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Fait partie de Essai sur les langues anciennes [à l’École centrale du département de la Dordogne]
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ESSAI
SUR
LANGUES
LES
ANCIENNES.
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n a continué de suivre le plan d’enseignement déjà adopté
dans ce cours, d’après la raison et l’expérience. Pour faciliter
à la jeunesse l’intelligence des Auteurs anciens, pour lui exposer
le mécanisme et l’esprit des langues de Rome et d’Athènes,
on a principalement dirigé les exercices vers l’explication des
modèles, et le développement des règles, fondé sur les exem
ples que la traduction met continuellement sous les yeux.
Les différences dans l’âge, les forces et les progrès des élèves,
nécessitaient plusieurs divisions , suivant la variété des leçons
qu’il fallait graduer. On leur a développé, suivant le rang que
chacune occupait, Phèdre, l’Appendix de Dïis , des Préceptes
de Muret, des Poésies de Virgile et &Horace, des Histoires de
Cornélius et de Salluste, des Fables d’Esope, et quelques mor
ceaux ülsocrate. Avec les divers moyens d’analyse, le Pro
fesseur a tâché de faire saisir , par degrés, le fil qui mène à
l’intelligence des auteurs quel que soit lçur genre , leur style.
Il a joint aussi aux Anciens quelques modèles analogues dans notre
langue, des Fables de Lafontaine, plusieurs morceaux saillans
de Delille , de Gresset, de Boileau, de la Henriade. C’était là
des objets de comparaison , un utile aliment pour la mémoire ,
et peut-être un délassement nécessaire dans une longue et
pénible carrière.
Division inférieure. Phèdre. Tout le premier livre, où l’on
remarque principalement les Fables intitulées , lupus et agnus,
qui veut faire du mal trouve des prétextes; graculus superbus,
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le geai paré des plumes du paon; vacca , capella, ovis et leo,
fuyez l’alliance avec les grands ; lupus et grus , secours accordé
aux méchans ; lupus et vulpes, judice simio, on ne croit point
le menteur , lorsqu’il dit vrai ; asinus et leo venantes , la vanité
ridicule dans un lâche ; vulpes et corvus, rien de plus dangereux
qu’un flatteur; leo setiio confectus , les malheureux méprisés par
V les plus lâches ; rana rupta , ne cherchez pas à imiter les grands;
vulpes et ciconia , trompeurs attendez-vous à la pareille ; asinus
irridens aprum, une raillerie coûte souvent cher, &c. &c.
Quelques autres , prises des autres livres ; Leo et prœdator ,
la vertu a sa récompense ; aquila , feles et aper , contre
le fourbe ; muli et latrones, danger des richesses , panthera et
pastores , le bienfaiteur récompensé ; canis et lupus , la liberté
préférable aux richesses ; &c. &c. Quelques fables correspon
dantes de Lafontaine.
Eglogues de Virgile. La première, Tityre tu patulce , 6*c. La
quatrième , Sicelides musce , &C. La cinquième , cur non Mopse
boni, <&£?. On récitera la première Eglogue où le Poète peint
les malheurs de la servitude et les douceurs de la liberté ; et
la cinquième , sur la mort touchante de Daphnis , et son
apothéose ; avec celles correspondantes, en vers français, de
Gresset. Les Elèves accompagneront les explications de l’ana
lyse grammaticale et des observations à leur portée.j
Division intermédiaire.
Gèorgiques de Virgile. Après
avoir parcouru le premier livre , quid faciat Icetas segetes , &c.
quoique tout présente de grandes beautés dans le chef-d’œuvre
du Poète latin , on s’est attaché principalement aux morceaux
de peinture et de sentiment répandus dans les quatre livres. La
-A- description du quatrième âge du monde ; ante Jovem nulli.....
prodiges arrivés à la mort de Jules César ; ille etiam extincto.....
célèbre peinture du bonheur de la vie champêtre ; b fortunatos
nimium....... mœurs et froid excessif de la Scythie ; illic clausa
tenent...... ravages affreux causés par une maladie contagieuse
parmi les bestiaux ; hic quondam morbo cœli...... tableau de la vie
z» heureuse d’un vieillard cultivant son jardin ; sub cebalice memini....
Episode du berger Aristée , pastor Aristaus...... Protée , pasteur
des troupeaux de Neptune , fameux par ses artifices , est in
Carpathio...... Malheurs d’Orphée et d’Eurydice , magna luis
commissa..... Les Elèves réciteront les morceaux analogues , par
lesquels Del ille a transporté, si heureusement, dans notre langue
le pinceau du Poète romain.
Cornélius nepos. La vie i.°de Miltiade } 1° de'Thémistocle ,
X 3.0 d’Aristide, 4.0 celle si intéressante d’Epaminondas. Les
Elèves, en passant d’une poésie achevée à la prose de la plus
élégante simplicité , ont pu souvent remarquer la différence des
deux genres. Ils décomposeront, par l’analyse, les phrases
périodiques de l’Historien.
Division supérieure. Virgile : Enéide. On a suivi, en
admirant par-tout le chantre du héros Troyen , le premier livre
où brillent avec tant d’éclat les richesses de la poésie latine.
La colère de Junon , ses discours à elle-même , à Eole ; la
célèbre description de la tempête ; la puissance de Neptune sur
l’empire des mers ; Vénus adressant ses plaintes au souverain
des Dieux; celui-ci consolant sa fille chérie ; l’entrevue des Troy ens
et d’Enée avec la reine de Carthage , &c. Tout a offert aux
Elèves la force et la majesté de la langue romaine, maniée par
le premier des poètes. On aussi parcouru, dans le x.e livre, les
morceaux saillans ; le fameux cheval ; les vains efforts de
Laocoon auprès des Troyens ; son malheur et celui de ses enfans
en proie à d’affreux serpens. Les longues et adroites impostures
de Sinon. L’introduction triomphale de l’immense machine ; l’ap
parition d’Hector à Enée, leurs regrets réciproques , &c. A la
récitation des endroits choisis de l’Enéide, les élèves joindront
plusieurs morceaux de la henriade.
Salluste, histoire de la conjuration de Catilina. La dépravation
des mœurs de Rome ; les portraits de Catilina, de César,
de Caton ; les différens discours de ces grands hommes ; le
combat, la défaite des conjurés, &c. ,ont présenté toute l’énergie
et la hardiesse de la langue latine.
Horace. On n’a pu que commencer à initier les Elèves dans
les ouvrages de cet illustre Poète et aussi aimable philosophe.
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Iis offriront trois de ses satyres : Quifit, Mœcenas, &c. : Ambabujarum collegta , &c. Omnibus hoc vitium est, &c. j qu’ils
accompagneront de celles de Boileau : Quel sujet inconnu, Src.
Oui , l'honneur, Valincour , &c.
Essai élémentaire sur la Langue Grècjue.
Les Elèves qui ont eu assez de zèle, ou quelques momens à
réserver pour l’étude de Langue Grèque , expliqueront quel
ques Fables des moins simples d’Esope , koloios kai peristerai,
le geai et les colombes ; lukos kai geranos , le loup et la grue ;
elaphos kai ampelos , le cerf et la vigne ; kuon kai alectruon le
chien et le coq ; leon kai onos, kai alopex, le lion , l’âne et le
renard ; chonops kai leon , le lion et le moucheron ; kuon kai
lukos, le chien et le loup, &c. En donnant l’analyse gram
maticale de la phrase, ils rapporteront les divers mots à leur
origine et à leurs paradigmes. On tâche, dans cette partie , de
faire connaître la généalogie des mots latins et français, le
parallélisme fréquent de la phrase française avec la grèque,
et les termes techniques dont la langue-mère a enrichi les sciences
et les arts.
RÉPONDRONT:
CITOYENS.
LES
DIVISION
INFÉRIEURE.
Claude LAROCHE, de Périgueux.
Jean
DU MAINE, de PÉguilhac.
Jean TAILLEFERIE, de Mensignac.
DIVISION
INTERMÉDIAIRE.
François
J A L Y , de Périgueux.
Guillaume LALANDE , de Périgueux, pour le latin et le grec.
Pierre DUBOUCHÉ, de Périgueux.
DIVISION
SUPÉRIEURE.
Antoine PEYSSARD, de Périgueux, sur les deux langues.
François
MAINE, de Montagnac - Lacrempse , sur les
deux langues,
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