gare par la rue SaintMartin. On aurait, de plus, une magnifique rue transver­
sale partant des allées de Tourny et se prolongeant jusqu’à la
place du Greffe, en face de la cathédrale, et enfin une troi­
sième rue mettant en communication la rue Eguillerie avec
la place du Coderc, la rue des Chaînes, la place de la Mairie.
Toutes ces grandes et importantes améliorations auraient
une influence immédiate, générale, pour la prospérité de

— 45 —

notre vieille ville, et, loin de nuire à l’importance commer­
ciale du quartier Taillefer, des places Marcillac, du Coderc et
de la Mairie, elles ne feraient que développer l’activité et le
mouvement dans tous ces quartiers par les voies nouvelles
qui y iraient aboutir.

C’est ainsi que se trouverait réalisé, en très grande par­
tie, ce tableau de fantaisie que nous a fait entrevoir M. le
Maire dans son rapport, mais dont la possibilité d’exécution
serait ajournée à un demi-siècle, si l’un des autres projets
était adopté.

A nous de doter l’ancienne ville d’améliorations utiles tant
au point de vue de l’intérêt commercial qu’au point de vue
de l’assainissement et de la salubrité publique; à la géné­
ration future de continuer ces améliorations au point de vue
des embellissements purement artistiques, à l’aide des élé­
ments de bien-être et de prospérité que nous lui aurons
légués !
LACHAPELLE, avoué,
Membre île la Commission municipale.

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Périgueux, imprimerie Dupont et Ce. — Mars 37.

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