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Médias

Fait partie de Généalogie historique de la Maison de Fayolle

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— Une nouvelle église va être construite à Tocane-Saint-Apre. Elle est appelée à remplacer une
des plus anciennes églises du Périgord qui, détruite
et reconstruite à différentes époques, remarquable
autrefois par son sanctuaire, ne l’est plus aujourd’hui
que par ses ruines.
Arnaud de Fayolle, à l'exemple de ses ancêtres,
en fut en 1054 le dernier fondateur. La paroisse
s’appelait alors Touscane, mais plus communément
et plus anciennement , Notre-Dame-de-Perdus (de
perduccio), à cause d'une chapelle de ce nom dédiée
à In Vierge, en grande vénération dans toute la con­
trée, et d’une renommée telle que, de toutes parts,
les plus grands seigneurs venaient, dit la chronique,
Le jour et fesle Notre-Dame my-aoust en icelle confrairie se faire eslire par devocion roy, reyne, empe­
reur, comte et autres officiers.
La tradition, appuyée de quelques usages encore
usités le jour de Pâques, veut que cette chapelle ait
existé sur la berge gauche de la Drône, en aval du
joli pont construit par la petite voirie, à quelques
mètres de l’ancien pont romain dont les vestiges effluèrent le sol du lit de la rivière.
Quelle fut l’origine, quelle fut la fin de cette cha­
pelle? Les traditions varient à ce sujet. Notre docte
et infatigable archiviste, M. Dessalles, nous indiquera
sans doute la plus vraisemblable lorsque tous les
documents de la province auront passé sous ses
yeux.
La nouvelle église occupera, au nord de la ville,
l’angle formé par la route départementale n° 9 et 7,
et le chemin de grande communication n° 54. Les
fouilles nécessitées en 1841 pour l’établissement de
cette dernière voie, mirent à jour les débris d’une
vaste construction romaine, qui, suivant le savant
M. de Mourcin, fut une riche villa, à en juger par
le luxe de son pavé, de ses mosaïques et de ses
thermes. D’après le même auteur, les nombreux tom­
beaux en pierre qui recouvrent aujourd’hui cet es­
pace seraient d'une é?poque postérieure ; la richesse
des objets qu'on y trouve et principalement celle des
armes offensives attestent un cimetière privé ,
n’ayant appartenu qu’à l'opulent possesseur de ce
sol. Il est à croire que les travaux qui vont s’exécuter
amèneront de nouvelles découvertes.
,

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GÉNÉALOGIE
HISTORIQUE

DE LA MAISON

DE FAYOLLE,
Extraite du tome X du Nobiliaire universel

tfe France, par Mr. de Saint-Allais

PARIS,
Vàlade, imprimeur du roi et de madame,
RUE COQUILLIÈRE, N°. 27.

GÉNÉALOGIE
DE LA MAISON

DE FAYOLLE.

FAYOLLE. Ancienne maison , originaire du Péri­
gord , où elle existait dès le milieu du XIIe. siècle, avec
la qualité de chevalier ; elle a toujours tenu un rang dis­
tingué parmi les premières maisons de cette province , et
s’est rendue recommandable , dans tous les tems , par ses
services et. ses alliances. Elle a encore le rare avantage de
conserver la terre de son nom (aujourd’hui érigée en
marquisat) , dont elle prouve la possession , sans inter­
ruption , depuis près de 700 ans.
Elle a contracté des alliances avec les meilleures mai­
sons de la province, telles que celles d’Ahzac delà Douze,
d’Arlot deFrugie, d’Arnaud , de Saint-Astier, d’Audax,
d’Aydie , du Barry , de la Baume-Forsac , de Bayly-deBazac. , de Bernard , de Birac , de la Brousse ou Brosse ,
de Brun, de Carhonnières , de Chahans , de Chàtillon -,
de Faydit , de Foucaud-de-Ponthriant, de Galard , de
Gontaut-de-Biron, de Grimoard-de-Frâteaux, d’Hélie,
ou des Ilélies, de la Garde—Saint-Angel, de Lamhertiede-Menet, de Lur-Saluces , de Malet, de Mellet, de la
Mothe , de la Place , de la Porte, de Ségur , de Solier ,
de Solmignac-de-Bellet, de Taillefér , de TalleyrandPérigord , de Yernode, du Vigan , de Vigier, d’Y'mons,.
ou des Ymons , etc. Ses premiers degrés sont formés de

4

DE FAYOLLE.

I. Pierre de Fayolle, 1er. du nom, chevalier, fut un
des premiers bienfai leurs de l’abbaye de Cbanceiade ,
située dans le voisinage du château de Fayolle, et sous­
crivit seul , ou avec ses enfants, plusieurs chartes de do­
nations faites à cette abbaye, vers le milieu du XIIe. siècle,
il lui fit ilon lui-même, entr’autres choses , d’une terre
et d’un pré , situés au bout de l’écluse des moulins de
Perdus (i), par acte passé au château de Fayolle, du tems
d’Hélie, abbé de Chancelade (entre 1148 et 1168).
Le même Pierre de Fayolle, Hélie , Pierre et Bernard ,
Ses fils, firent donation , à la même abbaye, d’un septier
de froment , mesure de Fayolle, avec laquelle on vend
et on achète à Perdus , sur le domaine d’Ermember, situé
entre les deux bourgs de Perdus ; cette donation fut faite
entre les mains de Geraud 11, abbé de Cbanceiade ( entre
1168 et n8;j), en présence d’itier de Saint-Astier, et
d’Hélie, de Bernard et Seguin de Cliasseneuil , chevaliers.
Il assista , comme témoin , avec Hélie de Fayolle , che­
valier, son fi's., à une donation faite à la même abbaye
par Geoffroy de Saint Àstier. On ignore l’année de sa
mort ; il laissa de sa femme , dont pn ne connaît pas le
nom :
i°. Hélie de Fayolle , qui suit ;
2°. Pierre de Favolle, chevalier , nommé dans plu­
sieurs chartes de Chancelade ;
3°. Bernard de Fayolle , hospitalier, ou chevalier de
l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem (2) ;
4°. Gerald, ou Geraud de Ewolle, religieux de
Chancelade , et prieur de la Fayotte , au diocèse
de Bordeaux.
II. Hélie de Fayolle , Ier. du nom , chevalier, sous(1) Perdus , en latin , de Perdacio, est l’ancien nom Je la pa­
roisse Je Toçane , dans laquelle est situé le château de Fayolle.
(2) La tradition nous apprend que Bernard de Fayolle ayant
eu . dans le partage avec scs frères , une po' tion Je la seigneurie
de Fayolle , y fit bâtir une église, et donna le tout à son Ordre
(aujourd’hui l'Ordre Je Malte), qui possède encore une lenanre
en directe, dans laquelle est une ancienne église , avec titre de
petite paroisse , sous le nom de Chantegeline : cet objet est en­
clavé dans le marquisat de Fayolle, est soumis à sa justice , et
paraît en avoir «té démembrç.

DE FAYOLLE.

5

rivit plusieurs donations faites à Chancelade , entr’autres
elle que fit, en l’année 1187, Geoffroy de Saintistier , de tout ce qu’il avait droit de posséder sur les
rois quarts du moulin de Sales (Je Salas'} , et ses déendances , sous la réserve de neuf septiers de froment ,
resure de Fayolle. Au pied de cette donation est la raification qui en fut faite par Rambergue , femme dudit
1e Saint-Astier, à laquelle Ilélie de Fayolle, chevalier,
ut aussi présent. 11 fut donné en 1 178 , avec plusieurs
utrcs chevaliers, pour garant d’une donation faite à la
nêine abbaye, par Hélie et Bernard de Montancès. 11 fit
onation , vers le même tems, à cette abbaye , conjoinement avec Pierre et Bernard de Fayolle , ses frères ,
le deux septiers de froment, avec de l’huile , des œufs ,
les fromages et du poisson, en assez grande quantité,
iour que tous les religieux en eussent assez pour prendre
eur réfection le quatrième dimanche après Pâques?Enfin,
1 est nommé , avec Pierre, son fils , dans une donation
aite à l’abbaye de Cadoin, par Guillaume d’Utiget0 On
te connaît pas l’époque de sa mort; il laissa de sa femme,
lont on ignore le nom , au moins deux fils , qui sont :
i°. Pierre de Fayolle, qui suit ;
2°. Pierre de Fayolle, chanoine régulier , et sousdiacre à Chancelade, nommé dans le cartulaire de
cette abbaye.
Guillaume de Fayolle , qui souscrivit un charte por­
tant donation à l’abbaye de Vaux, en <201 , peut
avoir été frère des précédents.
HT. Pierre de Fayolle, IIe. du nom, fut témoin,
ivec Hélie de Fayolle , son père, Aimar de la Barde et
mires , d’une donation laite à l’abbaye de Cadoin , par
Guillaume d’Urtiget et ses fils (Cartulaire de Cadoin t
fü/. 19, r». ).
Nota. Cette donation est sans date ; mais pomme elle
est placée immédiatement après upe autre donation faite
sous l’épiscopat d’Adémar , évêque de Périgueux ( entre
1187 et 1197) , ou dpit supposer qu’elle est du même
tems, ou peu après, c’est-à-dire, environ l’an 1200.
Cette donation est le seul fait que l’on connaisse jusqu’à
présent sur le degré de Pierre II.
Il est fait mention du repaire de Fayolle dans un acte

6

DE FAYOLLE.

passé devant Guillaume Brunet, maire du Puy-Saint—
Front-de-Périgueux , au mois de janvier 1222; mais le
propriétaire de ce repaire, qui était peut-être alors Pierre
11, n’y est pas nommé. On ignore le nom de sa femme et
le nombre de ses enfants. On juge , d’après le rapproche­
ment des tems, qu’il a pu être père d’Hélie de Fayolle ,
qui' suit.
IV. Hélie de Fayolle , IIe. du nom, chevalier, sei­
gneur de Fayolle , etc, fut un des quatorze chevaliers qui
•signèrent et jurèrent de faire observer le contenu d’une
charte d’Hélie de Talleyrand , comte de Périgord, écrite
en idiome périgourdin , l’an 1244, portant établissement
d’un port sur la rivière de l’Isle , et réglement des droits
de péage.
C’est peut-être à lui que doit se rapporter un acte daté
du 8 des ides ( 6 ) de décembre I2Ô2, portant cession du
domaine de la Jaucelinie, faite par Hélie Vigoros et Ar­
naud de Montancès, son fils, damoiseaux, en faveur
d’Hélie Lunaud ; ils exceptèrent de la cession, entr’autres
choses, cinq deniers et une obole de rente , due au sei­
gneur de Fayolle.
On ne connaît pas le nom de sa femme , et on lui
donne pour enfants :
i®. Hélie de Fayolle, qui suit ;
2°. Hélie de Fayolle, qualifié chevalier de Clermont
dans un acte de la fin du XIIIe. siècle, est regardé
comme l’auteur de la branche de Fayolle de Cler­
mont, qui sera rapportée ci-après ;
3°. Guillaume de Fayolle, prieur de Saint-Avit,
aujourd’hui du diocèse de Sarlat, est nommé dans
des actes de 126g, 1271 et 1272 ;
On trouve, vers le même tems, Ulbaud de
Fayolle, père d’un autre Ulbaud, en 1266 (archiv,
de l’abbaye de Grandmont ) , et Vesian de Fayolle,
nommé dans un acte de 1267 ( Bibl. du Roi ).

V. Hélie de Fayolle, IIIe. du nom, chevalier, sei­
gneur de Fayolle, etc., fut témoin avec plusieurs autres
seigneurs, d’un hommage rendu le ig mars 1276 ( v. st. ),
à Marguerite de Turenne , dame de Bergerac et de Gensac, par Gaston de Gontaut, seigneur de Badefol {Avch..

DE FAYOLLE.

7

de Pau}. Il assista comme témoin, avec messire Armand
de Taillefer, chevalier , et autres , au testament d’ilélie
Prévôt, lits de M. Armand Prévôt, seigneur de la Force ,
de l’an 1292. Il rendit hommage en 1000 , à Hélie de
Talleyrand, comte de Périgord , il prend dans cet acte,
la qualité de chevalier ,• ainsi que dans son testament,
daté delà veille de Saint-Etienne 1317 , fait en présence
d’Hélié de Saint-Astier. ( MSS. de M. de Lambertie}.
Il avait épousé une dame nommée Marguerite , dont il
eut :
1°. Hélie de Fayole, IVe. du nom , qui suit;
2°. Seguin de Fayolle, ahbé de Brantôme , en 1826,
i333 , i335, et. i33g ;
3°. Pierre de Fayolle , prieur de Montignac , vivait
encore en 1334 ;
4°. Alais de Fayolle , nommée dans le testament de
son père , en 1817 ; \
5°. Marguerite Fayolle , mariée avant l’an i3ii , en
présence de son père , avec Geoffroy ( ou Grimoard ), de laBrande, damoiseau de Montagrier ,
dont elle était veuve en i3i4, et vivait encore
en i33o ;
' 6°. Maxime ou Maximine de Fayolle, avait épousé
avant i3i6 , Raimond Ymon , damoiseau. ( MSS.
de M. de Lamberlie ).
On trouve dans le meme tems Raimond de
Fayolle , qualifié chevalier seigneur de Vernode,
qui était homme d’armes en i338. Il servait en
i33q, sous Jean, roi de Bohême, lieutenant-géné­
ral du roi de France en Guienne ; et rendil hom­
mage de la seigneurie de Vernode , en i34o.
Guillaume de Fayolle, damoiseau, seigneur de
Brénac, demeurant à Montignac, en Périgord,
souscrivit un acte de l’an i333.

VI. Hélie de Fayolle, IVe. du nom, seigneur de
Fayolle , ' stipula pour Marguerite de Fayolle , sa sœur ,
veuve de Geoffroy de la Brande , damoiseau , dans une
vente qu’elle fit de certaines rentes, qu’elle déclara lui
avoir été constituées par feu Hélie de Fayolle , son père;
cet acte fut passé au repaire noble de Fayolle , l’an i38o.
Il rendit hommage, la même année , à Archambaud IV.

8
de faÿot.t.e.
comte de Périgord , pour les biens qu’il possédait, pro­
venant de la maison d’Hélie, et. pour ceux qui avaient ap­
partenu autrefois à Hélie le gendre (génei-is"). Enfin il fit
son testament en i3i>4, dans lequel il prend la qualité
de chevalier, et. rappelle Hélie de .Fayolle , son père ; il
institue Gérard, son fils, son héritier universel, et
nomme ses exécuteurs testamentaires , Seguin , abbé de
Brantôme , et Pierre , prieur de Montignac , ses frères.
Il avait épousé Marguerite de Saint-Astier, sœur de
Raimond de Saint-Astier , et fille d’Eblon de Saint-As­
tier, IIIe. du nom, seigneur de Montancès , et de Mar­
guerite de Talleyrand-Périgord , fille d’Archambaud II,
comte de Périgord ; elle était veuve en i33y. Il en eut
onze enfants , qui sont :
,1°. Pierre de Fayolle, dont on ignore la destinée.
2°. Gérard, ou Géraud de Fayolle, qui suit;
3°. Grimon ou Grimond , nommé aussi Grimoard
de Fayolle, chevalier, est connu par plusieurs
actes depuis l’an i34o, jusqu’en i364- 11 acquit
une rente avec Gérard de Fayolle , son frère , la
veille de Pâques i343 ; et le lundi après la Pente­
côte i347 , il fit une acquisition de Grimoard de
Vernode ; il acquit aussi , par acte daté avant la
Saint-Barnabe , même année , des rentes de Gerald , fils de feu Etienne de Cha^seneuil, damoi­
seau , et d’Agnès de Sufferte ; il souscrivit le y des
Calendes de novembre ( 26 octobre ) i35o, avec
Guy, fils de feu noble Gérard de la Brande, et
Arnaud de Feydit, damoiseau, un contrat de
vente , consenti par Pierre de Montardit, fils de
feu Itier de Montardit , damoiseau , en faveur de
Pierre de la Mothe , fils de feu Arnaud de la
Mothe, damoiseau de Vernode. 11 servait, avec la
qualité de chevalier, en i354 , dans les guerres
du Limosin et du Périgord , sous le gouverne­
ment de Renaud de Pons , sire de Montfort, ca­
pitaine pour le Roi ès pays, situés, par deçà la
Dordogne, suivant trois quittances qu’il donna à
Jean Ghauvel, trésorier des guerres, des gages
de lui, de sept écuyers , et de seize Sergents à
pied de sa compagnie; la première de 162 livres
5 sols tournois , datée de Limoges, le 15 mai

"de FAYOIXE.
O
i354; la deuxième de 101 livres 5 sols, le i5 juin
hîême année ; et la troisième de 78 livres 12 sols
15 deniers, datée aussi de Limoges, le 5 septembre
i354- ( Ces trois quittances , dont deux sont, scellées
de son sceau , sgnl conservées à la Bibliothèque du
Roi''). Le 3 des ides de novembre (11) de la mèmè
année i35+, il fit le rachat d’un pré , situé sur
la rivière de Tocane, joignant le pré de la Cure et
terres de Gérard de Fayolle , son frère ; ce pré
avait, été vendu l’an i3i3, par feu noble seigneur
Hélie de Fayolle , chevalier, son père, à llélie
de Bret , de Montagrier. 11 reçut, le 16 des ca­
lendes de janvier ( 17 décembre ) i354 , une do­
nation de Guillaume de la Coste, en présence de
messire Pierre de la Faye ; enfin , il fit un accord 1
én i364, avec Guy de Raymond, et Marguerite
de la Mothe , sa femme.
11 avait épousé, par contrat passé , la veille de
Saint-Renii i34o , Marguerite de Bermond , fille
d’Hélie de Bermond, chevalier de Saint-Maigrin,
en Saintonge, en présence de noble Hélie Flamcnc, chevalier seigneur de Bruzac. On ignoré
s’il en eut des enfants ;
4". Poncet de Fayolle , chevalier;
5°. Fortanier de Fayolle, chevalier, fit un accord
avec Arnaud de Saint-Astier, seigneur de Crognaceni.378; il avait épousé Jeanne de SaintAstier , dame de Montancès, dont il n’eut pas
d’enfants ;
6°. Olivier de Fayolle, religieux à Brantôme ;
7P. Pierre de Fayolle , religieux à Tourtoirac ;
8". Séguin de Fayolle , religieux à Chancelade ;
9“. Marie de Fayolle , religieuse à l’abbaye de Ligueux.
iou. Alais de Fayolle, se maria deux fois, i0. avec
N.... de Saint-Clar, dont elle eut Philippe de
Saint-Clar, chevalier de la ville de Bergerac,
2°. avec Bertrand de Solier ( de Solerio) , damoi­
seau de Razac , dont elle était veuve en i3y4 ;
n°. Marguerite de Fayolle, dont on ignore le sort.
Marguerite de Saint-Astier, leur mère, passa
un acte , au mois de juillet 1.337 1 ^ans lerJtael ,
tant pour elle que pour ses enfans , elle donna à
a

10

DE FAYOLLE.

prendre à Seguin de Fayolle , abbé de Brantôme y
certaines sommes, que feu Raimond de Saint-As­
tier , son frère , devait au même Séguin , sur des
rentes dépendantes du château de Fayolle.

VIL Gérard DE Fayolle , nommé aussi GirautetGeraud, écuyer seigneur de Fayolle , etc., capitaine de la
ville de Saint-Astier, fut institué héritier universel par
le testament d'Hélie son père , de l’an i334> Il acquit
avec noble Griinond de Fayolle, une rente ci-devant
constituée, la veille de Pâques i343. Le roi Philippe de
Valois lui fit don, à la supplication de Giraul de Valbeon , écuyer , capitaine du lieu de Saint-Astier, par
lettres datées de la Robardière, au mois de novembre
i34g , de ioo livres de rente annuelle , à prendre sur les
revenus et héritages qui avaient appartenu à Aymeric et
Etienne Sabrion ( ou Sabarion ), et qui avaient été con­
fisqués pour cause de forfaiture. Le Roi motive ainsi le
don qu’il en failz : « en recompensacion des bons et
» agréables services, qu’il nous avait faizen nos guerres,
» et des fraiz, pertes et domages, que pour le fait
» d’icelles , a soustenuz , espécialment en la prise du
» lieu de Saint-Astier , lequel est de nouvel remis et re» tournez à mous et à noslre obéissance, si comme il
» nous a esté tesmoigné par gens dignes de foy , etc.
» ( Trésor des Charles, registre 78, fol. 18, n°. 38 -). »
Arnaud d’Espagne , seigneur de Montespan, capitaine
et sénéchal du Périgord et du Querci , lui fit don , le 27
» août i35i « de tout le droit que le Roi avait et pou» vait avoir ez bourgs et paroisses de Perdus et de Men» signac, soit communs , ou autres choses, hors sou » veraineté et ressort , pour les agréables services qu’il
i> avait faits au tems passé, au Roy, et pour la peine qu’il
.» a prise à recouvrer la ville de Saint-Astier, que les
» ennemis detcnoient , et à la garde dudit lieu de St-As» tier , et pour la peine qu’il a mise à la conclusion de
» certains traités failz au profit du Roy , etc. » Au pied
des lettres de cette donation , qui sont datées de Péri­
gueux , le 27 août i35i , est la ratification qui en fut
faite par le roi Jean, qui en outre permit au même Gé­
rard de Fayolle, de faire mettre des fourches patibu­
laires dans la paroisse de Mensignac , afin qu’il apparoisse qu'il l’en a fait seigneur hautjusticier : cette ratifies-

DE FiVYOLLE.

ïI

tion est datée du mois de février i353 , enregistrée en
la chambre des comptes, la même année. (Trésor des
Chartes, registre 82 , n°. iiijxx (80).
11 transigea , par acte passé le 4 desnones (4) de juil­
let x 351 , dans lequel il se qualifie écuyer , fils et héri­
tier de feu Hélie de Fayolle, chevalier, avec les reli­
gieux de Chancelade , pour raison de trois septiers de
froment de rente, donnée autrefois par ses auteurs, à la
même abbaye , à prendre sur les fonds qu’ils possédaient
aux environs de Perdus et Notre-Dame de Perdus ; il se
reconnaît, par cet acte, débiteur de certains arrérages,
et prend des termes pour leur payement. Il fit une acquiê
sition, le samedi après la Saint-Barnabé t36i, d’Hébs de
Goyas, fille de feu Hélie de Goyas, chevalier de Monta­
grier. Il vivait encore en t36y , et continuait de prendre
la qualité d’écuyer, suivant un bail à cens qu’il consentit
le 5 des calendes de mars ( 25 février ) de la même année,
au nom de Raimonde de Faydit, sa femme.
11 avait épousé noble Raimonde de Feydit, ou Faydit,
issue d’une ancienne famille noble de Montagrier, alors
veuve d’Aymeric Salomon, dont elle avait eu une fille
nommée Judith Salomon , qui étant morte avant sa mère,
celle-ci en était devenue héritière. Elle survécut à son
mari', suivant un acensement qu’elle fil au nom de noble
Jean de Fayolle , damoiseau son fils , le y des ides (7) de
juin i375. Elle en fit un autre au même titre , de biens
situés dans la paroisse de Saint-Astier, le 16 septembre
i379. _
Il laissa entr’autres enfants :
r°. Jean de Fayolle, qui suit;
2°. Raimond de Fayolle, énoncé frère de Jean ,
dans un acte de l’an i36g , mourut ah intestat, et
sans enfants, après l’an i37g. Jean, son frère, et.
Raymonde de Faydit, sa mère , lui succédèrent ,
comme ses plus proches parents.
On peut encore met tre au nombre des enfants de
Gérard de Fayolle :
Hélie de Fayolle, vivant en r38o ;
Annet de Fayolle , servait en qualité d’écuyer , dans
la compagnie de Bérard de Mons , en i368;
Maluine, ou Àmaluine , ou Amalyine de Fayolkf}

32

DE FAYOLLE.

mariée avec N... de Châtillon , ou Cha.stillon de
Mensignac, suivant le testament d’Anne de Chàtillon , sa petite-fille, femme de Guy de Malet ,
écuyer, seigneur de la Jorie, daté du 25 novembre
1490 , dans lequel la testatrice déclare qu’elle veut
être enterrée dans l’église de Mensignac , au tom­
beau de Maluine de Fayolle , son a'ieule ;
N.... de Fayolle , énoïisa Guillaume Vigier , damoi­
seau, seigneur de Chantérac ; cette alliance n’est
connue que parle testament du même Guillaume
Vigier, du 17 août i3gG, par lequel il fait son
héritière en partie , Jeanne de Fayolle , qu’il qua­
lifie nièce de sa femme.

VIII. Jean deFayolle, écuyer, seigneur de Fayolle, etc.,
comparut en qualité d’homme d’armes , sous la charge
d’Enguerrand , sire de Baule, chevalier, le 11 août i353.
Il reçut, conjointement avec sa mère, le jour des ides (i3)
de juin i3-8, une reconnaissance féodale de Bernard la
Farge , et autres. Il fit aussi, avec sa mère, énoncée ici
veuve de Géra ud de Fayolle, un bail à cens de certains
héritages , en faveur de Pierre Delchause, de la Cantalaube, le 3 des ides (11) de septembre 187g, La même
pnnée et le 3 août, il fit serment, avec Raimond de
Fayolle , son frère, d’être fidèle au Roi et à la ville de
Périgueux. ( Mém. de Périgueux- in-f. , 1775, preuv.
pag. 429 ). Il fit un accord , le dernier de février i3g4
( v. st. ) , avec Arnaud de Saint-Astier, seigneur de Crognac et de Montancès, au sujet de la succession de Fortanier de Fayolle , son oncle, etc.. 11 rendit hommage ,
le 6 décembre i3qfi , à Archambaud de Talleyrand, Ve.
du nom , comte de Périgord, pour ce qu’il possédait dans
l’honneur, ou juridiction de Saint-Astier, et pour les
biens qui lui venaient de l’hospice de Montancès ; en pré­
sence de Bernard de Montaut, seigneur de Saint-Frontprès-Mussidan , de Guillaume de Villebois, de Raimond
deSalagnac, de Talleyrand de Périgueux, de Guillaume
de Jaubert, etc. ( Arch. du château de Pau'). II acensa ,
le 6 février i3g8 (v. st. ), conjointement avec Hélie Vigierde Siorac , et seigneur de Chantérac, une maison située
au lieu de Chantérac ; Jean de Fayolle stipule dans cet
acte, dans lequel il est qualifié damoiseau, comme légi^ipe adminislraleur de Jeanne de Fayolle, daj/ie de Chany.

DE FzVYQLLE.

l3

tèrac, sa fille (i). 11 rendit hommage , et jura fidélité au
duc d’Orléans , comte de Périgord , le 20 août 1 /too ( Arch.
de Pau}, et fit 1,11 acensement, le 29 décembre i4"2,
en présence de Guillaume de Montardit , prêtre , et de
Geoffroi de Montardit, damoiseau. Il vendit, CQqjointement avec Hélie Vigipr, seigneur de ChantéraP , à messire Bertrand de Grignols, un moulin appelé le moulin du
port, situé dans la paroisse de Saint-Léon , sur la rivière
de l’isle , pour le prix de quarante francs d’or.
Le roi Charles VI lui accorda des lettres patentes,
datées de Paris, le 24 septembre 140S , aux fins de con­
traindre les habitans des paroisses de Perdus ou Tocane ,
et de Saint-Abre , à faire le guet et garde au château et for­
teresse de Payolle , assise ( est-il dit ) sur les frontières des
pays ennemis.
Il transigea le vendredi après la fête de Saint-Barnabe,
apôtre, 1409', avec Hélie Vigier, seigneur de Chanté­
rac, et Bertrand de Ja Porte, au nom dp Jeanne de
Fayolle , sa femme, sur un procès qu’ils avaient pptr’eux,
pu sujet de la succession de Guillaume Vigier, seigneur
de Chantérac (2). Les témoins de cette transaction sont
lticr de Thiac, Hélie de Siorac, Grimoqd Àiquem,
Pierre de la Combe, Guillanme Vigier-de-Plas, Fou­
caud de Forces, Jean de Monsec, et Jean Achard , da­
moiseaux.
(il Jeanne de Fayolle était dame en partie de Chantérac , en
vertu du testament de Guillaume Vigiçp, du 17 août i3g6.
(2) Guillaume Vigier. seigneur de la Chapelle-Gre’zignac .
Chassaigne , la Mothe , Çliantérac , etc. , mourut sans postérité
légitime, et par son testament du 17 août i3gfi , il fit héritier
Hélie Vigier . son frère puîné , et par clause expresse , il voulut
qu'il épousât une nière de safemme, appelée Jeanne deFayolle;
siuon , il donne à cette dernière la moitié de la seigneurie de
Chantérac avec sçs dépendances. Ce mariage n’ayant pas eu lieu,
puisque Hélie Vigier épousa Marie de Thiac . il fut jugé , par
arrêt de la cour de parlement , que Jeanne de Fayolle aurait la
moitié de la terre de Chantérac , qu’elle porta à Bertrand de la
Porte , son mari ; cette décision fut confirmée par une transac­
tion pasée entre les parties en 1409; Jeanne deFayolle s’accom­
moda de la maison appelée du Puy-Saint-Bertholomy; autre­
ment le Puy-Saint-Astier. dépendant de la seigneurie de Chan­
térac. , et de la jouissance de la rpoitié de cette dernière terre ,
qu elle transmit à ces descendants.

'

DE FAYOIXE.

Il ne vivait plus le 2 août i4n, que Guillaume de
Fayolle , son fils , consentit une investiture. Il avait
épousé Yrlande ou Yolande, dame de la Mothe-de-Yernode , dont il eut au moins six enfàns , qui sont :
i°. Guillaume de Fayolle , fils aîné de Jean de
Fayolle , fut son principal héritier-; il accorda à
Raimond Reyné l’investiture des fonds que Pierre
Bautcrii avait donnés au même Raimond, au mois
d’août i4n. 11 est qualifié, écuyer, dans cet acte,
et énoncé fils et héritier de feu Jean de Fayolle,
écuyer, seigneur de Fayolle. Il ratifia, au mois d’août
i4i 1 , l’acquisition que le même Pietre Bauterii
avait faite en i36t , de Geraud de Fayolle et de
Raymonde de Feydit, ses ayeul et ayeule , de cer­
tains objets que ce dernier avait acquis d’Hélis ou
Ahélis de Goyas. Enfin , il fut témoin , avec
Hugues de la Cropte, et autres , du testament
d’Arnaud , seigneur de Courdeille , daté du 26 de
juillet 1420, et confirmé par le testateur, lea5 no­
vembre 1423 ;
3°. Arnaud de Fayolle, dit le Vieux, dont l’article
suit ;
3Q. Pierre de Fayolle, est auteur de la branche des
seigneurs de Douet et deNeuvic, qui sera rappor­
tée ci-aprés ;
4°. Jean de Fayolle, surnommé l’Hermitc, épousa
par contrat du 12 août 1425 , Jeanne Audax ,
fille de Guillaume Audax, écuyer, et de Gail­
larde Hélie , ou des Hélies, de la noble maison
des Hélies de Bourdeille. Par cet acte , auquel
Geofroy de Montardit et Arnaud de Feydit , da­
moiseaux, assistèrent comme témoins , Pierre de
Fayolle, gendre aussi de Guillaume Audax, céda
à Jean , son frère , tous les droits qu’il avait à pré­
tendre sur la terre de Fayolle ; et son frère lui
céda de son côté tous les droits constitués à sa
prétendue.
On ignore l’année de sa mort, mais on trouve
qu’il vivait encore en 1477- On ne lui connaît pas
d’autre enfant que :
Raimond , dit Raymonet de Fayolle, mort le
4 décembre 1452, suivant des lettres du roi
Charles VII, rapportées plus bas ;

DE FAYOLLE.

15

5°. Marguerite de Fayolle, fut mariée à Jean, sei­
gneur de Katavoul en Agénois ; elle fit cession à
Arnaud de Fayolle, surnommé le Jeune , seigneur
des Hélies, et de Douet , son neveu, fils de
Pierre, des droits qu’elle avait à prendre sur la
terre de Fayollç, dont le même Arnaud le Jeune,
fit donation à Arnaud le Vieux, seigneur de
Fayolle, son oncle ; mais Arnaud le Jeune étant
décédé avant Marguerite, sa tante , cette dernière
rentra dans ses droits, dont elle fit une seconde
donation à Arnaud leVieux, son frère. Elle vivait
. encore en i4-77 »
6". Jeanne de Fayolle , conntle dès l’an i3g8, avait
épousé , avant l’an i4og, Bertrand de Laporte ,
qui devint, par ce mariage, co-seigneur de Chantérac. Elle reçut, conjointement avec Hélie Vi—
gier, damoiseau, co-seigneur de Chantérac , et
Audouin deTaillefer, damoiseau, seigneur de
Mauriac, par acte du lundi après la fête de SaintPierre-ès-liens i4i3 , une reconnaissance d'Hélié
Célérier, clerc, fils de Raimond, pour deux ténements, appelés la Célérerie et la Fontanelie, situés
dans la paroisse de Saint Germain de Salembre.
Elle donna quittance , le 8 juillet 1431 , à Jean dé
Fayolle , son frère , de la somme de deux cent
cinquante écus d’or francs, provenant de la dot
que lui avait constituée feu Jean de Fayolle , son
père.
Ee seigneur de Fayolle , qui , à l’exemple de ses an­
cêtres , était toujours resté attaché au parti de ses anciens
maîtres, eut beaucoup à souffrir sous là domination an­
glaise, surtout pendant tout le tems du malheureux régne
de Charles VE Son château de Fayolle, qui était une
place forte, fut occupé par les Anglais, qui y mirent
garnison, et en confièrent le commandement à un homme
de guerre de leur nation , nommé Monot Audax , dont
les descendants s’établirent en Périgord , et s’allièrent
même à la maison de Fayolle.
On lit , dans un ancien registre de la maison de ville
de Périgueux, appelé le petit livre noir, une particu­
larité concernant la maison de Fayolle, qui paraît mé­
riter de trouver ici une place.

DE FAYOLLE.

Iy

dernier avait acquis de Marguerite de Fayolle , dame de
Ratavoul , sœur d’Arnaud le Vieux , et tante d’Arnaud
le Jeune. 11 transigea le 12 avril i4-55 , comme donataire
de Jean de Fayolle , son frère , dont il te fait fort, avec
Guillaume de là Porte , seigneur de la Porte et de Chantèrac , son neveu, et lui Vendit certaines rentes, et ce
dernier donna à prendre à son oncle soixante écus d’or,
sur noble Jean de Birat. 11 servait en qualité d’homme
d’armes, avec Jean de Lambertie et autres, en i456 r
sous les ordres du seigneur d’Albret. Arnaud de Fayolle
le Jeune , son neveu, lui fit donation , le 2 août 1460, de
tous les droits qu’il pouvait avoir à prétendre sur la sei­
gneurie de Fayolle et ses appartenances ; i°. pour cause
de la succession de feu Pierre de Fayolle, son père;
2°. pour cause de la donation que lui avait faite Margue­
rite de Fayolle, daine de Ratavoul, sa tante , sœur dudit
Arnaud le Vieux ; 3°. de tout ce qui pouvait lui être ad­
venu en la succession de Raimond de Fayolle, son cou­
sin ; 4°. des droits qui pouvaient lui provenir de la suc­
cession d’Agnès de la Porte et Jean de Monsec, son
fils , Pt de cinquante écus d’or dus à la dame de Ratavoul,
par Jean de Fâyolle , leur frère. Il transigea , le 4 sep­
tembre t477, avec la même dame de Ratavoul, alors
veuve , sa sœur ; il est dit dans cet acte , qu’il est- fils
de feu nobles Jean de Fayolle et d’Yrlande de la Mothe ;
que ci-devant, Marguerite, sa sœur, avait cédé à feu
noble Arnaud de Fayolle, seigneur de Douet, leur neveu,
les droits à elle obvenus par droit naturel, en la succes­
sion de feu nobles Guillaume , Pierre et Jeanne de
Fayolle, leurs frères et sœur, lors décédés ; ensemble de
la somme de cinquante écus d’or, au coindu Roi, que
lui devait Jean de Fayolle, surnommé l’Hermite, pour
cause de la constitution à elle faite par Jean de Fayolle,
son père, lors de son mariage avec le seigneur de Rata-*
voul ; moyennant certains prix entr'eux convenus; Mar­
guerite de Fayolle déclare être entièrement payée du
surplus de sa constitution , par Arnaud, son frère, sauf ce
qu’elle avait donné au seigneur de Douet, leur neveu ,
et d’autant que ledit feu seigneur de Douet avait donné
le tout à Arnaud le Vieux , son oncle, elle ratifie en sa
faveur celte donation.
Il déclara, par acte passé à Fayolle, le 10 octobre
i4dt , qu’il avait fait donation , en faveur de mariage ,

*

i8

*

I

%

I

v

DE FAYOLLE.

ou autrement , depuis vingt-cinq ans ( 1456) h Antoine$
Marie , Catherine et Anne de Fayolle, ses enfants, d’une
certaine portion de ses biens, comme il conste par leurs
contrats de mariage ; il dispose , par le présent acte , de
de ce qui lui restait de biens meubles et immeubles, en
faveur de Guillaume et Hélie de Fayolle , ses autres fils ,
qui étaient alors au service du Roi ; en présence de Rai­
mond de la Porte , seigneur de la Salle-de-l’Isle , etc.
11 fil un échange, le 18 février 1485 (v. st. ) . avec
Bertrand de la Cropte, damoiseau, seigneur de la Mothe.
Est nommé dans une attestation faite par Antoine de
Fayolle, son fils, le dernier de juin 14§5 , et vivait en­
core en 1489 , âgé de 80 à 100 ans, décrépit et impotent
de goutte et de vieillesse, suivant des lettres du roi
Charles VIII , datées de Tours, au mois d’octobre 1489.
( Payez à l'article d’Antoine de Fayolle ).
11 avait épousé avant l’an i45a, Marguerite de Birat,
Elle de noble Jean de Birat, seigneur de Birat , du re­
paire et autres seigneuries situées en Poitou , Saintonge ,
et Angoumois, et de dame Isabeau Arnaud, dont il eut
six enfants, qui sont :
1°. Antoine de Fayolle, écuyer, né vers l’an t455,
fut, aux termes de son contrat de mariage de l’an
1467, héritier de son père, qui lui fit donation
de tous ses biens, et notamment de ses terre,
château et jnrisdiction de Fayolle et Vernode. Il
consentit l’acensement du moulin de Taillepetit,
le premier octobre 1478.
On voit, dans une déposition qu’il fit devant le
sénéchal de Limosin, le pénultième de juin t485,
qu’il s’était attaché au service militaire, et avait
porté les armes dans les guerres contre les Narbonnais. Cette déposition contient les principaux
faits historiques de son service, pendant celle
guerre ; il s’y dit fils d’Arnaud de Fayolle et des­
cendant de Gérard , qui avait pris Saint-Astier ,
sur les Anglais, et qui en fut nommé capitaine,
suivant le rapport qu’Arnaud de Fayolle, son père,
lui en avait souvent fait. Il servit, en qualité
d’homme d’armes des ordonnances du Roi, le
29 août 1495 , sous la charge de Brandelis de
Champagne , et passa la revue à Aire.

9

DE FAYOLLE.
19
La bravoure d’Antoine de Fayolle failliflui de­
venir pernicieuse, il accepta un défi auquel le
provoqua Guy de Bourdeille , seigneur de Cliam—
berlhac et de Montagrier (i) : Antoine fut vain­
queur et. laissa son adversaire, mort sur le champ
de bataille. 11 n’y eut point de moyens que le
seigneur de Bourdeille ne mit en œuvre , pour
venger la mort de son parent. Les lettres du prince
avaient mis Antoine de Fayolle à couvert des
poursuites en justice , mais elle ne purent le pré­
server de la guerre ouverte que lui fit le seigneur
de Bourdeille ; de là résultèrent des incendies ,
pillages réitérés du château de Fayolle, enfin tout
ce que la vengeance pouvait suggérer dans un
moment où la puissance royale n’avait encore pû
y mettre un frein. Une maladie enleva Antoine
à la fleur de son âge ; ce qui fit que, par l’entre­
mise de Hugues de Fayolle , commandant le ban
de la noblesse de Périgord, fils d’Arnaud le jeune,
et cousin-germain d’Antoine, la paix fut conclue
entre le seigneur de Bourdeille, et Guillaume et
Hélie , frères d’Antoine.
Les lotîtes du roi Charles Vlll, du mois d’oc­
tobre 1489, dont il a été parlé, font connaître,
d’une manière très-détaillée, l’origine et les motifs
de la querelle qui s’éleva entre les seigneurs de
Fayolle et de Montagrier, et contiennent des par­
ticularités curieuses sur les mœurs et les usages du
tems. On y lit entr’autres choses , ce qui suit :
« De tout temps et ancienneté, au lieu et paroisse
n de Nostre-Damc-de-Perdus , dit Touscane , dont
» Arnault de Fayolle est fondateur, le jour etfeste
u Nosfrc-Darne , my-aoust, a un très beau voyage
» et grant aport, par chacun an, et y afflue moult
» grant nombre de pèlerins ; aussi y a une très—
» belle confrarie, comme il est de coustume en
» Périgort et Limosin ; et en icelle confrarie se font

(1) Guy de Bourdeille était le second fils d’Archambaud de
Bourdeille. seigneur de Chambcrlhac et de Montagrier, et d’Isabeau de Saint-Georges-Coube' ; et cousin-germain du baron de
Bourdeille et du seigneur de Montancès.

i

3.0

BE FAYOLLE.

» eslire par dévocion , roy , royne, empereur »
« comte et autres officiers, lesquels sont seigneurs
» de ladite confrarie, et y donnent eulx et les
» confrères et conseurs grant quantité de cire »
» pour faire la luminaire de Nostre-Dame, a' ecques
» ce, icelluy jour, font ung très-heau service de
» gens d’église, pour les âmes des tréspassés, etc. »
Antoine de Fayolle mourut en 564Il avait épousé, par contrat du 10 novembre
1467, Jeanne de Cadenat (ou CapdenaQ, fille de
feu noble Pierre de Cadenat, écuyer, conseiller
du Roi et maître des requêtes, dont il ne laissa
pas d’enfants ;
2°. Guillaume ; dit Guillonnet de Fayolle , qui suit ;
3°. Hélie de Fayolle servait, en 1492 , dans la com­
pagnie de M. le'duc de Bourbon, et quelques
années après, il servait avec Guillaume, son frère,
en qualité d’homme d’armes , sous la charge de
Philippe du Moulin , chevalier , et ils passèrent
la revue à Langres , le 29 octobre 1498. H passa
aussi la revue, à Rheims, le Ier. décembre 1007,
servant alors sous les ordres de M. de la Marck,
chevalier. 11 avait fait un bail à métairie perpé­
tuelle, avec Guillaume, son frère , comme fondés
l'un et l’autre de procur ation d’Arnaud, leur père,
le 29 mars 1486. La terre de Vernode lui échut,
dans le partage que Guillaume, son frère et lui
firent de leurs biens , le 9 janvier 15o6 ( v. s. ).
Il paraît qu’il quitta, bientôt après, le parti des
armes, pour embrasser l’état écçlésiastique ; car
ce fut avec la qualification de prêtre qu’il assista
au testament de Jaubert de Mellet, écuyer, sei­
gneur de Saint-Pardoux, 10 7 octobre 1022. 11
vivait encore le 14 septembre de l’an 1558 ;
4°- Marie de Fayolle, s’allia, par contrat du 2 dé­
cembre 1464 , auquel assistèrent ses père et mère ,
avec Jean Brun , fils dè Pierre Brun, écuyer de ‘
Châteauneuf, en Saintonge , et de Marie de
Maunac ;
5°. Catherine de Fayolle, épousa, le même jour
que sa sœur , noble Jean Brun , frère du pré­
cédent. L’acte de solemnisation de ces mariages
çst du 8 juillet 1465 } en présence d’Arnaud de
i

DE FAYOLLE,

21

Fayolle, seigneur de Douet, de Chariot de Maunac,
de iGuillonet de la Porte, seigneur de Chantérac,
Jean de Maunac, Jean Portier, seigneur de Vilars,
Jean du Repaire, seigneur de Birat, etc.
6°. Anne de Fayolle est connue par un acte du
10 octobre 1481. Ce fut-elle, sans doute, qui épousa
Jamet de la Loubière, écuyer seigneur de Brenac ,
qui, dans des lettres de Charles VIII , datées de
Tours, au mois d’octobre 1489, se dit gendre
d’Arnaud de Fayolle, le Fieux.
X. Guillaume, dit Guillonnet DE FAYOLLE (i) , écuyer,
seigneur de Fayolle, etc., reçut, le 9 décembre 1466, une
donation que lui fit Arnaud de Fayolle , seigneur de
Douet, son cousin germain, à la sollicitation de Marie
de la Brousse , sa femme , marraine du même Guillaume.
Il fit un bail à métairie perpétuelle, le 29 mars i486 ,
conjointement avec Hélie de Fayolle, son frère , comme
fondés de procuration de noble Arnaud de Fayolle, leur
père , du domaine des Foulioux, en faveur de Jean
Boche. Il obtint avec Antoine et Hélie, ses frères, d s
lettres du roi Charles VIII, datées du 18 février 1485
(v. st.) (dans lesquelles ils sont qualifiés écuyers, fils
d’Arnaud de Fayolle, écuyer, et de Marguerite de Birat ) ,
portant relief de la prétendue prescription , courue à
leur préjudice , des droits qu’ils avaient à réclamer sur
les terres de Birat et du Repaire , et autres en Saintonge ,
Poitou et Angouroois, jadis possédées par Jean de Birat
et Isabeau d’Arnaud, leurs aïeul et aïeule maternels, et
depuis par Guyot et Jean de Birat, leurs oncles ; au
moyen desquelles lettres, les parties sont renvoyées de­
vant le sénéchal d’Angouinois. Au bas est l’appoinlement
de ce sénéchal, du a3 avril 1487. Il reçut, le 11 avril
i4g3 , avec Hélie de Fayolle, son frère, la reconnais­
sance du tellement de Combarel, situé dans la paroisse
de Saint-Pardoux , en présence de noble homme An­
toine du Cluzel, et de Guillaume de Layergne. Il est

(1) Il paraît ; par des lettres royaux prises en la chancellerie
près le parlement de Bordeaux , et datées du 9 lévrier i5i3 ,
que Guillaume et Guillonnet de Fayolle n’est que la même per-,

sonne.

32

DE FAYOLLE.

nomme Guillonnet dans le partage que lui èt Hélie de
Fayolle, son frère, firent de leurs biens, le g janvier
i5o6 (v. st. ). La terre et seigneurie do Fayolle échut à
Guillonnet, et celle de Vernode à Hélie ; en ce que ce
dernier et les siens la tiendront à hommage de Guillonnet
et ses ayant-cause, seigneurs de Fayolle; et comme les co­
partageants et leurs auteurs étaient fondateurs de l’église
de Tocane, il fut convenu que chacun aura pour les
droits de banc et de sépulture, savoir: Guillonnet se
côté de l’évangile , et Hélie celui de l’épître : ce partage
fut fait par'la médiation de nobles et puissants hommes
Hugues de Fayolle, seigneur de Douet; Charles de
Taillefer, seigneur de Mauriac; Jean de Laporte, sei­
gneur de Chantérac ; et Jaubert de Mellet , seigneur de
Saint-Pardoux. Catherine de Fayolle, femme de Jean
Brun, faisant pour elle et pour Marie de Fayolle , sa
sœur , femme d'autre Jean Brun , lui donna quittance 9
le 20 mai i5i3, de leur dot matrimoniale. Il fut rendu
un appointement du sénéchal de Périgord , sur le requis
du procureur du roi, le 23 octobre x5i4, tendant à
contraindre Guillonnet de Fayolle à faire hommage au
roi. Au pied de cet appointement est la délibération du
même Guiltonnet, dans laquelle il expose « n’y avoir au
>» plus que dix ans ( i5o4) qu’il était devenu propriétaire
3» de la terre de Fayolle , par le décès d’Antoine de
» Fayolle , son frère ; que dès son jeune âge il était ab—
» sent de la maison , et occupé au service du roi ; que
d’ailleurs il y avait environ vingt - cinq ans ( 148g),
» que des gens mal intentionnés étaient venus , avec
armes, piller le château de Fayolle, et avaient emporté tons les titres ; duquel forfait il y avait encore
procès , pendant en la cour du parlement de Bor» deaux ; par quoi ne sait s ’il tient rien en la mouvance du
seigneur roy; qu’aussitôt qu’il en sera informé, il fera
ce qui sera de droit ; et qu’il fait la même réponse au
procureur du comte de Périgord. »
jj

jj

jj

jj

jj
jj

jj

Il avait épousé demoiselle Marguerite de Bayly-de—
Bazac, fille de Jean de Bayly, écuyer, seigneur de SaintAbre , et d’Antoinette de Beaupoil-de-Saint-Aulaire , et
petite-fille de noble Flugues de Bayly, chevalier, seigneur
de Razac , et de Marguerite de Lubersac. Il parait, par le
testament de ee dernier, dans lequel elle est légataire

I

DE FAYOLLE.

2S

3e 600 livres tournois, qu’elle n’était pas encore mariée
en 492. De ce mariage sont provenus :
1°. François de Fayolle, qui suit ;
2°. Catherine de Fayolle, mariée par contrat passé
en i537 , avec Pierre de Malet, écuyer, seigneur
de Chàtillon ; elle fit un accord, étant veuve, le
26 juillet 15f>7 , avec noble Jean de Belcier, sei­
gneur de la Bolfie , etc.

XI. François DE FAYOLLE, écuyer, seigneur de
Fayolle , Vernode, etc., entra au service fort jeune : car
il servait déjà en qualité d’archer des ordonnances du roi,
sous la charge de M. ie duc de Vendôme, près Versay,
le 28 août 1515 , et en qualité d'homme d’armes dans la
même compagnie, le 11 juin 1518; il passa à cette époque
la revue à Soissons, et servait encore , avec le même titre,
l’an 1519.
11 transigea, sous l’autorité de sa mère , et de messire
Annet de Fayolle, chevalier, seigneur de Neuvic et de
Lenclave, le 10 janvier 1627, avec le seigneur de Bour­
deille, au sujet d’un combat entre feu Antoine de Fayolle
et Guy de Bourdeille. Il reçut, le 19 mai i528,une
reconnaissance en papier censif, de la part de Bernard
de la Grange, de certains fonds, et sous les devoirs
énoncés en cet acte. Il reçut, le 27 janvier 1531 ( v. st.) ,
quittance de Jean de Bausa, seigneur de Belcastel, de la
somme de 12,000 livres, que lui ( François de Fayolle) et
dame Marguerite de Bayly, sa mère, avaient reçu en
avancement de dot, de Suzanne de Bausa, proposée audit
François de Fayolle, dont le mariage n’avait pu s’ac­
complir, Il servait en qualité d’homme d’armes dans la
compagnie de M. de Tessé, en 1551. Il vendit, le 9
avril 1552 , la métairie du Fouilloux , dans la paroisse
de Saint-Pardoux, à Jean de Mellet, écuyer, seigneur
de Saint-Pardoux, de Drône, et à dame Hélène du
Patouil, sa femme.
Dauphine de Carhonnières, sa femme, fit son testa­
ment le 9 novembre 155o , par lequel elle institua Annet
de Fayolle , son fils aîné, son héritier, et lui substitua
Arnaud , son puîné ; et à ce dernier, Jean , son troisième
fils; légua certaines sommes à Anne , Charlotte et Mar­
guerite , ses filles ; nomma curateur de ses enfants ,
François de Fayolle , son mari ; et à son défaut, Charles

&4

DE FAYOLLE.

de Carbonnières , écuyer, son frère. Elle fit un second
testament en 1564 , par lequel elle institua héritiers
Pierre. François et Jeanne de Moresnes, enfants d’Anne
de Malet; et nomma exécuteur de ses volontés , Guil­
laume de Montferrand , écuyer , seigneur de Beaulieu, etc. Son mari fit le sien, le g novembre 1555 *
par lequel il institua son héritier universel, Arnaud de
Fayoile, son fils aîné, auquel, en cas de décès sans
hoirs, il substitua Jean, son puiné, et fit des legs à ses
trois filles.
Il avait épousé, par contrat du 5 janvier i53i (v. st. ) ,
demoiselle Dauphine de Carbonnières, fille de noble et
puissant seigneur, Alain de Carbonnières, chevalier,
seigneur de Lacapelle-Biron, en Agenois , et de dame
Marguerite de Contant—de-Biron , tille de Gaston de
Gontaut, baron de Biron , et de Catherine de Salagnac.
Les articles préliminaires de ce mariage , dans lesquels
il est fait mention de feu noble Guillonnet de Fayolle et
de Marguerite de Bayly, père et mère du futur époux ,
furent dressés au château de Biron , entre les mêmes
personnes, assistés du seigneur de Biron , d’Antoine de
Biron , archevêque de Nazareth, des seigneurs de Mont­
ferrand, de Sireuil et autres , qui les souscrivirent.
Les enfants issus de ce mariage sont ;
1°. Annet de Fayolle , mort jeune ; il avait été institué héritier dans le testament de sa mère , de
l’an t55o ; mais il était mort lors de celui de
son père , en 1555 ;
2°. Arnaud de Fayolle II du nom , qui suit ;
3°. Jean de Fayslle , écuyer, seigneur de Ver­
node et de la Jarte, gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi , et chevalier de son ordre, né
en i55y, fut d’abord homme d’armes dans la
compagnie du seigneur de Bourdeille, et passa la
revue à Corbeil , le 8 juin 1568. Il reçut, le 2.4
août i575 , avec la qualité de seigneur de Ver­
node , des lettres d’André de Bourdeille, cheva­
lier de l’ordre du roi , capitaine de cinquante
lances, sénéchal et gouverneur du Périgord, et
commandant en l’armée de Guienne , par les­
quelles il lui mande de se joindre à lui pour le
service du roi et conserver la forteresse de Fayolle,

v

DE FAYOLLE’.

2S

Le 8 novembre 1576 , il fui substilué aux enfants
d’Arnaud II , seigneur de Fayolle , son frère ,
par le testament de ce dernier : il est nommé dans
des actes de i583, 1587, 1588 , t58g, etc. 11 fut
substitué à Jean de Fayolle , seigneur du château ,
par le testament de Philippe de Fayolle , son ne­
veu , du 28 mai i5g5. Il est qualifié écuyer, sei­
gneur de la Jarte , dans la paroisse de Coursac,
et nommé avec Pierre de Fayard, écuyer, sei­
gneur des Cornb s et de l’Aiguillac , dans une
procuration donnée le G décembre i5g8, par
demoiselle Renée de Jousserand , dame de Boisrond et de Beauvais en Mirbalais, pour traiter
avec eux, à Noble Jean de Lernery, seigneur du
Breuil-afi-Vigier , archidiacre d’Angoulême. An­
toine II de Fayolle , écuyer , seigneur de Fayolle,
obtint , le 3 février i6i5, une sentence en la cour
sénéchale du Périgord, qui condamne Jean de
Fayolle, seigneur delà Jarte, chevalier de l’ordre
du roi, et Catherine de Taillefer, dame douairière
de Fayolle, à rendre compte des gestions qu’ils
ont faites ou dû faire à son profit, des fruits et
revenus de Philippe de Fayolle , son père.
Ou ignore l’année de sa mort; mais il paraît
qu’il ne vivait plus le 26 août 1622, lorsque Isabeau de la Baume-dp-Forsac , dame douairière de
Fayolle, agissant au nom du seigneur de Fayolle ,
son fils, vendit à Bertrand de Chillaud-des-Fieux,
écuyer, seigneur de la chapelle, la maison et
seigneurie de la Jarte, avec toutes ses dépen­
dances , pour le prix de 3o,ooo livres. Cette vente
fut ratifiée le 27 mai 1642.
Il avait épousé, par contrat du 20 octobre i586,
demoiselle Marie Brun , dame de la Jarte , fille de
Jean Brun, écuyer, seigneur de Lavalade, et
veuve d’Hélie Uupuy, écuyer, seigneur de la
Jarte et de la Raymondie , dont il n’eut pas d’en­
fants. Comme ils découvrirent, long-temps après
leur mariage, qu’ils étaient parents au 3e. degré
de consanguinité, ils obtinrent dispense du pape
Paul V, le Ier. janvier 1617.
4°. Anne de Fayolle fut mariée , par contrat du
ra mars 1561 (v. st.), avec Bertrand de Laporte,
4

«6

DE FAYOLLE.

écuyer, seigneur de Laporte-de-Luz.ignac, de­
meurant au bourg de Luzignac, en Périgord ;
5°. Charlotte de Fayolle épousa le seigneur de la
Mothe ;
6°. Marguerite de Fayolle s’allia, par contrat du 5
juillet i5S4, avec Pierre de laBorie, seigneur de
la Rampinsolle, conseiller du roi à Périgueux,
de l’avis de haute et puissante dame, Marie de Foixde-C.anda(e, dame de Ribérac et de Montagrier,
de Philibert de Bourdeille, chevalier de l’ordre
du roi , baron de Montancès ; d’André de Solmignac , écuyer, seigneur de Chône; de Jean de
Fayolle, éçuyer, seigrteur de Vernode ; de Phi­
lippe de Fayolle, écuyer, seigneur de Fayolle, etc.

XII. Arnaud DE Fayolle, IIe. du nom, écuyer,
seigneur de Fayolle, Tocane , etc., fut institué héritier
par le testament de son père , de l’an 1555. 11 obtint des
lettres datéesde Bordeaux, le 4 juin 1553, pour retraire
par droit lignager , le domaine des Fouilloux , que
François de Fayolle , son père , avait vendu au seigneur
de Mellet. Il fut passé une transaction , le 26 juillet 1557,entre Catherine de Fayolle, veuve de, Pierre de Malet ,
écuyer, seigneur de Châtillon, d’une part , et Jean de
ïîeicier , éçuyer , seigneur de la Bolfi.e , juge-mage de
Périgueux, et Charles de Carbonnières, écuyer, oncle
maternel d’Arnaud de Fayolle, exécuteurs testamentaires
de défunt François de Fayolle, frère de Catherine , et
fondés de procuration expresse d’Arnaud de Fayolle ,
absent, étant alors à la suite du duc de Montmorency ,
connétable de France; par cet acte, les parties traitent
sur certaines sommes dues à Catherine par ledit feu
François de Fayolle , son frère , pour reste de sa consti­
tution , et pour les droits à elle échus par le décès de
Marguerite de Bayly , sa mère , sur la constitution de la
somme de mille livres , faite à cette dernière , lors de son
mariage avec Guillonnet de Fayolle , père de Catherine
et de François.
André de Bourdeille, cheialier de l’ordre du Roi ,
commandant-général de l’armée de Guienne, ordonna par
ses lettres , datées du camp de l’Isle , le 24 août 1575 ,
qu’il serait mis six soldats aux frais de la paroisse de To­
cane , pour faire garde au château et maison forte de

BE FAYOLLE.'

2^

Fayolle , qui se trouvait sur les frontières du pays
ennemi , et ce , pendant l’absence de Jean de Fayolle ,
seigneur de Vernode (frère d’Arnaud II), qui prêtait
aide et assistance au même André de Bourdeille , pour
le service du Roi en son armée de Guienne.
Il lit son testament le 8 novembre 1676, par lequel il
institua son héritier universel Philippe de Fayolle, son
fils aîné , fit des legs aux autres, au nombre de trois j et
les substitua les Uns aux antres ; et à défaut de ses en­
fants, il substitua Jean de Fayolle , son frère ; et à ce
dernier , Marguerite , sa sœur.
Il avait épousé , par contrat du 21 août 155ç) , demoi­
selle Jacquelte de la Baume-Forsac , fille de Bertrand de
la Baume , écuyer , seigneur de la Baume , Forsac , etc ,
et d’Anne de Bonal, et petite-fille de François de la
Baume , I«r. du nom , et de Jacquelte de Pellegrue.
De ce mariage sottt sortis :
t°. Philippe de Fayolle , qui suit ;
2°. Jean de Fayolle , écuyer , seigneur du Château
dans la châtellenie de Ribérac, épousa demoiselle
Marguerite de la Cropte , fille unique de Hugues
de la Cropte , écuyer , seigneur du Château , de
la branche de Chantérac , et de Matheline Massin
il vivait encore le 28 mai i5g5 ;
3°. Judith de Fayolle fut mariée à Augier de Chantemerle , écuyer , seigneur de Monsec ;
4°. Margueritede Fayolle, épousa, le 10 avril i58g,
François de la Borie , fils de feu Pierre de la
Botte , seigneur de la Rampinsolle , élu et conseil­
ler à Périgueux , et de Marguerite de Saint-Lurois-de-Perot , sa première femme ; de l’avis, et
en présence d’Arnaud de Solmignac , abbé de
Chancelade, de Philibert de Bourdeille , chevalier
de l'ordre du Roi, de Jean de Marquessac, écuyer,
seigneur de Saint-Aulaye , de Marguerite de
Fayolle , veuve de Pierre de la Borie , seigneur
de la Rampinsolle , etc.
XIII. Philippe DE FAYOLLE, ccuyer, seigneur de
Fayolle , Tocane , etc., reçut, le 15 décembre i564 , de
la part d’Etienne Paninel, la donation de certains fonds,
dont Arnaud de Fayollç , écuyer , agissant au nom de
3on fils ( Philippe) , fit échange , le 24 novembre 1571-,

i8

DE FAYOLLE,

avec Jean Paninel, dit Joseph. Il transigea , le 29 rnaî
i583 , avec Jean de Fayolle , écuyer , seigneur de Ver­
node , et Marguerite de Fayolle , ses oncle et tante ,
au sujet de droits à eux obvenus en la succession de leurs
père et mère. Il fut assisté , pour passer cet acte , par
Philibert de Bourdeille, baron de Montancès, et par
François de la Baume , seigneur de la Baume ses cura­
teurs. Il transigea de nouveau le 29 juillet 1587 , et ratifia
une sentence arbitrale rendueentrelui et Jean de Fayolle»
écuyer , seigneur de Vernode , et Marguerite de Fayolle,
au sujet des droits que ceux-ci avaient à prétendre sur
la terre de Fayolle. Il fit une obligation en faveur de
Jean de Fayolle., écuyer , seigneur de la Jarle , le 6 mai
l588. Enfin, il fit son testament le 28 mai l595, par le­
quel il institua , pour son heritier , Antoine de Fayolle ,
son fils, et en cas de prédécès, lui substitua ses sœurs ,
( filles du testateur >, au nombre de quatre , de l’une à
l’autre, à la charge, par leurs enfants, de por ter les noin
et armes de Fayolle ; et en cas de décès de ces dernières
sans enfants, il leur substitua Jean de Fayolle, seigneur
du Château , son frère , et à celui-ci , Jean de Fayolle ,
seigneur de la Jarte , son oncle; et à ce dernier , Judith
et Marguerite, ses sœurs; il nomme, pour tuteurs de ses
enfants , le même Jean de Fayolle, seigni ur de la Jarte ,
son oncle , Isaac deTaillefer, écuyer, seigneur de Mau­
riac , et dame Catherine de Taillefer, sa femme.
Il avait épousé , par contrat du Ier. octobre 1583,
demoiselle Catherine Grimoard-de-Taillefer (1), fille
d’Antoine Grimoard-de-Taillefer, chevalier, seigneur
de Mauriac, et de dame Jeanne de Ségur.
Les enfants provenus de ce mariage sont :

(1) Les seigneurs de Taillefer ont porté constamment dans'
leurs actes, pendant plus de 200 ans, le nom de Grimoard joint
à celui de Taillefer, qu’il précède même ordinairement : cette
obligation leur fut imposée par Guillaume de Grimoard, damoi­
seau de Grignols , qui, dans son testament daté du vendredi
avant la fête de la chaire de Saint-Pierre i382. fit son héritier
Audoin de Taillefer , son neveu , fils d’Hélie de Taillefér , da­
moiseau de Grignols , et de Pétronille de Grimoard ( sœur du
testateur), avec la clause expresse qu’il portera les nom et armes
de Grimoard.

DE FAYOLLE.

29

1». Antoine de Fayolle, qui suit ;
2’. Marguerite de Fayolle, mariée, par contrat du
5 avril 1610 , avec Pierre de Ségur , IIe. du nom,
chevalier, seigneur de Montazeau, Saint- Aulaye,
Cabanes, etc., fils de François de Ségur , seigneur
de Montazeau , Saint- Aulaye , Ponchat, etc., et
de Jeanne le Mosnier de Fougueroles
3°. Isabeau de Fayolle , alliée, par articles de ma­
riage du 5 novembre i6i3, avec Bertrand de
Chillaud , écuyer , seigneur de la Chapelle , con­
seiller du Roi, vice-sénéchal du Périgord , fils de
Jean de Chillaud (ou Chilhaud) , écuyer, sei­
gneur desFieux, maire de Périgueux, eide Paule
de Laporte ;
4°. Marie de Fayolle, épousa, par contrat du 3i dé­
cembre iboy , Bernard de Foucaud , écuyer , sei­
gneur de Cubjac , fils de Jean de Foucaud ,
écuyer, etc., et d’Esther du I.au ;
5°. Catherine de Fayolle , morte en bas âge.
XIV. Antoine de Fayolle , écuyer , seigneur de
Fayolle, Tocane , etc., était âgé de trois ans, le 8 juin
r5g5 , lorsque Catherine de Taillefer, sa mère, présenta
requête après la mort do son mari, pour autoriser Jean
de Fayolle , écuyer, seigneur de la Jarle , et Isaac de
Taillefer, écuyer, seigneur de Mauriac, à prendre la
qualité de tuteurs de ses enfants, selon les dispositions de
leur père. Il obtint une sentence du sénéchal de Périgord,
du 3 février t6i5 , qui condamne Jean de Fayolle , sei­
gneur de la Jarle, et Catherine de Taillefer, dame douai­
rière de Fayolle , à rendre compte des gestions qu’ils ont
faites ou du faire à son profit, des fonds et revenus de
Philippe de Fayolle , son père.
On apprend, parune reddition de compte de tutelle, qu’il
fut tué au siège de Tonneins, le i4 avril 162:2. Son corps
fut porté à Tocane , et enseveli dans les tombeaux de ses
ancêtres. Isabeau de la Baume, sa veuve, fit son testa­
ment , le 25 avril 1651 , par lequel elle fit un legs à Jean
de Fayolle, son fils aîné; et institua , à son préjudice ,
François de Fayolle, son héritier universel.
U avait épousé , par contrat du 16 février i6r3, dans
lequel il rappelle ses père et mère , demoiselle Isabeau
4$ la Baume , fille de Bertrand de la Baume , écuyer ,

oo

DF. FAYOLT.E.

seigneur de la Baume , Forsac , Masseré , etc. , et dedame Marguerite de Beaufort-Canillac. Comme ils étaient
parensau 3e. degré, ils obtinrent dispense du pape , le
5 avril i6i5. Les enfants issus de leur mariage sont au
nombre de six :
1°. Jean de Fayolle , qui suit ;
2°. François de Fayolle , prêtre , bachelier en théorlo gie, seigneur et prieur de Saint-Apre , fit son
testament le 22 mars 167g, dans.lequel il se dit
frère de Jean , et oncle de Gaston-Isaac ; fait di­
vers legs à François de Fayolle, son neveu , outre
une donation qu’il lui avait déjà faite , au cas,
dit-il, gue ledit François de Fayolle lui succède au
prieuré de Saint-Apre', fait mention de L'éonard ,
seigneur de la Sipière, son neveu, frère de GastonIsaac , et institue son héritier universel , Nicolas,
de Fayolle, son petit-neveu, fils de Gaston-Isaac^
auquel il substitue ses autres frères ;
3°. Léonard de Fayolle, mort en minorité ;
4Q. Jean de Fayolle , mort jeune ;
5°. Catherine de Fayolle. ?
_
6°. Marie de Fayolle ,
f ehS,eUSeS à Cromp.ère,
Ces deux religieuses firent donation à Jean de
Fayolle, leur frère, de tous leurs droits légitiinaires , sous réserve d’aumône et pension . en
date , l’une du 21 février 1642, et l’autre du 80ctobre iGSg.
XV. Jean deFayolle , IIe. du nom , chevalier, sei­
gneur de Fayolle , Tocane , le Chadeuil ( ou Chapdeuil') , etc., reçut le 2.3 décembre i634, une donation
que lui fit Catherine de Taillefer, sa grand-mère, des
droits qu’elle pouvait répéter contre ceux qui avaient
géré les biens de feu Antoine de Fayolle , son fils, père
de Jean. Il reçut deux donations de la part de Catherine
et Marie de Fayolle, religieuses, ses sœurs, le 21 fé­
vrier 1642 , et 8 octobre i65g. Il transigea , le 20 dé­
cembre i655, avec les religieux de l’abbaye royale de
Chancelade, pour raison de certaines rentes données à
cette abbaye par Pierre , Hélie et Bernard de Fayolle-,
ses auteurs , dans le douzième siècle , et reconnues
par Gérard de Fayolle en i352 , sur certaine borderie ,
pommée d’Emiemherg, située entre les deux bourgs de.

DE FAVOLLE.

3t

Perdus, aujourd’hui appelés Saint-Apre et Tocane. Les­
quelles rentes Jean II de Fayolle avait été condamné à
payer, avec les arrérages lors dûs , par sentence du sé­
néchal de Périgueux. Pour s’en redimer à l’avenir, il
céda à ladite abbaye certaines autres rentes , référées en
cet acte. Il donna quittance , avec Gaston-Isaac , son
fils, par acte passé au château du Chadeuil en Périgord,
Je 20 mai 16Ô4, de partie de la dot de la femme de son
fils. Ayant produit les titres justificatifs de sa noblesse ,
avec son arbre généalogique , il fut déchargé , par juge­
ment souverain de M. Pellot, intendant de Guienne,
suivant une note ajoutée à un inventaire du3t août 1669,
signé Pellot. Il est rappelé dans l’inventaire fait après son
décès, des meubles du château du Chadeuil et de ses
autres biens, au requis de dame Catherine de Foucaud,
sa veuve, en présence de Gaston-Isaac , leur fils ainé , et
de leurs autres enfants , les 27 octobre et 18 novembre
1678 , dans lequel il est dit qu’il fut assassiné sur la route
de Paris, le 3 juin précédent, où il mourut deux jours
après de sçs blessures. Catherine de Foucaud, sa veuve,
fit son testament le 5 avril 1680 , par lequel elle institua
Léonard de Fayolle . son fils, son héritier , et fil un codi­
cille , le 3o juin t68.5.
Il avait épousé, par contrat du 24 juillet 1633 , de­
moiselle Catherine de Foucaud, fille de Gaston de Fou­
caud , chevalier, seigneur de Montréal, la Garraudie,
le Chadeuil, etc., et de dame Françoise de Pontbriant.
Elle porta en dot la châtellenie du Chadeuil.
Les enfants issus de ce mariage sont :

1°. Gaston-Isaac de Fayolle , qui suit ;
2°. Jean-François de Fayolle , seigneur de Sauvaignat ;
3°. Léonard de Fayolle , écuyer, seigneur de la fipière , a fait la branche du Chadeuil ;
4°. Joseph de Fayolle , seigneur de la Farge , cha­
noine de l’église de Saint-Astier ;
5°. Françoise de Fayolle , mariée , par contrat du
23 j uini655, à François Grand, écuyer, sei­
gneur de Belussières , Boussac , FaV?eyroux, etc.,
fils de feu René Grand, écuyer , et de Margue­
rite de Conan ; elle vivait encore en 1667.
6°. Judith de Fayolle épousa , par contrat du 3o
\

3a

DE FAYOLLE:

mai 1665 , François de Grimoard-de-Frâfea.ux ;
chevalier, seigneur des Jonies , fils de feu Fran­
çois de Grimnard, chevalier, seigneur de Fràteaux , et de Lucrèce de Fayolle-de-Mellet ;
7°. Judith de Fayolle, religieuse.

XVI. Gaston Isaac DE Fayolle, chevalier , sei­
gneur de Fayolle , Tocane, le Chadeuif, et de la Vigerie du bourg et paroisse de Saint-Apre , etc. , né en
i644 1 donna quittance , avec son père, le 20 mai 1664»
à Thibaud de la Brousse, seigneur de Verteillac , de cer­
taines sommes , à compte de la constitution dotale dé
Dauphine de la Brousse , sa femme , fille dudit Thibaud.
Il assista avec ses frères , sœurs et beaux-frères , à l’in­
ventaire que leur mère et belle-mère respective fit faire ,
par procès-verbal passé les 27 octobre et 18 novembre
1678, des effets délaissés au château du Chadeuil , et
autres biens, qui avaient appartenu à feu Jean de Fayolle,
assassiné le 3 juin de la même année. Il est fait mention de
lui dans une transaction du 22 novembre 1678, portant
réglement des droits des seigneurs et damesde Fayolle, et
dans le testament de François de Fayolle, prieur de SaintApre, son oncle, du 22 mars 1679. Il ne vivait plus,
lorsque sa mère fit son testament en 1680.
Il avait épousé , par contrat passé au château de SaintMartin-le-Peint , en Périgord, le 24 février 1664 » de­
moiselle Dauphine de la Brousse, fille de Thibaud de la
Brousse, seigneur de Verteillac, et de Bertrande du
Chesne, dont il eut cinq enfants , qui sont :
1°. Nicolas de Fayolle , qui suit;
20. Léonard de Fayolle , prit le parti des armes , et.
mourut sans avoir été marié;
3°. François , chevalier de Fayolle , fit son testament
le 29 avril 1765, en faveur d’Alain-Thibaud de
Fayolle, son neveu , et mourut sans postérité ;
4°. Antoinette de Fayolle , morte sans alliance;
5°. Marie de Fayolle , religieuse à Saint-Pardoux.
XVII. Nicolas de Fayolle, Ier. du nom, chevalier
seigneur de Fayolle, Tocane, Saint-Vincent de-Connezac , Bellet, Chantegeline, le Mas-Poitevin , le Chadeuil,
Vigier de Saint-Apre , etc., capitaine dans le régiment

Î)E FAYOLLE,

33

'd’Anjou , infanterie , fût héritier de ses père et mère ; il
était fort jeune à la mort de son père , comme il conste
d’une prestation de serment, faite par Dauphine de la
Brousse , Sà mère , alors veuve , au sujet de la tutelle de
ses enfants. Il fut pourvu de curateur, ainsi que ses frères
et sœurs , par acté du 26 janvier 1688 , ét leur curatelle
fut déférée à Pierre de la Brousse , chevalier seigneur
de Puyregard.
Il obtint des lettres patentes du Roi, données à Fon­
tainebleau , au mois de septembre 1724, par lesquels Sa
» Majesté , informée des services qui lui ont été rendus
» par ledit sieur de Tocane, et de ceux de seS ancêtres ,
» qui ont donné depuis plusieurs siècles des marques de
» leur attachement inviolable pour la couronne de France,
« notamment Gérard de Fayolle , qui remit sous l’obéis» sance du Roi la ville de Saint-Astier, très-forte en ce
» tems-là , occupée par les Anglais, et lequel après sà
» prise, fut employé en diverses négociations importantes
« pour le service du roi Jean , qui lui donna pour récom» pense, par acte très-authentique, daté de l’an i35i ,
» la justice dans les paroisses de notre dame de Perducis,
» autrement dite Tocane, et dans celle de Mensignac,
« avec tous les droits et devoirs seigneuriaux. Le roi
« Charles VI, pour les mêmes considérations de services,
« ordonna par acte de l’an 1408 , aux habitans de plu» sieurs paroisses voisines , d’aller pendant la guerre faire
» guet et garde dans l’hostel et forteresse de Fayolle , et
» d’en réparer les fortifications pour sa sûreté ; depuis
11 lequel tems il ne s’est point passé de génération , sans
U que quelqu’un de cette famille ait servi dans des em—
» plois considérables; Antoine de Fayolle fut tué.au
11 siège de Metz , étant officier d’une des compagnies d’or« donnancé qui y étaient ; autre Fayolle, sieur de
« Neufvy , fut pris à la bataille de St.-Quentirt en 1.557;
« un autre fut tué en 1587 , à celle de Contras ; le bi« sayeul du suppliant fut tué au siège de Tonneins poiïf
« le service de l’état ; le suppliant, après avoir servi plu« sieurs années et jusqu’à la paix de Riswick, en qualité
« de capitaine dans le régiment d’Anjou , infanterie , fut
« obligé , pour des affaires importantes que son père lui
« laissa en mourant, dé remettre sa compagnie et dé se
» retirer dans ses terres, sans néanmoins quitter le désir
» d’employer sa vie au service de l’état ; il fut choisi pour

iii-

.. • ,
34

Î>E FAYOLLEt

» commander la noblesse de Périgord , sous les ordrfis dii
» maréchal de Montrevel, dans le tems que les cnnc» mis se préparaient à faire une descente en Guienne ,
» et depuis les maréchaux de Montrevel, deBerwick et
» duc de Duras , commandant en Guienne , l’ont sucœsji sivement employé pourcontenirles peuples dansl’obéis» sance qu’ils doivent, dans lesquels emplois ledit de
» Fayolle s’est comporté avec tout le zèle et. l’application
» possible, etc. » Sa Majesté, dis-je, unit à la terre de
Fayolle, relevant de sadite majesté à cause de son
comté de Périgord, et s’étendant dans la paroisse de
notre-dame de Perducis, autrement dite de Tocane, et
celle de Chantegeline, dans lesquelles est situé le châ­
teau de Fayolle, les fiefs de Vernode et de la Sipière, le
fief et seigneurie de Bellet, ainsi que tous les domaines,
biens et revenus y contigus, pour le tout ne composer
qu’une seule et même terre , avec le titre et dignité de
marquisat, sous le nom de Fayolle , pour par lui en jouir,
ensemble ses enfants et postérité mâles , nés et à naître en
légitime mariage à perpétuité. Ces lettres signées Louis,
sur le repli, par le roi Phelipeaux. Enregistrées le 17
mars 1720, en la chambre des comptes, signé Beaupied ( voyez le plumitif de la chambre des comptes de Paris,
pour l'année 1725 , page 43), ès registres du greffe de la
cour , le 1Cr. septembre suivant, signé Roger ; et ès .re­
gistres du bureau des finances, le 2 juillet 1764, signé
Piveteau , et scellées du grand sceau de cire verte à lacs
de soie rouge et verte. 11 fit un testament clos, dont
l’acte de souscription est du n mai 1736.
Il avait épousé par contrat du 10 décembre 1697 , Ma­
rie de Solmignac , demoiselle de la Mothe, fille d’Hélie
de Solmignac , chevalier seigneur de la Vigerie , Recidou , Bellet , etc., et de dame Marie de Cbanans , dont il
eut quatre enfants qui suivent :
1°. Alain-Thibaud de Fayolle , qui suit ;
20. Marguerite de Fayolle, demoiselle de Tocane $
non mariée ;
3°. Madelaine de Fayolle , mariée à Guy de Fayard ,
seigneur des Combes ;
4°. Marguerite de Fayolle épousa N.... du Souchet,
seigneur de Narbonne.
XVIII. Alain-Thibaud DE Fayolle, qualifié haut et

DE FAYOLLE.

35

puissant seigneur , marquis de Fayolle, seigneur de Bel-

et, le Mas-Poitevin , Tocane , Puycheny, etc. , fit , le
29 juillet 1725 , avec Nicolas , son père, une vente sous
faculté de réméré, en faveur de maître Aubin Bruneau,
médecin , de certains objets, dont ils firent le retrait,
le 12 juillet 1731 ; il fut institué héritier dans le testa­
ment de François," chevalier de Fayolle, son oncle , du
29 avril 1755 , et fit le sien le 18 mars 1762.
11 avait épousé, par contrat passé au château de Puycheny , paroisse de Champeaux , en Périgord , le 18 avril
1724., Françoise du Barry, demoiselle de Puycheny, fille
de haut et puissant seigneur messire François du Barry,
chevalier seigneur de Puycheny, Chezat, la Grange , etc.,
et de dame Marguerite de la Garde-de-Saigne et de Va—
Ion ; elle fit son testament le 18 juillet 1760 , qui fut ou­
vert après sa mort, le 18 mars 1762- Il provint de ce
mariage trois enfants, qui sont :
i°. Nicolas-Antoine de Fayolle, qui suit;
2°. Charles-Louis, chevalier de Fayolle, mort au
service ;
3°. Marguerite de Fayolle , mariée par contrat du 22
juin 17S7, avec Pierre, comte de Lambertye, cheï
valier seigneur de Menct, etc., fils de Jean-Fran­
çois de Lambertye , seigneur de Menct, et d’Eli­
sabeth de Vidal,

XIX. Nicolas de Fayolle, IIe. du nom , marquis de
Fayolle , chevalier, seigneur de Puycheny, Saint-Apre ,
Saint-Vincent de Connezae, Bcauséjour, Bellet, le
Mas-Poitevin, etc., né le 7 janvier 1728, fut institué
héritier Universel dans le testament de dame Marguerite
delà Garde-de Saigne, sa grand-mère maternelle, veuve
de François du Barry , du 9 mars iy5r , et transigea , le
29 janvier 1772, avec Pierre de Lambertye, chevalier,
seigneur de Menet, son beau-frère.
11 avait épousé, par contrat passé au château de Beauséjour-de-Drône, le 8 février 1754 , Jeanne de Tourtelde-Gramont , demoiselle de Beauséjour , fille d’André-d.e
Tourtel, chevalier , seigneur de Gramont, Beauséjour ,
Saint-Apre , les Peyronni.es , etc. , et de Marguerite de
Bastouil, dame de Gramont ; elle est décédée à Péri-

36

DE FAYOLLE.

gueux, le i5 thermidor an X (3 août 1802 ) , âgée de.
70 ans.
De ce mariage sont provenus sept enfants , qui sont :
1°. André-Alain , marquis de Fayolle , qui suit ;
2°. André-Augustin, comte de Fayolle, capitaine
de vaisseau, chevalier de l’ordre royal et militaire
de Saint-Louis , a émigré et fait les campagnes de
l’armée de Condé j
3°. André-Félix, vicomte de Fayolle, capitaine
d’infanterie, chevalier de l’ordre royal et militaire
de Saint-Louis , a aussi émigré et fait toutes les
campagnes de l’armée de Condé ; il a épouse , le
ig du mois de décembre 1816 , mademoiselle.
Aure de Boubers-Abbeville-Tunc ;
4°. Marguerite de Fayolle, demoiselle deFayolle^
mariée par contrat du i5 janvier 1775 , avec Louis
d’Arlot, baron de St.-Saud , seigneur de la Coussiere, Romain , la Mainardie, etc., chevalier de
l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, fils de
feu Léonard d’Arlot, marquis de Frugiè et de,
Françoise de Jaubert ;
5°. Jeanne de Fayolle , demoiselle de Saint-Vincent,;
épousa , par contrat du 28 août 1778, François de,
Borros, chevalier, seigneur de Gamançon, Pom­
mier, Faye, Saint-Martin , etc., fils de feu Jean
de Borros, chevalier , seigneur de Gamançon et
de Suzanne-de Ravine ;
fi°. Marie-Marguerite deFayolle, non mariée;
7°. Pauline de Fayolle, mariée le 16 floréal an II
( 5 mai 1734 ), à Louis-Olivier du Vaucelle.
XX. André-Alain, marquis de Fayolle, ancien
page du Roi , capitaine de cavalerie , épousa , par con­
trat du 10 décembre 1787, demoiselle Clairede Meredieud’Ambois , dont il a eu une fille unique qui suit.

Jeanne-Marie-Aline de Fayolle , née le 20 frimaire,
ân 4 ( 11 décembre 1795 ), fut mariée le 8 février 1813, à
M. le marquis d’Abzac de la Douze , et décéda à Paris , lè,
a5 avril de la même année.

DE FAYOLLE?

37,

Branche du Chadeuil, éteinte.
XVI. Léonard de Fayolle , écuyer, seigneur de la
Sipière , troisième fils de Jean de Fayolle , IIe. du nom,
seigneur de Fayolle , et de dame Catherine de Foucaud ,
fut institué héritier universel de samère, qui dans son tes­
tament, fait en 1680 , lui donna la seigneurie du Cha­
deuil , qu’elle avait apportée à son mari. Il testa le ier.
juin 1686.
Il avait épousé, par contrat du n janvier 1680, dcmoiselle Marie de Salleton de Jamaux, fille de Pierre de Salleton , écuyer , seigneur de Jamaux , et de Françoise de
Campagnac , dont il eut :
1°. Pierre de Fayolle , qui suit ;
2°. Françoise de Fayolle , mariée par contrat du 28
janvier 17 10, à Charles-Joseph de Laporte dePuyferat, écuyer , seigneur de Beaulieu, fils de feu
Raimond de la,Porte, seigneur de Puyferat et
d’Elisabeth de Grimoard-de-Frateaux.

XVII. Pierre de Fayolle , écuyer, seigneur du Cha­
deuil, épousa, par contrat du 3t décembre 1715, demoi­
selle Marie du Lau, fille d’Hélie du Lau , écuyer , sei­
gneur dudit lieu , et de dame Jeanne de Raimond , dont
il eut :
1°. N.... de Fayolle, prêtre , curé de Paussac ;
2°. Jean de Fayolle , écuyer , seigneur du Chadeuil,
fut émancipé le 9 mai 1748, et se maria avec de­
moiselle Marguerite de Gauthier, très-avancée eu
âge.
Branche de Douet et de Newic, éteinte.
IX. Pierre de Fayolle, écuyer , seigneur de l’hospice
des Ilélies, situé à Bourdeille, de la Joufrenie, dans la pa­
roisse de Saint-Martial-de Drône , etc. , troisième fils de
Jean de Fayolle, Ier. du nom, et d’Yrlande delà Mothe
de Vernode , est auteur de la branche de Douet., con­
nue dans la suite sous le nom de Neuvic. Il fit un échange
le 12 août i4a5 , ayec Jean de Fayolle , dit Vherrnite, son.

38

DE FAYOLLE.

frère, et son beau-frère ( parce qu’ils avaient épousé Tes.
deux sœurs) , par lequel il lui céda les droits qu’il avait
sur la seigneurie de Fayolle, pour ceux que son frère avait
sur la maison des Hélies de Bourdeille , et est nommé
dans le contrat de mariage du même Jean , son frère ,
daté du même jour. On ignore l’année de sa moFt , mais
il parait qu’il ne vivait plus en 1481.
Il avait épousé , vers l’an 1420, demoiselle Marie
Audax, fille aînée de Guillaume Audax , damoiseau , et
de Gaillarde des Hélies, et sœur de Jeanne Audax,
femme de Jean de Fayolle, dit l’hermite ; elle est rap-,
pelée dans le testament de Hugues de Fayolle, son petit-,
Bis , du 4 janvier i511 ( v. st. ) , dans lequel elle est qua­
lifiée dame de Dohec et de Jmifre. O,n ne lui connaît
d’autre enfant que :

X. Arnaud DE FaYOLLE , dit le Jeune , damoiseau , sei­
gneur de Douet ou Douhet ( de Duheto) , au diocèse de
Saintes , des Hélies , de la Joufrenie , etc., est nommé
dans une grande quantité d’actes, avec Arnaud de Fayolle,
dit le Vieux, son oncle. Il acensa, le 8 janvier i45i
( v. st. ), le tenement de Cliausse-Vieil, situé dans la pa­
roisse de Saint-Aquilin , à Jean et André Bonhomme.
Noble Alais Audax , sa tante , fille d’André Audax , da­
moiseau, autorisée par noble Pierre de la Vergue, son
mari, habitant du lieu de Saint-Paul-Lisonne, lui lit
donation, le 10 mars 1455 ( v. st. ) , de tous les, biens
meubles et immeubles qu’ellq avait, tant en son hospice
de la Joufrenie , situé à Saint-Martial de Drône , que
dans d’autre lieux ; en présence de Richard Audour , sei­
gneur de la Ferrière-de Ribérac, et de Roger Vispont ,
de Saint-Martin-Lepeint, damoiseaux: Arnaud de Fayolle
est qualifié dans cette acte, seigneur de la Joufrenie, et
des Hélies , fils de Marie-Audax, nièce de la donatrice,
comme étant fille de Guillaume-Àudax , son frère. Il eut
un différend , le 7 janvier 1456,en qualité d’héritier
universel de feu Guilhem Hélies , chevalier , avec Jean de
la Vaure , qualifié Donzel de Grignols , à cause de son
hôtel de Charbonnières , situé à Grignols ; au sujet du
tenement de Chausse-Vieil, situé dans la paroisse de
Saint-Aquilin , pour lequel il fut ordonné une enquête.
Il fut institué, le 19 février 1458 ( v. st. ) , héritier uni­
versel par le testament de Marie Audax , dame de Joufy

Î>E FAYOLLE.

3g

fray , AeBuffou ouBuffol, de Douhet et de Mêlas, sa
tante , veuve de Bernard de la Pierre , ccuyer, seigneur
de Saint-Mesme , demeurant à Saintes. Jean de Guil­
hem , damoiseau, neveu de feue Marie-Audax , dame de
Douhet, lui fit donation, le i3 septembre r 405 » de tout
le droit qu’il pouvait avoir sur les biens qui avaient ap­
partenu à ladite Marie Audax, son aïeule. Il fit donation,
le 9 décembre 1466 , à Guillaume de Fayolle , son cousin
germain, fils d’Arnaud de Fayolle, son oncle, d’une
combe , située dans la paroisse de Saint-Germain de Salembre , appelée la Combe du Puey-de-la-Fon, et d’une
borie, appelée de Taillepetit, dans la paroisse d’Anesse ,
qu’Arnaud, son père, avait vendues à Archambaud de
Bourdeille, seigneur de Montancès, èt qu’il avait reprises
par droit de retrait. 11 déclare faire cette donation â sort
cousin, pour la tendre affection qu’il avait pour lui , et
à la sollicitation de Marie de la Brousse , sa femme , mar­
raine du même Guillaume. 11 rendit hommage , le 9 fé­
vrier 1466 ( v. s’t. ) , au sire d’Albret, pour ceux de ses
biens qui avaient appartenu à feu Guillaume des Hélies ,
chevalier, et qui étaient situés dans les châtellenies de
Bourdeille et. de Monpont, et en l’honneur de SaintAstier. Il acensa, le 10 décembre 1470, Ie tenement de
la Borderie, situé dans la paroisse de Saint Aquilin ; et
fit un autre acensement le 15 décembre 1471- H ne vi­
vait plus le 17 octobre 1472 , lorsque Jean de la Jaubertie, procureur fondé de noble femme Marie delà Brousse,
qualifiée dame usufruitière des hospices de Douhet, au
diocèse de Saintes , de la Joufrenie et des Hélies , en.
Périgord, veuve d'Arnaud de Fayolle, seigneur desdits lieuxy
acensa une tenance dans la paroisse de Saint-Aquilin , à
Martial du Lac.
Les registres du trésor des chartes nous ont. conservé
le souvenir de plusieurs faits particuliers , concernant les
seigneurs de Fayolle , qui nous font connaître la part
qu’ils ont prise aux affaires du temps. On lit dans des
lettres du roi Charles VII, données a Moulins en Bour­
bonnais , au mois de janvier 1452 ( v. st. ) , qu’Arnaud et
autre Arnaud de Fayolle , écuyers , oncle et neveu , âgés
de 26 à 3o ans(i), chargés de jeunes femmes et de petits
(1) Cet âgé de 26 à 3o ans doit s’entendre seulement d'Ar-

4o

Î)E FÀYOLLE.

enfants ( la femme même du dernier était enceinte ) {
adressèrent au roi Charles Vil, une supplique, ou un
mémoire, dans lequel ils exposèrent que tandis qu’ils
étaient occupés à célébrer les obsèques de Raymonet de
Fayolle, cousin germain d’Arnaud, le jeune, et chef
principal de l’hôtel de Fayolle j qui était mort le jour
précédent, 4 décembre 1402, et qu’ils étaient livrés à
la douleur, un certain nombre de francs-arbalétriers du
pays de Limosin, en la compagnie desquels était un nom­
mé Jean l)elori , ayant quitté la ville de Libourne, vin­
rent se loger au village de la Beylie, et aux environs ,
dans la paroisse de Saint-Apre-de-Perdus ; delà, ils al­
lèrent au village de la Bürie, près de l’hôtei de Fayolle j
où ils dérobèrent un mouton, et enlevèrent de force du
pain , du vin , et autres comestibles : les gens du village,
outrés de ces violences et de ce brigandage , et voulant y
mettre un terme , portèrent leurs plaintes à leur sei­
gneur , et implorèrent son secours; Aussitôt Arnaud le
jeune se rendit sur les lieux, et adressant la parole à Dclort, lui dit : « Comment estes-vous si hardi de piller et
rober ainsi les poures gens dudit village de la Borie,
« et qu’il devait souflire du mouton qu’ils avaient eu le
jj jour avant, et que autrefois ils y avaient fait assez
ji de mal. Delort lui répondit: « qu’il n’estait pas ilec venu
3) pour riens prendre, mais y estait venu pour cause de
3, la cougnoissance qu’il avait aux gens audit village ».
Arnaud de Fayolle demanda aux assistans , si Delort avait
dit la vérité : ils répondirent que non , et ajoutèrent que
ces arbalétriers venaient tous les jours leur prendre leurs
biens , leur pain , vin , etc. Après plusieurs autres propos
insultans, de la part de ces brigands, Arnaud dé
Fayolle , résolut de châtier leur insolence , et de les pu­
nir des violences et des rapines qu’ils avaient exercées
contre ses vassaux ; il tira son épée , et. donna deux coups
sur la tête de Delort, qui mourut huit jours après. Le
Roi, dans les lettres de rémission qu’il lui accorda bien­
tôt après , rappelle les grands et nombreux services que
les seigneurs de Fayolle lui ont rendus dans ses guerres,

naud de Fayolle, le jeune, et non pas d’Arnaud, son oncle., qui
devait avoir alots plus de 4° ans ( Voyez son article}.

DE FAYOLLE.

4l

sous la charge du comte de Penthièvre , du comte d’Angoulème , etc.
Il avait épousé, avant l’an i452, demoiselle Marie dé
la Brousse, qu’on croit sœur de Hugues de la Brousse
( de Brossia ) , qui fut abbé de Terrasson , au diocèse de
Sarlat, depuis l’an 143g, jusqu’en 1461 , et qui était
issu d’une famille noble, suivant là remarque de D. Claude
Etiennot , dans ses Antiquités des bénédictins du Périgord,
chap. 4, fol. 51.
De ce mariage est issu :
XI. Hugues de Fayolle , damoiseau , seigneur de
Douet, de Sainl-Martial-de-Drône, de Lenclave, de SaintMesme, deMeslas, Saînt-Sernin, des maisons nobles des
Hélies , dés Treissats , des Besgos , de Bofol ou Bofou, et
de Joufre, succéda à Arnaud de Fayolle , son père , en
1472. Il reçut, le 7 août 1476 , de la part de Jean Bon­
homme , la reconnaissance de la troisième partie du te­
llement de Chauze-Vieil, dans la paroisse de Saint-Aquilin. Il assista, le 23 mars 1501 ( v. st. ), au contrat de
mariage de Catherine de Fayolle, sa fille, avec Jaubert
de Mellet, seigneur de Saint-Pardoux, et le»7 janvier
15o6 ( v. st. ) , à celui d’Annet de Fayolle , son fils , avec
Charlotte d’Abzac-de-la-Douze.
Il fut choisi pour commander la noblesse du Périgord ,
fet, par ses lettres datées de Limoges, le 15 avril 1480 , il
fit commandement aux maire et consuls de la ville et cité
de Périgueux , qu’ils eussent à habiller, monter et armer six
arehiers en bngandines , pour venir servir le Roy en son ban
et arriére-ban , ainsi que les nobles de la sénesehaussée de
Périgord y sont tenus. ( Mém. de Périgueux , impr. en
in-4°., preuv., pag. 513 ). Il fit son testament au noble
repaire de Lenclave, le 4 janvier i5ii ( v. st. ) , par le­
quel il demande à être enterré dans la chapelle de '•e lieu,
fondée à l’honneur de Saint-Jacques et de Saint-t.hristophe ; ilordonne que ce qui est porté par le testament de
feu noble Marie Audax, dame de l)ohec et de Joufre,
son aïeule, soit accompli ; institue son héritier universel j
Annet de Fayolle, son fils aîné, auquel il substitue ses
autres enfants ; et nomme ses exécuteurs testamentaires ,
nobles hommes M. le vicomte d’Usa, et, à son défaut,
son fils, et les seigneurs de la Douze , de Longa , dé
Fayolle , de Chantérac , l’avocat du Roi Dupuy, etc.
6

!

. !

^2

ϻE FAYOLLE.

Il avait épousé, avant l’an 1484 , demoiselle Anne de

Lur, fils de Bar’din dè Lur, chevalier, seigneur de Longa ,
Barrière , Eyraud, Fraissinet, et de dame Anne de Bar-*
rière , elle ne vivait plus lors du testament de son mari,
le 4 janvier i5i i (v. st. ).
JV. B. Anne de Lur était de la même maison que les
comtes de Saluées , et était petite nièce d’Hélis de Lur ,
mariée en 14^2, à Fortanier de Saint-Astier, seigneur
des Bories , dont elle fut la première femme.
Les enfants sortis de ce mariage sont :
i°. Annet de Fayolle , qui suit ;
a". Pierre de Fayolle , auquel son père légua par son
testament, les cens, rentes et domaines qu’il s?était
réservés lors du contrat de mariage d’Ànnet, son
fils aîné, et la métairie de Scnzelas, qu’il avait
acquise depuis;
3°. Audet, ou Odel de Fayolle , se destina d’abord à
l’état ecclésiastique, suivant le testament de son
père, de l’an 1511 ; mais il y renonça dans la suite,
car il épousa , par contrat passé au lieu et châtel­
lenie de Bibérac , le 28 mars 1028 , demoiselle
Marie, dite Blanche du Vigan , Ou du Viguan,
fille de feu noble Jean du Vigan, écuyer , seigneur
duBroulhet., paroisse de Clyen en Saintonge; et
de damé Etiennette d’Aydie. Les futurs époux
furent assistés par haut et puissant seigneur messire
François d’Aydie, chevalier, vicomte de Turenne,
seigneur de Ribérac , etc., messire Guy d’Aydie,
évêque de Sarlat, Agnet de Fayolle, chevalier,
seigneur de Neuvic et de Lenclave, frère d’Odet,
Arnaud d’Aydie et autres. Il paraît qu’il ne pro­
vint pas d’enfants de ce mariage ;
4°. Catherine deFayolle, fut mariée, par contrat du
2.3 mars i5oi ( v. st. ), à noble Jaubert de Mellet,
damoiseau , seigneur des Arras et de Saint-Par­
doux de Drône, fils de défunt noble lïélie de Mel­
let, damoiseau, et de dame Odete de la Vergne ;
en présence de Fortanier de Chaniemerle , sei­
gneur de Monsec , et de Jean Oudour , spigneur
de la Ferrière ; elle vivait encore, lorsque son
mari fit son testament le 7 octobre i522.
5°. Isabeau de Fayolle, avait épousé, avant l’an

Ï)Ë FAYOLLE.

43

1511, noble Bertrand de la Place, seigneur de
Saint-Médard de Drône et de Sallebœuf;
6°. Anne de Fayolle, religieuse en l’abbaye de
Saintes ;
7°. Anne de Fayolle , non-mariée.
XII. Annet, nommée aussi Agnet de Fayolle, cheva­
lier, seigneur de Douet, Neuvic, Lenclave , etc., fut ins­
titué héritier universel par le testament de son père , du 4
janvier i5i1 (v. st. ) ; il reçut, le 12 janvier 1514 ( v. st.)
l’hommage d’un fief situé dans la paroisse de Villetoureix ;
il fit un échange, le 11 novembre i5ao, avec messire
François de Talleyrand, seigneur de Grignols et prince
de Chalais , par lequel il lui céda la terre de Douet en
Saintonge , pour celle de Neuvic , composée de deux pa­
roisses, Neuvic et Vallereuil, qui fut alors démembrée de
la châtellenie de Grignols ; pour mettre cet échange à
exécution , les parties firent un compromis le même jour,
et choisirent pour arbitres, pour faire l’assiette de la terre
de Neuvic, nobles et puissants seigneurs Bertrand de Salignac , seigneur dudit lieu , et Jean d’Abzac , chevalier,
seigneur de la Douze. Il fut nommé un des tuteurs des
enfants mineurs de Jaubert de Mellet, son beau-frère, le
7 septembre 1522. Il fit un accord , daté du château de
Beauséjour, le 27 janvier 1826 ( v. st. ), avec François de
Talleyrand, seigneur de Grignols, au sujet des limites
de la fôret de Neuvic, en présence de noble Louis de
Chaumont, seigneur de Labatut. Il transigea, le 17 dé­
cembre 1528 , avec Louis de Talleyrand , écuyer , fils de
feu Jean de Talleyrand , chevalier, seigneur de Grignols,
et dame Marguerite de Talleyrand, épouse de Jean de
Calvimont, conseiller du Boi, et second président en la
cour du parlement de Bordeaux, au sujet du retrait ligna­
ger que le seigneur de Talleyrand prétendait exercer sur
la terre de Neuvic. Il assista au contrat de mariage d’Odet
de Fayolle, son frère, du 28 mars 1628. Il reçut, le 22 fé­
vrier 1532 (v. st. ), un hommage pour un mainement si­
tué dans la paroisse deBcrtric, sous le devoir d’un épervier,
avec les getz et sonnettes. Il reçut plusieurs autres hom­
mages en 1533, 1534 , 1539, i542 , etc. Il transigea sur
procès, le 5 juillet 1587 , avec Julien de Talleyrand,
seigneur de Grignols ; il rendit hommage au roi de Na­
varre , le 3 octobre i54t, pour raison de la maison noble

44

DE rAYOIXÇ.

et château de Vernode , du repaire de Boschault, du re­
paire de Lambert ie , e.t pour .ce qu’il tenait dans les pa­
roisses de Berlric, Douchapt, Tocane, Saint-Abre,
l’Isle , Mensignac, l’Aiguillac de Lauche, Saint-Âquilin,
Chantérac, Saint-Germain de Salembre, Saint-Pardoux
de Drône, etc. Il acquit, le 15 avril 1543 , de Julien de
Talleyrand, seigneur de Grignols, la portion de la lorêt
de Neuvic . qui est située le long de la rivière de l’Isle ,
jusqu’au guet du Châlard , avec tout droit de justice, la­
quelle avait été réservée lors de l’échange lait en r5ao,
avec François de Talleyrand , père de Julien. 11 vendit,
le 8 octobre i543, à Jean Joumard , écuyer, seigneur
des Holmes , le lieu et repaire noble du Mas-Poitevin,
situé dans la paroisse de Saint-Vincent de Connezac, sous
la réserve de l’hommage, qui lui fut rendu le 28 novembre
suivant. 11 avait déjà fait son testament le 17 avril i53a,
par lequel il donne la jouissance, de ses biens à Charlotte.
a’Abzac, sa femme, et la propriété à Jean de Mellet,
écuyer, seigneur de Saint-Pardoux , son neveu, à la charge
de porter ses nom et armes ; et dans le cas où lui ou ses
descendans s’y refuseraient, il lui substitue François de
Mellet, seigneur des Arras, son frère,- et à celui ci ,
Audet, son autre frère, toujours aux mêmes conditions ;
fait deslegs’à Liette de la Place, sa nièce, fille d’isabeau,
sa sœur, etc. , nomme exécuteurs dé ses dernières volon­
tés , Pierre d’Abzac, écuyer, seigneur de la Douze et de
Verg, Pierre de Lur, chevalier , seigneur vicomte d’Usa,
Bertrand de Lur, chevalier, seigneur de I onga, Barrière
et Fraissinet, etc., en présence de Pierre de Solmignac,
seigneur de Bellet et de Chône, d’Hélie de Lespine,
bachelier ès droits, et autres.
11 avait épousé , par articles passés au château de la
Douze , le 17 janvier 15o6 ( v. st. ) , demoiselle Charlotte.
d’Abzac de la Douze, fille de noble et puissant homme
Jean d’Abzac , chevalier , seigneur de la Douze , Ileillac ,
Verg et Sénillac et de Marguerite de Salignac ; en pré­
sence de nobles et puissants hommes et. seigneurs Antoine
de Lustrac, chevalier, seigneur de Lustrac, Pierre.de
Lur , chevalier, vicomte d’Usa, Guy de Salignac , che­
valier , seigneur de Casais , Jean de la Chassagne , sei­
gneur d’Arlèuille , procureur-général du Roi , en la cour
du parlement de Bordeaux , Bertrand de Lur, seigneur,
de Fraissinet, Pons de Carbonnières, seigneur de i’ele-

DE FAYOLLE.

4^

vezy, Guillaume et Hélie de Fayolle , seigneurs de
Fayolle , et plusieurs autres. Ces articles furent ratifiés et
approuvés par toutes les parties, an çhâteau de la Douze ,
le 26 septembre 1607 , et le mariage fut célébré le lende­
main , dans l’église paroissiale de Saint-Pierre de la
Douze, en présence des seigneurs nommés ci-dessus , de
Pons de Gontaut, seigneur de Biron, de Bertrand de
Salignac , seigneur de Salignac, de Raimond d’Aytz,
seigneur de Meymy, etc. Charlotte d’Absac fit son testa­
ment le 28 juillet i548, en faveur du seigneur de la
Douze, et mourut sans enfants.

Branche de Clermont, éteinte.
V. Hélie de Fayolle, IIIe. du nom, chevalier, qu’on
croit fils puîné d’Hélie de Fayolle, IIe. du nom, chevalier,
est le premier que l’on sache avoir formé un établissement
dans la paroisse de Clermont; c’est ce qui a fait supposer
qu’il était l’auteur de la branche de ce nom. Il est qualifié
chevalier de Clermont, dans un accord qu’il fit vers
l’an 1280, conjointement avec Hélie de Fayolle, damoi­
seau, son fils , et Richarde de Chasseneuil, femme de ce
dernier, avec Geraud de Chasseneuil (fie Chassanol'), père
de Richarde, Hélie de Figueyrol et autres. Hélie de Fayolle
déclare, dans cet acte, (dont la date est emportée, mais
dont, le caractère d’écriture est de la fin du XIIIe. siècle),
avoir marié Bertrande de Fayolle, sa fille, à Bernard de
Figueyrol de Saint-Pardoux, fils d’Hélie, et. lui avoir
constitué en dot, certaines rentes, dont il lui avait
promis de faire l’assiette; mais d'autant, est-il dit, que
Clermont est plus éloigné dç Saint-Pardoux, que la maison
de Chassanol, et que ledit Hélie de FayJle, pere ne possède
aucun objet aux environs de Saint-Pardoux, il donne à
prendre il Figueyrol, son gendre, la quotité de rente qu'il
avait, promis à Bertrande de Fayolle , sa fille , sur celles
que Chassanol avuit constitué en dot à Richarde, sa bru.
Le même Hélie de Fayolle ou son fils, de même nom,
qualifié aussi chevalier, fit un accord, en 1298, avec
Berard de Mouleydier, damoiseau, seigneur de Monclar,
Hélie de Pons et autres, pour terminer les différends,
qu’ils avaient à cause d’un chemin qui conduit au châ­
teau de Monclar. Il fut un des seigneurs, qqi rendiréuS

46

DE FAYOLLE.

hommage, à Beauregard, en i3oi, à Hélie de Talleyrand,;
comte de Périgord.
Il laissa entr’autres enfants:
1°. Hélie de Fayolle, IVe. du nom , qui suit. :
2°. Bertrande de Fayolle , mariée à Bernard de Fi—
gueyrol de-Saint-Pardoux, fds dTIélie de Figueyrol.
Ou trouve , dans le même tems, Pierre de Fayolle
de Clarens, ou Clerans , qui rendit hommage, en
iag5, à Berard de Mouleydier, seigneur de Monclar, pour tout ce qu’il possédait dans la juridiction
de Monclar.

VI. Hélie de Fayolle, IVe. du nom, est nommé, avec
son père, dans un acte de la lin du XIIIe. siècle. Il épousa,
dans le même siècle, Richarde de Chasseneuil, fille de
Geraud de Chasseneuil, dont il eut :
1°. Raimond de Fayolle, qui suit;
2°- Hélie de Fayolle , qu’on croit auteur d’une
branche, établie à la Monzie, qui sera rapportée.
Ils avaient pour frère ou contemporain ,
Bernard de Fayolle, donzel de Clermont, mort
avant l’an i3oo, suivant un acte de vente, faite par
Hélie de Bernard , curateur de ses enfants.
Armande de Fayolle , nommée dans un acte
de i3i3.

VII. Raimond de Fayolle , Ie. du nom, donzel deClermont, épousa demoiselle Marguerite de Galard , et
ne vivait plus en i3i5, suivant un acte consenti, la même
année, en faveur de sa veuve. Il laissa :
1°. Raimond de Fayolle , IIe. du nom , qui suit ;
2°. Rudel de Fayolle, damoiseau de Clermont, est
mentionné dans deux actes de vente, de i34i et
i346, dans lesquels il rappèleMar^uerite.de Galard,
sa mère, et dans un acte d’acense, de l’an 135g.
VIII. Raimond de Fayolle, IIe. du nom, chevalier deClermont, est nommé dans un acte de i3i6, dans lequel.
Raimond, son père est rappelé. Son nom se trouve aussi
dans des actes de i3a4, i3a5 et i334. Il fit, en t335,
une donation à Pierre Grimoard, le jeune, et à Hélie
Grimoard, son fils ; et ne vivait plus en i35g. Qn croit
qu’il fut père de ;

DE FAYOLLE.

4?

1°. Raimond deFayolle, IIIe. du nom, qui Suit;
a°. Hélis ou AJiélias, deFayolle, épousa Geraud de
la GréZe , habitant du Bugue, et vivait encore
en i34i ;
3p. Désirée de Fayolle, connue par un acte de
l’an 1364 i
4°. Marguerite de Fayolle fut mariée à Pierre de
Bertrand, damoiseau de Clermont, dont elle était
veuve en i383.
IX. Raimond de Fayolle , IIIe. du nom, chevalier de
Clermont, est connu par des actes de 135g et i363 , dans
lesquels il rappèle Raimond , son père ; il vivait encore
le 16 juin i38a. On le croit père de :
1°. Armand de Fayolle , qui suit ;
2°. Donadieu de Fayolle, connu par un acte de 1412.

X. Armand de Fayolle, damoiseau, est nommé dans
tra acte de i384, avec Guilhem de Taillefer et de Hélie

de Campagnac, fils de Geraud ; et dans un autre, de 1402,
avec le même Hélie de Campagnac , damoiseau de Cler­
mont. Il fut témoin , avec Jean de Cugnac, seigneur de
Cugnac, Ysarn de Valens , écuyer , habitant de Castel­
nau , Jean de Chaumont, de Monclar et autres, de la
donation de la terre de Montastruc , que fit Adémar
d’Abzac, seigneur de la Douze, à BerLrand d’Abzac,
■écuyer, son fils, le 4 août i4o4- H eut un différend avec
Olivier d’Abzac , seigneur de la Douze, à raison de l’hé­
ritage de la Gaubertie , . qui avait appartenu à Raimond
Gaubert.
Il avait épousé demoiselle Armande de Clarens, dont
il eut une fille unique, nommée Philippe, qui suit.
XI. Philippe de Fayolle fut mariée, par articles
assés au lieu de Clermont, le 3 mai 1428, à Jean
’Abzac , donzel , fils d’Olivier d’Abzac , seigneur de la
Douze, et de Jeanne de Barrière, et frère cadet de Guy,
dit Guinot d’Abzac, seigneur de la Douze, etc. , en
présence d’Hélie de Pons, seigneur de Saint-Maurice , et
autres. Elle est qualifiée noble demoiselle du lieu de Cler­
mont., et épouse de noble homme Jean d’Abzac, seigneur
de Beauregard, dans un acte du 8 septembre 1445 , et
vivait encore le 21 janvier i45i (v. st. ) ; mais elle était
déjà morte avant le 8 mai i465.

S

1

48

DÉ FAYOLLE.

Branche de la Monzie, éteinte.

VII. Hélie de Fayolle , Ve. du nom , fils puîné
d’Hélie IV, chevalier de Clermont, est qualifié donzel
de la Monzie ( de Montastruc ) , et père de Bertrand de
Fayolle, dans des actes de i3ii et i3i3. Il fut témoin,
avec le même Bertrand de Fayolle, donzel, d’une recon­
naissance, faite le mercredi après la fête de la purification
de la Vierge, 13i4 (v. st.), en faveur de Hugues d’Abzac,
seigneur, en partie, de Clarens. 11 est énoncé frère de:
Raimond de Fayolle, dans un acte de i3i6, et mentionné
dans des actes de x3i5 et i3a4. Il ne vivait plus en i33o„
Il fut père de ;
VIII. Bertrand de Fayolle $ donzel de la Monzie,
est nommé, avec son père, dans des actes de i3ii , i3i3
et i3i4, et peut avoir eu pour fils :
IX. Arnaud de Fayolle j demeurant à la Monziot
suivant un acte d’acense, de l’an i36y. On ne connai,
pas la suite de cette branche.

Il existe encore plusieurs autres familles du nom de
Fayolle, telles que celles des seigneurs de Puyredon , près
de Bergerac, de Sarrazac, en Périgord, sur les frontières
dn Limousin, de Louvigny, en Alsace , dont était
Joseph de Fayolle, écuyer, commissaire de l’artillerie de
France, en 1720, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Louvigny, et marié avec dame Elizabeth d’Andlaw ; et
plusieurs autres, établies en Poitou, en Angoumois, dans la
Marche, etc. ; mais on ne connait pas leur jonction avêc
la maison des marquis de Fayolle, en Périgord.
Armes : d’azur , au lion d’argent, lampassé, armé et
couronné de gueules. Tenants : deux sauvages. Couronne
de marquis. Devise : non ibi, sed ubique.
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uii'i/i, que nous lepruuuisoilS plus loin,
donne quelques détails sur le complot ayant eu
pour but d’attenter à la vie de l’Empereur, et
dont les auteurs principaux sont des Romagnols
arrêtés récemment à Paris. La même corres­
pondance annonce la présence du prince de
Syracuze, frère du roi de Naples, à Paris. On
croit que ce voyage se rattache à des projets
de réconciliation entre la cour de Naples et
celle des Tuileries.
Le gouvernement anglais fait d’énergiques
préparatifs pour comprimer l’insurrection des
Indes. Ce n’est plus seulement 14 mille hom­
mes qui seraient embarqués et que l’on rem­
placerait par la milice. Voici, selon le Globe,
les six régiments qui. vont très, probablement
partir pour l’Inde : le 20° régiment, le 34e, le
42e higlanders, le 54°, le 97eet. la brigade
de carabiniers, 2e bataillon. En comptant les
renforts qui s’embarquent déjà, ainsi que les
troupes se rendant en Chine et qui probablement
iront à Calcutta, et 3 régiments de Perse et de
Ceylan, les forces du Bengale vont se trouver
augmentées d’environ 25,000 hommes de la
reine.
Ce n’est pas tout. Üne lettre particulière de
Londres , citée par le Pays, dit que d’armée
expéditionnaire de Chine, se composant de
deux divisions, va être réduite de moitié. Des
instructions envoyées au general Arburubam,
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Tocàne-St-Apre, le 13 juillet 1857.
Monsieur le rédacteur,
' Au moment où l’on annonce comme devant très
prochainement paraître un ouvrage monumental en
l’honneur de la Vierge mère de Dieu, il ne sera peuttre pas hors de joropos de publier une notice sur un
des plus anciens pèlerinages dont s’énorguillit avec
raison la paroisse de Tocane-Sainl-Apre, diocèse de
Périgueux, autrefois N.-D.-de-Perdus, de Perducio,
disent les vieilles chroniques.
Tocane, Touscane, Tuscania, pour Tuscani-Villa,
ou la villa du Toscan, a dû à la beauté de son site,
sur les bords de la Drône, l’avantage de fixer, à l’é­
poque de la domination romaine dans les Gaules, les
caprices d’une riche famille, qui en fit une somp­
tueuse demeure et lui donna son nom. Les nom­
breuses substructions romaines qui jonchent le soussol sur une vaste étendue, des thermes tout ré­
cemment découverts, ne laissent aucun doute sur
l’existence de cette villa. « Plus tard et peut-être
» avant la complète destruction du bâtiment, on en
» a fait un cimetière, qui probablement ne servait
» qu’aux possesseurs du sol. Les nombreuses armes
» offensives qu’on y a découvertes conduisent à cette
» dernière conclusion, » dit M. de Mourcin {Annales
d'agriculture de la Dordogne, 1841). Les tombeaux
trouvés sont en pierre, et occupent, par couches su­
perposées, un vaste emplacement.
Mais Tocane s’appela aussiNolre-Dame-de-Perdus,
de Perducio. Ce fut, selon la tradition, à l’occasion
d’un pèlerinage en terre sainte entrepris par un sei­
gneur de Fayolle, qui , voulant placer son voyage
sous la protection de la Vierge, Perdux, qui conduit,
lui érigea une chapelle. La date , qui est inconnue,
est antérieure à l’année 1145, puisqu’il est dit qu’à
celte époque , Pierre de Fayolle , premier du nom,
fit donation à l’abbaye de Chancelade d’un pré situé
au bout de l’écluse des. moulins de Perdus. Cette
chapelle a disparu dans les guerres de seigneurs à
seigneurs et plus probablement dans les guerresde
religion , l’église principale de la localité ayant été
elle-même brûlée. On croit généralement que le sanc­
tuaire de Marie était placé sur la rive gauche de la
Drône et à quelques pas en aval du pont romain
dont les vestiges existent encore. Les fêtes et les
réunions qui ont lieu annuellement en cet endroit
sont considérées comme la continuation du pèleri­
nage des temps anciens. L’extrait suivant des lettres
de Charles VIII, du mois d’octobre 1489, fera connaî­
tre toute la vénération qu’inspirait cette chapelle
aux populations des provinces environnantes. On y
lit entre autres choses ce qui suit : « De tout temps
» et ancienneté, au lieu et paroisse de Nostre-Dame» de-Perdus, dit Touscane, dont Arnault de Fayolle
» est fondateur, le jour et feste Notre-Dame, my» aoust, a un très beau voyage et grand aport, par
» chacun an, et y afflue moult grant nombre de
» pèlerins : aussi y a très belle confrarie, comme il
» .est de coustume en Périgort et Limosin ; et en icelle
» confrarie se font eslire par dévocion , roy, royne,
b empereur, comte et autres officiers, lesquels sont
» seigneurs de la dite confrarie, et y donnent eulx
b et les confrèr.es et conseurs grant quantité de cire
» pour faire la luminaire de Notre-Dame, avecques
» ce, icelluy jour, font ung très beau service de gens
» d’église pour les âmes des trépassés. » etc. (1)
Si vous croyez, monsieur le rédacteur, que celte
petite notice sur Tocane-Saint-Apre puisse servir à
l’édification publique, vous voudrez bien l’insérer
dans un de vos plus prochains numéros.
Segondy, archéologue et chroniqueur.
(1) On disait alors bourg de Perdux, en parlant des chefslieux des paroisses de Touscane et de Saint-Abre, qui n’é­
taient que les deux quartiers d’une même localité. Les
églises de ces deux bourgs portaient à trois, avec la cha­
pelle dédiée à la Vierge, les édifices religieux de Touscane.
Ces églises ont subi ie sort de la chapelle elle-même; il n’en
existe plus de trace aujourd’hui, et les matériaux de la
dernière sont entrés dans la construction d’une église neuve
et belle. S’inspirant de la piété de ses pères, la cité de To­
cane-Saint-Apre a voulu, par cet édifice, rétablir en l’hon-^—ncur de Marie le culte de foi et d’adoration dont les tràdt^'
lions écrites et orales l’ont rendue si lière à si juste tilre.v'.

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