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ÉDITION SPÉCIALE
Supplément au n° 5
Le 23 A oût 1944
Le Numéro : 2 Francs
LA LIBERATION DE PERIGUEUX
dre comment fut organisée sai
Les deux plus grandes vil
libération.
les de la Dordogne sont main
tenant libérées de l’oppression
Il y a un peu, plus d’une se
allemande. Un immense cri de
maine, l’état-major du général
délivrance monte de nos popu
Voici les conventions de reddition nui ont été communi Kœnig, chef des Forces Fran
lations. Un magnifique en
de l’Intérieur, donnait à
thousiasme patriotique soulè quées par nos Chefs F.F.I., les 15 et 16 août, aux Allemands çaises
tous
l
’ordre d’accentuer la
encerclés
dans
Brive
et
Tulle
pur
nos
vaillants
F.
T.
P.
et
ve les cœurs de tous: jeunes,
lutte de guérilla, de porter
A.
S.,
et
qui
ont
été
aussitôt
acceptées:
vieux, enfants, ouvriers, pay
aux Boches des coups de plus
tulle
sans, artisans, commerçants,
durs. La Dordogne a
accueillent avec des larmes de I. La garnison de Tulle déposera 1. La ville de Brive étant encer en plusdonner
une suite immé
joie ceux qui ont contraint les les armes sans conditions, le 17 clée depuis plusieurs jours par des voulu,
diate
à
cet
ordre
et immédia
Boches à îa retraite.
août 1944, à 8 heures. Les hostili Forces Françaises supérieures en tement, l’E.M. F.F.I. se réunit
tés cesseront le même jour, à 7 heu nombre, le Colonel Commandant pour déterminer les formes
Périgueux connaissait de res.
les troupes allemandes du départe
puis de longues années les
ment de la Corrèze déclare déposer d’une action contre les Boches
souffrances de l’occupation II. Les troupes allemandes seront les armes sans conditions, en ce de Périgueux. Le lendemain,
étrangère, les pillages, les traitées conformément aux lois de oui concerne la garnison de Brive, des mouvements de troupes
guerre, telles qu’elles sont défi entre les mains des Force© Fran F.T.P.F. et C.F.L entouraient
viols, les tueries, les outrages. la
par les conventions internatio çaises de l’Intérieur, commandées Périgue x d’un « cordon sa
Pendant 50 mois, les bottes nies
nales de La Haye, les conventions
le général Kœnig. Il s’engage nitaire » dont le Boche ne de
allemandes ont souillé notre de Genève et les déolaraitons, des par
à faciliter la reddition des. autres vait pouvoir sortir. Des unités,
pavé. Et puis, une nuit ai suffi Chefs de Gouvernements Alliés: sur garnisons de Corrèze dépendant de
plus éloignées interdisaient
pour que les Boches soient le© criminels de guerre.
. , lui.
remplacés par les glorieux HI. Tout le matériel de guerre, 2. Les troupes allemande© .seront les grandes voies menant à
combattants des Forces Fran ainsi que les .approvisionnements, traitées conformément aux loi© de notre ville. Le Boche ne devait
la guerre, telles qu’elles ©ont défi pouvoir entrer ni sortir. Cha
çaises de l’Intérieur.
seront livrés intacts: aux F.F.I.
nies par les conventions de Genève cune de ses sorties devait être
Qui sont donc ces combat
et les déclarations des Chefs de©
Le Boche devait
tants? Ce sont ceux qu’hier IV La garnison sera rassemblée Gouvernements Alliés sur les cri attaquée.
être
exterminé
sur place eut
au
Lycée
le
17
août
pour
8
heures.
une presse et une radio aux Après avoir déposé ses. armes, elle minel© de guerre.
contraint
à
se
rendre.
gages de Hitler présentaient recevra des ordres, du Commandant 3. Une coinvention particulière
comme des brigands, des ter Antoine, commandant départemen interviendra immédiatement pour
La prise de Périgueux n’est
la garnison de Brive. D’autres pas l’œuvre de telle ou tell#
roristes et des assassins. Cette tal F.F.I. de la Corrèze.
conventions seront établies ulté
légende —- qui n’a jamais tou
pour les autre© garni formation; elle est l’œuvre d#
ché les patriotes de notre ré- V. Il est entendu que les méde rieurement
sons. Elles éviteront toutes vexa tous ceux qui ont pris les ar
gion — a maintenant vécu. cins, infirmiers et infirmières alle tions inutile© aux troupes alleman mes pour libérer le sol de la
On a vu nos soldats, magnifi mands continueront à donner leurs des. Jusqu’aux dates prévues par Patrie. Nos vaillants Francsces conventions particulières, les Tireurs Partisans ont pris, là
ques jeunes gars de nos villes soins aux blessés allemands..
et de nos villages. Us ont dé L’autre part, l«s hommes de hostilités seront poursuivies, sans comme partout, une part glo
filé dans les rues de Péri troupe «oint autorisés à emporter aucune réserve.
rieuse dans le combat. A' plu
4. Dès signature de la présent^
gueux, magnifiques de disci leurs affaires personnelles dans convention,
les. Français civil»' ét sieurs reprises, dans les jours
pline et d’élan.
leur rucksaohk. Les officiers au militaires incarcérés par le© auto ui ont précédé la libération!
Ils appartiennent à des for ront un traitement particulier com rités allemandes seront libérés, et e 'la ville, les groupes des 17
mations différentes, C.F.L. ou me le prévoient les. aonventions de dirigée «ur l’hôtel le plu» impor et 5* bataillons ont attaqué les
tant de la localité. Les autorité©, formations ennemies dans. I»
F.T.P.F., mais tous ont pris la guerre,
répondent do la sécu région dé Niveisac, St-Laur
une part active à la libération VI. La présente oonvention a été allemandes
de ces prisonniers! jusqu’à l’ar rent-sur-Manoire, etc... Depuis
du. territoire. Au coude à cou établie en présence et en accord du rité
rivée de® F.F.I.
de dans le combat, ils ont Lieutenant-Colonel F.F.I. Jacquot, 5. Le Lieutenant-Colonel F.F.I. nos F.T.P. ont combattu à
scellé l’union de la France de qui la revêt de sa signature avec Jacquot et le Capitaine Jack, de Neuvie, à St-Astier, à Mussidemain.
1» Commandant Antoine, chef dé l’Armée britannique, sont chargés, dah. 3 des nôtres sont morts
F.F.I. de la Corrèze, de la mise en application des con à St-Astier et 2 autres sent
Cette union, iis ne permet partemental
le Capitaine Hubert, chef de l’A. ventions particulières. Ils en sont, tombés à Mussidan.Nous pleut.
tront à personne d’y toucher. S. du district du Tulle, le Lieute d’autre part, solidairèiaeiît ga rons notre, ami l’aspirant Go
Qui tente de diviser doit étr*. nant F.T.F. Joubert et le Com rant».
defroy, commandant la com
considéré comme un complice mandant des Force® Militaires al 6. Tout le matériel de guerre, pagnie 22.2*Î9>
dse Boches.
ainsi
que
les
approvisionnements,
lemandes de Tulle.
livrés intacts aux F.F.I.
Périgueux est libre! IJ rit! Aux avants-postes de Tulle, le seront
Aux avants-poste® de Brive; !e
Il chante! Mais il doit appren- 16 aoit 1944.
’ ' 15 août 1944, à 21 h, 15,
CONVENTIONS DE REDDITION
FRANCE D’ABORD!
la LIBERATION de PÉRIGUEUX L'action glorieuse
des F. T. P. F.
amicale avec le commandant C’est le seul langage qui cor
F.F.I. Gisèle, chef des G.F.L. responde vraiment à l’intérêt libérant les départements
C’est ce héros que vous voyez national.
'
voisins du nuire
circuler sans tunique, parce
Au moment où Périgueux
Les F.T.P. se sont battus à qu’il pense toujours à lui en est libéré, les F.F.I. libèrent
Périgueux avec le même cou dernier. Il a gardé toute sa de nombreuses autres régions,
rage que le 16 août à Sainte- jeunesse et sa modestie. C’est villes et villages. Au, même
DANS LA CORREZE. — Nos
Foy, où ils font aux Boches une belle figure d’un homme moment, les armées alliées ac bc taillons, après de durs com
61 morts et 21 blessés. Le 9 de 23 ans qui donne à tous culent les Boches à .la déroute bats. réussissent, avec le con
août, c’est notre l”r bataillon des raisons supplémentaires sur tous les fronts. Chaque cours des formations C. F. L., à
qui tue 45 Boches dans une d’être fiers d’être Français.
jour nous apprend les progrès bloquer les forces allemandes à
Tulle, Brive, Ussel, Egleton.
colonne se dirigeant sur Brive.
El maintenant que. faut-il de la Libération Nationale.
Nous encerclons les villes, obli
Le 8 août, à Saint-Georges-deA l’extérieur, c’est la catas geant. l’adversaire à se retran
Blancaneix, c’est un groupe faire? D’abord considérer que
la lutte n’est pas finie. Que le trophe pour les bandits hitlé cher dans des espaces très ré
du 4® bataillon qui attaque les combat
continue et continuera riens. En Italie, dans les pays duits. Malgré l’intervention de
Boches et en tue ou en blesse
ennemie, qui bombar
tant
qu
’il demeurera un Bo centraux, en Pologne, partout, lde’aviation
15. Le 9 août, c’est notre école
nos positions, malgré l’arme-,
sur le sol de France. L’en les patriotes sont au combat. ment supérieur employé contre
de cadres, que vous avez vu che
défiler, qui, à Thenon, détruit nemi est encore capable de re La frontière allemande est dé- j nos vaillants soldats, 'dignes fils
offensifs. Sachons être passée par la glorieuse Armée des traditions de l’An II. Ses'
une trentaine de Boches. Le tours
de plus en plus forts pour ga Rouge, qui aura tant fait pour Forces Françaises de- l’Intérieur
14 août, entre Le Fleix et Port- rantir
nos conquêtes partiel la défaite des oppresseurs de obligent les garnisons de Tulle;
Ste-Foy, c’est l’attaque d’un
et de Brive à se Tendre sans
les.
notre peuple.
convoi'allemand comprenant
condition. La reddition' a Ijeù .
Brive le 15 aloût, à 21 h.
des tanks; des dizaines de Bo
Il faut s’unir! Il y a place
La victoire est proche, si pour
15 ; à Tulle, le 16 août, à 23 h. '
ches sont détruits et cinq d’en pour tous dans le combat! chacun
son devoir, et le 45
tre eux sont prisonniers, etc., Tous les patriotes doivent devoir c’fait
est de réaliser l’union
etc...
Pour Ussel, l’ennemi, traqué
n’avoir qu’un but: chasser le la plus solide dans le combat
à l’Ecole Professionnelle, tente
Boche
de
France.
Que
tous
libérateur.
Cette
union,
née
C’est là un bilan glorieux
qui sont en état de com dans l’épreuve, scellée dans le vainement de fréquentes sor
pour quelques jours. Il est as ceux
ties ; il échoue et tombe prison
sez éloquent pour se défendre battre Se mettent à la dispo sang de nos martyrs et de nos nier entre les mains des F. F. I.
sition
des
formations
combat
lui-même. Les Francs-Tireurs tantes. Celui qui refuse de héros, rien ni personne ne A Eglelonj il se retranche à l’E
cole Nationale, Nos .bataillons et
Partisans ont été l’âme de la porter les armes est indigné pourra la détruire.
une compagnie C. F. L. orgarii-"’
résistance en Dordogne. Ils de
Gage de la victoire, l’union sent le siège. Toutes les sorties
la Liberté. Les Francs-Ti
mènent le combat contre le reurs
Français re est aussi l’outil indispensable sonl repousseés : pendant six
Boche depuis bien avant le dé çoiventPartisans
tous
les
patriotes, pour reconstruire notre Patrie jours de durs combats, l’ennemi
barquement du 6 juin, et les quelles que soient leurs
subit des pertes sévères. L’arri
opi mutilée. Par les efforts de vée
d’une forte colonne alle
noms des héros F.T.P. tien nions politiques, philosophi
tous, la France sera Libre et mande
venant de Clermont-Fer
nent la grande place dans la ques ou religieuses. Leur but Indépendante.
rand, nous oblige à lever le siè
liste des martyrs.
est résumé dans le titre de ce
ge, mais c.’est pour nos hommes
FRANCE D’ABORD!
l’occasion de les attaquer à
L’un d’entre eux a montré, journal: « France d’Abord ».
nouveau et de les réduire.
hier, autour de Périgueux, « Ne rien faire pour diviser,
comment un Franc-Tireur b ut faire pour unir », tel est
Partisan sait mourir: mortel leur mot d’ordre.
lement touché, ses derniers
DANS LE LOT. — Tout, le dé
faut s’armer! Que pas
mots furent : « Francs-Ti uneIl arme
parlement entier libéré respire
ne
soit
inemployée.
reurs, tirez toujours... » Leurs Que les fusils de chasse re
et la population reconnaissante,
chefs .ont gagné leurs galons trouvent leurs crosses Que
prodigue à nos F. T. P. F. tou
dans le combat, et parmi eux, tous les revolvers sortent des
te sa gratitude. Mais il reste un
de tous jeunes patriotes se sont tiroirs. Nos alliés savent que
poini noir dans cette joie •
montrés les dignes continua tout un peuple demande des
Cahors est toujours occupée par
teurs des volontaires de la armes ei nous leur faisons
les Allemands : il faut exlirper
Grande Révolution Française. confiance pour satisfaire nos
ce virus' : nos F. T. P. F- et ses
On ne peut oublier la belle fi besoins. Reprenons ce cri de
alliés'« Veni » le comprennent :
gure de ce jeune fils de la Dor notre immortelle « Marseillai
ils encerclent Cahors, forcent
dogne, Hercule, organisateur se
» : « Aux armes, Citoyens! »
des premiers combats en Dor
l’ennemi dans sa retraite et l'o
Il
faut se battre! Partout où
dogne. Il fut, il y a plus d’un
bligent à quitter la ville par
an, Je chef du groupe « Lucien se présentera le Boche, il faut
leur combativité et leur cran ;
Sampaix », qui devient l’em lui interdire l’accès des ré
la vig reprend, les traîtres sonL
bryon des Francs-Tireurs gions nouvellement libérées. 11
arrêtés;
jugés punis.
Partisans de la Dordogne. Sa faut châtier implacablement
les
traitrçs.
Il
faudra
peutLe peuple de France tout en
bravoure au combat, ses qua
tier tourne ses regards vers ces
lités de chef le font nommer être demain poursuivre l’en
successivement commandant nemi hors de ntore région. Il
vaillants soldats sans uniforme;
de compagnie, puis de batail faut comprendre que c’est par
il reconnaît ses enfants qui mar
lon. puis de sous-secteur. La le combat et par le combat
chent,■ la tête haute, au-devant
prise de Périgueux le trouve seul, que notre Peuple repren
de la victoire.
dra
la
place
qui
lui
est
due
• » .
..
nommé depuis quelque temps
comandant des Forces Fran dans le monde.
VIVE LA FRANCE l
C’est cela qu’il faut dire au
çaises de l’Intérieur de la
Dordogne, en collaboration jourd’hui aux Périgourdins.
VIVE LES F. T. P. F. I
-
(Suite de la lr° page}
FRANCE D’ABORD!
Nous arrivons, les maisons défilent ; le repas sera court ; à
L'émouvante cérémonie qui foule, grâce à leur héroïsme et
les habitants peine arrivés, il leur faudra re
s’est déroulée, hier matin, à à l’union de leur grand peuple, sont pavoisées,
Périgueux, devant 1@ Monument sauvèrent le monde de la bar groupés sur les trottoirs : c’est partir pour le combat ; ils re
viendront avec leurs chemises
aux Morts’ a permis à la popu barie nazie. Puis le camarade Périgueux.
Dans les villages qui précè déchirées, le visage sale ü’on
lation périgourdine de crier, Malouin termine en lançant un
avec un enthousiasme touchant, vibrant appel à l’union de tous dent la ville, et dès les premiè ne sait quelle poussière ■
son admiration et sa gratitude les patriotes, sans exception, res maisons, les acclamations brailles, enerves, et c est alors
aux vaillants « Gars du Ma pour la lutte contre le boche. La retentissent sur notre passage ; que nous voyons un habitant
quis » qui ont libéré leur cité de foule applaudit longuement ce lels enfants agitent des dra quitter sa chemise pour la re
peaux, les jeunes filles nous mettre à l’un des nôtres qui
patriotique appel à l’union.
l’occupation ennemie.
lancent des fleurs.
n’en a nlus. Quoi de plus sincère
C’est dans une ville inondée
Notre premier contact avec la que ce geste, que ce simple hom.
Un_camarade de l’A. S. expo
de drapeaux et de guirlandes, se ensuite, la dure vie du Ma population : Nous voyous un mage à notre courage a tous
au milieu de toute'' la popula quis et l’héroïsme d© ceux qui y jeune homme au milieu de la
L’espoir en une France nou
tion massée sur les trottoirs, vécurent. Il dit la joie de ses route qui nous fait signe de velle que l’on touche déjà, que
que les détachements de F. T. P. camarades de voir la victoire stopper. Quatre ou cinq cama l’on respire et dont on s’enivr©,
F. et â’A. S., précédés- de tout récompenser leurs efforts, et à rades du service de police vien mais aussi une volonté implaca
l’état-major 'militaire F. F. J. son tour, lance, lui aussi, un nent d’arrêter un traître : une ble de châtier les traîtrès, les
du département, montent, tùTns appel à l’union de tous les fois embarqué dans notre voitu collaborateurs de l’ennemi, tels
'un ordre impeccable, sous les Français patriotes. Puis c’est au re. nous le conduisons sur la sont les deux sentiments de
acclamations de la foule vi tour de Monsieur le Préfet « du placé de la Mairie ; c’est sous Périgueux. Dévouement pour
brante de patriotisme, vers le Maquis ». comme on rappelait les huées que cet homme descen ceux qui sauvent notre pays,
Monument aux Morts, au pied hier, de prendre la parole au dra de voiture.
mon pour ceux qui l’ont vendu.
duquel sont déjà groupés Mes nom du gouvernement provisoi
La foule est là, elle participe
Aujourd’hui, nous avons vu
sieurs les Membres du Comité re de la République, dont il est. à chacun des événemelnts du toute la jeunesse de cette ville,
de Lihéralion de la ville de Pé en Dordogne, le haut représen .jour ; elle acclame, elle blâme • qui venait volontairement s’en
rigueux, Monsieur le Préfet ec tant. Après avoir félicité les F.F on sent confusément, chez là rôler : ouvriers, paysans, étu
différentes notabilités de la ville. I. et dit toute la reconnaissance plupart, un intense besoin de diants, tous veulent' partir se
Après le salut- aux couleurg et de la Patrie pour leurs valeu servir. Celui-ci vient nous pro battre, vaincre avec nous, dans
la sonnerie « Aux Morts ». un reux oembats, il fait acclamer le poser sa voiture ; celui-là, avec nos rangs.
Quel est l’homme, quel est
■membre du Comité _de Libéra nom du général de Gaulle qui, le un bidon d’essence, remplit le
tion remercie, au' nom de la premier, clama au monde qu’il réservoir d’une de nos autorno- l’enfant, quelle est la femme, la
population périgourdine, 1 e s n’en était pas fini de la France. bilse. La foule s’amasse, de jeune fille qui ne porte un ru
vaillants F. F. I. qui leur ont Il lance ensuite un appel à l’u plus en plus dense ; les dra ban tricolore, qui ne clâme pour
.apporté la libération tant atten nion et au travail. pour que la peaux flottent ; midi arrive. La un rien son allégresse, sa joie
République de demain soit di plupart oublient de déjeuner ; de pouvoir enfin resplFer libre
due.
pour eux tous, ce jour sera le ment.
Ensuite, le -lieutenant Malouin gne des sacrifices consentis par premier
contact, si longtemps
Périgueux sort de léthargie, ;
fait, acclamer par la foule, l’ac les vaillants soldats de la Résis attendu avec
une France libre : elle entre dans une vie bouillon
tion héroïque et patriotique que tance.
tous se sentent libérés de cette nante pour que naisse la France
ses camarades F. T p. F. mè Une vibrante « Marseillaise », menace qui pesait continuelle nouvelle,
que nous voulons
nent sur le sot de la Mère Pa chantée par tous, remplit sou ment. sur eux : Gestapo. Milice. tous, fortecelle
■ libre et indépendan
trie depuis de si longs- mois. Il dains l’Allée Tourny.
Nos compagnies F. T. P. F. te
clame la volonté des F. T. P. F.
Puis l’état-major militaire F’
-de libérer non seulement quel F I. du département se rend au
ques villes, quelques départe pied du Palais de Justice, où il
ments, mais la France entière, passe en revue les troupes qui
toute la France. Puis il salue ont participé à cette émouvante
lès armées alliées qui, à leur cô cérémonie.
té marchent vers la. victoire. Il
salue les armées anglo-améri
C’est une nouvelle occasion
caines. qui sont si - proches de pour la population de Péri
Périgueux, et les vaillants sol gueux. d’acclamer les F. F. I.
dats de l’Armée Rouge qui. ditPérigueux n’est pas prêt d’ou
il, sous les acclamations de la blier cette mémorable journée.
Ceux qui n’ont pas voulu, se rendre,
Ceux qui n’ont pas voulu se vendre,
Les enfants couleur de Patrie,
Ont caché leur, cœur sous la cendre,
Dans la flamme cherché l’abri
Des salamandres.
Où sont nos beaux amis? Où sont
Hiver, cet hiver, nos garçons?
Disent les filles solitaires.
Qu.i nous chantera des chansons?
Qui saurait longuement se taire
A leur façon?
La mère entend. Elle soupire:
Faut-il toujours craindre le pire?
Ils manquent peut-être de tout...
Ont-ils assez pour se vêtir?
Il faisait étrangegment doux
Quand ils partirent...
Pays profond! Ciel clandestin!
J’imagine mal leur destin...
Ils dorment dans quelque masure,
Il fait froid quand vient le matin,
Et le vent souffle sans mesure
Leurs feux éteints.
D’autres, toujours dans leurs maisons,
Les yeux fixés sur l’horizon,
Rêvent au chaud contre la montre,
Sans craindre l’homme et la saison,
Les patrouilles, les malencontres,
La trahison!
<
La trahison bat le tambour,
Fait du devoir un calembour,
Et, sous la livrée ennemie,
Dit noir le blanc, crime l’amour,
Dit honneur quand c’est infamie,
Nuit quand c’est jour!
Nos fils n’ont pas cru l’étranger,
Ils ont préféré le danger
Aux harnais noir de son manège.
Et lorsque la neige a neigé,
Songez qu’ils étaient sous la neige,
Songez, songez !
France, reprends ton droit d’ateesee,
Le monde enfin te reconnaisse
A l’audace de tes enfants,
Et, légendaire, tu renaisses
France, entre les bras triomphants
De ta jeunesse!
Il n’est pas vrai qu’on nous vaiaqiit ,
Notre sol ne fut pas conquis
Plus que l’empire ou que la Corse!
Patriotes! Gloire à ceux qui
Sont notre amour et notre fereefc
Gloire au Maquis !
F RAN Ç O I« UL ËQStetS.
Dans la Corrèze, les villes
d’Ussel. Egleton, Brive et Tulle,
se trouvent les seules occupées
par les Boches.
Répondant à l’appel du géné
ral Rœnig, les Forces Françai
ses de l’Intérieur passent à l’ac
tion.
Les F, T. P. s’adressent par
tracts et affiches aux soldats
portant l’uniforme allemand.
Ils leur montrent que l’Allema
gne a perdu la guerre . et leur
demandent dé se rendre.
Le dimanche 13 août, le siège
de la ville d’Egleton 'commen
ce. Toutes les routes sont cou
pées et gardées. Chacune des
tentatives de rompre l’étreinte
est un désastre pour les boches.
Par l’intermédiaire du maire,
des pourparlers sont engagés.
Mais la garnison, composée
d’Allemands, refuse de se ren
dre. L’assaut est décidé. Cinq
compagnies F. T. P. et une
compagnie C. F. L. réussissent à
cerner la garnison dans l’Ecole
Nationale. Durant foute la jour
née, les Allemands subissent le
feu nourri et intense de nos uni
tés. L’école flambe et est en
partie détruite. Les pertes de
: l’ennemi sont sévères. Devant
l’étendue du désastre eit la si
tuation désespérée, les boches
font appel à leur aviation. Mal
gré le bombardement et sous la
mitraille. les nôtres ne font qu®
resserrer' le cercle.
Pendant ce temps-là, les siè
ges d’Ussel, Brive, Tulle, com
mencent.
A Ussel. .trois compagnie C'. F.
L. et trois compagnies F. T. P.
attaquent. Nos troupes’ pen
dant plusieurs heures,-font preu
ve d’un allant et d’un courag®
magnifiques. Les boches sont s*
durement éprouvés, qu’ils décb
. dent de se rendre sans condition.
A Brive encerclée, la propagande adroite dirigée par nos
K. T. P., porte ses fruits. Là en
core, la garnison se rend.
Dana Tulle, les boches pour
chassés par nos F. F. I.. s» sont
réfugiés à la Croix de Barre et
au Lycée. Devant l’action déci
dée et vigoureuse de nos troupes,
i}s se voient contrainte de hisse"
: le drapeau blanc. POUR LA
PREMIERE FOIS EN FRANCK
- NOUS VOYONS LES UNITES
ALLEMANDES SE RENDRK
.SANS CONDITION AUX F.F.L
’
Ces magnifiques exploita cHî gnes des plus grands éloge»,
, -sont 1» fruit de runion des ïorA Ides de la Résistance. Partout;
' 1 des exemples doivent être, suivi»;
par tous îeà patriotes français.
L’union pour le combat et l’U
nion dans le combat sont le»;
»seule» conditions de la Vietsir».'
Fait partie de France d'abord ! Journal des Francs-Tireurs et Partisans Français
