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Fait partie de A MM. les électeurs de la 1re circonscription électorale de la Dordogne
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A MM. LES ÉLECTEURS
DE
LA Ve CIRCONSCRIPTION ÉLECTORALE
DE LA DORDOGNE.
Périgueux, le 8 Juin 1863.
Mes chers Concitoyens,
Pour la troisième lois, vous m’appelez à l’honneur
de vous représenter au Corps Législatif. Ce nouveau
témoignage de confiance me touche profondément, et
je viens vous exprimer les sentiments de reconnais
sance dont mon cœur est pénétré.
Je suis d’autant plus heureux et fier de vos suffrages,
que vous me les avez donnés sans exiger de moi ni
déclaration de principes ni profession de foi. Et pour
quoi d’ailleurs une profession de foi entre nous? Ne
r
connaissez-vous pas nies actes depuis douze ans? Mon
passé ne vous répond-il pas de ma conduite à venir?
Vous savez qu’indépendant par principe et par posi
tion, j’ai toujours voté en pleine liberté de conscience.
J’ai approuvé les lois et les mesures utiles; j’ai rejeté
sans hésitation celles qui me paraissaient dangereuses.
Dominé par cette conviction que le nom de l’Empereur
nous était aussi indispensable qu’en 1848, alors qu’il
nous sauvait de l’anarchie, j’ai pensé qu’on ne devait
combattre son gouvernement que pour l’éelairer et le
consolider.
Je veux l’extension successive des libertés publi
ques , source de tout progrès. Je resterai un partisan
dévoué de la paix chaque fois que l’honneur du pays
ne sera pas compromis. Je désire l’affermissement de
la religion, l’économie dans les finances, l’amélioration
des classes souffrantes. Tous mes efforts tendront à la
réalisation de ce programme.
Parmi les mesures dont j’ai cru devoir prendre l’ini
tiative à la chambre, se trouve l’organisation de notre
personnel administratif, dont les salaires sont inégale
ment répartis et pour la plupart insuffisants. J’ai été
assez heureux pour être écouté, et déjà quelques adou
cissements ont été apportés à des misères jusqu’alors
méconnues. Il reste encore beaucoup à faire. Je conti-
«lierai à défendre une cause qui me semble à Ja ibis
juste et politique.
Je ne connais rien de plus beau que d’être l’élu de
son pays. Ce titre vient d’acquérir un nouveau relief
par la liberté qui a présidé aux opérations électorales
dans la Dordogne et par le grand nombre de concur
rents entre lesquels vous avez eu à choisir. Néanmoins,
je ne commettrai jamais la faute de diviser les amis du
gouvernement, et vous me trouveriez prêt, si les cir
constances le demandaient, à résigner des fonctions
qui ne sont exemptes ni de soucis ni de peines, lors
qu’on veut les bien remplir.
Jusqu’à l’heure de cette séparation, vous pouvez
compter que, comme toujours, mon temps et mes ef
forts resteront consacrés à la défense de vos intérêts
publics et privés.
Agréez, mes chers concitoyens, l’expression de ma
reconnaissance et de mon dévouement.
Paul DUPONT,
député au Corps Législatif.
DE LA VILLE
DE PÉRI SU FU >
Périg., Pppont et C.—Juin f>3.
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