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Fait partie de Mélitus ou le calomniateur démasqué

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ou

LE CALOMNIATEUR DÉMASQUÉ
PAR

M LE CURÉ DE S.TE-ALVËRE,
CHANOINE HONORAIRE D’ANGOULÊME (i).

Socrate fut indignement calomnié par un homme vil , par
Aristophane : Mélitus enchérit sur lui, et fît en sorte d’at­
tirer dans son parti les Hiérophantes (2) et le peuple , pour lui
faire subir toutes sortes d’outrages. Il y parvint.
Alors cet infâme traîna ce sage au tribunal et soutint con­
tre lui l’accusation la plus flétrissante et la plus funeste à
l’innocence. Au lieu de bonnes et solides raisons , il se servit
de l’éclat séduisant d’une éloquence vive et brillante.
(1) Avant d’imprimer cet Ecrit j’ai fait toutes les tentatives possibles au­
près de M. Peyrot. pour le porter à des moyens de conciliation. Il a re'sisté
avec un entêtement indigne d’un homme de son earaetère. Je le de'fère à
l’opinion publique; elle me vengera.

(a) C’est le titre des prêtres qui présidaient aux temples de la Grèce.

Socrate fut condamné à la ciguë..... à la mort..... (j).
M. Peyrot , ne pouvant me traîner à l’échafaud (2) , m’as­
sassine moralement : il invente contré moi des faits qui n’ont
jamais existé. Il iÀ’a déféré aux tribunaux et à l’opinion pu­
blique.
Si j’étais coupable de ce dont il m’accuse , il m’aurait dû
des égards ; je lui aurais ressemblé.
Je vais analyser les calomnies de ce moderne Mélitus qui
s’est démasqué , et dont on verra la laideur3 telle que j’ai
commencé à la dépeindre dans ma première défense.
M. Peyro't a été mon agresseur -, il est de plus mon ca­
lomniateur. Je vais l’en convaincre : le Public va le juger.
J’ai besoin de quelques détails pour arriver à mes preuves.
Je commence.
Ma lettre, du 29 mai dernier, écrite à Mgr. l’évêque d’An­
goulême , n’a eu pour objet qu’un point de doctrine ecclésias­
tique , à la suite duquel j’ai exposé les motifs de ma soumis­
sion à l’autorité épiscopale, dans ce qu’elle m’a commandé
envers l’autorité civile.
Ma note, jointe à cette lettre, n’a eu d’autre but que
de me justifier de l’accusation qui m’a été faite d’être entaché
d’hérésies, parce que je m’étais conformé à la lettre pastorale
du 17 mai, et de montrer que je n’approuvais pas le boulever­
sement d’hiérarchie et le système de presbytérianisme que je
voyais s’introduire.
Ces deux Ecrits ne renferment que des opinions religieuses qui
ne sont en rapport que d’une manière passive avec les droits
d’une puissance de fait.
(1,) Les Athéniens reconnurent bientôt l’innocence de Socrate ; ils lui éle­
vèrent une statue d’airain sur le lieu appelé Pompée ; ils exilèrent ses en­
nemis et condamnèrent à la mort l’infâme Mélitus.
(2) Voyez son second Libelle, page 11.

en

Dans le premier de ces deux, écrits, et à l’article où. je parle
de ma soumission , je dis guùY pourra bien ne pas en être ainsi
partout. Je ne me suis pas trompé : M. Peyrot , curé de
Périgueux , y a pourvu par ses deux lettres insurrection­
nelles datées , l’une du 28 mai et l’autre du 2 juin (1).
Dans le second, je me plains d’avoir eu des détracteurs, parce
que j’avais obéi. Les évêques de France > leurs chapitres ca­
thédraux et la masse du clergé , m’avaient prescrit cet exemple ;
je ne connais ni n’approuve aucun genre d’insubordination.
Je suis chrétien , je suis catholique.
En disant que quelqu’un qui ne cesse de prétendre au ta­
lent et au mérite exclusif de ï opinion et du savoir , etc. , ai-je
nommé individuellement quelqu’un? ai-je désigné M. Peyrot ?
Il est évident qu’il l’a cru. Mais j’affirme que c’est par pré­
somption ; je ne pensais pas à lui. Je puis donc, d’après mon
opinion, qui est indépendante de la sienne » dire à l’Univers
qu’il est mon agresseur , et qu’il l’est d’une manière horrible.
Mon Mélitus ne s’est pas borné à prendre et à relever pour
lui les inculpations de prétention au mérite exclusif de Fopiniojt
et du savoir* dont je me suis plaint contre un individu indéter­
miné , il a martelé contre moi et contre un grand nombre
de personnes, un Libelle diffamatoire de 17 pages in-f°, en­
tièrement rempli d’outrages et d’avanies.
M. Peyrot s’est désigné lui-même ; il voulait de la célébrité *
n’importe à quel prix : il est descendu dans l’arène armé
de furies , tenant d’une main le poignard de la réaction , et
de l’autre les foudres de l’inquisition.
M. Peyrot , avec cet attirail que composent la proscription
(i) On sait assez lequel de nous deux , de M. Peyrot ou de moi, a eu
raison dans cette affaire. Son partage a été celui de la confusion, et le mien
celui de la vérité..

C4)

et les vengeances , se présente en sujet rebelle. Il déchire les
proclamations douces et paternelles du Monarque chéri qui
appelle tous ses sujets à la concorde et à l’harmonie. Au lieu
d’un ministre de paix et de douceur , il est le Séide de la
guerre et de la fureur. Disciple des Boucher et d’Hamilton ,
dont les noms et les crimes passent avec l’âge à la posté­
rité , il est le Ligueur du temps et le perturbateur du repos
et de la tranquillité publique. Il serait plus (digne de l’estime
de ses concitoyens, s’il était moins turbulent et moins fac­
tieux. Si les excès donnaient du mérite M. Peyrot serait le
premier homme du Monde.

Il est bien extraordinaire qu’un prêtre qui, par état , doit
lire et enseigner les livres saints , ne connaisse pas cet inté­
ressant passage, qui seul fait sa satyre et qui le condamne.
Il est six choses que Dieu hait : Sex sunt quœ odit domînus, et la septième son ame la déteste : El septùnum deteslar
tur anima ejus. Quelle est cette septième chose ? la voici :
le menteur , le faux témoin , et celui qui souffle la discorde
entre ses frère : Proforenlem mendacia, testent fallacem , et
eum qui seminat interfratres discordias (i).
Or, M. Peyrot est un menteur , il l’avoue lui-même : Ex ore
te judico. Vous ferai-je grâce de l’anathème servè nèquarn (2) ?

M. Peyrot m’a attaqué et me signale comme Napolèoniste et
comme parjure 5 je n’ai été ni l’un ni l’autre : Ei incumbit probatio qui dicit, non ei qui negat. Il entend ce que cet axiome
de droit signifie , qu’il se mette en règle.
Aurais-je été Napolèoniste et parjure, parce que j’ai obéi à
(1) Prov. cliap. 6, vers 16 et 18.

(2) P~oyez ses deux Libelles au sujet de la Lettre partorale de Monsei­
gneur l’Evéque.
1

( 5 )

mon évêque , parce que je me suis soumis à César (i) ? 11 con­
naît ma réponse , il est donc inutile de la détailler ; elle m’ho­
nore au lieu de m’humilier.
Il me serait facile de prouver que mes opinions poli­
tiques ont toujours été sages; que je n’ai jamais donné dans
aucun excès ; que mon caractère, loin de tout acte violent, m’a
toujours retenu dans les bornes du devoir prescrit par toutes
les lois. Que le fanatisme , que l’ignorance , que la perfidie
m’accusent et me condamnent, je n’en serai pas étonné : jamais
iis n’ont bien lu l’évangile ni médité la morale de Jésus-Christ.
Pendant les diverses phases de la révolution qui, depuis
vingt-cinq ans se sont succédées , je n’ai fait aucune faute
dont un honnête homme ait à rougir. Je n’ai fait verser au­
cune larme à personne..... Je n’ai trahi la confiance de qui
que ce soit ; je n’ai violé ni directement, ni indirectement au­
cun dépôt...... Plusieurs m’ont été confiés..... Je n’ai fait, à
prix d’argent, aucun commerce de conscription..... Je n’ai point
trafiqué les procès..... Je n’ai été le persécuteur d’aucun indi­
vidu. Je puis assurer, au contraire , sans crainte d’être contre­
dit , que j’ai été souvent utile à tontes les classes de citoyens..
Des prêtres qui vivent encore , ont été , par mes soins , arrachés
à la déportation ; je me rendis leur caution : d’autres ont été
sauvés par moi de la prison et des fers ; d’autres enlevés à
la fureur populaire , notamment M. l’abbé Duleau , neveu
de l’archevêque d’Arles , qui m’écrivit de Paris , en juillet
1791 , pour m’en témoigner de nouveau ses souvenirs. Des émi­
grés ont été reçus dans ma demeure , dans les temps les plus
orageux, pour se soustraire aux visites domiciliaires; je les ai
toujours reçus avec l’accueil honnête et bienfaisant que l’on
(1) Si je n’étais pas prêtre, on aurait pu penser que je le nommais César,
en attendant que Brulus arrive. Il assassina César.

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( 6 )
doit au malheur et à l’honneur humilié. Je les ai servi pour
obtenir leur radiation (i).
Je n’ai donc pas été révolutionnaire.
Pour avoir été Napoléoniste , il faudrait avoir fait d’autres
preuve que celles que j’ai faites : celle-ci se renfermait dans
les devoirs religieux.
Mais comment ce M. Peyrot ose-t-il reprocher à quelqu’un
d’avoir été Napoléoniste ? lui qui l’a exalté, divinisé...
N’est-ce pas ce même M. Peyrot qui disait, le 7 décembre
i8i3, dans la chaire évangélique , au milieu des larmes et des
sanglots auxquels son coeur n’a jamais participé , que le Dieu
des combats avait adopté Napoléon pour faire le bouheur de
la France. On a trouvé, dans ce passage, une impiété. Et
moi peut-être , plus indulgent , je ne veux y voir qu’une im­
pudence dont les fastes ne présentent aucun exemple. Un prê­
tre , un ministre de Jésus-Christ, vanter les maux de la guerre î
rendre la divinité complice du conquérant qui faisait le
malheur du Monde ! Vanter ces malheurs, lorsque la France
humiliée gémissait sur les cadavres de ses enfans mutilés et
perdus sous les glaces du Nord , et lorsque toute la chrétienté
pleurait sqr les chaînes du père commun des fidèles , du pon­
tife de Rome î M. Peyrot a été , dans cette circonstance, comme
dans beaucoup d’autres, le Séide et le ministre du tyran. Il fut
l’imitateur du sacrilège Mathan , prosterné devant les imagés
de l’impie Balaam.
Revenir sur le mot parjure, dont se sert M. Peyrot dans ses
diatribles accablantes , c’est inutile. Je n’ai point violé mes ser­
mens (2) • et aucun de mes confrères qui a agi comme moi
(1) Je ne reviendrais par sür ces services que j’ai rendus, si je n’avais à
les mettre eu opposition aux calomnies de M. Peyrot.
(2) J’ai été délié de mes sermens envers Napoléon , lorsque les puissances
alliées le forcèrent à abandonner le trône. Je me dévouai dès cet instant à

I

4

( j )
n’a violé les siens. M. Peyrot, en cela, est leur calomniateur
comme il est le mien.
Mon coeur n’a pas cessé d’être attaché à la dynastie actuelle.
J’aurais des gages pour le prouver ; mon état , le besoin qu’il
a de la considération, et ma fortune. L’usurpateur faisait la
guerre à tout : c’était un parâtre. Quel est le fou qui aurait
pu hésiter à se jeter dans les bras de son père légitime ? La
Providence nous l’a rendu , qu’elle le bénisse et le conserve
long-temps...... Ce sont mes vœux bien sincères.
Parce que j’ai passé le Létlié , et que , pendant sa traversée,
j’ai noyé tout ce qui n’est qu’iihpertinences et sottises de la
part de mon Mélitus , je n’ai retenu que ce qui , dans son
dernier Ecrit , est plus sérieux et plus grave , pour le lui re­
procher et l’appeler en preuve.
Je m’arrête deux minutes sur le passage de ma première Ré­
ponse , où il est question des mânes d’une victime inhumée dans
une terre étrangère à son berceau.
Pour rendre hommage à la vérité , il ne m’en coûte rien
de déclarer que ce û’est point ni d’un assassinat, ni d’un in­
fanticide, ni même d’antropopbagie que j’ai entendu accuser
M. Peyrot. Il sait que je m’en suis déjà expliqué avant même
qu’il fit imprimer son Libelle du i3 août. Mais parce que
cette explication n’a pas été rendue publique , attendu que
ma manière ne lui plaisait pas , je dis donc que M. Peyrot
n’est à mes yeux ni un assassin , ni un infanticide j mais
•la Causé et aux droits de Louis-le-Désiré ; je suis son sujet soumis et fidèle.
Ce que j’ai fait en dernier lieu pour l’usurpateur , n’est qu’un acte d’obéissancc passive , tel qu’il le serait envers M. Peyrot, s’il redevenait vicairegénéral , parce qu’il a prouvé qu’il n’est pas fait pour l’être. Ses pouvoirs
qui émaneraient d’une origine douce et bonne , tomberaient dans de mau­
vaise mains , comme ces eaux salutaires et limpides qui , au sortir de leur
source , se jettent dans un lieu malfaisant où elles perdent leur salubrité.

J8\
qu’il a été, comme la voix publique l’a assuré, le persécu­
teur de deux de ses confrères qui habitaient Périgueux long­
temps avant qu’il en fût le curé -, qu’il les força, par ses excès
d’autorité, à quitter cette résidence, et que l’un d’eux, natif
de cette ville , fut habiter Bordeaux , où l’on dit qu’il est
mort de douleur, et , par là , il a été inhumé dans, une terre
étrangère à son berceau (ï).
Voilà mon explication , elle est conforme à la pensée que j’ai
eue et à l’interprétation que le Public lui a donnée , à Péri­
gueux, surtout, où cet événement est notoirement connu.
M. Peyrot a jugé convenable de me citer en tribunal criminel „
pour avoir osé, dans une défense courte et modérée que je lis im­
primer le 4 août, l’égratigner un peu , lorsqu’il m’avait écorché.
M. Peyrot a-t-il pu croire que je ferais le sacrifice de ma ré­
putation qu’il a outragée ? De tous les biens humains il est le
plus grand j chacun a donc droit de le défendre. Negligere
quid de se quisque senliat, non solum arrogantis est , sed. eliam
omnino dissoluti. Cicéron off., liv. I.orCeM. est exigeant : es­
sayons d’attaquer sa morgue et de lui donner les humilia­
tions qu’elle mérite.
J’arrive à ses mensonges et à ses calomnies. Mon Mélitus dit,
dans son second Libelle, page 2 et 7', alinéa qu’il cote 3.e vé­
rité ;
M. Lajugie a publié une hérésie , en disant que les siè­
cles ont établi une ligne de démarcation entre la puissance ci­
vile et la puissance ecclésiastique.
Ce n’est pas devant Un tribunal civil que cette affaire a dû
être évoquéej, parce qu’il n’est pas. compétent. Mon Mélitus
(1) Les exemplaires de cet Ecrit seront distribues en assez grand nombre , afin
que, sans être ubiquiste, ma présente déclaration soit connue de tout le-'
monde. Elle marche à côté de ma proclamation , dans laquelle je désigne
M. Peyrot pour être un menteur et un calomniateur..

(9)\

ne doit-il pas avoir honte de faire de ce tribunal civil une
efficialité , une pénitencerie , un confessional ou une SainteHermendar ? Un homme d’un esprit juste , une homme de ju­
gement , eut mieux fait. Cet acte de sa part lui mériterait
un voyage aux Antilles (ï).
M. Peyrot, en me proclamant hérétique, pour avoir dit
que les siècles avaient établi une ligne de démarcation en­
tre la puissance civile et la puissance ecclésiastique , a voulu
méchamment mal interpréter ce passage de mon Ecrit. Il eût
été plus charitable , si, avant de me le reprocher, il m’en eût
demandé l’explication. Je l’aurais assuré que je n’ai nullement
entendu vouloir être en contradiction avec l’enseignement et
la doctrine de l’église, à laquelle je suis attaché de coeur et
d’esprit. M. Peyrot.est donc , dans ce chef, mon calomniateur.
A la même page 7, 5,e alinéa , qu’il cote 6.e vérité, il dit :
M. Lajugie a indigné ses lecteurs en cherchant à persuader
que l’homme, dont la divine Providence avait daigné marquer
le moment de la chute , avait des droits au trône de France
et à notre obéissance active, et que notre bon Roi en était
éconduit pour toujours (2).
Voilà un tour affreux de mon Mélitus moderne. Pourquoi
ne cite-t-il pas la page et la ligne où j’ai écrit ce passage ?
c’est qu’il n’existe pas. M. Peyrot est un homme bien dange­
reux. Mentilur iniquilas sibi.
Page 5, 4e alinéa, qu’il cote 4e calomnie. Si ma conduite
est une erreur, dit M. Lajugie, elle est l’ouvrage de M. Peyrot.
Lisez de mon correcteur : M. Lajugie voudrait donner à entendre
qu’il n’a prié que d’après mes conseils pour la conservation du
(1) Iles de l’Amérique septentrionale, fertiles en hellébore.
(2) M. Peyrot n’a pas eu honte de dire Verbalement que je m’étais fédéré;
que j’avais voté pour la constitution; que ’ je m’étais présenté à M. le
général pour m’offrir à chanter un Te Deum à Saint-Front, sur le refus
de M. Peyrot. Je démens tous ces faits. M. Peyrot est un imposteur.

( IO ).

fléau de Thitmanitë. Aurait-il donc oublié, qu’à peine les papiers
nouvelles annoncèrent la rentrée du tyran dans la capitale de
ta France , il s’empressa d’assembler ses paroissiens , de chanter
le Te Denm; de faire faire un feu de joie , de le bénir, etc. Qu’il
interroge quelques-uns de ses paroissiens , il n’en est aucun qui
ne lui rappelle ces faits, notoires-, il les a avoués lui-même, e t il
a reçu assez bien mes reproches à ce sujet.
Si mon Mélitus habitait le pays qu’on appelle l’Etrurîe, sa
tête paierait ce forfait ; et si notre législation n’avait pas changé
on lui imprimerait la lettre K sur le front. Cette calomnie
est affreuse -, elle porte le caractère le plus prononcé de la
passion de me nuire. Plus insatiable que ce petit animal
aquatique qui se nourrit du sang d’autrui et qui tombe pour
dégorger (t). M. Peyrot curé de Périgueux , demeure collé
sur sa victime et y jouit de son impuissante férocité.
M. Peyrot a bu la coupe empoisonnée qu’il m’avait préparée ;
ici , il se brise tout entier.
Non ,. je n’ai point réuni mes paroissiens pour chanter le
Te Deurn à la rentrée dé l’usurpateur, ni même pendant
les cent jours de son règne. Je n’ai point fait faire de feu
de joie ; je n’en ai pas béni , etc. Quelle épithète donneraije à ce calomniateur? J’avoue quelle me manque; mais le
Public la lui réserve, I/aveu qu’il m’attribue est une jactance
insoutenable. Qui veut-il que j’interroge , ce malheureux, que
je n’ose plus nommer?... Ai-je besoin de faire des enquêtes ?...
Qu’il vienne lui-même ; il verra deux mille houches ouvertes
pour le honnir et autant de bras pour le chasser. C’est un.
imposteur.....
Mais je dis, comme chose très-sûre , qu’à la première nou­
velle de la rentrée de Louis-le-Désiré dans sa capitale , un
27e Deurn solonnel fut chanté en l’hQnneur de cet heureux
(i) Non missura cutem nisiplena çrudis hirudo.

( ” )

événement., et que cette action de grâces fut une véritable
réjouissance. Elle marqua , d’une manière éclatante , le tribut
de nos cœurs envers notre Roi le désiré, le bien-aimé.
Nous parlâmes, dans cette circonstance , non en Ligueur ,
mais en prêtre , ami de la Patrie et du Souverain ; nous con­
naissons nos ,devoirs , nous connaissons leurs droits j nous leur
demeurons fidèles. Le peuple de S.te-Alvère, n’a qu’un seul et
même vœu , celui de la paix et de la conservation de son Roi.
Hommes sans préventions, hommes éclairés, hommes ver­
tueux , prononcez maintenant entre mon calomniateur et moi,
c’est-à-dire, entre le mensonge et la vérité. Vous verrez que
M. Peyrot tient à la nature par la perversité .• Naturam ex­
cellas furcâ , tamen us que recurret.
J’ai enfin rempli ma tâche ; j’ai signalé mon ennemi ; il a
voulu me proscrire et me perdre , je l’abandonne à ses remords.
Dans mon dernier assaut avec lui, je n’oserais pas me van­
ter de lui avoir porté ma botte au cœur (i) , si par trois fois
il n’eût été mon agresseur ; je n’ai fait que me défendre :
Pro mensura peccati plagarum modus.
Je laisse sur la poussière ce TJiersite (2) moderne pour qu’il
ne lui reste que la honte de m’avoir provoqué : Quod cùm
victus erit mecùrn certasse ferelur.
S.te-Alvère, le i5 septembre 1815.

LAJUGIE.
(1) On sait que M. Peyrot qui, dans ces écrits, n’a rien omis pour me
donner du ridicule et de l’odieux, m’a breveté de maître d’escrime ; c’est
le seul honneur qu’il ait daigné me faire, honneur auquel je ne prétends
plus. Mon épée doit rester au foureau, et lui-même doit se taire.
(2) Thersi te était grec......... Il fut tué d’un coup de poing par Achile,_____ ..

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