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Médias

Fait partie de Périgord-Paris : organe de la Société de secours mutuels "Le Périgord"

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N° 13

4’ Année. — 2' Série

Février 1906

PÉRIGORD PARIS
Ancien Bulletin du Périgord
Organe de la Société de Secours Mutuels

“LE PÉRIGORD”
Société Philanthropique et Amicale

des Entants de la Dordogne

Paraissant tous les mois, du 1er au
Cliché Dot sê ne

ADMINISTRATION :

34 bis, rue Vignon, PAi

COLLABORATEURS :
Tous les Périgourdins

Avis de réunion. — Noire Banquet.—
Réunion mensuelle.
Discrète Phi­
lanthropie. — Distinctions. — Poésie.
— Acte de courage. — Nécrologie.
— Chronique de la Dordogne.

ay i s
Nous informons nos socié­
taires que les Statuts seront
distribués à l’assemblée géné­
rale du 9 février prochain.
Prière de se rendre à cette
réunion.

AVIS DE RÉUNION

Nous informons nos Sociétaires et

Notre Banquet

Compatriotes que F

Assemblée Générale
AURA LIEU

Vendredi 9 Février 1906

Dans la Salle des Réunions, rue de Valois, 9

BRASSERIE DE VALOIS, AU PALAIS=ROVAL
Au Premier
(Entrée particulière, 9, rue de Valois)

Paris...................

2 francs par an

Départements. .3

ANNONCES A FORFAIT

SOMMAIRE

ABONNEMENTS :

Nous sommes heureux d’annoncer
à nos compatriotes, et particulièrement
aux dames, que la date du banquet
annuel est fixée au samedi 31 mars
prochain.
Afin d’éviter les inconvénients des
années précédentes, les organisateurs
ont arrêté une vaste salle, pouvant
contenir 1.000 à 1.200 personnes poul­
ie bal, c’est-à-dire que rien n’a été
négligé, afin de donner satisfaction à
tous.





Le prix du banquet est fixé à 5 francs
par personne (moitié prix pour les
enfants au-dessous de 12 ans).
L’entrée au bal est de 1 franc par
personne, vestiaire compris.
Malgré la modicité des prix, les orga­
nisateurs ont voulu donner à cette
réunion l’éclat qui convient à notre
Association, qui devient de plus en
plus florissante et de plus en plus
digne d’intérêt.
Les compatriotes qui voudront pas­
ser une agréable soirée en savourant
un menu des plus heureux, et se livrer
ensuite à des orgies de valses et de
bourrées, peuvent se préparer pour
cette date.
Ils seront assurés de trouver, avec le
confort, l’union la plus parfaite, l’ac­
cueil le plus cordial que l’on rencontre
habituellement dans toutes nos réu­
nions.
Nous disons courage aux organisa­
teurs, et certains qu’ils mèneront
comme toujours cette fête à bonne fin
nous leur en adressons tous nos remer­
ciements anticipés.
Le Sari.adais.

PÈRIGORD-PARIS

Réunion Mensuelle
DU

12 JANVIER

La réunion mensuelle (lu 12 janvier
dernier a prouvé, une lois de plus,
que nos compatriotes sont heureux de
se trouver réunis et que notre Société,
qui leur facilite ces rencontres, répond
à un réel besoin.
C’est par un temps affreux que, de
prés ou de loin, l’on s’est acheminé
vers la rue de Valois, et à 10 heures
la salle était remplie. On se demande,
s’il avait fait beau, où se seraient logés
tous ceux qui ont été retenus chez eux
par le mauvais temps.
La salle devient encore trop petite
et notre Société va se voir dans la
nécessité de déménager pour cause
d’agrandissement. Cela devient d’au tant
plus indispensable que, dans nos nou­
veaux adhérents, nous avons eu la
bonne fortune de trouver un élément
jeune, qui ne peut qu’augmenter
l’attrait de nos réunions et de les ren­
dre encore plus amusantes; on y vien­
dra donc avec plus d’empressement
encore. Si l’on ajoute à cela le nom­
bre toujours croissant des sociétaires,
il faut forcément conclure à un chan­
gement de domicile. Au cours de la
soirée, de nombreuses adhésions se
sont encore produites.
Jusqu’à la dernière minute, on a
chanté et rit et les joyeuses conversa­
tions sont allées leur train. C’est a
regret qu’à minuit il a fallu se séparer,
après s’être donné rendez-vous à la
prochaine réunion.
V. P. U.

Discrète Philanthropie
Ne croyez pas, chers lecteurs et
compatriotes, que je viens vous signa­
ler un entrefilet quelconque d’un jour­
nal, traitant une histoire de pure ima­
gination, destinée à mettre en relief la
bonté humaine. C’est mieux que cela,
et la personne qui a accompli la belle

action qui va suivre désire garder
l’anonymat.
Si je me permets de la publier briè­
vement, c’est pour montrer que, mal­
gré des critiques mal fondées, notre
Société rend, avec une discrétion qu’on
ne saurait trop apprécier, les services
les plus méritoires. Voici le fait :
Un jeune garçon boucher, âgé de
IG ans, parent d’un de nos sociétaires,
à la suite d’une piqûre dans son travail,
qui provoqua une enflure générale et
une éruption de boutons, se fit trans­
porter à l’hôpital, et là on déclara
qu’il avait le sang empoisonné.
Après un séjour de quelque jours à
cet hôpital, on lit savoir à la famille
qu’on ne pouvait plus garder le malade,
que sa guérison serait trop longue et
qu’il fallait laisser la place libre, à
cause de l’encombrement des malades,
occasionné par la mauvaise saison.
Les parents affolés devant l’impos­
sibilité de soigner leur malade chez
eux, et encore moins dans une maison
de santé, où les soins sont loin d’être
gratuits, s’adressèrent à un des nôtres
et le mirent au courant de leurs
ennuis.
Notre dévoué compatriote, touché de
la peine de ces braves gens, fit immé­
diatement appel à ses relations person­
nelles et envoya une lettre à l’hôpital
où était le malade.
L’effet fut vraiment magique; on ne
parla plus de renvoyer le malade, il
fut soigné au mieux et resta encore
six semaines, c’est-à-dire jusqu’à com­
plète guérison.
J’ai vu ce jeune homme venant
remercier son bienfaiteur. C’est avec
une profonde reconnaissance que lui
et sa famille ont témoigné, en paroles
émues, leurs vils remerciements à celui,
qui, déjà bien des lois et sous diffé­
rentes formes, a rendu à nos compa­
triotes de multiples services.
Je suis heureux de lui adresser du
fond du cœur, au nom de notre Société,
l’expression de toute notre gratitude et
nos remerciements les plus sincères.
Cet admirable philanthrope sait appli­
quer mieux que pas un la belle devise
mutualiste : « Tous pour un, un pour
tous ».
F. Meynard.

DISTINCTIONS
A l’Officiel nous relevons les distinc­
tions suivantes :
M. De Serves, Préfet de la Seine, est
nommé grand-croix dans l’ordre de là
Légion d’honneur;
Le Dr Peyrot, chirurgien en chef
des hôpitaux, sénateur de la Dordogne,
est nommé commandeur dans l’ordre
de la Légion d’honneur.
Nous adressons à ces compatriotes,
qui illustrent si bien notre beau Péri­
gord, nos plus sincères félicitations.
Tous les Périgourdins qui ont eu le
bonheur d’approcher M. le Préfet de
la Seine ne peuvent que conserver le
souvenir le plus agréable de son char­
mant accueil.
Nous n’entreprendrons pas de faire
l’éloge du Dr Peyrot, dont la serviabi­
lité et l’affabilité sont devenues légen­
daires en Périgord.
Nous applaudissons de tout cœur à
ces hautes distinctions, et nous félici­
tons bien sincèrement le Gouverne­
ment d’avoir ainsi rendu justice à la
valeur des deux nouveaux titulaires.
D.

La Navigation aérienne
Les temps seraient-ils proches où le
ciel sera sillonné des engins bizarres
esquissés par l’imaginatiou féconde de
Jules Verne et de nos romanciers? On
serait presque tenté de le croire.
On annonce, en effet, que les frères
Wright, de Dayton (États-Unis), inven­
teurs d’un aréoplane composé d’un
ensemble de panneaux rigides et d’une
hélice actionnée par un moteur à
pétrole, viennent de vendre un million
leur découverte à un groupe d’indus­
triels français, qui ont l’intention d’en
doter l’armée en France.
Ce lait, qui semble confirmé par les
déclarations de M. Arnold Fordyce,
représentant du syndicat qui a acheté
l’aréoplane, et celles deM. Archdeacon,
président de la Commission d’aviation
à f Aéro-Club, montre l’importance de
la découverte.
• '
Ainsi, le problème serait prêt d’être
résolu.

PÉRIGORD-PARIS

LO CHONSOU DE LAS BELHAS
Doù « Bournat doù Périgord »

Er : Allons, petits anges.

Per defendre noire potoie,
Toujours o l’oubrage,
Lous felibreis n’on qu’uno vois
E, pleis de courage,
Armats de lur gente fissou
Quei pounchut coumo un gringossou
Balhen ’no fissado
Au pus foulrossou.
Quond l’eisson quito soun Bournat
Per ’no belhounado,
Dei las vemorias, poumpounat,
Prend soun envoulado.
Vai presidà sas cours d'amour
Chas lous Troubaireis d’olentour
Qu'aulreis cos chontéron
Lo fenno e lo flour.

Meideivi que devem trepà
Quelo noblo traço
Que foulero'n, sons s’entraupa,
Lous de notro raço.
Coumo is chontorem, lous de seis,
De las drolas lous braveis eis,
Lou vi, lo laulado,
Mai tous lous ploseis,

Quond aurem chontat de lo flour
Lo douço olénàdo
E de lo frucho lo sobour,
Mai lo soulelhado ;
Meilorem dins t'un mémo chont
Lo Fronço e lou Miejour que fon
Battre, em lo fennolo,
Notre cœur aimont.

Nous avons le regret d’apprendre
les décès de :
M. Denoix, à la Bachellerie. C’était
le père de M. Denoix, sénateur de la
Dordogne;
M. Fombelle, ancien maire de
Montignac ;
De Mmc Boürnerie, à Montpon. Elle
était la mère de notre sociétaire,
Elie Boürnerie.
Nous adressons à toutes ces familles
si cruellement éprouvées nos sincères
condoléances.
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Chronique de la Dordogne

PERIGUEUX
Excideuil. — Nomination. —M. Fi­
guier, chef de station à Excideuil,
est appelé à l’administration centrale
de la Compagnie d’Orléans, à Paris.

Refrain.

En chœur, gais félibreis,
Troubaireis dou Bournat dou Périgord
Gietom dins las nibleis
Un superbe occord.
R. B.

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Acte de Courage

NONTRON

NÉCROLOGIE

BERGERAC
Nomination. — M. Loubatières, juge
suppléant au tribunal de Périgueux,
est nommé juge suppléant rétribué au
tribunal de Bergerac. Il est chargé,
pour trois ans, des fonctions de juge
d’instruction.
Lalinde.— Nomination. — M. Lonzi

Epidémie. — Une épidémie de grippe
— infectieuse en certains endroits —
sévit dans les environs de Nontron.
A Teyjat, on compte plusieurs décès,
notamment deux sœurs, de 7 à 11 ans,
mortes le même jour. On a dû licen­
cier les écoles.

Société. — La Société de
secours mutuels de Piégut a maintenu
pour 1906 son bureau tel qu’il était
en 1905.
Piégut.

Saint-Pierre-de-Côle. — Carna­

val.
Le carnaval a commencé.
Dimanche, grande mascarade. Défilé
à travers les rues du bourg de l’effigie
d’un sieur L...
Le personnage remplissant le rôle
accomplissait sa promenade en tenant,
eu guise de brides, la queue de l’âne
sur lequel il était monté.
Cette charmante tradition, très en
honneur à Saint-Pierre-de-Côle, où,
plusieurs fois par an, il est donné de
s’en réjouir les yeux, était maintenue
nu profit du sieur L..., battu quelques
jours avant par deux femmes.

RIBÉRAC
Élection. — Dimanche, au scrutin
de ballottage, M. Richard a été élu
conseiller municipal par 299 voix,
contre 176 obtenues par M. Blanc.
M. Mazurier s’était désisté.

Nomination, — M. Brun, receveur
Un de nos sociétaires, concierge, est nommé greffier de la justice de des contributions indirectes à Ribérac,
avenue Marceau, 70, entendant du paix à Lalinde, en remplacement de est élevé à la 2e classe.
bruit vers trois heures du malin, monta M. Mirabel, démissionnaire.
SARLAT
à l’étage d’où partait ce bruit. Là, il
Le Buisson. — Société. — Une
trouva deux cambrioleurs en train de
La Roque-Gageae. — Beau coup
Société de secours mutuels a été cons­
de filet. — M. Verdun a pris en effet,
faire sauter les portes de l’apparte­
tituée, dimanche dernier, au Buisson.
vendredi, d’un même coup d’épervier,
ment.
Le bureau a été composé de la
un superbe lièvre de 6 livres et une
Nos voleurs, surpris, cherchèrent à
manière suivante : M. Vialle, maire
énorme perche de 2 livres.
s’échapper, mais, poursuivis par le
du Buisson, président; M. Traverse,
Le délicieux rongeur, qui se trou­
concierge et se voyant pris, se mirent
entrepreneur, vice-président; M. Del­
vait dans des oseraies bordant la
à vouloir l’assommer avec une pincepech, marchand tailleur, trésorier;
Dordogne, épouvanté du gesie de
monseigneur.
M. Gauthier, employé chez M. Buis­
M. Verdun, tirant le filet, sauta à l’eau
Notre sociétaire, étant de taille à se
son, secrétaire-archiviste.
et fut pris, par un heureux hasard,
défendre, put, malgré les coups, arrêter
Puyguilhem. — Élection.
Le sous l’épervier, en même temps que
un des voleurs et le remettre entre les
mains des agents accourus à ses cris. Conseil municipal a été convoqué le la perche guettée par le pécheur. On
Nous adressons à notre sociétaire, 28 janvier, à l’effet de nommer un juge de l’esbaudissement de ce der­
M. Roussel, nos félicitations pour cet maire, en remplacement de M. Lan- nier et des assistants lorsque sem­
blable butin fut ramené sur la berge.
desque, décédé.
acte de courage.

BULLETIN D’ABONNEMENT